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 Know your ennemy || Noah

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Sorrow C. Caldwell
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MessageSujet: Know your ennemy || Noah   Mer 24 Nov - 17:54
Know Your Ennemy

N.O.A.H.&.E.L.L.I.Y.O.T



Le regard posé sur la table des professeurs, je regardais le corps enseignant qui avait bien changé pour cette nouvelle année. Le magnifique siège où autrefois le professeur Dumbledore était assis, régnait aujourd’hui le professeur Rogue. Son regard balaya la salle. Encore une fois on ne pouvait pas voir ce qu’il pensait vraiment et ressentait en cet instant. Et puis il y avait les Carrow de chaque côté de celui-ci. Comme –s’ils voulaient l’encadre bien comme il le fallait. Et puis il y avait les autres professeurs. Je regardais cette assemblée de gens et une pensée me vint immédiatement, cette année, n’allait pas être comme les autres. Je le sentais. Le corps enseignant avait changé, Dumbledore n’était plus là, nous n’étions plus en sécurité nulle part. Et je n’étais pas le seul à le penser. Tout le monde ici le savait. Et je sentais peu à peu la peur monter. Mon regard se posa alors sur la jeune fille qui était assise en face de moi. Elle me sourit et mon cœur s’emballa. Je sentis sa main qui serait la mienne. Lulvia avait décidé elle aussi de revenir à Poudlard pour une ultime année. Il était plutôt bizarre qu’on installe une huitième année à Poudlard. Tous nos examens avaient été annulés après la mort du Professeur Dumbledore. J’allais donc passer une année de plus ici, à Poudlard. J’étais partagé. J’avais envie d’entrer dans la vie active, commencer mes études. Mais sans diplôme c’était compliqué. Et puis ça n’était pas plus mal de retourner à Poudlard. Beaucoup de gens que je connaissais étaient là-bas, peu avaient décidés de partir. Et puis c’était une année de plus près d’elle, une année de plus « au chaud » si je pouvais dire. Même-si je savais très bien que cette année serait particulièrement différente de celle des autres. J’avais longtemps hésité avant d’accepter le fait de revenir à Poudlard. J’en avais longuement discuté avec ma mère qui était beaucoup plus présente cet été que les autres. Ca m’avait fait beaucoup de bien de la voir et de lui parler. On avait eu tant de choses à se dire, sur mon enfance, sur elle, sur nous, mais aussi sur papa. Quand j’étais arrivé à la maison après l’enterrement du professeur Dumbledore, les lieux avaient été vidés des affaires de mon père. Il était partit avant que j’arrive. Je n’avais donc eu aucune discussion avec lui. J’avais trouvé maman dans la cuisine. Je m’étais assis sur la chaise près de la table et je la regardais faire une tarte aux pommes. On n’avait pas décroché un mot. Et je respectais son silence. Je le comprenais aussi. Il y avait toujours eu ce lien entre elle et moi. Je savais quand je devais parler, je savais pourquoi elle était silencieuse. Je savais respecter ses silences et les interpréter. Je savais lire aussi entre ses paroles et y déceler ce qu’elle voulait dire. Et encore ce jour-là ça ne manqua pas. Je la vis alors commencer à éplucher les pommes. Et puis mettre la pâte dans le moule et quand toute la garniture fut mise dedans, elle la mit au four et s’assit le regard dans le vide. Nous attendîmes pendant près d’une demi-heure sans qu’aucun de nous deux n’émette un son. Et puis elle l’avait sortit du four, avait prit une bougie et l’avait allumée. Ma mère s’est assise en face de moi et elle m’a dit alors : « Ce soir, c’est notre premier diner en amoureux Elliyöt. » Et nous avons mangé cette tarte comme seul dîner. Nous avons aussi longuement parlé et ça m’avait fait du bien autant qu’à elle. Aujourd’hui, nous étions plus proches que jamais. Ce nouveau lien avec elle m’emplissait de joie, mais aussi de tristesse, parce que j’aurais voulu partager aussi ce lien avec mon père qui était partit comme un voleur. Lui en voulais-je ? Je crois oui. Je crois que je lui en voulais de ne pas m’avoir simplement dit au revoir. Je ne désirais pas d’explication, il l’avait trompé, point. Il voulait partir avec une autre femme, point. J’aurais juste voulu un petit au revoir, et son adresse aussi. Durant les vacances, j’avais plusieurs fois pensé lui envoyer des lettres, mais à chaque fois, je me rappelais que je ne connaissais pas son adresse. Alors ca avait été un été dans le silence de Sorrow Caldwell. J’entendais parfois maman pleurer la nuit, elle l’aimait encore et je n’aurais souhaité cette douleur pour personne d’autre. J’avais essayé de lui changer les idées, mais je savais que bien qu’elle apprécie mon geste, elle pensait toujours à lui. Je crois qu’il faudrait un long moment avant que sa blessure ne se cicatrise, mais je savais qu’elle ne se guérirait sans doute jamais. Quand je l’avais quitté la veille pour entrer dans le train de Poudlard, elle avait laissé échapper une larme et m’avait fait promettre de lui envoyer des lettres tous les jours. La laisser comme ça me fendait le cœur, mais comme elle me l’avait dit : « C’est pour les études. » Oui, parce que sans ce diplôme, je ne pourrais pas devenir ce que je veux. C’était pour cette raison que j’étais assis à cette table parmi tout ces gens que je connaissais ou non. Nous étions le 1er septembre et la Répartition des premières années étaient terminés. J’y avais assisté avec un brin d’amusement, car un petit garçon était tombé dans le lac, mais aussi avec un brin de nostalgie car c’était vraiment ma dernière année ici. J’avais finit de manger et je décidais de me lever. Ma main quitta celle de Lulvia et je lui dis que je revenais, que j’allais prendre l’air. Je m’éloignais alors de la table et mon regard tomba sur une Poufsouffle aux cheveux blonds. Je m’arrêtais un instant et la contempla. Danaé n’avait pas changé de puis la dernière fois que je l’avais vu. Elle ne me voyait pas en cet instant, et je me demandais si elle était heureuse. Je ne m’attardais pas et traversa la Grande Salle pour aller dehors. J’arrivais dans le hall d’entrée et décidais de me poser contre un mur. Je regardais alors les grands sabliers. Cette année encore, il faudrait remporter des points pour la coupe des quatre Maisons. Mais avec Rogue au pouvoir, je crois que ça serait perdu d’avance pour nous. Les Gryffondor allaient être très vite dénigré et les Serpentard avantagés pour être sûr qu’ils gagnent la coupe. C’était n’importe quoi c’est vrai, mais qu’est ce qu’on pouvait faire nous, petits élèves, face à des professeurs puissants et autoritaires ? Pas grand-chose je crois. On entendait le bruit des élèves dans la Grande Salle. C’était un bruit des plus rassurants et presque festif. J’eus un léger sourire et mon regard partit dans le vide. C’est alors que j’entendis des pas qui sortaient de la Grande Salle. Je ne pris pas la peine de regarder la personne, elle ne ferait pas attention à moi de toute façon. A moins que se soit un professeur, mais j’avais vraiment trop la flemme de lever les yeux vers cette personne.


