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 Je suis morte. Je ne suis rien. { Drake. t e r m i n é

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Amber I. Simmons
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MessageSujet: Je suis morte. Je ne suis rien. { Drake. t e r m i n é   Mar 23 Nov - 0:51
    La Volière. Elle est si haute-perchée, dans ces tours, là où on peut observer tellement de choses. Il faisait encore quelque peu noir dehors, le soleil se levait doucement à l’horizon. Elle était sortie de son dortoir, ayant découvert une lettre qu’elle relisait pour une dernière fois, accotée sur un des murs de la pièce, près de la fenêtre qui laissait passer une brise froide et agréable.

      « Chère Amber,

      J’espère que tu passeras une belle année. Je t’écris car je sais que c’est difficile, et tu me manqueras beaucoup, encore une fois. Sache que je penserai à toi. Ne t’inquiète surtout pas pour moi. Je t’enverrai des livres. Je te donnerai des nouvelles. Fais-en autant, je t’en prie. Ne me laisse pas sans nouvelle de toi.

      Je pense fort à toi. Prends soin de toi.

      Ashley.»


    Elle repliait la lettre pour la remettre dans sa poche, un regard neutre au visage. Cette fois, elle ne savait pas ce qu’il pourrait arriver. Son regard se porta sur le sol, avant qu’elle ne retrouve le hibou d’Ashley, prêt à repartir, attendant seulement une nouvelle lettre de la part d’Amber. Celle-ci s’avança vers le Grand Duc, lui accrochant une lettre écrite à sa mère adoptive.

      « Fais bon voyage, Moonlight. »


    Le hibou déploya ses grandes ailes avant de partir vers le soleil qui se levait. Amber regarda sa silhouette s’évanouir avant de redescendre, un sac d’un noir d’encre accroché à une de ses épaules. En effet, la volière n’était pas le seul endroit où elle voulait se rendre, en ce début de journée. Elle avait d’autres plans.

    Partir. Partir. Courir loin seulement pour éviter la confrontation des gens. Pleurer jusqu’à n’avoir plus aucune larme qui puisse couler. Crier sa frustration, sa tristesse, sa douleur, douleur si profonde ne cessant de la tuer, de la faire saigner. Elle ne voulait que partir. Non, elle ne pouvait faire un truc pareil. Même si elle l’avait voulu du plus profond de son être. Pourquoi la vie s’acharnait tant sur elle Pourquoi ne pas avoir choisi une autre cible ? Pourquoi ne l’avait-elle pas laissé en paix ? Tout semblait si compliqué, si improbable. Le monde dans lequel elle était plongée était injuste. Jamais elle n’avait demandé de vivre avec une pareille épouvante. Et voilà que ça lui tombait dessus, impossible fardeau. Elle avait beau se montrer forte, mais maintenant, qu’allait-elle faire ? Cette simple question lui fit l’effet d’un coup de poing dans le ventre. Elle ne savait pas. Elle n’avait aucune issue. Aucune qui pourrait l’aider à s’en sortir.

    Les grandes portes menant au parc étaient encore ouvertes. Elle s’y dirigea, relativement rapidement. L’air frais de dehors lui fit un choc, un sentiment de bien-être. Le vent, petite brise soufflant doucement, était relaxant. Pendant un instant, elle ferma les yeux, tentant de déchiffrer le murmure du vent, écoutant doucement les oiseaux gazouillant au soleil levant. Encore quelques heures. Quelques heures avec elle-même. Son pas, lent, tandis qu’elle traversait le parc, capuchon sur la tête, traduisait sa fatigue et toutes ses émotions négatives qui ne cessaient de la ronger. Elle eut un grand soupir, après avoir pris une longue inspiration. Tout semblait si compliqué… Mais elle ne pouvait se relever. Elle était tombée trop bas. Ouais. Beaucoup trop bas. Maintenant, la seule chose qu’elle pouvait faire, c’était de s’accrocher à ce qui lui restait, s’accrocher et espérer ne pas tomber plus bas qu’elle ne l’était déjà, dans ce gouffre sans fin. Son regard se leva vers la clairière.

    Les arbres, en cette matinée de Septembre, laissaient onduler dans le vent et la brise leurs feuilles toujours vertes. Ces mêmes, qui, dans quelques mois, pleureraient des larmes d’or et de sang, d’amertume et de peur. La peur du froid, la peur du noir. Elle laissa son souffle mourir dans l’infini de l’atmosphère, soupir qui resta muet, aveugle, car ses yeux se fermèrent doucement avant que son pas ne la guide. La menace de la créature n’était plus. Les environs étaient plus sûrs, son cœur espérant battant plus vite plus elle se rapprochait de son but. La jeune femme n’espérait pas voir le professeur de Soins pour le moment. Elle espérait qu’il ne soit pas encore debout, pour qu’elle ne soit en aucun cas dérangée par sa présence. Le soleil continuait de réchauffer timidement le parc, dont l’herbe luisait de la rosée matinale. Amber ressortit la lettre écrit de la main d’Ashley de sa poche, les larmes perlant toujours son regard hanté par le souvenir.


      « Tu vas me manquer aussi. »


    Son murmure se mêla à celui du vent.

      « J’espère que tu prendras soin de toi… »


    Il lui faisait mal de la laisser. Elle savait que sa mère adoptive ressentait la même chose. Nouveau soupir. Elle avait vraiment besoin de se remonter le moral, c’était le cas de le dire. Rien n’était facile. De là à faire une nouvelle année, ici, entre ces murs. Elle se demandait même pourquoi elle le faisait. Ses pas finirent enfin par rentrer dans la clairière. Après des mois, ça faisait du bien de s’y retrouver. Son regard d’émeraude scruta l’endroit, toujours vide, où des oiseaux chantaient au loin dans les arbres. Sa seule présence ici la calmait. La Serdaigle porta ses doigts à sa bouche et siffla, ce seul son se portant comme un écho dans la Forêt Interdite. Et après, plus rien. Silence. La belle aux cheveux de flamme leva la tête. Rien de plus dans les airs. Les minutes passèrent, elle restait patiente, espérant, comme inquiète. Puis, des battements d’ailes, des coups de sabots sur le sol. Un cheval ailé, accompagné de ses semblables, approchait. Le premier en rang était un Gronian, sa robe grise claire illuminant au soleil, ses douces plumes frissonnant sous l’effet de la brise, sa crinière virevoltant au vent. Un sourire tendre et ravi s’afficha sur les lèvres rosées de la jeune Simmons à la vue de l’animal.

      « October. »


    L’appela-t-elle, d’une petite voix douce. L’équidé releva ses grandes oreilles, marchant d’un pas plus pressé vers la Bleue et Bronze, bougeant son énorme tête comme heureux. La bête posa son museau sur la main tendue de la jeune femme, qui la glissa doucement du haut de sa tête pour aller lui gratter derrière l’oreille. La belle aux cheveux de flamme passa sa main derrière son oreille, avançant et serrant le cou massif du cheval contre elle.

      « Tu m’as manqué, toi. »


    Avec un nouveau soupir, ses yeux se fermèrent. Il faisait bon de se retrouvait ici. Elle se sentait mieux, déjà. Comme en paix. Amber fouilla dans son sac pour y en sortir une pomme, qu’elle croqua avant de la tendre à October, qui la mangea avec appétit. Elle contempla la créature, enviant sa liberté, qui semblait si douce. Pouvoir voler et courir à sa guise, sans toutes ces responsabilités. Elle eut un semblant de sourire, portant son regard vers le sol. Une nouvelle année, encore une fois. Trois ans depuis la mort de James. Trois ans à souffrir de son absence. Oh, comme il lui manquait. Elle aurait tout fait pour le revoir. Juste une dernière fois. Lui dire qu’elle l’aimait. October poussa alors sa tête dans le ventre d’Amber, la déstabilisant dans un cri de surprise avant qu’elle ne chavire et qu’elle ne tombe par terre, entre feuilles mortes et brindilles qui brisèrent sous son poids. Son regard se porta alors vers la créature, qui remuait ses ailes avec ce qui semblait être de l’amusement, regardant la jeune femme et approchant son museau de son visage, soufflant de l’air chaud dans celui-ci. Amber fit un petit rire avant de se relever, flattant le poil doux de l’animal, qui la fascinait toujours autant. Le lien qu’elle avait envers son cheval était profond, tellement profond.

    Sûrement était-il la seule chose qui lui redonnait le sourire dans ces temps de plus en plus noirs, qui inspiraient la peur. Cette nouvelle année, en effet, n’avait rien de rassurante. Avec la mort de Dumbledore au printemps précédent, beaucoup de vies avaient été chamboulées. Les mangemorts avaient incrusté Poudlard. Il fallait se demander bien clairement ce qu’ils allaient faire. Personne ne pouvait le savoir. Personne n’était préparé. Les oreilles d’October perçurent un bruit lointain.

    Elle sursauta à des pas qui approchaient.


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Christabella I. Lockwood
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MessageSujet: Re: Je suis morte. Je ne suis rien. { Drake. t e r m i n é   Mer 24 Nov - 15:19
    Une nouvelle année qui commence... Un nouveau départ. De nouvelles conneries à faire avec sa meilleure amie, de nouvelles batailles avec son amie de guerre, et bien d’autres choses encore qu’il pourrait faire au courant de l’année. Par contre, Drake finirait une année avant Elsa et ça lui faisait peur. Il ne pourrait plus être avec elle autant qu’il le faisait. Mais bon.. Il ne fallait pas penser à ça tout de suite. Avec la huitième année qui s’était formée à cause de l’arrêt des examens de l’année passée, Drake avait une année de plus à faire. Septième année... Ça passait drôlement vite. Drake se remémora ses entrées à cette école de sorciers où tout lui semblait tellement magique (ce qui était le cas de le dire), mais bon... Avec la nouvelle année qui commençait, la mort de Dumbledore et les mangemorts qui avaient infiltré Poudlard, le stresse était présent partout dans l’école. C’était affreux comme il fallait faire attention à tout le monde, maintenant. Enfin.. Drake était sorti dehors très tôt ce matin. Avec un peu de misère à s’endormir après s’être réveillé, il s’était dit qu’il chercherait Elsa qui, comme à son habitude de se réveiller très tôt, serait sûrement déjà réveillée. Après avoir cherché pendant quelques dizaines de minutes, il ne la trouvait toujours pas et ne voulant pas rester là à rien faire, il pris son étui de guitare, sa baguette et donna un gros bisou à Cassie avant de sortir de la salle commune et de se diriger vers l’extérieur du château.


