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 Je te vends mon âme | Lulvia |

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Sorrow C. Caldwell
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MessageSujet: Je te vends mon âme | Lulvia |   Mer 1 Sep - 13:27
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Elliyöt && Lulvia




La pluie tombait. Et j’étais dehors. Le cœur froissé. J’avais envie de vomir. J’avais envie de me planter un couteau dans le cœur. Son visage me revint en mémoire. Seigneur. Qu’est ce que j’avais fait ? Je venais de briser un ange. Un magnifique ange. Mais je n’aurais pas pu continuer comme ça. Pas après l’avoir trompée. Pas après tout ça. Impossible. Je ne lui avais pas dit que je l’avais trompé. Ca l’aurait détruite encore plus que je ne l’avais fait. Et la détruire elle, c’était pire que tout. Une larme coula sur ma joue. Je ne méritais pas le paradis. Oh que non. J’étais un démon. Un fils du diable. Je venais de quitter Danaé. Et le pire dans tout ça, c’est que j’étais un peu plus soulagé maintenant. Alors que je venais de la Briser. Son visage remplit de larmes me revint en mémoire. Je ne la méritais pas. Elle était trop belle pour moi. Beaucoup trop belle. Je n’étais qu’un homme. Un homme parmi tant d’autre. Elle, elle était un ange. Elle devait repartir près des siens. Là-bas, elle serait plus heureuse. Beaucoup plus heureuse. Je n’étais pas son prince charmant. J’avais toujours pensé que c’était le cas… Mais en fait, ça n’avait jamais été ça. Je ne lui appartenais pas. Oh que non. J’étais destiné à une autre. Et ça, je ne pouvais pas le nier. Parce que si ça n’avait pas été le cas, Lulvia ne m’aurait pas fait cet effet là. Oh que non. Si j’avais su avant que c’était elle mon Âme sœur…. J’aurais épargné bien des souffrances à Danaé. Parce qu’elle ne méritait pas ça. Elle était belle. Elle était gentille. Elle méritait quelqu’un de meilleur que moi. Vraiment. J’étais sous la pluie. J’étais trempé. Et peu à peu, je me sentis léger. Toute la peine que j’avais accumulé jusque là s’en allait. Je regardais alors le ciel frisant les yeux pour éviter l’eau qui tombait dans ceux-ci. La pluie avait toujours eu cette particularité de me laver. Elle me lavait de tout. De mes pensées. De mes sentiments. De mes souillures. Elle me rendait propre. Et j’étais capable de réfléchir posément maintenant. Il faisait nuit. On ne voyait pas les étoiles dans le ciel. Ca n’aurait servit à rien d’aller à la tour d’Astronomie. Alors autant aller dehors dans le parc pour s’aérer l’esprit. J’avais loupé le repas. Je n’avais pas faim. Cette histoire avec Danaé m’avait coupé l’appétit. Je me haïssais de lui avoir fait tant de mal… Mais c’était nécessaire. Parce que je n’aurais pas su lui mentir. Je n’aurais jamais su. Surtout pour ça. Et puis à long terme, ça aurait été pire que tout. Elle m’avait pourtant proposé une seconde chance. Je ne l’avais pas saisie. Je la laissais à quelqu’un d’autre. Je n’avais plus mal place dans sa vie. Je n’étais plus rien pour elle à présent. Et inventer des sentiments n’aurait servit à rien. J’étais incapable de faire semblant de toute façon. Je serais mort à petit feu et elle aussi. Je ne pouvais pas lui faire ça. Alors la quitter était la meilleure solution. La meilleure, je m’en persuadais.

Un éclair zébra le ciel. Je me mis alors à marcher. Ma chemise me collait à la peau et devenait transparente. Mes cheveux dégoulinaient. Mes larmes avaient disparues parmi l’eau de la pluie. Mon cœur s’apaisait peu à peu. Je me sentais mieux. Beaucoup mieux même. Et cette sensation, je ne l’avais pas ressentie depuis longtemps. L’image de Lulvia s’imposa en moi. Et les paroles que je lui avais dites aussi. Mes poings se serraient. J’étais un idiot. Un imbécile. Je n’avais pas compris avant ce qu’elle avait voulu me dire. Aujourd’hui, je faisais payer Danaé. Et elle aussi. Parce que je la voyais dans les cours, dans les couloirs : elle était mal. Très mal. Et je m’en voulais de lui avoir fait mal dans l’infirmerie ce jour-là. Je m’en voulais de lui avoir fait tant mal. Je m’en voulais d’avoir adopté le costume du tyran. Ca ne m’avait jamais ressemblé. Et pourtant, je l’avais endossé ce jour-là. Il fallait que je m’excuse auprès d’elle. Il fallait que je lui dise… que je l’aimais. Car oui, c’était elle que j’aimais. C’était elle mon âme sœur. C’était elle ma raison de vivre et ma raison de mourir. Si elle n’allait pas bien, je n’allais pas bien. Si elle était sur le point de mourir, je mourais à ses côtés en échangeant un dernier soupir auprès d’elle. Je serais Roméo. Elle sera Juliette. Nous mourrons ensembles. Et se sera à la vie à la mort. Parce que l’amour est plus fort que la mort. Voilà tout. Il pouvait soulever des montagnes. Guérir des gens. Tuer aussi. Tuer à petit feu, lentement, dans d’atroces souffrances. Et comme-ci on entendit ma prière, je la vie alors. Elle était là dans le Parc. Seule et trempée. Son regard était triste. Mon cœur se serra. Je la regardais longuement. Un éclair zébra le ciel et je la vis un instant. Elle était belle. Plus belle que tout. La Petite Fée semblait perdue. Et je me devais d’aller l’aider. Je m’approchais alors d’elle. Doucement. Comme pour ne pas l’effrayer. Je ne voulais pas qu’elle s’en aille. Je ne voulais pas qu’elle parte. Je voulais lui parler. Je voulais m’excuser. Je voulais la serrer dans mes bras. Je voulais lui dire que je l’aimais. Je voulais l’embrasser. Je pris alors sa main doucement et elle me remarqua enfin. Elle se tourna vers moi. Je la regardais longuement. Tu avais pleuré. Je le savais. Je le sentais. Et la raison de tes larmes me semblait évidente. J’y étais pour quelque chose. J’eus envie de me jeter dans tes bras. D’hurler que je m‘excusais de toutes les atrocités que je t’avais balancé au visage. Mais à la place, je ne pus dire :

« Lulvia… »

Ma voix était faible. Ca n’avait été qu’un chuchotement. Je n’étais même pas sûr que tu est entendu.


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MessageSujet: Re: Je te vends mon âme | Lulvia |   Mer 1 Sep - 19:44
[Désolée, c'est nul ><]

    « Je vois ton nom écrit en grand partout sur les murs, Sais-tu c’que j’endure ? Je sens tes mains sur mon corps qui brûle, je brûle... Et je rêve d’un courant d’air, d’un espace clos avec vue sur la mer, D’un silence radio, d’un océan solaire qui nous porte ensemble et qui nous enferme... Je t’ai perdu, depuis je n’m’aime plus, depuis j’en suis sûre, je peux fermer la blessure. Je te vends mon âme, fais de moi ce que tu veux, en retour donne moi la chance d’être mieux. Je te vends mon âme, prends ma vie et mon paysage, en échange je veux voler ton visage… »

    Une obsession. C’était ce qu’il avait toujours été… C’était ce qu’il était devenu au cours de ces derniers jours. Une obsession. Douce. Mortelle. Cruelle. J’avais mal. Mal de l’avoir perdu pour de bon, mal d’entendre encore et encore dans ma tête ces mots qu’il avait prononcés. Il avait eu raison… Je ne l’avais pas mérité. Jamais. Parce que j’avais toujours été en dessous de lui. Parce qu’il avait toujours été supérieur à moi, de bien des façons. Mais malgré cela, il avait su me donner ma chance… Il avait su m’aimer. Et je n’avais pas su l’aimer comme il le fallait. Je l’avais perdu. Sans avoir eu le temps de m’expliquer. Il m’avait oubliée, et il avait eu raison de le faire. Parce qu’il méritait d’être heureux, même si c’était avec une autre, et même si le voir dans les bras de celle-ci me faisait mal. Il avait le droit au bonheur. Il avait le droit de connaître ce sentiment à la fois beau, et douloureux… Il avait droit à l’amour. Son prénom restait suspendu à mes lèvres, et je me retenais pour ne pas le prononcer. Pour ne pas m’approcher de lui, pour ne pas le regarder, pour ne pas lui parler. Parce que, à présent, il ne voulait plus de moi dans sa vie. Il ne m’évitait plus comme il l’avait fait pendant un an, mais il me l’avait clairement dit. Je n’étais plus rien pour lui. Quelle ironie. Parce que lui, il était tout pour moi. Ma raison de vivre… Mais aussi ma raison de mourir. J’allais mourir d’amour pour lui, j’allais mourir de la douleur que j’avais à la poitrine et qui ne s’apaisait pas, jamais… Mais avant ça, j’allais devenir folle, folle de voir son visage à chaque fois que je fermai les yeux, folle d’entendre sa voix me répéter, encore et encore, que je n’étais plus rien pour lui, folle, à force de penser à lui. Je vivais depuis quelques jours dans un espèce d’état second, dont Nichole avait voulu me sortir. « Je vais te faire oublier Elliyöt », m’avait-elle dit, avant de m’entrainer à l’extérieur de notre dortoir avec elle. Je ne l’avais pas quittée de la journée. Et je ne lui avais presque pas parlé. Parce que je n’avais pas su quoi dire, et qu’à chaque fois que j’ouvrai la bouche pour parler, son seul prénom me venait aux lèvres. Un prénom que je me retenais de prononcer, encore et encore. Un prénom que je tentais d’effacer de ma mémoire, et de mon cœur, mais qui y restait pourtant profondément ancré. La journée avait été longue. Et elle se terminait. Enfin. Il était l’heure d’aller diner… Un diner que je préférai éviter, pour cette fois. Je prétextai n’avoir pas faim, et Nichole me cru. La vérité était toute autre : Je n’avais simplement pas envie de croiser Elliyöt à notre table. Parce que le voir me faisait mal. Parce que le voir m’aurait rappelé ce qui s’était passé l’autre fois, et que ça m’aurait coupé l’appétit. Alors, il valait mieux que je n’aille pas manger. Je m’étais dirigée dans le parc, profitant – enfin – d’un moment de répit. J’étais seule… Enfin. C’était ce que j’avais attendu toute la journée. Car, même si j’appréciais les efforts qu’avait pu fournir ma meilleure amie pour me remonter le moral, je préférais rester seule. Pour attendre la mort. Parce qu’elle était la seule à pouvoir me libérer de cette douleur qui me paralysait au quotidien. Malheureusement pour moi, la mort semblait m’éviter. Elle semblait décidée à attendre encore avant de venir me chercher. Elle me faisait languir… Elle me faisait souffrir. Parce que la torture semblait être son jeu favori. Et, je devais l’avouer, elle était très forte, à ce jeu là. Tellement forte, que je commençai à perdre patience. Mais je n’en voulais pas à la mort. Parce qu’elle serait la seule à pouvoir m’aider. C’était à l’amour que j’en voulais. Un sentiment que j’avais cru noble, beau, doux et pur, mais qui était en réalité bien plus malsain et douloureux. C’était l’amour, le responsable de tout cela. Parce que l’amour, je ne le comprenais pas… Je ne savais pas quoi faire de ce sentiment. Il était trop fort pour être oublié, ou mis de côté, trop douloureux pour être apprécié également. Non. C’était faux. Il pouvait être apprécié, lorsqu’il était réciproque. Mais la réciprocité, je ne l’avais pas. C’était sans doute pour cela que j’avais si mal. Parce qu’il ne m’aimait pas. Pire que ça, je savais qu’il me haïssait, et qu’il n’aurait plus jamais à mon égard ne serait-ce qu’un centième de ce que je ressentais encore pour lui. Si j’avais su… Que coucher avec un autre, même sans sentiments, c’est tromper… Si j’avais su comment il réagirait, à l’époque, je n’aurais rien fait. J’aurais été prête à n’importe quoi pour le garder à mes côtés, pour voir encore de l’amour dans ses yeux, pour sentir ses lèvres contre les miennes, mais aussi pour sentir ses mains sur mon corps… Ses mains… Sa main. Elle était là. Dans la mienne. Je n’avais pas besoin de tourner la tête pour m’assurer que c’était lui. Sa main, je l’aurais reconnue parmi bien d’autres. Parce qu’il avait cette façon de la tenir… Parce qu’il le faisait toujours avec douceur… Sa main… Sa main ?! Elle me ramena à la réalité. Il pleuvait. Depuis quand ? Je n’avais même pas senti la pluie sur moi et pourtant, j’étais trempée. Un frisson parcouru mon corps. J’avais froid. Et mes cheveux trempés n’arrangeaient pas les choses. Je me tournai en direction d’Elliyöt. Je ne l’avais même pas entendu arriver. Je ne l’avais pas vu venir. Si ça avait été le cas, je ne l’aurais pas laissé approcher. Je ne l’aurais pas laissé prendre ma main comme ça. Parce que le voir à côté de moi, sentir sa peau contre la mienne était comme une torture. Que veux-tu Elliyöt ? N’en as-tu pas eu assez ? Ne m’as-tu pas assez fait souffrir comme ça, il faut en plus que tu viennes me torturer ? J’aurais voulu partir. Prendre la fuite. Courir, loin de lui, loin de son regard qui semblait si triste et qui me brisait de l’intérieur. Loin de la perfection qu'il représentait. Mais je n’en fis rien. Parce que même si j’en avais envie, j’en étais incapable. Peut-être parce que j’étais un peu masochiste, dans le fond… Ou peut-être parce que je l’aimais trop pour le fuir. Je ne savais pas. Je ne savais plus. Et je n’avais pas envie de savoir, en fait. Il me sembla entendre mon prénom, prononcé dans un faible chuchotement. J’aurais pu donner n’importe quoi pour entendre à nouveau sa voix, et voilà que je l’entendais encore une fois. Le ton qu’il avait employé était différent de la dernière fois… Son regard aussi… Mais je ne comprenais pas. Je ne comprenais pas ce qu’il faisait là, ni même pourquoi il n’était pas dans la Grande Salle, avec les autres. Un nouvel éclair traversa le ciel, m’obligeant à quitter son regard quelques instants. Mais mes yeux recroisèrent rapidement les siens. Ma main libre se posa sur son visage trempé, et mes sourcils se froncèrent légèrement, une lueur d’inquiétude traversant mon regard.