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MessageSujet: Re: Know your ennemy || Noah   Lun 6 Déc - 19:04

Elliyöt & Noah

    C’était l’apogée du pouvoir, la récompense d’immenses efforts et Noah ne se lassait pas du spectacle qui s’offrait à lui. Rogue était assit à l’ancienne place du défunt Dumbledore, droit sur son trône, dominant l’assemblée avec autorité. A ses côtés, les deux Carrow. Alecto et son visage pincé, son regard méprisant –il avait l’impression de n’être que l’ombre de lui-même lorsque leurs regards se croisaient- et le frère Amycus au visage et au regard aussi durs que sa sœur. Tous trois dominaient les élèves attablés en ce jour de Répartition. Noah était captivé par ce qu’il voyait, à la fois car c’était la concrétisation de ce qu’il avait toujours attendu, mais aussi et surtout car c’était la promesse de jours heureux à venir. Il avait cette impression, cette si belle impression que Poudlard allait désormais être un terrain de jeu plus distrayant qu’il ne l’avait jamais été. Les mangemorts étaient au pouvoir. Le Seigneur des Ténèbres accédait enfin au trône suprême car ce n’était pas seulement Severus Rogue assis à la place du directeur de l’école, mais aussi et surtout le mage noir qui commandait tout.
    Noah assistait donc au spectacle avec une euphorie dont il faisait rarement preuve. Il riait à n’importe quelle blague qu’essayaient de faire les Serdaigle pour détendre l’atmosphère qui était teintée de peur, si bien qu’un garçon omis l’idée que Noah puisse être amoureux. Se rendant alors compte que sa joie devait être un peu déplacée en ce moment pour eux qui tremblaient de peur devant les Carrow et Rogue, il opta pour l’amourette et baissa les yeux en bredouillant un ‘Non… Non pas du tout !’ qui fut assez convaincant pour ses amis qui le charrièrent quelques instants avant d’être coupés par le début de la répartition.
    Tout se passa dans le calme, principalement à cause de la peur qui paralysait tous les élèves qui, terrorisés à l’idée de devoir être face à un des Carrow, claquaient fébrilement des mains quand ils les voyaient le faire et ne bougeaient pas quand les nouveaux maîtres de Poudlard n’amorçaient pas de geste. Ce mélange de crainte, de peur et d’hésitation donnait à la répartition des allures d’enterrement tant la tension était perceptible chez chacun. Sauf Noah qui rayonnait étrangement parmi ses camarades qui affichaient tous des mines moroses.
    Mais malgré l’euphorie intérieure dont Noah faisait preuve –et qu’il faisait son possible pour camoufler- résidait une crainte qu’il refusait de s’avouer pour le moment. Parce qu’en effet, il était fort connu que les Carrow n’avaient de considération que pour les Sang-Purs et méprisaient tous les autres types de sang. Etant de sang mêlé, le Serdaigle se posait nombre de questions quand à son avenir du côté du Mal. Il se rendait peu à peu compte que tout ce qu’il avait fait les années précédentes n’avaient peut-être servit à rien et qu’il serait certainement mis grossièrement de côté par le Lord s’il se manifestait pour obtenir la marque. La Marque. Tout ce à quoi il aspirait, tout ce qu’il désirait était cette distinction qui ferait de lui officiellement un mangemort. Mais il était connu à la fois qu’elle n’était accordée qu’aux plus fidèles des fidèles de Voldemort, mais qu’en plus seuls les Sang-Purs pouvaient en bénéficier. Or il était certes un fidèle, mais le Seigneur des Ténèbres ne devait pas avoir assez d’estime pour lui pour lui donner la marque alors qu’il était de Sang-Mêlé.
    Ce soir, Noah décida de mettre ces interrogations de côté et de profiter du spectacle.

    Perdu dans ses pensées, il ne vit pas la soirée passer, et ce ne fut que lorsqu’une silhouette passa à côté de lui qu’il se réveilla et qu’il reconnut la personne qui quittait la salle. Un sourire s’afficha sur les lèvres du Serdaigle, ravi de retrouver une vieille connaissance qu’il allait prendre grand soin de faire mijoter, et il quitta la salle en prétextant avoir à parler d’urgence à Elliyöt. Ses camarades ricanèrent en répondant qu’ils n’en croyaient pas un mot et qu’il avait intérêt à sortir couvert, mais Noah se contenta de lever les yeux au ciel puis il quitta à son tour la Grande Salle. Leurs sorties ne se feraient certainement pas remarquer, car le repas avait débuté et il régnait dans la salle un tel brouhaha que cela passait aisément inaperçu.

    Alors qu’il s’attendait à devoir le chercher un peu, Noah trouva Elliyöt adossé à un mur face aux sabliers qu’il regardait d’un regard vide. Le Gryffondor semblait perdu dans ses pensées et il ne prit pas la peine de lever les yeux vers Noah lorsque ce dernier fit quelques pas en sa direction. En cet instant, il avait quelques possibilités : Il pouvait d’entrée lancer la conversation avec quelque chose de blessant et ainsi montrer à son ennemi que la nouvelle année ne changerait rien à leur relation, ou bien il pouvait tenter le ton compatissant et essayer une nouvelle fois de l’attirer dans ses filets. Bon, cela n’avait plus réellement d’intérêt désormais de se faire ou non bien voir par les élèves de Poudlard car avec l’arrivée des Mangemorts au pouvoir Noah n’avait plus réellement de rôle à jouer, mais c’était une habitude qu’il avait prit durant toutes ces années et dont il ne se sentait pas capable de se passer actuellement. Il avait toujours prit le jeu très à cœur et était certain que cela continuerait jusqu’à ce que quelqu’un le démasque et le dénonce. A l’heure qu’il était, il pouvait bien se faire dénoncer que cela ne changerait pas grand-chose étant donné le nouveau règne de Poudlard, alors il pouvait toujours se dévoiler de lui-même et vivre au jour le jour en tant que Partisan du Lord.
    Mais il n’en serait pas ainsi, car un quotidien sans stress, sans énigme à résoudre et sans personne à corrompre serait d’un ennui mortel pour Noah. Il s’approcha donc innocemment vers Elliyöt et s’appuya au même mur que lui, à quelques centimètres du garçon. Son ton se fit compatissant et à la fois triste, dissimulant même une peur qu’il s’appliquait à faire ressentir dans ses propos.


      « Ecoute Elliyöt… J’pensais qu’on pouvait faire la paix, parce qu’avec l’année qui arrive, il vaut mieux que l’on se serre les coudes plutôt qu’on continue cette guerre puérile, tu ne penses pas ?


    Il ne pouvait y faire autrement, mais une flamme d’intense bonheur faisait briller ses yeux. Pour une fois, la situation échappait totalement à Noah, car il n’arrivait pas à contrôler entièrement les sentiments qui l’habitaient tant ils étaient vifs et puissants. Il ne pouvait pas remarquer une telle chose à moins d’avoir un miroir, mais le Serdaigle sentait bien que quelque chose clochait. C’est pourquoi il se promit de tout faire pour ne pas regarder Elliyöt dans les yeux tant qu’il dégageait encore cette aura de bonheur.
    D’autant plus que la vue de son ennemi dépité pouvait surtout accroître sa joie.