    Pourquoi ne pas écrire une chanson pour Elsa ? Elle aimerait sûrement ça. Les notes, les accords, les rythmes, tout ça se bousculait dans sa tête. Une belle chanson joyeuse comme elle les aime. Avec un sourire au lèvres, il sorti de Paulard en se dirigeant vers la Forêt Interdite. Quel meilleur moyen de composer une chanson que d’écouter la nature et le calme qu’elle procure ? Pas beaucoup, en tout cas. Le visage souriant de sa meilleur amie occupait toute la place dans son esprit. Il l’imaginait courir vers lui en lui sautant dans les bras. Drake s’arrêta un moment et regarda cette école de sorciers qui l’avait accueilli pendant sept ans. Sept longues années. Il s’en était passées des choses pendant ce temps là ! Toutes les conneries qu’il avait fait avec Elsa. Toutes les chansons composées. Les amis qu’il s’était fait. Les nouveaux professeurs qui arrivait... En parlant de nouveau professeur, il y en avait une nouvelle à l’école. Elle s’occupait du cours de Sortilèges et Enchantements. Ce qui était sûr, c’était qu’elle ne venait pas d’ici ! Elle avait un accent...Elle venait d’un des pays Scandinaves, ça c’est sûr. Lequel ? Drake en avait aucune idée. Elle lui faisait un peu peur. Avec son air trop sérieux et ses phrases trop bien formées. Mais bon... C’était mieux ça que de n’avoir aucun professeur.


    La guitare sur le dos, Drake reprit son chemin. Il était resté sur place beaucoup plus longtemps qu’il ne l’aurait voulu. Trop bien dans ses pensées, il avait passé un bon vingt minutes dans la même position à regarder cette école qui, après les années, était devenue de plus en plus dangereuse... Sifflant un air joyeux, Drake marchait vers la forêt interdite où il pourrait écrire sans avoir peur de se faire déranger. S’installant assis contre un arbre, Drake sorti la guitare de son étui, l’accorda en jouant quelques accords et en écoutant attentivement le son de chaque corde, puis commença à penser à ce qu’il pourrait bien faire comme chanson à sa meilleure amie qu’il adorait. Un accord par là ?...Ah non pas ça. Peut-être un autre là ou bien... Près d’une bonne demi-heure plus tard, Drake entendit des bruits de chevaux...Des sabots frappants le sol, des hennissements, des ailes battants... C’était un cheval ailé ! Et bien. Lui qui adorait les animaux, il ne pouvait pas laisser passer sa chance de voir ça ! Rangeant doucement sa guitare dans son étui pour ne pas l’abîmer, il se leva tranquillement et essaya de localiser la source du bruit. À gauche ?... Ouais à gauche. Ce n’étais pas très loin. Tournant la tête, Drake regarda un peu plus loin où il aperçu le fameux chev..... Les chevaux ! Et bien. S’en était de la chance ça ! Drake s’approchait très doucement. Il ne voulait pas les effrayer. Puis, en s’approchant, il aperçu une jeune femme à la chevelure rousse qui riait... Attendez un peu. Plus il s’approchait, plus il était capable de voir qui était cette jeune femme. Est-ce que c’était vraiment elle ?! Amber Simmons ? Non, elle n’était pas entrain de frapper quelqu’un. Non, elle n’avait pas un visage neutre. Elle riait. Drake n’en revenait pas. Il avait souvent vu cette fille dans les couloirs de l’école et jamais elle n’avait sourit une seule fois ! Probablement que beaucoup de gens payeraient pour voir Amber Simmons sourire. Et encore plus pour rire ! Drake avança encore un peu et pila sur une branche qui craqua sous son poids. La jeune rouquine sursauta ainsi que tous les chevaux présents ici. Et merde.... Il n’avait pas voulu la déranger. Est-ce que c’était bien LA Amber ? Drake avait de la misère à le croire.


      «......Euh... Désolé ?»
    Dit-il à voix basse.
      «Est-ce que tu es bien.... Amber Simmons ?»



    Il voulait en avoir le coeur net. Peut-être n’était-elle pas la fille que tout le monde pensait qu’elle était ? Personne n’avait essayé de la comprendre, il fallait dire... Peut-être pourrait-il essayer de l’aider ? Si elle le voulait bien, il pourrait essayer... Si quelqu’un essayait de lui apporter une chance ? Personne ne savait réellement ce qu’elle avait vécu pour en arriver à agir comme ça. Et de la voir sourire et rire, c’était une preuve qu’elle avait bien des sentiments comme nous tous. Qu’elle était capable de sourire, de s’amuser et d’avoir du plaisir. Il ne suffisait que d’un petit coup de pouce pour l’aider à se diriger dans le droit chemin ! Si personne n’avait essayer de la comprendre, c’était normal qu’elle continue d’être dans cet état d’esprit. Mais bon... Drake, tous les chevaux te regardent ainsi que cette mystérieuse rousse qui, semblait-il, était surprise de le voir. Essaye de ne pas trop faire de conneries, s’il te plaît...
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Amber I. Simmons
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MessageSujet: Re: Je suis morte. Je ne suis rien. { Drake. t e r m i n é   Jeu 25 Nov - 6:03
    Le soleil ne cessait de se lever dans toute sa grâce, enlevant le petit brouillard matinal qui hantait le dehors de l’école, la forêt, entre les arbres. Ses rayons perçaient les feuilles et donnait un air étrange et marbré à la clairière, où les chevaux ailés broutaient tranquillement en hennissant tranquillement par moments. Tout semblait calme, car ce n’était en fin de compte que le matin, si calme, si paisible, là où personne ne pouvait déranger la quiétude qui régnait. Le bruissement de la forêt était toujours aussi calme. Seul le murmure du vent dans les arbres se fit entendre au moment où la jeune femme relevait sa tête pour distinguer la silhouette du jeune homme qui s’était approché sans qu’elle ne s’en rende compte d’elle. Se remettant de la peur qu’elle avait eue quand il s’était approché, le poing qu’elle tenait sur son cœur descendit tout doucement, tandis que son autre main restait entrelacée dans la crinière blanche d’October. Le jeune homme devait être une année de moins qu’elle. Ses yeux bleus ressortaient tellement que son visage semblait pâle. Ses cheveux étaient de la couleur de la nuit. Il semblait sérieux. Il semblait timide. Déjà, à sa vue, il semblait même hésiter à bouger ou même à dire quoi que ce soit. Réaction parfaitement normale : Il y a deux ans, tellement paniquée et déstabilisée, elle n’avait cessé de faire peur à tout le monde, à transformer toutes ses émotions en neutralité ou en rage pure et dure pour se cacher du monde extérieur.

    Elle s’était calmée. Oui, elle était beaucoup plus calme qu’il y a deux ans, qu’il y a des mois. La rage avait laissé place à la douleur, plus intense, lui arrachant le cœur dans un mouvement brusque et la laissant saigner éternellement. Que de pensées négatives. Mais que voulez-vous ? On parle bien d’Amber, encore et toujours de cette chère jeune fille perturbée qui ne sait plus comment vivre normalement tellement le contact humain lui fait peur, tellement elle ne veut se lier avec personne, tellement elle a peur de perdre quelqu’un une nouvelle fois. Cette panique qui semble s’emparer d’elle chaque fois que quelqu’un l’approche… Perdre une nouvelle personne… Perdre un nouvel ami… Le voir mourir et en souffrir… Plus jamais. Elle ne voulait plus vivre un truc dans le genre.

    La vision du jeune homme qui n’osait pas l’approcher lui faisait tellement penser à James, il y a si longtemps de cela. Ce mouvement qu’il avait fait. ‘Je veux simplement être ton ami… Rien de plus…’ Amber eut un pincement au cœur. Le même visage. Tellement semblable. Ça en faisait mal. La jeune femme ne pouvait faire un mouvement. Son air devint plus perturbé, son sourire avait complètement disparu de son visage. Il était loin. Il ne pouvait pas voir. Non, il ne pouvait pas.

    Et alors sa voix résonnait. Sa voix confuse. Sa voix … Apeurée ? Sa voix si hésitante que ça en faisait presque peur. Quelqu’un qui lui adressait la parole de son plein gré. C’était tellement bizarre. Comment ça n’arrivait jamais dans sa vie. Et comment ce simple truc pouvait la faire sentir aussi étrange dans son esprit. Elle qui ne voulait jamais approcher les gens. Elle qui avait peur de tout. Elle qui craignait de se lier encore une fois. De peur de perdre. De peur de devoir punir cette personne par la mort. Sans le vouloir. Derrière son dos… Un étui. Un étui de guitare. Son regard s’attarda sur celui-ci un grand moment, tandis que les souvenirs de celle de James jaillissaient, tandis qu’elle chantait avec lui, chez lui… Chez elle. Dans le parc. Le parc qui avait tout changé leur vie. Son regard se retournait sur ses yeux d’un bleu azur brillant. De si beaux yeux. Des yeux qu’on ne voit pas souvent. Il continua alors, toujours de cette même voix très basse, presque inaudible dans la clairière pourtant très calme, où une simple voix pouvait se faire entendre si bien. Il demandait une question qui la laissa perplexe un long moment.