    « Tu n’as rien à faire ici, tu devrais rentrer Elliyöt, tu vas attraper froid. »
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MessageSujet: Re: Je te vends mon âme | Lulvia |   Jeu 2 Sep - 11:48
J’avais envie de m’excuser. J’avais envie de l’embrasser. De la serrer dans mes bras. De goûter une nouvelle fois à ses lèvres. De lui dire « je t’aime » à en perdre haleine. De la toucher. De caresser sa peau douce. De ne plus jamais la quitter. De rester auprès d’elle pour toujours. De m’excuser encore et encore. De lui faire la cour comme un preux chevalier le ferait à une demoiselle. De m’accorder ses faveurs. De lui demander de tout oublier. Tout ce qui c’était passé. De recommencer sur des nouvelles bases. En fait, j’avais envie de tellement de choses. Mais surtout, que tu m’aimes malgré tout ce que je t’avais dit. Alors là, je serais le plus heureux des hommes. Parce que sans toi, j’étais perdu. Parce que loin de toi j’avais froid. Parce qu’avec toi, j’étais lus fort, mais aussi plus faible. Parce qu’avec toi, j’étais complet. Parce que tu étais mon complément, la partie manquante de mon cœur. Parce que tu étais ma moitié. Parce que tu étais mon âme sœur. Maman m’avait raconté une histoire un jour. Elle disait qu’autrefois, les humains étaient des êtres avec quatre jambes, quatre bras, deux têtes mais seulement, un seul cœur pour vivre. Ils étaient complétés, ils étaient réunit à jamais. Sauf qu’un jour, la foudre les sépara tous. On eut dit alors que si un humain retrouvait sa partie manquante, il aurait trouvé son âme sœur. Et le cœur des deux êtres serait complet. Alors moi, j’avais trouvé la deuxième partie de mon cœur. Elle était en elle. En fait, elle avait toujours été en elle. Avant, je ne l’avais pas vu. Aujourd’hui, c’était une évidence. Je la regardais toujours. Elle souffrait. Je le savais. Je le sentais. C’était évident ça aussi. J’avais massacré son autre partie de cœur ce jour-là à l’infirmerie. Plus jamais je ne lui ferais le moindre mal. Et si bien même j’en faisais, je me tuerais sur le champs. Voilà tout. Je mourrais pour ne plus qu’elle est à souffrir de moi. Pour ne plus que je lui fasse du mal. Mais je l’aimerais même à travers la mort. Parce que l’amour était plus fort que la mort. Et j’aurais à jamais gravé ce souvenir de nos jours heureux. Je me demandais si un jour, un matin quand je me réveillerais près d’elle, je la trouverais moins belle, que mon désir pour elle s’éteindrait petit à petit. Non, jamais. Parce qu’elle était mon âme sœur. Parce qu’elle était ma raison de vivre et de mourir. Parce que sans elle, je n’étais plus rien. Plus rien du tout. Ton visage s’illumina d’une lueur d’inquiétude. Je ne compris pas pourquoi. Qu’est ce qui n’allait pas ? Je te regardais, un sourcil froncé. Et puis tu portas ta main à mon visage et la posa sur ma joue. Ce geste me mit un peu de baume au cœur. Je me réchauffais quand tu me touchais. Comme-ci la flamme qui brûlait pour toi dans mon cœur s’alimentait. Comme-ci c’était toi qui la maintenait éveillée.

« Tu n’as rien à faire ici, tu devrais rentrer Elliyöt, tu vas attraper froid. »

Moi ? Attraper froid ? Non. C’est faux. Quand tu étais près de moi, je n’avais pas froid. Quand tu me touchais, tout mon être se réchauffait. Je posais alors mon autre main sur ta main qui touchait mon visage. Je la caressais doucement. Même sous la pluie, ta peau était douce. Même mouillée, elle était douce. Je te regardais dans les yeux. Il fallait que je te dise que j’étais désolé. Que c’était loin de toi que j’avais froid. Que je t’aimais à en mourir. A en crever. Que je voulais ton pardon. Que j’avais enfin compris de quoi tu voulais me parler. Et que j’avais quitter Danaé… pour toi. Car oui, c’était pour toi. Je lâchais alors ta main et baissais la tête. Je pris alors une grande inspiration. Puis finalement je dis d’un seul coup :

« J’ai quitté Danaé »

Ca n’avait été que trois mots. Et pourtant, je savais qu’ils étaient d’une grande importance. Pour elle comme pour moi. Parce que je l’admettais enfin que j’avais quitté Danaé. Un nouveau poids se souleva de mes épaules. J’étais un peu plus soulagé de l’avoir dit. Mais je m’en voulais terriblement de la quitter dans de tels circonstances. Juste après l’avoir tromper. C’était ça, ou la faire souffrir inutilement et moi aussi. Alors autant la quitter maintenant. J’abrégerais nos souffrances à elle, à Lulvia et à moi. Ca valait mieux. J’étais une idiot, je le savais. J’aurais dû comprendre Lulvia bien avant de coucher avec Calypso. Après tout, j’avais fait ça durant un an. Pourquoi les souvenirs ne ressurgissent que maintenant. A croire que mon esprit voulait effacer cette année de cauchemar. A croire que je voulais totalement oublier cette année. Oui, c’était ça. Je voulais tout oublier. Je voulais me rappeler des meilleurs moments de ma vie. Pas sur ceux-là. Je relevais alors la tête vers elle. Une lueur de détermination brillait dans mes yeux. Et je la regardais droit dans les yeux. J’allais lui dire. C’était maintenant ou jamais. Allez Elliyöt ! Lance-toi ! J’ouvris alors la bouche pour parler. Mais au départ aucun son n’en sortit. Allez ! Mince !

« Pardon mon Amour. Pardon pour tout ce que je t’ai fait, tout ce que je t’ai dit. Toutes ses horreurs que j’ai pu dire ce jour-là. Pardonne-moi je t’en supplie. J’étais en colère. J’avais mal, tellement mal. Et puis je n’ai pas compris. Je n’ai rien compris. Je suis un idiot fini. Un gros idiot. Je ne mérite pas d’aller au paradis. Pardonne-moi pour tout. Pour cette année où je t’ai évité. Pardonne-moi. J’en ai besoin. J’ai enfin compris… J’ai enfin compris ce que tu as voulu me dire. C’est bête, mais j’ai fait ça durant un an. J’ai couché avec des gens que je n’aimais pas. Et mon esprit a semblé vouloir effacer cet épisode de ma vie. Et puis, hier, j’ai trompé Danaé… J’ai honte. Tellement honte. Mais c’est grâce à Calypso que j’ai enfin compris. Que je te comprends. J’ai tout compris maintenant. Et je ne pouvais pas rester avec Danaé après l’avoir trompé… alors je l’ai quitté. C’est la meilleure chose à faire je crois. Pour nous tous. J’ai mal de lui avoir fait mal… si tu savais Lulvia… Mais je me suis rendue compte de quelque chose… »

Ma voix se brisa. J’avais les larmes aux yeux. J’avais envie de pleurer. J’avais envie qu’elle me pardonne. Qu’elle me pardonne de tout. Un éclair passa dans le ciel. Je la quittait un instant du regard. Puis je repris, prenant mon courage à deux mains :

« Je t’aime. Tu m’obsèdes. Depuis qu’on s’est vu à l’infirmerie. Tu m’obsèdes depuis un an déjà. Depuis qu’on s’est quitté. Je croyais pouvoir guérir sans toi. En fait, c’est avec toi que je dois guérir. Sans toi, j’ai mal. Sans toi, je meurs à petit feu. J’ai cru que Danaé pourrait m’aider. Au lieu de ça, je l’ai détruite. Mais maintenant, je sais que je t’aime comme un fou. Que je t’aime de tout mon cœur. Parce que quand on s’est quitté ce jour-là, tu as prit une partie de mon cœur avec toi. Et je n’ai plus qu’une moitié de cœur aujourd’hui. C’est loin de toi que j’ai froid. C’est loin de toi que j’ai peur. Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerais toujours ma Lulvia. Je t’en pris pardonne-moi. »

Les larmes coulaient à présent. Elles se mélangeaient avec l’eau de la pluie. Mais mes yeux étaient rouges. J’attendais alors qu’elle réagisse. J’attendais un signe d’elle. Juste un signe pour savoir si elle voulait me voir ou non.


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MessageSujet: Re: Je te vends mon âme | Lulvia |   Jeu 2 Sep - 14:41
    Cela faisait un an. Un an qu’on s’était quittés, un an que mon cœur ne m’appartenait plus. Un an que je cherchais à rétablir un contact avec lui, un an qu’il m’évitait. Et puis, ces derniers jours, tout s’était accéléré. Tout avait changé. Cette année de silence s’était conclue par des retrouvailles particulières. A la fois belles et douloureuses. Belles, parce que pendant celles-ci j’avais eu l’occasion de serrer à nouveau mon Elliyöt dans mes bras. Belles, parce que pendant l’espace de quelques secondes, j’aurais presque pu oublier que nous n’étions plus ensemble, et qu’il en aimait une autre. Belles, parce que pendant tous ces instant, mon cœur avait repris sa place, dans ma poitrine. Belles, parce que j’avais enfin été entière. Douloureuses, parce qu’elles s’étaient terminées dans les larmes, et dans la haine. Douloureuses, parce que ce jour là, il m’avait chassée de sa vie, et de son cœur. Douloureuses, parce que depuis ce jour, je ne cessai de me remémorer son visage, je ne cessai de voir la haine qu’il avait eu dans le regard, à mon égard, et que ses mots résonnaient, encore et encore, dans ma tête. J’avais mal. Mal à cause de mon amour pour lui. Un amour tellement fort qu’il me consumait de l’intérieur. Tellement fort qu’il serait à coup sûr responsable de ma mort. Il était là, face à moi, trempé par la pluie, et je n’osais pas partir. Même si ma conscience, mon instinct de préservation me hurlaient de le faire. Je ne pouvais pas partir. J’en étais incapable. Parce que ça avait toujours été comme ça avec lui. Je ne pouvais pas le fuir. Parce que j’étais toujours attirée par lui, comme par un aimant. Il était mon aimant. Je ne pouvais pas le quitter. Même avec la meilleure volonté du monde. Même si je savais qu’en restant à ses côtés, je risquai de souffrir, je ne partis pas. Je restai justement là, face à lui, m’interrogeant sur les raisons de sa présence ici. Même si son regard avait perdu en haine, même si celui-ci semblait meurtri, je ne voyais aucune raison pour laquelle il serait venu me voir. Je ne savais pas. Je ne me doutais pas de ce qu’il allait me dire. Parce que, pour moi, il m’avait oubliée. Définitivement. Et je ne pouvais pas lui en vouloir. Parce que je l’avais fait souffrir, et qu’il était normal de vouloir oublier ce qui nous avait du mal. Moi aussi, j’avais envie de l’oublier. C’était d’ailleurs ce que j’avais tenté de faire depuis ce jour où nous avions été à l’infirmerie. Mais je n’y étais pas parvenu. Parce que mon amour pour lui me le rappelait sans cesse, parce qu’il m’empêchait de le chasser de mon esprit. Je ne savais pas ce qu’il me voulait, tout ce que je savais, c’était qu’il n’avait rien à faire là. Et qu’il allait attraper froid, également. J’avais posé ma main sur sa joue trempée, et je lui avais dit de rentrer. C’était la meilleure des choses à faire. Pour lui, pour sa santé, mais également pour moi. Parce que c’était mieux comme ça. Parce que ça me ferai moins mal. Sa main se posa sur la mienne, et il se mit à la caresser. Je ne comprenais plus. J’avais envie de retirer ma main, de lui hurler dessus, de lui dire qu’il me faisait mal, et qu’il fallait qu’il arrête. Mais cette douleur était spéciale… Elle était différente de celle que j’avais ressentie l’autre fois. Alors, je n’en fis rien. Et lorsqu’il relâcha ma main, je m’empressai de la retirer de son visage. Il baissa la tête, inspirant profondément. Et puis, il parla enfin.