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Sorrow C. Caldwell
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MessageSujet: Re: Know your ennemy || Noah   Lun 6 Déc - 21:14
J’avais toujours le regard dans le vide, les mains dans les poches et j’observais distraitement le sablier des Gryffondor. Un soupire m’échappa. Vraiment, j’aurais mieux fait de rester chez moi. Quoique, on se serait demandé pourquoi je ne suis pas venu. Et maman aurait eu des ennuis. Elle n’avait pas besoin de ça maintenant. Elle avait déjà ses affaires de cœurs à résoudre et c’était déjà assez difficile. Pourtant, la vue des Carrow me dégoutait, m’horripilait. Je sentais qu’avec eux, nous allions tous en baver. Mais j’étais bien décidé à les faire tourner en bourrique aussi. Je voulais défendre mes valeurs et ceux des autres. Justicier me diriez-vous ? Oui, sans aucun doute, mais j’avais aussi des amis nés-moldus. J’avais apprit que certains avaient dû éloignés leur famille de Grande Bretagne. C’était triste. Ils n’avaient rien demandés eux. Ils étaient nés point. Comment un homme pouvait-il tuer des hommes, des femmes, des enfants et des vieillards sans jamais éprouver une once de culpabilité ? Je me demandais comment il faisait. Mais je crois qu’il avait vendu son âme au diable depuis longtemps. Je soupirais de nouveau. C’est alors que je sentis une présence à mes côtés. Quelqu’un s’appuya contre le mur juste à côté de moi. Je ne bougeais pas pour autant. Je n’en avais pas envie et si la personne voulait me parler, elle le ferait. C’est alors qu’une voix s’éleva. Mon sang se glaça automatiquement. Mes poings se serrèrent tout seul. Ma mâchoire se serra aussi. Noah se tenait à côté de moi. Il était appuyé contre ce même mur et il osait m’adresser la parole et avec cette voix… c’était tout simplement horripilant. S’il y avait bien une personne que je détestais le plus à Poudlard, c’était bien lui. Il m’était aussi arrivé de vouloir lui tordre le cou, mais il y avait toujours eu Danaé qui m’en avait empêché. Elle était amie avec lui et du coup, par principe, pour elle, je ne l’avais jamais fait. Mais voyez-vous, aujourd’hui c’était différent. Danaé n’était plus ma copine, donc je n’avais plus aucune barrière. En plus nous étions seuls, personne ne remarquerait notre absence. Et puis avec le bruit qui est fait dans la Grande Salle, personne n’entendrait rien. Hum, option plutôt sympathique. Je passerais toute ma colère, et ma frustration contre lui. Sympa. Bon ce qui serait moins sympa c’est les conséquences, mais ça à la limite, je n’en ai plus rien à faire. Il pensait qu’on pouvait faire la paix ? Il pensait qu’on pouvait se serrer les coudes ? Non mais je rêvais là. Me serrer les coudes AVEC lui ? Non mais ça va pas ! Plutôt crever que de subir ça. Non mais il avait mangé un clown lui là à l’instant ! Je suis sûr que les Carrow faisait un commerce de clown et les donnait à bouffer aux gens. Ca expliquerait pourquoi je n’ai pas reconnu la viande qu’il y avait dans mon assiette. J’avais envie de vomir. Il croyait vraiment m’amadouer avec ses belles paroles, ses airs de petit saint qui au passage le faisait ressembler à un Scrout à Pétard, son air de garçon parfait, copain copain avec tout le monde ? Non mais je n’étais pas né de la dernière pluie ! Il croyait vraiment que je serrais son bon petit toutou qui le suit de partout ? Il se mettait le doigt dans l’œil et jusqu’au coude : Croyez-moi ! Je me défigeais et je tournais la tête vers lui. Il ne me regardait pas. Je me mis alors à rire. Mon rire était cynique, moqueur, froid. Ma voix s’éleva à son tour, froide et méchante : « Tu n’aurais pas manger un clown à l’instant ? Sérieux Cahill, tu crois vraiment que je vais faire la paix avec toi, que je vais devenir le bon petit chien chien à son maître, comme ça du jour au lendemain ? Tu rêves là, crois-moi ! Et n’utilise pas le prétexte que cette année sera plus dure que les autres. J’en suis parfaitement conscient, et je n’ai pas besoin de me serrer les coudes avec toi et je n’ai surtout pas besoin de ton aide. Alors n’espère rien de moi. Et arrête de faire le petit compatissant, le petit malheureux, ça me donne envie de vomir et ça ne te va pas du tout. » Les mots avaient claqués dans l’air, comme un fouet. Mes yeux portaient une haine incroyable. Je ne le supportais pas. Je ne l’avais jamais aimé. Pour moi, il cachait quelque chose. Je ne le sentais pas. C’était comme ça, c’était physique. Pendant que j’étais avec Danaé, il s’approchait trop souvent d’elle. Je n’étais pas de nature jaloux, mais avec lui c’était différent. J’avais envie de lui mettre mon poing dans sa figure à chaque instant. Son petit côté enfant sage, me donnait envie de gerber. Il était trop parfait, trop sociale. Il était TROP. Et c’était justement ça qui n’allait pas. Encore aujourd’hui je le sentais. Et puis, je le sentais un peu trop euphorique à mon goût. J’étais intuitif et légèrement empathique sur les bords. Mon instinct ne me trompait jamais. Généralement quand on demande la paix à quelqu’un on est humble. Lui, il ne me faisait pas penser à quelqu’un d’humble, qui reconnait ses fautes. Ca ne lui allait pas se visage de pitié, presque de peur. Lui avoir peur ? Laisser moi rire. Je ne l’avais encore jamais touché, mais je m’en ferais un plaisir s’il ne partait pas rapidement.


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MessageSujet: Re: Know your ennemy || Noah   Jeu 30 Déc - 21:43
    Il y a des gens qui ne changent pas. Lorsqu’ils ont un avis sur telle ou telle question, rien ne peut leur en faire changer. Et face à Elliyöt, face à son regard de braise qui ne cillait pas, qui n’allait pas ciller, Noah comprit alors que rien n’y changerai. Qu’il pouvait user de toute une multitude de ruses et de mensonges avec le garçon sans que cela n’affecte son jugement. Il était trop tard et grand temps de ne plus insister.
    Alors il n’insisterait plus. Poussant un profond soupir car agacé de baisser les bras devant un adversaire aussi tenace, le Serdaigle s’autorisa quelques secondes pour respirer. Il n’avait jamais fait ça auparavant, ne s’était jamais dévoilé à un élève et n’imaginait certainement jamais pouvoir ou devoir le faire. Il était indéniable qu’Elliyöt avait réussit à le démasquer. La défaite, l’échec était dur à avaler car si décevant pour quelqu’un comme Noah, mais il pouvait relativiser : depuis le temps qu’il mentait jour après jour à chaque personne qui lui faisait face, le Gryffondor n’avait strictement aucune chance de le détrôner de la tête de l’empire qu’il s’était créé. Il pouvait crier sur les toits que non, Noah n’était pas le jeune et brillant Serdaigle que tout le monde pensait mais qu’il était un monstre, un immense manipulateur et qu’aucune personne du château n’avait soupçonné qu’il en soit un. C’était se lever contre tous, sa parole contre celle de Noah.
    Le cas Elsa ne l’inquiétait pas, car avec l’arrivée des Carrow, l’emprise qu’il avait sur elle s’était fait encore plus puissante et la fille était bien trop terrorisée pour parler à quiconque de ce qu’elle avait découvert.

    Le regard de glace de Noah se figea dans celui d’Elliyöt. Il n’y avait plus une once de pitié, de gentillesse ou même de compassion et ses yeux océans semblaient pouvoir glacer tout ce qu’ils regardaient. Lentement, le Serdaigle se décolla du mur et pivota vers son adversaire. En combat à mains nues il n’avait clairement aucune chance, simplement car avec toute la finesse de son art il ne s’était jamais battu et avait laissé cette tâche ingrate à Dante… Qui était désormais mort. Sans ce bourreau sous la main, il aurait certainement plus de mal à s’occuper des ennemis les plus tenaces mais Noah ne se faisait pas de soucis quand au fait d’en retrouver un qui assumerait aussi bien la tâche que le précédent.


      « Bien, je vois qu’il est inutile de continuer plus longtemps. Tu as raison Elliyöt. Je n’éprouve pour toi ou même pour quiconque dans ce château rien d’autre qu’un profond dégoût. Je ne suis pas celui que je prétend être et il est indéniable que tu l’as découvert. Et maintenant, que comptes-tu faire ? »


    Sa voix était calme, et l’on pouvait presque sentir toute la confiance en soi qui y résidait tant Noah était convaincu de ce qu’il disait. Ce n’était plus un jeu, c’était le moment d’assumer les conséquences de ses actes, et de montrer qui il était vraiment.
    Mais il n’était évidemment pas question de tout avouer à Elliyöt, il avait certes perdu son masque mais sa lucidité n’en était pas le moins du monde affaiblie. Les éléments qu’il pouvait se permettre de lui dire étaient déjà choisis, et Noah ne parlerait sous aucun prétexte de ceux qu’il avait décidé de garder sous silence.
    Lentement, il se rapprochait de son ennemi.