    Pourquoi une telle question ? Il la connaissait. Il savait qui elle était. Son visage ne trompait pas, ni ses cheveux sous son capuchon, d’un rouge flamboyant, comme celui que sa mère avait porté, lui avait-on dit… Elle fronça les sourcils, plissant le regard pour tenter de voir mieux qui se tenait devant elle, à quelques mètres.


      « … C’est moi. »


    Sa voix était calme. Pas autant neutre que quiconque aurait pu l’espérer, mais tout de même neutre. Elle semblait perturbée par le fait que quelqu’un ose l’approcher de la sorte. Personne n’osait, habituellement. Ils ne voulaient même pas tenter. Et pourtant, lui, il bravait à l’encontre des autres. Gryffondor ? Non… Il n’avait pas l’air d’un Rouge et Or. Alors qu’était-il ? Elle ne pouvait deviner. October posa sa lourde tête sur l’épaule d’Amber en soupirant de ses deux grosses narines. La belle aux cheveux de flamme posait la sienne sur celle de son Gronian, qui semblait curieux à cet étranger qu’il n’avait manifestement jamais vu. Les autres chevaux, quant à eux, continuaient de brouter tranquillement comme si rien ne pouvait les déranger. Le silence régnait. Un silence saint. Celui qu’on ne veut pas briser. Son regard se portait sur lui, une pointe de curiosité piquant son regard d’émeraude.

      « Tu en doutais ? … Je… » Elle poussa son visage de celui de son animal en lui flattant doucement le museau. Et alors, sans regarder le jeune homme, elle continuait. « Je dois avoir l’air bien différente, comme ça. »


    Sa conscience vacillait quelque peu entre ce qui était vrai ou pas. Des conversations de la sorte, elle n’en avait presque jamais. Du mal, elle en avait. Peut-être même trop. Il ne fallait pas brusquer quelqu’un comme elle. Cependant, elle ne se sentait aucunement brusquée. Ici, elle se sentait bien. Ici, elle était en paix. Son regard se retourna sur l’élève une autre fois.

      « Et toi… Qui es-tu ? »


    Sa question était simple. Son ton avait été doux, interrogateur, mais doux. Devait-elle avancer ou rester là où elle était ? Amber n’en savait rien. Elle avait tellement de mal avec les autres. Tellement de mal que s’en était étrange quand elle avait des conversations avec les gens.


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Christabella I. Lockwood
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MessageSujet: Re: Je suis morte. Je ne suis rien. { Drake. t e r m i n é   Dim 28 Nov - 21:52
    Le soleil se levait lentement. On pouvait voir la lumière tranquillement changer au fur et à mesure que le temps avançait. Drake se tenait là, sans bouger, regardant la Serdaigle collée sur le cheval ailé. Il était beau, majestueux. Une belle robe grise ainsi que de grandes ailes qui pouvaient sembler imposant pour certain, mais pas pour Drake. L'animal avait posé sa tête sur son épaule et Amber répondit positivement à sa question. C'était bien la Amber Simmons dont tout le monde avait tellement peur... Ou bien que tout le monde avait eu peur il y a de cela deux ans et que maintenant, plus personne n'osait l'approcher. Sauf Drake. Lui, il voulait la comprendre. Il savait que c'était dur de se faire traiter de toutes les sortes de noms, de se faire parler dans le dos et de se faire.. Critiquer. Le Jaune et Noir en avait presque même créé une nouvelle phobie ! Oh oui. Drake savait ce que c'était que de se faire parler dans le dos. Beaucoup de personnes parlait contre Amber pour la simple raison qu'ils ne la comprenaient pas. Drake, lui, voulait essayer de la comprendre. Il savait écouter les autres. Il savait comment laisser les autres se vider le cœur en lui parlant. Mais bon. Quand même, le Poufsouffle ne s'était pas attendu à la voir aussi tôt ce matin, lui qui pensait être tout seul pour écrire sa chanson à Elsa. Elle semblait très calme. Flattant ce qui semblait être son cheval. Drake s'approcha un peu. Sentant qu'il n'était pas indésiré, il pouvait marcher lentement vers elle. La lumière du soleil révélant son visage qui, jusqu'à présent était resté dans l'ombre sans trop le remarquer. Drake sentait qu'elle était bien en ce moment. Qu'elle ne pensait plus à ses problèmes qu'elle devait avoir et qu'elle se sentait en sécurité. Sa voix s'éleva dans l'air encore une fois, calme. S'il en doutait ? Et bien oui, c'est assez inhabituel de voir Amber dans un état aussi serein ! Elle-même semblait l'avouer. Ça prouvait qu'en ce moment, elle était très différente qu'à son habitude. Il repensa à son sourire et à son rire d'il y a quelques secondes plus tôt. S'il était capable de le faire ressortir, ce serait un exploit. Hésitant à répondre, il se risqua quand même.


      «..Oui, ça me surprend. C'est rare de te voir comme ça.. Aussi paisible que tu as l'air de l'être.»



    Drake se rapprochait lentement de la rousse. Premièrement, parce qu'il ne voulait pas effrayer les chevaux ailés qui mangeait de l'herbe un peu plus loin. Deuxièmement, parce qu'il ne savait pas si la Serdaigle voulait de sa compagnie. Au moins, elle ne l'avait pas encore renvoyé et c'était déjà un très bon signe. Elle semblait surprise que quelqu'un vienne lui parler. C'était sûrement normal comme réaction... Il fallait dire que, habituellement, les gens l'évitaient plus qu'autre chose. Et voilà que Drake venait la voir, comme ça, sans avertissement ! Ouais. Elle pouvait bien être surprise. Encore une fois, la rousse parla. Cette fois, c'était une question. Une question, ça prouvait qu'elle était capable de s'intéresser à lui ! C'était une bonne chose. Drake était sur la bonne voie et il le sentait. Un petit sourire se dressa sur ses lèvres. Le Jaune et Noir était maintenant proche de la Serdaigle. Son cheval ne semblait pas avoir peur de lui. Drake avait toujours eu le tour avec les animaux et c'était probablement pour ça que le cheval ailé ne se sentait pas menacé par lui. Il approcha lentement sa main de lui avant de lui caresser lentement le museau. Wow.. Il n'aurait jamais pensé toucher un cheval ailé avant bien longtemps. Drake ne savait pas de quelle race il était, mais il le trouvait très beau. Maintenant assez près d'elle, Drake lui présenta sa main avec un sourire. Il se sentait en confiance et voyait qu'elle n'avait aucune intention de le frapper. Encore une fois, c'était un bon signe. Si elle n'avait pas voulu de lui, elle l'aurait probablement empêché d'approcher et l'aurait peut-être frappé. Même si elle était moins pire qu'avant, il restait quand même un peu de chance qu'elle le frappe. Mais bon. Elle ne semblait pas dans cet état d'esprit en ce moment. Il fallait en profiter pendant qu'il pouvait encore lui parler sans avoir peur d'elle.


      « Je suis Drake Isaac Atkins, enchanté de te connaître ! »
    Lui dit-il, sur un ton joyeux.


    Amber ne s'était sûrement pas attendu à ce geste amical, mais toute personne se doit de se présenter et de se serrer la main non ? C'était bien ce que Drake faisait. Peu importe que se soit Amber ou bien n'importe qui, il fallait se présenter avant toute chose. Est-ce qu'elle allait serrer sa main ? Ou bien elle allait la repousser ? Le Poufsouffle souhaitait qu'elle la serre. Ce serait déjà un grand pas en avant. Peut-être pourraient-ils partir une amitié ? Drake se voyait déjà rire aux éclats avec Amber.... Bon, trop d'imagination. Faut premièrement commencer par le commencement et apprendre à se connaître. Pour qu'elle agisse comme ça, Amber avait dût vivre des trucs très blessants... Des évènements qui l'aurait pousser à agir comme elle l'avait fait pendant tout ce temps. Il fallait y aller doucement. Ne pas trop pousser. Peut-être même que ce geste de lui montrer sa main pour qu'elle la serre était déjà un peu trop... Mais bon. On ne peut plus reculer en arrière. Ce qui est fait est fait. Il ne fallait qu'espérer qu'elle ne se sente pas trop bousculée par ce qu'il avait fait. Probablement pas. Comment peut-on en vouloir à quelqu'un qui veut se présenter..Non ? Le cheval d'Amber semblait le regarder. Drake trouvait ça amusant d'avoir un si gros animal à coté de lui. Lui qui adorait les animaux se sentait bien en sa compagnie. Et sûrement que lui aussi comme il ne s'en allait pas et qu'il n'avait pas peur. Le Poufsouffle regarda le cheval, puis Amber encore une fois. Toujours ce sourire au visage, attendant qu'elle lui prenne la main pour la serrer. Allez Amber... ça ne te ferait pas de mal non ? Serre ma main pour que je puisse enfin arrêter de m'en faire avec ça...
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MessageSujet: Re: Je suis morte. Je ne suis rien. { Drake. t e r m i n é   Sam 4 Déc - 3:17
    Quelle ironie. Amber qui parle à quelqu’un, sans que celui-ci ne soit obligé de ressentir une quelconque appréhension envers elle. Sans qu’il doive fuir sous son regard d’émeraude autrefois violent. Son regard d’émeraude qui décrivait une forêt remplie de secrets obscurs, de souvenirs de son passé hurlant, de désespoir. Toutes ces choses que jamais personne n’allait savoir. Toutes ces choses qui resteraient enfouies au plus profond d’elle-même, cachées dans un coffre si bien fermé qu’il était presque impossible d’y accéder. Elle seule en avait la clé. Elle seule déciderait la suite. La suite de toutes ses angoisses. Si elle devait se vider, à qui elle le ferait. Cette nouvelle année ne disait rien de beau. Encore, elle ne savait ce qui allait vraiment arriver. Avec tous les nouveaux professeurs et tous les nouveaux évènements, tout était à prévoir. Tout. Même la mort d’un proche. La mort de ceux que l’on connaissait. De tous ces gens…Même ceux que l’on connaissait à peine. Ça affectait toujours le moral. Et les morts… En ces temps sombres, ils couraient les rues. Tout le monde pouvait être une cible de ces complots sombres et terrifiants. Les sangs purs devaient être les seuls épargnés. Et encore.

