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 Just you and me now | Lulvia

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Sorrow C. Caldwell
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MessageSujet: Just you and me now | Lulvia   Dim 19 Sep - 13:35



Just you and me now.


Lulvia & Elliyöt





« Tu as raison. La salle sur demande semble être l’endroit idéal. Allons-y »

Un sourire apparu sur mes lèvres. C’était le seul endroit où l’on serait tranquille toute la soirée, voir même toute la nuit. A moins que celle-ci soit prise, mais cela m’étonnait fortement. C’était impossible tout simplement. L’idée de me mêler à la foule et de ne pas être seul avec elle me sembla impossible. Nous devions nous retrouver seuls. Et puis s’il y avait eu quelqu’un dans la Salle sur Demande, je l’aurais fait sortir ! Namého ! Je souris à cette pensée. Bon, d’accord, je crois que j’aurais trouvé un autre endroit. Mais bon ! Nous parcourûmes les couloirs. Je sentais le regard des gens sur moi, sur nous. Des regards étonnés de nous voir ainsi, trempés jusqu’aux os. Je croisais des visages qui me semblaient familiers…. Mais je n’aurais jamais su mettre de noms dessus. Impossible en fait. J’étais obstiné par la Salle sur Demande. Nous courûmes presque pour nous rendre à la Salle. J’étais impatient. Impatient de me retrouver avec elle, au chaud, seul. Juste nous deux, rien que nous deux. Nous arrivâmes vite devant le tableau. Je m’arrêtais, elle aussi. Je repris mon souffle. Nous avions laissés des marques d’eau derrière nous. Le concierge n’allait pas être des plus ravis je peux vous l’assurer ! Mais le concierge m’importait peu. Lulvia me demanda de choisir la salle. Je réfléchis un petit moment. Je n’avais pas tellement d’idées en fait là tout de suite. Je me doutais que n’importe qu’elle salle lui convienne de toute façon. Et là, je me souviens que nous n’avions pas mangé. En tout cas, moi, je n’avais pas mangé et j’avais faim. Mon ventre se mit à gargouiller. Je souris à Lulvia et fermait les yeux pour imaginer la pièce en détail. Finalement, quand je les ouvris, une porte était apparue. Apparemment, il n’y avait personne à l’intérieur. Tant mieux. Je pris la main de Lu’, lui fit un bisou dessus et saisit la poignée que je tournais. J’ouvris la porte et laissai passer la Belle demoiselle d’abord. Quand elle fut rentré, j’entrais à mon tour et refermait la porte derrière-moi. Mon regard se balada à travers la pièce. Un sourire apparut sur mes lèvres. Elle était exactement comme je l’avais imaginée. Elle ressemblait quelque peu à la Salle commune des Gryffondors. J’aimais bien la salle commune des Gryffy, elle était belle et chaleureuse. Il y avait une cheminée dans le coin, avec un feu ardent qui y crépitait. Le bois se brisait sous la puissance des flammes. En face, il y avait un canapé rouge. Un tapis ornait le sol. Les murs étaient couverts de tableaux, de photos de nous aussi. Et puis, il y avait une table avec deux couverts, deux chaises et des bougies. Sur le sol, il y avait pleins de bougies allumées, des pétales par ici et par là. Je souris. Et puis sur le lit plus loin, il y avait des vêtements secs si nous désirions nous changer. Je crois que se ne serait pas refus après tout. Je me tournais vers Lulvia, pris sa main et l’entraina vers le lit. Je voyais dans son regard qu’elle était heureuse. Et moi aussi. J’étais infiniment heureux. Heureux et amoureux. Je lui souris et m’approchais d’elle. Je la pris dans mes bras et la serra. Je déposais un baiser sur son front et lui dit alors :

« Voilà ! J’espère que ça te convient ! Je n’ai pas fait preuve d’une grande imagination, mais je pense m’en être sortie comme il le faut ! Je te fais faire un tour des lieux ? »

Je n’attendis pas sa réponse, mais je vis qu’elle était consentante. Je lui souris charmeusement et prit son bras. Je la menais doucement près du feu et du canapé et lui présenta alors les lieux :

« Nous voici près du feu ! Ici vous pourrez vous réchauffer et vous installer à votre guise dans ce canapé qui à l’air bien moelleux ! »

Je lui souris alors prenant mon rôle d’hôte très au sérieux. Puis, je la dirigeais alors vers le lit :

« Vous pourrez aussi vous reposer dans des draps secs et chauds ! Et voici quelques vêtements pour remplacer ceux que vous portez et qui m’on l’air bien trempé ! Il y a un éventail à votre disposition pour vous permettre de vous changer sans que l’on vous voie. Si vous voulez, je peux vous amener une coiffeuse pour vous refaire une beauté. »

Et puis ce fut vers la table.

« J’ai pensé aussi qu’il était bon de se restaurer un peu. Ainsi donc, un dîner a été installé… Mais je dois dire que ça ne me plait plus trop la façon dont tout ceci est disposé…. »

Je fronçais les sourcils. En effet ! Une idée venait de germer dans mon esprit. Je fermais alors une nouvelle fois les yeux et quand je les rouvris, je vis alors que la table et les chaises avaient disparues. A la place, le drap était au sol et près du feu. Il y avait milles mets qui avaient l’air tous aussi succulents les uns que les autres. Cela ressemblait à un sorte de pique-nique, pas en plein air, mais je trouvais ça plus simple que la table. Je regardais Lulvia et lui dit alors avec un sourire :

« Voilà c’est mieux. Tu veux aller te changer ? Et après on mange ? Ou tu veux faire autre chose ? »


Animal I have become

i can't escape this hell so many times i've tried but i'm still caged inside somebody get me through this nightmare i can't control myself so what if you can see the darkest side of me? no one would ever change this animal i have become help me believe it's not the real me somebody help me tame this animal © belzébuth
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MessageSujet: Re: Just you and me now | Lulvia   Mar 21 Sep - 1:29
    La salle sur demande était l’endroit qui nous semblait, à tous les deux, le plus idéal pour cette soirée que nous voulions passer ensemble. Ensemble. Tous les deux. En amoureux. Comme ces mots me donnaient le sourire, comme ils emplissaient mon cœur de joie, et comme ils me comblaient. Je n’avais jamais aimé Elliyöt à ce point. Et pourtant, mon amour pour lui avait toujours été immense, mais mes sentiments pour lui avaient pour habitude de s’accroitre à mesure que le temps s’écoulait. Et ce soir, mon amour pour lui emplissait tellement mon cœur qu’il était au bord de l’explosion. J’étais heureuse. Tellement, même, que j’en avais oublié le reste. J’en avais oublié les autres, mais également la pluie. La pluie, celle qui nous obligeait maintenant à rentrer, et à nous réfugier dans la Salle sur demande. C’était main dans la main que nous nous étions rendus jusqu’au Septième étage, avant de nous arrêter face au mur sur lequel apparaitrait la porte de notre sanctuaire d’un soir. C’était avec impatience que nous avions parcouru tout le chemin, et nous étions à présent arrivés à bon port, ce après quoi je déclarai à celui que j’aimais que je lui laissais le soin de choisir la salle qu’il voulait. Peu importe ce qu’il choisirai, je savais déjà que je serai comblée par l’agencement de cette pièce qu’il ferait apparaitre. Tant qu’il était là, tant qu’il mettait son cœur dans celle-ci, je le savais, j’en serai heureuse. Je le regardai réfléchir avec un certain amusement. Il était tellement beau, quand il réfléchissait, quand il était plongé dans ses réflexions, avec ses sourcils légèrement froncés. Mon étreinte autour de sa main se resserra en le voyant, et son ventre vint alors rompre le silence qui s’était installé entre nous, me faisant malgré moi éclater de rire. Mon rire résonna dans le couloir, tandis que mon ventre vint se joindre aux bruits qu’avait fait le ventre d’Elliyöt précédemment. Il avait justement fermé les yeux, tachant d’imaginer la pièce qui nous serait idéale. J’étais impatiente de la voir, aussi, je me retins presque de ne pas ouvrir la porte sur le champ, lorsqu’elle apparut. Je pris cependant sur moi, faisant preuve devant mon aimé de la plus grande des patiences tandis qu’il saisissait ma main pour l’embrasser, avant de m’entrainer dans la salle. Comme à son habitude, Elliyöt fit preuve de galanterie, me laissant le soin d’entrer la première et de pouvoir admirer le fruit de son imagination. Comme je m’y étais attendue, la pièce était parfaite. Un sourire se dessina sur mes lèvres lorsque je la vis. Celle-ci avait de faux airs de notre salle commune. Dans un coin, il y avait une cheminée dans laquelle un feu ardent crépitait déjà. C’était ce feu qui donnait une telle chaleur à la pièce, ce même feu qui nous réchaufferait après tout ce temps passé sous la pluie. Face à la cheminée se trouvait un canapé rouge, et un peu plus loin, il avait installé une table pour nous, avec des bougies. Oh, il avait pensé au diner. Encore mieux. Parce que mon ventre criait famine depuis que nous étions rentrés. Mieux encore, il s’était arrangé pour que des pétales de fleurs jonchent le sol, de même que des bougies, qui amenaient un côté extrêmement romantique à la pièce, et ce, pour mon plus grand plaisir. Sur les murs, il y avait des tableaux, mais aussi et surtout des photos de nous que je ne me lassais pas d’admirer. Des photos qui me rappelaient notre passé. Des photos qui me rappelaient combien nous avions été heureux ensemble, et combien nous le serions à l’avenir. Oui, les photos de nous, ensemble, avec de larges sourires aux lèvres, me rassuraient. Elles me réconfortaient. Je le savais déjà, mais j’en étais encore plus sûre : j’avais fait le bon choix. Elliyöt était le bon. Il était l’homme de ma vie. Il était le seul qui puisse me faire sourire de cette façon, le seul qui sache me rendre heureuse à ce point. Je me rapprochai naturellement d’Elliyöt, collant mon corps au sien, me blottissant avec douceur dans ses bras comme pour le remercier de nous avoir imaginé quelque chose d’aussi parfait, tandis que mon regard se posait sur le dernier élément qu’il avait imaginé : un lit magnifique dans lequel nous passerions probablement la nuit, un lit qui me permettrait de dormir dans ses bras, de me réveiller à ses côtés, comme l’autre fois, comme avant… A cette pensée, je resserrai mon étreinte autour d’Elliyöt, avant de poser doucement mes lèvres sur sa joue. Il prit rapidement ma main, m’entrainant vers le lit. Un sourire se dessina sur mes lèvres, mais également sur celles d’Elliyöt qui s’approcha de moi pour me prendre à son tour dans ses bras. Il me serra avec tendresse, m’obligeant une nouvelle fois à réaliser combien il était parfait. Doucement, il déposa un baiser sur mon front, avant de reprendre la parole.

    « Voilà ! J’espère que ça te convient ! Je n’ai pas fait preuve d’une grande imagination, mais je pense m’en être sortie comme il le faut ! Je te fais faire un tour des lieux ? »

    Je n’eus pas le temps de répondre, de toute façon, il savait déjà que j’étais comblée par ce décor – cela devait se voir dans mon regard – mais également que j’étais prête à le suivre, n’importe où, n’importe quand. C’est avec un plaisir non dissimulé que je passai mon bras autour du sien, le suivant où il voudrait bien me mener. Nous passâmes d’abord près du feu et du canapé, où il reprit la parole :

    « Nous voici près du feu ! Ici vous pourrez vous réchauffer et vous installer à votre guise dans ce canapé qui à l’air bien moelleux ! »

    Je vis son sourire, un sourire qui me bouleversa, qui fit même chavirer mon cœur. Un sourire auquel je ne pouvais que répondre par un sourire également. Un sourire heureux. Amoureux. Comblé. Amusé, même. Oui, j’étais assez amusée. Amusée de voir qu’il prenait son rôle autant à cœur. Je gardai le silence pour le moment, ne voulant pas le perturber dans sa visite guidée des lieux. Nous nous rendîmes justement vers le lit, où il reprit :

    « Vous pourrez aussi vous reposer dans des draps secs et chauds ! Et voici quelques vêtements pour remplacer ceux que vous portez et qui m’on l’air bien trempé ! Il y a un éventail à votre disposition pour vous permettre de vous changer sans que l’on vous voie. Si vous voulez, je peux vous amener une coiffeuse pour vous refaire une beauté. »

    Me refaire une beauté ? Je n’en avais pas envie. Parce que ça aurait été perdre un temps précieux en sa compagnie. En ce qui concernait le repos dont il avait parlé… Je comptais bien me l’octroyer dans ses bras. Parce que ses bras étaient ceux dans lesquels je passerai le reste de mes nuits, ceux dans lesquels je pousserai mon dernier souffle. Rapidement, il m’entraina en direction de la table, sans me laisser le temps de méditer plus longtemps cette pensée.

    « J’ai pensé aussi qu’il était bon de se restaurer un peu. Ainsi donc, un dîner a été installé… Mais je dois dire que ça ne me plait plus trop la façon dont tout ceci est disposé…. »

    Oh oui, son idée de se restaurer avait été parfaite. Pour ce qui était de la façon dont tout était disposé, cela me convenait, mais ça n’était visiblement pas le cas d’Elliyöt. Il était si beau, avec ses sourcils froncés, si beau quand son regard sembla s’illuminer lorsqu’il eut une idée. Je le connaissais par cœur. Je connaissais cette expression et je savais pertinemment qu’il avait trouvé mieux que cette table pour notre diner. Il ferma à nouveau les yeux, et je fis de même, décidant de jouer le jeu. Après un instant, je les rouvrit, pour voir que notre diner était désormais sur un drap, près du feu. Tout cela me donnait faim, plus encore qu’actuellement. Oh Elliyöt, c’était une véritable torture que tu me faisais subir là. Il plongea à nouveau son regard dans le mien, m’adressant un sourire avant de déclarer :

    « Voilà c’est mieux. Tu veux aller te changer ? Et après on mange ? Ou tu veux faire autre chose ? »

    Cette fois, ce fut à mon tour de sourire. A mon tour, également, de le « torturer » un peu. Je savais pertinemment qu’il avait tout aussi faim que moi, si ce n’est plus. Mais je savais également que, tout comme moi, il était heureux que nous nous retrouvions ici. J’étais d’accord avec ses suggestions. Il était préférable que nous nous changions, que nous nous débarrassions de nos vêtements trempés, mais également que nous nous restaurions un peu, car, contrairement à ce que certains disaient, il était impossible de ne vivre que d’amour et d’eau fraiche. Le cœur le pouvait, mais le corps, lui, en était incapable. C’est avec un sourire malicieux que j’entrainai Elliyöt jusqu’au lit. Je retirai rapidement les vêtements qu’il y avait sur celui-ci, tout en incitant mon amoureux à s’installer dessus. Rapidement, sans lui laisser le temps de protester ou de dire quoi que ce soit, je posai mes lèvres sur les siennes, pour l’embrasser avec amour et tendresse. Je me penchai un peu plus, obligeant cette fois Elliyöt à s’allonger sur le lit. Je montai à califourchon sur lui, et mes mains commencèrent à parcourir son corps, mes doigts s’attaquant aux boutons de sa chemise. Il se retrouva rapidement torse nu, et c’est avec plaisir que mes lèvres s’attaquèrent au torse de mon amoureux. Avec douceur, tendresse, je continuai mes baisers, m’attardant en particulier dans son cou tandis que mes mains, elles, traçaient de légers cercles sur son ventre. Après un instant, je me redressai, retirant moi-même mon haut pour ne me retrouver plus qu’en soutien-gorge devant lui. Je me repenchai alors sur son corps. Et puis, doucement, ma main gauche descendit à son pantalon, ma main droite vint la rejoindre, et je détachai la ceinture d’Elliyöt. Je déboutonnai alors son pantalon, tout en reposant mes lèvres sur les siennes pour lui donner un nouveau baiser plein de tendresse, mais aussi et surtout plein de passion. Et puis, soudain, tout s’arrêta. Mon baiser, d’abord, mais mes mains quittèrent également son corps, tandis que je me redressai. Je quittai le corps d’Elliyöt, ramassant mes affaires au sol pour me diriger avec une lenteur volontaire en direction du paravent qu’il avait installé. Puis, le voyant toujours allongé sur le lit, avec son pantalon à moitié retiré, et avec le regard qu’il me lançait, je ne pu m’empêcher d’exploser de rire.

    « N’as-tu pas suggéré que nous nous changions, avant de manger ? » demandai-je alors avec malice, dans l’unique but de le taquiner.

    J’allais alors derrière le paravent, où je me changeai rapidement. Je devais l’avouer, je n’étais pas mécontente de retrouver des vêtements propres, mais surtout secs. Une fois changée, je sortis de là où j’étais pour apercevoir mon Elliyöt, toujours en train de se changer. Il s’était redressé, il avait changé son pantalon, et enfilait à présent sa chemise propre. Je m’approchai doucement de lui avant de l’aider à attacher sa chemise. Me plaçant face à lui, je lui adressai un sourire, avant de déclarer :

    « Laisse-moi t’aider, pour me faire pardonner. »

    Je retins un nouveau rire tandis que j’attachai avec rapidité les derniers boutons de sa chemise, boutons que j’aurais su détacher avec plus de précision et de vitesse… Enfin. Je relevai la tête dans sa direction, plongeant mon regard dans le sien. Ma main vint se poser sur sa joue, tandis que je posai rapidement mes lèvres sur les siennes. Je les séparai après un instant, entrainant Elliyöt par la main en direction de la cheminée, là où notre diner nous attendait.
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MessageSujet: Re: Just you and me now | Lulvia   Mer 29 Sep - 12:59
Je crois qu’elle était ravie de la salle que j’avais choisie pour nous. La prochaine fois c’était elle qui choisirait. Chacun son tour ! Surtout que je m’étais donné du mal pour lui trouver une salle convenable alors hein ! Namého ! Et puis je suis sûre que quand elle choisirait une autre salle, elle serait cent fois plus belle que la mienne. Elle serait à son image. A l’image d’une fée. Parce que Lulvia, elle avait du goût. Oh que oui ! Moi, je n’étais pas trop un fan de décor mais elle…. Oh seigneur. Elle quand, elle faisait quelque chose avec ses mains, c’était magnifique. C’était plus beau que tout. Tout ce qu’elle touchait se transformait se transformait en or. Elle avait un don pour manier les choses, pour les assembler, pour les détruire. Toujours avec délicatesse et douceur. Elle, elle pouvait faire n’importe quoi et si elle le souhaitait en un souffle, elle rendait tout vivant. J’avais plusieurs fois eut la démonstration. Par exemple, quand elle s’ennuyait en classe, elle commençait à faire des origamis avec les parchemins. Je me souviens qu’une fois, elle avait fait un signe. Et puis un lion. Ah ! Et aussi un ange ! Celui-là, s’avait été le plus beau. Et c’était quand nous étions en deuxième année. Malheureusement, l’ange avait finit écrasé par un Serpentard tout pas beau. Je lui avais d’ailleurs bien cassé la figure à celui-là ! Namého ! Il avait osé écrabouiller une œuvre de Katell. Il avait comprit sa douleur ce jour-là… et moi l’heure de colle. J’avais aussi vu Katell peindre. Quand elle peignait, et qu’elle se concentrait, je m’étais toujours tue pour la laisser faire. Et quand elle peignait, quand elle balançait son bras de gauche à droite, de haut en bas, Seigneur, elle était d’une grâce incomparable. On aurait dit qu’elle était hypnotisée par le tableau, aveuglé par son dessin qu’elle imaginait. Et pendant des heures et des heures j’avais pu assister à ses créations, toutes aussi magnifiques les unes que les autres. Je me souviens aussi, que quand on regardait ses tableaux, tout nous semblait vivant. On avait l’impression d’être dans le tableau. Quand elle avait décidé de faire quelque chose de triste, on avait envie de pleurer. Quand elle avait décidé de faire quelque chose de chaleureux, on avait envie de rire et danser. Je savais qu’elle n’avait jamais réellement montré ses talents aux autres, j’étais un des rares à savoir, à voir et à admirer. Je m’estimais chanceux, vraiment. Et puis, elle était incroyablement belle quand elle s’abandonnait dans ses preuves. Parce qu’elle y mettait tout son cœur. Elle y mettait toutes ses émotions. Et c’était ça le plus beau. Je me souviens aussi qu’un jour, elle avait réussi à assembler plusieurs fleurs pour en faire une couronne. Et moi, je l’avais sacrée Fée de la Forêt Interdite. C’était de là qu’était parti ce surnom peu anodin. Après la visite des lieux et la transformation du dîner, je la sentis s’agiter près de moi. Elle avait faim et je dois dire que je l’avais fait attendre donc accru son supplice. Je lui souris pour m’excuser, ça n’avait pas été mon intention. Elle m’entraîna vers le lit. Je ne savais pas ce qu’elle allait faire en fait. Je me contentais de la suivre, parce que je la suivrais n’importe où elle irait. Elle retira les vêtements secs sur celui-ci. Je m’assis sur celui-ci attendant naïvement ce qui allait se passer ensuite. Et sans me laisser le temps de lui demander ce qu’elle allait faire, elle s’approcha de moi et m’embrassa. Je la laissai faire, je ne refuserais jamais un de ses baisers. Et puis, elle m’obligea à m’allonger sur le lit. Je me laissais faire sans protester. Je n’avais pas envie de protester. Et puis elle monta sur moi, se mit à califourchon sur moi commençant à parcourir de ses doigts et de ses mains douces mon corps. Le feu s’alluma alors en moi. Et plus elle continuait ses caresses, plus il augmenta. Elle commença à défaire les boutons de ma chemise. Je caressais ses épaules et ses courbes que j’aimais tant. Et puis ses lèvres parcoururent ma peau et cette fois, je m’embrassais comme une torche humaine. Mes mains vinrent alors emprisonner le drap. Doux délice. Douce créature. Et elle se releva d’un seul coup, enlevant son haut à elle. Douce torture. Combien de fois avais-je vu cette poitrine ? Combien de fois nous étions-nous retrouvés dans cette position ? Je ne saurais vous le dire. Et à chaque fois, c’était un pur délice. Elle se repencha vers moi et je l’embrassais alors avec passion, avec amour. Et le feu continuait à brûler en moi. Encore et encore. Ses mains caressèrent mon torse et je me mis à frissonner quand elle arriva à mon pantalon. Je pris ses joues entre mes mains et continuait à l’embrasser passionnément. Elle déboutonna mon jean, détacha ma ceinture. Mon bas ventre s’agitait. Et puis elle m’embrassa une dernière fois avant de soudainement se relever, sortir du lit. Elle ramassa ses affaires et alla derrière le paravent pour se changer. Je restais un instant là, hébété. Le souffle court je regardais le plafond et essayait de me calmer, de calmer le feu ardent qui brûlait en moi.

« N’as-tu pas suggéré que nous nous changions, avant de manger ? »

Et puis j’eus un rire. J’aurais dû m’en douter. Katell savait jouer de ses charmes. Je le savais depuis toujours et je me faisais avoir à chaque fois. Elle, elle avait trouvé mes points faibles et savait comment les utiliser et surtout quand. Et je compris que c’était en quelque sorte une vengeance pour l’avoir « torturer » de faim. Je me redressais alors et posais ma chemise sur une chaise dans un coin. J’enlevais mes vêtements mouillés et commençait à me changer. Quand elle arriva j’étais entrain de mettre ma chemise. Je lui tournais le dos, donc je ne la vis pas arriver. Elle s’approche de moi et se plaça en face de moi pour prendre les boutons et les boutonnés tout en me disant :

« Laisse-moi t’aider, pour me faire pardonner. »

Je la laissais alors faire. Je finis semblant de la bouder. Elle allait devoir faire plus pour se faire pardonner. Namého ! c’est pas une manière de « torturer » le monde comme ça ! Surtout que moi s’était même pas fait exprès ! Pff ! Quand elle eut finis, elle posa sa main sur ma joue et m’embrassa… ok j’ai pardonné ! Je lui souris tendrement et elle m’entraîna vers le dîner qui nous attendait. Je m’assis alors à côté d’elle sur le sol et regarda les mets disposés joliment devant nous. Je pris alors une assiette et commença à mettre un peu de tout dedans. Puis je la tendais à la Fée assise à côté de moi. Je repris une autre assiette, remis un peu de tout dedans et cette fois je me tournais vers Lulvia :

« Bon appétit Petite Fée ! »

Et sans attendre, je me jetais sur mon assiette et dévorais tout ce qui se trouvait dedans.