      « Aller dire à tout le monde que je ne suis rien de ce que je laisse paraître et que l’élève studieux et populaire que je semble être n’est qu’une façade ? Mais justement, je suis populaire. Et aucune personne de cette école ne serait prête à entendre ce que tu aurais à lui dire sur moi, tu m’entends ? Aucun autre élève ou professeur que toi ne se doute de ce qui se cache sous le masque. D’ailleurs même toi, tu dois être à mille lieux de te l’imaginer. »


    Tout était parfait, tout le serait toujours. Il n’avait rien perdu finalement qu’une petite défaite face à Elliyöt, et Noah savait pertinemment qu’il serait le vainqueur de leur guerre.
    Et il allait longtemps se délecter de cette victoire.


      « Abandonnes. Tu m’exaspères, toi et tes airs de justiciers. A quoi bon vouloir me battre ? Quand bien même tu m’éradiques de cette terre, tu crois vraiment que ça changerait quelque chose ? Que pouf, par magie les Carrow seraient à leur tour tué et que tout rentrerait dans l’ordre, que tu pourras tranquillement reprendre ta course aux femelles sans te soucier de ce qu’il se passe autour de toi ? Ouvres les yeux, tout n’est pas blanc ou noir et cela vaut pour moi aussi. »


    A aucun instant il n’avait baissé les yeux devant son ennemi, et il ne quitta son regard que lorsqu’au moment de lui faire dos. Car Noah était alors persuadé qu’Elliyöt ne reviendrait pas à la charge et qu’il se morfondrait face à sa puissance.

    Alors qu’il faisait le premier pas pour s’éloigner de son ennemi juré, Noah s’autorisa un petit rictus de contentement.

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MessageSujet: Re: Know your ennemy || Noah   Ven 31 Déc - 16:25
    Il fallait que je me calme, parce que j’allais réellement lui en mettre une. Commencer l’année comme ça n’était pas forcément la meilleure des choses à faire. Pourtant, ça n’était pas l’envie qui me manquait. Je voulais qu’il s’en aille. Qu’il me laisse tranquille pour une fois, qu’il arrête avec ses belles petites phrases qui ne fonctionnent pas avec moi. Je voulais voir le vrai Noah. Je voulais affronter la face plus sombre qu’il avait. Pour une fois, Noah, joue le jeu, montre-toi tel que tu es. Arrête de jouer le bon petit saint, soi toi-même. Je savais que s’il faisait ça, je devrais me méfier plus que maintenant, je devrais faire attention. Noah était quelqu’un de très intelligent, c’était indéniable, rusé aussi. Je pouvais au moins lui reconnaître cette qualité là. C’est avec le temps qu’on apprend à connaître les gens et moi, j’observai bien mes ennemis. Comme dit le proverbe : « Occupe-toi des mes amis, je me charge de mes ennemis », je faisais en sorte d’en apprendre le plus sur mes ennemis pour mieux les combattre. Contrairement à ce que beaucoup pensent, j’utilisais ma tête pour me battre. Je n’étais pas non plu le roi des manigances et de la manipulation, mais je me défendais. Je faisais en sorte de ne pas me laisser marcher sur les pieds et je protégeais du mieux que je pouvais les gens à qui je tenais. C’est pour cette raison que j’observais les gens. Noah n’avait pas échappé à la règle. Depuis le début je le trouvais trop confiant, trop sûr de lui, trop… aimé. Ses manières me faisaient doutées, ses paroles, je les décortiquais dans ma tête pour en trouver le véritable sens. Mes soupçons envers lui c’étaient confirmés quand j’avais apprit pour Danaé. Et ça n’était pas plus passé. Je le vis bouger et je me tendis comme un arc, à l’affut du moindre geste de sa part. Il me regarda droit dans les yeux et j’observais pour la première fois la froideur dans son regard. Une froideur que j’avais espéré voir un jour. Noah le bon copain disparaissait pour laisser place au véritable Noah. A croire qu’il avait entendu mes pensées. En tout cas, j’étais enfin content de pouvoir admirer le vrai Noah. Enfin monsieur daignait se montrer. Enfin, je pourrais l’analyser sous toutes ses formes. Pourtant, je savais que s’il me montrait cette partie de lui, c’est qu’il avait accepté cette défaite, mais qu’il préparait un autre coup. Ma méfiance se renforça un peu plus et j’attendis qu’il se mette à parler. Et il parla. Et je l’écoutais très attentivement. Et bien nous y voilà, il avoue tout en bloc. J’avais donc raison. Mais je ne fus pas plus que ça heureux, parce que je restais sur sa dernière phrase. « Et maintenant que comptes-tu faire ? » Je réfléchissais un instant sur cette phrase. Rien. Pour l’instant. Il parlait d’une voix calme et je perçus alors toute sa confiance en lui, toute sa fierté qu’il avait. Il me montrait le rai Noah et un sourire apparut sur mes lèvres, un éclat se fit voir dans mes yeux. Devenais-je fou ? Non, juste amusé par Noah. Celui-ci se rapprochait de lui. Il le laissa faire parce qu’il comprit qu’il n’avait pas terminé de parler. Je l’écoutais toujours. Il avait raison sur ce point : personne ne voudrait m’écouter, son influence sur tout le monde était trop grande, il suffisait de voir Nelly pour ça. J’avais bien vu ses sentiments pour le Serdaigle et essayer de l’avertir… mais elle était convaincue du contraire. Je savais que je ne pourrais pas influencer grand monde. Et ce n’est pas ce que je voulais faire d’ailleurs. Ca n’avait aucune importance pour moi. Aucune. Et c’est ce qu’il n’avait pas comprit. Il me dit ensuite d’abandonner, que je l’exaspérais avec mes manières de justicier, que tout n’étais pas blanc et noir. Oh merci Noah, je suis parfaitement au courant que les gens son gris. Mais chez toi Noah, il n’y a rien d’autre que de la méchanceté, de la folie, et se semblant d’humanité n’est que poussière contrairement au reste. Je n’abandonnerais pas. Je n’abandonnerais jamais. Je voulais me battre contre ce système, contre lui. Et ce qu’il n’avait pas comprit, c’est qu’il y avait toujours un espoir. Et cet espoir se cachait pour mieux réapparaitre. Et moi, je croyais en ce garçon plus jeune que moi qui se battait. Je n’abandonnerais pas mes amis, ma famille, mon amour dans la folie d’un seul homme. Je suis un battant, je l’avais toujours été, et ça n’était pas lui qui allait me faire baisser les bras aujourd’hui. Noah était un véritable danger. Je voyais enfin le monstre, la chose qu’il était. Je le voyais enfin tel qu’il était et ma haine grandissait un peu plus en le regardant. Il se détourna de moi. Je savais qu’il n’avait pas tout dit, parce qu’il tenait à garder certaines choses pour lui. Je n’étais sans doute pas au courant de beaucoup de choses, mais assez pour le considérer comme dangereux et fou. Il était persuadé de ce qu’il avançait en cet instant.

