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 On n'oublie rien de ce qu'on veut oublier : c'est le reste qu'on oublie... | PV Matthew le surfeur sexy

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MessageSujet: On n'oublie rien de ce qu'on veut oublier : c'est le reste qu'on oublie... | PV Matthew le surfeur sexy   Sam 13 Aoû - 23:07

                  La personne aimée semble immobile, éternelle sous nos baisers, mais, dès que le temps aux joues gonflées de vent souffle dessus, l'amour s'enfuit dispersé ne laissant au coeur qu'un peu d'odeur et un chagrin inconsolable.
Ce matin-là, Kendra observait le ciel gris avec un air mauvais, et pour cause : alors qu'il n'était que 8h du matin, et qu'elle aurait pu dormir davantage après une garde qui avait duré plus de 18h, on venait de l'appeler en renfort à l'hôpital, à cause d'un afflux soudain de patients. Ce n'était pas énorme, mais en comparaison des jours précédents qui avaient été plus calmes, les gens semblaient à présent s'obstiner à se livrer à des duels qui se terminaient la plupart du temps à Ste Mangouste. C'était donc en sachant qu'elle se retrouverait face à nombre d'hommes ayant abusé sur la bouteille qu'elle s'apprêtait à rentrer dans l'hôpital. Certes, la vue du bâtiment sembla effacer celle du ciel remué par des nuages, mais elle redoutait ce qu'elle allait devoir supporter, en plus d'hommes ivres. A tous les coups, ils refuseraient de se laisser soigner, et elle devrait employer la manière forte pour s'en occuper ; mais le pire, c'est qu'elle savait qu'elle avait des chances de subir des remarques plus ou moins abjectes et perverses, selon les hommes dont elle s'occuperait. Aussi Kendra se chargeait-elle la plupart du temps des enfants, préférant de loin s'occuper de ces petits êtres qui étaient loin de pouvoir l'agacer ou lui nuire. Mais là, elle ne pourrait peut-être pas y couper, et allait être obligée d'être patiente ; c'était son métier, alors en principe, elle savait faire. En principe.

Avant de se présenter devant quiconque, elle se glissa dans la première salle de libre et changea ses vêtements de femme pour une blouse blanche et sans marque distinctive, sinon un petit singe à la base du col. Les enfants s'amusaient de ça, et c'était pour elle qu'elle l'avait ajouté ; sa blouse n'était qu'un outil de travail, la modifier ne la gênait pas. Ouvrant la porte, elle se rendit à l'accueil où une femme, possédant les différents dossiers pris en compte mais pas encore étudiés, se jeta sur elle comme un sauveur providentiel. Avant que Kendra n'ait pu esquisser une parole, sa collègue voulut lui mettre une demi-douzaine de dossiers dans la bras, apparemment désespérée d'une telle affluence. Pas même un bonjour. Géniale l'ambiance. Lui disant avec vigueur que cela ne servirait qu'à l'encombrer, elle saisit le premier à avoir été admis et ne regarda même le mal dont souffrait le patient, ni son nom, juste le numéro de son lit, ce qui était pour l'instant amplement suffisant. Elle préférait l'aviser du regard plutôt que d'être plongée dans son dossier en arrivant devant lui, au cas-où. Et c'était tant mieux, parce que si elle était arrivé devant Matthew et s'était approchée de lui pour ensuite voir que c'était lui, elle aurait sans eu un mouvement de recul, ou quelque chose du genre. Quoi que non, peut-être pas.

Depuis quelques jours, elle avait du mal à comprendre ce que signifiait exactement le fait qu'il l'ait embrassée avant de disparaître. Son "Adieu" avait résonné dans l'esprit de la jeune femme pendant des heures, tandis que contrairement à ce que lui dictait sa fierté, elle déversait une quantité impressionnante de larmes sur ses vêtements, seule, allongée dans le canapé où elle avait passé une de ses plus belles nuits. Sa plus belle nuit. Cela n'avait fait que rajouter à sa peine une raison de plus de s'amplifier, et il lui avait fallu beaucoup de paquets de mouchoirs et de cacahuètes pour se remettre de ce qu'elle considérait comme la plus grosse erreur de sa vie. Si tant est qu'elle ait réussi à s'en remettre un peu. Après tout, justement, elle ne savait pas exactement comme interpréter tout ce qui s'était passé, et ne pouvait qu'espérer que ce ne soit pas définitif. Elle n'avait pas vu Matthew pendant dix ans, mais en deux mois elle l'avait croisé plusieurs fois. Peut-être qu'elle le reverrait, et si c'était le cas, elle ne pourrait pas laisser passer cette chance. Elle voulait à tout prix se faire pardonner, et savait que c'était compromis, après, de là à ce qu'ils restent dans de bonnes relations, c'était limite impossible. Mais elle voulait au moins qu'il cesse de la détester. Dans le cas où elle ne le reverrait pas, la question ne posait donc pas...

En passant la porte, elle se dit que finalement, la question se posait davantage si elle le croisait. Contrairement à ses idées "pacifistes" envers lui, elle aurait voulu pouvoir faire demi-tour sur le champ et partir hors de sa vue. Ce n'était pas parce qu'elle lui en voulait, mais parce qu'en fait, elle était incapable de savoir comment elle devait s'excuser. En vérité, elle n'était jamais vraiment excusée, jamais pour quelque chose d'aussi grave. Elle n'avait jamais fait quelque chose d'aussi con d'ailleurs. Aussi savait-elle qu'un "désolée" et quelques mots, voire gentils et plaisants, ne suffiraient pas. Elle ne l'avait jamais connu réellement haineux et ne savait pas comment s'y prendre, justement parce qu'elle avait peur d'aggraver les choses. C'est là qu'elle se rendit compte qu'à partir du moment où on éprouve quelque chose pour quelqu'un, tout devient plus compliqué. Précipiter le choses et les rendre facile, c'est prouver que l'autre n'est rien. Ce qui n'était pas du tout son cas. En dépit donc de ce qu'elle pensait d'un côté, et de ce que son corps voulait faire de l'autre, elle resta plantée comme une idiote dans l'embrasure de la porte. L'affrontement entre les deux parties d'elle-même semblait stérile, et aucune ne l'importait, si jamais elle eut été réellement prise de l'envie de choisir entre les deux.

En vrai, le fait de rester plantée là et de se ridiculiser, de montrer qu'elle ne savait pas quoi faire, ça avait du bon. Sous son - vrai - air effaré légèrement indécis, elle avait tout loisir d'observer l'homme qu'elle aurait pensé ne jamais revoir et... qu'elle aimait. Elle n'avait jamais rejeter la possibilité, et maintenant, elle l'acceptait même. En sentant la chaleur qui la prenait en le voyant, alors qu'elle n'en avais jamais espéré autant aussi vite, elle savait qu'elle l'aimait. D'ailleurs, quand ne l'avait-elle pas su ? Même quand elle était trop fière, elle le savait, de toute façon. Tandis que se disputaient son effarement et son bonheur, enfin extérieurement plus son effarement qu'autre chose, son esprit de médecin avait tout de même pris partie dans son esprit et réalisait que si Matthew était là, ce n'était sûrement pas pour faire une visite de complaisance, et surtout pas dans ces conditions. Comme lorsqu'elle l'avait vu devant sa porte, il paraissait s'être battu et si ses plaies avaient été nettoyées et déjà partiellement refermées, il y en avait quelques-unes assez profondes pour qu'elle nécessitent l'intervention d'un guérisseuse, pour qu'il puisse récupérer le maximum de ses capacités au plus vite, et ne se contente pas juste d'être guéri. Mais hormis cela, il n'était pas en danger de mort. Et heureusement, parce que vu la vitesse de réaction de Kendra, il n'était pas prêt d'être secouru.

Passé ces quelques secondes - minutes ? - d'immobilité et de silence, - en fait, même s'il avait parlé, elle ne l'aurait pas entendu et aurait juste vu ses lèvres bouger - Kendra finit par se reprendre et vu tout se qui se bousculait dans sa tête, ne se posa pas de question et se contenta de se comporter comme elle l'aurait fait avec tous ses patients. L'ironie en plus. N'était-ce pas naturelle et cynique qu'il l'aimait ? Elle ne se priva pas pour lui faire une remarque dont elle aurait pu se passer, comme toutes les piques qu'ils s'étaient toujours lancé.
    - Franchement, si je te connaissais pas, je croirais que t'adores que te faire chouchouter par les médecins. Ou alors que tu fonces dans la première bataille venue, ce qui n'est pas mieux.
Certes, en disant qu'il aimait se faire chouchouter par les médecins, elle faisait un sous-entendu l'y incluant, enfin en apparence, parce que s'il s'était renseigné pour savoir si elle était là ou non avant de venir, il aurait pu savoir qu'elle n'était pas sensée travailler ce matin-là. Vérifiant qu'il était suffisamment enfoncé dans les draps pour ne pouvoir s'en aller si vite qu'elle n'ait pas le temps de l'arrêter - après tout, c'était une possibilité - elle s'approcha un peu du lit, ne se collant pas à lui non plus, et baissa les yeux sur le dossier de Matthew. Rien de bien intéressant d'autre que ce qu'elle avait vu de ses propres yeux, mais faire semblant d'être occupée laissait le temps à Kendra de penser à autre chose et d'évacuer la surprise qu'elle avait toujours en elle. La joie et l'espoir, par contre, ne cessaient de reparaître...
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Matthew H. Northman
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MessageSujet: Re: On n'oublie rien de ce qu'on veut oublier : c'est le reste qu'on oublie... | PV Matthew le surfeur sexy   Dim 14 Aoû - 17:00
    Matthew n'était pas au top de sa forme. Déjà, la veille où il s'était fait larguer par Kendra il avait été désartibulé. Il n'avait pas reçu tous les soins mais juste le nécessaire pour tenir, Kendra n'ayant pas tout chez elle. Mais il s'en sortait bien. Ça mettrait juste un peu plus de temps à guérir. Puis quelques jours après, il avait été chez sa sœur un soir, complètement déprimé. Il était venu là pour avoir un peu de réconfort et à la place, ils avaient dû partir bouffer du mangemort parce qu'ils avaient attaqués la boutique de Meredith. Il avait été blessé. En fait, il était passé à travers une vitrine. Il n'avait eu que quelques égratignures mais ça n'avait pas arrangé sa blessure à l'épaule qui lui faisait parfois mal. Sauf qu'il était têtu et qu'il se disait que ça allait guérir, qu'il n'avait pas besoin d'aller voir un médecin. Le problème c'était qu'aujourd'hui, lors d'une bataille avec un groupe, il avait voulu protéger un mec de son équipe blessé et c'était lui qui avait pris le plus cher. Son épaule était en sale état et il avait quelques autres égratignures sur le visage mais ça il s'en fichait un peu.