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MessageSujet: Re: Just you and me now | Lulvia   Dim 3 Oct - 23:45
    « Bon appétit Petite Fée ! »

    « Bon appétit Mon Amour. »

    J'avais comme l'impression d'être dans un rêve. Un beau rêve, qui n'était en fait que la réalité. Oh belle et douce réalité. Nous étions installés là, cote à cote, et je le voyais manger avec grand appétit tandis que, de mon côté, je prenais grand soin à prendre mon temps pour manger, pour savourer chaque bouchée que j'engloutissais comme je voulais savourer chaque seconde retrouvée avec Elliyöt, chaque moment passé à ses côtés. Il était si beau, si parfait. Il était si gentil, si doux... Il était un Prince. Un de ces hommes au dessus de tout. Il était un Prince, oui, comme dans les comptes de fées. Il possédait tout ce dont une fille pouvait rêver. Tout ce dont, moi même, je rêvais. Il avait débarqué dans ma vie sans se rendre compte de la place qu'il occuperait dans celle-ci, sans savoir à quel point il la bouleverserait. Je me rappelais encore de notre première rencontre, du premier regard que nous avions échangé, de la première fois où mes yeux avaient croisé le bleu magnifique des siens. J'avais l'impression que cela remontait à une éternité, et bien plus encore. J'avais l'impression de toujours l'avoir eu à mes côtés, de toujours l'avoir connu. Il avait pris une place très importante dans ma vie, bien rapidement, peut-être même trop importante... Il était devenu, au fil des mois écoulés, comme une drogue pour moi, une drogue douce, aux effets néfastes sur ma personne. Parce que, si Elliyöt, lui, me rendait meilleure, ma dépendance à lui m'avait rendue plus farouche. Elle m'avait rendue jalouse aussi, même lorsque nous avions été de simples amis. J'avais été jalouse, oui, de tous ces gens, garçons et filles, avec qui il passait son temps. Jalouse qu'il ne le passe pas qu'avec moi. Jalouse qu'à ces yeux, il y en ait d'autres que moi. Et puis, finalement, j'avais su mettre ma jalousie de côté... de temps en temps, seulement. Pour lui montrer que je savais aussi être une fille bien. Que je l'étais, quand il était avec moi. Parce qu'il était le seul à me montrer le chemin, le seul, pour toujours, à me comprendre et à savoir me guider dans ce monde où j'avais parfois bien du mal à évoluer, de par certaines de mes différences... Il savait tout de moi. Mes plus grandes forces, mais aussi mes plus grandes faiblesses. Je doutais cependant qu'il ait un jour su qu'il était lui-même ma plus grande force, et ma plus grande faiblesse en même temps. Je doutais même qu'il ait jamais su à quel point je l'aimais. Parce qu'un amour comme celui que je ressentais, on ne pouvait pas se l'imaginer. Pas même dans le plus beau des rêves. Mon plus beau rêve, parlons en... Il avait toujours été le même : qu'il reste à mes côtés pour l'éternité, que jamais il ne me quitte. Mais il était déjà parti. A cause de moi. Mon coeur se serra à se souvenir et ma main se posa sur sa cuisse, comme pour s'assurer de sa présence à mes côtés. Il était là. Il était revenu. Et je ne le perdrai pas. Pas maintenant. J'avais envie de dire « jamais », mais je savais que je devais faire la différence, entre mes souhaits les plus chers, mes rêves les plus beaux, et la dure réalité. Je pourrais le perdre. Facilement. Il pourrait partir pour une autre, une qu'il aimerait plus du moi, et me laisser seule, continuer une vie pour laquelle je n'aurais plus aucun goût. Il pourrait mourir avant moi, m'obligeant, dans les deux cas, à mettre un terme à ma vie. Oui, par bien des moyens, je le savais, la vie pouvait nous séparer, nous arracher l'un à l'autre et nous obliger à évoluer l'un sans l'autre. Sauf que, ce que la vie ne savait pas, c'était que sans Elliyöt, je ne voulais pas continuer. Qu'il meure ou qu'il me laisse, ma vie n'aurait plus aucun sens, à cause, justement, de cette place qu'il occupait dans celle-ci. Ma main sur sa cuisse le caressa avec douceur, tandis que mon regard s'était perdu dans la contemplation de ses traits. Des traits que je connaissais par coeur, comme son corps d'ailleurs. Des traits qui ne quitteraient jamais mon esprit, qui ne l'avaient jamais quitté et que j'aurais été capable de retracer même les yeux fermés. Parce que je le connaissait mieux que quiconque, mieux que ma propre personne. Ma main se posa cette fois sur son visage, pour le caresser avec douceur. Et puis, ce furent mes lèvres qui se posèrent alors sur sa joue, avec tendresse. Je reportai alors mon attention sur mon assiette, qui était presque vide, mais que je ne terminai cependant pas. Je regardai, pour cette fois, l'assiette d'Elliyöt, assiette qu'il avait dores et déjà terminée. Parfait.

    « Et si on passait au dessert ? » Suggérai-je tout en saisissant son assiette pour la remplir de plusieurs assortiments de desserts qui se trouvaient également au sol, au milieu de ce parmi quoi nous avions eu le choix.

    Je saisis le premier dessert qui me passait sous la main – un fondant au chocolat – et je le lui tendis rapidement, l'approchant de la bouche d'Elliyöt pour qu'il en mange. J'attendis qu'il s'exécute avant de lui lancer un sourire. J'attendis qu'il ait fini de manger ce qu'il avait pris avant de poser mes lèvres sur les siennes et de l'embrasser, goutant avec un plaisir non dissimulé au goût de ses lèvres et du chocolat qu'il venait tout juste d'avaler. Après un instant, je quittai celles-ci à regret, avant de déclarer :

    « Hm... Délicieux. »

    Je mangeai cette fois le reste du gâteau d'Elliyöt, sans le quitter du regard. Il y avait encore bien des choses à manger, mais l'appétit commençait à me manquer, et même cette part de gâteau n'avait été que pure gourmandise. Je vint alors me blottir dans les bras d'Elliyöt, nichant ma tête dans son cou quelques secondes. Après un instant, je saisis l'assiette que j'avais remplie, et je la lui tendis.

    « Sers toi, si tu en veux. »

    Je relevai la tête dans sa direction avant de lui adresser un sourire. Et puis, je revins rapidement à ma position initiale, fermant les yeux quelques instants, rêvant, pendant ce temps, de l'avenir que nous aurions ensemble... Ou plutôt, que j'aurais aimé avoir avec lui. Un avenir dans lequel nous serions toujours ensemble et où nous aurions des enfants, de beaux enfants qui ressembleraient à leur père et qui auraient ses yeux, qui auraient sa douceur et sa gentillesse. Des enfants qui auraient son sourire, sa joie de vivre. Sa beauté, une âme aussi bonne que la sienne. Après un instant, cependant, mes yeux se rouvrirent, et je secouai la tête. Pourquoi penser à l'avenir, quand nous venions à peine de faire une croix sur le passé ? Nos erreurs passées ne nous avaient-elles pas prouvé qu'il valait mieux ne pas trop espérer, pour ne pas connaître la déception ? Oh, mon Elliyöt. J'aurais tellement aimé. Que l'avenir que je m'imaginais à tes côtés se réalise. Que je reste dans ton coeur pour le reste de la vie, et pour toute l'éternité. Que notre amour soit assez fort pour tout surmonter. Mais il n'y avait rien qui me garantissait que tout cela se produirait un jour, que ton amour pour moi perdurerait comme nous le souhaitions tous les deux. Et pourtant, cela ne me dissuadait pas le moins du monde de l'aimer, de me projeter dans l'avenir avec celui que j'aimais plus que tout au monde. Un léger silence s'était installé entre nous, silence pendant lequel j'avais justement tenté d'imaginer notre futur sans trop tenir compte de notre passé, et des erreurs que j'avais déjà pu faire et qui nous avaient conduits à notre perte une fois déjà. Cette fois, les choses seraient différentes. Cette fois, cette chance, je ne la laisserai pas passer. Parce que je tenais bien trop à Elliyöt pour cela. Parce que je tenais trop à son amour et à notre histoire pour oser la détruire une nouvelle fois. Parce que je tenais trop à Elliyöt pour le blesser une nouvelle fois. Ma main se posa sur la sienne, et je lui demandais alors :

    « Mon Prince, penses-tu qu'il soit insensé d'imaginer l'éternité passée à tes côtés ? Penses-tu qu'il soit insensé, non pas de le rêver, mais de considérer cela avec le plus grand des sérieux ? »

    Je me redressai alors, me retournant dans sa direction, attendant une réponse de sa part, avant de reprendre la parole :

    « Parce que... L'éternité me semble tellement courte, lorsque je l'imagine à tes côtés. Elle ne me suffirait pas à t'aimer. »

    Je posai ma main libre sur sa joue et, tandis que je m'approchais de lui, je murmurai :

    « Aime-moi, Elliyöt. Je t'en prie, aime-moi, jusqu'à ce que ton amour pour moi me consume, qu'il m'emporte dans la tombe. Aime-moi comme je t'aime, comme il est interdit d'aimer. »
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Sorrow C. Caldwell
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MessageSujet: Re: Just you and me now | Lulvia   Sam 9 Oct - 11:55
Je me sentais léger. Tout léger. J’avais l’impression de voler et d’être sur un petit nuage. C’était terriblement bon cette sensation de légèreté. J’avais l’impression d’être libre. J’avais l’impression de pouvoir m’envoler et d’atteindre les étoiles. Et tout ça, par sa présence. Par la présence de celle que j’aimais. J’eus un sourire. C’était tellement facile d’oublier le monde d’oublier les autres en sa présence. C’était tellement facile de déployer ses ailes et de s’en aller loin avec elle. Et je me serais enfui n’importe où avec elle. Juste pour qu’on reste l’éternité ensemble. Juste pour qu’on s’aime jusqu’à la fin des temps, jusqu’à la fin du monde et jusqu’à notre fin. Je tiendrais promesse, je vous le jure. Je le jure, je pourrais même faire le Serment Inviolable pour ça. Je ne la laisserais plus jamais partir. Plus jamais. C’était quelque chose d’impensable, d’inimaginable. Mais je vous jure, jamais, oh plus jamais ça. La douleur avait été néfaste. Elle m’avait détruite petit à petit mais sûrement. Elle m’avait rongé de l’intérieur. Et elle avait fait un trou à la place de mon cœur. Et puis, c’est aussi à cause d’elle que j’avais fait du mal autour de moi. J’avais perdu quelques amis. Et j’avais fait du mal à une femme extraordinaire. Je n’avais jamais voulu faire du mal à l’Ange. Pourtant, je lui avais promis monts et merveilles. Je l’avais fait espérée un peu trop. J’avais pensé qu’on pourrait s’entre aider à se reconstruire. J’avais eu tord. Totalement tord. Et aujourd’hui, bien que je sois avec Lulvia en cet instant, le souvenir de Danaé me revint en mémoire et mon cœur se serra. Des souvenirs me revinrent en mémoire. J’aurais voulu les chasser, ne plus y penser, mais la réalité était là : je la faisais souffrir elle aussi. Malheureusement, on ne peut pas être heureux sans faire du tord à quelqu’un. Mon regard croisa celui de Katell. Mon cœur se réchauffa et Danaé disparut pour l’instant de ma mémoire. Des papillons se mirent à voler dans mon ventre. J’étais irrévocablement amoureux d’elle. C’était une certitude. J’en étais convaincu et cette fois, rien ne nous séparerait. Je ne permettrais ceci à personne. Jamais. Et le premier qui se mettrait au milieu de notre route le regrettera. L’amour donne des ailes, mais l’amour détruit aussi. Alors s’il fallait que je quitte tous mes amis, ma famille, je le ferais. Pour elle. J’irais même lui décrocher la lune s’il le fallait. Oui, j’irais à la tour d’Astronomie, je grimperais sur l’échelle qui mène vers le ciel, j’atteindrais les magnifiques étoiles et je volerais la Lune pour l’enfermer dans un coffre et le donner à elle. Je pourrais gravir les montagnes, je pourrais faire tout ce qu’elle me demande. Peu importe les autres. Peu importe le temps. Peu importe le monde. Je continuais à manger goulument. Elle, elle venait de finir. Je finissais de manger une tomate avant de poser mon plat sur le sol. Le repas avait été délicieux. Surtout en sa compagnie. Je ne le regrettais pas. Je sentis alors sa main sur mon visage. J’eus un frisson de plaisir. Et je me laissais faire. Je sentis alors ses douces lèvres se poser sur ma joue. J’eus un sourire. Ses lèvres étaient douces. Tout comme sa peau. Je pris alors sa main et la caressa doucement. Elle me proposa se passer au dessert. J’acceptais volontiers. Et les desserts apparurent devant nous. J’eus l’œil qui se mit à briller. J’étais gourmand. Et ceux depuis tout petit. Je me souviens de cette après-midi où je ne devais pas être plus haut que trois pommes. J’avais fait une expédition dans la cuisine me prenant pour un agent secret qui devait prendre une boite où il y avait de grands trésors. Elle se trouvait dans la cuisine en haut de l’étagère. Je n’avais pas hésité une seule seconde. Je m’étais élancé dans la cuisine vide faisant attention à ne pas faire de bruit. Maman était dans le salon et discutait avec Tatie. J’avais un bâton de bois en guise d’arme. Et je regardais autour de moi pour voir si on m’observait. Personne à l’horizon. Agent 0001 en service. Voie libre. Le début des opérations pouvait commencer. J’étais bien trop petit pour atteindre cette étagère. Alors je pris un tabouret qui se trouvait là et je montais dessus. J’atteignais très bien l’étagère. Je prenais la boîte avec triomphe. Rien ne pouvait résister à l’Agent spécial Elliyöt ! J’étais trop fort ! Et alors je sentis la bonne odeur de chocolat et je ne résistais pas une seule seconde. Je m’empiffrais. Maman m’avait bien sûr coincé. Mais au lieu de me faire gronder, elle en avait mangé avec moi. Donc, oui, j’étais gourmand. D’ailleurs, Lulvia m’approcha une cuillère de fondant au chocolat. Je la pris alors sans rechigner tout en la regardant le sourire aux lèvres. Le morceau de gâteau me faisait penser aux gâteaux que me préparait de temps en temps maman. Bien qu’elle n’avait pas été souvent là, il n’empêche qu’elle toujours eu pour habitude de me mettre pour le goûter un morceau de fondant au chocolat. Je fermais les yeux alors me délectant de ce goût si lointain aujourd’hui. Quand soudain, je sentis les lèvres de Lulvia sur les miennes et elle m’embrassa. Je lui caressais les cheveux doucement. Se baiser avait un goût de chocolat et quand je rouvris les yeux, j’entendis alors qu’elle disait qu’il avait été délicieux. En effet. Surtout que ses lèvres avaient un goût sucré. Elle finit le gâteau et se blottit dans mes bras. Je lui entourais la taille et ses cheveux vinrent me chatouille le cou. Elle me proposa de me servir dans l’assiette pleine. Je pris alors une fraise et la mise dans ma bouche. Et je ne la quittais pas du regard. De là, je pouvais apercevoir son nez. Un joli petit nez d’ailleurs. Tout mignon. Tout beau. Un nez que j’aimais. J’’eus un sourire et m’arrêtait de manger. Sa suffisait pour ce soir. Ca ne servait à rien de s’empiffrer autant et pour dormir avec un ventre lourd ça n’était pas l’idéal. Un léger silence c’était donc installé entre nous. Je lui caressais alors l’épaule montant et descendant ma main le long de son bras. Jamais je ne me lasserais de la caresser, de l’embrasser et de l’aimer. Et le jour où quand je me réveillerais à ses côtés et que je la trouverais moins belle, que je l’aimerais moins, n’était pas près d’arrivé. C’était encore une certitude.

« Mon Prince, penses-tu qu'il soit insensé d'imaginer l'éternité passée à tes côtés ? Penses-tu qu'il soit insensé, non pas de le rêver, mais de considérer cela avec le plus grand des sérieux ? »

Je la regardais alors. Elle se redressa et je pu voir son visage. Je réfléchissais à sa question. Et une réponse me vint tout de suite :

« Non, ça n’est pas insensé. C’est même tout à fait envisageable. »

Oui, passer l’éternité à ses côtés était quelque chose que j’imaginais très bien. Vivre l’éternité à ses côté ne me dérangeait pas, tant qu’elle continuait à m’aimer. Et puis elle continua :

« Parce que... L'éternité me semble tellement courte, lorsque je l'imagine à tes côtés. Elle ne me suffirait pas à t'aimer. »

En effet, elle avait raison. Notre vie nous semblait si courte. Elle ne tenait qu’à un fil. Et l’éternité alors, me semblait encore plus petite. Il ne suffirait pas d’une seule vie pour pouvoir nous aimer correctement. Non, il en faudrait des centaines, des milliers, plein plein plein.

« Aime-moi, Elliyöt. Je t'en prie, aime-moi, jusqu'à ce que ton amour pour moi me consume, qu'il m'emporte dans la tombe. Aime-moi comme je t'aime, comme il est interdit d'aimer. »

Je me penchais alors vers elle et je l’embrassais alors passionnément. Y mettant tout mon cœur. Mes mains se baladèrent sur son corps sans rencontrer de barrière. Parfois, il y avait le tissu de ses vêtements, d’autres fois sa peau rencontrait la mienne et je lui provoquais des frissons, comme elle m’en provoquait. Le baiser dura longtemps et quand nos lèvres se séparèrent enfin, nous étions à court de souffle. Mes mains se posèrent sur ses joues et mon front sur le sien. Je gardais les yeux fermés et essayais de reprendre mon souffle. Finalement je lui répondis :

« Alors ma Princesse, je t’aimerais comme il est interdit d’aimer. Je t’aimerais jusqu’à ce que nos souffles s’arrêtent. Jusqu’à ce que nos cœurs cessent de battre. Je t’aimerais et s’il le fallait, je quitterais tout pour te prouver que je t’aime. Je t’aimerais de cet amour destructeur et je ferais tout pour te rendre heureuse. Tout. Je referais le monde pour toi. Je te décrocherais la lune. Et je me battrais pour ton sourire, pour tes baisers ou pour une nuit avec toi. Même-ci l’éternité est courte, je ne perdrais pas un instant à t’aimer. Parce qu’un moment passer loin de toi me tuerait. Nous tuerait. Donc oui, Katell, je t’aimerais comme il est interdit d’aimer. Je te le promets. »


Animal I have become

i can't escape this hell so many times i've tried but i'm still caged inside somebody get me through this nightmare i can't control myself so what if you can see the darkest side of me? no one would ever change this animal i have become help me believe it's not the real me somebody help me tame this animal © belzébuth
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MessageSujet: Re: Just you and me now | Lulvia   Dim 10 Oct - 14:08
    Elliyöt avait un don. Celui de réveiller en moi des sentiments que je ne pensais pas être capable de ressentir, des sentiments parfois même contradictoires. Le premier sentiment qu'il suscitait en moi était bien entendu l'amour. Un amour profond, fort et sincère. Un amour plus fort que tout. Tellement fort, qu'il était capable de tout détruire. Tellement fort qu'il nous avait détruits, l'un et l'autre, lorsque nous n'avions plus été ensemble. Et c'était en cela qu'il déclenchait tant de contradictions. Parce qu'en plus de l'amour, Elliyöt m'apportait une inquiétude constante, liée à cet amour fusionnel que nous avions. J'avais peur, oui, peur de le perdre, peur de le voir souffrir, peur qu'il soit malheureux, et je m'inquiétais sans cesse pour lui. Je l'aimais tellement que tout mon monde ne tournait qu'autour de lui. Je n'étais pas sûre qu'il le sache... Pas sûre qu'il le réalise vraiment. La peur, c'était naturel de la ressentir. La peur que tout s'arrête, que ce bonheur que je connaissais à ses côtés ne finisse par se briser. Cette peur refluait, lorsqu'il était à mes côtés, lorsque nos regards se croisaient, lorsque je le sentais contre moi, lorsque ses mains parcouraient mon corps, lorsque ses lèvres touchaient les miennes, lorsque je l'entendais me dire des mots doux. Parce qu'il n'y avait alors plus aucune place pour la peur, et tout ce qui m'habitait, lorsqu'il était là, c'était l'amour. Cet amour qui me faisait me sentir légère, qui me faisait me sentir meilleure, mais aussi plus belle. Avec lui, j'avais l'impression de devenir quelqu'un d'autre. Quelqu'un de meilleur. Oh oui, Elliyöt avait ce pouvoir de me transformer, de me faire oublier le reste du monde et les problèmes passés et à venir. Il avait ce pouvoir de me réconforter, de sécher mes larmes et de me faire sourire avec de simples mots, de simples gestes. Il était tout pour moi. Mais il était surtout ma raison de vivre. Mon amour pour lui était ce qui comptait le plus. Les autres, le reste du monde m'importait peu, tant que lui était là. Et cette soirée à ses côtés, cette soirée passée dans ses bras me semblait être un rêve. Un rêve qui n'en était pas un, fort heureusement. J'étais heureuse à ses côtés. J'étais aux anges. Et j'aurais aimé l'être pour le reste de ma vie. Qu'il ne me quitte jamais, et que l'on passe l'éternité ensemble, lui et moi. Le pire dans tout ça, c'était probablement que je considérais cette idée avec le plus grand des sérieux. Oui, nous venions de terminer notre repas, et j'étais à présent blottie dans les bras réconfortants d'Elliyöt, songeant à l'éventualité de passer l'éternité à ses côtés, que jamais notre amour ne cesse, et qu'il perdure à jamais. J'avais senti son bras entourer ma taille, et il caressait à présent mon épaule, sa main faisant des aller et retour le long de mon bras. Je lui avais alors fait par de mes réflexions, lui demandant s'il trouvait insensé que j'imagine l'éternité passée à ses côtés, et que je considère cette éventualité avec le plus grand des sérieux. Je m'étais alors tournée dans sa direction, attendant une réponse de sa part, réponse qui ne mit pas longtemps à venir...

    « Non, ça n’est pas insensé. C’est même tout à fait envisageable. »

    Un sourire se dessina sur mes lèvres. L'éternité. C'était si long, dit comme ça, et ça paraissait si court en même temps. Ca ne me semblait pas suffisant à l'aimer, à lui dire combien je tenais à lui. Je me rappelais encore de ce jour où ma mère avait appris mon amour pour Elliyöt, à cette époque où nous ne sortions pas encore ensemble mais où j'envisageais cette éventualité avec le plus grand des sérieux. Je me souvenais encore de ce qu'elle m'avait dit ce jour là... « Si c'est lui le bon, tu le sauras. » Elle avait eu raison. J'avais immédiatement su qu'il avait été le bon. Dès lors que nos lèvres s'étaient frôlées pour la première fois, dès lors qu'il m'avait dit « Je t'aime », que nous avions fait l'amour pour la première fois ensemble. J'avais alors cru, j'avais même su, à cette époque, que je n'aimerais que lui, qu'il serait pour toujours le seul amour de ma vie, et ce jusqu'à ma mort, ou jusqu'à la sienne... Une mort qu'il m'était impossible d'imaginer, qui m'effrayait plus que tout. Plus qu'il ne pouvait s'imaginer. Ca n'était pas pour rien qu'un épouvantard prenait la forme de son cadavre face à moi. Parce que ma plus grande peur était qu'il cesse un jour d'exister, qu'il vienne à me laisser seule dans ce monde. Je ne ferai pas long feu, sans lui. Comme je le lui avais dit, ce jour où nous nous étions retrouvés dans les couloirs, je serais morte de chagrin, s'il avait dû mourir, s'il devait mourir un jour. Je n'aurais même pas besoin de mettre fin à mes jours. La douleur de sa perte serait si forte qu'elle me tuerait sur le champ. Je n'osais pas imaginer la vie sans lui. Sans sa beauté, sa bonté, sa perfection. Déjà, à notre séparation, j'avais cru mourir. Et s'il n'était pas revenu vers moi, je crois que la douleur de sa perte aurait fini par me tuer. C'était à cet instant que j'avais enfin été en mesure de comprendre ce que ma mère avait pu ressentir lorsque mon père l'avait abandonnée, en apprenant qu'elle était une sorcière. C'était à cet instant que j'avais compris la douleur qu'elle avait du ressentir, en se retrouvant abandonnée par l'amour de sa vie. L'amour de sa vie. Mon père l'avait été. Comment pouvais-je bien le savoir ? Je le lui avais demandé, un jour. Quelques mois après ma rupture avec Elliyöt. Je lui avais alors dit que je ne comprenais pas. Que je pensais avoir trouvé le bon, et qu'il me semblait impossible qu'il ne fasse plus partie de ma vie. Qu'il était illogique que ceux qui étaient les hommes de nos vies respectives ne soient plus à nos côtés. « L'amour, ma chérie, est parfois bien compliqué », m'avait-elle alors répondu. Elle avait eu raison, l'amour était compliqué. Parfois même impossible. Notre amour, à nous, n'était plus impossible. J'avais à nouveau Elliyöt à mes côtés. Ma mère ne connaitrait pas cette chance. Bien que j'ai un jour envisagé une telle éventualité avec lui. Je me souviens lui avoir demandé ce qu'elle ferait, si un jour mon père revenait dans ma vie, si un jour l'amour finirait par les réunir... « Je lui demanderai de m'aimer », m'avait-elle dit. J'avais trouvé sa réponse un peu stupide. Lui demander de l'aimer... Mais s'il revenait, c'était qu'il l'aimait, non ? J'avais eu du mal à comprendre, et je venais de réaliser que c'était exactement ce que je venais de demander à Elliyöt, moi aussi. Oui, je lui avais demandé de m'aimer, de m'aimer autant que moi, je l'aimais. Ca pouvait sembler insensé, ou peut-être égoïste, mais je n'avais jamais prétendu être saine d'esprit ou ne pas être égoïste. Je voulais qu'il m'aime. D'un amour aussi fort que le mien, d'un amour interdit, d'un amour qui nous consumerait tous les deux, qui nous emporterait dans la tombe ensemble. Pour me répondre, Elliyöt se pencha vers moi pour me donner un baiser passionné. Ses mains commencèrent à se balader sur mon corps, déclenchant des frissons de plaisir à chaque fois que sa peau frôlait la mienne, que mes vêtements n'étaient plus une barrière pour ses mains. Mes mains, à moi, se posèrent sur son torse, et dans ses cheveux. Mes mains le caressèrent avec douceur, mais aussi avec amour et passion. Je l'aimais, comme une folle, et je pense que ce baiser que nous échangions en était la preuve. C'était comme si ce baiser était sans fin, comme si nos lèvres ne se sépareraient jamais, comme si nos souffles étaient liés l'un à l'autre pour toujours, comme l'étaient déjà nos vies, et nos coeurs. Mais Elliyöt finit cependant par mettre un terme à celui-ci, me laissant avec le souffle court. J'esquissai alors un léger sourire tandis qu'il posait ses mains sur mes joues et qu'il collait son front au mien. J'avais toujours les yeux clos, et je les rouvrit, tout en tentant de reprendre mon souffle. Je vis alors Elliyöt, avec les yeux toujours fermés. Qu'il était beau, les yeux fermés de la sorte, et la respiration saccadée. Il me répondit finalement, après un instant, lorsqu'il eut reprit son souffle :

    « Alors ma Princesse, je t’aimerais comme il est interdit d’aimer. Je t’aimerais jusqu’à ce que nos souffles s’arrêtent. Jusqu’à ce que nos cœurs cessent de battre. Je t’aimerais et s’il le fallait, je quitterais tout pour te prouver que je t’aime. Je t’aimerais de cet amour destructeur et je ferais tout pour te rendre heureuse. Tout. Je referais le monde pour toi. Je te décrocherais la lune. Et je me battrais pour ton sourire, pour tes baisers ou pour une nuit avec toi. Même-ci l’éternité est courte, je ne perdrais pas un instant à t’aimer. Parce qu’un moment passer loin de toi me tuerait. Nous tuerait. Donc oui, Katell, je t’aimerais comme il est interdit d’aimer. Je te le promets. »

    C'était tout ce que j'avais besoin d'entendre. Tout ce que j'avais eu besoin de sentir à cet instant. Je ne lui avais pas demandé de promesses, mais j'en avais eues tout de même. J'avais eu plus que je ne l'aurais souhaité. Il m'aimait. Et il m'aimerait. Son retour avait un sens. Un sourire se dessina sur mes lèvres. Je l'aimais aussi. Tellement. Mes mains se posèrent elles aussi sur son visage, le caressant avec douceur.