    J’étais parfaitement calme. Je me décollais du mur lentement, décroisais les bras de ma poitrine. Et je me mis à marcher jusqu’à lui. Je m’arrêtais juste à côté de lui et observa alors ce joli rictus sur ses lèvres. Je me penchais vers lui. Je n’avais aucune intention de l’attaquer ou quoi que ce soit. Je me mis à lui chuchoter à l’oreille, comme un secret : « Te dénoncer ne me servirait à rien Noah. Ton influence est bien trop grande sur tout le monde. Je n’abandonnerais jamais Noah, tu m’entends ? Jamais. Je ne compte rien faire pour l’instant. Mais je te préviens, je te garde à l’œil, parce que le moindre faux pas, la moindre petit bavure et croit-moi, je te tue de mes propres mains. C’est une promesse Noah, je te tuerais le moment venu. Tu as raison, tout le monde n’est pas tout blanc ou tout noir, moi aussi Noah, moi aussi je ne suis pas tout blanc. » Je me détachais lentement de lui et le regardais droit dans les yeux. J’avais été très calme et j’étais parfaitement calme en cet instant. J’étais même trop calme. Mon visage était impassible. Pour la première fois, je lui montrais une face beaucoup plus sombre de moi. Je pouvais être quelqu’un d’extrêmement gentil et compatissant, mais je pouvais devenir tout aussi odieux et violent. Notamment avec mes ennemis. Et surtout avec lui. Il était prévenu, le moindre faux pas et c’était un homme mort. Je ne plaisantais pas, j’en étais parfaitement capable. Et je n’aurais aucune pitié envers lui. Aucune. La haine peut nous faire faire des choses immondes, des choses qu’en temps normal nous ne ferions pas. Et la haine battait dans mes veines, circulait dans mon sang, faisait battre mon cœur. Mon cœur ne battait plus qu’au rythme du sang, de la guerre, et pourtant Dieu sait que je hais la guerre. Mais pour notre liberté à tous, il fallait se battre et j’étais près à tuer s’il le fallait. Parce que je savais que Noah n’hésiterait pas non plus à le faire. Oh, ça j’en étais certain. Il essaierait de me tuer alors je devais faire pareil. J’étais resté quelques secondes à l’observer sans bouger, à croire que je devenais statue, et puis je me mis à bouger. Un sourire chaleureux s’étira sur mes lèvres et je lui dis alors d’une voix chaleureuse : « Au revoir Noah ! Passe une bonne fin de soirée ! » Et puis je lui tournais le dos et avançais jusqu’à la porte de la Grande Salle pour finalement y entrer et rejoindre mes autres camarades avec une seule pensée en tête : tôt ou tard le moment viendra, et ce jour-là, je serais près à l’arrêter, lui et sa folie.


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MessageSujet: Re: Know your ennemy || Noah   Ven 7 Jan - 20:45
    Il savait qu’Elliyöt le rattraperait. Cela faisait d’ailleurs parti de son plan : dire tout ce qu’il avait à dire à son ennemi, le regarder lentement faire semblant de ne pas être surpris par ses paroles puis partir comme si de rien n’était. Intrigué, ou souhaitant juste avoir son mot à dire, Elliyöt le suivrait pour lui dire ce qu’il pensait de tout ça et ce qu’il comptait faire désormais. Oui, Noah avait déjà –et comme toujours- tout prévu. Mais pas les paroles du Gryffondor.

    Il avait pourtant toujours su a quel point Elliyöt le détestait, et il n’avait d’ailleurs jamais vraiment travaillé à ce que cela change. Certes, lorsqu’ils se croisaient ou qu’ils avaient à se parler, Noah jouait au garçon innocent qui ne comprend pas pourquoi le Gryffondor le déteste autant, mais avec la marge de manœuvre et les dizaines d’opportunités qu’il avait à sa disposition pour améliorer leur relation, il n’avait rien fait. Non pas parce qu’il ne s’en occupait pas, c’était juste qu’il voulait précieusement garder de côté cet ennemi qui semblait si hargneux de découvrir la vérité et de la dévoiler, de briser tout ce qu’il avait construit jusqu’ici. Noah n’avait jamais de vrai rival, il était implanté dans le rôle du parfait adolescent et rien ne lui permettait de déclencher une sérieuse embrouille comme celle qu’il avait avec Elliyöt. Alors il l’avait toujours cultivée de sorte à ce que leur haine l’un envers l’autre ne fasse que grandir et qu’au dernier moment il puisse l’écraser de toute ses forces, réduire à néant toute la détermination dont le Gryffondor faisait preuve –ils portaient bien leur réputation de courageux…des vraies teignes- et lui montrer que des deux, il était bien le plus fort.
    Mais il semblait qu’Elliyöt n’était pas totalement en reste, car lorsqu’il s’approcha de Noah pour lui glisser ces quelques mots, le Serdaigle stoppa net sa marche pour être sûr de bien les entendre.


      «Te dénoncer ne me servirait à rien Noah. Ton influence est bien trop grande sur tout le monde. Je n’abandonnerais jamais Noah, tu m’entends ? Jamais. Je ne compte rien faire pour l’instant. Mais je te préviens, je te garde à l’œil, parce que le moindre faux pas, la moindre petit bavure et croit-moi, je te tue de mes propres mains. C’est une promesse Noah, je te tuerais le moment venu. Tu as raison, tout le monde n’est pas tout blanc ou tout noir, moi aussi Noah, moi aussi je ne suis pas tout blanc.


    Tuer. Le verbe résonna un bon moment dans l’esprit de Noah qui, interdit, ne réagit pas lorsqu’Elliyöt commença à s’éloigner. Tout prenait un sens, tout avait une envergure et c’était comme s’il posait enfin les pieds sur terre, rattrapé par une réalité qu’il avait longtemps ignoré. Il ne se rendait pas compte de l’ampleur du choix qu’il avait fait encore jeune lorsqu’il avait décidé de se mettre au service du Seigneur des Ténèbres ; et il n’avait jamais fais attention aux répercutions que son attitude pouvait avoir jour après jour. Car il ne faisait pas que mentir, il n’avait jamais fait que ça. Pire, il mettait la vie de nombreux élèves en jeu, si ce n’est tous.
    Mais Noah secoua la tête pour en sortir toutes ces sombres idées, s’obligeant à y réfléchir plus tard et se disant que de toute façon il était bien trop tard pour revenir en arrière.

    La voix d’Elliyöt retentit, et le Serdaigle tourna vivement la tête en sa direction pour l’apercevoir en train de retourner dans la Grande Salle. Ne voulant en rien terminer leur échange sur cet échec, il lui courut après et l’attrapa par l’épaule en plein milieu de la salle où tout Poudlard était réuni. Sentant plusieurs regards appuyés sur eux, il afficha un grand sourire et fit mine de chuchoter un quelque chose à l’oreille du Gryffondor suivit d’un clin d’œil, puis Noah et Elliyöt quittèrent une nouvelle fois la Grande Salle, le Serdaigle tenant son ennemi par le bras dans un signe se voulant amical vu de l’extérieur, mais qui n’avait rien de sympathique car il serrait fortement le bras pour qu’Elliyöt le suive.
    Une fois dans le hall, les deux garçons s’écartèrent des portes en chêne qui gardaient la salle d’où ils venaient de sortir au cas où certaines oreilles imprudentes tombaient sur leur discussion.
    Enfin isolés, le regard de Noah redevint froid, glacial. Un rictus tordit ses lèvres.


      « Me tuer ? Une bavure ? Il ricane. Mon cher Elliyöt, tu n’imagines pas le nombre d’années de pratique que j’ai. Tu ne sais même pas l’ampleur de mon empire et tu me parles de faux pas ? Je n’en ai jamais commis un seul, tu m’entends ?! Pas un. Et sois persuadé que cela n’arrivera pas mis à part le jour de ma mort. Et mon décès ne repose certainement pas entre tes mains. Tu n’es rien d’autre qu’un insecte, pire, un grain de poussière sur mon chemin. Je peux annihiler toute trace de toi quand bon me semble. Tu ne sais pas à qui tu as affaire. Alors oui, tu n’es peut-être pas blanc, mais n’imagines pas que tu puisses rivaliser ne serait-ce qu’un peu avec moi. »


    Du bout de son index, il appuyait sur l’épaule de son ennemi au fur et à mesure qu’il parlait, comme pour appuyer ses paroles.
    Son regard était déterminé, et Noah persuadé qu’il venait de marquer un bon point. Car il était bien loin de mentir.