    « J’ai quitté Danaé »

    Quoi ?! Pourquoi est-ce qu’il me disait ça ? J’étais à nouveau perdue. J’avais tellement de mal à le suivre… Pourquoi avait-il quitté Danaé ? Je ne savais même pas pourquoi il venait me dire ça… Venait-il me reprocher mon attitude de l’autre jour ? Etait-ce parce qu’elle avait appris que nous avions passé la nuit ensemble qu’ils s’étaient séparés ? Non. C’était lui qui l’avait quittée. Mais pourquoi ? C’était idiot. Il l’aimait. Il me l’avait dit : Je n’étais que son passé, je n’étais plus rien pour lui. Il n’avait eu aucune raison de la quitter, selon moi… Je n’eu pas le temps de m’interroger sur ce qu’il m’avait dit ou sur les raisons pour lesquelles il l’avait fait, puisqu’il releva la tête, plongeant à nouveau son regard dans le mien. Il semblait déterminé. Et moi, je devais probablement sembler perdue. Il ouvrit la bouche, et reprit après un léger silence :

    « Pardon mon Amour. Pardon pour tout ce que je t’ai fait, tout ce que je t’ai dit. Toutes ses horreurs que j’ai pu dire ce jour-là. Pardonne-moi je t’en supplie. J’étais en colère. J’avais mal, tellement mal. Et puis je n’ai pas compris. Je n’ai rien compris. Je suis un idiot fini. Un gros idiot. Je ne mérite pas d’aller au paradis. Pardonne-moi pour tout. Pour cette année où je t’ai évité. Pardonne-moi. J’en ai besoin. J’ai enfin compris… J’ai enfin compris ce que tu as voulu me dire. C’est bête, mais j’ai fait ça durant un an. J’ai couché avec des gens que je n’aimais pas. Et mon esprit a semblé vouloir effacer cet épisode de ma vie. Et puis, hier, j’ai trompé Danaé… J’ai honte. Tellement honte. Mais c’est grâce à Calypso que j’ai enfin compris. Que je te comprends. J’ai tout compris maintenant. Et je ne pouvais pas rester avec Danaé après l’avoir trompé… alors je l’ai quitté. C’est la meilleure chose à faire je crois. Pour nous tous. J’ai mal de lui avoir fait mal… si tu savais Lulvia… Mais je me suis rendue compte de quelque chose… »

    Ce premier flot de paroles me laissa surprise. Surprise qu’il vienne s’excuser. Qu’il me demande de lui pardonner. Comment pouvait-il me demander cela ? Comment pouvait-il me supplier de le pardonner, quand il savait que j’aurais été prête à n’importe quoi pour lui ? Bien entendu que je le pardonnais. Je n’aurais jamais pu faire autrement. Je l’aimais trop pour ça, il le savait. Mais j’étais également surprise de ce qu’il avait dit par la suite… Il avait compris ?! Moi qui pensais qu’il ne comprendrait jamais… Je ne me serai jamais doutée des mots qu’il venait de prononcer. Je n’aurais jamais pu imaginer qu’il aurait trompé Danaé… Avec Calypso en plus ?! Décidément… Elliyöt semblait décidé à me surprendre ce soir… Il avait honte, il avait mal… Et je le comprenais. Parce que je savais ce que ça faisait, que de faire souffrir celui ou celle que l’on aime. Je savais ce que ça faisait, que de tromper l’autre, et de le détruire sans le vouloir. J’avais ressenti ça par le passé. Et je connaissais cette douleur. Une douleur qu’il n’aurait jamais dû ressentir. C’était peut-être pour toutes ces raisons qu’il était venu me voir, moi. Parce que j’étais certainement la mieux placée pour le comprendre. Sa voix s’était brisée, et je voyais les larmes au bord de ses yeux. Ca me faisait mal, de le voir comme ça. Un nouvel éclair traversa le ciel, nous obligeant tous les deux à nous quitter du regard quelques instants, puis il reprit :

    « Je t’aime. Tu m’obsèdes. Depuis qu’on s’est vu à l’infirmerie. Tu m’obsèdes depuis un an déjà. Depuis qu’on s’est quitté. Je croyais pouvoir guérir sans toi. En fait, c’est avec toi que je dois guérir. Sans toi, j’ai mal. Sans toi, je meurs à petit feu. J’ai cru que Danaé pourrait m’aider. Au lieu de ça, je l’ai détruite. Mais maintenant, je sais que je t’aime comme un fou. Que je t’aime de tout mon cœur. Parce que quand on s’est quitté ce jour-là, tu as prit une partie de mon cœur avec toi. Et je n’ai plus qu’une moitié de cœur aujourd’hui. C’est loin de toi que j’ai froid. C’est loin de toi que j’ai peur. Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerais toujours ma Lulvia. Je t’en pris pardonne-moi. »

    Cette fois, ses mots eurent un impact différent sur moi. Il y eu d’abord ces premiers mots. Des mots que je n’avais pas entendu depuis longtemps. Des mots que je n’aurais jamais cru réentendre de la part d’Elliyöt. Lorsqu’il les prononça, quelque chose d’étrange se produisit en moi. C’était comme s’il avait pris le temps de recoller les morceaux de mon cœur qu’il avait brisé, comme s’il me l’avait rendu ensuite. Le trou que j’avais dans ma poitrine était comblé, à nouveau. J’étais à nouveau entière. J’avais à nouveau un cœur. Ces mots… Tous ces mots, j’avais tellement rêvé de les entendre. J’avais tellement espéré qu’il ressente la même chose que moi, qu’il m’aime autant que je l’aimais. Et aujourd’hui… Aujourd’hui, c’était le cas. Il m’aimait. Autant que moi. Et j’avais ce sentiment étrange qui me parcourait. De la joie. Tellement forte, que j’en avais les larmes aux yeux. J’étais heureuse. J’étais comblée. Parce que sa déclaration était la plus belle qu’il m’ait jamais faite. Parce qu’elle avait également été celle que j’avais le plus attendu. Il pleurait, à présent, et moi aussi. Moi, je pleurais de joie. J’avais envie de crier que je l’aimais, de lui dire que je lui pardonnais. J’avais envie de me jeter dans ses bras, de l’embrasser, de le garder à mes côtés pour l’éternité. J’avais envie qu’il me dise encore et encore qu’il m’aimait. J’avais envie qu’il m’aime jusqu’à la fin de sa vie, comme moi. Ses mots m’avaient laissée sous le choc. J’étais incapable de répondre quoi que ce soit. Parce que l’émotion que je ressentais était trop forte. Parce qu’elle m’empêchait de parler. Sans répondre, je m’approchai de lui. Je posai mes lèvres sur celles d’Elliyöt, pour lui donner un long baiser, amoureux et passionné. Nous souffles se mêlaient, nos lèvres se frôlaient, nos langues se cherchaient et se provoquaient. Et mon cœur, lui, battait à tout rompre. Comme jamais. Je ne m’étais jamais sentie aussi vivante qu’à cette instant. J’effleurais son visage d’une main, et caressais sa nuque de l’autre. Je respirai son odeur, goutai à nouveau au plaisir de ses lèvres. Le temps sembla dérailler, le passé contamina le présent, et, prise de vertige, je me revoyais quelques mois plus tôt. A cette époque où tout avait été parfait entre nous. Après un instant, je séparai mes lèvres des siennes, mon regard cherchant le sien.

    « Je t’aime… Je t’aime… Je t’aime… » Murmurai-je alors, avant de poser mes lèvres une nouvelle fois sur les siennes. « Tu es l’homme de ma vie Elliyöt… Tu l'as toujours été. Tu es mon âme soeur, celui sans qui je ne suis rien. Tu as été ma raison de vivre... Ma raison de mourir aussi. Parce que je n'imagine pas ma vie sans toi. Parce que ma vie, sans toi, n'a plus de sens. J'ai besoin de toi pour me sentir entière... Tu es celui avec qui je veux passer le reste de ma vie, tu es le seul que j’ai jamais aimé… Le seul que j'aimerai, jusqu'à ma mort... Bien sûr que je te pardonne. Je ferai n’importe quoi pour toi. »

    Mes mains se posèrent sur son visage, pour en retirer les larmes qu’il y avait sur ses joues. Mes lèvres se posèrent doucement sur son front, tandis que je passais mes mains dans ses cheveux trempés. Il était tellement beau. Et mieux que ça… Il était mien. Mon cœur bondit dans ma poitrine à cette simple pensée, et un sourire se dessina sur mon visage. Comment était-il possible qu’un autre être vous fasse ressentir autant de chose ? Autant de douleur, mais également autant de plaisir ? J'aurais aimé qu'il comprenne. Qu'il sache. Combien je l'aimais. Combien j'étais heureuse de l'avoir entendu dire ces mots, des mots que je n'attendais plus, que je ne l'aurais jamais cru capable de dire. J'avais envie de l'aimer jusqu'à ma mort. J'avais envie de passer ma vie à ses côtés. J'avais envie de porter son nom, un jour, de mettre au monde ses enfants. Des enfants qui lui ressembleraient... J'avais envie de le rendre heureux. Je voulais arrêter de le faire souffrir. Je voulais lui être fidèle, et le protéger de toutes les souffrances que ce monde peut apporter. Je voulais le réconforter, l'aider à taire cette culpabilité qu'il avait vis à vis de Danaé. Je voulais que nous ne fassions plus qu'un, ensemble. Je voulais qu'il m'aime assez pour me pardonner de nous avoir séparés en premier lieu.

    « Pardonne-moi, mon Prince… Pardonne-moi d’avoir fait de ta vie un enfer… Pardonne-moi de nous avoir séparés. Ca n'a jamais été ce que j'ai voulu. Je voulais te rendre heureux, pardonne-moi d'avoir échoué. Tu as toujours été le seul, et tu le resteras. Je serai prête à te laisser mon cœur, à te vendre mon âme, pour que tu me pardonne de t'avoir fait autant souffrir... »