    « C'est toi. Le « bon ». Si tu savais... Si tu savais combien je t'aime, combien tu es indispensable à ma vie. Je n'ai jamais cessé de t'aimer, et je ne cesserai jamais. Mais je ne veux pas que tu quittes quoi que ce soit pour moi, je ne veux pas que tu changes, car c'est ainsi que je t'aime. Je veux juste être à tes côtés, te soutenir dans les bons moments comme dans les moments difficiles... »

    Mes lèvres se posèrent à nouveau sur les siennes. Je voulais effectivement l'aider, dans n'importe quelle épreuve de sa vie. Et sa rupture avec Danaé, même si j'en étais responsable, en était une. Parce qu'il l'avait quand même aimée. Et même si je n'étais peut-être pas la mieux placée pour l'aider dans cette histoire, je le voulais. Car je savais très bien comment il devait se sentir, je le connaissais par coeur, et je savais que, contrairement à moi, Elliyöt avait bien souvent tendance à se rendre responsable du malheur des autres. C'était ce qu'il ferait avec Danaé. Si ça n'était pas déjà fait. Mais il n'était pas le seul responsable. Je l'étais tout autant que lui. Et je ne voulais pas qu'il assume à lui seul cette culpabilité. Mais Danaé n'était pas le seul problème que pouvait avoir Elliyöt en ce moment. A cela s'ajoutait la rupture de ses parents, une rupture qui l'avait profondément touché, je l'avais constaté, quelques jours plus tôt. Pour ce soir, nous ne devions pas penser à cela. Mais je voulais juste qu'il le sache. Je séparais mes lèvres des siennes après un instant, plongeant mon regard dans le sien, un sourire se dessinant une nouvelle fois sur mes lèvres. Puis, je regardai autour de nous un instant, avant de déclarer avec un sourire :

    « Tu sais ce qui manque à cette pièce ? »

    Je fermai les yeux, cachant mes mains derrière mon dos et y faisant apparaître un appareil photo – magique, bien entendu – dans celles-ci. Je souris, avant de reprendre, en murmurant :

    « Il manque de quoi immortaliser nos retrouvailles, et notre amour. De quoi montrer à nos enfants, plus tard, que notre amour a toujours été le même et qu'il n'a fait que grandir au fil des années. »

    Et, sans laisser à Elliyöt le temps de répondre, je sortis l'appareil photo, saisissant son visage si magnifique avec celui-ci. Un léger rire m'échappa tandis que j'en pris une seconde, puis encore une autre. Puis, je m'installais sur Elliyöt, l'obligeant d'un léger geste à s'allonger sur le sol. J'étais à présent à califourchon sur lui, et j'en profitai pour prendre une nouvelle photo. Techniquement, nous n'avions pas besoin de photos. J'aurais été capable de redessiner cet instant moi même, mais les appareils photo moldus avait cette magie qui permettait de montrer l'objet de nos désirs en mouvement, et c'était ce que j'appréciais dans ces derniers. Elliyöt me souriait. Il était si beau. Les battements de mon coeur s'accélérèrent, tandis que je déclarai :

    « Celle-ci sera parfaite. Tu es magnifique. Quoi que... Je ne suis pas certaine que l'appareil pourra rendre ta beauté. »

    Je fis la moue, avant d'adresser un sourire à Elliyöt, de poser l'appareil à côté de lui et de me pencher à nouveau sur lui pour l'embrasser. Puis, je me redressai, admirant une nouvelle fois son visage, mon regard plongé dans le sien. Son regard. Il était magnifique. Je voulais que, plus tard, nos enfants aient le sien, qu'en les regardant, je puisse voir dans leurs yeux le reflet de leur père. Un père qui serait le meilleur de tous, qui serait extraordinaire et un exemple de perfection pour eux.
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Sorrow C. Caldwell
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MessageSujet: Re: Just you and me now | Lulvia   Jeu 14 Oct - 19:38
FLASH BACK
« Maman ! Papa ! Dépêchez-vous ! Je veux voir le train ! »
« Mais oui Elliyöt ! Tu vas le voir ton train ! Bon dieu Gwen ! Je ne me souvenais pas être aussi impatient lors de mon premier jour de rentrer ! »
La femme rousse eut un rire.

« Oh que si Sorrow ! Je me souviens même que tu avais semer tout le monde pour t’asseoir dans le train ! »

Et elle se mise de nouveau à rire. Elliyöt regarda de ses yeux bleus ses parents, les suppliants du regard. Ses parents se mirent à rire. Ils arrivèrent finalement sur le quai et Elliyöt sautait de partout comme un fou. Sa mère rigolait. Son père était désespéré. Il posa son regard sur le beau train qui crachait de la vapeur. Ses yeux s’ouvrirent émerveillés. Sa maman se pencha alors vers lui et lui dit alors :

« Tu ne vas tout de même pas partir sans nous dire au revoir ? »

Le petit de onze ans se tourna vers sa maman et lui fit alors un câlin. Les cheveux roux de sa mère se sentaient bon la vanille. Celle-ci, lui fit alors un bisou sur le front lui souhaitant un bon voyage et une très bonne année. Elle lui recommanda aussi de lui envoyer une lettre à son arrivée pour lui dire dans qu’elle maison il était. Elle essaierait d’y répondre. Elliyöt ne s’étonnait pas : il n’allait pas avoir de réponse. Sa mère était bien trop occupée. Et puis ce fut alors le tour de son père. Sorrow Caldwell, un homme qui semblait froid mais était doux comme un agneau serra fort son fils dans ses bras. Et puis on entendit un coup de siffler. Le train allait partir. Elliyöt prit alors sa valise et se dirigea vers le train. Alors qu’il allait entrer à l’intérieur, il se retourna, fit un gros sourire à ses parents et leur hurla :

« Je vous aime ! »

Il n’entendit pas la réponse de sa mère. C’est peut-être pour cette raison qu’il fut en manque de ses « je t’aime » inexistant dans sa vie d’enfant. Il se retourna alors et entra dans le train. Il se fraya un chemin dans le couloir pour arriver à un compartiment. Quand il en trouva un de vide il posa sa valise dans les filets et s’assit sur la banquette. C’est alors qu’une autre petite fille de son âge apparut. Elle était blonde et avait deux tresses. Son regard bleu hypnotisa le petit garçon qui resta un moment à la regarder. La petite fille lui sourit et lui demanda alors :

« Dit, est-ce que je peux m’asseoir ici ? »
« O… Oui bien sûr… »

Il avait bafouillé et il n’était même pas sûr que la fille est entendu. Il se leva alors et prit la valise de la fille pour la mettre dans les filets. Elle le remercia et elle s’assit sur la banquette en face de lui. Ils restèrent un long moment comme ça. Elliyöt était hypnotisé par ses yeux. Il savait qu’il allait beaucoup l’aimer cette fille. Beaucoup. Alors, ne voulant pas laisser passer cette chance, il dit alors :

« Moi c’est Elliyöt »

FIN DU FLASH BACK

La première rencontre avec Lulvia était inoubliable. Je me souviendrais toujours de cette rencontre. Je me souviendrais toujours quand ses yeux bleus se sont posés sur moi. J’ai tout de suite été hypnotisée par sa beauté. Et je l’ai tout de suite aimé. A l’époque, étant enfant, je n’avais pas encore compris. Aujourd’hui, c’était différent. Jamais je n’aurais pensé aimer de cette manière. Jamais. C’était indescriptible. Je ne trouvais pas les mots pour dire ce que je ressentais. C’était tellement puissant. Beaucoup plus que celui que j’avais eu pour Danaé. Et sans Lulvia, cet amour était impossible. Et je ne pouvais le ressentir pour personne d’autre que pour elle. Mon regard ne quittait pas le sien et j’étais encore hypnotisé par ses yeux. Ce jour-là, le jour où je l’avais rencontré pour la première fois de ma vie, j’avais vu alors un être magnifique, surdoué et incroyablement beau. Une fille qui me marquerait à vie. Et j’avais tout de suite été conquis. Cupidon avait planté sa flèche dans mon cœur. Et j’avais perdu bien du temps de ma vie, de notre vie avant que je me rende compte que c’était elle que j’aimais réellement. Et j’en avais perdu du temps je peux vous le dire. D’abord, il y avait eut ses cinq années où nous étions amis puis meilleurs amis. Et puis il y a eut cette année où je l’évitais pour sa tromperie. J’avais perdu trop de temps. Et maintenant, je me rendais compte à quel point le temps me manquait. Je me rendais compte à quel point on vieillissait vite, très vite, trop vite et que demain, je serais peut-être dans un lit trop vieux pour pouvoir bouger. Alors oui, aujourd’hui, j’étais décidé à ne plus perdre de temps. Quitte à aller trop vite, ce n’était pas grave. Parce qu’on a plus assez de temps. La vie est tellement courte que j’ai peur de me réveiller et de me rendre compte qu’elle n’était plus là. Alors oui, la vie est une course contre la montre. Et moi je suis décidé à affronter le temps, à dépasser le temps pour l’aimer comme il se doit et décidé à ne plus jamais perdre du temps. Maintenant, j’oubliais tout. J’oubliais tout pour vivre avec elle, pour elle, pour nous et pour nos futurs enfants. Je le promettais, je le jurais. Et je le ferais. Parce que je tenais toujours mes promesses. Toujours. Après ma tirade sur mon amour pour elle, je sentis ses mains sur mes joues et j’eus un sourire. Et finalement, ce fut à elle me dire :

« C'est toi. Le « bon ». Si tu savais... Si tu savais combien je t'aime, combien tu es indispensable à ma vie. Je n'ai jamais cessé de t'aimer, et je ne cesserai jamais. Mais je ne veux pas que tu quittes quoi que ce soit pour moi, je ne veux pas que tu changes, car c'est ainsi que je t'aime. Je veux juste être à tes côtés, te soutenir dans les bons moments comme dans les moments difficiles... »

Mon cœur fit un bond dans ma poitrine. Qu’il en soit ainsi mon Amour. Je resterais tel que je suis pour toi. Je ferais tout ce que tu veux. Tu es ma reine. Tu es ma déesse. Je t’idolâtre. Et je t’aime du plus profond de mon être. Ses lèvres se posèrent sur les miennes. Je les laissais toucher les miennes sans rechigner. J’étais aux anges. Quand nos lèvres se quittèrent, je lui souris alors tendrement et lui caressai les cheveux. Ses cheveux aussi sentaient la vanille. Comme ceux de maman. Et encore, ceux de Lulvia avait quelque chose de différent. Ils avaient une odeur de caramel en plus. Et ils sentaient encore meilleurs que ceux de ma maman. Même-si c’était tout à fait autre chose. Je savais que je ne pouvais pas comparer ma mère et Lulvia. Parce que c’était impossible. Parce que c’était les deux femmes de ma vie. Et parce que je les aimais infiniment l’une comme l’autre.

« Tu sais ce qui manque à cette pièce ? »
« Quoi donc ? »

Je la regardais, surpris attendant sa réponse qui ne fut pas longue à venir :

« Il manque de quoi immortaliser nos retrouvailles, et notre amour. De quoi montrer à nos enfants, plus tard, que notre amour a toujours été le même et qu'il n'a fait que grandir au fil des années. »

Je n’eus même pas le temps de répondre. Elle sortit alors son appareil photo et j’entendis un « clic » qui signifiait qu’elle avait réussi à me prendre en photo. Elle se mit à rire et moi je la regardais un instant ébahit par ce qu’elle venait de faire. Et là, j’eus un sourire. Et puis je me mis à rire. Jolie initiative. Et puis c’était tellement mignon la façon dont elle m’avait sortit ça. Et elle continuait à en prendre. Je sais je sais, je suis magnifique. Et je me mettais à rire encore plus. Il n’y aurait pas besoin de photos pour montrer à nos enfants plus tard que nous nous aimions comme maintenant. Parce que je le témoignerais tous les jours à Lulvia et à eux. Je le leur dirait sans cesse et je leur dirais que le plus beau cadeau dans la vie c’est d’aimer. Et je leur dirais aussi que je leur souhaite de trouver l’amour, parce que c’était la plus belle chose qui nous arrive. Vivre sa vie avec quelqu’un qu’on aime c’était le plus beau cadeau que la vie pouvait nous faire. La partager avec quelqu’un, la vivre avec quelqu’un, tout en pensant à l’autre. Et puis je leur dirais aussi que malgré les erreurs que nous avions plus faire auparavant nous avions apprit à avancer et oublier. Parce que je leur dirais tout sur notre histoire. Parce qu’ils devaient tout savoir. Les meilleurs moments comme les pires n’est-ce pas ? Un couple passe toujours des périodes de turbulences. Et nous, nous avions su les passer et finalement, nous avions pu retrouver cet amour intact. Je m’allongeais alors sur le sol. Elle sur moi. Elle souriait. Comme ça, sous la lumière, on aurait dit qu’elle avait une auréole autour de la tête. J’eus un nouveau sourire. Qu’elle était belle. Dieu que je l’aimais !

« Celle-ci sera parfaite. Tu es magnifique. Quoi que... Je ne suis pas certaine que l'appareil pourra rendre ta beauté. »

J’eus un sourire. Les photos figent toujours une personne, un moment et quand on les regarde des années plus tard, on se rend compte à quel point ce temps-là nous manque. Je ne pensais pas être magnifique comme elle le disait si bien. Je n’avais jamais pensé être photogénique. Mais je la crus quand même. Parce que c’était ce qu’elle, elle voyait et parce qu’elle avait toujours raison. Nos lèvres se croisèrent une nouvelle fois. Ce contact était doux et agréable. Elle se redressa et là encore j’eus l’impression qu’elle ressemblait à un ange. J’aurais voulu que nos enfants aient son sourire. Parce que son sourire réchauffait les cœurs et surtout le miens. J’aurais voulu qu’ils aient sa douceur, sa beauté intérieur aussi et puis ses cheveux. Parce qu’ils étaient d’un beau blond. Un blond de pailles. Un blond qui me rappelait les champs où j’allais parfois me promener quand on allait à la campagne avec mon oncle et ma tante. Et puis son odeur. Et puis aussi sa créativité et ses mains si belles, si douces, si jolies, qui transformaient tout en or. Et aussi son nez que je trouvais mignon. Il était fin, légèrement aquilin. J’aurais voulu qu’ils aient sa joie de vivre et son courage aussi. Parce que son courage était bien plus grand que le mien. Je me relevais alors et l’embrassais tendrement. Et puis je me relevais alors lui prenant la main. Le pique nique improvisé sur le sol disparut alors et la lumière s’assombrit un petit peu autour de nous. Alors un slow commença et je souris alors à Lulvia. Je me penchais alors vers elle et lui fit un baise main, puis la révérence et lui demanda alors :

« Puis-je vous invitez à danser Mademoiselle ? »

Elle ne refusa pas bien entendu. Et je l’attirais vers moi. Je pris alors sa main dans la mienne et posait l’autre sur sa taille. Nos corps étaient étroitement proches et je pouvais sentir son parfum. Je lui souris alors doucement. Mes yeux brillaient de bonheur et nous dansâmes doucement sur le slow. Elle posa sa tête sur mon épaule et je sentis son souffle dans mon cou. Je la guidais toujours sur le rythme de la musique lente. Et puis finalement, je me penchais vers elle et lui murmura alors à l’oreille :

« Je vous aime Mademoiselle Rosenthal. »


Animal I have become

i can't escape this hell so many times i've tried but i'm still caged inside somebody get me through this nightmare i can't control myself so what if you can see the darkest side of me? no one would ever change this animal i have become help me believe it's not the real me somebody help me tame this animal © belzébuth
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MessageSujet: Re: Just you and me now | Lulvia   Dim 17 Oct - 1:55
    « 
    Quand on trahi l'autre, c'est plus compliqué de réparer les dégâts. On fait l'impossible, pour reconstruire la confiance qu'on a perdu. Mais certaines trahisons, certaines blessures sont si graves, si profondes, qu'on est impuissant à les guérir. Et dans ces cas là, il n'y a rien d'autre à faire : qu'attendre. 
    »

    Attendre. C'était ce que j'avais fait. J'avais laissé le temps faire. Ne dit-on pas que le temps guérit toutes les blessures ? C'était avec cette pensée que j'avais laissé le temps s'immiscer entre Elliyöt et moi. Un an, c'était ce qu'il nous avait fallu, pour nous croiser, pour ne pas s'éviter, pour se parler... Et finalement, se comprendre, et se retrouver. Un an. Une petite année, ça n'était rien, dans toute une vie. Rien du tout. C'était infime, même. Mais cette année, aussi infime soit-elle, passée, loin de lui, m'avait permis d'ouvrir les yeux, de confirmer ce que j'avais pourtant déjà réalisé : que mon amour pour lui était sincère, qu'il était immense, et qu'il était aussi unique. Unique, car je n'avais jamais aimé quelqu'un avant Elliyöt, et que je n'aimerai jamais plus après lui. C'était lui, et lui seul. Personne d'autre. Un an, pour qu'il réalise, lui aussi, ce qu'il avait toujours su au fond : que mon amour pour lui était plus fort que tout. Plus fort que la vie, plus fort que la mort. Un an passé à attendre, à espérer, à mourir sous la douleur causée par son absence... Une année. Une année à rattraper, à présent, dans ses bras, sous ses baisers, ses regards amoureux et ses douces caresses. Une année que nous rattraperions bien vite avec toutes celles à venir. Parce que je comptais bien ne plus le quitter. Je venais à peine de le retrouver, l'idée de me séparer de lui était impensable. Inimaginable. Je ne pouvais pas être une nouvelle fois séparée de lui. Je ne le supporterai pas. Mon cœur n'y survivrai pas. Il venait tout juste d'être recomposé, d'avoir repris sa place initiale dans ma poitrine, me l'arracher maintenant aurait été si douloureux que je n'y aurais pas survécu. La séparation, j'y avais survécu une fois, je n'y survivrai pas une deuxième. Je ne savais pas comment j'avais fait pour tenir autant de temps sans lui, pour tenir autant de temps sans son amour, sans pouvoir lui donner le mien. Mon amour, j'allais le lui donner, dès à présent, et ce pour le reste de nos vies. Oui, j'allais le lui donner, et ce de manière inconditionnelle. Sans compter. Je l'aimerai pour ce qu'il était. Je n'avais pas besoin qu'il change... Qu'il devienne plus attentionné, ou plus amoureux... Il était déjà parfait, et c'était ainsi que je l'aimais. Il aurait fallu être difficile pour ne pas aimer quelqu'un d'aussi exceptionnel qu'Elliyöt. Il avait tout pour lui. Il avait tout pour plaire aux femmes. A commencer par ce qui se remarquait en premier : son physique. Un physique parfait, sans aucun défaut. Une carrure que je connaissais par cœur. Un corps si harmonieux et si bien sculpté qu'il avait dû être façonné par Dieu lui même. Et son visage. Il avait le visage d'un ange. On aurait pu lui donner le bon Dieu sans confession, avec son sourire parfait et éclatant, son regard perçant et ses yeux d'un bleu profond, si expressifs qu'on y lisait tout sentiment qui le traversait : de la peine la plus douloureuse, à la joie la plus immense. Pour ce qui était de l'amour, croyez moi, on pouvait également le déceler dans les yeux d'Elliyöt. Parce que lorsqu'il était amoureux, il posait sur vous un regard pétillant, un regard presque admirateur. Parce que lorsqu'il posait ses yeux sur vous, vous vous sentiez immédiatement plus belle, presque magnifique. Parce que lorsque votre regard croisait le sien, vous en oubliiez le reste du monde. Et si seulement son physique avait été la seule chose parfaite chez lui... En plus de cet avantage déjà plus que considérable, il avait une personnalité hors du commun. Il était l'homme le plus doux, le plus gentil et le plus romantique que j'aie jamais rencontré. Alors, oui, il avait tout pour plaire. Et c'était peut-être pour cela qu'il plaisait autant aux autres, qu'il me plaisait autant. Que je l'aimais à ce point. Je ne pouvais qu'aimer la perfection. Et la perfection, j'en étais persuadée, méritait d'être immortalisée. C'était pour cette raison, que j'avais fait apparaître un appareil photo dans mes mains. Pour immortaliser Elliyöt, la beauté du moment que nous passions l'un avec l'autre. Peut-être parce que j'espérais, un jour, regarder ces photos et me dire que cette soirée n'avait été que le début de quelque chose de bien plus grand, bien plus exceptionnel encore... Mais peut-être aussi parce que le prendre en photo avait une autre signification, une que je ne révèlerai jamais. J'avais dit à Elliyöt que nous montrions ces photos à nos enfants. Ce qui était assez drôle, quand on me connaissait, moi, l'éternelle femme-enfant. Des enfants ? Je n'en voulais pas. Pas maintenant. Probablement jamais. Sauf... Avec Elliyöt. Il réveillait en moi ce désir de fonder une famille, plus tard, de donner la vie à des êtres tous aussi exceptionnels que leur père. J'avais envie de porter ses enfants, oui, de mettre au monde, un jour, le fruit de notre amour. Lorsque je parlais d'enfants, j'en parlais avec le plus grand des sérieux. Oui, je voulais des enfants. Ses enfants. Pas pour tout de suite, bien entendu. Je n'étais pas prête pour ça. Mais l'idée de voir des « mini Elliyöt » tout autour de moi, plus tard, me faisait envie. Des enfants... Ca aurait pu être l'aboutissement de notre amour. La preuve de celui-ci, mais peut-être aussi sa fin... Après tout, n'avait-ce pas été moi, qui avais mis un fin à l'amour de mes propres parents ? N'avait-ce pas été ma naissance qui avait fait réaliser à mon père quelle était la vraie nature de ma mère ? N'avait-ce pas été à cause de ma naissance qu'il avait pris peur, et qu'il l'avait quittée ? Que restait-il, à présent, de leur amour, à eux ? Restait-il des photos prouvant qu'ils se soient aimés un jour, que ma venue au monde ait eu un sens, pour eux ? Non. Il n'y avait aucune trace de leur amour. Aucune trace de son existence à lui. Aucun papier ayant été marqué par son visage, un visage que je ne connaissais pas et que je me contentais d'imaginer, parfois. Je trouvais cette idée idiote. Car c'était idiot, de ne pas savoir à quoi ressemblait son propre père, idiot de se l'imaginer, seulement, sans jamais savoir quelle était la vérité. Oh oui c'était stupide. J'étais stupide. Stupide, de vouloir absolument des souvenirs de l'existence de celui que j'aimais, car je savais pertinemment qu'Elliyöt n'était pas mon père. Il était bien réel, il était là, lui. Il n'était pas une image abstraite, qui n'était rien d'autre que le fruit de mon imagination. Il était vrai. Il était avec moi, et il le resterait probablement toujours. Il ne m'abandonnerait pas. Il ne m'abandonnerait plus. Il ne me laisserait pas seule, plus jamais. Et pourtant, malgré cela, je ne pouvais m'empêcher de vouloir immortaliser cet instant, pour m'assurer que l'erreur que mes parents avaient faite par le passé ne se reproduirait pas. Quoi que l'avenir nous réserve, il resterait des preuves de notre amour à tous les deux. Des preuves de l'existence d'un être aussi bon et doux qu'Elliyöt. Je figeais son image pour l'éternité. Une image parfaite. Magnifique. Comme lui. Je ne pouvais m'empêcher de l'admirer, tandis que mes mains s'étaient posées dans les siennes. Mon regard se perdit un instant dans le sien, tandis que mes pensées, elles, s'éloignèrent de l'instant présent, pour quelques secondes seulement car ; bien rapidement, Elliyöt me ramena au moment présent lorsqu'il se redressa et qu'il m'embrassa avec tendresse. Un sourire se dessina sur mes lèvres. Comme j'étais heureuse, et comme je l'aimais. Plus qu'il ne pouvait l'imaginer. Elliyöt se releva alors, m'entrainant avec lui. La nourriture déposée au sol disparut, et la lumière commença à se faire plus tamisée. Je lançais à Elliyöt un regard interrogateur, quand un slow commença à résonner dans la pièce, apportant ainsi la réponse à la question que je n'avais pas encore eue le temps de lui poser. Je vis un sourire se dessiner sur ses lèvres, et sans plus attendre il se pencha vers moi, déposant un baiser sur ma main, avant de faire la révérence et de me demander :