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MessageSujet: Re: Know your ennemy || Noah   Dim 9 Jan - 21:23
Le fou. Le malade. Le déranger. Noah. J’en étais maintenant persuadé : il devrait disparaitre une bonne fois pour toute de la surface de cette terre, pour le bien de tous. Sans lui, le monde se porterait mieux, sans lui, il n’y aurait plus de manipulation, ni de folie. Ou du moins, une grande partie de la folie générée par ces idéaux qui semblaient contrôler le monde magique. Maintenant, je le savais, Noah était de leur côté à eux. J’en avais toujours eu des soupçons, mais cette fois, c’était confirmé. Et le plus terrible dans tout ça, c’est que le Serdaigle était tellement omnibulé par ses idées, par son Seigneur des Ténèbres, qu’il ne réalisait pas que bon nombre de gens mourraient autour de lui. Dumbledore était mort. Des centaines, des milliers de personnes mourraient autant dans le monde magique que chez les Moldus. Des milliers de gens souffraient. Des centaines d’autres se cachaient. Et lui, petit serviteur qu’il était, petit pantin aux fils si fragiles, ne réalisait pas ça. Il ne se rendait même pas compte du mal qu’il faisait autour de lui. Jamais. Et surtout, il ne se rendait pas compte qu’il n’était qu’une pièce du puzzle. Parce que jamais il n’aurait sa place parmi les rangs du Seigneur des Ténèbres. Tous étaient de Sang purs. Pas lui. Et c’est ça qui faisait toute la différence. Ils pouvaient l’écraser comme un insecte, parce qu’il n’était qu’un pion. Un pion. Et il me faisait pitié. Sincèrement. Pitié. Il n’avait aucune personnalité, il n’était que vulnérable parce que la seule chose en laquelle il croyait, pouvait le détruire à tout moment. Et personne n’aurait de regrets après sa mort. Ah non, pardon, beaucoup de monde. Parce que Monsieur était populaire ici. Mais sa disparition ferait un grand bien à tout le monde. Et puis au fur et à mesure du temps, on finirait par l’oublier. Il ne serait plus que Noah Cahill, un Serdaigle, un homme qui a vécu. Point. C’est tout. Il ne sera jamais inscrit dans l’Histoire, parce qu’il ne sera jamais plus qu’un vulgaire pion sur cet échiquier géant qu’est la vie. On finirait par l’oublier et tout le monde serait bien sans lui parce qu’il n’aura généré que souffrance et parce qu’au moins, la vie de certaines personnes aurait été épargné. A cause de lui, à cause de gens comme lui, des gens mourraient. Et ça, je ne pouvais pas le concevoir. J’étais sûr que lui non plus ne réalisait pas trop ce qu’il faisait, dans quoi il s’était engagé. Je crois que même lui n’en avait aucune idée. Je ne savais pas plus que lui, voir moins, mais juste assez pour savoir l’effroyable de ses paroles, de ses pensées, de ses gestes. Il devait être arrêté coute que coute. Et je le ferais bien volontiers. Il finirait par mourir par la main de quelqu’un. Et je ne voulais pas ce que se soit de la main de quelqu’un d’autre. Je voulais que se soit moi. Moi et moi seul. Rien de plus. Je continuais à marcher à travers la Grande Salle. J’étais calme, parfaitement calme. Mais seul quelqu’un qui me connaissait vraiment aurait pu savoir ce qui se passait dans ma tête. Ou du moins deviner. C’est alors que je sentis une main sur mon épaule. Je me retournais, et sentit une emprise pour le moins forte sur mon bras. J’entendis alors ses paroles. Il n’avait pas finit de me parler. Je restais un instant sans rien faire. Soit je le suivais et je prenais le risque de lui en mettre une, soit je retournais à ma place pour mettre fin à cette conversation qui, d’ailleurs pour moi, ne pourrait pas aller plus loin que ça. Tout avait été dit. Tout. Il n’y avait rien d’autre à ajouter. Je croisais un instant le regard brillant de Lulvia dans la Grande Salle. Plusieurs autres personnes nous observaient. Disons que voir Elliyöt Caldwell et Noah Cahill n’était pas très commun. Surtout que vu de l’extérieur ce geste pouvait paraitre pour le moins amical, innocent, et donner tout l’image de tout l’inverse de ce qui se passait. Parce qu’en réalité il me serait le bras pour m’inciter à le suivre. Lulvia comprit alors que quelque chose n’allait pas. Je pu lire dans ses yeux : « qu’est ce qui se passe ? ». Mais je ne répondis pas à sa question silencieuse. Je me contentais de suivre mon ennemi si cher. Je le suivrais, mais je ne donnais pas cher de son visage de petit saint à en vomir. Nous arrivâmes dans le hall d’entrée et nous mîmes à l’écart des oreilles indiscrètes. Je voyais de nouveau le visage de Noah, un rictus glacial s’installa sur ses lèvres et il recommença à parler. Je serrais les poings et la mâchoire. J’allais vraiment le taper. Son ricanement m’insupportait, sa confiance en lui me dégoûtait profondément. Je ne doutais pas en certaines de ses paroles. Et je voyais que dans son regard il ne me mentait pas. Noah Cahill ne pas mentir. Noah Cahill être vraiment lui. C’était quelque chose. C’était à filmer. Ca me donnait envie de rire et de vomir à la fois. Il pensait réellement me faire peur, il pensait avoir gagné la partie encore une fois. Il pensait oui. Mais il pensait mal. Très mal. C’était dommage, parce que ce garçon était intelligent. Mais son côté sûr de lui et sa confiance le rendait bête. Je restais un moment silencieux. Mon visage était impassible. J’étais trop calme. Et alors soudainement, je me mis à rire. Un rire froid. Il me faisait doucement rire lui. Il était pathétique vraiment. « Tu crois me faire peur Noah ? Vraiment ? Tu crois que moi j’ai peur de mourir ? Oh que non Noah, je n’ai nullement peur de toi ou de la mort. Tu crois sincèrement que j’en ai quelque chose à faire de rivaliser avec toi ? Je m’en contre fiche Noah, vraiment. L’erreur est humaine mon cher, ne l’oublie pas, tu n’es pas infaillible. Je suis sûr avec toutes les oreilles qui traînent dans tout Poudlard, quelqu’un a attendu quelque chose. Ne me sous estime pas Noah, tu fais une grave erreur là. Et puis tu crois vraiment que lui là haut, ton chef tout puissant à quelque chose à faire de toi ? Il pourrait t’écraser comme un insecte mon pauvre, ne laisser aucune trace de toi. Crois-tu vraiment que tous les sacrifices que tu as fait on servit à quelque chose ? Parce que tu ne seras jamais à leur hauteur, tu ne seras jamais un des leurs Noah. Tu peux continuer à rêver de cela, vas-y. Mais la réalité te rattrapera bien vite. Et je crois que celui a plus le peur de mourir entre toi et moi Noah, c’est bien toi. »

C’est alors qu’une effroyable vérité s’imposa à moi : Danaé. Danaé n’avait été rien d’autre qu’un pion, qu’une pièce dans sa manigance terrible. Je serrais les dents. Non, pas elle. Pas elle. Il n’avait pas osé faire ça. Pas elle. Cette fois, je ne me contrôlais plus. Je tremblais de tous mes membres, je ne pouvais plus me contenir. J’allais le frapper, j’allais lui casser la gueule, j’allais le tuer. Réellement. J’avais chaud, mes poings étaient tellement serrés que mes ongles rentraient dans ma peau. Ma respiration s’accéléra. Que quelqu’un intervienne avant que je ne le tue. Danaé. Son nom tournait en boucle dans ma tête. Je pris soudainement Noah par le col de sa chemise et le colla brutalement contre le mur. Mes yeux lançaient des éclairs. Il fallait que je me retienne de le tuer. Dés le début de rentrée ça donnait mauvaise impression. Je vais juste lui en coller une, juste une toute petite. Je vais juste lui casser trois petites dents et déformer son visage que j’avais envie de trainer dans la boue. « Danaé… Tu as utilisé aussi Danaé ? Elle faisait aussi partit de ses pions? Dit-le moi Noah et je te promets que je te casse juste trois dents au lieu de deux. » Ma voix tremblait, mes mains aussi. Dans tous les cas, quoiqu’il me réponde, il s’en prendrait une. D’ailleurs, il ne faisait pas le poids physique ment face à moi. Il pouvait utiliser sa baguette s’il le souhaitait. Mais s’il osait le faire, je le tuerais réellement.