    J'étais sincère. Je l'étais toujours avec lui. Je l'avais même été lorsqu'il m'avait surprise dans les bras d'un autre... Il disait avoir compris ce que je lui avais dit, mais serait-il en mesure de me pardonner, réellement, et de tout oublier ? De faire une croix sur le passé, pour ne penser plus qu’à l’avenir ? Je n'en savais rien. Et je préférais m'en assurer avant de m'imaginer trop de choses. Parce qu'une nouvelle déception m'aurait certainement achevée. La pluie tombait toujours, l'orage grondait au dessus de nos têtes et pourtant, je ne m'en souciais pas. Je continuai de le regarder en attendant une réponse, je m'étais légèrement séparée de lui, et seule ma main droite reposait encore contre son torse.
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MessageSujet: Re: Je te vends mon âme | Lulvia |   Jeu 2 Sep - 21:08
Je vis alors sur son visage passer plusieurs expressions. Et je pouvais comprendre qu’elle était perdue. Je l’avais moi-même été. Je voyais alors passer de l’incompréhension, de la surprise… Et puis finalement quelque chose qui ressemblait à du bonheur. Comme celui que j’éprouvais intérieurement de savoir que je l’aimais, de savoir que maintenant, je ne lui ferais plus mal. De voir tant de chose. De rattraper le passé pour qu’il se mélange avec le présent. De voir l’avenir aussi. Parce qu’aujourd’hui, je le voyais. Avant, je ne le voyais pas parce que je n’y avais jamais pensé en fait. Mais il avait fallu qu’aujourd’hui, sous cette pluie battante et près d’elle, je l’entrevoie, je le conçois. Et ça, c’était la plus belle chose qui pouvait arriver. Aller vers l’avenir avec elle. Avec mon âme sœur. Avec celle que j’aimais. C’était beau d’entrevoir une bride de notre avenir. Parce que c’était important pour moi de le faire avec elle. J’avais essayé de le voir avec Danaé. Mais je crois, que je me faisais des illusions. Soudain, une douleur me transperça le ventre. Danaé. La culpabilité arriva… Danaé. Je voulais tant qu’elle me pardonne. Qu’elle me pardonne de l’avoir trompé et de mettre tromper. Je ne lui demande pas de bien m’aimer. Juste de me pardonner. Assez penser à elle. J’étais là, avec Lulvia, sous la pluie et je venais de lui dire que je l’aimais. Oui, je l’aimais. Comme un fou. Comme un roi. Comme une star de cinéma. Comme un homme que je ne suis pas. Mais elle, allait-elle me pardonner de lui avoir dit tout ça. De lui avoir dit qu’elle n’était plus rien pour moi alors quand en fait, elle était quelqu’un. Elle était mon Âme sœur. Celle que j’aimais. Celle pour qui je tuerais. Celle dont mon amour n’a aucun égal. Je al vis alors pleurer. De joie. Je lui souris timidement. Et soudainement, elle s’approcha de moi et nos lèvres se rencontrèrent. Oh que cette sensation était douce et belle. Que sentir ses lèvres sur les miennes était bon. Jamais je n’avais pensé que ceci se reproduirait un jour. Et aujourd’hui, c’était le cas. Sous cette pluie battante. Je posais mes mains sur son visage. J’étais heureux. Oh oui, que j’étais heureux. C’était la plus belle chose qui me soit arrivé durant la journée. La plus belle d’entre toutes. Nous nous embrassâmes plusieurs fois. Je ne voulais plus quitter ses lèvres. Je voulais toujours l’embrasser. L’embrasser jusqu’à ce qu’on meurt tout les deux. Qu’on meurt, le souffle court à force de s’être embrassé. Ce serait la plus belle des morts. Mourir près d’elle aurait été un honneur pour moi. Mais ce n’était pas aujourd’hui que nous allions mourir. J’entendis alors tes « je t’aime » et j’eus chaud au cœur. Je débordais de joie. J’étais heureux d’entendre ses mots de ta bouche que j’embrassais. J’entendis aussi tout ce que tu me dis et j’ai cru que j’allais encore pleurer. C’était tellement beau. C’était la plus belle déclaration d’amour qu’on ne m’avait fait. C’était magnifique. Toi tu étais femme de ma vie, tu étais celle avec qui je voudrais des enfants, tu étais celle qui portera mon nom et tu étais celle qui possédait la moitié de mon cœur. A tes côtés, il était complet. Maman avait raison : il suffisait de trouver son âme sœur pour redevenir ses êtres que nous avions jadis été. Ses êtres avec deux têtes, quatre jambes, quatre bras mais un seul cœur… un cœur complet cette fois-ci. J’entendis alors que tu me pardonnais. Seigneur, je n’avais plus de poids sur les épaules. Je pouvais penser tranquillement et m’envoler dans les airs avec elle dans mes bras. J’étais libre. Libre d’un poids. Tous mes poids avaient disparut. Pouf ! Partit ! Tu pris alors mon visage entre tes mains pour effacer les larmes qui y coulaient. Que tu étais belle cette nuit-là, sous la pluie et sous la lumière des éclairs qui zébraient le ciel. Que tu étais belle avec tes yeux bleus. Que tu étais belle avec tes cheveux qui te collaient à la peau. Que tu étais belle. J’en avais le souffle coupé. Tes lèvres se posèrent sur mon front. Mes mains entourèrent ta taille. Elle était fine. Très fine. Elle avait toujours été fine. Enfin, il me semble. Notre passé me semblait être à une éternité. Il me semblait loin, si loin. J’allais la redécouvrir. Je le savais. J’aurais tout le temps pour la redécouvrir. J’aurais toute ma vie pour l’aimer. Et puis tu te séparas alors légèrement de moi et tu posas ta main sur mon torse au niveau de mon cœur. Celui-ci s’emballa immédiatement. Tu me rendais fou ma Lulvia. Totalement fou de toi.

« Pardonne-moi, mon Prince… Pardonne-moi d’avoir fait de ta vie un enfer… Pardonne-moi de nous avoir séparés. Ca n'a jamais été ce que j'ai voulu. Je voulais te rendre heureux, pardonne-moi d'avoir échoué. Tu as toujours été le seul, et tu le resteras. Je serai prête à te laisser mon cœur, à te vendre mon âme, pour que tu me pardonne de t'avoir fait autant souffrir... »

Je la regardais dans les yeux. Elle était sincère. Je le savais, je le sentais. Et je ne pouvais que la croire. Parce qu’aujourd’hui, elle était pardonnée. Oui, depuis que j’avais trompé Danaé, je lui avais pardonné. Parce que je ne pouvais pas concevoir un avenir avec elle, sans lui avoir pardonné. Impossible. J’étais près à tout effacer. Tout. J’étais près à oublier le passer pour nous. Je le devais. Nous le devions. Pour nous deux. Pour elle. Pour moi. Je m’approchais alors d’elle doucement. Ma main vint se poser sur sa joue et la caressa doucement. Je la regardais dans les yeux. L’appel de ses lèvres était irrésistible. Ma tête vint alors près de son coup. Mon souffle s’écrasa contre sa peau qui sentait bon. Et je remontais alors, sans jamais que mes lèvres ne touche sa peau. J’arrivais à son oreille. Et je lui soufflais alors :

« Te pardonner ? Mais pourquoi ? Qu’est ce que tu m’as fait ? Je ne me souviens de rien ! »

Je souris alors doucement. Elle avait compris le message je crois. Elle était pardonnée. Elle était lavée de tous ses pêchers. Je recroisais alors son regard. Et je lui souris alors innocemment. Ma main vint alors dans son dos pour l’attirer vers moi et je l’embrassais longuement.


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MessageSujet: Re: Je te vends mon âme | Lulvia |   Ven 3 Sep - 2:31
    J’étais dans un rêve. Le plus beau de tous. Plus beau encore que je n’aurais pu l’imaginer. Plus beau que ceux que j’avais déjà faits précédemment. J’étais en train de rêver… Je ne voyais pas d’autre solution. Parce qu’il était impossible que tout ce qui venait de se passer soit vrai. Parce qu’il était impossible, je pense, qu’Elliyöt se soit trouvé en face de moi, trempé par la pluie, et qu’il m’ait fait une déclaration aussi belle. Et pourtant, c’était ce qui s’était bel et bien passé. Il était effectivement venu me trouver, pour m’annoncer qu’il avait quitté Danaé… Qu’il l’avait trompée avec Calypso, et que cela lui avait fait ouvrir les yeux sur ce que je lui avais dit l’autre fois, dans l’infirmerie… Si j’avais d’abord été surprise par la nouvelle, ça n’avait rien été comparé à ce que j’avais ressenti par la suite… Quand il m’avait dit qu’il m’aimait. Si j’avais bien entendu été surprise par ses mots, j’en avais aussi été heureuse. Plus que jamais. C’était étrange. Etrange de pouvoir sentir mon cœur battre à nouveau dans ma poitrine, étrange de le voir me demander de lui pardonner, alors qu’il savait pourtant que je lui avais déjà pardonné. Et il était si bon de le retrouver… Si bon de sentir à nouveau son corps contre le mien, si bon de sentir son torse si bien dessiné pressé contre ma poitrine, si bon de sentir ses mains sur mon corps, à nouveau. Si bon, de pouvoir à nouveau savourer avec plaisir le goût si délicieux de ses lèvres, si bon de sentir son odeur à nouveau. Si bon de savoir qu’il m’aimait encore. Mon cœur battait à tout rompre. Il battait comme jamais. Il battait tellement fort que j’avais l’impression d’entendre ses battements résonner dans mes oreilles, que j’avais l’impression que le Château tout entier pourrait l’entendre. Elliyöt me rendait folle. Oui, j’étais folle, folle de lui. Folle d’amour pour lui. Comme je l’aimais. Je l’aimais plus que je n’avais jamais aimé personne. Je l’aimais plus que tout au monde. Plus que ma propre vie. J’avais le souffle court, ma respiration était saccadée de ces baisers que nous avions échangés. Et puis, nos lèvres s’étaient séparées. Parce que je devais lui parler. Même si jusqu’à cet instant, j’en avais été incapable, parce que l’émotion m’en avait empêché. Je lui avais alors dit ce que j’avais sur le cœur, et je lui avais dit que je lui pardonnais ce qu’il m’avait dit. Je ne pouvais pas lui en vouloir, même s’il m’avait fait souffrir. Parce que… Ce qu’il m’avait dit ce jour là avait été vrai. Même si j’avais souffert, je pouvais le comprendre. Il avait été meurtri ce jour là. Je l’avais fait souffrir moi aussi… Il avait peut-être dit des mots qui avaient dépassé sa pensée. Et puis… il m’était impossible de ne pas lui pardonner. Pas après ce qu’il m’avait dit. Pas avec tout l’amour que j’avais pour lui. La pluie faisait toujours rage et pourtant, nous étions toujours là, l’un face à l’autre. Mes mains étaient désormais posées sur son visage, et je pouvais sentir ses mains sur ma taille. Des mains qui me donnaient des frissons dans tout le dos. Des mains qui étaient parfaites, que j’aurais pu laisser me toucher pendant des heures, parce qu’elles ne m’avaient toujours apporté que du plaisir et de la douceur. Tout semblait si beau, si bon… Si parfait. Ou presque. Parce que, si nous savions à présent que nos sentiments étaient réciproques, si nous nous aimions d’un amour comme il n’en existe qu’une seule fois dans notre vie, nous avions toujours ce passé douloureux qui nous hantait. J’avais toujours en mémoire ce que je lui avais fait subir. J’avais toujours notre rupture en mémoire. Une rupture qui avait été douloureuse, et destructrice. Une rupture sur laquelle je ne pourrais faire l’impasse que s’il me pardonnait à son tour. J’avais besoin de son pardon. Peut-être même autant que j’avais besoin de son amour. Serait-il seulement prêt à me le donner, à oublier le mal que je lui avais fait, à oublier l’enfer dans lequel je l’avais plongé ? J’avais ma main posée sur son torse, juste au niveau de son cœur. Et je pouvais sentir celui-ci s’affoler au simple contact de ma paume sur sa chemise trempée. Et je pouvais sentir ses battements… Des battements qui s’accordaient à ceux de mon propre cœur. Ces derniers s’accordaient parfaitement ; ils battaient à l’unisson, parce qu’ils se complétaient l’un et l’autre. Parce que nous avions toujours été accordés. Parce que lorsqu’il était heureux, je l’étais aussi. Parce qu’un simple sourire de ma part suffisait à le faire sourire également. Parce qu’une seule larme de sa part aurait réussi à me faire souffrir… Nous nous accordions. Du début à la fin. Et ce pour l’éternité… L’éternité… C’était si long. Mais à ses côtés, l’éternité me semblerait insuffisante. Trop courte. Parce que l’éternité elle-même ne suffisait pas pour l’aimer autant que je l’aurai souhaité. Alors, ça avait été au rythme de ces cœurs qui s’emballaient à l’unisson que je lui avais demandé, à mon tour, de me pardonner. Même si je ne le méritais pas forcément, et que ce que j’avais fait était effectivement impardonnable. Son regard ne quitta pas le mien, ses prunelles d’un bleu profond se reflétant dans mon regard, un regard plein d’appréhension qui n’attendait plus que sa réponse, à présent. Et sa réponse, il ne tarda pas à me la donner. D’abord, sa main se posa sur ma joue, qu’il caressa doucement. Et un nouveau sourire se dessina sur mes lèvres. Et puis, il approcha à nouveau sa tête de la mienne. Non pas pour me donner un nouveau baiser -que mes lèvres auraient su accepter avec plaisir et avidité – mais pour laisser son souffle chaud me déposer dans mon cou. Dès lors que je le sentis, mon corps tout entier fut parcouru de frissons. Et les frissons continuèrent, dès lors qu’il remonta jusqu’à mon oreille. Ses lèvres ne touchèrent pas ma peau, mais je pouvais néanmoins suivre le trajet qu’elles parcouraient grâce au souffle d’Elliyöt. Un souffle chaud, doux, rassurant. Que j’avais eu l’habitude de sentir ainsi contre ma peau. Un souffle qui m’avait manqué, et que j’aurais aimé capturer dans un baiser. Mais Elliyöt avait décidé de me faire attendre pour cela. Et j’attendais, j’attendais qu’il réponde, j’attendais de voir ce qu’il allait faire, comme en proie à ses gestes, à ses mots, en proie à son corps tout entier.

    « Te pardonner ? Mais pourquoi ? Qu’est ce que tu m’as fait ? Je ne me souviens de rien ! »

    Il m’avait pardonnée. Un énorme poids quitta mon corps, juste au niveau de ma poitrine. J’étais enfin libérée. Libérée de ce passé qui m’avait détruite. Libérée du mal que j’avais pu faire à celui que j’aimais. J’étais enfin libre. Libre de l’aimer, comme je le souhaitai. Libre d’avancer avec lui vers l’avenir, sans avoir à me retourner en direction du passé. Son regard recroisa le mien, et je vis son sourire. Un sourire que je lui rendis sans plus attendre.