    La mort est imprévisible. Elle peut frapper n’importe quand. N’importe qui peut en être affecté.

    Un Sombral s’avança entre les ténèbres des arbres lointains de la Forêt Interdite. Invisible pour le jeune homme, il était pourtant trop visible pour la Serdaigle. Ses yeux brillaient malgré le manque de lumière dans l’ombre. Son corps sombre et osseux était pourtant majestueux. Cette créature qui était avant considérée comme un mauvais présage ne se montrait qu’aux gens qui avaient vu la mort. La mort de James. La voiture l’ayant percuté. Le crissement strident des pneus et la lumière aveuglante des phares. Ces sons étaient horribles. Le son de sa voix, paniquée, à ce moment, résonnait parfois dans sa tête jusqu’au plus profond de son âme déchirée par les souvenirs. Le Sombral s’avançait lentement vers eux, entre les autres chevaux ailés, d’une démarche douce, élégante, malgré sa carrure osseuse et mystérieuse, effrayante. Ses longues ailes semblables à celles des chauves-souris bougeaient doucement, ses yeux la fixaient étrangement, comme s’il était curieux de voir une intruse dans cette clairière, avec les autres créatures volantes. Ils aimaient la noirceur. Il était donc étrange d’en voir ne serait-ce qu’un près de la lisière de la forêt. Étrange mais pas improbable.

    La mort est une chose que personne ne voudrait vivre. L’ayant vécu, elle le savait beaucoup mieux que n’importe qui n’ayant jamais vu une seule fois quelqu’un mourir devant ses yeux. Et ce jeune homme… Il ne semblait pas voir la créature avancer. Invisible, mais là. October semblait voir le cheval arriver, les animaux n’étaient peut-être pas soumis à cette même règle à propos du cheval sombre. Il continuait de parler, répondant à la question que la Serdaigle avait posé. Paisible. Oui, paisible. Elle l’était. Ici, c’était un des seuls endroits où elle pouvait se permettre d’être, en quelque-sorte, elle-même. Ça surprenait ceux qui venaient. Ça avait surpris, l’année précédente, le professeur Liebgott, qui avait vu au cours des cours particuliers le vrai tempérament de la jeune femme, avec le cheval, celui qui changeait doucement son tempérament, plus rapidement qu’il ne l’aurait fait si elle ne l’avait pas eu dans sa vie. Elle se mettait par la suite à regarder le sol, l’herbe près de ses souliers, son capuchon toujours cachant une partie de son visage, ses cheveux rouge flamme sortant de celui-ci et ondulant sous l’effet de la brise, toujours présente.

    October fixait le jeune homme qui avançait doucement vers eux. Toujours pas de réponse depuis qu’elle lui avait demandé son nom. Avant de baisser les yeux, elle avait vu un sourire trahir ses traits. Ce sourire lui faisait tellement penser à James. James qui hantait son passé comme son présent. Elle le sentait, des larmes se mettraient lentement à couler sur ses joues si elle continuait sur cette voie. Il n’était seulement qu’à quelques décimètres avant qu’elle ne relève le regard vers lui. Il était grand. Ses yeux resplendissaient, pétillaient. Il avait le tour avec les animaux, elle le vit instantanément. October se laissait caresser par cette main inconnue sans rouspéter. Son regard se perdait sur cet étui de guitare dans son dos. Une guitare qui devait sûrement le suivre partout. Un si bel instrument. Elle semblait si loin dans ses pensées, comme entre deux mondes, dont celui qui était le sien et cette désastreuse réalité. Toujours aucune réponse à sa question. Tout cela faisait un peu peur. Ce n’était pas normal… Non ? C’est alors qu’il se retournait vers elle et lui tendait sa main, avec ce même sourire. Son ton se faisait joyeux alors qu’il se présentait.

    Plusieurs secondes passèrent, tombèrent dans l’infini du temps. Amber porta son regard sur la main, ne sachant quoi faire, hésitante. Il faisait tellement longtemps depuis qu’un moment comme celui-là s’était présenté à elle. Il s’appelait Drake. Ce nom ne lui disait toujours rien. Elle put voir, maintenant qu’il était près, qu’il était de Poufsouffle. Un emblème sur son torse définissait ce simple détail. Elle tendit une main toujours hésitante vers la sienne avant de la serrer, sans aucune force.

      « Heureuse de te connaître aussi, Drake. »


    Elle força un sourire, avec un regard incertain. Une certaine peur de se lier avec une personne de la sorte naissait en elle. Qu’allait-il arriver une fois que tout cela allait passer ? Le Gronian hennit alors en secouant sa tête, faisant bouger ses longues oreilles. Son sourire se fit plus sincère à ce moment. C’est dans un mouvement doux qu’elle enlevait sa main de celle de Drake, toujours aussi hésitante, tous ses gestes se voyant dans ses mouvements trop lents, trop vacillants. La belle aux cheveux de flamme baissait alors la tête et agrippait de ses deux mains son capuchon, l’enlevant de sa tête, laissant ses cheveux presque briller sous le soleil levant, passant ses doigts dans ceux-ci pour les replacer d’une manière ou d’une autre.

      « Quelle connerie… » Fit-elle, dans un petit rire ironique. « La Terrible Amber Isabel Simmons. Celle qui ne parle qu’avec ses poings. Réputation assez belle, tu ne trouves pas ? Après trois ans, je peux difficilement passer inaperçu dorénavant. »


    La Serdaigle ne fit que caresser encore et encore la crinière d’October. Elle sortit une autre pomme de son sac, la donnant encore une fois à son cheval ailé qui la croqua avec plaisir. Elle retournait son regard sur Drake par la suite.

      « Ne t’inquiète pas. Je ne te frapperai pas. J’ai… en quelque sorte, j’ai dépassé ce stade. »



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Christabella I. Lockwood
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MessageSujet: Re: Je suis morte. Je ne suis rien. { Drake. t e r m i n é   Mer 8 Déc - 3:18
    Drake avait faim... Son ventre gargouillait. Il aurait voulu manger plus ce matin, mais sa quête pour chercher Elsa avait pris le dessus. La seule pensée de la nourriture faisait saliver Drake qui faisait attention à ce que ça ne lui coule pas sur le bord de la bouche... Il ne faudrait pas faire cette erreur alors que... Oh ! Et bien en voilà une belle surprise ! Même si elle avait hésité à lui prendre la main pour la serrer, elle l’avait fait. C’était presque timide. Amber, timide ? Et bien. Ça aussi, c’était une surprise. Un grand sourire au visage, Drake chassa les mauvaises pensées de sa tête. Il n’avait plus besoin de penser comme ça. Si elle n’avait pas voulu de lui, il l’aurait su aussitôt qu’il se serait approché d’elle. Aussi, elle ne devait pas recevoir souvent de... visiteurs. Ça semblait bien se passer, pour le moment. Son ‘’heureuse de te rencontrer’‘ semblait lui aussi, timide ou bien... Méfiant. Est-ce qu’elle se méfiait de lui ? Pourtant, elle n’avait aucune raison ! Drake n’avait aucune intention de blesser la Serdaigle que ce soit physiquement ou psychologiquement. De toute façon... Ce serait probablement lui le plus blessé entre les deux. Tandis qu’elle retirait doucement sa main de la sienne, Drake regardait Amber avec le même sourire. Un sourire aimable, amical, réconfortant, etc. Ce que le Jaune et Noir voulait, c’était qu’elle lui fasse confiance. Qu’elle n’ait pas peur de lui. Pour l’instant, cela semblait bien marcher. Tant qu’il ne faisait pas quelque chose qui pourrait lui faire du mal sans le vouloir, ou une connerie qui le baisserait dans son estime, il ne serait pas... En danger.


    Puis, sa voix s’éleva dans les airs encore une fois.... attendez. Amber Isabel Simmons ?! Elle avait un deuxième nom depuis le début ? Est-ce qu’il était le seul à ne pas savoir ça ? La manière qu’elle l’avait dit... Comme si c’était le plus naturellement du monde ! Drake était à la fois surpris et confus. Et bien... s’il n’était pas le dernier à savoir qu’elle avait un deuxième nom, il était le premier ! Amber la Terreur. Ouais... Il fallait dire que la réputation qu’elle s’était faite n’était effectivement pas passée inaperçue. Ne sachant pas trop quoi répondre à ça, il hésita un moment.



      « Euh... Ouais. »



    Amber Isabel Simmons... Ça sonnait bien dans les oreilles du Poufsouffle. Le nom ‘’Isabel’‘ avait toujours été beau pour Drake. Puis, Amber lui dit qu’elle ne le frapperait pas. Qu’elle avait passé ce stade. C’était un bon signe ! Au moins, Drake était sûr qu’il ne partirait pas avec quelques bleus et une dent cassée. Hahaha... Non ça ne serait pas drôle. Drake imaginait Elsa qui serait inquiète de ce qui lui était arrivé. Ou bien d’Evelyn qui serait très jalouse de savoir que quelqu’un d’autre a battu son ami de guerre !... Okay non un peu de sérieux. Evvie ne serait pas très contente de voir que Drake se serait fait battre. Même s’il l’aurait probablement cherché à agacer Amber pour qu’elle lui parle.


      « C’est un beau nom, Isabel.. Je ne savais pas que tu avais un deuxième nom. »
    Lui dit-il en la regardant dans les yeux. Ses yeux se tournèrent vers l’énorme animal qui semblait beaucoup apprécier la compagnie des deux sorciers. C’est avec un sourire qu’il lui flatta le museau du bout de ses doigts.