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MessageSujet: Re: Know your ennemy || Noah   Sam 22 Jan - 13:01
    « L’erreur est humaine » était bien l’expression que Noah trouvait la plus inutile et superflue entre toutes celles qui pouvaient exister. Le genre de phrase que l’on se dit pour se rassurer quand on a foiré quelque chose, parce qu’on a tellement peur des conséquences qu’il ne nous reste plus que ça pour nous tenir debout. Il sourit lorsqu’Elliyöt utilisa l’expression contre lui. A croire qu’il le prenait vraiment pour un attardé.
    Des erreurs, il en avait fait. Peu, très peu, et il les avait d’ailleurs toutes oubliées après avoir étouffé le bruit qu’elles auraient pu causer, mais une seule lui restait amèrement en mémoire tant il se voulait de l’avoir commise. C’était il y avait quelques années de cela, Noah se rendait comme tous les soirs à son rendez-vous dans un coin du château si reculé qu’il ne se serait jamais douté que quelqu’un d’autre puisse y trainer aussi tard le soir. Dans la poche de sa robe de sorcier, deux lettres. L’une était factice et présente seulement au cas où quelqu’un le surprenait ici, l’autre bien plus importante car elle comportait le compte rendu de ce qu’il se passait à Poudlard et un imbécile aurait pu comprendre que celui qui l’avait écrite était sous les ordres du Seigneur des Ténèbres. Et ce compte rendu, ce papier sur lequel siégeaient sa signature bien en évidence et toutes les preuves qu’il fallait à une personne X pour le faire tomber, il l’avait bêtement laissé s’échouer sur le sol de Poudlard sans se rendre compte de l’inattention qu’il venait de commettre. Il s’en était rendu compte en arrivant au rendez-vous, lorsque dans sa poche ne restait plus que le faux journal intime. Il avait couru, couru à en perdre haleine pour ramasser son compte rendu avant que quelqu’un ne le fasse avant lui mais lorsqu’il était arrivé sur les lieux, c’était trop tard.

    Il y avait cette fille, Elsa Rosefield, qui lisait le papier avec une expression horrifiée et Noah avait vu son monde s’écrouler. Jouant le tout pour le tout, il avait terrorisé la fille à un point tel qu’elle lui avait promis de ne jamais révéler ce qu’elle venait de découvrir à quiconque. Depuis ce jour, le Serdaigle s’était promis de la tuer quoiqu’il arrive. Il serait à ses trousses à jamais.
    Le mot erreur lui était douloureusement familier, donc, mais jamais il ne s’était rassuré par quelque chose du genre. Il l’avait entièrement assumée, et était prêt à le faire si la fille rompait sa promesse et le dénonçait, car il ne se défilerait jamais.


      «N’utilises pas avec moi des phrases toutes faites et inventées uniquement pour ne pas assumer l’erreur qu’on commet. Si t’es le genre à te rassurer de tes erreurs en te disant qu’après tout l’erreur est humaine et qu’on pourra te pardonner pour une raison aussi… minable, c’est que tu n’es pas celui que je pensais. C’est que tu fuis. Or fuir ne fait pas parti de mon vocabulaire, alors cesse de me rabaisser à de telles choses. Et arrête de me prendre pour un imbécile, Elliyöt. Ne me parle pas d’une chose qui t’échappe entièrement, d’une chose que tu n’as jamais goûtée. Des deux, t’es assez mal placé pour me donner une leçon de conduite et de morale, continues tes enfantillages dans Poudlard, tapes toi toutes les filles du château si tu le désires –Noah avait entendu parler de la réputation qu’avait Elliyöt- et laisses les grandes personnes continuer leur vies au lieu de jouer les justiciers à deux balles. »


    Noah avait dissimulé la surprise qui s’était emparée de lui lorsque le Gryffondor avait fait allusion à Voldemort. Il comprenait vite, il comprenait bien trop vite et cela devenait un jeu dangereux, mais il était conscient que nier les faits serait se jeter dans la gueule du loup. Il ne disait pas oui, il ne disait pas non, il laissait juste le mystère planer autour de lui car Elliyöt était loin de tout savoir et le serait encore longtemps. S’il pensait avoir levé le voile sur la vérité, c’est qu’il se contentait de rien.

      «Evidemment que j’ai peur de mourir, pour qui me prends tu ? Tout comme toi, tout comme chaque personne qui foule le sol de ce château. Décidément, tu ne comprends rien à rien. Désespérant. »


    La provocation n’était peut-être pas une bonne idée dans la situation dans laquelle il était, mais après tout, Elliyöt était tellement remonté qu’une remarque de plus ou de moins ne devait pas changer grand-chose à ce qui allait suivre.
    Lorsqu’il se fit violemment plaquer au mur par le Gryffondor et que sa tête heurta la pierre, Noah se contenta de serrer la mâchoire sans se plaindre. S’il montrait la moindre faiblesse, c’était foutu. On y arrivait. Elliyöt allait lui dire qu’il était temps que tout ça s’arrête, il allait le menacer avec sa baguette ou bien le tabasser. Noah ne broncha pas. Il attendait juste que son ennemi ouvre enfin la bouche pour savoir comment éviter un affrontement.


      « Danaé… Tu as utilisé aussi Danaé ? Elle faisait aussi partit de ses pions? Dit-le moi Noah et je te promets que je te casse juste trois dents au lieu de deux. »


    Ah. Ça allait être plus compliqué que prévu. S’il évoquait Danaé-fille que Noah avait tout fait pour séduire dans l’unique but d’énerver Elliyöt et accessoirement parce qu’elle était préfète de Poufsouffle et qu’un pion important dans cette maison n’était pas de refus- c’est que les choses étaient mal parties pour Noah.
    Son regard azur fixait le regard noir d’Elliyöt. Il pouvait presque sentir toute sa haine le plaquer au mur. Ce n’était pas un simple corps qui le faisait, c’étaient des sentiments de rancœur, de rage et de haine mélangés. Une boule d’énergie sur le point d’exploser, et quelque chose lui disait que lorsque ce serait fait, il devrait se protéger quoiqu’il arrive.
    Mais puisque le mal était fait et qu’au point où était le Gryffondor les jeux semblaient faits et qu’il aurait tout aussi bien pu pleurer ou lui implorer pardon qu’il s’en prendrait quand même une bonne dans le visage. Un rictus s’afficha sur les lèvres du Serdaigle et son regard rieur fut accompagné d’un petit ricanement.


      «Danaé… Non, je ne vois vraiment pas de qui tu veux parler… Ooooh mais biensûr ! La petite blonde, là ? Je me suis bien amusé, si tu savais. Elle t’avait raconté le petit tour dans les dortoirs qu’on avait fait clandestinement ensemble ? Un bon coup, cette fille. Et qui plus est Préfète de Poufsouffle, je pouvais pas passer à côté d’un pion aussi reluisant n’est-ce pas ? Et en plus proche de mon pire ennemi… Non vraiment, je ne regrette pas de m’être servi d’elle ! Pourquoi, t’es jaloux ? »


    La partie des dortoirs étaient évidemment inventée du tout au tout, Noah s’amusait juste à pousser Elliyöt à bout.
    D’un mouvement discret de la main, se disant qu’aveuglé par la rage que provoquerait chez lui Elliyöt ne remarquerait rien, il attrapa sa baguette magique. Au combat singulier il ne faisait clairement pas le poids, alors s’il devait se battre, il le ferait par la magie.

    Et puis si le combat tournait mal, il y avait à côté d’eux une salle remplie du tout Poudlard, il lui suffirait de jouer les victimes devant eux. Il avait gagné.