    « Je t’aime »

    Ces mots étaient simples, et ils ne suffisaient certainement pas à exprimer à Elliyöt ce que je ressentais pour lui mais, de toute façon, aucun mot n’aurait suffit à le lui faire comprendre. Parce que mes sentiments pour lui étaient plus forts que ce que l’humanité avait pu connaitre jusqu’à présent, plus forts que ce que les mots pouvaient exprimer. Je sentis la main d’Elliyöt se poser dans mon dos, pour m’attirer doucement à lui. Nos lèvres se touchèrent à nouveau, pour un autre baiser, long, et passionné. Un baiser qui me coupa le souffle. Un baiser qui ne permit pas à mon cœur de se calmer, bien au contraire. Mes mains vinrent naturellement se poser sur ses épaules, des épaules musclées, et bien dessinées. Et puis, je pressai le reste de mon corps au sien, mes formes épousant à la perfection ce corps qui me faisait face. Après un instant, nos lèvres se quittèrent, et je plongeai à nouveau mon regard dans celui d’Elliyöt.

    « Pince-moi », lui demandai-je alors avec le plus grand sérieux. Je voulais savoir si je rêvais ou pas. Je voulais savoir si j’allais me réveiller avec cette douleur que j’avais ressentie pendant son absence, mais je voulais également m’assurer que tout ce qui venait de se produire était bien réel. « Prouve-moi que je ne rêve pas. Que tout cela est bien réel et que je ne vais pas me réveiller seule… »

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MessageSujet: Re: Je te vends mon âme | Lulvia |   Ven 3 Sep - 15:56
[désolée c'est tout petit ><]

« Je t’aime »
« Moi aussi »

Trois mots. Trois syllabes. Sept lettres. Et mon cœur s’emballa. J’étais heureux. J’étais comblé. J’étais amoureux. Amoureux d’une fée. D’une fée magnifique. Une fée qui avait le pouvoir de me soumettre à tout ce qu’elle voulait. Oui, oui, elle pouvait faire de moi ce qu’elle voulait, je l’aimerais tout pareil. C’est comme ça. J’étais amoureux de la plus belle fille du monde. La plus belle. La plus fragile aussi. Surtout quand c’était moi qui lui faisait du mal. La plus gentille aussi. Et la plus décalée aussi. Pas grand monde ne la comprenait. Moi aussi j’avais du mal parfois. Mais c’était ça qui me charmait. Et son regard alors. Son regard, il brillait comme des rubis. Oui, elle avait des rubis aux yeux. Et ses cheveux. Ses cheveux ils étaient blonds, beaux, doux. Et sa petite taille aussi. J’aimais quand sa tête arrivait dans mon cou. Et ses mains. Douces, belles, habiles. Et ses pieds aussi. Petits. Ses joues rougies par le froid. Elles ressemblaient à deux pommes d’api. C’est bon les pommes. Et puis ses lèvres. Douces et que j’avais envie d’embrasser, de mordre. Et son cou que je voulais embrasser et mordre. Et ses épaules, fermes et rondes. Et ses formes alors que je pouvais épouser et faire le contour avec mes mains sans aucunes retenues. Elle m’attirait irrésistiblement. Comme un aimant. Comme-ci la gravitation nous propulsait l’un vers l’autre. Je l’aimais. Oh que oui je l’aimais. En fait, dés le premier regard. Mais à l’époque nous étions encore jeunes et nous ne pouvions pas savoir ce que nous ressentions. Aujourd’hui c’est différent… on est plus adulte, on comprend mieux les choses. Et puis dans quelques mois nous devrions sortir de ce cocon que forme Poudlard et affronter le monde extérieur. Et nous le savions tous, le monde extérieur était beaucoup plus dangereux que la forêt interdite. Notamment que le seigneur des Ténèbres montait en puissance de jours en jours. Mais nous n’en étions pas là encore. Nous étions sous la pluie, elle et moi, enlacer l’un dans l’autre, le sourire aux lêvres et on se regardait. Et puis soudainement, tu me demandas de te pincer. Je te regardais surprise. Et tu ajoutas que tu voulais que je lui prouve que tout ceci était la réalité. J’avoue, moi aussi j’avais du mal à y croire. Beaucoup de mal même. Mais c’était bel et bien la vérité. Et je n’étais pas dans ma bulle aujourd’hui. Ma bulle avait été transpercée le jour où j’ai voulu avancer. Je la regardais alors surpris. Je n’allais pas la pincer. Je ne martyrisais pas les gens moi ! Nan mais oh ! Encore moins ma copine… Cette idée me fit sourire. Lulvia était ma copine. Lulvia était ma petite amie. Lulvia était la femme de ma vie. Et je me mis alors à sourire bêtement devant elle. Rien qu’à cette pensée. Oh douce jeunesse amoureuse !

« Je ne vais pas te pincer Lu’ ! Je ne t’ai pas dit que j’étais entré dans la ligue des gens pacifique ? Ah ? Bah maintenant tu le sais ! »

Je me mis à rire. On aura tout entendu. Moi dans la ligue des gens pacifiques… la bonne blague. Bon, je n’étais pas non plus le garçon bagarreur. Mais quand on me cherche des noises… On me les trouve ! Parce que je n’étais pas non plus d’une patiente à toute épreuve loin de là ! J’étais plutôt impétueux comme garçon et impulsif… ce qui m’avait valut quelques heures de colles durant ma scolarité à Poudlard. Mais il faut croire que l’âge assagit… Ou pas. C’est à voir. Parce que quand j’étais avec Nathaniel ou Jezabel, ma petite « sœur », j’étais intenable voir même insupportable. En même temps, je me fondais dans la foule et adoptait l’attitude des gens assez facilement. Bref, je lui souris alors, m’approchais d’elle et l’embrassais fougueusement. Et puis vers la fin du baisé je lui mordis la langue. Elle sursauta. Je rigolais alors et lui répondit :

« J’espère que tu réalises maintenant ! »

Je lui souris alors innocemment. Mes mains caressèrent ses épaules et son cou, en passant par sa nuque. Non, elle ne se réveillerait plus jamais seule. Il en était hors de question. Ce serait toujours à mes côtés et rien d’autre. Elle n’aura même pas un amant parce que sinon je le tue et je la séquestre chez moi. Ouais, j’allais la séquestrer pour ne plus qu’elle s’échappe… Bon ok, j’arrête mon délire. Je caressais sa joue doucement et je lui souris alors tendrement.

« Non, Lu’, tu ne te réveilleras plus jamais seule. Je serais toujours à tes côtés. Tous les matins, jusqu’à c que nos cœurs s’arrête de battre. Je te le promets mon amour. »


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MessageSujet: Re: Je te vends mon âme | Lulvia |   Sam 4 Sep - 0:21
[C’est la qualité qui compte, pas la quantité =P]

    J’avais l’impression que je n’avais pas ressenti une joie comme celle-ci depuis une éternité… Depuis la dernière fois qu’Elliyöt m’avait dit qu’il m’aimait. Il m’aimait. C’était tellement beau… tellement bon à entendre. Tellement, que j’avais du mal à le croire. Tellement, que je commençai à douter de la réalité de ce qui nous arrivait là. Il était impossible que cela soit vrai. Impossible que la joie que je ressentais à cet instant soit réelle… Parce qu’elle était trop forte. Il était impossible que les choses aient tant changé en si peu de temps, impossible qu’il m’appartienne à nouveau, impossible qu’il m’aime comme je pouvais l’aimer… et pourtant… Et pourtant tout était réel. Même si je ne voulais pas y croire. Même si tout était trop beau pour être vrai. Même si Elliyöt lui-même était trop beau pour réellement exister. Je secouai finalement la tête. C’était impossible. Impossible qu’il n’existe pas, qu’il ne soit que le fruit de mon imagination. Parce que je n’aurais jamais pu imaginer quelqu’un comme lui, parce que je n’aurais jamais été en mesure d’imaginer une perfection comme celle qu’il représentait. Parce que même avec la meilleure volonté du monde, il était impossible de s’imaginer un amour si pur, si fort, et si passionné à la fois. C’était un amour beau, un amour qui me donnait les ailes, qui me donnait envie de sourire, envie de passer l’éternité dans ses bras, un amour qui me rendait heureuse comme jamais… Tant qu’il était là. Parce que… Lorsqu’il avait été absent, la force de cet amour m’avait détruite. Cet amour n’avait pas été beau, il avait été douloureux, il m’avait tirée vers le bas, il avait pris tout ce qu’il y avait de meilleur en moi, il m’avait rendue malheureuse, à en crever. Et si j’avais encore été sur le point de mourir quelques minutes plus tôt, tout avait changé à présent. J’avais Elliyöt à mes côtés, et j’avais senti un poids sur ma poitrine s’alléger. J’avais senti mon cœur regagner sa place initiale. J’avais senti mon amour pour lui me rendre heureuse, et ça, ça n’était pas arrivé depuis trop longtemps. C’était peut-être la soudaineté de tous ces évènements qui m’avait amenée à douter de leur véracité. C’était peut-être pour cette raison que je m’étais sentie obligée de demander à Elliyöt si tout ce que nous vivions à cet instant n’était pas qu’un rêve… J’avais besoin qu’il me prouve que cela était vrai. Alors… Je lui avais demandé de me pincer. Je vis sans plus attendre la surprise traverser son visage… Et puis, sans que je sache pourquoi, un sourire se dessina sur ses lèvres. Un sourire qui m’obligea à caresser délicatement celles-ci d’un doigt, dont le contact se voulait léger, et doux.

    « Je ne vais pas te pincer Lu’ ! Je ne t’ai pas dit que j’étais entré dans la ligue des gens pacifique ? Ah ? Bah maintenant tu le sais ! »

    Je levai les yeux au ciel, avant d’éclater de rire. Quelle bonne blague. Même sans être un grand violent, je savais qu’Elliyöt ne pourrait jamais rester calme. Parce qu’il était un impulsif, parce qu’il réagissait bien souvent par instinct. C’était une chose qui me semblait naturelle, en tout être humain, et encore plus en lui. Parce que… J’aimais le voir s’énerver après ceux qui lui cherchaient des ennuis. Parce qu’il était terriblement craquant, quand il s’énervait, pour défendre l’honneur d’une demoiselle, ou pour prendre la défense de ceux qu’il aimait. Sa blague avait eu le mérite de nous faire rire, mais également de nous faire profiter mutuellement du rire de l’autre. Le rire d’Elliyöt, lui, était communicatif. Et il était certainement le plus beau son que mes oreilles aient entendu, après le son de sa voix me murmurant encore et encore des « Je t’aime » passionnés. Quand il riait, il y avait ce petit éclat qui brillait dans ses yeux. Quand il riait, tout son visage semblait s’illuminer de joie. Quand il riait, il me rendait heureuse. Encore plus que je ne l’étais déjà, bien qu’en cet instant, ce fut difficilement possible. Elliyöt me sourit à nouveau, avant de s’approcher de moi pour m’embrasser une nouvelle fois. Je le laissai faire avec plaisir, et répondis avec ardeur à la fougue dont il faisait preuve durant celui-ci. Et puis, à la fin de notre baiser, il me mordit la langue, me faisant sursauter de surprise, mais aussi de douleur. Une douleur légère, mais qui me suffit cependant à me faire comprendre que tout cela n’était pas un rêve. Sans quoi, je n’aurais pas été encore blottie dans ses bras, mais plutôt allongée seule dans mon lit. Elliyöt rit légèrement de ma réaction, avant de me dire :

    « J’espère que tu réalises maintenant ! »

    Il ponctua sa réplique d’un sourire innocent, auquel je répondis pour ma part par un sourire plein de malice. Comment aurais-je pu réaliser, réellement ? Tout semblait si beau, si parfait, que cela ne pouvait être réel. Parce que la réalité ne se rapprochait jamais d’aussi près du rêve, ni même de la perfection.

    « Merci mon Prince… Pour ce geste légèrement douloureux, mais néanmoins nécessaire. A présent je sais que la vie peut ressembler à un rêve. »

    Je lui adressai un nouveau sourire, avant de poser mes lèvres sur les siennes en un rapide baiser. Ses mains, de son côté, caressaient avec douceur mes épaules, mon cou, mais également ma nuque. Et cela me faisait un bien fou. Parce que la chaleur de ses mains contrastait merveilleusement avec la fraicheur de ma peau à cet endroit, à cause de mes cheveux trempés. Parce que j’aimais également sentir ses mains sur mon corps. Parce que je ne voulais plus qu’elles le quittent. Et parce que je voulais également que mon corps lui appartienne, pour le reste de nos vies. Sa main vint se poser sur ma joue pour la caresser tendrement, tandis que la mienne vint elle aussi se poser sur la sienne. Il m’adressa un tendre sourire, avant d’ajouter :

    « Non, Lu’, tu ne te réveilleras plus jamais seule. Je serais toujours à tes côtés. Tous les matins, jusqu’à c que nos cœurs s’arrête de battre. Je te le promets mon amour. »

    Un nouveau sourire se dessina sur mes lèvres, et je retirai la main qu’Elliyöt avait posé sur mon visage pour l’embrasser avec douceur. Comme sa promesse était belle. Comme j’aurais aimé qu’il soit effectivement possible que je me réveille tous les jours à ses côtés. Comme cette idée me faisait du bien… Comme elle me rendait heureuse. Je m’approchai à nouveau de lui, pour nicher tendrement ma tête dans son cou, dans lequel je déposai un léger baiser.