    « Puis-je vous invitez à danser Mademoiselle ? »

    Comment aurais-je pu lui dire non ? Auriez-vous pu dire non à un Ange pareil ? Je ne pouvais rien lui refuser, et c'est ainsi que j'acceptais, d'un léger signe de tête, bien que je n'étais pas certaine de ce dans quoi je venais de m'embarquer. Je n'aimais pas danser. Correction. J'adorais danser, lorsque j'étais seule et que je mettais la musique à fond, que j'étais sûre que personne ne me voyait. Les slows, en revanche, c'était tout autre chose... C'était un rythme bien plus calme que ce à quoi j'étais habituée. Néanmoins, je vouais à mon cavalier une confiance aveugle. J'aurais pu le suivre dans n'importe quoi, n'importe quand. C'est pour cette raison que je n'objectai pas lorsqu'il m'attira vers lui, collant une nouvelle fois mon corps contre le sien. Avec douceur, il prit l'une de mes mains dans la sienne, avant de déposer son autre main sur ma taille. J'aimais cette étreinte, cette douceur dont il faisait preuve, cette proximité que nous avions tous les deux. Ma main libre, à moi, se posa derrière sa nuque que je caressais avec une infinie douceur. Nos regards se croisèrent une nouvelle fois, tandis qu'il m'adressa un autre sourire. Ses yeux avait cet éclat que j'aimais tant, celui que j'assimilais à l'amour, et au plaisir qu'il éprouvait lorsque nous étions réunis, lui et moi. Nous commençâmes alors à danser, doucement, au rythme de la musique. Je me laissais guider par Elliyöt. Mon corps épousait le sien, et le suivait dans chacun de ses mouvements. Et puis, après un instant, je posai ma tête sur son épaule, nichant celle-ci dans son cou. De là, je pouvais sentir encore plus son parfum, cette odeur que j'aimais tant et qui me faisait tant tourner la tête. Les yeux fermés, je laissais toujours Elliyöt mener la danse, tandis que je savourais ce moment que nous partagions, mes doigts caressant avec douceur la nuque de celui que j'aimais. Et puis, après un moment, il se pencha sur moi, et murmura à mon oreille :

    « Je vous aime Mademoiselle Rosenthal. »

    Un sourire se dessina sur mes lèvres, tandis que je rouvris les yeux une nouvelle fois. Je redressai alors la tête, plongeant à nouveau mon regard dans le sien. J'avais toujours ce sourire, ce sourire de femme comblée par les mots et les gestes de celui qu'elle aimait. Et puis, ce sourire s'élargit un peu plus tandis que je lui répondis :

    « Pardonnez moi Monsieur Caldwell, mais je ne suis pas certaine d'avoir bien entendu ce que vous m'avez dit... »

    Un sourire plus amusé se dessina sur mes lèvres, tandis qu'elles se posèrent avec douceur sur celles d'Elliyöt, pour un léger baiser après lequel je repris :

    « Il me semblait vous avoir entendu dire que vous m'aimiez... Ce qui, entre nous, ne me surprendrait pas vraiment, puisque je vous aime moi aussi d'un amour inconditionnel... »

    J'esquissai un nouveau sourire, tandis que ma main posée jusqu'à présent sur sa nuque vint se poser sur son visage, pour le caresser avec tendresse. J'étais tellement bien. Tellement heureuse dans ses bras. Tellement, que j'en oubliais toutes mes préoccupations habituelles, que j'en devenais une autre. Une fille plus calme, plus posée, mais également plus douce...

    « Tu as un don, Mon Amour... Celui de faire de moi quelqu'un de meilleur. Tu as un don pour réveiller ce qu'il y a de meilleur en moi. Quand je suis avec toi, j'ai l'impression de devenir quelqu'un d'autre, une personne que tu es le seul à connaître, que tu es le seul à voir, et à aimer. »
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Sorrow C. Caldwell
Nombre de chapitres écrits : 1970
Sang : Sang-mêlé
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MessageSujet: Re: Just you and me now | Lulvia   Sam 23 Oct - 18:09
Je l’aimais comme un fou, comme un roi, comme une star de cinéma. Je l’aimais beaucoup. Je l’aimais passionnément. Je l’aimais à en mourir. Je l’aimais terriblement. Je l’aimais comme on ne peut pas aimer. Je l’aimais tout simplement. J’étais accroc. Elle était ma drogue, mon héroïne, ma cocaïne, ma LSD. Elle était vitale. Quand elle souriait, elle me faisait vibrer de bonheur. Quand elle pleurait, elle me faisait hurler de chagrin. Je respirais comme elle pour ne pas perdre son souffle, pour ne pas perdre son allure. Parce que si elle s’arrête de respirer, je m’arrêtais aussi. Je m’arrêtais de respirer moi aussi. Je m’arrêtais de vivre si elle s’arrêtait de vivre. Je suis elle et elle est moi. Nous ne sommes qu’un. Et moi j’aime sensation de la sentir ici tout près et surtout en moi. Elle fait partit de moi. Elle est ma moitié. Elle est mon âme sœur. J’ai enfin retrouvé la deuxième partie manquante de mon cœur. J’ai enfin trouvé ma deuxième tête, mon deuxième cœur, mes deux autres bras et jambes. Je sais enfin qui je suis. Je sais qui elle est. Je sais qui nous sommes. Je m’appelle Elliyöt Sorrow Caldwell et je suis amoureux de mon âme sœur, de la plus belle fille du monde, d’une fée, Lulvia Katleen Rosenthal dite Katell pour tout le monde. C’était si simple maintenant. Je savais ce que l’avenir me réservait. Je savais que le passé était derrière nous. Je savais que je n’aurais plus besoin de cette bulle qui m’a si longtemps entourée. Je sais aussi que je peux regarder l’avenir en face et ne plus avoir peur. Je sais aussi que c’est avec elle que je ferais mon avenir. J’en étais persuadé. Et je ne laisserais personne se mettre en travers de ma route et surtout de nous. Je n’étais pas parfait certes, mais je ferais en sorte de l’être pour elle. Parce qu’elle mérite d’être aimer comme il se doit. Je serais qui elle voudra. Je serais le Prince Charmant, Zorro, Hercule, le pire de tous les hommes s’il le faut. Juste pour ses beaux yeux bleus. C’est beau l’amour. Ca me donnait des ailes et je survolais tous les horizons pour savoir lequel nous conviendrait. Je fermais un instant les yeux. J’aperçu un bout de nous. Un bout de notre futur. J’aperçu nos enfants, notre mariage. J’aperçu un avenir beau et magnifique. Un avenir où nous serions libres de nos mouvements. Un avenir où il n’y aurait pas de Lord Voldemort, ni de magie noire. Un avenir plein de couleurs, plein de beauté. Un avenir époustouflant. Tout simplement parce qu’elle était avec moi. Tout simplement parce qu’elle me guiderait là où je devrais aller. Parce qu’elle me guiderait avec sa voix, avec ses mains, avec ses baisers et ses caresses. Elle était mon guide. Elle était la plus belle. Elle était une femme magnifique. Et moi à côté, je me sentais si petit. C’était toujours ça avec les femmes. J’étais toujours intimider par ces belles créatures, par leur beauté immense. Elles étaient impressionnantes et elles ne savaient pas le pouvoir qu’elles pouvaient avoir sur nous les hommes. Et Lulvia en avait sur moi. C’était indéniable. Elle ne le savait peut-être pas. Mais moi je m’en rendais compte. D’ailleurs quand elle posa sa main sur ma nuque et commençait à la caresser, j’eus un frisson de plaisir. J’eus un sourire. Ca faisait du bien de se laisser faire, de sentir ses mains sur moi. Ca faisait du bien de sentir mon corps contre le sien, d’épouser ses formes avec mes mains, de la faire danser même-si je savais qu’elle n’était pas à l’aise. Ca faisait du bien de se retrouver seul avec elle et d’imaginer un monde qui nous aurait appartenu et de s’aimer encore et encore, encore et toujours. Et puis elle me regarda dans les yeux avec ce joli sourire sur ses lèvres. Qu’elle était belle. Que tu étais belle petite fée. Si tu savais comme je t’aime. Si tu savais comme tu me fais tourner la tête. Comme le monde est bien plus beau quand tu es prêt de moi. Que les autres semblent s’évanouir quand tu me parles. Si tu savais que même les anges n’atteignent pas ta beauté et ta douceur. Car oui. Tu es encore plus belle qu’un ange. Tu me coupes le souffle à chaque fois que mon regard se pose sur toi. Tu es à tomber par terre. Tu mérites le plus beau des amours. Et moi, je te l’offrirais comme il se doit. Je ferais tout ce qui est en mon possible pour ne plus que tu souffres et surtout pour que tu m’aimes toujours. Je ferais tout ce qui est dans mon pouvoir pour te protéger. Je t’en fais le serment. Et un Caldwell tiens toujours ses promesses. Quoiqu’il lui en coûte. Parce que l’honneur et l’amour passe avant tout. C’est ce que j’ai appris au fur et à mesure des années. Cupidon a frappé mon cœur de sa flèche et j’ai mi des années avant de m’en rendre compte. Des années qui semblaient une éternité. Mais aujourd’hui, nous étions ensembles et j’étais parfaitement conscient que la flèche du bonheur et de l’amour avait pénétré mon cœur. Et cette fois, Eros et Cupidon ne faisaient plus qu’un. La passion et le désir ne faisaient plus qu’un. La flèche avait atteint sa cible. Cupidon a fait du bon travail.

    « Pardonnez moi Monsieur Caldwell, mais je ne suis pas certaine d'avoir bien entendu ce que vous m'avez dit... »


Son sourire se fit amusé. Je n’avais donc pas dit assez fort ? Honte à moi ! Mais voilà qu’elle reprenait après un doux baiser sur mes lèvres :

    « Il me semblait vous avoir entendu dire que vous m'aimiez... Ce qui, entre nous, ne me surprendrait pas vraiment, puisque je vous aime moi aussi d'un amour inconditionnel... »


Boum. Boum. Boum. Boum. Boum. Elle m’aime. Boum. Boum. Boum. Elle m’aime. Boum. Boum. Boum. Mon cœur s’emballe. Boum. Boum. Boum. Je suis amoureux d’une fée. Boum. Boum. Boum. Sa main se pose sur mon visage et le caresse tendrement. Boum. Boum. Boum. Je n’ai pas envie qu’elle arrête ses caresses. Boum. Boum. Boum. Boum. Elle ouvre la bouche et commence à parler :

    « Tu as un don, Mon Amour... Celui de faire de moi quelqu'un de meilleur. Tu as un don pour réveiller ce qu'il y a de meilleur en moi. Quand je suis avec toi, j'ai l'impression de devenir quelqu'un d'autre, une personne que tu es le seul à connaître, que tu es le seul à voir, et à aimer. »


Un sourire apparait sur mon visage. Je l’aime tellement. Tellement. Alors nous nous arrêtâmes de danser. Je lui fis face. Et je la regardais avec tendresse. Je pris alors sa main dans la mienne et la regardai un instant. Elle était belle. A la fois douce et ferme. Ses ongles étaient beaux. Et mes doigts effleurèrent sa paume où les lignes de vies se croisaient et se recroisaient. J’en retraçais une, avec douceur. Et puis je remontais à son poignet doucement. Un poignet fragile et pourtant qui faisait des merveilles et pouvait se montrer redoutable. Et puis mes doigts effleurèrent sa peau de l’avant bras. Sa peau était douce. Son bras était fin et légèrement musclé. Je remontais vers son épaule touchant alors le tissu de son haut. Je fronçais les sourcils. Ca me gênait. Le tissu là, il me gênait terriblement. J’aurais voulu continuer à toucher sa peau, à la goûté et à la redécouvrir après tout ce temps. Alors je repris sa main et lui répondit calmement, doucement :

    « Et toi, tu as un don. Quand tu me touches avec tes belles mains douces, quand ta peau frôle la mienne, je frissonne et j’ai envie que jamais tu ne t’arrêtes de me toucher, de me caresser. Tu as un don pour me déstabiliser, me faire frissonner, me rendre plus beau. Quand tes doigts rencontrent les ma peau j’ai l’impression que tu me sculptes. J’ai l’impression que je suis ta chose, que je suis ta créature, que tu es mon Pigmalion. J’ai l’impression de renaître sous tes caresses, sous tes baisers et sous tes doigts qui transforment tout ce que tu touches en or. »


Je pris sa deuxième main et fit un pas en arrière pour qu’elle me suive. Je ne la quittais plus des yeux. J’étais hypnotisé. Je marchais à reculons doucement et continuait à caresser ses mains. Et puis je m’arrêtais parce que je venais de rencontrer quelque chose. Je lui souris doucement. Et je commençais à lui caresser le cou puis à l’embrasser tendrement. Mon souffle parcourait sa peau et mes lèvres y goutèrent. Je relevais la tête pour lui dire alors :

    « Ta peau est sucrée. »


Et je continuais de lui caresser le cou doucement, tendrement et avec tout l’amour que je pouvais y mettre.


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MessageSujet: Re: Just you and me now | Lulvia   Mer 27 Oct - 1:30
    C'était là, que je me sentais le mieux. Dans ses bras. Contre lui. Là que je me sentais en sécurité, là que j'aurais pu passer le reste de ma vie. Parce que dans les bras d'Elliyöt, j'oubliais le reste du monde. J'oubliais mes ennuis. J'en oubliais presque qui j'étais, pour ne me souvenir que d'une seule chose : Lui, et l'amour que j'éprouvais à son égard. C'était un amour fort. C'était le premier et le seul amour de toute ma vie. Un amour tellement fort qu'il en était impossible. Combien de personnes avaient la chance de connaître un amour comme le notre ? Combien de personnes avaient la chance d'aimer à ce point, de ressentir cette vague de bonheur les envahir dès lors que leur regard croisait celui de l'être aimé ? Je doutais que d'autres avant nous aient ressenti ça un jour. C'était peut-être prétentieux, mais je m'imaginais une telle situation impossible. Car il était impossible de s'aimer à ce point. Impossible que d'autres avant nous aient fait l'expérience de cet amour à la fois beau et ravageur, un amour qui vous en fait oublier tout le reste, un amour qui vous en fait oublier même qui vous êtes, pour ne vous faire penser qu'à une seule chose : l'être que vous aimez. C'était un amour égoïste. Egoïste, parce que l'on ne vivait plus que pour une seule personne, parce que l'on se concentrait sur son bonheur à elle, et que l'on en oubliait tous les autres, le reste du monde. Mais c'était si bon d'être égoïste. Si bon, de se dire que, si le reste du monde aurait pu mourir ce soir, si le monde lui même aurait pu finir en cendres, je ne m'en soucierais pas, parce que tout ce qui m'aurait importé aurait été de passer cette soirée dans les bras de celui que j'aimais. J'aurais aimé que jamais, ce moment ne s'arrête, que jamais, mon corps ne s'éloigne du sien, que jamais, ses mains pleines de douceur ne quittent mon corps, pour le garder contre moi pour le reste de ma vie. J'aurais aimé passer l'éternité dans ses bras. Parce qu'il n'y avait que comme ça que je me sentais enfin complète. Il n'y avait que lorsqu'il était avec moi, lorsque son regard croisait le mien, que son corps épousait mes formes à la perfection que je me sentais enfin moi. J'étais différente, quand j'étais avec lui. J'étais une personne plus douce, et plus attentionnée. Oh, bien entendu, Elliyöt me connaissait également sous un autre jour. Il connaissait tout de moi, ou presque. Il me connaissait par coeur, en tout cas, il connaissait mon caractère, savait comment je fonctionnais. Et il devait savoir que je n'étais plus vraiment la même quand il était là. Parce que je lui accordais toute mon attention, parce que mon regard changeait, quand il était à mes côtés, s'emplissant d'un amour et d'une douceur que je ne réservais qu'à lui. J'avais l'impression d'être meilleure, quand j'étais avec lui. Parce qu'il avait lui aussi ce regard rempli d'amour et d'admiration qui me laissait penser que, peut-être, j'étais finalement à sa hauteur. Ou, à défaut de l'être, que j'étais peut-être à la hauteur de l'image qu'il avait de moi. C'était si bon, de regarder dans ses yeux et d'y lire tant d'amour. Si bon, de croire que j'étais meilleure quand il était là. J'avais l'impression d'évoluer. D'avancer vers l'avenir avec une assurance plus affirmée que s'il n'avait pas été là. Parce qu'il était le seul à me rendre comme ça. Le seul pour qui j'aurais été prête à faire n'importe quoi, en échange d'un peu d'amour. Oh oui, ses bras étaient un refuge pour moi ; sa voix et ses mots d'amour étaient une mélodie que je ne me lasserais jamais d'écouter ; ses regards amoureux, ses caresses et ses baisers étaient ce qui me guidait dans ce monde où il était la personne la plus importante à mes yeux. La seule qui n'ait jamais compté, et ce dès notre rencontre. J'avais su, dès la première fois où nos regards s'étaient croisés, dès lors que ses yeux bleus m'avaient fixé avec intensité, qu'il deviendrait indispensable à ma vie. Et indispensable, il l'avait toujours été, même lorsque nous n'avions encore été que des amis. Je sentais ses mains sur mon corps, je sentais le sien me guider avec douceur au rythme de la musique, et dès lors qu'il me déclara son amour dans le creux de l'oreille, j'eus envie d'hurler que j'étais la jeune fille la plus heureuse au monde. Au lieu de ça, je n'en avais rien fait, et mon côté légèrement taquin avait – encore une fois - pris le dessus et c'était ainsi que je lui avais déclaré ne pas être certaine de bien avoir entendu ce qu'il avait dit. Après un baiser sur ses lèvres, j'avais repris la parole, lui déclarant à mon tour mon amour pour lui, bien que nous sachions tous les deux, dans le fond, que nos mots étaient inutiles, tant nos regards, nos gestes, nos caresses et nos coeurs parlaient pour nous, se déclarant mutuellement un amour sans fin, et ce, sans que la parole n'ait à intervenir. Oui, parce qu'Elliyöt n'avait pas besoin de parler pour me dire qu'il m'aimait. Son simple regard me suffisait à le comprendre. Son sourire, ses gestes, étaient suffisants à exprimer ce qu'il ressentait. Et pourtant... Je ne me serais jamais lassée de l'entendre me murmurer ces mots à l'oreille, de l'entendre me répéter encore, et encore, qu'il m'aimait. Après mes quelques mots quant à l'effet qu'il avait sur moi, quant à la personne que j'étais à ses côtés, un sourire apparut sur son visage. Et son regard, lui, brillait toujours de cette lueur que je connaissais si bien : l'amour. Notre danse prit fin. Il prit ma main dans la sienne avant de la regarder un instant. Je le laissai faire, à la fois amusée et attendrie par son geste. Ses doigts effleurèrent la paume de ma main avec douceur, il retraça une ligne de vie de celle-ci et remonta doucement à mon poignet. Puis, ses doigts s'attaquèrent à mon avant-bras, déclenchant de légers frissons sur celui-ci. Sa main continua sa monter, laissant sur son passage de nouveaux frissons déclenchés par cette si douce caresse. Et puis, finalement, tout s'arrêta, lorsque sa main rencontra mon haut. Je le vis froncer les sourcils, visiblement mécontent de ne pouvoir continuer ce qu'il avait commencé. Et un sourire légèrement amusé se dessina sur mes lèvres, à la vue de cette mine boudeuse qu'il arborait, tel un enfant mécontent de ne pas avoir eu la friandise qu'il attendait tant. Il était si beau, lorsque son visage arborait cette mine enfantine qui lui allait si bien. Il était toujours beau de toute façon. Et moi, j'étais en admiration devant lui, et devant pareille beauté. Elliyöt avait fini par renoncer à explorer ma peau de ses mains, ce qui, pour le coup, me laissa un léger goût amer dans la bouche : celui de la frustration. Je ne pu m'empêcher de froncer les sourcils à mon tour, surtout lorsque sa main quitta mon corps. Et puis, mon visage reprit rapidement sa contenance dès lors que je sentis la main d'Elliyöt reprendre la mienne. Mes doigts, doucement, caressèrent sa paume, et mon regard se pausa un instant sur nos deux mains réunies. Un nouveau sourire se dessina sur mes lèvres, et je redressai la tête, dès lors qu'il reprit la parole :

    « Et toi, tu as un don. Quand tu me touches avec tes belles mains douces, quand ta peau frôle la mienne, je frissonne et j’ai envie que jamais tu ne t’arrêtes de me toucher, de me caresser. Tu as un don pour me déstabiliser, me faire frissonner, me rendre plus beau. Quand tes doigts rencontrent les ma peau j’ai l’impression que tu me sculptes. J’ai l’impression que je suis ta chose, que je suis ta créature, que tu es mon Pigmalion. J’ai l’impression de renaître sous tes caresses, sous tes baisers et sous tes doigts qui transforment tout ce que tu touches en or. »

    Les battements de mon coeur s'accélérèrent en entendant ces mots, tandis que le sourire que j'avais déjà aux lèvres s'était élargit. Il était si doué, pour ça. Pour savoir quels mots dire, à quels moments. Pour me faire des déclarations dignes des plus beaux comptes de fées. Pour me faire vibrer, pour faire accélérer les battements de mon coeur, pour me faire sentir vivante et pleine d'amour. Il me rendait folle. Folle d'amour. Folle de lui. Il me faisait perdre tout sens de la raison. Et il le savait certainement. Si j'avais un tel effet sur lui alors, c'était réciproque. Parce que lorsqu'il me regardait, lorsqu'il me touchait, je me sentais revivre. Je me sentais devenir meilleure. Je l'aimais plus que tout. Son autre main s'empara de la mienne, et il fit alors un pas en arrière, m'amenant à le suivre. Je m'exécutai sans protester. J'aurais pu le suivre n'importe où, qu'il me le demande ou non. Parce qu'il était mon seul guide, dans cette vie où tant de chemins s'offraient à nous. Le chemin que je devais emprunter, c'était lui qui me le montrait. Son regard ne quittait pas le mien, et je me fiais à ce dernier pour avancer. Mon maitre mot : ne jamais le laisser s'éloigner, ne jamais le perdre de vue. Alors, je le suivais. Doucement. Avec une lenteur délibérée de sa part, puisqu'il ne voyait pas où il mettait les pieds. En chemin, je pouvais toujours sentir ses mains tenir les miennes, les caresser avec douceur, comme pour me rassurer, mais surtout pour prolonger ce moment de tendresse que nous avions déjà partagé. Finalement, nous nous arrêtâmes après un instant, et je vis un sourire illuminer son visage. Ses mains se posèrent sur mon cou, pour le caresser, avec tendresse, me faisant une nouvelle fois frissonner, déclenchant un nouveau sourire sur mes lèvres. Et puis, ce fut au tour de ses lèvres de se poser sur ma peau, à leur tour de déclencher de nouveaux frissons dans mon cou, frissons qui parcoururent alors tout le reste de mon corps. Je profitai de ses lèvres, de la trainée brûlante qu'elles laissaient sur leur passage, et du plaisir qu'il m'offrait par ce simple geste. Mes yeux se fermèrent sous ses caresses, ses baisers, et le plaisir qu'il me procurait. J'aurais aimé que ce moment ne s'arrête jamais. Que son souffle, que ses lèvres, ne s'éloignent jamais de ma peau, que ses mains ne cessent jamais leurs caresses. J'aurais aimé qu'il continue encore, que mon désir pour lui s'intensifie encore, mais après un moment, il s'arrêta, relevant la tête pour me parler, ce qui m'obligea à rouvrir les yeux.