      « Lui aussi, il est beau. Est-ce que c’est ton cheval ? Je l’aime beaucoup. »
    Le cheval se laissait flatter. Le Jaune et Noir caressait sa crinière lentement en regardant le cheval dans les yeux. Puis, la main de Drake toucha celle d’Amber. Le Poufsouffle retira sa main assez rapidement. Peut-être qu’elle n’aimait pas le contact humain... On ne sait jamais et il fallait mieux être prudent et paraître le mieux possible.


      « Oh, désolé... »
    S’excusa-t-il en regardant Amber.


    Qui l’aurait cru. Drake n’était pas le Poufsouffle le plus courageux du monde. Mais il avait touché à la Terreur ! Qui n’était pas très terrifiante une fois qu’on la voyait de près. Elle était même très gentille. Douce. Calme. C’était étrange de penser que pendant tout ce temps, les gens la voyaient comme la pire espèce qu’il faut éviter. Lorsqu’il en parlerait à Elsa... Il la voyait déjà courir vers Amber pour lui serrer la main et essayer d’être son amie. Eum... Non, mauvaise idée. Elle ne devait pas être bousculée. Peut-être était-ce déjà dur pour Amber d’accepter sa présence avec elle. Mais elle lui parlait ! Elle répondait à ses questions sans que ça aille l’air forcé et elle lui en posait aussi. Peut-être qu’il lui dirait, mais qu’il l’empêcherait d’aller la voir si elle essayait. Ouais... Il verrait ça quand le temps viendra. Puis, une idée lui venu en tête. Pourquoi ne pas jouer un peu de guitare pour adoucir l’atmosphère encore plus ? Une paisible musique de fond n’est jamais refusée. Prenant son étui à guitare, il lui adressa encore la parole tout en gardant ce ton doux pour ne pas effrayer les animaux et aussi pour garder ce sentiment de calme qui régnait dans la forêt. En prenant son étui de guitare et en l’ouvrant pour prendre son instrument préféré, Drake s’adressa une nouvelle fois à Amber.


      « Ça te dérange si je joue un peu de musique ? »



    Aaaah comme il l’aimait sa guitare. Elle le suivait partout où il allait. Sa belle guitare noire. Elle était tellement propre qu’elle semblait neuve. Drake lui faisait attention plus que tout. Il n’y avait aucune marque, aucun trou, rien. Pourtant, Drake l’avait depuis très longtemps. Trois ou quatre ans, peut-être. Les objets qui lui tenait à coeur, il en prenait soin. Ses amis aussi. Drake aimait ses amis plus que tout. C’est pourquoi il aimerait bien qu’Amber devienne son amie. Il pourrait l’aider si elle avait des problèmes. Lui parler de tout et n’importe quoi. Rire, comme elle l’avait fait tout à l’heure. Une vraie relation d’amitié, quoi ! De plus, elle aurait un ami de plus. Drake supposait qu’elle ne devait pas être la fille la plus populaire de Poudlard alors... S’il pouvait, il serait ravit d’être l’ami d’Amber la Terreur ! Revenons à la guitare... Drake pouvait en profiter pour voir sa réaction face à sa nouvelle chanson qu’il écrivait pour Elsa, sa meilleure amie. Il restait encore quelques améliorations à faire, mais le plus gros était là. Le soleil qui se levait lentement éclairait la forêt sombre. On pouvait de mieux en mieux voir le visage d’Amber. Il ne l’avait jamais vu d’aussi proche et il fallait dire qu’elle était assez jolie. Pas plus que SA Elsa par contre ! Et ça, personne ne pouvait le nier. Mais bon. Mignonne quand même. Si elle n’avait pas agit comme elle l’avait fait au cours des trois ou quatre dernières années, elle aurait pu se faire beaucoup d’amis et peut-être même un amoureux ? Drake, ces sujets sont trop sensibles pour que l’on en parle à n’importe qui. Retiens toi jusqu’à ce qu’elle t’apprécies comme un ami.


Dernière édition par Drake I. Atkins le Dim 26 Déc - 19:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Je suis morte. Je ne suis rien. { Drake. t e r m i n é   Mar 14 Déc - 1:10
    La réponse plutôt hésitante du jeune homme avait tôt fait de confirmer les dires de la Serdaigle de huitième année. Non, elle ne passait plus inaperçu. Enfin, elle en avait bien eu la preuve, tout à l’heure, quand il s’était avancé vers elle avec cette hésitation propre à ceux qui la redoutaient. Cependant, il s’était avancé. Chose que ce n’est pas tout le monde qui aurait vraiment osé faire. Habituellement, et elle n’était pas assez idiote pour le nier, les gens la fuyaient. Les gens la traitaient de cinglée. Ils croyaient tous qu’elle avait un grand problème mental. Revenant sur ce sujet, elle ne savait pas trop, elle-même. Ces voix… Elles ne s’étaient pas manifestées de l’été. Elles avaient stoppées. Mais maintenant qu’en adviendrait-il ? Elles étaient ici. Ces gens qui voulaient lui faire du mal se rapprochaient d’elle… Et sûrement auraient-ils raison de son âme et de sa tête. Pour l’instant, devait-elle vraiment s’en faire ? Le sourire de son interlocuteur avait laissé place à un air assez surpris pendant les secondes après qu’elle avait dit sa phrase. Pourtant, sa réponse, quant à elle, ne semblait pas avoir découlé de ladite surprise. Amber ne bronchait pas. Elle avait toujours sa main au plus profond de la crinière de son cheval ailé qui, lui non plus, ne bronchait pas. Ils étaient calmes, sereins. Aucune peur, aucune sombre pensée. Que cette clairière parsemée de chevaux, de douce lumière, des sons du vent de l’été départant doucement dans un murmure, des oiseaux matinaux, de cette petite brume qui dansait sous leurs pieds. Le mirage, le doute. L’acceptation de la chose. Comme si le temps s’était figé, que seulement dans cette clairière, ils étaient invulnérables. Deux âmes reposant avant de devoir affronter une nouvelle fois cette réalité alarmante.

    Cette réalité plus qu’effrayante.

    Cette réalité parsemée de malheurs. Cette école où tout semblait avoir été chamboulé. Où le directeur avait tué le dernier, où les Carrow dominaient. Où tout changerait en un claquement de doigt. Personne ne pourrait s’en sortir. Quelque-chose arrivait, comme une bête guettant sagement une proie en attendant le moment précis où elle serait vulnérable. Sans défense. Elle savait que tout le monde y passerait. Tout le monde complotait. Et bien qu’elle ne soit pas du genre à devoir se décider, plutôt à rester neutre, elle opterait à prendre le camp du bien, celui de Potter. Plus ils seraient, plus ce serait facile de triompher sous cette guerre imminente. Savoir se défendre. Apprendre. Elle avait appris. Elle savait.

    October secoua sa crinière. Sa main se posait alors sur son front, où elle passait ses doigts lentement, toujours avec ce regard perdu, les émeraudes scintillant dans ses iris reflétant cette crainte, enfouie, sur ce qui allait se préparer, une fois qu’ils seraient rentrés. Il était encore tôt, cependant, et elle aurait voulu rester plus longtemps. Il était impossible de sortir du terrain de l’école, mais elle aurait aimé seller son Gronian, voler un peu, se sentir libre, comme lui. Libre, sans crainte. Sans aucune peur. Le vent dans les cheveux, sur le visage. Ça lui serait impossible d’en faire ainsi. Alors, pourrait-elle seulement le monter pour se balader dans le parc, sans plus de contrainte ? Comme l’année dernière, ce serait agréable. Tout avait changé, et cette possibilité n’était peut-être plus envisageable. Après cette année, elle quitterait et tenterait de retrouver une quelconque sortir. Elle travaillerait avec eux. Elle savait déjà exactement ce qu’elle ferait. Plus tard, dans cette vie qu’elle n’aurait jamais voulu avoir. Sans lui. Sans cette seule raison. Sans son âme complète, qui venait de s’enfuir, s’évanouissant comme une bougie que l’on venait de souffler, évanescente comme sa fumée s’amoindrissant, de jour en jour, de mois en mois, d’année en année. Jusqu’à ce qu’à son tour, elle quitte. Pas sans repenser à lui, pas sans aucun espoir de le revoir, de pouvoir une fois de plus lui reparler. Aucun sort ne ressuscite les morts. Elle l’aurait tant voulu. Et cette photo d’eux, il y a trois ans, elle la gardait. Elle la garderait toujours avec elle.

    S’il fallait qu’elle continue de vivre, elle le ferait. Juste pour lui. Pour cette flamme incessante qu’il avait ravivée en elle jadis, pour cet amour incompris jamais vécu. Pour ce baiser qui n’avait jamais pu avoir lieu. Pour leurs lèvres s’effleurant pendant ce si subtil instant avant le chaos et le noir. Pour sa pensée qui hanterait sa mémoire à jamais, seulement pour son souvenir. Vivre pour lui. Car c’est tout ce qu’elle pouvait lui offrir. Vivre pour lui, car il l’avait sauvé, elle qui n’aurait jamais dû survivre. Elle qui aurait dû mourir dans ses bras.

    Son regard se reportait sur Drake, après que sa voix résonne comme un écho dans la clairière.


      « Oh… Merci. »


    Elle eut pendant quelques instants son regard dans le sien, avant qu’il ne se retourne sur l’animal qui continuait de se faire caresser avec toute la joie du monde. Il restait tellement calme que s’en était apaisant. Les animaux sont de si bons thérapeutes. Ceux qui ont existé depuis nombre d’années, peut-être les premiers. Dans ce jeu, les deux le sont. L’Homme a autant besoin de caresser que l’animal a besoin de se faire caresser. C’était si doux, comme simple pensée. Elle eut un petit sourire en coin face au commentaire du jeune homme aux cheveux de jais.