    « Je veux mourir dans tes bras Elliyöt… Je veux mourir avec toi à mes côtés. Parce que, si ton visage doit être la première chose que je verrai à mon réveil pour toutes les années à venir, je veux également qu'il soit la dernière chose que je verrai avant de pousser mon dernier soupir. Je veux mourir avec pour dernière pensée celle que notre amour restera à jamais éternel. »

    Mes lèvres se posèrent à nouveau dans son cou, sur lequel je déposai de légers baisers, qui se voulaient doux, et tendres. Mes mains, de leur côté, se posèrent sur sa taille, je les descendis au niveau de son ventre, et je les passai rapidement sous sa chemise trempée pour les poser sur son torse. Sa peau était douce. Froide, trempée, mais douce. Parfaite. Et j’aimais sentir des frissons parcourir son corps tout entier, tandis que je caressai avec douceur son torse parfait. Mes mains remontèrent, de même que mes lèvres, tandis que je les déposai cette fois sur sa joue. Et puis, si mes mains, elles, continuaient leur petit jeu, mes lèvres, elles, s’arrêtèrent, pendant un instant seulement. Un instant pendant lequel je l’observai avec affection. Il était si beau… tellement beau. Quand je le voyais, mon cœur s’emballait… Un peu comme le sien, à cet instant… Le sien qui battait la chamade sous mes mains. Quand je le voyais, je pouvais aisément m’imaginer l’avenir à ses côtés. C’était beau, et effrayant à la fois. Effrayant, parce que je savais que l’avenir ne serait pas tous les jours facile, que la vie réelle ne se montrait pas toujours tendre. Je savais que la vie d’adulte ne serait pas tous les jours de tout repos, et qu’elle pourrait aisément mettre notre amour à l’épreuve. Un amour qui surmonterait cependant tous les obstacles, j’en étais certaine. Les battements de mon cœur s’étaient à nouveau accélérés, et je sentais que mes joues commençaient à nouveau à s’empourprer. Je pris la main d’Elliyöt dans la mienne, avant de la poser avec douceur contre ma poitrine, juste au niveau de mon cœur. Un nouveau sourire se dessina sur mes lèvres, tandis que je murmurai à mon âme sœur :

    « Tu sens, l’effet que tu me fais ? Tu me rends folle. Folle d’amour. Folle de joie. Folle de toi. Tu sens l’impact que tu as sur moi ? Est-ce que tu sens combien je t’aime ? »

    Mes lèvres se rapprochèrent des siennes, sans jamais les toucher.

    « Je te promets de t’aimer jusqu’à la fin de ma vie, et bien plus encore. Je te promets de tout faire pour te rendre heureux. Parce que tu le sais déjà… Je ne souhaite que ton bonheur. Je veux être à tes côtés dans les bons, comme dans les mauvais moments. »

    Les mauvais moments… Il y en aurait pas mal. Il y en avait déjà eu. Parce que la vie n’était pas toujours rose. La séparation de ses parents en était la preuve. Ce qui s’était passé entre Danaé et lui aussi. Mais ce qui s’était passé entre nous l’était également. Et j’avais appris une chose, au cours de l’année précédente : c’était que je ne voulais pas laisser mon amour avoir à traverser des moments difficiles, sans que je sois à ses côtés.
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Sorrow C. Caldwell
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MessageSujet: Re: Je te vends mon âme | Lulvia |   Mer 8 Sep - 12:56
Son sourire c’était le plus beau. C’était un sourire qui me donnait envie de rire. C’était son rire qui me rendait fou. C’était celui qui me donnait envie de la faire encore rire. Son rire était doux, beau. C’était la plus douce mélodie que je pouvais entendre. La plus belle, et la plus douce. Comme la personne à qui elle appartenait. Parce que Lulvia, elle était belle. Lulvia elle était douce. Lulvia, c’était une fée. Lulvia je l’aimais tout simplement. Lulvia c’était la lumière dans le noir. Lulvia, c’était la femme de ma vie. Lulvia, c’était la future mère de mes enfants. Lulvia, c’est tout un monde. Lulvia, c’était tout une complexité que je ne cessais de découvrir jour après jour. Oui, j’en étais fou. Fou amoureux. Maintenant, je le savais. J’en étais persuadé, c’était une évidence. Que j’aurais dû voir d’ailleurs, il y a bien longtemps. Mais je ne referais pas les mêmes erreurs qu’avant. Je ne devais pas les refaire. Et puis de toute façon, j’étais du genre à apprendre de mes erreurs et faire en sorte de ne pas les répéter. Et puis maintenant, qu’elle était près de moi, j’étais entier, totalement entier. Et j’avais toute ma tête. Avant, je n’étais plus que l’ombre de moi-même. Avant, Lulvia était « ma voleuse d’ombre ». Elle m’avait rendue fou de chagrin cette fois-ci. Fou de chagrin. Mon cœur se sera… Allez ! Ne pensons pas à ça ! Aujourd’hui, j’étais avec elle. Elle était dans mes bras. J’étais amoureux. Nous étions sous la pluie. Et je me demandais soudain, qu’elle heure il était. Mais finalement, ça n’avait pas d’importance. Parce que si je regarderais l’heure, le temps passerait beaucoup plus vite. Et je voulais que le temps se fige une bonne foi pour toute, qu’il ne file pas. Je voulais qu’il reste entre mes doigts. Je voulais le manipuler. Je voulais arrêter le temps pour rester éternellement à ses côtés. Mais malheureusement, je n’avais pas ce pouvoir. Alors il fallait que je laisse filer le temps et profite de ce moment avec elle. Profiter. C’est tout ce que je devais faire actuellement.

« Merci mon Prince… Pour ce geste légèrement douloureux, mais néanmoins nécessaire. A présent je sais que la vie peut ressembler à un rêve. »

Oui, c’est vrai. La vie pouvait ressembler à un rêve. Un joli rêve même. Et puis finalement, je ne voulais pas me réveiller. Je n’avais pas envie de retourner près des autres. Je n’avais pas envie d’affronter le regard de Danaé. Pas maintenant. Je voulais laisser un peu de temps avant. Je n’avais pas envie de voir les autres. Je voulais rester avec elle. Simplement, elle & moi. Juste ça. Alors oui, on aurait pu croire que ce moment était totalement un rêve. Sauf que c’était bel et bien la réalité. Une douce et belle réalité en fait. Une réalité que j’aurais dû prendre conscience plus tôt. Et je savais que cet instant serait gravé dans ma mémoire à jamais. Ancré dans mon cœur. Et dans mon sang. Tout comme l’amour que je portais pour elle. Lui, il circulait partout dans mon cœur à travers mon sang, électrisant ma peau, me déclenchant des frissons, accélérant mon rythme cardiaque et bloquait mes yeux sur elle. Mon corps réagissait face à Lulvia. J’avais l’impression qu’il était attiré par elle. Non, en fait c’est ça. Quoique je fasse. Quoique je dise, mon corps serait toujours attiré par elle et j’aurais toujours cet amour qui circule dans mon corps à travers mon sang et qui électrise ma peau, me déclenche des frissons, accélère mon rythme cardiaque et qui bloque mes yeux sur elle. Elle posa alors ses lèvres sur les miennes et nous échangeâmes un doux baiser. Oh seigneur que cette sensation était douce, douce et terriblement bonne. J’avais envie que nos lèvres ne se quittent plus et un frisson parcourut mon corps. Ma main c’était posée sur sa joue et je la caressais longuement et tendrement. J’aurais pu dessiner les traits de son visage les yeux fermés. Je les connaissais par cœur. J’avais apprit à les reconnaître d’entre milles, à remarquer que ses pommettes étaient rondes, que ses sourcils étaient fins que ses lèvres étaient fines et pulpeuse et rouge aussi. D’un rouge sans qui me donnait envie de les mordre. Et puis sa main se posa sur la mienne, la prit et elle y déposa un léger baiser sur la mienne. Je souris doucement. Lulvia posa ensuite sa tête dans mon cou. Mes mains vinrent se poser automatiquement sur ses hanches, l’enlaçant tendrement. Et elle déposa un baiser dans mon cou. Nouveau frisson. Nouvelle réaction.

« Je veux mourir dans tes bras Elliyöt… Je veux mourir avec toi à mes côtés. Parce que, si ton visage doit être la première chose que je verrai à mon réveil pour toutes les années à venir, je veux également qu'il soit la dernière chose que je verrai avant de pousser mon dernier soupir. Je veux mourir avec pour dernière pensée celle que notre amour restera à jamais éternel. »

Mon cœur fit un bon dans ma poitrine. Cette déclaration d’amour me fit du bien. Me rassura presque mais surtout, mon amour pour elle se fit plus grand. Moi aussi je voulais mourir dans ses bras. De toute façon, si un jour, elle arrivait à disparaitre, à partir loin de moi, je la suivrais quoiqu’on en pense. Pour moi, le mot « Veuf » n’existe certainement pas. Il m’est étrangé. Vivre sans elle, c’était la trahir. Et jamais je ne lui ferais ça. Vivre sans elle, c’était continuer à vivre sans elle, c’était l’oublier. C’était oublier l’être aimé, c’était vivre avec une partie du cœur en moins. Et ça, j’en étais incapable. Parce que je deviendrais fou sans elle. Totalement fou. Je haïrais l’amour et les gens qui s’aiment. Je haïrais le monde et les gens. Je n’aurais plus goût à rien. Je serais une loque. Je serais vide à l’intérieur. Et je crois que ça ne sert à rien de vivre alors qu’on est vide de l’intérieur et surtout, sans l’amour de sa vie.

« Moi aussi Lulvia. Je veux mourir en même temps que toi. Je veux poser une dernière fois mes lèvres sur ses tiennes avant de mourir. Je veux t’aimer jusqu’à la fin de ma vie. Et si tu venais à disparaitre, plus rien n’aurais de sens. Je serais vide, je serais mort de l’intérieur. Continuer à vivre sans toi, loin de toi, n’aurait plus aucun sens. Ce serait te trahir, voir t’oublier. Mais je suis incapable de t’oublier toi. Vivre sans toi, serait la pire de toutes les punitions du monde. Alors je te suivrais, où que tu ailles Lulvia, même à travers la mort. »

J’avais murmuré ceci. Mais je savais qu’elle avait entendu. J’en étais certain. Et puis, elle déposa des baisers dans mon cou. Des milliers de frissons parcoururent mon corps et je fermais les yeux, me délectant de ce moment de douceur. Et puis ses mains vinrent entrer en contact avec ma peau sous ma chemise. Cette fois, mes mains se resserrèrent sur sa taille. Je ne voulais pas qu’elle arrête. Jamais. Je sentis ses mains monter et descendre. Ses caresses étaient douces. Et finalement, je croisais son regard. J’avais envie de lui dire cent fois « je t’aime ». Même, jusqu’à en perdre le souffle. Je voulais ne plus qu’on se lâche. Je voulais l’aimer de tout mon être et de tout mon corps. Et mon désir pour elle gonfla. Encore et encore. Ses joues prirent une teinte plus rouge et j’avais envie de les mordre elles-aussi. Elle prit mes mains et les posa sur sa poitrine au niveau de son cœur. Je pouvais sentir celui-ci battre à travers sa peau et même tambouriner, comme s’il voulait absolument sortir.