    « Ta peau est sucrée. »

    Sa remarque me fit sourire, tandis que je sentais toujours ses mains sur mon cou, le caressant avec tendresse et amour. Mes mains se posèrent doucement sur ses hanches, les tenant avec une certaine légèreté pendant quelques secondes. Mes lèvres se posèrent sur les siennes, pour lui donner un baiser passionné, plein d'amour, de tendresse et de désir.

    « Tu me rends folle Elliyöt. Folle d'amour. Folle de désir. Folle de toi. »

    J'aurais pu le laisser faire toute la soirée. J'aurais pu rester immobile face à lui, à attendre qu'il reprenne ses baisers là où il les avait laissé... J'aurais pu... Mais ce n'est pas ce que je fis. Mes mains se rencontrèrent sur le devant de sa chemise, s'attaquant aux boutons de celle-ci. Je les détachait, un à un, avec une lenteur délibérée. Comme pour faire durer le plaisir. Comme pour faire grandir l'impatience qui m'habitait. Celle de pouvoir, à mon tour, goûter à sa peau, le toucher comme bon me semblait. Le faire frissonner, le déstabiliser, le rendre plus beau. Comme il l'avait dit. Après quelques secondes, sa chemise fut complètement déboutonnée, laissant à mes yeux la vue de son torse si parfait. Mes mains se posèrent sur son ventre, avec douceur, et mes doigts commencèrent alors à tracer le contour de ses muscles, avec tendresse. Ces derniers remontèrent doucement jusqu'à son torse, sur lequel je traçai de légers cercles. Et puis, finalement, mes mains se posèrent sur ses épaules, redescendant doucement le long de ses bras, amenant ainsi sa chemise à quitter son corps si parfait. Lorsque mes mains se posèrent enfin sur ses poignets, Elliyöt fut complètement libéré de sa chemise, ce qui m'amena à poser doucement mes lèvres dans son cou. Je déposai un léger baiser dans celui-ci, avant de de les poser un peu plus loin, dans le creux de sa clavicule où je m'attardai un instant. J'aimais l'embrasser. J'aimais le sentir frissonner au contact de mes lèvres sur la peau. J'aimais caresser son corps si parfait. Son corps, que je connaissais par coeur, que j'aurais pu redessiner, les yeux fermés. Un corps que j'avais appris à connaître, pendant cette année que nous avions passée ensemble, cette année où j'avais appris à aimer, et à être aimée pour la première fois de ma vie. Je l'aimais, tout simplement. Je redressai la tête après un instant, mon regard se portant sur le corps d'Elliyöt. Qu'il était beau. Qu'il était magnifique. Il se tenait là, devant moi, le torse nu, et je constatais à nouveau la perfection de son corps. Lentement, mes yeux remontèrent jusqu'à son visage, un visage tout aussi parfait que lui. Mes mains se posèrent sur ses joues, caressant celles-ci avec douceur.

    « Tu es magnifique. Tu es parfait. Tu m'en coupes le souffle. Je pourrais passer ma vie à te contempler et ce sans m'en lasser »

    Ce que je disais était vrai. J'aurais pu passer ma vie à le contempler sans m'en lasser une seule seconde. C'était d'ailleurs ce que je comptais faire.
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Sorrow C. Caldwell
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MessageSujet: Re: Just you and me now | Lulvia   Jeu 28 Oct - 15:43
Depuis trop longtemps je me mettais au service des autres. Et jamais je ne me regardais. Je vivais pour les autres. Je partageais, leur peine, leur fou rire. J’étais capable de me mettre à leur place, de les comprendre. Peut-être pas tout de suite. Mais juste assez pour pouvoir m’en faire des amis mais aussi des ennemis. J’avais confiance en l’être humain. Je le respectais. Et je l’aimais. Lui peut-être qu’il ne m’aimait pas, mais moi je l’aimais. Peut-être même un peu trop finalement. Mais ça me faisait plaisir de faire plaisir aux autres. L’égoïsme ne faisait pas partit de mon langage. Jamais. Je trouvais ce mot totalement faux, totalement horrible. J’étais totalement incapable d’être égoïste. On m’avait souvent reproché de trop vouloir faire plaisir aux autres. Moi ça me plaisait. Je regardais souvent les gens avec de grands yeux étonnés, d’enfants. Et c’était ce que j’étais au fond de moi. Les gens m’émerveillaient. Il y avait une palette de caractères, de couleurs, de sentiments qui m’électrisaient totalement. C’était incroyable de voir comment des gens réagissaient durant une même situation. J’aimais les gens. J’aimais trouver leur faille, mais aussi leur force. J’aimais transformer leur faille en force, leur force en faiblesse, leur montrer qu’il y autant de bons comme de mauvais en quelqu’un. C’était difficile certes, mais j’y arrivais quand même. Peut-être pas tout le temps, mais j’apprenais de mes erreurs. Alors vous voyez, ne penser qu’à elle, qu’à l’être aimé, l’aimer au plus au point, se sacrifier pour elle, en oublier les autres, était en quelque sorte égoïste. Mais je pouvais bien le permettre non ? J’avais assez donné. Je me rendais compte que j’avais peu reçut. J’avais assez pardonné. On m’avait peu pardonné. Il n’y avait qu’elle. Il n’y avait qu’elle qui me donnait autant qu’elle recevait. Il n’y avait qu’elle qui me pardonnait autant que je lui pardonnais. Ca faisait du bien qu’on prenne soin de soit. Et ca faisait du bien de prendre soin de l’être aimé. Parce que son sourire c’était la plus belle des choses. Parce que pour moi, ses baisers, son amour, ses caresses c’était la meilleure des récompenses. Aimer comme ça, c’était donné à peu de gens. Mais moi j’en profitais. Je profitais de pouvoir l’aimer comme ça, de pouvoir la serrer dans mes bras avant qu’il ne soit trop tard, avant que je le temps nous rattrape, avant que nous soyons trop vieux pour pouvoir rattraper le temps perdu. Aimer était une chose naturel. Je donnais de l’amour à tout le monde. Sous des formes différentes sans doute, mais je donnais de l’amour quand même. Mais il y a aimer et aimer. Et là c’était aimer avec un grand A. Et quelque part j’avais peur. J’avais peur de ne pas être à la hauteur. Peur de la perdre par une erreur si futile soit-elle. J’avais peur. Oui. C’était la première fois que je me sentais si terrifier à perdre quelqu’un. Peut-être parce que cette personne, c’était la femme de ma vie. Peut-être parce qu’à côté d’elle, j’avais l’impression d’être encore un enfant émerveillé devant sa beauté. Je ne pouvais pas me permettre de la perdre une nouvelle fois. C’était impossible. Je ne m’en relèverais pas cette fois-ci. Alors je donnais tout ce que j’avais ? Dans le ventre, dans les tripes mais surtout dans le cœur. Parce que c’était ça le plus important : ce qu’on avait dans le cœur. Et moi, je savais que j’avais un amour immense. Un amour qui dépasse toutes espérances. Un amour avec un grand A. Et je savais que j’avais trouvé mon Âme Sœur. J’avais choisis le Cœur pour être de nouveau entier, pour être de nouveau vivant. Et c’était la meilleure solution. Parce que vivre avec le cerveau n’avait jamais été dans mon optique. J’avais brisé une promesse. Je m’en voulais. Mais je ne pouvais pas faire semblant. Je n’étais pas comme ça. Et puis j’étais fou de Lulvia. Totalement fou d’elle. Je ne pouvais pas aller contre mes sentiments mais surtout contre elle. Lui faire du mal m’était insupportable. Lire la peine dans ses yeux me détruisait. La voir souffrir, me faisait souffrir aussi. Je partageais ses sentiments. J’étais elle. Elle était moi. On se complétait. On s’emboitait. J’étais comblée. Je l’aimais tellement. Je l’embrassais dans le cou, me délectant du goût de sa peau, redécouvrant sa peau, son cou. Je n’avais jamais oublié chaque centimètre de sa peau. Jamais. C’était ancré dans ma peau, dans mon sang, dans mon cœur. J’aimais les frissons que je lui procurais. Et le plaisir aussi. J’avais chaud. Je voulais explorer plus. Je voulais redécouvrir son corps, sa peau. Je voulais toucher sa peau. Je voulais sentir ses mains d’or sur mon corps. Je voulais qu’elle me dise je t’aime au creux de l’oreille. Je voulais l’aimer comme jamais. Je n’avais pu m’empêcher de faire cette remarque. C’était la pure et simple vérité de toute façon. Sa peau était sucrée. Elle avait un gout de pêche. Et elle était douce. Je la vis sourire. Et je souris aussi. Je sentis ses mains sur mes hanches. Je continuais de caresser délicatement son cou. J’avais peur de le briser, de le froisser. Mais chaque frisson qu’elle éprouvait me remplissait de désir. Et les mots qu’elle prononça firent battre mon cœur un peu plus vite. Moi aussi j’étais fou d’elle. Fou de son corps. Fou de son caractère. Fou de l’amour que je lui porte. Je perdais la raison quand j’étais près d’elle. Elle me faisait perdre la tête. J’étais dépendant d’elle. J’étais amoureux. Et c’est la plus pure des drogues. Je sentis alors ses mains se poser sur ma chemise. Je la regardais faire. Elle y allait avec douceur. Un bouton fut enlevé. Puis un autre. Et encore un. Plus les boutons furent enlevés, plus l’excitation montait. La chemise était totalement ouverte et déjà ses doigts se posèrent sur mon ventre. J’eus des frissons de plaisirs. Je vibrais intérieurement. Ma peau était brûlante. Le sillage des doigts laissaient une marque de feu sur ma peau qui s’en imprégnait. Mon souffle se fit moins régulier, plus court. Ses mains vinrent jusqu’à mes épaules et ma chemise tomba au sol. J’étais libérer d’une barrière, mais je me rendis compte qu’il y en avait pleins d’autres. Et alors je sentis ses lèvres dans mon cou. Je frissonnais terriblement. Mon souffle se fit court. Je fermais les yeux. Douce torture. Ses lèvres me rendaient fou. Je perdais la tête et la raison au fur et à mesure que ses lèvres s’aventuraient sur ma peau. Et puis elle releva la tête. Je rouvris les yeux et j’eus une mine déçue. J’aurais voulu qu’elle continue et ne s’arrête jamais. Elle me regarda longuement. Et puis ses mains se posèrent sur mon visage. Elle me dit alors :

    « Tu es magnifique. Tu es parfait. Tu m'en coupes le souffle. Je pourrais passer ma vie à te contempler et ce sans m'en lasser »


Un sourire parcourut mes lèvres. Que je l’aimais. Je caressais alors ses cheveux. Ils étaient doux et beaux. Et puis une de mes mains vint se poser sur sa taille fine. Je la caressais doucement et l’approchait de moi. Mon autre main vint se poser sur sa taille. Je lui souris doucement et posais mes lèvres sur les siennes, l’embrassant avec tendresse, avec amour et avec passion. Mes mains caressèrent ses hanches, sa taille, descendirent jusqu’à ses reins. Et puis elles passèrent sous son haut. Je pu enfin pouvoir toucher sa peau. Je remontais jusqu’à son ventre, faisant un cercle autour de son nombril. Et puis mes mains remontèrent, remontant avec le haut de Lulvia. Je lui mordillai la lèvre inférieure doucement puis, lui dit un bisou sur le front, le nez, les joues et un sur les lèvres. En même temps, mes mains passèrent sa poitrine et je l’aidais à retirer son haut. Il tomba à terre plus loin. Une barrière de moins. Je lui souris et observais alors son buste. Il n’avait pas changé. Ma main vint alors caresser sa nuque et descendit le long de sa colonne vertébrale. Je sentis ses frissons et je souris un peu plus. Je me penchais alors vers son oreille et lui murmura tendrement :

    « J’ai envie de toi mon amour. »


Animal I have become

i can't escape this hell so many times i've tried but i'm still caged inside somebody get me through this nightmare i can't control myself so what if you can see the darkest side of me? no one would ever change this animal i have become help me believe it's not the real me somebody help me tame this animal © belzébuth
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MessageSujet: Re: Just you and me now | Lulvia   Ven 29 Oct - 3:43
    Ainsi, c'était ça, l'amour. Avoir le cœur qui bat à tout rompre à chaque fois que l'être aimé vous touche, ou vous regarde avec tendresse. Ne penser qu'à lui, à chaque instant. Ne vivre que pour lui, et qu'à travers lui. C'était un sentiment qui vous prenait tout entier, qui ne laissait plus rien de vous. Parce que tout ce que vous étiez, tout ce que vous possédiez, vous le donniez à l'autre. Et moi, j'étais amoureuse. Oh oui, je l'étais. Plus que personne ne pouvait se l'imaginer. Et en jeune fille amoureuse, j'avais le cœur qui battait à une vitesse folle à la simple vue de Mon Elliyöt se tenant ainsi, torse nu devant moi. Je ne pensais plus qu'à lui, à cet instant, et je ne vivrai jamais plus que pour lui. Il avait pris mon cœur, il m'avait prise toute entière, je lui avais donné tout ce que j'avais, et surtout le meilleur de ce que je possédais en moi pour le combler du mieux que je le pouvais. Alors oui, j'étais amoureuse. Et face à lui, j'avais envie de l'embrasser, de sceller mes lèvres aux siennes pour le reste de l'éternité, j'avais envie de caresser son corps avec douceur, de sentir sa peau sous mes doigts, de le sentir frissonner sous mes caresses, de le rendre fou d'amour et de désir comme il m'avait déjà rendue folle. Parce que c'était ça, l'amour : être fou. Fou de l'autre, perdre sa raison, perdre toute logique. Ma raison, il y avait bien longtemps que je ne l'avais plus. Je voulais qu'Elliyöt ressente la même chose que moi, si ça n'était pas déjà fait. Et pour le rendre fou, j'avais décidé de lui donner ce qu'il voulait. Mes mains s'étaient posées sur son corps, pour lui rendre un peu de ce plaisir qu'il venait tout juste de me procurer par ses douces caresses et ses tendres baisers. De là, j'avais entreprit de le dévêtir un peu. Parce qu'il était trop habillé à mon goût. Parce que j'avais voulu admirer son corps, une nouvelle fois. Parce que j'avais l'impression que ça faisait une éternité que je n'avais pas eu l'occasion de le contempler comme bon me semblait, sans m'attirer les foudres de qui que ce soit. Ce soir, il était à moi. Ce soir, je pourrais faire ce que je voulais de son corps. Je pourrais l'admirer autant que je le souhaitais et ce sans que ce geste ne me soit reproché, bien au contraire. Et je comptais bien en profiter, pour rattraper tout ce temps perdu, pour combler ce manque que j'avais ressenti pendant cette si longue année passée sans lui. Je le sentais se décomposer sous mes gestes, et cela ne faisait que m'encourager encore plus dans ce que j'avais entreprit. Il ne me fallu pas longtemps pour lui retirer sa chemise, pour le laisser dénudé devant moi, pour le plus grand plaisir de mes yeux. Il était magnifique. La perfection même. J'aurais pu rester des heures à le regarder, sans m'en lasser une seule seconde. Parce qu'il était tout simplement parfait, et que la vue qui s'offrait à moi à cet instant était la plus délectable de toutes. En m'entendant faire cette confession, Elliyöt se mit à sourire et à caresser mes cheveux, avec douceur. Ce fut à mon tour de sourire. Et les battements de mon cœur s'accélérèrent à nouveau lorsque je sentis sa main se poser sur ma taille pour me rapprocher de lui avec délicatesse. Mon sourire s'élargit, et ce fut avec douceur que mon corps rencontra le sien. Il posa alors sa seconde main sur ma taille, la mienne se déposant sur son épaule avant que nos lèvres ne se rencontrent pour un nouveau baiser plein de tendresse et de passion. Et tandis que notre baiser se prolongeait, je sentis ses mains caresser mes hanches et ma taille avec douceur, avant de se poser sur mes reins, m'amenant ainsi à coller mon corps un peu plus contre le sien, pour notre plus grand plaisir à tous les deux. Mais mon plaisir, à moi, s'intensifia lorsque je sentis – enfin – ses mains sur ma peau. Il avait passé ses mains sous mon haut, et il caressait à présent mon ventre avec douceur. Je fermai les yeux pour mieux savourer ce moment, tandis que je le sentais remonter, me faisant encore plus frissonner. J'avais perdu tout contrôle de son corps. A présent, c'était lui qui menait la danse. Il pouvait faire ce qu'il voulait de moi. Et par ses gestes, il allait me rendre encore plus folle que précédemment. Il le savait très certainement. Oh oui, il devait être pleinement conscient de l'effet que ses gestes me faisaient. Il devait sentir que les battements de mon cœur ne ralentissaient désormais plus, que ma respiration s'était saccadée, et que je frissonnais sous ses caresses, celles-ci laissant comme des trainées brûlantes sur ma peau. Elliyöt me mordilla légèrement la lèvre inférieure, en rajoutant un peu plus à mon plaisir du moment, avant que nos lèvres ne se séparent finalement, me laissant avec le souffle court et la respiration saccadée. Je rouvris mes yeux, pour le voir déposer un nouveau baiser sur mon front, puis sur mon nez, mes joues et enfin mes lèvres. Je souris à nouveau, tandis que l'une de mes mains remonta sur sa nuque. Lorsque ses mains arrivèrent à la hauteur de ma poitrine, il m'aida à retirer mon haut, exposant mon corps à son regard visiblement satisfait. J'admirai pendant quelques secondes son sourire, avant de passer un doigt délicat sur ses lèvres. J'aimais quand il me regardait comme ça, quand il me souriait de la sorte. Il me rendait vraiment folle. Et comme si cela ne suffisait pas, il reprit ses caresses, commençant par ma nuque et descendant lentement le long de ma colonne vertébrale. Je frissonnais de nouveau, et souris encore une fois lorsqu'après s'être penché vers mon oreille, il y murmura avec tendresse :

    « J’ai envie de toi mon amour. »

    Oui, mon sourire était large, à cet instant. D'abord par ses gestes, ensuite par ses mots. Des mots que j'aurais dits dans la seconde s'il ne l'avait pas fait lui même. Des mots que je n'avais pas entendus depuis un an. Des mots qui ne faisaient que décupler mon désir. Un désir qui était unique. Un désir que je n'avais jamais connu avec aucun autre amant. Parce que lorsque j'étais avec lui, il réveillait en moi des sentiments uniques. Tandis que mon corps se cambrait à nouveau contre le sien sous ses gestes, mes lèvres, elles, se posèrent une nouvelle fois dans son cou pour le dévorer avec tendresse, et passion. Mes mains, elles, caressaient son dos avec douceur et mes lèvres finirent par remonter jusqu'à ses lèvres que j'embrassais à nouveau.

    « Dans ce cas... »

    Je l'embrassais une nouvelle fois, avant de l'amener à s'installer sur le lit. Lorsque ce fut fait, je retirai mes lèvres des siennes pour l'admirer encore un peu. Et puis, finalement, je le rejoint, m'installant avec douceur sur ses genoux, face à lui, pour reprendre mes caresses là où je les avais laissées. Je commençai par son visage, que je caressais doucement avec mes doigts, et sur lequel je déposais de légers baisers. Je prenais mon temps, tout en m'exécutant, et pour cause : Je voulais prendre le temps de redécouvrir son corps, comme la première fois, bien que je sache pertinemment que chaque parcelle de celui-ci était parfaitement ancré dans ma mémoire. Son corps, je le connaissais par cœur. Parce qu'en un an de relation, j'avais eu bien des occasions de le voir, de l'admirer, de le toucher, de le caresser. Son corps était le mien. Mes mains auraient pu redessiner son corps tout entier tant elles y étaient habituées. Mais malgré tout, je voulais prendre mon temps. Savourer cet instant. Me rappeler avec tendresse du passé, de toutes ces nuits où nous nous étions donné l'un à l'autre, avec amour, tendresse et passion. Je voulais retrouver tout ça. Et si son manque aurait pu attiser ma hâte et mon impatience, ça n'était pas le cas. Je réfrénais mes ardeurs pour mieux profiter de l'instant qui m'était offert. Un instant qui resterait gravé pour toujours dans ma mémoire. C'était un peu comme une seconde première fois. J'eus un sourire en y pensant. Et mes mains, cette fois, descendirent dans son cou, tandis que je plongeais mon regard dans le sien.

    « Je t'aime Elliyöt »

    Je lui adressais un nouveau sourire, avant de passer doucement mes doigts sur ses clavicules, amenant plus de frissons à se former dans son cou. Je ne pu m'empêcher de rire légèrement en le voyait si réactif à mes caresses que je continuai sur son torse, sans pour autant rompre le contact visuel que j'avais instauré. Je le regardais quelques secondes tandis que je caressais son torse, puis finalement, mes yeux se posèrent sur celui-ci, admirant avec un côté un peu rêveur la vision de mes mains sur celui-ci. Mes lèvres se joignirent rapidement à la danse, se déposant d'abord dans son cou avant de redescendre sur son torse pour y laisser de légers baisers qui, comme mes mains, descendaient de plus en plus. Alors que mes lèvres arrivaient à hauteur de son nombril, mes mains, elles, arrivèrent à hauteur de sa ceinture dont je le débarrassai sans plus attendre. Je déboutonnai son pantalon sans aucun mal, avant de remonter doucement mes mains et mes baisers jusqu'à son visage et ses lèvres que je capturai à nouveau pour un baiser passionné. Je devais lui retirer son pantalon, mais pour cela, je devais me lever. Ce que je fis sans plus tarder, d'ailleurs, sans pour autant rompre notre baiser. Je ne mis fin à celui-ci que lorsque je repoussais doucement Elliyöt, pour qu'il s'allonge sur le lit. Je ne tardai pas à me mettre à califourchon sur lui, comme je l'avais fait lorsque nous étions entrés dans la pièce. Mes mains finirent leur travail sur son jean, et je fus finalement en mesure de lui retirer. Il n'était plus qu'en sous-vêtements maintenant, et je devais l'avouer, la vue qui s'offrait à moi à présent n'était pas désagréable, bien au contraire. Je pris le temps d'admirer le corps d'Elliyöt pour la énième fois, avant de plonger mon regard dans le sien et de déclarer dans un sourire malicieux :

    « Avouons-le, c'est bien mieux comme ça »