      « Il est bien à moi. J’en ai hérité l’année dernière. Il appartenait à l’école avant la fin de l’année, j’ai dû me décider avant de revenir ici. Sans examens, cependant, je n’étais pas foutue d’aller où je voulais me rendre. Alors… Je suis revenue. October aussi. Je ne sais pas si je devrais vraiment rester plus longtemps, par contre… J’ai du mal à envisager cette année, avec tous les changements. Mes diplômes, cependant, sont trop importants. Je dois tenter de passer par-dessus cette… Noirceur. »


    En fin de compte, elle avait vécu pire que de se faire insulter par une mangemorte se faisant passer pour une enseignante. Les souvenirs de son enfance ne cessaient de ressurgir dans son esprit. Elle frissonna, se comptant chanceuse de porter cette veste qu’elle avait. Au moins, il ne verrait rien de ces marques témoignant ce passé si difficile. Elle n’aurait pas voulu que ça se sache. Elle ne le connaissait pas. Parler de son passé comme si de rien n’était lui ferait trop mal.

    Toujours en cajolant October, elle sentit la main de Drake effleurer la sienne. Aussitôt, les deux se rétractèrent. Son regard se posa une nouvelle fois sur le sien, avec un visage surpris, tandis qu’il s’excusait. Ça, c’était un peu trop. Elle eut un soupir.


      « Ça va… »


    Sa réplique n’était pas très longue, mais c’était au moins ça. Le brouillard à ses pieds se dissipait lentement. Le Sombral approchait de plus en plus, seul. Que voulait-il ? Personne ne l’aurait vraiment su. Peut-être, comme les autres équidés, était-il curieux de cette intrusion dans la clairière d’une personne autre que le professeur Liebgott. Si tel était le cas, Amber ne devait pas le surprendre tant que ça, elle qui venait si souvent dans les années précédentes. Drake sortit par la suite de son étui sa guitare, ce qui intrigua la jeune femme qui retourna son attention sur celui-ci. En jouer… C’était un si bel instrument. Comment dire non à un truc pareil ? La musique l’avait toujours passionné. Ce qui transportait dans un autre monde avec des notes si belles et si douces, qu’importe ce qui était joué. Tellement de souvenirs jaillissaient en ce matin de Septembre… Comme si rien ne s’arrêterait jamais. C’était si doux, en même temps si dur. Elle releva la tête.

      « Bien sûr. J’adore la musique. Ne te gêne surtout pas. »


    Les oreilles d’October se redressèrent vers le Sombral qui était maintenant à seulement quelques mètres de sa maîtresse. Celle-ci retourna la tête pour regarder la créature qui respirait lentement dans un souffle qui semblait glacial dans ce mois pourtant doux. Elle approcha sa main de la tête de celui-ci et la caressa doucement. L’animal ne bronchait pas, secouait ses ailes. Malheureusement pour celui-ci, la Bleue et Bronze n’avait aucun morceau de viande à portée. Les pommes n’étaient pas vraiment ce que l’animal aurait préféré, alors lui en tendre une aurait été tout bonnement inutile.

      « C’est étrange… Qu’est-ce que tu fais là, toi ? »


    Pour Drake, elle devait sembler s’adresser au vide. Pourtant, la présence de l’animal l’intriguait. Peut-être venait-il simplement pour voir ce qui se passait. Mais qui sait ? Peut-être que plus loin dans la forêt il y avait quelque-chose de louche ? Si tel était le cas, elle n’aurait pas le courage d’y retourner. Tant de plantes… La pensée la fit frissonner.


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MessageSujet: Re: Je suis morte. Je ne suis rien. { Drake. t e r m i n é   Dim 26 Déc - 19:14
    La voix d’Amber s’éleva dans les airs, lui expliquant l’histoire de son cheval et comment elle l’avait eu. Tiens, elle aussi elle devrait avoir fini... À cause de la mort de Dumbledore, la huitième année avait été créée pour les élèves de septième de l’année passée qui avaient été obligés d’interrompre leurs examens. La plupart était revenu quand même. C’était des temps très noirs. Tous les élèves étaient dans le même bateau. Les Carrow qui terrorisaient l’école, les mangemorts, Severus Rogue comme directeur, et en plus c’était le meurtrier de Dumbledore, le plus grand sorcier de l’humanité. Le Poufsouffle n’avait jamais eu réellement confiance en cet homme. Il lui avait toujours fait peur avec son regard méchant et son attitude cruelle. Drake ne lui pardonnerait jamais d’avoir assassiné l’ancien directeur de Poudlard. Mais bon... Après les paroles de la Serdaigle, Drake se demandait qu’est-ce qu’elle comptait faire dans la vie. Elle avait l’air d’adorer son cheval alors... Allait-elle le suivre dans sa carrière ? Drake ne connaissait pas tous les métiers dans le domaine de la magie au monde, mais il était sûr qu’il y en avait un relié aux chevaux. Quant à lui, Drake allait sûrement se diriger dans les soins des animaux ou quelque chose du genre. C’était sa passion et il avait bien l’intention de faire poursuivre celle-ci dans son métier.


      « Nous avons tous peur de savoir ce qui va se passer au cours de l’année... Il va falloir qu’on travaille tous ensemble pour passer par-dessus »



    Amber lui permis de sortir sa guitare pour jouer de la musique. Elle adorait la musique. Et bien, c’est super ça ! Drake aussi adorait la musique. La créer et l’interpréter. Une de ses passions. La musique avait toujours fait partie de sa vie. Sa guitare acoustique noire, il l’avait depuis quelques années et ne comptait pas s’en débarrasser bientôt ! C’était comme un morceau de sa vie. Sans attendre davantage, le Poufsouffle pris son étui dans son dos (doucement pour ne pas effrayer les animaux autour), sorti sa guitare et s’accota contre un arbre proche. Quel meilleur moyen de voir si sa musique pour Elsa était bonne que de la faire écouter à quelqu’un qu’il connaît à peine ? Sa guitare était déjà accordée comme il jouait de la musique tantôt. Pas de temps à perdre, Drake passa directement à la musique. C’était une chanson très douce. Des accords en majeur pour un ton plus joyeux. Un rythme constant et lent. Puis, la Serdaigle dit quelque chose. Comme si elle s’adressait à quelqu’un sauf.. Qu’il n’y avait personne à part elle, October et lui. Est-ce que les rumeurs qui couraient disant qu’Amber était folle étaient donc réelles ? Pourtant, elle avait l’air saine d’esprit. Pourtant, le cheval semblait plus agité aussi. Amber semblait flatter quelque chose dans le vide. C’était étrange de la voir aller... Est-ce qu’elle était entrain d’halluciner ? Drake regarda la rouquine avec un air interrogateur.


      « Euh... Amber ? À qui est-ce que tu parles ? »
    Lui demanda-t-il, en regardant autour.


    Même en parlant, Drake n’arrêtait pas de jouer. C’était un automatisme. Il avait toujours été comme ça. Souvent, il ne remarquait même pas qu’il jouait avec sa guitare. Enfin bon. Drake jeta un regard dans les yeux d’Amber pour voir où elle regardait et pour essayer de voir à qui elle parlait. Elle avait de beaux yeux verts émeraudes. Le Jaune et Noir aimaient beaucoup les yeux des gens. Ça le fascinait. Bien qu’il n’était pas du genre à fixer pendant des minutes entières, il adorait regarder les yeux. Ses préférés, les yeux noisettes (nooooon on ne se demande vraiment pas pourquoi) puis, les verts et les bleus. Ceux d’Amber étaient d’un vert émeraude à ne pas manquer. Drake continuait de jouer sa musique. Improvisant lorsque sa chanson pour Elsa était finie. Rajoutant des notes et des accords un peu partout. Aux yeux du jeune homme, tout semblait parfait. Il fallait simplement que ce soit pareil pour la Serdaigle. Amber était une fille très gentille, maintenant. Elle n’aimait peut-être pas beaucoup la compagnie, mais sa présence ne semblait pas l’ennuyer ou la déranger. C’était un bon signe, ça. Ou bien... Le cachait-elle ? Peut-être qu’en fait, elle ne voulait pas l’avoir avec elle. Probablement que s’il l’avait dérangé, il l’aurait su.


      « Tu sais, tu es vraiment différente de ce que l’on pourrait penser. Beaucoup pensent que tu es encore dans ta.... Phase “Je frappe tout le monde”. Pourtant, tu es une fille très gentille. En venant vers toi, je n’étais pas sûr si tu allais me rejeter ou m’accepter. De plus, je t’ai vu rire tout à l’heure. Je sais que tu en es capable. »
    Lui avoua-t-il avec un sourire.


    Tout ce que Drake disait, il le pensait. Elle était capable de donner de l’affection. La preuve : son cheval October. Aaaah les animaux... Qu’est-ce qu’on ferait sans eux ? Ce sont les seuls qui ne peuvent pas juger. Les seuls qui peuvent nous calmer en quelques secondes, qui peuvent nous rendre paisible. Ça peut vraiment changer quelqu’un. Drake se demandait si sa rencontre avec la rouquine aurait été la même si elle n’avait pas été ave son cheval. Elle l’aurait probablement moins accepté, non ? Peut-être pas, finalement. On ne le saura jamais puisque cette première rencontre est actuellement en cours. Drake aimerait bien l’avoir comme amie. Elle semblait toute seule. Il ne l’avait jamais vu avec quelqu’un. Ou bien il ne s’en rappelait pas. Le Jaune et Noir se demandait vraiment ce qu’il s’était passé pour qu’elle commence à agir comme ça. Il aurait aimé lui demander, mais il doutait fort qu’elle lui dise. Ils ne se connaissaient presque pas. Pourquoi irait-elle confier ses secrets à lui ? Ça ne ferait pas de sens. Il pourrait toujours tenter sa chance... Non. Il fallait attendre. C’était encore trop tôt. Il fallait être patient. Attendre qu’elle se sente assez en confiance pour lui avouer quelque chose. Au lieu de ça.. Demande-lui autre chose, Drake. Ah oui !