    Il n'avait pas voulu y aller. Sauf qu'il avait été emmené de force par trois membres de son équipe. On se demandait bien qui était le chef hein... Tout comme lui, ils s'étaient rendu compte que sa blessure à l'épaule était plus grave qu'il ne l'avait pensé et qu'elle l'empêchait d'avoir de bons réflexes. Il devenait plus lent à dévier les sorts et c'était vraiment dangereux. Pour lui comme pour son équipe. Il n'était apparemment pas le seul à être blessé aujourd'hui, il y avait beaucoup de monde. Heureusement pour lui, il était arrivé avant et en plus il était chef de la brigade de police magique, il lui suffisait d'hausser un peu le ton pour passer avant les autres.

    Il était allongé. Il avait fermé les yeux. Ses pensées allaient vers Kendra. Ce qui l'avait rendu faible aujourd'hui en plus de son épaule était qu'il avait dû faire face à une femme blonde aux yeux bleus et que ça l'avait déstabilisé. Il avait pensé à elle. Depuis qu'ils ne se voyaient plus, il avait l'impression de la voir partout. Ça le rendait fou. Heureusement que sa sœur était là pour l'aider à ne pas péter un câble. Elle avait même réussi à lui retirer l'idée de sa vengeance. Pendant un moment, il avait voulu tout faire perdre à Kendra : son boulot, son logement, ses biens. Meredith avait trouvé ça trop osé, trop abusé. Lui sur le coup ça lui avait parut très juste mais avec le temps et le bourrage de crâne de sa sœur, il avait fini par oublier et par se dire que ça n'en valait pas la peine.

    Il ouvrit les yeux en entendant quelqu'un arriver. Et merde... Pourquoi fallait-il qu'il tombe sur elle ? Pourquoi le destin s'acharnait-il sur lui comme ça ? Il demandait n'importe qui, même un débutant. Tout le monde sauf elle. Il leva les yeux au ciel, pestant contre cette poisse qu'il avait. Elle restait debout, plantée devant l'entrée. Il la regardait avec un sourcil haussé. Elle ne faisait ni ne disait rien. Pour une fois qu'elle savait se taire.. Il allait pas se plaindre. Mais sinon elle comptait s'occuper de lui ou le laisser crever ? Parce que là il était bien parti pour crever à l'allure à laquelle elle réagissait. Ah, finalement, elle se bougeait le cul : "Franchement, si je te connaissais pas, je croirais que t'adores que te faire chouchouter par les médecins. Ou alors que tu fonces dans la première bataille venue, ce qui n'est pas mieux.". Matthew aurait pu sourire, dans d'autres circonstances. Mais là, il fronça les sourcils avec un air mécontent. Il faisait son boulot, contrairement à elle.

      - Contente toi de faire ton boulot, et bien cette fois-ci. Si tu l'avais bien fait la première fois j'en serai pas là.


    Allez bim, prends ça. C'était clairement un reproche. Mais bon, le jour où il avait débarqué chez elle, il ne s'était pas plaint du tout vu ce qu'il avait eu juste après les soins. Là il le faisait parce qu'il était en colère contre elle.



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MessageSujet: Re: On n'oublie rien de ce qu'on veut oublier : c'est le reste qu'on oublie... | PV Matthew le surfeur sexy   Mar 23 Aoû - 18:11
                  Je t'aimais...
De toute évidence, si Kendra avait décidé de faire des efforts pour améliorer ce qu'était devenu leur relation, ce n'était pas le cas de Matthew. Plutôt même le contraire, quand on voyait le ton avec lequel il avait parlé « Franchement, si je te connaissais pas, je croirais que t'adores que te faire chouchouter par les médecins. Ou alors que tu fonces dans la première bataille venue, ce qui n'est pas mieux. » Basique et passablement énervant. Après tout, c'était bien lui qui avait débarqué chez elle salement amoché. Elle ne l'avait pas poussé à se battre avant et à venir dans son appartement à minuit et quelques. Ce qui s'était passé là-bas était loin de concerner le métier de Kendra, et elle était certaine de l'avoir soigné aussi bien que possible avec ce qu'elle avait. Ce qu'il avait fait en partant ne regardait que lui et il n'avait aucun droit de rejeter sur elle une quelconque responsabilité. C'est en tout cas ce dont elle tentait de se convaincre parce qu'elle devait bien avouer qu'après ce qu'elle lui avait fait subir, il devait être suffisamment mal dans sa tête pour avoir fait... n'importe quoi. Traîner dans un bar et s'être battu, sûrement. C'était vrai qu'il avait l'air quelque peu négligé et qu'il lui était arrivé de donner meilleure impression. En fait, elle ne savait pas pourquoi il était dans cet été, mais cela ne changeait rien au fait que, techniquement, ce n'était pas de sa faute s'il était blessé. Ce qu'elle ne se priva pas de lui faire remarquer, d'une voix bien moins amène qu'auparavant, sans pour autant être cassante.

    - Je n'ai rien à me reprocher sur la façon dont je t'ai soigné quand tu étais chez moi. Que tu aies profité de ma maladresse pour me sauter dessus n'est pas de ma faute. Et ce que tu as fait entre la dernière fois et maintenant ne me regarde pas ; que tu sois une brute qui te jette dans la première bataille non plus.
En fait si, elle avait peut-être été un peu cassante sur la fin. Sur le passage du "que tu m'aies sauté dessus", beaucoup moins par contre parce qu'elle savait que ce n'était presque pas vrai - un peu quand même. Cependant, elle lui laissa pas de le temps de lui répondre - en la regardant, après, s'il voulait parler à son dos, c'était son choix - et se dirigea vers une armoire qu'elle ouvrit avec une clé - parfois, les bonnes vieilles méthodes suffisaient à déjouer la première formule magique venue - qui contenait les produits les plus forts qu'elle pouvait avoir. Pas dangereux, mais forts et douloureux. Elle devait avouer qu'elle aurait tout aussi bien pu se contenter de quelque chose de plus basique, vu que son épaule ne souffrait pas autant que si elle avait été une nouvelle fois désartibulé, mais ça irait plus vite avec ça. Ça ferait un peu plus mal, aussi. Plus qu'un peu, mais s'il avait voulait de l'efficacité, il n'y avait pas mieux.

S'approchant de lui tout en ouvrant le flacon, elle se pencha comme ferait n'importe quel médecin sur la plaie et avec le bout de la pipette, en versa trois gouttes, après avoir désinfecté avec un produit simple. L'effet n'était pas immédiat, mais dans quelques secondes, il sentirait sa chair picoter et son épaule le brûlait. Peut-être pas au point qu'il veuille se l'arracher, mais même un homme habitué aux souffrances physiques ne passerait pas à côté de ça. Avant de le voir serrer les dents ou tout autre chose et de se détourner pour ne pas le regarder - oui parce que même, elle n'appréciait pas de le voir souffrir - elle lâcha, d'une voix ferme :

    - Je fais mon boulot, et bien cette fois-ci.

Elle savait qu'elle devait se faire pardonner et être la plus gentille possible pour y arriver, mais c'était au dessus de ses forces. Se traîner devant Matthew et se comporter comme ce qu'elle n'était pas - une femme aux ordres de n'importe qui - n'était pas dans ses habitudes, et ne ça ne changerait pas maintenant. Pour autant, elle aurait bien aimé l'abaisser encore plus, en lui disant qu'elle regrettait tout de ce qui avait eu lieu chez elle. Absolument tout. Elle aurait pu le dire, puisque qu'elle ne le pensait pas après tout ça ne portait pas à conséquences, mais elle savait qu'elle devait quand même faire des compromis, si elle voulait le revoir un jour. Elle soupira. C'était chiant d'aimer quelqu'un. Reprenant le désinfectant qu'elle avait posé une trentaine de secondes plus tôt sûr un charriot proche, elle revint à nouveau vers Matthew, attrapant au passage quelques morceaux de coton. Alors qu'elle débouchait le flacon et s'apprêtait à s'attaquer aux égratignures sur le visage de Matthew, elle fut prise d'une violente nausée. Pas un simple mal au cœur, une nausée vraiment profonde, venant du fond de son ventre. Une brûlure d'estomac ? Avec le peu de choses qu'elle avait avalé ces derniers temps, ça ne risquait pas. Avant qu'elle n'ait pu se détourner, elle lâcha le désinfectant qui se répandit un peu partout sur le drap - il fallait croire qu'elle était faîte pour renverser tout et n'importe quoi sur Matthew - et plaqua sa main droite sur son ventre, tandis qu'elle le regardait un mélange de détermination et de douleur. Elle n'était pas surprise, elle voulait juste que ça passe, jamais elle n'aurait imaginé que ça puisse être... ça. Seulement, ça faisait plus mal que d'habitude. Et surtout, ça durait trop longtemps pour une simple crampe. Puis cette nausée persistante, c'était horrible. Horrible. En deux secondes, elle vomit la totalité de qu'elle avait dans le ventre - c'était peu, mais bon quand même - et se courba en deux, avant de se relever. Tout de suite, elle vit ce... hum, quelque chose, et n'eut d'autre réflexe que de le faire disparaître d'un coup de baguette, qui se trouvait dans une poche de sa blouse.