« Tu sens, l’effet que tu me fais ? Tu me rends folle. Folle d’amour. Folle de joie. Folle de toi. Tu sens l’impact que tu as sur moi ? Est-ce que tu sens combien je t’aime ? »

Oh que oui, je le sentais, je le sentais tout proche. J’aurais presque pu le prendre entre mes doigts et le sentir battre. Ses lèvres se posèrent sur les miennes doucement et un nouveau baiser s’échangea avant qu’elle ne reprenne la parole :

« Je te promets de t’aimer jusqu’à la fin de ma vie, et bien plus encore. Je te promets de tout faire pour te rendre heureux. Parce que tu le sais déjà… Je ne souhaite que ton bonheur. Je veux être à tes côtés dans les bons, comme dans les mauvais moments. »
« Je veux que l’on vive ensemble toute notre vie, que tu portes mon nom, que tu sois ma femme, que nous aillons des enfants, que nous partagions tous les coups durs, que nous soyons soudés. Et surtout que nous nous aimons. Et je te fais le serment, que jamais plus, je ne te ferais souffrir d’une quelconque manière. Je te fais la promesse de t’aimer jusqu’à la toute fin et même à travers la mort mon Amour. »

Je caressais sa joue. J’étais sincère. Je pensais tout ce que je disais. Et je savais qu’elle aussi était sincère. Et puis ma main descendit dans son cou, passa sur son épaule, descendit sur le long de son bras, et vint se poser sur son ventre pour y dessiner des cercles dessus. Ma tête vint se nicher dans son cou et je l’embrassais alors tendrement. Je sentis ses frissons. Et je me demandais alors si elle avait froid. Si elle voulait qu’on rentre. Je la regardais alors dans les yeux, relevant la tête et mes deux mains se posèrent sur ses joues. Je mis mon visage à hauteur du sien et je lui demandai alors d’un visage inquiet :

« Tu as froid ? Tu veux qu’on rentre au chaud ? »


Animal I have become

i can't escape this hell so many times i've tried but i'm still caged inside somebody get me through this nightmare i can't control myself so what if you can see the darkest side of me? no one would ever change this animal i have become help me believe it's not the real me somebody help me tame this animal © belzébuth
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MessageSujet: Re: Je te vends mon âme | Lulvia |   Ven 10 Sep - 3:30
    J’étais sur le point d’exploser. D’exploser de joie, de bonheur. Et mon cœur lui, mon cœur, qui avait enfin retrouvé sa place dans ma poitrine, était sur le point d’exploser sous le poids de l’amour que je portais à Elliyöt. Oui, je pouvais le sentir, mon cœur était au bord de l’explosion. Mais contrairement à ce que l’on aurait pu croire, cette sensation n’était pas désagréable du tout, bien au contraire. J’aurais en effet pu la ressentir encore, et encore, et encore. Pendant des heures. Pendant des jours. Pendant toutes les années à venir. Jusqu’à ma mort. Jusqu’à la sienne, peut-être, bien que l’idée qu’il meure avant moi m’effrayait plus que tout. Parce que sans lui sur cette maudite Terre, je n’étais plus bonne à rien. Il était entré dans ma vie quand je ne m’y étais pas attendue. Et s’il avait rapidement pris une place très importante dans celle-ci, la place qu’il avait eue dans cette dernière avait été plus importante à mesure que les années s’étaient écoulées. Et à présent, je ne vivais plus que pour lui. C’était pour ça qu’être éloignée de lui m’avait fait si mal. Pour ça qu’à présent, je commençai enfin à revivre. Parce que je n’étais pas rien pour lui. Mieux que ça, parce qu’il m’aimait encore. Je pensais n’avoir jamais ressenti quelque chose d’aussi fort qu’à cet instant. J’étais tellement bien, dans ses bras, tellement bien, avec mes lèvres posées sur les siennes, avec ses mains sur mon corps, que j’en avais oublié tout le reste. Calypso, avec qui il avait couché. Danaé, qu’il avait aimée, et qu’il avait quittée pour moi. La pluie, qui nous rendrait certainement malade. J’avais tout oublié. Même la douleur que j’avais ressentie par son absence n’était à présent plus qu’un mauvais souvenir. Un mauvais souvenir, certes, mais vaste, lointain. Très lointain. Parce que tout ce qui comptait désormais, c’était sa présence à mes côtés, et la puissance de mon amour pour lui. Un amour tellement fort qu’il aurait pu faire des miracles. Un amour tellement puissant, qu’il aurait dû être interdit à quelqu’un d’aimer de la sorte. Un amour tellement immense, qu’il me rendait folle, folle de lui, folle de son corps. Oui, j’étais folle. Folle amoureuse. Tellement amoureuse que j’avais envie de le crier haut et fort. Tellement amoureuse que j’avais douté, pendant l’espace de quelques secondes, que tout cela soit vrai. Parce que tout m’avait l’air d’un rêve. Parce que tout était trop beau pour être vrai. Et pourtant, tout était réel pour lui. Sa présence à mes côtés, mes sentiments pour lui, mais également la réciprocité de ces derniers. Et c’était probablement cela qui me donnait des ailes, qui me donnait l’irrémédiable envie d’hurler à qui voudrait bien l’entendre qu’il était l’homme de ma vie, et que je l’aimerai jusqu’à ma mort. Je retrouvai le goût pour la vie, je retrouvai le bonheur que j’avais perdu. Et le bonheur, parfois, ne résidait qu’en peu de choses : ses lèvres posées sur les miennes, ses mains posées sur mes hanches, ou sur mon visage, le son de sa voix me murmurant des mots doux aux oreilles… Oui, tout cela participait à mon bonheur. Elliyöt seul y contribuait, à vrai dire. Nous nous embrassions, encore, et encore, sans pouvoir nous arrêter. C’était comme si nos lèvres étaient faites pour se rencontrer, comme si elles ne pouvaient être séparées. Entre longs baisers langoureux, et d’autres, plus légers, mais néanmoins très doux et passionnés, nous nous exprimions encore et encore notre amour l’un pour l’autre. Je pouvais sentir les mains d’Elliyöt sur mon visage, sur mon corps. Et je pouvais respirer son odeur à nouveau. C’était si bon. Le meilleur de tous les parfums qui puissent exister. Il m’avait enlacée dans ses bras, me permettant de sentir une nouvelle fois tout son corps contre le mien. Comme j’aurais aimé rester blottie là, pendant des heures. Rester là. Juste lui, juste moi. Juste la chaleur de son corps contre le mien, la puissance de celui-ci m’enveloppant avec amour et délicatesse. Oui, parce qu’Elliyöt était délicat. Parce qu’Elliyöt était tendre. Parce qu’Elliyöt avait toutes les qualités qu’un homme pouvait posséder. Il savait se montrer tendre et délicat, il savait se montrer doux, attentionné, et en cela, il était celui dont toutes les femmes auraient pu rêver. Celui dont j’avais rêvé. Celui que la vie avait fini par me donner malgré tout. Et il avait été le plus beau cadeau qu’elle m’ait fait jusqu’à présent. Un cadeau précieux, que je comptais préserver, et auquel je ne souhaitais plus faire de mal. Un cadeau que je comptais bien protéger. J’avais eu besoin de lui dire ce que je ressentais. De lui dire que je voulais mourir avec lui, que je voulais mourir dans ses bras. Qu’il serait celui vers qui se tourneraient mes dernières pensées avant que je ne pousse mon dernier soupir. Il murmura alors quelques mots, afin de répondre à ce que je lui avais dit :

    « Moi aussi Lulvia. Je veux mourir en même temps que toi. Je veux poser une dernière fois mes lèvres sur ses tiennes avant de mourir. Je veux t’aimer jusqu’à la fin de ma vie. Et si tu venais à disparaitre, plus rien n’aurais de sens. Je serais vide, je serais mort de l’intérieur. Continuer à vivre sans toi, loin de toi, n’aurait plus aucun sens. Ce serait te trahir, voir t’oublier. Mais je suis incapable de t’oublier toi. Vivre sans toi, serait la pire de toutes les punitions du monde. Alors je te suivrais, où que tu ailles Lulvia, même à travers la mort. »

    Mon cœur se serra à l’idée qu’Elliyöt ne disparaisse un jour. Non. Impossible. Il ne pouvait pas mourir. Même si je comprenais ce qu’il disait, même si l’idée que nous mourrions ensemble m’ait déjà effleuré l’esprit, l’idée que quelqu’un comme lui puisse disparaitre un jour m’effrayait. C’était comme si sa mort aurait marqué la fin du monde. La fin de mon monde. Inconcevable. Je comprenais parfaitement ses mots. Il serait vide, mort de l’intérieur. Je savais pertinemment ce qu’il voulait dire. Parce que j’avais été « vide », moi aussi, ces derniers jours. Parce que quand j’avais cru qu’il ne ferait jamais plus partie de ma vie, celle-ci avait perdu tout son sens, et que vivre m’avait semblé être comme un châtiment. J’aurais du lui répondre qu’il était stupide de dire cela… Parce qu’une fille plus « normale » aurait dû répondre qu’il ne fallait pas qu’il dise ça, et qu’il réussirait à vivre sans elle. Mais je n’étais pas vraiment normale. Et puis, j’étais égoïste. Mais ma réaction n’avait rien à voir avec de l’égoïsme. Si je ne le contredisais pas dans ses paroles, c’était parce que je le comprenais mieux que quiconque, parce que je partageais sa pensée, et que je ne pouvais pas me permettre de lui demander de continuer à vivre sans moi, quand j’en aurais moi-même été incapable sans lui. Et à côté de ça, j’étais parfaitement capable de le comprendre, s’il finissait par changer d’avis, par décider de vivre malgré ma mort. J’aurais été incapable de le contredire, quelques soient ses paroles. Parce que je ne pouvais pas l’empêcher de vivre, et d’être heureux, mais parce que je ne pouvais pas non plus l’obliger à ressentir cette douleur qui m’avait moi-même habitée ces derniers temps, et que je ne pouvais pas non plus l’obliger à être malheureux. Pour le coup, c’est le contredire qui aurait été égoïste de ma part. Je le serrai plus fort contre moi, avant de répondre à mon tour, dans un murmure :

    « A la vie, à la mort. C'est promis. »

    Mes lèvres se posèrent une nouvelle fois dans son cou, et je pu sentir sa peau frissonner à ce contact, me faisant légèrement sourire. Mes mains parcouraient à nouveau son corps, et nous étions plus proches que jamais. Parce qu’il me tenait fermement contre lui, et que je ne l’aurais quitté pour rien au monde. Et puis, j’avais eu besoin de lui faire sentir, de lui faire comprendre l’impact qu’il avait sur moi. C’était pour cette raison que j’avais pris sa main et que je l’avais posée sur mon cœur. Pour qu’il sente les battements de ce dernier, qu’il sente à quel point il s’affolait dès lors qu’il était à mes côtés.

    « Je veux que l’on vive ensemble toute notre vie, que tu portes mon nom, que tu sois ma femme, que nous aillons des enfants, que nous partagions tous les coups durs, que nous soyons soudés. Et surtout que nous nous aimons. Et je te fais le serment, que jamais plus, je ne te ferais souffrir d’une quelconque manière. Je te fais la promesse de t’aimer jusqu’à la toute fin et même à travers la mort mon Amour. »

    Les battements de mon cœur s’accélérèrent à nouveau. Avait-il lu dans mes pensées ? Ce qu'il venait de me décrire là n'était qu'un rêve. Celui de porter un jour le même nom que lui, de mettre au monde des enfants qui lui ressembleraient, des enfants qui auraient ses yeux, et son coeur. Celui de s'aimer encore pour l'éternité, sans que nos sentiments ne faiblissent une seule seconde, et ce malgré les obstacles que la vie nous impose. Un sourire s’était naturellement dessiné sur mes lèvres tandis que je sentais sa main caresser ma joue. Je savais qu’il était sincère, et qu’il pensait ce qu’il disait. Je savais pertinemment qu’il ferait tout pour tenir sa promesse. Et je savais aussi que mes mots, après de telles paroles, auraient pu sembler ridicules. Parce qu’après une telle déclaration, il valait mieux ne pas se risquer à en faire une autre, au risque de sembler stupide. La simplicité était donc de mise. Mais celle-ci n’empêchait pas pour autant la sincérité. Et c’est pour cette raison que je lui répondis simplement :

    « Je t’aime. Plus que tout. Pour l’éternité. »

    Sa main s’était alors posée dans mon cou, descendant sur mon épaule, faisant ma peau frissonner au passage. Il électrisait tout mon corps. Et il me rendait à nouveau folle. Folle de désir, cette fois-ci. Sa main descendit le long de mon bras, avant de se poser sur mon ventre pour y dessiner des cercles. Et puis, sa tête se posa dans mon cou. Je fermai les yeux sentant ses lèvres se poser avec douceur dans celui-ci. Je posai ma main dans son dos, comme pour le rapprocher encore de moi, et à nouveau, tout mon corps fut parcouru de frissons. Mais mes frissons n’avaient rien à avoir avec le froid. Ils avaient en revanche tout à voir avec les gestes d’Elliyöt, avec la douceur de ces derniers, mais également mon amour pour lui. Il sépara cependant ses lèvres de ma peau, pour se redresser, prendre mon visage entre ses mains, et mettre le sien à ma hauteur, pour me demander avec un air inquiet sur le visage :

    « Tu as froid ? Tu veux qu’on rentre au chaud ? »

    Son inquiétude me fit sourire, et à mon tour, je posai mes mains sur son visage. J’avais froid, oui. Mais quand il était avec moi, j’oubliais tout. La pluie, le froid, les autres. Alors même si j’avais froid, je ne m’en rendais pas compte. Et puis, j’avais froid depuis bien longtemps, avant même qu’il n’arrive à vrai dire, dès lors que la pluie s’était abattue sur moi. Alors, on aurait certainement pu dire que je m’étais habituée à la fraicheur extérieure, mais également que la présence d’Elliyöt à ses côtés, et ses gestes à la fois tendres et électrisants m’avaient réchauffés. Je ne répondis pas immédiatement à Elliyöt, hésitant à la réponse que je devais lui donner. Si j’admettais avoir froid, nous devrions rentrer, nous mêler aux autres, rompre cet instant si magique. Faire face à la dure réalité. Je n’y étais pas prête. Pas maintenant. Je voulais encore le garder pour moi. Pour quelques minutes seulement. Etait-ce trop demander ? Bon, il fallait être réaliste. Froid ou pas, il pleuvait, nous étions tous les deux trempés jusqu’aux os, et il n’était peut-être pas raisonnable de rester dehors sous ce temps là.