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MessageSujet: Re: Just you and me now | Lulvia   Sam 30 Oct - 14:34
J’étais incapable de freiner mes désirs et mes envies. Ca avait toujours été. J’avais toujours fait comme mon cœur le voulait. Comme j’en avais envie. Et encore aujourd’hui. Je n’avais pu m’empêcher de lui dire que j’avais envie d’elle. C’était la stricte vérité. J’avais besoin de retrouver son corps, de le redécouvrir, de l’apprécier, de le toucher, de le sentir en moi. Ca faisait trop longtemps que je n’avais pas pu la toucher, pas pu redécouvrir sa peau d’aussi près. Ca m’avait manqué. Mais je comptais rattraper le temps qui avait été perdu. Ce soir où un autre soir, peut importait. Je voulais juste la sentir près de moi. Je voulais juste redécouvrir sa peau, son corps. J’aimais la sentir frissonnée sous mes caresses. J’aimais quand elle m’embrassait dans le cou. J’aimais quand elle me disait qu’elle m’aimait dans le creux de l’oreille comme-ci c’était un secret. Et ce secret était doux, attendrissant et il me rendait fou. J’étais fou d’elle, de son corps, de ses gestes, de ses paroles, de ses sourires, de ses rires, de son caractère. Elle me rendait fou. Une drogue, elle était ma drogue. Sans elle, j’étais en manque. Totalement. Loin d’elle je devenais fou autant que près d’elle. Notamment quand ses lèvres croisaient les miennes, quand je sentais son souffle dans mon cou, ou quand ses mains parcouraient mon corps. Je lui avais dit que j’avais envie d’elle. Elle se mit à sourire et moi aussi. J’étais sincère. Elle le savait très bien. Ca faisait longtemps que je ne lui avais pas dit ça. Très longtemps, trop longtemps.Ca faisait un an. Un an sans avoir pu l’embrasser, la toucher. Un an de solitude, de misère, de douleur. Mais un an de fête, d’alcool, de cigarette et j’en passe. A cette évocation, à ce souvenir, je n’éprouvais plus rien si ce n’est un profond dégout pour moi-même. Par amour, on peut tomber bien bas. J’avais déjà testé et sincèrement, je ne le souhaite à personne. Mais ses souvenirs disparurent très vite quand je sentis qu’elle se cambrait légèrement et que ses lèvres vinrent se poser dans mon cou. Un nouveau sourire et je fermais les yeux. J’étais heureux. J’étais incroyablement heureux. Je débordais de joie et d’amour. J’étais tout simplement heureux et amoureux. Amoureux comme jamais. Je sentis sa main dans mon dos et ses lèvres sur mes lèvres. Nos regards qui se croisent. Une envie de l’embrasser. Elle prononça trois mots et je me laissais faire. Je reculais et me retrouvais sur le lit. J’étais hypnotisé par ses beaux yeux bleus. Elle me regardait un petit moment et moi aussi. Je la trouvais encore plus belle que jamais et mon cœur s’emballait de nouveau. Elle commençait à m’embrasser et ses mains caressèrent mon visage. Elle prenait son temps. On avait tout notre temps après tout. Et moi je promenais mes mains de ses hanches jusqu’à son dos, et après je passais par son ventre, sa poitrine, ses épaules et je m’arrêtais à sa nuque, redescendait alors par sa colonne vertébrale. Sa peau était douce, terriblement douce. Je pouvais redessiner son corps parfaitement. Mais je ne le ferais pas, parce que je suis totalement nul en dessin et puis parce que je gâcherais son corps harmonieux, parfait, semblable à celui d’une déesse. Elle prononça un je t’aime et moi je souris et lui répondit un « moi aussi » amoureux. Mes yeux brillaient de bonheur et je n’avais qu’une envie : qu’elle ne s’arrête jamais de faire ça. Ses doigts descendirent sur mes clavicules et je frissonnais encore plus. J’avais chaud et je me rendais compte que j’étais brûlant. Brûlant d’amour et de désir pour elle. Et surtout amoureux. Terriblement amoureux. Elle me regardait toujours, je faisais de même. Et puis elle posa son regard sur mon torse, mes mains vinrent caresser ses cheveux et je sentis alors ses lèvres sur ma peau. D’autres frissons à parurent et je laissais échapper un soupire de plaisir. L’excitation était à son comble et elle descendait de plus en plus bas laissant derrière elle, mon torse brûlant et un bonheur vif. Chaque baiser, chaque caresse étaient ancrés dans ma peau. Je pouvais les sentir la pénétrer, s’en foncer et s’y graver totalement. Mon corps lui appartenait. J’étais dépendant d’elle et mon corps était emprisonné de ses mains, de ses lèvres, de ses caresses et de ses baisers. Et puis je sentis la ceinture de mon pantalon partir et l’entendit tomber au loin. Elle déboutonna mon pantalon. Elle se releva m’embrassait passionnément. Et mon pantalon glissa au sol sans problème. Le feu qui brûlait en moi embrasait tout mon corps. Et puis nos lèvres se séparèrent et je tombais sur le lit. Elle fut à califourchon sur moi. Ses cheveux d’or tombaient sur mon visage et me le chatouillaient. J’observais le visage de la fée et j’eus un sourire quand elle dit que c’était bien mieux comme ça. En effet. Il y avait moins d’obstacle. Je la regardais longuement. Par contre, sur elle, il y en avait encore trop. Et là où moi je n’avais plus aucun vêtement sur mon torse, pour elle, il lui restait le soutien-gorge. C’était injuste. Mais c’était comme ça. Alors, je me relevais légèrement, atteignit ses lèvres et l’embrassait fougueusement. Mes mains se posèrent sur ses joues et avec un coup de hanche, je la fis basculer et je me retrouvais cette fois-ci sur elle. Je rompis le baiser après être resté un petit moment à mordre sa lèvre inférieur et je lui souris. Je désignais son soutien-gorge et lui dit alors une mine boudeuse sur le visage :

    « C’est totalement injuste ! »


Je me mis alors à rire légèrement. Et puis, je pris son bras, caressai alors sa main et puis fis le tour de son poignet pour descendre le long de son bras et remonter à son épaule, passer par son cou, contourner sa poitrine, arriver sur son ventre, redessiner sa taille, ses hanches. Des multiples frissons parcoururent le corps de Lulvia et je souris de plus belle. Et puis je pris ses poignets et les bloquais. Je ne voulais rien perdre de son corps. Je ne voulais plus aucun obstacle. Je voulais le redécouvrir petit à petit, lentement, tendrement. Alors mes lèvres se posèrent haut niveau de son menton et je l’embrassais tendrement tout en descendant progressivement. Je la mordillais, je l’embrassais. Parfois, je m’attardais par ici ou par là y laissant des marques fines. Et puis j’arrivais à sa gorge, décidai de faire un détour sur son épaule. Je la mordillais doucement satisfais de pouvoir le faire. Mes doigts caressèrent ses poignets et remontèrent vers sa main pour que nos doigts s’entrelacent. Et puis je descendis à la naissance de sa poitrine, tirant légèrement sur la bretelle de son soutien-gorge pour ne rien perdre de sa peau. Et puis j’arrivais sur celui-ci. J’eus un sourire et le dépassais quittant un furtif instant sa peau, pour la retrouver quelques centimètres plus bas. Et puis je continuais mon petit jeu, en m’attaquant à son ventre. Je mordillais alors sa peau ainsi que sa taille. Je fis un bisou sur son nombril et le senti se cambrer. Nouveau sourire. J’embrassais la limite de son jean et mes mains le déboutonnèrent. Je me relevais donc, pour le lui enlever. Il glissa parfaitement et en un instant, il se retrouva au sol. Je me repenchais sur Lulvia et l’embrassais de nouveau avec fougue. J’étais toujours brûlant. Je voulais ne jamais m’arrêter de la caresser, de l’embrasser. Et puis ma main passa le long de sa cuisse, la relevant légèrement. Je la caressais avec douceur et mon autre main passa dans son dos pour la relever légèrement. Mes lèvres ne quittaient pas les siennes. Je l’embrassais jusqu’à être à bout de souffle et quand se fut le cas, nos lèvres se quittèrent doucement et je posais mon front contre le sien. J’avais les yeux fermé mais je sentais son souffle saccadé. J’eus un sourire, déposai un bisou sur ses lèvres et ma main vint se poser sur sa nuque, poussant ses cheveux blonds sur le côté. Je la caressais alors doucement. J’aimais sa nuque, elle était fragile, mignonne. Et puis mes doigts suivirent alors sa colonne vertébrale et quand mes doigts rencontrèrent le tissu qui me semblait de trop, j’ouvris les yeux et embrassais une nouvelle fois mon Amour. Je commençais à chercher ses agrafes et quand je les trouvais, je posais ma tête sur son épaule et l’embrassai, faisant glisser la bretelle le long de son bras. Je pouvais voir où était la fermeture de son soutien-gorge. Je n’avais jamais été doué pour les défaire. Autant certains avaient le doigté, autant moi je ne le possédais pas. Alors je pu défaire le soutien-gorge correctement. Je déposais un baiser sur son épaule et je relevais la tête pour la regarder dans les yeux. Je lui souris amoureusement et mes mains se posèrent sur ses épaules pour glisser le long de ses bras pour que les bretelles glissent en même temps. Je parcourais alors sa peau totalement nue et sentis sa poitrine chaude contre mon torse. Quand mes mains atteignirent ses poignets, je saisis le soutien-gorge et elle fit tomber au sol. Je l’enlace alors tout en lui souriant doucement. Et puis mes lèvres se posèrent sur les siennes et après avoir échangé un long baisé je lui déclarai alors avec un sourire victorieux sur les lèvres :

    « Maintenant nous sommes à égalité »


Animal I have become

i can't escape this hell so many times i've tried but i'm still caged inside somebody get me through this nightmare i can't control myself so what if you can see the darkest side of me? no one would ever change this animal i have become help me believe it's not the real me somebody help me tame this animal © belzébuth
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MessageSujet: Re: Just you and me now | Lulvia   Sam 30 Oct - 20:17
    Il ne savait pas. Il ne se rendait pas compte. Oh non, Elliyöt ne se rendait pas compte de combien je l'aimais, de combien j'étais folle de lui. Il ne savait pas que chaque baiser, chaque caresse qu'il m'offrait me rendait folle. Folle de lui. Folle de désir pour lui. Un désir qui n'était pas un désir banal. Ca n'était pas juste une envie de sexe, c'était bien plus que ça. C'était une envie bien plus profonde. C'était celle de redécouvrir son corps, celle de ne faire plus qu'un avec lui, comme avant. Celle de l'aimer, de toute mon âme, et de tout mon corps. J'aimais l'admirer, j'aimais le caresser, sentir sa peau sous mes doigts, le sentir frissonner sous mes caresses, le voir fermer les yeux de plaisir, sourire de bonheur. Oui, j'aimais ça. Et j'aimais ce moment que nous passions ensemble plus que tout. J'aurais aimé que cette soirée dure encore et encore. J'aurais aimé qu'il n'arrête jamais de me dire ses « Je t'aime », qu'il ne cesse jamais de les penser. J'aurais tellement aimé qu'il n'y ait que nous deux, sur cette terre, qu'il n'y ait plus que lui et moi. Elliyöt et Lulvia. Car il était tout ce dont j'avais besoin dans ce monde pour être heureuse. Il était à lui seul le responsable de mon bonheur. Il était mon bonheur. Et à cet instant, je ne pensais à rien d'autre si ce n'était lui. Lui, et ses caresses. Des caresses qui me rendaient folle, qui me faisaient perdre le tête. A chaque caresse que je lui procurais, je sentais les siennes en retour. Je sentais ses mains caresser mes cheveux, ses doigts parcourir mon corps, ses lèvres se joindre aux miennes avec délice. Et quand nous nous arrêtions un instant, juste l'espace de quelques secondes pour se regarder, je pouvais lire tout cet amour et tout ce désir dans ses yeux, un amour et un désir qui ne faisaient qu'accroître les miens, qui ne faisaient que me confirmer que c'était lui, l'homme de ma vie. Quoi que l'avenir nous réserverait. Quels que seraient les obstacles que nous aurions à affronter. Il resterait, quoi qu'il arrive, et pour toujours, l'homme de ma vie. Le seul, l'unique. Parce qu'il avait toujours été le seul. Le seul que j'ai jamais aimé, le seul à qui j'ai jamais fait l'amour. Oui, car comme je lui avais expliqué, il y avait une différence, pour moi, entre le sexe et l'amour. Et Elliyöt avait été et serait toujours le seul à qui j'ai fait l'amour. En bien des aspects, Elliyöt se démarquait des autres, à mes yeux. Et dans mon coeur, c'était la même chose. C'était pour cette raison que je voulais le rendre heureux, pour cette raison que je voulais qu'il sache à quel point je l'aimais et à quel point il me rendait heureuse. Pendant trop longtemps, nous avions été séparés. Pendant trop longtemps, il avait pensé que tout n'avait été que sa faute. Pendant trop longtemps, il s'était dit qu'il n'avait pas été à la hauteur de notre amour. La vérité était qu'il avait été bien plus qu'à la hauteur. La vérité était que ma vie, sans lui, n'avait plus aucun sens. La vérité, c'était que je l'aimais et que j'aimais le sentir ainsi contre moi, sentir ses mains parcourir mon corps avec douceur, tendresse et légèreté tandis que je m'occupais moi même du sien, tandis que je prenais soin de le caresser et de prendre mon temps pour redécouvrir son corps tout entier. Quand il répondit à mon « Je t'aime » par un « moi aussi » tout aussi amoureux, je ne pu retenir un large sourire. Je souriais, parce que j'étais heureuse, mais parce que je savais aussi qu'il était sincère. Il m'aimait. Et je me maudissais d'avoir, la veille encore, pensé le contraire. Je m'en voulais d'avoir mis en doute ses sentiments, parce qu'il en avait trouvé une autre et qu'il m'avait dit des mots qui avaient dépassé sa pensée tant il avait été blessé. Au final, si notre séparation m'avait fait du mal, je réalisais aujourd'hui que ça n'avait pas été elle qui avait été la plus douloureuse. Ca avait plutôt été l'idée qu'il ne m'aime plus, qu'il me déteste... Que je ne sois plus rien à ses yeux. Voir que ça n'était pas le cas me rendait folle de joie. Je le sentais soupirer de plaisir, ce qui m'incitait encore plus à continuer ce que j'avais entreprit. Une fois mon Elliyöt un peu plus dévêtu, je m'étais mise à califourchon sur lui, visiblement satisfaite de ce que je venais de faire, déclarant même que c'était bien mieux comme ça. Ma remarque eut au moins le mérite de le faire sourire. Je sentis son regard posé sur moi pendant un long moment, avant qu'il ne se relève légèrement pour m'embrasser fougueusement. C'est avec plaisir et passion que je répondis à son baiser, sentant ses mains se poser sur mes joues tandis que les miennes étaient à présent dans son dos. Et puis, sans que je m'y attende, il me fit basculer d'un coup de hanche, se retrouvant cette fois à califourchon sur moi. Notre baiser prit fin après un moment, et après qu'il m'ait mordu la lèvre inférieure, m'amenant presque malgré moi à griffer légèrement son dos en signe d'encouragement. Lorsque nos lèvres se séparèrent, ma respiration était saccadée. Je le regardais avec un large sourire, posant ma main sur sa joue pour la caresser avec douceur. Et puis, le sourire qu'il arborait finit par disparaître, pour laisser apparaître une mine boudeuse que je connaissais bien et qui m'amusait toujours.

    « C’est totalement injuste ! », dit-il alors en désignant mon soutien-gorge, que je portais encore.

    Je me mis à rire en même temps que lui. J'aimais ça. J'aimais quand mon rire se mêlait au sien, j'aimais l'entendre rire, même si ce n'était que l'espace de quelques secondes.

    « Mon chéri, la vie a toujours été injuste », lui avais-je alors répondu dans un sourire.

    Je savais pertinemment qu'Elliyöt se chargerait de cette injustice. Parce qu'il était comme ça, mon amoureux : toujours à vouloir réparer les injustices. Toujours à vouloir faire les choses bien. Et les choses, je le savais, il allait bien les faire. Comme toujours. Comme à chaque fois que nous nous retrouvions tous les deux. Elliyöt commença alors à caresser ma main, mon poignet puis mon bras. Il arriva finalement sur mon épaule, mon cou, ce qui déclencha de légers frissons sur ma peau. Il contourna ma poitrine, caressa alors mon ventre, ma taille et mes hanches. Quand je disais qu'il me rendait folle. Je ne pouvais rien faire, si ce n'était frissonner au contact de sa main sur mon corps. Je le voyais sourire. Il se délectait de cette douce torture qu'il était en train de m'affliger. Étonnamment, ça ne m'étonnait pas de lui. Quand ses lèvres se posèrent au niveau de mon menton, je fermai celle-ci, exposant mon cou à ses douces lèvres. Je le sentais, mordiller, embrasser chaque parcelle de peau qu'il trouvait en chemin. Ma main s'était posée dans son dos, que je caressais avec douceur, comme pour l'encourager à continuer, à ne pas s'arrêter. Il mordilla alors mon épaule, m'arrachant malgré lui un léger gémissement de plaisir. Je sentis sa main rencontrer la mienne, et c'est tout naturellement que nos doigts s'entrelacèrent, mon pouce caressant avec douceur sa main, comme pour le remercier du plaisir qu'il était en train de me procurer. Il m'avait rendue faible. J'avais toujours les yeux fermés, et j'étais comme impuissante sous ses caresses, ce qui me déplaisait légèrement. J'aurais aimé lui rendre ce plaisir. Ses lèvres descendirent finalement à la naissance de ma poitrine et se décalèrent rapidement plus bas, pour regagner mon ventre. Je poussais un léger soupir, visiblement mécontente qu'il ne soit pas resté plus longtemps sur cette partie de mon corps et qu'il ne m'ait pas débarrassée de ce soutien-gorge qui le dérangeait tant. Ne voulait-il pas mettre un terme à cette injustice, comme il l'avait si bien dit ? Bon, j'étais peut-être un peu impatiente. Ok, je l'étais beaucoup. J'étais bien plus patiente que c'était à moi de faire languir Elliyöt. Mais c'était sans doute normal, non ? Ses lèvres se posèrent sur mon ventre, m'arrachant à ses réflexions pour me faire une nouvelle fois frissonner de plaisir. Ma main vint se poser dans les cheveux d'Elliyöt, que je caressais doucement, pour l'inciter à continuer. Il ne fallait pas qu'il s'arrête. Ses baisers étaient juste de purs délices. Parce qu'ils embrasaient ma peau, et que celle-ci était en feu. Et je brulais toujours un peu plus à mesure que je le sentais m'embrasser. Quand il embrassa mon nombril, je me cambrai naturellement, avant de rire légèrement. Je rouvris les yeux, avant de redresser la tête pour l'admirer. Je le vis sourire, et embrasser la limite de mon jean.

    « Oh Elliyöt, tu vas me rendre folle », lachai-je dans un soupir avant de retomber sur le matelas.

    Il se releva à cet instant pour m'ôter mon pantalon. Cela ne prit pas longtemps, et je rouvris alors les yeux pour rencontrer une nouvelle fois ses lèvres et partager un nouveau baiser fougueux avec lui. Quand sa main passa le long de ma cuisse, la relevant légèrement, je poussai un soupir de plaisir qui se perdit dans l'échange de notre baiser. Son autre main, elle, passa dans mon dos, me relevant légèrement, m'amenant à passer une main derrière sa nuque, une autre dans son dos. Notre baiser prit fin après un instant, nous laissant tous les deux essoufflés. Je sentis son front se poser sur le mien, et j'eus un léger sourire. Je ne le voyais pas, j'avais les yeux fermés. Il déposa un baiser sur mes lèvres et posa sa main sur ma nuque, me faisant rouvrir les yeux à cet instant. Je le sentis pousser mes cheveux sur le côté, pour mieux caresser ma nuque, avec douceur. Sa main passa alors dans mon dos, le long de ma colonne vertébrale, avant de s'arrêter un peu plus loin, lorsqu'il rencontra ce qui le dérangeait tant. Il rouvrit les yeux, m'embrassa une nouvelle fois avant de partir à la recherche des agrafes de mon soutien-gorge. Lorsqu'il les trouva, il déposa un baiser sur mon épaule, faisant glisser la bretelle le long de mon bras. Mes yeux se refermèrent pour mieux savourer la douceur de ses gestes, tandis que je le sentais s'attaquer à la fermeture de mon soutien-gorge. J'esquissai un nouveau sourire. Je connaissais bien Elliyöt et je savais qu'il n'excellait pas en la matière. J'allais lui proposer de l'aider mais il réussit à en venir à bout avant même que je n'ai prononcé le moindre mot. Il déposa un nouveau baiser sur mon épaule et releva la tête pour me regarder. Mes yeux c'étaient rouvert dès lors que ses lèvres avaient quitté ma peau, et je vis son sourire amoureux, un sourire qui me réchauffa le coeur et qui m'invita à lui sourire à mon tour. J'eus une nouvelle fois envie de lui dire que je l'aimais, mais je n'en fis rien, me contentant seulement de le murmuré. Ce fut presque inaudible, mais je savais qu'il avait compris. S'il n'avait pas entendu mes mots, il les avait au moins lus sur mes lèvres. Il posa alors ses mains sur mes épaules pour venir à bout de ce morceau de tissu qui le dérangeait tant et qui avait provoqué cette injustice entre nous. Mon soutien-gorge quitta rapidement ma peau, pour nous laisser à égalité, pour notre plus grand plaisir, à tous les deux. Elliyöt m'enlaça bien rapidement, collant ainsi ma poitrine contre son torse. Il souriait encore, et c'est sans plus attendre que ses lèvres se posèrent sur les miennes pour échanger un nouveau baiser plein d'amour et de tendresse. Lorsque nous eûmes terminé, il me regarda avec un sourire victorieux aux lèvres avant de déclarer :

    « Maintenant nous sommes à égalité »

    Je ne pu m'empêcher de rire légèrement. Je lui adressai un large sourire, avant de répondre avec malice :

    « J'aime quand nous sommes à égalité »

    Mes lèvres se posèrent une nouvelle fois dans son cou, et mes mains sur ses épaules. Après un instant, je redressai la tête, passant mes mains derrière sa nuque et le regardant avec amour. Cette petite pause dans nos caresses commençait à se faire trop longue, bien qu'elle soit agréable compte tenu de l'état dans lequel Elliyöt m'avait mise avec ses baisers et ses caresses. Parce qu'il fallait être honnête : il m'avait rendue folle, et j'avais cru qu'il serait difficile de ne pas me jeter sur lui quand il arrêterait. Finalement, j'avais su me contenir. Un peu. Parce que j'avais trop envie de lui pour me contenir plus longtemps. C'était probablement pour cette raison que je m'étais une nouvelle fois jetée sur ses lèvres, pour l'embrasser avec fougue. Et c'était probablement pour cette raison également que l'une de mes mains s'était posée dans le creux de ses reins tandis que l'autre s'était posée sur sa cuisse. Avec une lenteur délibérée – oui, c'était à mon tour de le faire languir – j'avais ainsi caressé sa cuisse, et le bas de son dos, passant délibérément mon doigt à la hauteur de son boxer pour y glisser mon index. Mon doigt passa le long de l'élastique de son sous-vêtement, rejoignant rapidement son ventre. De mon autre main, j'incitai Elliyöt à s'allonger sur le dos, pour m'attaquer avec plaisir à son ventre. Je déposais de légers baisers sur celui-ci, descendant progressivement pour attiser son désir, un désir que je me délectais de voir s'accroitre au fil de mes caresses. Mes doigts, eux, se chargeaient de son torse, sur lequel je laissais avec plaisir de légères marques de griffures. Finalement, j'arrêtai de le caresser et de l'embrasser pour redresser ma tête dans sa direction. Nouveau sourire, nouveau baiser.

    « Attends »

    Après ces quelques mots, je me redressai complètement, pour fermer les yeux, et faire apparaître quelque chose dans ma main. Pas grand chose, en fait. Juste de quoi lui faire plaisir. Encore plus plaisir. Et de quoi augmenter son désir. Un carré de chocolat noir. Je l'ai dit, ça n'était pas grand chose. Doucement, délicatement, mes doigts tenant le chocolat s'approchèrent des lèvres d'Elliyöt pour le placer entre ses dents. Voilà qui satisferait tout le monde. Parce qu'en plus de satisfaire la gourmandise, le chocolat était aussi estimé aphrodisiaque. Si ça n'avait tenu qu'à moi, j'aurais fait apparaître du chocolat fondu dont je l'aurais recouvert, mais je n'étais pas assez patiente pour ça. Parce qu'il m'avait déjà trop poussée à bout, et que je ne pouvais pas attendre avant de le sentir en moi, comme avant. Je le laissais commencer à manger le chocolat, avant de dévorer ses lèvres et de goûter, au passage, à la gourmandise que je lui avais offerte. Et tandis que je l'embrassais, mes deux mains regagnèrent l'élastique de son sous-vêtement pour l'en débarrasser. J'esquissai un sourire, à la pensée que je venais d'être la responsable d'une nouvelle injustice vestimentaire entre nous. Une injustice qu'il finirait forcément par réparer, comme l'autre, et ce pour mon plus grand plaisir.

    « C'est totalement injuste ! », dis-je à mon tour en exprimant une mine boudeuse et en désignant d'un geste la culotte que je portais encore.