Puis enfin, elle posa son regard sur lui. Ce n'était pas de l'horreur, et encore moins de la sympathie. Non, c'était quelque chose comme une grande surprise, une immense stupéfaction. Elle était ébahie, effarée, déroutée, estomaqué - c'était le cas de le dire -, renversée, stupéfiée. Elle était enceinte ?!
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Matthew H. Northman
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MessageSujet: Re: On n'oublie rien de ce qu'on veut oublier : c'est le reste qu'on oublie... | PV Matthew le surfeur sexy   Mar 23 Aoû - 22:01
    "Je n'ai rien à me reprocher sur la façon dont je t'ai soigné quand tu étais chez moi. Que tu aies profité de ma maladresse pour me sauter dessus n'est pas de ma faute. Et ce que tu as fait entre la dernière fois et maintenant ne me regarde pas ; que tu sois une brute qui te jette dans la première bataille non plus."
    Matthew crut halluciner. Elle avait dû lui donner une drogue pour apaiser la douleur qui provoquait chez lui des hallucinations. Elle venait de dire qu'il avait profité de sa maladresse pour coucher avec elle. C'était une blague, hein ? Parce que si on se rappelle bien de la situation, c'était elle qui lui avait sauté dessus. Elle avait, soit-disant, trébuché et lui était tombé dessus. Lui, étant blessé et en dessous, n'aurait pas pu la forcer même s'il l'aurait voulu. Levant les yeux au ciel, il préféra ne pas lui répondre, ne pas s'abaisser à entrer dans son stupide jeu. Il ne la suivait même pas du regard. Il préférait regarder le plafond. Il le trouvait beaucoup plus intéressant. En même temps, même un scroutt à pétard serait plus intéressant que cette blonde.

    Elle revint avec un produit qu'il ne savait identifier. Mais elle était médecin alors même s'il n'avait plus confiance en elle, il savait qu'elle ferait tout comme il le fallait. Elle avait l'obligation en tant que médecin. Par contre, il se demandait si elle n'avait pas fait exprès de lui mettre quelque chose qui faisait mal. Il serra les dents puis ferma les yeux. Il ne voulait pas crier ou même se plaindre. Ce serait trop honteux pour lui, surtout face à Kendra. Une fois la douleur passée, il put enfin lui répondre :

      - C'est bien, tu avoues enfin qu'il était mal fait la première fois.


    Il jouait avec les mots, juste pour l'embêter. Juste parce qu'il avait envie de la faire chier. De lui pourrir la vie. C'était tout ce qu'elle méritait. Elle avait joué. Elle avait gagné. Il n'avait même pas voulu participer. Alors maintenant, leur petite guerre du temps de Poudlard recommençait. Sauf que maintenant il préférait l'éviter.

    Contre toute attente, la blondasse lâcha le flacon qui se renversa sur ses draps. Il fronça les sourcils puis commença à pester contre elle avant de voir qu'elle se tenait le ventre. Ok alors déjà elle venait le faire chier mais en plus elle était malade et venait lui refiler ses microbes. Bah vas-y, te gêne surtout pas ! Et alors là, vint le pire. Elle vomit. Mais vous ne savez pas encore le pire. Le pire c'était qu'elle venait de vomir sur lui. Sur lui. Il se raidit et fut pris d'une énorme envie de lui éclater la tête contre le mur le plus proche. Elle venait de se vider sur lui. Reste zen Matthew. Avant qu'il n'ait pu l'insulter, elle venait de tout retirer d'un coup de baguette. Ils se regardèrent en même temps. Elle avait l'air très surprise alors qu'il avait l'air agacé, dégouté.

      - Je ne savais pas que je te dégoutais à ce point. Si t'es malade tu ne devrais pas exercer. Va me chercher quelqu'un d'autre, je ne veux pas d'une malade pour s'occuper de moi et tout me refiler. Je suis trop important pour être malade et hors service.


    Nan, il ne se mettait pas en avant DU TOUT. C'était même pas son genre. Il n'avait jamais eu affaire à une femme enceinte et ne savait même pas comment savoir lorsqu'une femme l'était, sauf s'il voyait le gros ventre rond. Alors là, il était loin de se douter qu'elle était en fait enceinte et non pas malade.



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MessageSujet: Re: On n'oublie rien de ce qu'on veut oublier : c'est le reste qu'on oublie... | PV Matthew le surfeur sexy   Mer 24 Aoû - 18:27
                        C'est de ta peur
                        que j'ai peur
La peur mène à la colère,
la colère mène à la haine,
la haine mène à la souffrance


Qu'est-ce que ça pouvait être aveugle un homme. « Je ne savais pas que je te dégoutais à ce point. Si t'es malade tu ne devrais pas exercer. Va me chercher quelqu'un d'autre, je ne veux pas d'une malade pour s'occuper de moi et tout me refiler. Je suis trop important pour être malade et hors service. » Et tellement centré sur lui-même qu'on aurait dit qu'il ne connaissait rien au monde. C'était pas compliqué de savoir qu'une femme avait des nausées quand elle était enceinte non ?! Et sinon, Matthew pensait qu'elle était surprise à ce point à cause d'une simple maladie tout ce qu'il y a de plus banal ? En fait, en plus d'être centré sur lui-même et aveugle, c'était aussi très crédule un homme.

Après la stupéfaction qui dura plusieurs secondes, la remarque de Matthew avait fait réagir Kendra. Elle avait envie de le frapper, de lui hurler dessus. Mais plus que ça, elle se demandait comme lui annoncer une chose pareille. Mais... elle en était sûre au moins ? Avant d'aller chercher le moyen de vérifier, elle regarda Matthew droit dans les yeux - les siens restant toujours un minimum stupéfaits - lui intima de ne pas bouger.

    - Tu ne t'en vas pas, tu n'appelles pas quelqu'un, tu la fermes. J'en ai pour deux secondes.

Si à la base elle n'avait pas prévu de lui dire ça, elle n'avait pas été cassante, mains l'intention y était ; maintenant, il n'avait pas intérêt à bouger le petit doigt tant qu'elle ne serait pas revenu. S'éclipsant un instant pour aller chercher un objet ressemblant à un petit rond surmonté d'un rectangle, elle reparut seulement quelques secondes plus tard. C'était limite si Matthew l'avait vu partir, alors il n'aurait pas eu le temps de faire quoi que ce soit. Se plaçant devant la table, de profil pour Matthew, elle retira un papier plastique tapissant le rond et le fixa d'un air désespéré. Peut-être qu'elle s'était fait des idées, et ce petit truc pourrait la sauver... Oui parce que pour l'instant, elle ne réfléchissait pas à ce qu'un bébé induisait, elle pensait plutôt au fait que cela venait de l'homme qui la détestait le plus au monde, et qu'elle n'avait pas l'intention de lui cacher ça si c'était le cas. Apposant finalement son doigt sur le petit rond, elle ferma les yeux en même temps. Entendit un bruit à peine audible. Lentement, elle ouvrit les paupières et dirigea son regard vers le rectangle qui affichait ce qu'elle avait tant redouté ces dernières minutes. Se tournant vers lui, elle le fixa d'un regard indéchiffrable. Entre sa peur à elle, ses regrets, sa surprise, son incapacité à savoir quoi faire, on n'aurait pas dire exactement ce qui se lisait dans ses yeux. En tout cas, elle n'avait pas sa tête des meilleurs jours. Elle baissa la tête un instant, se la prit dans les mains, retirant au passage la pince qui retenait ses cheveux, la laissa tomber par terre, puis se mit à pleurer. Lentement et tellement silencieusement qu'au point où Matthew était aveugle, il n'avait sûrement pas dû s'en rendre compte. Et merde.

Elle n'avait pas imaginé ça comme ça, elle ne l'avait même jamais imaginé, mais sûrement pas comme ça. Si on lui avait dit que ça arriverait, elle ne l'aurait jamais cru. Une fois, et hop ! Il fallait croire que ça marchait entre eux, peut-être un peu trop d'ailleurs. Et comment lui dire qu'après l'avoir jeté, elle était enceinte de lui, sans espérer se faire frapper ? Il allait réagir très violemment, elle le savait et ça ne faisait aucun doute. Quoi que... il aurait voulu ne jamais la revoir, alors peut-être que ça ne lui donnait qu'une raison de plus de la fuir. Peut-être que c'était un lâche. Elle ne l'avait jamais vu comme ce genre d'homme, mais ils n'en étaient jamais arrivés à ce point, alors tout était possible. Toujours debout et immobile devant Matthew, elle avait laissé retomber ses mains mais regardait toujours le sol, tandis que ses yeux à moitié fermés laissaient couler les larmes qu'elle avait trop retenu. A part celle qu'elle avait versé dans les escaliers, elle n'avait jamais pleuré devant lui, à ce qu'elle s'en souvienne. Et ces derniers jours, elle n'avait pas flanché, alors qu'elle était seule chez elle, à ressasser ce qu'elle avait fait. Tout ça accumulé, ça faisait beaucoup, et tout sortait maintenant. Elle tenta de se réfréner au mieux mais n'y arriva pas, et des sanglots la prirent, de plus en plus proches. Elle avait l'impression d'être seule dans cet hôpital, seul avec lui. Avec... eux. Elle avait fait la conne et en payait le prix au delà de tout ce qu'elle avait pu imaginer. Sans réussir à se calmer, elle ne cessa de pleurer, jusqu'au moment où se yeux se mirent à la brûler, et qu'elle sentit le goût saler des larmes entrer dans sa bouche.