      « Tu parlais de tes diplômes tout à l’heure... Dans quel métier veux-tu te diriger ? »



    Lentement, mais sûrement, il se dirigeait vers les questions plus personnelles. Il fallait simplement qu’elle ne se sente pas bousculer par toutes ces questions. La musique continuait de jouer. Certains sorciers auraient jeté un sort à son instrument pour qu’il joue tout seul, mais Drake adorait interpréter sa musique. Surtout celle qu’il avait inventée. La question “Est-ce que tu aimes ma musique ?” lui brûlait les lèvres, mais il se retenait. Drake voulait que ça vienne d’elle et non d’une idée qu’il aurait implanté dans sa tête.


    Amber Isabel Simmons. Qui aurait pu croire qu’un jour, elle aurait pu entretenir une conversation avec quelqu’un sans que celui-ci en soit forcé ? Bon, faut pas exagérer. Amber a sûrement déjà eu d’autres conversations qu’avec Drake. Elle n’avait pas toujours été comme ça, il en était sûr. Quoique ça devait faire assez longtemps puisque dans les dernières années, elle avait eu sa phase Noire. Ses temps sombres à elle... Si quelqu’un avait essayé de la comprendre plus tôt, peut-être que ça l’aurait pu changer quelque chose. On ne sait jamais. Avoir quelqu’un à qui parler quand on a des problèmes, ça fait toujours du bien. Si elle n’avait personne, Drake aimerait bien l’être, cette personne. La confiance, Drake, il ne fallait que faire monter la confiance entre toi et Amber. Et cette confiance, il fallait la gagner en faisant des choses qu’elle trouvait important ou bien qu’elle aimait. Lui parler, rire, aussi. C’était drôle à dire. Rire avec Amber. C’est une phrase que l’on entendra pas souvent, en tout cas ! Enfin, Drake porta attention sur Amber. Sur les réponses à ses questions et à ses commentaires. Plus tard les questions personnelles.. Pour l’instant, il ne fallait pas creuser trop loin. Rester en surface.
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MessageSujet: Re: Je suis morte. Je ne suis rien. { Drake. t e r m i n é   Mer 29 Déc - 6:16
    Le sombral était majestueux malgré cette noirceur infinie qui semblait se dégager de son être. C’était une très belle créature, malgré cet effet qui semblait totalement repoussant. Il semblait sage, loin d’être dotée de peu d’intelligence. Et pourtant, il s’éloignait de son élément naturel pour venir explorer ce qui se passait ici, ailleurs. La Forêt Interdite avait été ravagée l’année dernière par le monstre. Peut-être était-ce pour cela qu’ils s’aventuraient ailleurs. Pourtant, tout était toujours aussi compact, dans la forêt. Avec un regard à celle-ci, on pouvait facilement se perdre dans la pénombre. Sa main se posait toujours sur le museau de la créature qu’elle caressait doucement, sans trop se presser. Son cerveau de Serdaigle semblait rouler assez rapidement tandis qu’elle tentait de figurer pourquoi il était là, sans devoir mettre le pied dans cette forêt qui était tout près et pleine de plantes, dont cette tentacula qu’elle avait tant redouté, depuis l’épisode des épines dans le pied… Bah, en fin de compte, c’Est simplement normal d’éviter ce qui nous a fait mal… Il ne l’était peut-être moins d’être traumatisé par toutes plantes qu’elle osait approcher, par contre. Un seul petit mouvement d’une de ces végétales magiques et elle sursautait. Dire que Miss Von Schünberg tentait de lui faire voir ces plantes autrement. C’était son métier, en fin de compte, en tant que professeure de botanique. Peut-être même était-ce mieux comme ça. Malgré le fait que depuis l’année dernière, elle anticipait ses cours particuliers avec elle avec appréhension, il semblait qu’elle cheminait toujours mieux. Heureusement, d’ailleurs.

    La guitare s’était mise à jouer depuis plusieurs minutes déjà. Amber se laissait bercer par la douce mélodie sans trop s’en plaindre. Elle et la musique ne formait qu’un tout, après tout. Elle adorait la musique. Ça lui rappelait tellement de souvenirs… Seulement le son de cette guitare qui la hantait toujours quand elle repensait à James. Leurs balades cinglantes et leurs rires quand ils se mettaient à chanter. Ses compliments sur le fait que sa voix était belle. Elle qui rougissait et qui disait que c’était faux. Et puis lui qui lui donnait quelques tapes amicales sur l’épaule avec ce sourire. Son sourire si caractéristique avec ces étoiles dans ses yeux. Elle eut un petit soupir, souriant vainement à ces souvenirs longtemps oubliés. Oubliés dans le fond de son esprit, tandis que jamais elle ne pourrait s’en lasser une seule fois. Ils resteraient toujours dans son esprit d’une manière ou d’une autre, après tout. La guitare que Drake jouait était manipulée avec tant de soin. Toutes les notes étaient superbement bien jouées, avec une dextérité de celui qui fait cela depuis des années. Quelle belle mélodie. Elle ferma pendant quelques instants les yeux, avant que le jeune Poufsouffle l’interrompe dans sa rêverie, demandant la question qui devait lui brûler les lèvres depuis un moment. Elle rouvrit donc les yeux, retournant son regard sur le jeune homme.


      « Un Sombral. Je ne sais pas ce qu’il fait là. C’est rare qu’ils sortent des Ténèbres. »


    Elle se retourna vers October, qui lui poussait dans le dos depuis quelques instants déjà, réclamant lui aussi de l’attention, qu’elle lui donna sans hésiter, grattant le derrière de son oreille. Elle sort une nouvelle pomme de son sac avant de la donner à son cheval ailé, qui, heureux, la mange, tandis qu’elle semble toujours aussi loin dans ses pensées. Elle prend une nouvelle inspiration avant de continuer.

      « Tu as de la chance, Drake. »


    Il continuait de jouer, tout en lui parlant. C’était quelque-chose qui pouvait sembler assez inhabituel. Pourtant, sa concentration sur sa chanson semblait bien là. Très jolie chanson, qui, en passant, semblait joyeuse tout en étant calme. Elle se retourne alors vers le Sombral, avant de tourner la tête vers le sorcier guitariste, avec un air qui semble un peu plus loin que son habituel, plus neutre, plus… Calme.

      « De ne pas le voir, je parle. Tu as vraiment beaucoup de chance. »


    Elle ne voulait cependant pas s’avancer dans les détails. Il devait déjà comprendre, s’il savait ce que signifiait le fait de pouvoir apercevoir un Sombral. Dans le cas contraire, ce n’est pas elle qui lui dirait. Parler de mort, c’était un peu trop. Elle eut un petit soupir, tout en s’avançant un peu vers lui, October sur les talons, comme toujours, avec son habituel grâce d’équidé. Il se remet alors à parler, toujours en jouant, parler d’elle et du fait qu’elle n’est pas celle qu’elle semble être. Levant la tête vers lui, ses yeux ayant été dirigés vers le sol pendant un bon moment, elle a un petit sourire innocent à l’entendre parler. Encore, il lui rappelle tellement James que s’en est presque fou. Ces mêmes paroles qu’elle semble avoir entendit si longtemps, avec une voix pourtant différente. Et des intonations qui ne peuvent être comparables. Elle est en revanche touchée par ses paroles, car depuis longtemps personne ne lui avait dit quelque-chose du genre. C’était d’étranges sentiments qu’elle ne ressentait que très rarement, entre la douleur et la peine, l’amertume et le calme. Elle sert un peu sa main sur la ganse de son sac, qu’elle remonte sur son épaule, ses yeux vert émeraude reflétant la lumière douce du soleil matinal, qui, depuis tout à l’heure, ne se faisait que plus en plus haut face à la clairière et à tous les chevaux ailés des environs, broutant calmement sans trop se plaindre du fait qu’elle n’ait qu’appelé October. Elle ne se contente que de murmurer une faible exclamation, ne sachant pas trop quoi dire de plus.

      « …Merci. »


    De plus en plus, cependant, sa tête semble se mettre à cogner durement. Elle fait une petite grimace de douleur face à la première manifestation de ces étranges cognements, laissant passer un petit soupir et une mini exclamation d’incompréhension et de douleur. Elle se sent comme prise d’un drôle de vertige, mais se reprend rapidement. Qu’est-ce qui lui arrivait, soudainement ? Son manque de sommeil semblait lui revenir dessus comme la marée haute. Elle tenta de ne pas se concentrer sur ce mal de tête étrange, se concentrant plutôt sur la musique qui jouait, sur cette guitare et ses si somptueuses notes. Il était tout aussi mieux de changer de sujet. Tenter de faire passer ce malaise. Oui, le faire passer.

      « Ta musique est très belle, tu sais. Tu joues extrêmement bien. »


    Ce n’était qu’un murmure, car il semblait que si elle parlait trop fort, sa tête allait exploser. C’était de pire en pire, incompréhensible douleur, très étrange et compliquée à éviter, à faire comme si elle n’était pas là. Elle posait une main sur sa tête, se sentant étourdie, pas très bien, encore. Elle entendit la question de Drake sans trop savoir quoi répliquer. En fait, elle savait, amis la réponse ne voulait pas venir. C’était comme si elle hésitait, encore et encore, sans que l’information ne daigne sortir une seule fois de sa bouche. C’était comme si parler lui demandait un effort surhumain de sa part. Ces sensations bizarres étaient loin d’être normales, elle le savait. Elle tenta de répondre tout de même, difficilement, mais d’une voix claire.