    J'étais assez douée, dans l'imitation que je venais de faire. Bien que je n'ai pas le talent d'Elliyöt pour prendre une mine boudeuse, je savais moi aussi jouer les enfants capricieuses, et ça faisait peut-être partie de mon charme, non ?
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MessageSujet: Re: Just you and me now | Lulvia   Lun 1 Nov - 12:45
Je sentais son corps frissonner, se cambrer, ses soupirs d’extases, ses ongles se planter dan ma peau et réveiller en moi cette envie de chair. Je me retenais bien entendu voulant faire durer le plaisir. Parce que je voulais qu’elle me dise qu’elle m’aime, qu’elle me souffle mon nom au creux de l’oreille, que je sente sa raison s’envoler comme la mienne avait fait. J’étais envouté par ce corps parfait, ce corps que j’aimais, ce corps de déesse. Je sentais dans chacun de ses membres, sur chaque parcelle de sa peau se désir qui s’amplifiait à chacune de mes caresses, à chacun de mes baisers. Je n’en étais plus que satisfait. Et je voulais ne jamais quitter cette pièce. Et je voulais que le temps s’arrête et qu’on ne s’arrête jamais. J’oubliais le monde, le temps, les autres. Nous n’étions que deux. Nous étions seuls au monde. Lulvia & Elliyöt. C’était ce qui me rendait heureux, être seul avec elle et essayer de lui faire percevoir l’amour que je pouvais ressentir pour elle. Parce que je le savais très bien, je ne pouvais pas lui montrer tout mon amour, c’était impossible parce qu’il était immense. Mais le fait qu’on se donne l’un à l’autre une nouvelle fois, me permettait de montrer un peu de cet amour et de cette tendresse. Je la sentais devenir folle sous mes caresses et moi j’appréciais cette emprise que j’avais sur elle comme elle avait eut sur moi tout à l’heure. A chaque fois que je faisais l’amour avec Lulvia, car c’était bien de ça qu’il s’agissait, je devenais fou, fou de désir, fou de bonheur. Chaque fois que nos corps se rencontrait, l’emprise du moment restait longtemps sur moi comme-si Lulvia y avait déposé son empreinte. Comme-si mon corps lui appartenait. Mais en réalité, il lui avait toujours appartenu. Parce que ce n’était qu’avec elle que je ressentais autant de choses, autant d’émotions et que la raison me quittait. J’avais fait l’amour à Danaé plus d’une fois, mais je n’avais jamais obtenu ce résultat. Je n’avais jamais autant perdu la raison et chaque baiser qu’elle m’avait donné, n’avait pas autant accentué mon désir et mon amour pour elle. Ce qui était le cas avec Lulvia. Et ce qui renforçait considérablement mon idée : c’était mon Âme Sœur, la femme de ma vie, ma futur femme. Et cette idée me donna encore plus envie de l’embrasser, de la faire jouir, de la sentir frémir sous mes caresses et surtout de la sentir en moi et d’être en elle. Ma remarque sur son soutien-gorge qui gênait tout la finit rire et mon rire se joignait à elle. Son rire avait un son doux, c’était une douce musique à mes oreilles et je ne pouvais me lasser de l’entendre. Elle répondit à ma phrase. Et elle avait raison. La vie était injuste, mais je me devais de rétablir cet équilibre de nos corps et du nombre de vêtements que nous portions. Et je m’étais mis au travaille, la caressant, la faisant, frémir, frissonner. C’était une douce torture, une torture que je lui rendais bien. Après tout elle avait fait pareil avec moi tout à l’heure. Une vengeance ? Ca en avait tout l’air. Elle se mise à gémir. Mon désir augmenta et j’étais heureux. Je sentais sa peau s’embraser autant que la mienne. J’avais chaud, et mon corps brûlait de désir pour elle. Je la faisais attendre, mais j’attendais aussi. Et c’était pour mieux redécouvrir son corps, pour mieux la sentir en moi, et pour lui montrer que je l’aime. Sa phrase dans laquelle elle me dit que je la rendais folle me fit sourire et me rendit encore plus heureux. Elle avait totalement perdu la raison et j’étais content. Nous étions au même niveau. Et je recommençais mes caresses, mes baisers, ma preuve d’amour. Mes gestes étaient toujours avec douceur et même-si j’avais envie d’enlever le plus vite possible ses vêtements, je n’en fis rien. Je perçus ses « je t’aime » sur ses lèvres et je le lui rendis par des « moi aussi » tout aussi amoureux et désireux. Quand j’eus finis d’enlever les vêtements de trop et réparé cette injustice, je n’avais pu m’empêcher de que nous étions à égalité. Elle rit. Je souris. Elle ajouta qu’elle aimait qu’on soit à égalité. Et ce fut à son tour de me rendre totalement fou. Je sentis ses lèvres dans mon cou et je laissais passer un gémissement que j’étouffais sur son épaule. Et puis elle s’arrêta d’un seul coup et me regarda. Il ne fallait pas qu’elle s’arrête. Il ne le fallait pas. J’avais envie d’elle, terriblement envie. Je tremblais de bonheur, de joie mais aussi de désir et plus le temps passait, plus j’éprouvais un désir immense et mon côté animal prenait le dessus, ne voulant que les délices de la chair et de l’amour. Je la suppliais du regard de continuer, de ne jamais s’arrêter, de continue de me rendre fou d’amour et de désir pour elle. Ma prière fut entendue et elle se jeta sur moi pour m’embrasser avec fougue. Je fermais les yeux et mes mains se baladaient de partout sur son corps, parfois griffant certains endroits. Le baiser devint plus sauvage et cette fois je ne me freinais plus. Je laissais totalement le désir entrer en moi, prendre en otage chaque parcelle de mon corps et le procurer à Lulvia. Je sentis une de ses mains venir se nicher au creux de mes reins et l’autre sur ma cuisse musclée. Nouveau frisson. Nouvelle vague de chaleur. Et voilà qu’avec beaucoup de lenteur et de douceur elle commençait à caresser le bas de mon ventre. Je sentis son doigt passer sous le boxer et longer l’élastique. Je m’allongeais sur le lit et je frissonnais terriblement et tremblait de plus en plus. Mon souffle se faisait saccadé. Je n’en pouvais plus. Elle me rendait fou. Totalement. Je la voulais en moi. Et je laissais passer un nouveau gémissement. Celui-ci fut plus animal. Je perdais totalement la raison. De nouveau ses lèvres se posèrent sur mon ventre et je me cambrai, agrippant les draps sauvagement. Je sentis des griffures sur mon torse. Nouveau gémissement. Ma respiration se faisait de plus en plus courte. Mon cœur s’emballait. Je n’en pouvais plus. Mais je ne voulais pas qu’elle s’arrête, pas en si bon chemin. Et puis elle s’arrêta. J’essayais de reprendre mon souffle. Elle se issa à ma hauteur et je lui souris. Elle fit de même et nous nous embrassèrent une nouvelle fois. Mais voilà qu’elle me demandait d’attendre. Je ne savais pas ce qu’elle avait derrière la tête mais je l’implorais de faire vite. Je l’implorais que cette torture s’arrête. Elle se redressa et je la regardais faire. Et puis je la vis se pencher de nouveau sur moi et mettre quelque chose en mes dents. Un goût sucrer vint se poser sur mes lèvres et un sourire parcourut mes lèvres. Du chocolat. Je dégustais donc le chocolat tout en regardant Lulvia. Et puis ses lèvres se posèrent sur les miennes et sa langue vint croiser la mienne. J’avais le goût de chocolat dans la bouche et elle partageait se délice avec moi. Mes mains vinrent se poser dans son dos et j’y laissais une griffure de plus parmi tant d’autres. Je sentis alors mon boxer me quitter et le désir se fit encore plus grand. Nos lèvres se séparèrent et je la regardais me dire :

« C’est totalement injuste ! »

Je me mis à sourire devant sa mine boudeuse et son imitation de moi. Elle était douée pour ça. Et je me mis à rire. Elle était trop mignonne avec cette tête d’enfant qui lui allait si bien. Je craquais sous son regard bleu.

« Alors réparons cette injustice »

Je lui souris doucement. Et puis mes mains agrippèrent ses hanches pour ne pas qu’elle s’enfuie. Elle était tout à moi maintenant. Cette fois je ne freinais aucun désir, aucun geste animal. Cette fois, je me laissais aller. Alors mes lèvres se posèrent sur sa poitrine nue et je l’embrassais avec passion, amour. Parfois je mordais sa peau, d’autre fois je la léchais. Je laissais des empreintes sur elle et je la sentis trembler de désir elle aussi. Mes mains firent le tour de sa taille et je la caressais délicatement. Je me relevais légèrement tout en continuant d’embrasser sa poitrine brûlante. Je sentis des griffures, des soupirs de plaisir. Je ne pouvais plus m’arrêtais maintenant. Elle m’avait poussé à bout. Elle m’avait rendu fou. Et puis elle se retrouva sous moi. Je mis une jambe entre les siennes et me penchais sur elle pour l’embrasser avec fougue et sauvagerie. Je lui mordis la lèvre inférieure. Et puis mes mains qui étaient restés sur sa taille vinrent jouer avec sa culotte, la montant et la descendant, la froissant quelque peu, la tordant. Finalement, après un moment à jouer avec, je décidais enfin de la lui retirer pour que nous soyons de nouveau à égalité. Je l’embrassais avec passion, avec amour passant ma main dans ses cheveux. Et puis je lui susurrais à l’oreille :

« J’ai rétabli l’équilibre mon amour. Et je dois te dire que je t’aime. Tu me rends fou. Fou amoureux, fou de désir pour toi. Je t’aime comme un fou Lulvia. Je t’aime et je te désire comme jamais. »

Je l’embrassais une nouvelle fois. Et puis nos corps finirent par se rencontrer. Nos gestes de plus en plus saccadés. Il n’y avait plus de barrière. Il n’y avait plus d’obstacle et plus rien ne pouvait freiner notre désir, notre envie et notre amour. Les draps se froissèrent sous nos gestes d’amour et j’étais plus heureux que jamais. J’étais heureux, amoureux et fou. Fou d’une fée. Fou d’elle. Fou mais surtout heureux.


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MessageSujet: Re: Just you and me now | Lulvia   Lun 1 Nov - 16:58
    Qui avait dit que la folie était une malédiction ? La folie, après l'amour, était probablement le plus beau sentiment qui pouvait exister. Parce que, lorsqu'on devenait fou, on en oubliait toute raison. On ne se focalisait que sur une seule chose – que sur un seul être, pour ma part – et on en oubliait le reste. La logique n'avait pas sa place dans ma tête. La réflexion non plus. Si, au quotidien, comme tout un chacun, j'avais une part de folie en moi, alors, aujourd'hui, je devais le reconnaître : j'étais enfin devenue folle. Complètement. Et cela grâce à une seule personne : Elliyöt. L'amour de ma vie. Les battements de mon coeur s'accéléraient, dès que son nom résonnait dans ma tête. Et c'était comme ça, généralement, que je commençais à perdre la raison. Car dès lors que son nom, que son visage, son odeur me revenaient en tête, j'oubliais tout le reste. Aujourd'hui encore, il m'avait entrainée dans cette douce folie que lui seul savait faire naître en moi. Je n'avais jamais été comme ça. Je n'avais jamais aimé à ce point, au point d'en devenir folle. Il était le seul à réveiller celle que j'étais quand il était à mes côtés. Le seul à pouvoir me changer, à pouvoir prendre le meilleur de ce que j'avais en moi pour le magnifier, pour me rendre plus belle, mais aussi plus douce, et plus aimante. Avec lui, j'étais meilleure. Folle, certes, mais meilleure. Il savait très certainement l'emprise qu'il avait sur moi. Une emprise forte, tellement forte qu'il en jouait. J'aimais jouer avec cette emprise que je possédais moi-même sur lui. J'aimais le faire languir, le faire attendre avant de lui donner ce qu'il souhaitait – une caresse, un baiser, une nuit d'amour, qu'importe. J'aimais le voir s'impatienter pour obtenir ce qu'il voulait, tel un enfant. Bien entendu, Elliyöt savait se montrer patient. Mais, parfois, son visage le trahissait. Une mine boudeuse, des sourcils froncés, tels étaient les signes de son impatience grandissante, une impatience que je me faisais un plaisir d'entretenir, pour accroître notre plaisir et notre désir à tous les deux. Mais contrairement à ce qu'on pourrait penser, Elliyöt était lui aussi très doué en la matière. Car il savait me faire languir à merveille. Il savait accroître mon désir par ses gestes qui se voulaient à la fois doux et lents. Il savait comment s'y prendre. Et il me rendait encore plus folle. Cela semblait visiblement l'amuser, tout autant que je m'amusais moi-même avec lui. Mais à cet instant, l'attente ne m'amusait pas le moins du monde. Au contraire. Je voulais le sentir contre moi, je voulais le sentir en moi, et ne plus avoir à attendre avant que ce moment n'arrive. Et pourtant... Elliyöt, lui, semblait se délecter de me voir dans cet état. Je commençais à en trembler, l'impatience m'habitait de plus en plus, et je ne pouvais décemment pas le laisser continuer sans répliquer. C'était pour cette raison que je m'étais à mon tour occupée de lui, bien décidée à lui rendre le plaisir qu'il m'avait lui même procuré. Je le sentais soupirer de plaisir, trembler, se cambrer sous mes lèvres. Je le voyais agripper les draps, se laisser dominer par le plaisir qu'il éprouvait, et je m'en délectais. J'aurais pu continuer ce petit jeu encore bien longtemps. Oui, j'aurais pu le regarder se cambrer sous mes baisers, le sentir frissonner sous mes caresses, et ce pendant des heures. Des heures, nous les avions. Nous avions toute la nuit. Nous avions tout notre temps. Et notre temps, nous l'avions pris, jusqu'à présent. Cependant, j'avais fini par le dévêtir complètement, trop impatiente de redécouvrir le bonheur de son corps contre le mien. En agissant de la sorte, je savais que j'avais rétabli l'injustice vestimentaire entre nous, et j'en avais justement profité pour lui fournir une imitation plutôt réussie de sa mine boudeuse en déclarant, à mon tour, qu'il était totalement injuste que je porte encore quelque chose. Je vis son magnifique sourire me répondre, avant qu'il se mette à rire, faisant raisonner dans la pièce le son le plus doux que j'ai entendu.

    « Alors réparons cette injustice »

    Je ne pu retenir un sourire. J'étais certaine qu'il répondrait ça, ou, à défaut qu'il ne le fasse, qu'il finirait par réparer cette injustice, comme il avait réparé la précédente. Je sentis ses mains agripper mes hanches, celles-ci attisant encore plus mon désir. Je sentis dans les secondes qui suivirent ses lèvres se poser sur ma poitrine qu'il embrassa avec passion, et amour. Instinctivement, je me cambrai une nouvelle fois sous son geste, lui offrant par la même occasion un meilleur accès à ma poitrine nue. Je rejetai ma tête en arrière, les yeux fermés, savourant avec délice chaque baiser, chaque morsure qu'il offrait à ma peau. Je n'en pouvais plus. S'il m'avait poussée à bout précédemment, ça n'était rien comparé à l'état dans lequel il me mettait à cet instant. Ma main, posée dans sa nuque, l'incita à continuer, à ne pas s'arrêter, tandis que je posais mon autre main sur son torse pour le caresser avec passion et amour. Parfois, je le griffais, je soupirais. A vrai dire, je ne me contrôlais plus. Plus du tout. Je n'avais plus aucun contrôle sur moi. Elliyöt était le maître de mon corps, et de mon âme. Il me dominait de ses baisers et de ses caresses, et entre ses mains, je n'étais plus qu'un lot de gémissements, de caresses, et d'encouragements. Il n'arrêtait pas, il n'arrêtait plus, et me rendait complètement folle. Encore plus qu'avant. Je commençais à trembler tant le plaisir était intense, et j'aurais aimé que ses lèvres ne quittent jamais ma peau. Finalement, il se redressa, et je me retrouvai sous lui. Il passa sa jambe entre les miennes, et c'est sans rechigner que je l'emprisonnais de celles-ci. Je ne faisais même plus attention à ce que je faisais. J'entendis ma voix, dans un souffle, murmurer son prénom, mais je n'étais pas certaine de l'avoir prononcé. Je ne savais vraiment plus ce que je faisais. Et puis, ses lèvres capturèrent les miennes, avec fougue, et sauvagerie. Je répondis avec ardeur à son baiser, caressant son dos avec mes mains. Finalement, je sentis ses mains se poser sur ma culotte, je le sentais jouer avec, et je gémis entre ses lèvres, comme pour le supplier d'arrêter cette douce torture. Notre baiser rompu, il termina ce qu'il avait entreprit, et nous étions à présent à égalité. Et nos lèvres se retrouvèrent pour un nouveau baiser, plus tendre, et plus amoureux que le précédent, mais tout aussi agréable. Je sentais sa main dans mes cheveux, tandis que les miennes s'étaient posées sur ses épaules musclées auxquelles je me raccrochais pour ne pas perdre tout sens de la réalité. Finalement, ce nouveau baiser se termina, me laissant à bout de souffle. J'avais la respiration saccadée, mais je l'entendis malgré tout susurrer à mon oreille :

    « J’ai rétabli l’équilibre mon amour. Et je dois te dire que je t’aime. Tu me rends fou. Fou amoureux, fou de désir pour toi. Je t’aime comme un fou Lulvia. Je t’aime et je te désire comme jamais. »

    Je poussai un soupir de plaisir. Les yeux fermés, j'esquissai un sourire. Comme je l'aimais. Comme j'aimais entendre ces mots. Je rouvris mes yeux, pour poser mon regard dans le sien. Un regard plein de désir et plein d'amour pour lui.

    « Je t'aime aussi... Je t'aime tellement. Plus que les mots ne pourraient le dire. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. »

    En disant ces derniers mots, j'avais passé mes mains sur son visage pour le caresser tandis que je déposai de légers baisers dans son cou.

    « Tu es le seul... » dis-je alors, entre deux baisers. « Tu es le seul que j'ai jamais désiré Elliyöt. »

    Et c'était vrai. Parce que les autres amants que j'avais eu, je ne les avais pas désirés. Pas vraiment. Ca avait juste été des attirances physiques, sexuelles. Ce que j'éprouvais pour Elliyöt, en revanche, c'était du désir à l'état pur. Et il serait à jamais le seul que je désirerais. Nous nous embrassâmes à nouveau, et nos corps se rencontrèrent dans une danse harmonieuses. Je me laissai faire dans ses bras, j'agissais sans réfléchir, laissant mes mains, ma bouche, mon corps tout entier réagir comme il le voulait, au gré de son désir et des souvenirs de nos ébats précédents. Des souvenirs qui, s'ils remontaient à un an en arrière, restaient bien ancrés dans ma mémoire, et dans ma peau. Parce que je me souvenais de chaque nuit passée dans ses bras, de chacun des gestes qu'il avait eu à mon égard, de chacune de ses caresses. Mon corps lui même s'en souvenait, et ne les oublierait jamais. C'était gravé en moi. Ancré dans mon corps à jamais.

-

Dis moi, si on suspendait le temps ?
« Silence Clepsydre, arrête de couler »
Dans le vide je veux suspendre cet instant
En mon fort intérieur je veux te garder
Garder en moi ton corps si puissant,
Pour que ne finisse jamais ce moment.
Délice extrême aux confins du plaisir,
Où nous mène ton ardeur à ce désir
Ta fougue à m'aimer m'emmène ailleurs.
Je t'en prie, fais moi encore frémir...
Fais moi encore sentir ton ardente chaleur
Et que ton corps dans le mien soit bonheur.

Encore, encore, toujours plus encore
L'entrelacement amoureux de nos deux corps
Pour garder l'extase, fruit de nos efforts.


-

    J'avais la respiration saccadée, et ma tête reposait sur le torse d'Elliyöt. Je le caressais avec douceur, le temps que ma respiration revienne à la normale. J'étais si bien, dans ses bras. Tellement bien. Son corps chaud contre le mien n'était que pur délice. J'aurais pu y passer l'éternité. Déposant un baiser sur sa peau, je redressai la tête dans sa direction après quelques secondes, bien consciente de l'état dans lequel devaient être mes cheveux. J'avais un large sourire aux lèvres, sourire qui s'élargit lorsque je croisais son regard amoureux. Je l'aimais tellement. Il était si parfait. Il était, c'était certain, le meilleur des petits amis, et le meilleurs des amants. Il était l'homme de ma vie, et cet instant passé dans ses bras ne faisait que me confirmer cette pensée. J'avais le coeur léger, j'avais le coeur plein d'amour et de joie, après cet instant que nous avions passé ensemble. Ce soir, je pouvais le dire, même si certains considéraient cela comme une affirmation égoïste : J'étais la femme la plus heureuse au monde. Et cette nuit, j'en étais certaine, serait bercée de doux rêves, car il ne pouvait en être autrement, dans ses bras.
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MessageSujet: Re: Just you and me now | Lulvia   Jeu 4 Nov - 21:18
[J’ai trop honte, vraiment pas d’idée là ><]

J’entendis ses « je t’aime » amoureux, j’entendis ses soupirs de plaisirs. Et je devenais fou un peu plus. Et puis j’entendis cette phrase qui me fit chaud au cœur : « Tu es le seul que j'ai jamais désiré Elliyöt. ». Et mon cœur explosa de bonheur. D’un bonheur immense, magnifique, splendide. Comme elle. Et nos corps s’entrelacèrent, se retrouvèrent et s’aimèrent dans une danse de folie. Et mon amour pour elle augmentait un peu plus. Et les « je t’aime » franchissaient mes lèvres ainsi que des soupirs d’extases. Je l’aimais, oh que oui, je l’aimais de tout mon cœur. Je l’aimais comme un fou. Et cette nuit encore, dans ses bras, dans la chaleur de son corps, je l’aimais encore. Parce que mon amour était invincible. Et puis finalement, la folie du désir s’estompa, se calma et nous repriment notre respiration, saccadée, hachée. Nos cœurs qui battaient à la chamade essayaient de reprendre leur rythme normal. Je sentis alors son regard sur moi et je lui souris amoureusement. Je l’aimais tellement. Tellement. Et puis nos yeux se fermèrent et, nous nous endormîmes pour partir dans des rêves bien agréables. J’étais aux anges. Elle était dans mes bras et elle dormait dans mes bras. Cela faisait bien longtemps que ça ne nous était pas arrivé. Sans compter cette nuit dans l’infirmerie ou théoriquement nous n’étions pas ensemble. En tout cas, je m’endormis le cœur léger et le sourire aux lèvres, plus heureux que jamais.

La lumière commençait à pénétrer dans la pièce. Le feu dans la cheminée était éteint. Mon regard parcourait la pièce. Nos vêtements de la veille étaient étalés au sol un peu partout. Et un sourire parcourut mes lèvres. Je sentais ses cheveux sur mon torse, j’avais la main sur son sein droit, sa respiration heurtait ma peau. Elle était contre moi et c’était le plus doux réveil que je pouvais avoir. La pièce fut au fur et à mesure remplie de cette lumière intense, celle du soleil. C’était elle mon soleil. Je caressais alors ses cheveux doucement, ne voulant pas la réveiller. Ca faisait bien longtemps que je ne m’étais pas réveillé à ses côtés après une nuit aussi belle que celle-ci. Je la regardais toujours et ses cheveux sous la lumière lui donnaient un air angélique. Ils brillaient de milles feux et ils étaient beaux. J’avais encore l’odeur de sa peau, une odeur de vanille avec un soupçon de cannelle. Une odeur que j’aimais beaucoup. Une odeur dont j’étais amoureux. Comme tout le reste chez elle. Et puis ma main quitte ses cheveux pour venir effleurer son dos doucement. Je sentais son cœur battre doucement et ce battement me fit du bien, me rassura et me rendit heureux. ET puis je me penchais vers elle pour lui faire un bisou sur l’épaule en douceur. Je lui murmurais un « je t’aime » doucement dans l’oreille. Et je la vis alors s’éveiller doucement. Elle s’étira d’abord, et je perçu un bâillement. Je souris doucement la regardant attendrit. Elle était si belle. Elle était magnifique même au réveil. Je me demandais alors, si un matin, alors que je l’observerais comme je le faisais maintenant, je la trouverais moins belle. Et la réponse vint immédiatement : jamais. Parce que j’étais fou amoureux d’elle, parce que je l’aimais trop. Parce que chaque parcelle de son corps était d’une beauté incroyable. Parce que c’était la plus belle femme du monde tout simplement. Et le premier qui dirait le contraire, le premier qui la rabaisserait, le premier qui la dénigrerait, qui l’insulterait, qui lui ferait du mal, je lui casserais la figure. Parce que je l’aimais et puis parce qu’on ne fait pas de mal à ma Lulvia. Le premier qui faisait ça, il avait signé son arrêt de mort, ou du moins son arrêt pour un long séjour à l’infirmerie. Je ne serais d’aucune pitié. Comme je l’avais été pour Danaé. Parce que Danaé aussi je ne voulais pas qu’on lui fasse du mal… Et pourtant, je lui en avais moi-même fait. Mon cœur se serra dans ma poitrine ainsi que mon ventre. La culpabilité prit alors le dessus. Je ne voulais pas la tromper, encore moins, lui faire du mal. Mais à quoi ça aurait servit de rester avec elle si c’était pour lui mentir, pour fuir son regard et pour ne plus pouvoir me regarder dans une glace. C’était mieux pour elle, pour nous. Et ca devait se finir comme ça, c’est tout. Je sentis alors une caresse de Lulvia et j’oubliais Danaé d’un seul coup. Je ne voulais pas gâcher le réveil de ma fée. Alors je pris sur moi et répondit à sa caresse et lui dit alors doucement et le sourire aux lèvres :

« Bonjour mon Amour »


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MessageSujet: Re: Just you and me now | Lulvia   Lun 8 Nov - 1:51
    Si l'union de nos deux corps avait comme toujours été merveilleuse, je pense que je pouvais en dire autant de cette soirée et de cette nuit que nous avions passées ensemble. Parce que ces instants partagés avaient été parfaits, à l'image de celui que j'aimais et de notre amour. Parce que c'était bien ce dont il s'agissait là : d'amour. Un amour à l'état pur. Un amour plus fort que tout. Un amour qui nous avait transformés, tous les deux. J'aurais tellement aimé être en mesure de mettre des mots sur ce que je ressentais, qu'il existe en ce monde des mots assez forts pour exprimer ce que je ressentais pour Elliyöt. Malheureusement, les mots ne suffisaient pas. Les mots n'auraient pas non plus suffit pour exprimer la joie qui m'habitait depuis qu'il était revenu. Depuis qu'il m'aimait encore. A cette idée, mon coeur bondit vivement dans ma poitrine, s'emplissant de bonheur. Un regard, un dernier, dans sa direction, me permit de voir son sourire amoureux. Et un sourire se dessina également sur mes lèvres. Il était amoureux. Amoureux de moi. Il m'aimait. Tout était redevenu comme avant. Posant ma tête sur son torse avec le même sourire, je fermai les yeux, avant de partir pour le pays des rêves... C'était si bon. Si doux, de dormir dans ses bras à nouveau. Comme avant. Avant que nous soyons séparés, avant que nous nous fassions souffrir atrocement, que nous nous infligions les pires douleurs. J'avais dormi dans ses bras, l'autre nuit à l'infirmerie... Mais ce jour là, les choses avaient été différentes. Différentes, parce que je m'étais immiscée dans son lit sans en avoir l'autorisation. Différentes, parce qu'il en aimait encore une autre. Différentes, par ce que nous ne nous étions pas dit tous ces « Je t'aime », parce que ce soir là, nous ne nous étions pas fait toutes ces promesses. Et si la nuit que j'avais passée dans ses bras à l'infirmerie avait été des plus belles, j'en étais certaine, elle ne serait rien comparée à celle-ci, qui serait exceptionnelle, et qui serait, je le savais, bercée des plus beaux rêves que je puisse faire. Parce que dans ses bras, avec la chaleur de son corps contre le mien, il ne pouvait en être autrement. J'étais heureuse, j'étais bien.