Tout son être trahissait une telle peur et un tel mépris qu'au delà des larmes, elle en devint hystérique de ne put tout garder pour elle. Fixant son regard sur un mur, elle le dirigea ensuite vers Matthew, ne distinguant plus que sa forme, tellement les torrents d'eau qu'elle versait brouillaient sa vue. Elle se rapprocha de lui, et ne put rien dire, au début, trop occupée à respirer pour ne pas perdre pied. Puis, alors qu'elle commençait à haleter, son regard vira à la colère, quand elle réalisa que si elle serait peut-être seule dans l'avenir, elle n'était pas la seule en cause. Elle n'était pas la seule à avoir passé la nuit avec l'autre, pas la seule à avoir oublié de se protéger. Sa haine devint un moyen d'auto-défense, qui lui permit de se pas se refermer sur elle-même et de se laisser aller sur le sol blanc, si impersonnel, si indifférent. Elle voulut le frapper, se frapper, mais son poing s'arrêta bien avant, n'ayant pas la force d'aller jusque là. Ses jambes lui semblaient de coton, et elle se sentit vaciller un instant, reprise par une nouvelle nausée. Bordel. Cette fois-ci elle anticipa, et s'en alla en coup de vent vers les toilettes de la chambre. Vomit jusqu'à tomber à genoux, et resta quelques minutes, seule, dans ces 2m². C'était trop pour elle toute seule, trop. Revenant vers Matthew, elle lui lança le test à la figure, voulant se mettre à parler. Rien de tout ce qu'elle voulait dire ne sortit. Elle ne réussit pas à l'insulter, rien. On aurait dit qu'elle n'avait plus aucune énergie. En même temps, elle était crevée, et la fatigue venait s'ajouter à... ça.

    - Je te déteste.



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Matthew H. Northman
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MessageSujet: Re: On n'oublie rien de ce qu'on veut oublier : c'est le reste qu'on oublie... | PV Matthew le surfeur sexy   Ven 26 Aoû - 0:53

C'est toi et moi hein =O

    "Tu ne t'en vas pas, tu n'appelles pas quelqu'un, tu la fermes. J'en ai pour deux secondes." Forcément, si elle lui disait ça, il allait avoir envie de faire le contraire. Il n'aimait pas recevoir d'ordres, encore moins d'elle. Et puis son côté "j'aimefairechierKendra" lui donnait forcément envie d'aller appeler quelqu'un d'autre. Mais il sentait que quelque chose n'allait pas. Il savait Kendra très professionnelle et pas du genre à étaler ses états d'âmes avec ses patients, même si c'était lui. Il se rallongea confortablement dans le lit en levant les yeux au ciel. Il la laissait faire tout son petit bazar. Il avait fermé les yeux et patientait, même s'il ne supportait pas ça. Il n'avait jamais eu aucune patience, ce qui l'avait empêché d'aller à Poufsouffle, et heureusement parce que cette maison craignait comme pas possible. Il ne la voyait pas faire son test. Il repensait à cette nuit passée avec elle. Cette superbe nuit. Il avait enfin pu l'avoir. Depuis toutes les années où il la désirait. À Poudlard aussi il l'avait désiré, mais il ne se l'était jamais avoué, ayant trop de fierté. Cette nuit, il n'arrêtait pas d'y repenser. Déjà parce qu'il était un homme et que donc, forcément, avoir vu la femme qu'il aimait tant nue et avoir pu ne faire qu'un avec elle lui plaisait forcément. Mais de deux parce qu'il en était amoureux. Il ne voulait pas l'être. Il ne voulait plus. Mais pourtant, dès qu'il la voyait, il avait encore cette vie de la prendre dans ses bras et de la protéger de tout. Ça l'énervait parce qu'avec ce qu'elle lui avait, il devrait avoir envie de la frapper, ce qui lui arrivait aussi. Mais elle avait l'air si... Fragile à cet instant-là. Ce qui ne lui ressemblait pas. C'est d'ailleurs ça qui fit tilt. Il ne s'était pas rendu compte qu'il la regardait depuis un bon moment tout en étant dans ses pensées, sans réellement faire attention à ce qu'elle faisait ou disait.

    Elle pleurait. Il n'avait pourtant rien dit. Il se réveilla mentalement, sortant de ses pensées. Il devait y avoir quelque chose. Il espérait qu'elle ne venait pas de lui raconter son problème parce qu'il n'avait pas été assez concentré pour capter un seul mot. Elle vint vers lui. Elle faisait un peu peur. Elle avait l'air en colère. Il fronça les sourcils et attendit qu'elle dise ou fasse quelque chose. Mais rien. Au contraire, elle partit en courant dans les toilettes. À en entendre le bruit, elle venait de vomir. Elle en ressortit et il se prit quelque chose en pleine face. Il grogna dans son coin avant de prendre l'objet en question. Il n'était pas stupide au point de ne pas savoir ce que c'était. Un test de grossesse pour sorcière.

    Il baissa lentement les yeux vers le résultat, ayant déjà une petite idée de ce que ça pouvait être. Enceinte.

    Elle était enceinte. Il allait être papa. C'était forcément lui le père sinon elle ne lui ferait pas un telle scène. Surtout que le "Je te déteste" ne faisait qu'approuver ce qu'il pensait. Lui, père. Il avait souvent voulu fonder une famille, mais s'était dit trop occupé par son travail. Puis les temps actuels n'étaient pas assez bons pour pouvoir commencer une nouvelle vie avec une famille et surtout, avoir un enfant. Avoir un enfant pour quoi ? Pour qu'il vive dans la peur à cause de vous-savez-qui ? Hors de question. Il avait souvent pensé à ça. Pourtant, là maintenant, il sourit à l'idée de s'imaginer père. Le seul soucis, c'était la mère. Elle faisait tâche au tableau. Même s'il l'aimait du plus profond de son être, il n'avait pas envie de lui dire de revenir par fierté. Et puis redonner une chance à quelqu'un qui vous a trahi c'est comme si lui vous lui disiez "allez, recommence, pas de soucis !". Il devait se ressaisir, effacer ce sourire de son visage. Il reprit son air froid et indifférent de d'habitude avant de se lever de son lit. Il lui faisait face. Il était plus grand qu'elle et imposant. Il espérait que ça pourrait être un atout pour la convaincre : la peur.

      - Ça va être vite réglé. Tu avortes. Et si tu ne veux pas, démerdes toi, je ne t'aiderai pas.


    Ça avait le mérite d'être clair. Intérieurement, il se maudissait. Il avait tellement envie de fonder une famille avec cette femme que c'était dur pour lui de lui dire ça. Mais fierté quand tu nous tiens... C’était peut-être sa seule chance de fonder une famille, ou même sa seule chance de former un couple avec Kendra mais il la repoussait. Il était trop orgueilleux, stupide.



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MessageSujet: Re: On n'oublie rien de ce qu'on veut oublier : c'est le reste qu'on oublie... | PV Matthew le surfeur sexy   Sam 27 Aoû - 0:40
                        A partir de là
                        Je n'ai plus su comment m'arrêter
                        Tout était de trop, c'était de trop


Même si elle était au plus bas et n'envisageait que le pire, une infime partie de son être avait inconsciemment espéré qu'il réagirait enfin. Qu'il réagirait comme elle l'espérait, qu'il se montrerait moins cassant qu'il l'avait été « Ça va être vite réglé. Tu avortes. Et si tu ne veux pas, démerdes toi, je ne t'aiderai pas. » Il fallait croire que non. Les espoirs qu'elle avait placés dans la réponse qu'il allait fournir s'évanouissaient, pour laisser place au sadisme pur et dur auquel elle faisait face. Il semblait penser que c'était anodin, que c'était facile à faire. Physiquement, et à ce stade rien de compliqué, mais il n'imaginait pas la douleur que pouvait ressentir une future mère. Il était encore plus égoïste qu'elle l'avait imaginé, et n'avait sans doute fait que mentir ; elle commençait même à douter qu'il ait réellement pu l'aimer un jour, comme il l'avait dit. Sinon il lui demanderait jamais une chose pareille, n'abaisserait pas au rang de simple chose le fait d'éliminer un bébé. Leur bébé.

Elle avait l'impression de vivre un cauchemar, seule et immobile dans cette chambre stérile, sous les regards inconscients de dizaines de personnes qui passaient devant la porte sans se douter de rien. Le "malade" s'était levé, mais à part ça, rien de bien inquiétant en apparence. Kendra s'était toujours suffi à elle-même en ce qui concernait ses décisions, ses choix qu'ils soient importants ou non, et si elle avait des amis proches, avait pour idée qu'il restait à elle de décider de sa vie. Pourtant là, elle aurait plus que tout eu besoin d'un soutien, d'un conseil, de n'importe quoi pouvant lui faire sentir qu'elle n'était pas perdue au milieu de cette population qui n'en avait que faire d'elle. Elle avait maintenant cessé de se reposer sur une parole de Matthew, ayant très vite pris conscience que ce serait sans lui, mais elle aurait au moins pû penser à... lui. Ce petit rien, ce quelque chose qui évoluait maintenant à l'intérieur d'elle. Pourtant, elle n'y arrivait pas, déjà parce qu'elle ne le voulait pas, mais aussi parce qu'elle ne pouvait croire être enceinte dans une telle situation. Elle ne niait pas le fait, mais ne réalisait pas que ce put être vrai, qu'elle pouvait être mère. Pour l'instant, ce "lui", cette chose, ce n'était rien, et elle ne voulait pas élever un rien toute seule. Elle savait qu'avorter était tout ce qu'il avait de plus abominable et n'avait jamais songé à le faire - si tant est qu'elle ait songé qu'il était possible qu'elle soit en position de le faire - mais elle ne réfléchissait pas ça. Que Matthew la pousse à le faire la révoltait, et elle ne tenait donc pas compte de son choix dans sa réflexion quasi-absente. Pour elle, rien n'était encore à l'intérieur d'elle, et elle se savait parfaitement incapable de faire face s'il devenait quelque chose, ce rien. Dans son état d'esprit actuel, il était encore temps... de tout éviter. Elle ne pensait rien éliminer, juste éviter.