    « Non, je n'ai pas froid. Enfin... Un peu, mais ça va. Les seuls frissons qui me parcourent sont ceux que tu crées avec tes gestes tendres et tes baisers délicats. Mais il serait probablement plus raisonnable de rentrer. On risque de tomber malades sous cette pluie. »

    Par « on » j’entendais plus « tu », et je pense qu’il l’avait deviné. Et malgré mon conseil, je ne voulais toujours pas partir. Parce que je voulais rester seule avec lui. Je ne savais pas comment lui dire, sans paraitre capricieuse, ou sans sembler autoritaire.

    « Néanmoins… L’idée de ne plus être seule avec toi ne m’enchante guère. Que dirais-tu que l’on rentre, et que l’on se trouve un endroit tranquille ? J’ai envie de profiter de toi & de cette soirée un maximum. »

    J’ajoutai à cela un léger sourire, ponctué d’un léger baiser, histoire de le faire céder, même si je savais qu’il approuverait probablement ma proposition.
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Sorrow C. Caldwell
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MessageSujet: Re: Je te vends mon âme | Lulvia |   Dim 12 Sep - 15:10
Oh oui, à la vie à la mort. Même à travers la mort je continuerais de l’aimer. Encore te encore. Parce que son souvenir restera graver dans ma mémoire à jamais. Peut-être pas dans celle des autres, la mienne suffisait. Les autres on s’en fichait après tout. Oh diable les autres ! On était juste tous les deux. Rien que nous deux. Elle et moi. Moi et elle. Ensembles, à jamais. C’est tout. C’est simple. Ce n’était pas difficile à comprendre pour moi comme pour elle. C’était clair comme de l’eau de roche tout simplement. Et puis, personne ne se mettrait en travers de nous. Je ne le permettrais pas. Jamais. J’avais déjà laissé un garçon se mettre en travers de nous. J’en avais trop souffert et elle aussi. Alors ce serait fini. Nous serions égoïste pour une fois. Nous ne penserions qu’à nous. Je ne penserais qu’à elle. Et elle à moi. C’est tout. Les autres n’existaient pas, n’existaient plus. Finit ce temps où le regard des autres nous gênait. Aujourd’hui, je m’en fiche, aujourd’hui, je suis libre, amoureux et heureux. Nos lèvres se croisèrent, se re-croisèrent. Et je ne m’en lassais jamais. Parce que c’était bon de la ressentir contre moi, de gouter une nouvelle fois à ses lèvres. Et ses « je t’aime » me firent chaud au cœur. Je l’aimais. Oh oui que je l’aimais. Je l’aimais à en mourir, à en crever. Je l’aimais. Quand je lui demandais si elle avait froid, elle se mit à sourire. Je ne voulais pas qu’elle attrape froid. De moi, je m’en fichais. Mais pas d’elle.

« Non, je n'ai pas froid. Enfin... Un peu, mais ça va. Les seuls frissons qui me parcourent sont ceux que tu crées avec tes gestes tendres et tes baisers délicats. Mais il serait probablement plus raisonnable de rentrer. On risque de tomber malades sous cette pluie.

Je souris. C’était mignon ce qu’elle venait de dire. Elle avait raison, c’était plus raisonnable de rentrer. Mais la quitter était quelque chose d’insupportable. Je ne voulais pas quitter son étreinte, ses bras, ses lèvres. Je voulais continuer à voir son visage, à humer son odeur, à caresser ses cheveux. Et à lui dire je t’aime entre deux baisers. J’avais entendu ce « on » qui signifiait « tu ». Je souris de nouveau. Elle pensait d’abord à moi avant elle. Mais moi je pensais à elle avant moi. Mais elle aussi aller attraper froid. Je la regardais alors, le sourire aux lèvres et remit une mèche de ses cheveux derrières sont oreille. Mais voilà qu’elle reprit :

« Néanmoins… L’idée de ne plus être seule avec toi ne m’enchante guère. Que dirais-tu que l’on rentre, et que l’on se trouve un endroit tranquille ? J’ai envie de profiter de toi & de cette soirée un maximum. »

Il y eut un baiser et je vis son sourire. Ce compromis me semblait équitable, juste. J’acquiesçais de la tête. J’étais d’accord avec elle. Et puis, de cette manière, je pourrais toujours la voir. Il fallait aussi trouver un endroit où aller, un endroit calme où on serait seuls. Je ne voyais que la Salle sur Demande pour ça. Les autres pièces du château étaient pleines de monde. Je répondis alors :

« D’accord. Ca me va. A part la Salle sur Demande, je ne vois pas trop où on serait tranquil. Les autres pièces du château sont toujours pleines de monde et ça ne me dit franchement pas de voir du monde. Je veux rester avec toi. A moins que tu es une idée ? »

Je l’interrogeais du regard. Et je passais mon bras sur son épaule. Nous commençâmes à marcher tranquillement vers le château. J’attendais sa réponse. Et j’eus envie de la protéger de la pluie. Sauf que ça n’aurait servit à rien si, je mettais ma veste sur sa tête vu qu’elle était trempée. J’eus alors une idée. Je m’arrêtais quelques instants, retirai mon bras de sur son épaule et attrapai ma baguette dans ma poche. Depuis, que nous nous étions fait attaqués par ces créatures dans les couloirs, je ne me baladais jamais sans ma baguette. Cette expérience m’aura servit de leçon en tout cas. Je fis alors apparaitre un parapluie. Je rangeais ma baguette, et ouvris le parapluie bleu. Puis, je le mis au dessus de nous pour qu’il nous protège. Nous étions un peu plus au sec déjà et je reposais mon bras sur son épaule. Le parapluie ne faisait pas grand-chose en fait, vu le vent, la pluie nous mouillait toujours mais un peu moins que tout à l’heure. Nous continuâmes à marcher et finalement, arrivâmes devant les grandes portes du château. Là, à l’abris de la pluie, je refermais la parapluie et attendit alors la réponse de Lulvia.


Animal I have become

i can't escape this hell so many times i've tried but i'm still caged inside somebody get me through this nightmare i can't control myself so what if you can see the darkest side of me? no one would ever change this animal i have become help me believe it's not the real me somebody help me tame this animal © belzébuth
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MessageSujet: Re: Je te vends mon âme | Lulvia |   Mer 15 Sep - 1:42
    Elliyöt. Mon beau, mon doux, mon tendre Elliyöt. Mon premier amour. Le seul que j’aurais jamais. L’homme de ma vie. Comme je l’aimais. Comme j’étais amoureuse de lui, amoureuse comme jamais. Parce que je l’aimais d’un amour unique, d’un amour extraordinaire. Infini. Un amour qui ne se terminerait pas. Jamais. Parce que ce dernier perdurerait même à travers la mort. Parce que nous étions faits l’un pour l’autre, et que même la vie ne pourrait pas nous retirer cela. Dans ses bras, j’étais différente. Dans ses bras, je n’étais plus moi. Je n’étais plus celle que les autres voyaient habituellement. Dans ses bras, oui, j’étais meilleure. J’étais bien. Si bien, que c’était dans ces derniers que je souhaitais mourir, parce que je savais qu’une mort pareille aurait été la plus douce de toutes. La plus belle également. Parce qu’Elliyöt était justement la plus belle personne qu’il m’ait été donné de rencontrer. Pas seulement physiquement, bien entendu, mais aussi moralement. Oh oui, parce qu’il faisait parti de ces gens qui étaient bons, de ces gens qui vous rendaient meilleur, et ce naturellement. Il avait cette chose en lui, cette chose qui le rendait si exceptionnel et qui faisait de lui l’une des meilleures personnes que ce monde ait jamais porté. Je n’avais pas mérité son amour. Parce que je n’avais rien d’exceptionnel en moi, rien qui ne vaille la peine qu’un être aussi beau qu’Elliyöt puisse m’aimer. Et pourtant, pourtant, je ne rejetais pas cette idée, qu’il soit amoureux de moi. Et même s’il méritait probablement mieux, j’étais incapable de le laisser partir une nouvelle fois. Parce que je l’aimais trop pour cela. J’étais égoïste. Trop égoïste. Mais qu’importe. Au moins, j’étais heureuse. Au moins, la douleur que j’avais ressentie avait disparue. Le passé était oublié. Et seuls ne comptaient que le présent et le futur. Notre présent. Notre futur. A tous les deux. Ensemble. Parce que je comptais bien passer le reste de ma vie avec lui. Je comptais bien passer les prochaines années à l’aimer, à le choyer, et à faire de lui le plus heureux des hommes. A faire de lui mon homme. Un sourire se dessina une nouvelle fois sur mes lèvres à cette pensée. Mon homme. Mon Elliyöt... Mon amour, qui s’inquiétait de savoir si j’avais froid, sans se douter que les seuls frissons qui me parcouraient étaient ceux qu’il me procurait de par ses baisers et ses caresses. En vérité, je ne ressentais pas le froid. Je ne le ressentais plus. Parce que tout ce que je pouvais sentir, à présent, c’était mon amour pour Elliyöt, et la chaleur de son corps contre le mien. Le froid n’avait pas sa place entre nous. Mais néanmoins, je lui avais conseillé de rentrer. Pour qu’il n’attrape pas froid. Pour m’assurer qu’il ne tomberait pas malade à cause de moi. Parce que tout ce que je désirais, c’était le protéger, et non pas être responsable de sa mauvaise santé. Je m’inquiétais pour lui, comme il s’inquiétait pour moi. C’était normal. Naturel. C’était l’amour qui faisait ça, l’amour qui nous obligeait à ne penser qu’à nous, mais également à ne penser qu’à l’autre. Parce que notre monde, en cet instant, ne se résumait plus qu’à nous deux. Nous avions oublié les autres. Ils ne comptaient plus. Ils étaient loin. Il n’y avait que nous. Et c’était ça que je ne voulais pas perdre. En rentrant, je savais que nous ne serions pas seuls, que les autres seraient dans les alentours, qu’ils nous empêcheraient d’une manière ou d’une autre, de nous épanouir dans les bras l’un de l’autre, de profiter comme il se devait de cette soirée qui était si particulière pour lui, comme pour moi. Je ne voulais pas le laisser. Je ne voulais pas me séparer de lui alors que nous venions à peine d’être réunis. Un sourire se dessina sur les lèvres d’Elliyöt lorsqu’il m’entendit parler, suivi de deux autres, puis il replaça une mèche de mes cheveux derrière mon oreille tandis que je lui confiai ma crainte de le laisser partir. Je lui avait alors suggéré de rentrer, mais de se trouver un endroit, rien qu’à nous, où nous ne serions pas dérangés et où nous pourrions savourer pleinement cette soirée de retrouvailles. Je l’avais embrassé pour le convaincre. Au cas où. Même si je me doutais déjà qu’il accepterait. Un simple signe de tête lui servit à me répondre, et je lui répondis par un large sourire. J’étais heureuse. Heureuse que l’on soit d’accord, heureuse de passer cette soirée en sa compagnie.

    « D’accord. Ca me va. A part la Salle sur Demande, je ne vois pas trop où on serait tranquil. Les autres pièces du château sont toujours pleines de monde et ça ne me dit franchement pas de voir du monde. Je veux rester avec toi. A moins que tu es une idée ? »

    Il avait raison, très probablement. Les autres salles ne seraient pas aussi isolées que la salle sur demande. C’était donc là que nous devions nous rendre... Sauf si, bien sûr, je trouvais un meilleur endroit où aller... Où pourrions-nous trouver la paix dont nous avions besoin, en dehors de la salle sur demande ? Tandis que je m’interrogeais sur la question, Elliyöt passa son bras sur mon épaule. C’est tout naturellement que la mienne vint se poser sur sa taille tandis que nous marchions à présent en direction du Château. Mais en chemin, Elliyöt s’arrêta, retirant son bras de mon épaule afin de récupérer sa baguette. Il fit alors apparaitre un parapluie Bleu, de la même couleur que ses yeux, même, et le plaça au dessus de nos têtes afin que nous soyons protégés de la pluie. Cela n’eut qu’un effet partiel, car certaines gouttes pouvaient toujours nous atteindre, mais cela n’était pas de la faute d’Elliyöt. Au moins, à présent, nous mouillions moins que précédemment. Son bras s’était naturellement reposé sur mon épaule et nous arrivâmes rapidement au Château. Elliyöt referma son parapluie, et nous rentrâmes à l’intérieur, tandis que je lui répondais :

    « Tu as raison. La salle sur demande semble être l’endroit idéal. Allons-y »

    J’entrainai rapidement Elliyöt à ma suite, et ce fut en quelques minutes que nous parvînmes au 7ème étage. En chemin, nous avions croisé quelques élèves. Il va sans dire que la plupart d’entre deux nous avaient fixé avec un drôle d’air, probablement parce qu’ils étaient surpris de nous voir ainsi trempés jusqu’aux os. Enfin. Nous étions à présent devant la salle sur demande, et c’est avec un large sourire que je me tournai en direction d’Elliyöt.

    « A toi l’honneur », avais-je alors déclaré, lui laissant le soin de choisir la pièce qu’il souhaitait. Quelle qu’elle soit, celle-ci me conviendrait. Parce que tout ce qui comptait, à présent, c’était sa présence à lui, et rien de plus...

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