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MessageSujet: Re: Know your ennemy || Noah   Sam 22 Jan - 22:07
    Je ne voulais qu’une seule chose : le tuer, lui arracher la tête, le pendre, le noyer, l’étrangler, le brûler, le torturer, l’enterrer vivant, lire la peur dans ses yeux, lui arracher ses membres un à un et l’entendre hurler de douleur. Que ça aurait été un délice de le voir souffrir, de le voir mourir. Que ça aurait été jouissif. Mon Dieu, je voulais le tuer, je voulais le tuer. Et qu’est ce qui m’en empêchait ? Après tout, il n’y avait personne autour de moi. J’avais le champ libre, j’étais tout seul avec lui, je pouvais lui refaire le portrait comme je voulais. Enfin, pas tout à fait, parce que je me doutais qu’il aurait sa baguette. J’en étais même sûr. Il n’hésiterait pas à m’attaquer. Mes membres tremblaient de rages. Tout mon corps tremblait. Je voulais du sang, je voulais goûter au délice de son sang. Je voulais qu’il meurt tout de suite, je voulais ne plus le voir, ne plus lui adresser la parole, je voulais le voir mort. Ma haine se déchaînait de plus en plus. Je devais pourtant me contrôler. Je ne pense pas que Lulvia apprécierait beaucoup que je le tue. Mais le jour viendra où je pourrais le faire et ce jour-là, je peux vous dire, je le ferais avec plaisir. Mais ce jour n’étais pas arrivé. Pas encore. Dieu que je trépignais d’impatience. Dieu que je le voulais mort. Jamais je n’aurais pensé posséder une telle haine, une telle colère envers quelqu’un. Jamais je n’aurais pensé haïr autant. Et pourtant, aujourd’hui, j’étais convaincu que je le pouvais. Noah avait ce don pour réveiller en moi la bête, le côté sombre. Une chance ? Je ne crois pas. Pour lui comme pour moi c’était dangereux. Et je crois qu’il me sous-estimait trop. Sauf que le fait de trop sous-estimer les gens le rendait idiot. Il était trop absorbé par sa réussite, par sa loyauté envers son Seigneur Noir. Je comptais bien l’observer pendant un moment. Il fallait que j’apprenne à savoir comment il se bat. Je voulais le guetter comme un aigle au dessus de sa proie. Je voulais pouvoir mieux me préparer à ses gestes, à ses sorts, à son jeu de baguette. Mais en aurais-je vraiment le temps ? Parce que l’envie de le tuer me démangeait. Dieu, tuons-le.

    Et le voilà partit dans ses phrases. J’avais bien vu que le mot « erreur » ne lui plaisait pas. Un mauvais souvenir sans doute ? Hum. Je ne demandais qu’à savoir. Mais bien sûr il ne me le dirait pas. Alors je l’observerais. La moindre erreur. J’étais décidé à le tuer, à l’achever. Je voulais le tuer. Et voilà qu’il me provoquait. Je n’avais pas peur de la mort. Je ne fuyais jamais mes erreurs. Parce que sinon, je serais un lâche et je ne ferais pas partit de cette maison. « Continues tes enfantillages dans le château, tapes toi toutes les filles du château si tu le désires et laisses les grandes personnes continuer leur vie au lieu de jouer au justicier à deux balles » Ah oui ses fameuses rumeurs. Que ça me faisait bien rire. C’est vrai que durant près de deux ans, j’avais eu pas mal de copines ou de relations d’une nuit. Mais je crois aussi qu’il avait loupé un épisode : Lulvia. Enfin bon, je ne pouvais tout de même pas lui en vouloir, Monsieur avait mieux à faire chez les autres. Et puis, il pense ce qu’il veut de toute façon. Je m’en fiche profondément. Je ne comprends rien ? Sans aucun doute. Peut-être que je ne comprends pas tout, peut-être que je suis loin de la vérité, mais qu’est ce que je m’en fichais à vrai dire. Je ne voulais pas savoir. C’était juste un prétexte. Un prétexte pour le tuer, pour le voir mourir. C’est tout. Et ça, il ne l’avait pas encore comprit. Il jouait la carte de la provocation, vas-y mon gars, continue, mais ce n’est pas pour ça que je vais t’en mettre une. Oh que non.

    La colère avait donc prit raison de moi. Je le tenais par le col de sa chemise, bien propre, bien lisse. Mon dieu que ça me donnait envie de vomir. Je suis sûr qu’il pêterait un câble pour la moindre poussière. Danaé. Ce nom tournait dans ma tête sans arrêt. La rage, la colère, la haine. Je le haïssais. Je le détestais. S’il avait osé lui faire du mal, s’il avait osé, je le tuerais sur le champ. Et là, je vis ce rictus, j’entendais ce ricanement, mais surtout ces mots : « Danaé… Non, je ne vois vraiment pas de qui tu veux parler… Ooooh mais biensûr ! La petite blonde, là ? Je me suis bien amusé, si tu savais. Elle t’avait raconté le petit tour dans les dortoirs qu’on avait fait clandestinement ensemble ? Un bon coup, cette fille. Et qui plus est Préfète de Poufsouffle, je pouvais pas passer à côté d’un pion aussi reluisant n’est-ce pas ? Et en plus proche de mon pire ennemi… Non vraiment, je ne regrette pas de m’être servi d’elle ! Pourquoi, t’es jaloux ? » Amusé. Petit Tour. Dortoirs. Clandestinement. Ensemble. Un Bon Coup. Pion. Servi d’Elle. Jaloux. Le coup partit tout seul. Mon poing vint s’écraser avec force et violence contre le visage de Noah. J’entendis un craquement au niveau de son nez. Je le lâchais. Le sang battait dans mes tympans. Je tremblais de tous mes membres. J’avais envie de continuer à le frapper. J’avais envie qu’encore plus de sang ne coule. Je me reculais de lui. Il avait attrapé sa baguette. Pour le moment, il était trop sonné pour faire quoi que ce soit. Je sortis alors à mon tour ma baguette. Mais je n’allais pas me battre avec lui. Pas pour le moment. Je tremblais encore. Je voulais le tuer. Je voulais le tuer. Folie meurtrière. Je devenais fou. Fou à lier. Il avait osé la toucher. Il avait osé…. Dans un dortoir… Je devais le tuer. Maintenant. Mais non. Pas maintenant. Plus tard. Plus tard. Mes dents étaient serrées, mes poings aussi. J’avais un peu de sang sur ma chemise, mais à vrai dire, je ne l’avais même pas remarqué à ce moment-là. Il reprit alors un peu conscience. Je ne me battrais pas avec toi ce soir. Ceci n’était qu’un avertissement. Je levais ma baguette vers lui et lança un expelliarmus qu’il n’eut pas le temps de contre carré. Sa baguette s’envola plus loin. Un endoloris bien placé lui ferait sans doute du bien. Mais je n’allais pas m’abaisser jusqu’à lui. Se serait jouer avec les mêmes armes, et m’abaisser. Il en était hors de question. Mon regard bleu haineux le détaillait de toute part. « Je ne me battrais pas avec toi ce soir Noah. Même si tu ne devines pas combien j’ai envie de te tuer, je ne le ferais pas. Pas maintenant du moins. Profite-bien de cette rentrée Noah. Et je suis sûr que Danaé sera ravi de te guérir ça. » Ma réponse était pleine d’amertume et de dégoût. Il faisait pitié comme ça. Je ne savais pas si je devais le croire ou pas sur Danaé, mais j’avais mal. Très mal. Parce que si ça avait été vrai, je crois que je m’en voudrais jusqu’à la fin de ma vie. Je tournais alors rapidement les talons et retournais vers la Grande Salle. J’inspirais et expirais profondément. Je tremblais toujours. Je me dirigeais donc vers ma table et me rassit à côté de Lulvia qui prit ma main sentant bien ma colère incontrôlable. Je pris finalement ma tête entre mes mains pour essayer de me calmer. Mon Dieu, tuez-le.


Animal I have become

i can't escape this hell so many times i've tried but i'm still caged inside somebody get me through this nightmare i can't control myself so what if you can see the darkest side of me? no one would ever change this animal i have become help me believe it's not the real me somebody help me tame this animal © belzébuth
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Know your ennemy || Noah

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