Si elle avait de quoi faire un test de grossesse, elle avait aussi de quoi y mettre un terme, vu qu'elle se trouvait dans un hôpital. Elle essuya ses yeux avec le coin de sa manche droite, et complètement amorphe, vidée de toute expression, elle rasa le mur pour se rendre dans la salle suivante, celle où elle avait pris le test. Sans rien penser, elle s'apprêtait à rentrer dans la chambre quand elle tomba nez à nez avec celui qu'elle ne pensait plus jamais recroiser. Son ex-futur-mari. Ça faisait des mois maintenant qu'elle ne l'avait pas vu, des mois aussi qu'elle n'avait pas pensé à lui. La tristesse de son départ l'avait un temps affecté, mais retrouver Matthew, même avec la colère qui bouillonnait en elle, l'avait rapidement fait oublier cet homme. Heureusement pour elle, il avait les yeux baissés et ne la vit pas. Arrêtée, un œil tourné vers l'avant et un autre regardant Matthew en coin, avec le peu de clarté qu'elle avait encore dans le regard, elle savait qu'elle avait fait le bon choix en ne se mariant pas avec cet homme et en haïssant pas Matthew toute sa vie. Mais elle se demanda juste si dans son cas, le bon choix était celui qui pourrait lui apporter ce qu'elle voulait et la rendre heureuse... Apparemment non.

Rentrant une nouvelle fois dans la chambre, elle ne chercha pas à cacher ce que cette rencontre l'avait troublée, mais ouvrit sans attendre un énième flacon, dont elle versa quelques gouttes dans un verre à proximité. Elle le buvait et hop! problème terminé, pleurs oubliés, bébé inexistant, haine tue. En principe. Anxieuse même si elle ne regrettait pas ce qu'elle était sur le point de faire, elle vint se placer devant Matthew, le regard triste et pourtant déterminé. Elle fixa le verre, puis leva ses yeux vers lui - qu'est-ce qu'il était grand. Pourtant, elle s'en fichait royalement ; le physique de Matthew et sa force ne venaient même pas l'effleurer, tout ce à quoi elle pensait, c'était au fait que mentalement, c'était un lâche. Un fuyard. Et elle ne le laisserait pas faire. Si elle devait se détruire, ce serait en ayant aucune illusion sur celui qui l'avait poussé à faire ça, à éradiquer ce qu'il avait lui-même causé. Sa voix se fit douce, presque trop enfantine, empreinte de regrets mais de volonté et de tout ce qu'elle éprouver à l'instant.

    - Tu sais, peut-être que lui, il en aurait voulu un enfant de moi. Peut-être que lui, il aurait cru que je pouvais être une bonne mère. En fait, c'est même pas peut-être, c'est sûr, puisqu'il m'a demandé en mariage. On aurait eu des enfants ensemble, si tu n'étais pas arrivé. Tu m'as ARRACHÉ ça. Mais je t'en veux pas, tu sais. Elle sourit tristement tout en baissant les yeux, comme vaincue.C'est sûrement mieux comme ça, j'aurai pas été pleinement heureuse avec lui. Mais j'aurai pu goûter à la fierté de me penser faîte pour donner la vie, faîte pour combler mon mari de bonheur et former la parfaite petite famille. En fait c'était pas pour moi, de toute évidence...
    Alors à défaut de m'avoir donné ce que je voulais, accompagne-moi au moins jusqu'au bout. Cesse d'être le lâche que tu n'as jamais été et que tu ne sera jamais au fond de toi. Cet enfant, tu ne le veux pas, je l'ai bien compris. Sauf qu'il vient de toi. C'est TON enfant. Alors reste au moins avec moi jusqu'à ce que tu sois sûr qu'il n'est plus.
    Je ne peux t'obliger à rien, mais si tu ne serai pas le Matthew que j'ai connu si tu partais. Tu ne serai pas le Matthew que j'ai aimé, celui qui assume ses responsabilités jusqu'au bout. Sois cet homme, une dernière fois. S'il te plaît, pour moi que tu haïs tant.
    A ta santé. Et après, adieu.

C'était fini ; enfin, le cauchemar était fini. Les doigts légèrement tremblants, elle commença à lever le verre vers sa bouche. Ferma les yeux. Resserra son emprise sur le verre. Certaine.

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Matthew H. Northman
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MessageSujet: Re: On n'oublie rien de ce qu'on veut oublier : c'est le reste qu'on oublie... | PV Matthew le surfeur sexy   Sam 27 Aoû - 1:30

    Si l'on remontait à quelques mois en arrière, lorsqu'il avait retrouvé Kendra, il aurait volontiers fondé une famille avec elle. Ne seraient-ils pas heureux dans leur propre maison avec un jardin pour faire du Quidditch ? Il pourrait entrainer son fils à ce sport pendant que Kendra s'occuperait de leur fille ou qu'elle les regarderait jouer. Ou mieux, elle jouerait avec eux. Ils pourraient même gagner un prix de "Meilleure famille sorcière du siècle". Souvent le soir, lorsqu'il avait du mal à s'endormir et qu'il tournait en rond dans son lit, il s'imaginait avec Kendra. Il savait qu'elle ferait une excellente mère, comme il serait un père aimant. Bon ça ne ferait pas plaisir à sa sœur mais elle s'y ferait car il serait heureux et que c'est tout ce qui compte.

    Il ne faut pas remonter à bien longtemps pour comprendre pourquoi tout ça appartient dorénavant au passé : elle l'a manipulé, blessé comme jamais. Il avait été aveuglé par l'amour, autant dire que l'expression "l'amour rend aveugle" était bien vraie. En fait, il le voulait cet enfant. Et avec elle. Mais il n'avait pas l'impression d'être prêt à se remettre avec elle. Il avait encore trop de rancune. Pourtant, lorsqu'il se rappelait de leur dernière discussion, elle lui avait bien dit qu'elle s'en était voulue d'avoir commencé son petit jeu. Devait-il la croire ? D'après Meredith, il ne devrait pas. Au fond de lui, il savait qu'elle disait vrai. Mais pourquoi est-ce qu'elle l'avait tout de même jeté alors ?

    Elle commença à quitter la pièce, surement blessée par sa réaction. Chacun son tour. Il en profita pour chercher sa chemise afin de se rhabiller et de partir. Il ne la trouvait pas et ça l'agaçait. Il attrapa sa baguette pour lancer un accio mais la guérisseuse refit son entrée. Elle avait toujours cet air troublé qui était plutôt normal au vu de la situation. Il préféra l'ignorer sauf qu'il était intrigué par ce qu'elle faisait. Elle venait en effet de mettre quelque chose dans un verre. Il n'était pas un expert en potions médicales alors il ne savait pas ce que c'était. Peut-être qu'elle voulait lui donner avant qu'il parte. Elle se plaça devant lui, il ne bougea pas.

    "Tu sais, peut-être que lui, il en aurait voulu un enfant de moi. Peut-être que lui, il aurait cru que je pouvais être une bonne mère. En fait, c'est même pas peut-être, c'est sûr, puisqu'il m'a demandé en mariage. On aurait eu des enfants ensemble, si tu n'étais pas arrivé. Tu m'as ARRACHÉ ça. Mais je t'en veux pas, tu sais." Ce fut à ce moment qu'il se rendit compte qu'il était égoïste. Il lui avait retiré tout le bonheur qu'elle aurait pu avoir. Enfin non. Non. Il n'allait pas commencer à la laisser lui monter la tête. Elle avait provoqué ça toute seule. Il n'avait jamais voulu l'abandonner. Il avait voulu faire sa vie avec elle. Il avait voulu avoir des enfants avec elle, vieillir avec elle, mourir avec elle. Kendra avait été, durant un moment, la femme la plus importante de sa vie. Elle avait tout gâché. Le ton qu'elle employait lui permettait de ne pas s'énerver. Elle paraissait si faible à cet instant. Il n'avait pas envie de lui faire plus de mal.

    "Alors à défaut de m'avoir donné ce que je voulais, accompagne-moi au moins jusqu'au bout. Cesse d'être le lâche que tu n'as jamais été et que tu ne sera jamais au fond de toi. Cet enfant, tu ne le veux pas, je l'ai bien compris. Sauf qu'il vient de toi. C'est TON enfant. Alors reste au moins avec moi jusqu'à ce que tu sois sûr qu'il n'est plus. Je ne peux t'obliger à rien, mais si tu ne serai pas le Matthew que j'ai connu si tu partais. Tu ne serai pas le Matthew que j'ai aimé, celui qui assume ses responsabilités jusqu'au bout. Sois cet homme, une dernière fois. S'il te plaît, pour moi que tu haïs tant. A ta santé. Et après, adieu." Il détourna le regard pour regarder ailleurs. Il n'avait jamais été très courageux mais il assumait au moins ses responsabilités, c'était vrai. Là, il préférait s'en défaire pour ne pas souffrir plus qu'il ne souffrait déjà à cause de cette blonde. Matthew avait reporté son attention sur elle à la fin de sa phrase, intrigué. Elle portait un verre à sa bouche et il ne fallait pas avoir fait sept ans d'étude à Poudlard pour comprendre qu'elle allait se débarrasser du bébé. Était-ce ce qu'il désirait vraiment ? Est-ce qu'il pouvait arrêter un instant de penser à sa revanche et se concentrer sur ce qu'il ressentait vraiment ? Il avait beau prétendre le contraire, il aimait Kendra. Il lui arrivait même de vouloir se rendre chez elle en pleine nuit pour aller lui dire qu'il lui pardonnait et qu'ils pouvaient repartir à zéro. Il n'avait jamais eu les couilles pour le faire. Maintenant, c'était à lui de prendre cette décision : la laisser faire et être définitivement débarrassé ou l'en empêcher et essayer d'être un peu plus aimable ? Il n'avait pas toute la vie devant lui pour l'en empêcher. Il ne réagit pas, la laissant porter le verre à ses lèvres.