      « Je… Comptais me diriger … Je veux être éthologue. »


    Encore une fois, sa tête semblait douloureusement cogner. Elle fronça les sourcils, toujours avec cette main sur sa tête. La peur incontestable de ce qui était arrivé l’année dernière, juste avant l’été, l’effrayait. Elle ne voulait pas que ça recommence. Pas encore. Elle ne voulait pas entendre encore toutes ces voix. Elle ne voulait pas revoir ces monstres, ces ombres sans visage avec des yeux luisants. Que ferait-elle si tout cela venait à recommencer encore une fois ? Non… Elle ne pourrait pas l’accepter. Elle ne voulait pas accepter une telle destinée. Ce serait trop. Trop sur son être déjà si anéanti par tout ce qu’elle vivait. Elle recula de quelques pas, trébuchant sur ses propres pieds, retrouvant l’équilibre en s’accrochant au cou d’October, positionné derrière elle. Elle caressa rapidement son cheval. Elle devait partir, maintenant, avant que tout cela devienne trop grave et qu’elle ne puisse plus rien faire. Avant qu’elle entende encore une fois ces voix effrayantes. Ces gens qui voudraient la tuer. Étaient-ils cachés dans la Forêt ? Elle se sentait de plus en plus observée. Du coin de l’œil, elle crut voir une ombre silencieuse bouger, comme un fantôme furtif. Elle fit ‘non’ de la tête plusieurs fois, reculant.

    Partir. Maintenant. Elle devait partir. Elle devait retourner au château. Dans le dortoir… Maintenant. Son regard troublé se posa sur le regard azuré du Jaune et Noir.


      « Désolée… Je… Je dois partir. »


    Elle recula encore quelques pas avant de se retourner, marchant rapidement pendant les premières secondes, avant de se mettre à courir vers le château, sans un mot de plus, sans un regard de plus.


Could you remind me of a time when we were so alive?


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Christabella I. Lockwood
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MessageSujet: Re: Je suis morte. Je ne suis rien. { Drake. t e r m i n é   Jeu 30 Déc - 2:50
    Un Sombral... Alors elle n’était pas folle comme il l’avait cru. Les rumeurs han ?.. Ça dit n’importe quoi des fois. Cet animal magique que l’on ne pouvait voir qu’en ayant assisté à la mort d’un être cher. Et il était là. À quelques mètres de lui. Drake n’avait jamais vu quelqu’un de proche mourir. Il souhaitait que ça n’arrivait que dans très très très longtemps. Parce qu’il faut dire... On meurt tous un jour non ? C’était justement pour ça qu’il ne voyait pas ce Sombral. Mais... Cette créature vivait dans les endroits sombres non ? Dans les ténèbres de la forêt. Comme Amber l’a dit, qu’est-ce qu’il faisait ici ? Amber le voyait, elle... De la chance de ne pas le voir... Oui, on pouvait dire que c’était ça. Drake se sentait mal à l’aise tout à coup. Est-ce que cette mort était la cause de son caractère d’il y a quelques années. Il n’osait pas poser la question et il ne la poserait pas. Trop personnel. Trop... Intime. Elle se sentirait bousculée. Agressée. Parler de son passé, surtout s’il est dur, à quelqu’un qu’on connaît à peine, ce n’est pas forcément la bonne chose à faire. Cette fois, c’était Drake. Un jeune homme attentionné qui savait écouter et qui prenait les choses aux sérieux lorsque le moment arrivait. Il ne manquerait pas de respect à Amber, jamais d’la vie. Elle aurait pu rencontrer quelqu’un d’autre. Une mauvaise personne avec des intentions pas toujours très bonnes. C’était normal de se méfier. Il y avait des manipulateurs partout. La prudence était de mise. Pourtant, Drake était était tellement content de cette rencontre. Le hasard en avait fait ainsi. Le Jaune et Noir ne croyait pas qu’il y ait une puissance divine dans les cieux guidant chacun de ses mouvements, choix et bonnes/mauvaises actions. Le Poufsouffle trouvait que la théorie du hasard était bien plus sensée. Tout arrive pour n’importe quelle raison. Il n’y a pas de destin, on avance comme on le veut. C’était ce hasard qui l’avait poussé à aller dehors pour jouer sa chanson. Le hasard qui avait poussé Amber à aller voir son cheval et finalement, le hasard qui avait permis cette rencontre.


    Les paroles du jeune sorcier guitariste avaient fait plaisir à Amber. Il le voyait. Un petit sourire. Il avait réussi à la faire sourire. Drake était content. Il savait qu’elle était capable de sourire. Amber était humaine, tout de même. Elle avait tous les mêmes sentiments que Drake. Il suffisait de les faire remonter à la surface. Son petit “merci” presque inaudible faisait du bien à Drake. L’oreille fine du musicien capable de se concentrer sur autre chose en même temps de jouer de son instrument favoris. Drake esquissa un sourire. Les maillons de son lien avec Amber se renforçaient peu à peu. Un peu de patience, Drake. Un jour, tu pourras faire un lien d’amitié solide avec elle. Maintenant que la glace était brisée, il serait plus simple d’aller la voir à d’autres endroits. De lui dire un bonjour dans les couloirs lorsqu’ils se rencontreraient, de ne plus avoir peur d’elle. C’était un bon gros pas en avant.


    Puis, Amber semblait mal ou... Quelque chose du genre. Cependant, elle ne le laissait presque pas paraître. Sa voix s’éleva une nouvelle fois dans la forêt silencieuse. Le complimentent sur sa musique et la manière dont il jouait. Drake était, encore une fois, plus que content d’apprendre ça. Sa chanson était prête, alors.



      « Merci. Je l’ai écris il y a de cela quelques jours... Je me demandais si elle était prête. D’après ce que tu me dis, elle l’est. »
    La remercia-t-il, un sourire au lèvres.

    Il ne parlait pas trop fort non plus, comme elle. Il ne voulait pas déranger ce calme si... relaxant. Il pouvait maintenant la jouer à Elsa. En parlant d’elle... Qu’est-ce qu’elle faisait en ce moment ? S’étant levé très tôt, il s’était attendu à la voir au moins un peu, mais non... Peut-être s’était-elle levée un peu plus tard qu’à son habitude ? Ce serait un miracle. En tout cas, c’était rare que Drake se levait avant sa meilleure amie. Elle qui était toujours prête à l’attendre lorsqu’il se réveillait, encore fatigué de sa nuit. L’accueillant avec un gros “DRAKE !!!” suivit d’un énorme câlin. Ses touts petits bras essayaient de l’écraser de toutes leurs force, mais Elsa n’est pas Mme. Muscle, il faut dire. Et une chance. Elle est bien mieux comme elle est maintenant. Toute mignonne et féminine, comparée aux Mme Muscle ! Enfin...


    Amber semblait aller de moins en moins bien. Qu’est-ce qu’elle avait ? Drake fronça les sourcils. Il commençait à s’inquiéter pour elle. Elle répondit à sa question, mais elle avait l’air d’hésiter. Était-ce trop ? Avait-il été trop loin ? Ou peut-être que c’était son mal qu’elle semblait avoir qui l’empêchait d’avoir les idées claires. Éthologue.. Si Drake se souvenait bien, c’était ceux qui s’occupait des chevaux non ? Probablement. Drake l’avait bien deviné. Elle semblait si bien avec son cheval que c’était tout simplement normal de vouloir l’apporter avec elle dans sa carrière.


    Ce fut à ce moment précis que Drake avait al certitude que quelque chose n’allait pas avec Amber. Elle eu une sorte de vertige et elle failli tomber. Une chance qu’October était là. Drake arrêta de jouer, déposa son instrument par terre et se leva, inquiet. Qu’est-ce qu’elle avait ? Elle n’avait vraiment pas l’air dans son assiette. Le Poufsouffle s’inquiétait pour elle. Amber avait démontré ce matin qu’elle était très différente de ce que les gens pensaient d’elle. Elle méritait d’être aimée. D’avoir des amis. Des gens qui l’aiment. Maintenant, lorsque Drake entendrait des gens parler dans le dos d’Amber, il leur dirait. Il leur dirait de se fermer car Amber est un être humain et qu’elle a autant de sentiment qu’eux. Ouais. Amber serait vu différemment. Il la défendrait. Elle ne méritait pas de se faire traiter ainsi... Drake repensa au Sombral. Sa main flattant ce qu’il avait cru être le vide. Elle avait vécu quelque chose d’atroce... Il fallait savoir quoi. Pas pour le dire à tout le monde, non, bien au contraire. Pour partager son fardeau. Elle avait besoin de quelqu’un à qui parler dans sa vie. Mais bon... Revenons au moment présent. Avant qu’il ait pu dire quoi que ce soit, Amber s’excusa disant qu’elle devait partir et lui tourna le dos en marchant rapidement vers le château puis, en courant


      « Amber attend ! Est-ce que ça va ? »
    Lui cria-t-il

    Mais elle n’entendit pas. Drake regarda la Serdaigle aux cheveux roux disparaître lentement de son champs de vision. Ça ne servait à rien de la suivre. De la manière qu’elle était partie, c’était clair qu’elle avait besoin d’un peu de solitude. Amber Isabel Simmons.... Cette rencontre était probablement la première d’une série qui viendrait. Les prochaines fois qu’il la verrait, il lui parlerait. Reprenant sa guitare, il la rangea dans son étui puis, doucement, flatta le museau d’October, le cheval d’Amber.


      « À la prochaine, mon beau. »
    Lui dit-il, sourire aux lèvres.


    Il se dirigea ensuite vers le château de son coté avec un mélange de joie et d’inquiétude. Elle allait bien aller. Si elle avait été capable d’être toute seule tout ce temps, alors elle était capable de s’arranger. Quoi qu’elle n’avait vraiment pas l’air bien... Drake espérait simplement qu’ils allaient se revoir et, cette fois, tisser des liens d’amitié qui dureraient.
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MessageSujet: Re: Je suis morte. Je ne suis rien. { Drake. t e r m i n é   Aujourd'hui à 7:06
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Je suis morte. Je ne suis rien. { Drake. t e r m i n é

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