    Ça allait être fini. Pas de bébé. Plus de Kendra. Il pourrait de nouveau se concentrer pleinement dans son travail. Il n'aurait pas de femme, ni d'enfants, tant pis. Il pouvait vivre sans. Il pouvait vivre sans une femme qui viendrait l'embrasser lorsqu'il rentrerait le soir. Il pourrait vivre sans un fils qui lui sauterait dessus le soir en le suppliant de venir lui lancer le souaffle.

    En fait nan, il ne pouvait pas.

    Elle n'avait pas encore bu et d'un geste vif et rapide, il lui arracha le verre des mains. Il ne s'était pas posé de question, il l'avait juste fait. Il posa le verre sur la table derrière lui avant de prendre Kendra dans ses bras.

      - Je ne te hais pas. J'aimerai, mais je n'y arrive pas.


    Il lui avait dit en chuchotant. Il ne lui pardonnait pas ce qu'elle avait fait. Il lui faudrait du temps pour oublier et lui refaire confiance. Mais ça ne les empêchait pas pour autant de commencer à se revoir juste pour papoter et passer du temps ensemble, comme des amis, pour le début. Il se détacha d'elle puis posa sa main sur le ventre de la guérisseuse.

      - Tu n'es pas seule. Je suis là. Mais... J'ai besoin de temps pour te faire confiance à nouveau. J'ai toujours l'impression que tu me manipules encore.


    D'ailleurs elle le manipulerait bien avec un enfant. Si ça se trouve, il n'était même pas le père mais comme l'avait dit Meredith, c'était peut-être le complot d'un groupe contre lui. Il verrait bien avec le temps puis de toute façon, il avait du mal à y croire. Kendra n'était pas assez stupide pour s'engager dans un groupe et faire ça.



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MessageSujet: Re: On n'oublie rien de ce qu'on veut oublier : c'est le reste qu'on oublie... | PV Matthew le surfeur sexy   Sam 27 Aoû - 2:44
                  Hallucinations
Un instant, elle avait contracté ses doigts sur du vide. Son... verre ? Il était où son verre ? Ses yeux s'écarquillèrent et avant qu'elle ait réalisé d'où venait le "vol", elle se retrouva contre quelqu'un. Oui, ça ressemblait vraiment à un quelqu'un. Mais c'était qui ? Sûrement pas Matthew, vu comment il la traitait depuis plusieurs jours - et elle avait encore assez d'esprit pour trouver ça impossible. « Je ne te hais pas. J'aimerai, mais je n'y arrive pas. » ... Matthew venait de lui dire ça ? Elle se trouvait dans SES bras ? Kendra ne put s'empêcher de laisser échapper un petit rire sans vrai écho profond, alors qu'elle se sentait ballotée et avait l'horrible impression que sa tête tournait. « Tu n'es pas seule. Je suis là. Mais... J'ai besoin de temps pour te faire confiance à nouveau. J'ai toujours l'impression que tu me manipules encore. » Un coup dans ses bras, un coup non. Encore nauséeuse maintenant que les larmes séchaient peu à peu sur son visage, elle se sentait... étrange. Jamais elle n'avait pris le moindre truc qui lui fasses perdre toute conscience de la réalité, parfois elle avait trop bu, certes, mais ce n'était pas le cas aujourd'hui... Et ce qu'elle ressentait n'était comparable à rien d'autre. Elle avait l'impression halluciner. Tout ça ne pouvait pas être possible, c'était trop de changements et de revirements dans un même temps. On se foutait d'elle en profitant du fait qu'elle soit faible et presque sans défense, c'était certain. Elle aurait pu se calmer et accepter que tout redevienne normal, mais elle ne voulait pas se poser deux minutes et prendre le temps de respirer avant de réfléchir. Non, elle voulait que ça se finisse le plus vite possible, qu'elle puisse s'enfermer chez elle pendant des jours, le temps de réfléchir à son avenir. Son avenir. Elle n'en avait plus, elle n'en imaginait même plus. Son boulot, d'accord, mais ça ne résumait pas un avenir, ça. Matthew, elle avait laissé tomber. Elle en avait marre de faire des efforts ; elle l'avait blessé et il la haïssait - elle réfutait tout ce qu'elle venait d'entendre - c'en était maintenant fini, et elle n'avait même plus envie de se battre pour quelque chose qui ne la ferait souffrir que davantage au fur et à mesure où elle s'en approcherait.

Elle ne voulait donc pas se calmer. Elle refusait de croire à ce qu'il venait de dire, et ses pensées restaient bloquées sur le verre. Ses yeux sans expression voulaient le voir, l'apporter jusqu'à elle, mais elle n'eut pas le réflexe de regarder sur la table. Elle était statique, et se laissait balloter comme une poupée de chiffon par les évènements qui, une fois de plus, changeaient de sens. Elle en avait marre et commençait à se lasser, elle voulait sortir d'ici, elle voulait qu'on la laisse tranquille et qu'on l'oublie un peu, puisque tout le monde semblait vouloir le faire. Super, tout le monde voulait la même chose, le problème semblait réglé. Sauf que contrairement à ce qu'on disait depuis déjà des jours, on ne la laissait pas se reposer. On voulait l'user ? L'obliger à parler, à se torturer en se répandant en réflexions inutiles ?

    - Je ne sais pas ce que tu essaies de faire, je ne comprends rien, je ne comprends plus. Je suis fatiguée, j'en ai marre, je suis usée. On ne se base pas sur un bébé pour faire un couple, on envisage pas d'en avoir un sans être un. Je ne... veux pas. Je ne veux pas me retrouver enceinte de six mois et finalement seule. Ça me ressemble pas. Ce bébé c'est rien pour l'instant, alors laisse moi le laisser partir. J'en ai tellement marre Matthew, laisse-moi enfin me reposer. C'est trop d'un coup, j'ai envie de m'écrouler et rester immobile par terre, de me laisser aller. Laisse moi me reposer.

Elle faillit se laisser tomber à terre comme elle le disait, enfin tout abandonner, mais elle n'y arrivait pas. Avant, elle devait se débarrasser de la dernière chose qui pourrait encore lui apporter des malheurs, et des malheurs elle n'en voulait plus. Elle ne pouvait pas se laisser tomber tant qu'elle ne s'était pas mise à l'abri, réfugiée dans sa coquille d'où personne ne pourrait plus l'atteindre, d'où elle se reconstruirait une existence basée sur elle-seule. Elle s'était déçue une fois mais ça n'arriverait plus, elle se faisait confiance. Une fois cette douloureuse journée passée, elle repartirait de l'avant. Il n'y avait jamais eu de bébé, Matthew lui en voulait et souhaitait ne plus jamais la revoir, elle travaillait toujours à Ste Mangouste, voyait parfois Cameron au bar, allait chez Juliet. Elle allait revivre sa vie d'avant, oublier cette semaine qui l'avait mise en vrac davantage que toute sa vie entière. Kendra sourit à cette idée qui lui réchauffait le cœur. Même si ce n'était pas son existence rêvée, c'était tellement bien comparée à ce qu'elle vivait. Mais elle ne cessait de repousser quelque chose qui pourtant faisait partie de sa vie prochaine. Il n'y avait jamais eu de bébé. Toujours droite devant Matthew, elle se força à se concentrer sur le verre. Il était où, ce verre ? Elle n'avait rien vu quand il s'était envolé, elle n'aurait su dire où il était, et puis si elle tournait la tête, Matthew l'arrêterait parce qu'il se rendrait compte qu'elle était étrange. Puis elle se remémora le léger bruit cristallin du verre en contact avec la table, à gauche.
Dernières phrases, elle espérait.

    - Je ne crois plus en rien, c'est fini. Mais je t'aimais.

D'un geste, elle saisit le verre et le vida d'un trait.
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Matthew H. Northman
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MessageSujet: Re: On n'oublie rien de ce qu'on veut oublier : c'est le reste qu'on oublie... | PV Matthew le surfeur sexy   Lun 29 Aoû - 1:29



    Matthew s'était donc décidé : il allait donner une nouvelle chance à Kendra. Il espérait ne pas avoir à le regretter. Il tentait de se persuader du contraire. Ils allaient avoir un enfant ensemble, il était temps de prendre ses responsabilités et de les assumer. Il aurait tant aimé demander conseils à sa sœur avant de prendre cette décision. Autant que sur le plan professionnel il n'avait besoin de l'aide de personne, mais alors sur le plan perso et sentimental, il avait l'impression d'être trop... Naïf ? Bizarrement, il l'était devenu depuis Kendra. C'était donc pour ça qu'il avait besoin de quelqu'un pour lui ouvrir les yeux et juger la situation d'un point de vue neutre - enfin si c'était Meredith elle ne serait pas neutre, au contraire. En effet, sa sœur ne pouvait blairer Kendra. Il ne comprenait jamais pourquoi mais se disait que ça devait être un truc de filles et que si lui avait fini par l'aimer plus qu'il n'avait jamais aimé quelqu'un, elle finirait bien par l'apprécier. Surtout que Kendra ne lui avait jamais rien fait de mal, enfin aux dernières nouvelles.

    Il attendait une réponse. Il s'attendait à la voir sourire, soulagée. Il pensait qu'elle serait heureuse d'apprendre qu'elle ne serait pas seule et que, pour une fois, il ne serait pas un lâche avec elle. Sortez le champagne, Matthew assumait ses responsabilités sentimentales. La réaction de Kendra fut contraire aux attentes du blond : "- Je ne sais pas ce que tu essaies de faire, je ne comprends rien, je ne comprends plus. Je suis fatiguée, j'en ai marre, je suis usée. On ne se base pas sur un bébé pour faire un couple, on envisage pas d'en avoir un sans être un. Je ne... veux pas. Je ne veux pas me retrouver enceinte de six mois et finalement seule. Ça me ressemble pas. Ce bébé c'est rien pour l'instant, alors laisse moi le laisser partir. J'en ai tellement marre Matthew, laisse-moi enfin me reposer. C'est trop d'un coup, j'ai envie de m'écrouler et rester immobile par terre, de me laisser aller. Laisse moi me reposer." Hum. Pardon ? Bon ok, elle n'avait pas tort (pour une fois), on ne forme pas un couple parce qu'il y a un bébé. Mais lorsqu'ils l'avaient conçus, ils en étaient en quelque sorte un, non ? La nuit avant qu'elle ne le jette, ils avaient été comme un couple. Ils avaient été ce que tous les deux voulaient et ce qui leur semblait si loin maintenant. Matthew avait l'impression qu'il ne revivrait jamais ça. Il avait pu apercevoir ce qu'était le bonheur une nuit mais c'était comme si ça avait été la première mais aussi la dernière. Tout semblait les empêcher d'être de nouveau ensemble. Tout d'abord, sa fierté. Il avait l'impression que tout lui pardonner serait un signe de faiblesse alors que non, ce serait une preuve d'amour.

    Il ne savait pas quoi lui répondre. Il se contentait de la regarder. Peut-être qu'il pouvait lui sortir l'argument du "on était un couple lorsque le bébé a été conçu" mais il savait que ce n'était pas le meilleur. Le temps de réfléchir, de trouver quelque chose à dire, voilà que la guérisseuse reprenait la parole : "- Je ne crois plus en rien, c'est fini. Mais je t'aimais.". Pardon ? Matthew plissa les yeux, comme pour essayer de comprendre. Mais il ne put rien faire d'autre. La blonde saisit le verre et le vida. Elle venait de vider le verre. Elle venait de tuer leur bébé. Son bébé. Il ne comprenait pas. Il voulait la tuer. Il était en colère mais aussi triste. Durant un instant, il s'était imaginé avec cet enfant, il avait imaginé la vie qu'il pourrait avoir et cette vision lui avait plu. Cette vision ne se réalisera jamais. À cause de Kendra. Il lui avait donné une seconde chance contre toute attente et elle le renvoyait chier de nouveau. Il leva la main pour la choper au cou mais se retint au dernier moment. Finalement, il se dirigea vers la porte, la claqua, puis se redirigea vers elle.


      - Pourquoi faut-il toujours que tu gâches tout ? POURQUOI ?! Ça t'amuses de me manipuler ?! Je te donne une seconde chance et tu me rejettes encore ?! Et u oses dire que tu m'aimais ? Que tu veux qu'on reparte à zéro ? Qui est le plus lâche de nous deux Kendra ? Celui qui a souffert mais qui, par amour, était prêt à assumer un enfant ou celle qui se débarrasse de l'enfant ? C'est du toi tout craché, trouver les soit-disant défauts des autres sans assumer les siens. Tu es la plus lâche de nous deux mais c'est tellement plus facile de remettre la faute sur moi ! Tellement plus facile de se dire "Si je me débarrasse de cet enfant c'est parce que Matthew n'a pas voulu de moi après que j'ai monté tout un plan contre lui pour qu'il souffre". Oui, tellement plus facile, mais tellement plus lâche, plus idiot. Mais par la barbe de Merlin, grandis un peu ! J'ai l'impression que tu es resté l'adolescente lâche, immature et stupide que tu étais à Poudlard.


    Il se retourna un moment pour se mettre dos à elle et tenter de se calmer. Il ne fallait pas craquer. Il se retourna ensuite pour lui faire face.

      - Tu viens de tuer notre bébé et notre chance d'être ensemble et heureux. Tu viens de ruiner une partie de ma vie. Ça te fait plaisir ? C'est bon, tu as atteint ton but ? Bravo, Kendra, tu as gagné.


    Il était dégouté et ça se voyait. Normal, après tout ce qu'elle lui avait fait, il avait de quoi l'être.



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MessageSujet: Re: On n'oublie rien de ce qu'on veut oublier : c'est le reste qu'on oublie... | PV Matthew le surfeur sexy   Ven 2 Sep - 1:07
                  schizophrénie
Ça tambourinait dans sa tête de plus en plus violemment. Au lieu de continuer à sombrer dans le calme qui allait peu à peu l'emporter dans le sommeil, elle ne ressentait plus que cette douleur, cette vive douleur qui lui vrillait le crâne et dont elle n'arrivait à pas à se départir. Ce n'était pourtant pas le moment de faire preuve de moins d'attention, et elle se savait. « Je te donne une seconde chance et tu me rejettes encore ?! Et tu oses dire que tu m'aimais ? J'ai l'impression que tu es resté l'adolescente lâche, immature et stupide que tu étais à Poudlard. » Elle ne dit rien, attendant qu'il ait fini de déverser sa colère sur elle. De plus, son mal de crâne allait en s'empirant, et si elle grimaça ce ne fut pas à cause des paroles de Matthew, mais bien du couteau qui n'avait de cesse de s'enfoncer dans son cerveau. « Tu viens de tuer notre bébé et notre chance d'être ensemble et heureux. Tu viens de ruiner une partie de ma vie. Ça te fait plaisir ? C'est bon, tu as atteint ton but ? Bravo, Kendra, tu as gagné. » Au moins, elle était sûre qu'elle était parfaitement réveillée et sortie de sa sorte de transe, maintenant qu'on l'engueulait et qu'elle avait mal, si mal... Puis d'un coup, cette douleur qui la rongeait et l'empêchait de répondre tellement elle appuyait avec ses mains contre sa tête pour qu'elle cesse sembla s'envoler, et elle faillit pousser un soupir de soulagement. Ce qui n'était peut-être pas approprié, vu l'expression sur le visage de Matthew en ce moment-même. Il paraissait clairement blessé, ou quelque chose qui s'y apparentait, du moins. Et maintenant qu'elle avait conscience que plus rien ne la retenait, vu que le bébé n'était plus là, et bien qu'elle ne montre plus la visage dépressif de quelques minutes auparavant, elle ne put se résoudre à faire souffrir Matthew davantage. Ces derniers jours, il avait largement assez pris pour se souvenir d'elle pendant de longues années, et pas qu'en bien... Elle ne put s'y résoudre, elle voulut partir en s'excusant, mais elle ne réussit pas. Maintenant que la douleur était passée, elle avait l'impression de se sentir forte, au dessus de toutes choses, et ne cacha donc pas qu'elle pensait.

    - A Poudlard, je n'ai jamais été lâche, et à moins que tu sois encore plus bête que moi, tu ne te serais jamais intéressé à une fille immature stupide, pour reprendre tes mots. Je n'ai pas ruiné ta vie, parce qu'une heure avant, tu aurais souhaité ne jamais me revoir, et donc tu n'aurai jamais su que ce bébé existait, et tu aurais quand même continué à vivre. Tu t'inventes des excuses. Je sais que de mon côté je n'en ai pas et je ne vais pas m'en inventer : j'ai juste peur. J'ai peur et une fois de plus j'ai pris une décision qui te fait mal. Sauf que la peur d'élever un enfant seule était trop forte... Comment être sûre que tu aurais été là ?! Je n'ai pas ta confiance, alors je ne pouvais être sûre de rien...

Jusque là, elle ne faisait qu'exposer ce qu'elle pensait de ce qu'il lui reprochait. Elle était inexcusable sur bien des choses, mais elle aurait souhaité qu'il comprenne que lorsqu'un enfant, une troisième personne venait s'immiscer dans l'histoire, ça devenait encore plus compliqué... Et que prendre le risque de la voir grandir sans avoir une vie stable n'était pas la meilleure chose à faire. Tout ça, c'est ce qu'elle pensait jusque là. Mais elle dérailla très vite, emportée par des choses qu'elle pensait vraiment ou exagérait, voire ne pensait pas du tout, mais qu'elle ne pouvait pas s'empêcher de dire :

    - La confiance, c'est très surfait, quand même. Quand ai-je eu la tienne ? Jamais. Je n'ai jamais rien fait pour l'avoir, alors pourquoi je l'aurai eu ? Je ne l'ai jamais eu, donc je ne l'ai jamais perdue. Alors il suffit que tu apprennes à me connaître vraiment telle que je suis maintenant, que j'arrête de faire des conneries que je pourrais regretter, et un bébé, ça se refait tu sais... On peut même faire tout ce que j'ai dis en version accélérée si tu veux.

Elle racontait quoi là ?! Puis se rapprocha de lui et se mit à rire, sans pouvoir se contrôler. Ses mains sur son torse, elle voulut déboutonner un bouton de sa chemise - qu'il venait à peine de remettre, damned - mais s'arrêta avant, un sourire enjôleur aux lèvres.
    - Attends, avant toute chose je dois ranger ça, quelqu'un pourrait en avoir besoin. Je tiens à garder mon boulot, quand même !

Elle prit le verre qu'elle avait posé quelques secondes avant sur la table, puis saisit le flacon qu'elle avait utilisé en dernier. Tomba nez à nez avec l'étiquette. Et ne put s'empêcher de rire aux éclats, tout en s'approchant de Matthew et en lui collant devant le visage.

    - Regarde ! Je... je me suis trompée de flacon. J'ai bu un produit pour calmer les schizophréniques. Si tu veux, j'accepte même de dire que je le suis, au moins tu pourra prouver que cette fois c'est moi qui t'ai sauté dessus !

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Matthew H. Northman
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MessageSujet: Re: On n'oublie rien de ce qu'on veut oublier : c'est le reste qu'on oublie... | PV Matthew le surfeur sexy   Mer 7 Sep - 20:27



    Il avait l'impression de devenir dingue. Il avait envie de tout éclater sur son passage, d'envoyer tout le monde à Azkaban, Kendra la première. Il lui souhaitait tellement de mal à cet instant précis. Elle pouvait se faire tuer par un mangemort, il ferait la fête et offrirait une récompense à ce dernier. Bien sûr, il souhaitait ça maintenant parce qu'il était en colère. Malgré tout ce qu'elle lui avait fait, il l'aimait toujours autant. Il avait l'impression que c'était malsain. Elle pouvait lui faire tout le mal qu'elle voulait, le blesser, l'insulter, elle arriverait toujours à avoir un certain pouvoir sur lui. Il n'arrivait pas à se détacher d'elle ou même à l'oublier.

    Il l'écouta parler. Elle avait raison. Elle lui plaisait depuis Poudlard, et pas parce qu'elle immature et stupide. Bon c'était ce qu'il s'était forcé à penser à l'époque mais par fierté. Il l'avait toujours désiré sauf qu'avant il avait été jeune et con. Il avait préféré jouer. Pas jouer dans le sens où il la mettait dans son lit, il ne l'avait jamais. Mais jouer dans le sens où ils s'étaient fait de super crasses, se rabaissaient en public et tout le tralala. Il avait adoré ça. Elle était du genre à répondre et à ne pas se laisser faire, c'était pour lui la femme idéale. C'est vrai quoi, une personne qu'on engueule et qui s'excuse tout de suite c'est pas drôle. Avoir du répondant et s'engueuler pour un oui ou pour un non, ça c'est un couple génial. Enfin bref.

      - J'étais décidé à te donner une seconde chance. À chaque fois que je te veux il faut que tu fasses quelque chose pour me repousser. Je ne te donnerai pas de troisième chance. C'est fini.


    C'était bon, il allait tirer un trait sur elle, définitivement. Il n'y avait plus de bébé donc plus rien qui le retenait. Enfin c'était ce qu'il voulait penser.

    - La confiance, c'est très surfait, quand même. Quand ai-je eu la tienne ? Jamais. Je n'ai jamais rien fait pour l'avoir, alors pourquoi je l'aurai eu ? Je ne l'ai jamais eu, donc je ne l'ai jamais perdue. Alors il suffit que tu apprennes à me connaître vraiment telle que je suis maintenant, que j'arrête de faire des conneries que je pourrais regretter, et un bébé, ça se refait tu sais... On peut même faire tout ce que j'ai dis en version accélérée si tu veux.
    Hum.. Pardon ? Il rêvait ou ... ? Non, il ne rêvait pas. Elle venait de poser ses mains sur son torse après s'être rapproché de lui. Elle lui faisait une proposition. Elle voulait qu'ils couchent ensemble ici, à l’hôpital, après tout ce qu'ils venaient de vivre en même pas dix minutes ? Mais ... Elle devenait folle ?! Il avait plissé les yeux, signe qu'il était méfiant. Ça tombait bien qu'elle parle de confiance car il n'avait vraiment aucune confiance en elle. Il avait l'impression que tout ce qu'elle faisait était dans le but de le piéger, de le blesser. En même temps comment pourrait-il penser le contraire ? Il resta complètement surpris. Il ne répondait même pas et la regardait faire. Peut-être que se débarrasser de son bébé l'avait rendu folle. Ça avait été un choc émotionnel trop fort pour elle et elle se protégeait comme elle pouvait ?

    Maintenant, elle se mettait à rire. Non, elle n'allait vraiment pas bien. Il allait appeler quelqu'un, un autre médicomage, afin qu'il s'occupe d'elle. Il faudrait surement la faire interner mais bon, ça serait pour son bien et pour celui de ses patients.

    - Regarde ! Je... je me suis trompée de flacon. J'ai bu un produit pour calmer les schizophréniques. Si tu veux, j'accepte même de dire que je le suis, au moins tu pourra prouver que cette fois c'est moi qui t'ai sauté dessus !
    Il ouvrit de grands yeux. Elle s'était trompée. Elle était toujours enceinte. Il allait être papa. Mais le voulait-il toujours ? Il avait été très en colère contre elle lorsqu'elle avait voulu s'en débarrasser à un tel point que son geste l'avait dégouté. Mais non, il ne voulait pas le perdre une deuxième fois. Il voulait cet enfant. Il fallait juste calmer la situation avec Kendra. Il était d'ordinaire assez diplomate alors pourquoi ne pas essayer avec elle ? Ah mais oui, elle était complètement shooté. C'était même pas la peine d'essayer. Par contre, il pouvait peut-être essayer d'en profiter pour lui poser quelques questions, avec l'espoir que ça fasse comme avec du véritaserum.

      - Est-ce que tu m'aimes ? Et est-ce que tu regrettes vraiment de m'avoir fait du mal ?


    Ça, c'était pour être fixé. Il voulait savoir s'il pouvait envisager le fait qu'ils puissent se remettre ensemble.

      - Et qu'est-ce que t'as pensé de la nuit passée ensemble ?


    Oh il n'avait pas été obligé, mais sa fierté d'homme voulait savoir ce qu'elle en avait pensé. Bon il était un homme donc il pensait forcément qu'il était le meilleur et qu'elle avait forcément aimé comme pas possible, qu'elle avait passé la meilleure nuit de sa vie. Il était malin, il ne pensait qu'à profiter de la situation.



Matthew & Kendra ♥



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MessageSujet: Re: On n'oublie rien de ce qu'on veut oublier : c'est le reste qu'on oublie... | PV Matthew le surfeur sexy   Mar 27 Sep - 16:41
« Est-ce que tu m'aimes ? Et est-ce que tu regrettes vraiment de m'avoir fait du mal ? Et qu'est-ce que t'as pensé de la nuit passée ensemble ? » Ohhh, mais qu'est-ce qu'il était rabat-joie ! Il aurait au moins pu rire devant sa maladresse, devant son erreur de flacon. Mais il était très sérieux, et Kendra avait trop perdu le sens des réalités pour comprendre que c'était totalement normal et que c'était elle qui dans l'histoire voyait les choses de manière étrange et complètement enfantine. Elle avait conscience de se trouver dans un hôpital, d'avoir voulu avorter à peine quelques minutes plus tôt, mais elle avait également la certitude que tout ceci n'était pas réel, et pensait pertinemment que c'était à la fois un rêve, et qu'en plus elle ne contrôlait plus ses actions. Mais peu importait, c'était juste un rêve un peu particulier et tout ne tarderait pas à s'effacer. Rien ne portait à conséquence. Alors si ça pouvait lui faire plaisir, et vu qu'apparemment il avait l'air de trouver ça important, elle pouvait bien essayer de se concentrer un peu.

    - Je... suis désolée. Je ne voulais pas te faire de mal, dès que je me suis rendu compte que je t'aimais plus que je le pensais, et que tu ne le méritais pas. Mais avant... J'avais trop de fierté pour ne pas penser au fait que tu avais foutu mon mariage en l'air. C'était super égoïste, mais j'avais l'impression que tu avais trouvé ça normal, que tu avais été content de le faire... Je, tu sais, rien ne me prouvait que tu avais raison en faisant ce que tu as fais, rien ne me prouvait qu'on sera mieux ensemble. Sur le coup, j'ai pas réfléchi, et j'ai juste vu que tu avais bousillé ce qui me tenais à cœur à ce moment-là. Maintenant je me rends compte que j'ai été impardonnable. Je n'aurais jamais dû faire une chose pareille, et je voudrais tout effacer mais, je ne peux pas...

Elle se prit la tête à deux mains en sentant le produit faire de plus en plus d'effet dans son crâne. Il était très puissant, et le but était de calmer les malades en les assommant presque ; pas uniquement en les faisant dériver sur d'autres pensées. Engourdie, elle s'assit sur le bord du lit, sans pour autant grimacer comme si elle était en train de souffrir le martyre, mais en regardant Matthew d'un air fatigué. On voyait bien que ce n'était pas volontaire et que les traits de son visage complètement hystériques quelques minutes auparavant s'étaient affaissés, comme si elle venait de passer une nuit de seulement deux heures. Si on octroyait l'effet du produit, c'était presque vrai, en plus. Malgré la fatigue qui sembla tomber sur elle d'un coup, elle trouva la force d'encore plaisanter, en se forçant quelque peu. Elle avait un peu compris que ce qu'elle vivait était la réalité, et était aussi sûre que Matthew sur le fait qu'il fallait calmer le jeu. Si elle pouvait le flatter, ça n'en serait que mieux.

    - Je crois que je n'ai pas encore récupéré de la nuit de l'autre jour... Éreintante.

Les mains instinctivement posées sur sa blouse au niveau de son ventre, elle recula dans le lit de manière à pouvoir poser sa tête sur les coussins. Elle était vraiment prise d'une furieuse envie de dormir, mais savait que ce n'était pas le moment, surtout qu'elle n'avait pas fini de soigner Matthew. Certes, ses plaies restaient plus ou moins superficielles et il n'était pas en danger de mort mais... elle n'avait pas que lui comme patient. Cette réalité sembla la frapper, et ses yeux eurent un instant de retard quand elle leva ses mains dans le but de se redresser. Mais au moment où elle allait se mettre debout, ses yeux se fermèrent presque d'eux-mêmes, et elle retomba sur le lit, ce qui n'était qu'à moitié volontaire. Tant pis. Après tout, elle avait été appelée en renfort mais n'était pas sensée travailler en ce moment-même. Et puis si quelqu'un venait lui chercher des problèmes, elle se ferait un plaisir de lui annoncer la bonne nouvelle en le gratifiant d'un regard noir. Finalement, que c'était bon de se reposer enfin, en rejetant au loin tous les problèmes.

Malheureusement, le repos fut de courte durée. Celle qu'elle avait avalé semblait de pas être adapté à son organisme, parce qu'elle fut soudain prise d'un mal de ventre différent que celui qu'elle avait ressentit lors de ses nausées. Une crampe, crut-elle. Mais alors qu'elle se mettait à hurler en se pliant en deux, elle se souvint n'avoir jamais regardé sur le médoc était déconseillé aux femmes enceintes. D'un doigt incertain, elle essaya de montrer le flacon à Matthew. Et se remit à hurler, les bras contre son ventre.
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MessageSujet: Re: On n'oublie rien de ce qu'on veut oublier : c'est le reste qu'on oublie... | PV Matthew le surfeur sexy   Aujourd'hui à 7:04
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On n'oublie rien de ce qu'on veut oublier : c'est le reste qu'on oublie... | PV Matthew le surfeur sexy

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