    Le réveil, comme la nuit, fut des plus doux. Il fut parfait. Idéal. Elliyöt s'était réveillé avant moi. Comme souvent. Oui, il était souvent le premier réveillé. Peut-être parce que j'étais une marmotte, peut-être parce que, contre lui, je dormais comme un loire. Les rares fois où je me réveillais avant lui, je me redressais, profitant de son sommeil pour l'admirer et pour, parfois, le caresser avec douceur et légèreté. J'avais également pour habitude, lorsque j'avais ce qu'il fallait à disposition, de faire des croquis de sa silhouette endormie. Ces croquis, je les avais tous gardés, sans exception. Même après notre rupture. Parce que chacun d'eux me rappelait nos nuits passés ensemble, me rappelait combien nos corps s'unissaient à la perfection, combien nous étions faits l'un pour l'autre. Ce matin en revanche, je n'avais pas eu l'occasion de l'admirer plongé en plein sommeil, et pour cause. Alors que je dormais toujours, que j'étais toujours plongée dans mes rêves, il m'avait semblé avoir senti sa main caresser mes cheveux avec douceur... Rêve ou réalité ? Je ne savais pas bien. Lorsque, en revanche, sa main se posa sur mon dos pour l'effleurer doucement, qu'il déposa un doux baiser sur mon épaule et qu'il murmura un « Je t'aime » dans le creux de mon oreille, je su qu'il ne s'agissait pas d'un rêve. Ce fut ces quelques mots qui me réveillèrent. Et croyez moi, il n'y avait pas plus doux réveil que celui-ci. Entendre ces mots dès le réveil me réchauffait le coeur. Sa présence à mes côtés me réchauffait le coeur. Il me rendait heureuse, tout simplement. Bien que j'aie toujours les yeux fermés, j'esquissai un léger sourire. Je m'étirai, avant de bailler. Finalement, j'ouvris les yeux, pour voir Elliyöt en train de me regarder avec un léger sourire aux lèvres. Je répondis bien entendu à son sourire, lui en offrant un rayonnant de joie et de bonheur en retour, qu'il sembla ne pas voir, cependant. Pendant quelques instants, son regard sembla vide, il semblait perdu dans ses pensées. Je passais alors doucement ma main sur son visage, et mon Prince revint à la réalité. J'esquissai à nouveau un sourire.

    « Bonjour mon Amour »

    Ma main descendit le long de son cou tandis que mes lèvres s'y déposèrent elles aussi en un baiser tout doux, tout léger. Et puis, mes lèvres remontèrent le long de son menton, jusqu'à sa bouche. Mes mains se posèrent sur ses épaules musclées que je caressai un instant.

    « Bonjour mon Prince », répondis-je alors avant de l'embrasser tendrement.

    Comme j'aimais ça. Comme j'aimais me réveiller dans ses bras, sentir son odeur, sentir son corps contre le mien, et que la première chose que j'entende en me réveillant soit sa voix, murmurant des mots tendres à mon oreille. Comme je l'aimais, lui. Mes mains descendirent lentement le long de ses bras, puis je posai ma main droite sur son torse avant de séparer mes lèvres des siennes et de le regarder avec un sourire amoureux.

    « Tu vois, Elliyöt, c'est exactement ça, qui fait mon bonheur. C'est de me réveiller chaque jour à tes côtés, et que tes « Je t'aime » murmurés à mon oreille soient la première chose que j'entends à peine sortie des rêves. »

    Je poussai un léger soupir de satisfaction, avant de me retirer de sur lui et de m'allonger à ses côtés, sur le dos. Ma main gauche n'avait pas quitté son poignet, et c'est tout naturellement qu'elle partit à la recherche de la main droite d'Elliyöt, et que nos doigts s'entrelacèrent. Mon regard resta un instant figé sur le plafond d'un blanc immaculé, puis je fermai les yeux, un sourire aux lèvres. Qu'est-ce que je faisais, à cet instant ? Je savourais cette sensation si agréable que je ressentais. Une sensation de plénitude, de bonheur absolu. Comme si rien n'aurait pu venir gâcher ce moment. C'était idiot. Car il y en avait, des choses qui pouvaient gâcher cet instant. A commencer par la conscience d'Elliyöt, mais aussi la mienne. Nouveau soupir. Mon sourire se fana, et je sentis Elliyöt caresser ma peau avec douceur. Mes yeux se rouvrirent, et je tournai la tête dans sa direction. Qu'il était beau. Je ne me serai jamais lassée de ce spectacle, d'admirer son corps parfaitement dessiné, son visage aux traits parfaits, ses yeux d'un bleu exceptionnel, comme lui. Ma main se posa sur son visage, pour le caresser doucement.

    « Si tu savais comme je t'aime... »

    Je m'approchai à nouveau de lui, pour me blottir dans ses bras, retrouvant aussitôt la chaleur de son corps contre le mien. Douce sensation. La meilleure de toutes. Parce qu'à chaque fois que je me retrouvais dans ses bras, j'oubliais le reste du monde. Etait-ce mal, d'oublier les autres, de ne penser qu'à lui, qu'à nous ? Très probablement. Et pourtant, je m'en souciais complètement ou presque. C'était égoïste. Encore une fois. J'étais égoïste. Mais pas complètement. Parce que malgré tout, j'aurais été prête à n'importe quoi pour qu'Elliyöt, lui aussi, soit heureux. Ou à défaut d'avoir la prétention de dire que je pouvais le rendre heureux, je voulais au moins pouvoir être en mesure de le faire sourire, et de l'entendre rire. Cette idée en tête me fit penser à une chose... Je me redressai soudainement, quittant à regret le corps de mon amoureux. Je me penchai sur lui afin de déposer un baiser sur son front, lui indiquant au passage que je revenais vite, puis je me levai du lit. Au sol s'étalaient tous nos vêtements de la veille, ce qui me fit légèrement sourire. Je me penchai pour récupérer ma culotte, que je venais tout juste d'apercevoir et que j'enfilai quelques secondes plus tard. Puis, je me dirigeai vers la cheminée près de laquelle j'avais laissé l'appareil photo de la veille. Je le ramassai, lui aussi, avant de retourner d'un pas dansant à notre lit. Je sautai aux pieds de celui-ci, déclenchant au même moment l'appareil. Et une nouvelle photo d'Elliyöt. J'avais un sourire satisfait aux lèvres. Celle-ci, comme les autres, serait parfaite.

    « Ne t'inquiète pas, mon chéri, bien que tu ferais un mannequin idéal, je n'enverrai pas cette photo à Playwitches, je la garderai pour mon album personnel. Oui, comprends-tu, j'aime trop ton corps pour le partager... »

    Je lui lançai un regard malicieux, avant d'éclater de rire. Playwitches. Je n'étais même pas sûre qu'un tel magasine existe... D'où la raison de mon hilarité. Pour ce qui était du reste, j'avais été des plus sérieuses. Je ne voulais pas partager son corps. Jamais. Etrange, quand on connaissait notre passé à tous les deux. Mais notre rupture m'avait changée. Elle avait changé ma vision de voir les choses. Et si j'étais toujours persuadée que mon geste n'avait pas été de l'infidélité, j'aurais très peu apprécié que d'autres demoiselles aient eu l'occasion de voir, de toucher, de goûter ce corps qui était comme le mien.
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Sorrow C. Caldwell
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MessageSujet: Re: Just you and me now | Lulvia   Mar 16 Nov - 21:08
Il m’arrivait de dormir très longtemps, mais pas quand elle était près de moi. Parce que je ne voulais rien perdre de ces moments avec elle. L’observer dormir était quelque chose que j’aimais faire. Elle était si belle quand elle dormait. Elle ressemblait à la Belle au Bois Dormant qui attendait le baiser de son Prince Charmant. Et j’étais bien tenté de lui en fournir un, mais je ne pouvais pas accéder à ses lèvres. C’était dommage. J’aurais tellement voulu. Tant pis. Une autre fois. J’aurais toute ma vie pour le lui donner. On aura toute notre vie. Tout les deux, ensembles. Je l’avais promis et je ne laissais jamais mes promesses tomber. Parce que je ne pourrais pas la laisser. Ca serait trop dur. Vraiment trop dur, j’en mourrais sur place. Je n’avais pu m’empêcher de lui caresser les cheveux, de l’embrasser sur l’épaule et de lui glisser un je t’aime au creux de l’oreille. J’en avais eut tellement envie, tellement. Et puis après la nuit que nous avions passés ensembles, unis, je ne pouvais pas lui refuser ça. Je sentais encore ses baisers sur ma peau ses mains dans mon dos ou sur ma nuque. Des souvenirs de cette nuit me remontèrent en mémoire et un sourira apparut sur mon visage. Je voudrais que toutes nos nuits ressemblent à celle-ci, bien que je savais très bien que ça ne serais pas possible pour l’instant. Nous étions toujours à Poudlard, nous allions passer nos ASPIC que je devais peut-être commencer à réviser un peu, et puis après nous allions rentrer dans la vie active notamment avec les études supérieurs. Alors on aurait plus trop le temps de se retrouver le matin parce que qui dit études de médicomagie, dit être debout à toute heure de la journée. Ca n’était pas trop un inconvénient pour moi, parfois, j’étais pris d’insomnie. C’était rare, mais ses derniers suite aux différents problèmes que j’avais eu (le fait que j’ai trompé Danaé, le choix entre les deux filles que j’aimais), je n’avais pas beaucoup dormi. Et il faudrait d’ailleurs que je rattrape ses heures de sommeil un jour. Pas aujourd’hui, parce que j’étais avec Lulvia et parce que nous devions aller en cours bientôt. Je la sentis alors bouger. Je l’avais donc réveillée. Je n’avais pas voulu ça, mais je n’avais pas pu m’empêcher de la caresser, de l’embrasser et de lui dire « je t’aime ». Je ne pourrais pas m’arrêter. C’était impossible. Je devais la toucher parce que c’était vital. Il fallait que ma peau soit en contact avec la sienne, il fallait que je lui dise que je l’aime. Parce que c’était la vérité. Et parce que je l’aimais. Je sentis alors sa main dans mon cou et je frissonnais doucement. Puis se fut ses lèvres. Nouveau frisson. Nouveau sourire. J’aurais voulu que le temps s’arrête et qu’on soit pour toujours dans cette pièce, seuls au monde. Et puis mes lèvres croisèrent les siennes, j’entourais sa taille de mes bras pour qu’elle soit un peu plus proche de moi et je sentis sa poitrine sur mon torse. Cette étreinte était douce et j’aimais ça. « Bonjour mon Prince » Et elle m’embrassait une nouvelle fois. Je caressais son dos nu qui sortait du drap. Ses cheveux me chatouillaient la main. Et puis nos lèvres se séparèrent de nouveau et elle reprit : « Tu vois, Elliyöt, c'est exactement ça, qui fait mon bonheur. C'est de me réveiller chaque jour à tes côtés, et que tes « Je t'aime » murmurés à mon oreille soient la première chose que j'entends à peine sortie des rêves. » Je me mis à sourire. Ces mots étaient doux à mon oreille. Que j’aimais l’entendre dire ça. Que j’aimais l’entendre dire « je t’aime ». Que je l’aimais tellement. Je lui répondis alors en lui mettant une mèche de ses cheveux derrière l’oreille : « Je suis heureux alors de te donner un peu de bonheur. Et je voudrais que ça soit ça tous les matins. » Elle se décala alors et je la regardais faire, fronçant alors légèrement les sourcils. Elle quittait mon corps et j’aurais voulu qu’elle y reste. Mais comme pour me consoler, je sentis alors nos doigts s’entrelacer et j’eus un sourire de satisfaction. C’était mieux que rien. Je posais alors mon regard sur elle. Et je vis son sourire. Elle était si belle. Elle me rendait fou. Je l’aimais tellement. Je ne pu m’empêcher de lui caresser l’épaule doucement et j’eus un sourire. Sa peau était douce et parfois il y avait quelques marques suite au passage de mes lèvres et mes dents sur sa peau. Comme dans son cou d’ailleurs. Et cette vision me fit encore plus sourire. Sa peau se souvenait de mes lèvres et se gravaient dans sa peau comme pour ne jamais oublier. C’est un peu comme les différentes marques que j’avais sur la peau et griffures aussi. Je savais qu’elle n’oublierait pas comme moi aussi je n’oublierais pas. C’était impossible tout simplement. Parce que c’était ancré dans ma peau, parce que mon sang qui circulait dans mes veines pour aller jusqu’à mon cœur me le rappelait. « Si tu savais comme je t'aime... » Nouveau sourire amoureux. « Et moi alors, mon Amour » Elle se blottit dans mes bras et je l’enlaçais tendrement. J’aimais cette sensation. J’aimais son corps svelte ainsi que ses formes que j’avais redécouvert cette nuit. Je caressais toujours son épaule et y déposa un léger baiser. Mon regard se posa alors par la fenêtre. Il faisait beau aujourd’hui. Et même s’il aurait plu, je n’aurais pu m’empêcher que cette journée allait être belle. Parce que j’étais amoureux de Lulvia. Parce que je l’aimais. Parce qu’elle m’aimait. Parce que j’avais redécouvert son corps, ses formes, sa peau. Parce que rien n’entacherait cette journée, même pas ma conscience, encore moins les autres. Je ne laisserais personne faire. Il en était hors de question de toute façon. Je voulais profiter, je voulais aussi que tout le monde sache que je l’aimais, même-si ça ne plait pas à grand monde. Il fallait le dire, j’avais tellement souffert de cette séparation que certains de mes amis qui m’avaient soutenu, ne portaient pas Lulvia dans leur cœur. Mais je m’en fichais de ça, parce que maintenant je savais ce que je voulais vraiment, qui j’aimais vraiment. Et personne, je dis bien personne n’entacherais ça ou me ferait changer d’avis. On me traiterait d’idiot, on la dénigrerait, mais je la défendrais, parce que je l’aime et parce que je ne laisserais jamais personne la dénigrer d’une quelconque façon. Je sentis alors qu’elle se levait. Je la laissais alors partir avec une certaine moue sur le visage. Je n’aimais pas quand elle s’en allait. Je voulais qu’elle reste près de moi. Mais déjà, elle sortait des draps et je la vis ramasser sa culotte. Je passais un bras sous ma tête pour la regarder, amusé et curieux. Je ne savais pas ce qu’elle avait derrière la tête, mais je savais que ça m’amuserait déjà. Elle récupéra quelque chose sur la cheminée où le feu c’était éteint dans la nuit. Je regardais un instant l’objet et découvrit l’appareil photo. Mon sourcil se fronça, qu’est ce qu’elle comptait faire avec ça ? Prendre des photos sans doute ? Oui, c’est la meilleure chose qu’on pourrait faire avec un appareil photo. Et soudainement, je vis le flash qui se déclenchait : elle venait de prendre une photo de moi. Par réflexe, je relevais la couverture de façon à ce que si elle prend une photo qu’on ne prenne pas ce que j’avais en dessous de la ceinture. Simple précaution. « Ne t'inquiète pas, mon chéri, bien que tu ferais un mannequin idéal, je n'enverrai pas cette photo à Playwitches, je la garderai pour mon album personnel. Oui, comprends-tu, j'aime trop ton corps pour le partager... » Un regard et le fou rire partit immédiatement. Playwitches. Je ne savais pas moi non plus si ce magazine existait. En tout cas, une chose était sûr, je ne voulais certainement pas exhiber mon corps. J’avais beau avoir eut plusieurs conquêtes durant l’année dernière et que pas mal de filles et de mecs avaient pu voir mon corps, mais pas tout le monde et je tenais à garder une certaines pudeur tout de même. Mais je savais qu’elle ne ferait pas ça. Et moi non plus je ne voulais pas qu’on voit son corps, je ne voulais pas que d’autres hommes la touche, ou l’aime comme je l’aime. Je l’approchais alors de moi et lui répondit alors en lui prenant l’appareil des mains : « je suis sûr que je ferais quand même un malheur sur PlayWitches. Qui sait ? Je serais peut-être une futur star que toutes les filles adoreront… Mais je n’aurais d’yeux que pour une seule : toi. » J’eus un sourire rêveur. En réalité, je ne rêvais pas de gloire et de reconnaissance. Je rêvais simplement d’une existence paisible, calme, avec une femme, des enfants et une maison. Je voulais apporter mon aide aux autres, les guérir physiquement, leur dire que la vie est belle. Je voulais vieillir paisiblement, auprès de celle que j’aime voilà tout. Pas sous le feu des projecteurs. Je voulais mener une existence simple, belle, et surtout avec ceux que j’aimais et avec elle. Parce que je n’imaginais pas un futur sans elle. Jamais. Je lui souris et m’approchais alors d’elle pour poser mes lèvres sur les siennes et l’embrasser doucement. Je plaçais l’appareil au niveau de nos deux visage et appuyait sur la gâchette qui laissa échapper le flash. Nos lèvres se séparèrent, je regardais l’appareil photo et je lui dis alors : »Celle-ci sera une des plus belles je crois »


Animal I have become

i can't escape this hell so many times i've tried but i'm still caged inside somebody get me through this nightmare i can't control myself so what if you can see the darkest side of me? no one would ever change this animal i have become help me believe it's not the real me somebody help me tame this animal © belzébuth
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MessageSujet: Re: Just you and me now | Lulvia   Dim 2 Jan - 4:50
    Il n'y avait rien de plus agréable que de se réveiller dans les bras d'Elliyöt. Rien de plus agréable que d'ouvrir les yeux, après une nuit comme celle que nous venions de passer, et voir son regard posé sur moi, que d'entendre sa voix me murmurer des mots doux pour me sortir du sommeil, que de sentir ses mains me caresser, avec douceur. Je l'aimais. Plus que tout. A ce jour, j'en étais persuadée. Plus que je ne l'avais jamais été. Et ça, rien ni personne ne pourrait jamais nous l'enlever. Rien ni personne ne pourrait y changer quoi que ce soit. Nous nous aimions et nous continuerions de nous aimer jusqu'à la fin de nos jours. Peu importe les obstacles que la vie nous ferait affronter, les critiques que les gens émettraient concernant notre couple. Dans ses bras, je m'étais éveillée en douceur, savourant ses caresses pour encore quelques minutes supplémentaires. Il ne me fallu que très peu de temps pour être finalement bien réveillée, et d'ouvrir les yeux pour voir le magnifique sourire qu'il m'adressait. Un sourire qui me réchauffa le coeur. Un sourire qui emplit mon coeur et joie et de bonheur. Passant une main sur son visage, mes lèvres retrouvant naturellement leur place sur sa peau, j'étais heureuse. Plus heureuse que je ne l'avais jamais été dans ses bras, c'est pour dire. En guise de réponse, je sentis Elliyöt me serrer un peu plus contre lui, collant mon corps au sien, dans une étreinte à la fois douce et sensuelle. Mes lèvres avaient rapidement retrouvé les siennes, pour un baiser à la fois doux et amoureux. Sa main, elle, se promenait dans mon dos, le caressant avec douceur et délicatesse. Séparant finalement mes lèvres des siennes, j'avais esquissé un sourire avant de lui confier que ce réveil à ses côtés, que ces mots qu'il avait murmurés, étaient tout ce qui suffisait à mon bonheur. Je vis un sourire se dessiner sur ses lèvres et, tandis que de sa main libre, il replaçait une mèche de mes cheveux derrière mon oreille, il me répondit :

    « Je suis heureux alors de te donner un peu de bonheur. Et je voudrais que ça soit ça tous les matins. »

    J'esquissai un sourire. Un peu de bonheur ? Seulement ? S'il savait ! Secouant légèrement la tête, je répondis dans un premier temps :

    « C'est justement ça, le truc. Tu ne m'en donnes pas qu'un peu. Tu m'en donnes plus que je n'en ai jamais eu avant. »

    Me redressant légèrement pour mettre ma tête à la hauteur de la sienne, je passais délicatement mes doigts sous son menton, avant d'ajouter :

    « C'est bien dommage, que toutes les nuits ne soient pas comme celles-ci mais... » approchant mes lèvres des siennes, que je capturais pour un nouveau baiser, je repris : « Tu sais, bientôt, quand l'année sera terminée... On pourra avoir ça plus souvent. Peut-être pas tous les matins, j'en conviens mais... Ca sera toujours mieux qu'à Poudlard ! »

    Je lui adressais un nouveau sourire. Effectivement, Poudlard n'était pas l'endroit idéal pour vivre en couple. Il était difficile de passer du temps ensemble – Elliyöt et moi pouvions nous estimer heureux d'avoir la chance d'être dans la même maison et dans la même année – et il était encore plus difficile de passer du temps ensemble, la nuit. Et si, bien entendu, le sexe n'était pas le plus important dans une relation – et dans la nôtre – c'était quand même important, pour deux personnes amoureuses, d'avoir un peu d'intimité, de se retrouver parfois, loin des autres élèves et de leurs regards inquisiteurs. C'était important de se retrouver seul à seule, et de profiter de ces moments qui nous étaient offerts. Et bientôt, quand nous aurions nos diplômes – car j'étais bien déterminée à ce qu'on les ait, tous les deux – nous pourrions vivre ensemble, et nous retrouver, enfin. J'avais d'ailleurs hâte que ce moment arrive. Car si vivre au château était parfois bien agréable, j'avais cependant hâte de prendre mon indépendance, de faire autre chose, même si je n'avais encore aucune idée de ce que je ferais de ma vie à la fin de cette année. J'étais bien loin de m'imaginer les évènements qui suivraient : l'attaque de Poudlard, la mort de Dumbledore... Tout autant d'évènements qui bouleverseraient mes plans et qui m'empêcheraient de les concrétiser aussi tôt que je l'aurais souhaité. Quittant finalement le corps d'Elliyöt, tout en le sachant contrarié par mon geste, je m'allongeais sur le dos, laissant mon esprit vagabonder dans les souvenirs de cette nuit merveilleuse que j'avais passée dans ses bras. C'est tout naturellement qu'un sourire était né sur mon visage, tandis qu'Elliyöt retraçait de ses doigts les marques que mon corps arborait encore les marques de ses baisers, de ses légères morsures et de notre nuit passait ensemble. Tournant la tête vers lui, je n'avais pu faire autrement que lui faire part de mes sentiments. Rapidement, cependant, je m'étais blottie dans ses bras, retrouvant ainsi la chaleur de son corps et la douceur de son étreinte. Ses caresses reprirent sans plus attendre sur mon épaule, sur laquelle il déposa un léger baiser. Savourant ses caresses pendant quelques secondes encore, j'avais laissé mon esprit s'éloigner pendant quelques secondes, ce qui m'avait amené à repenser à un détail... Infime, certes, mais tout de même. Me redressant, et quittant ses bras, j'avais sans plus attendre quitté le lit. Me tournant vers Elliyöt, je vis la moue qu'il faisait, et je ne pu retenir un sourire amusé. La pièce qu'on s'était imaginée, bien que très jolie, était dans un sale état. Surtout au pied du lit, en fait. Il y avait nos vêtements, certains étaient même jetés un peu plus loin et je ne pu m'empêcher de sourire à cette vision. Récupérant ma culotte un peu plus loin, je l'enfilai quelques secondes plus tard. Sans même me retourner, je savais déjà qu'Elliyöt me regardait. Il ne m'aurait pas laissée partir comme ça. Pas cette fois. Alors, je tachai de faire vite, pour ne pas trop le faire attendre. Me dirigeant vers la cheminée, j'y récupérai l'appareil photo qu'on avait utilisé la veille, et je me retournai vers Elliyöt. Il était si beau, nu dans les draps, la tête surélevée par ses bras, le regard inquisiteur, comme ça. J'esquissai un nouveau sourire avant de regagner le lit. Sautant aux pieds de celui-ci telle une enfant, je déclenchai l'appareil photo au même moment. Surpris, mon amoureux eut pour premier réflexe de remonter le drap jusqu'à sa taille, ce qui eu le don de me faire rire. C'était malheureusement trop tard pour celle-ci ! Je l'avais alors rassuré, ou j'avais plutôt tenté de le faire, en lui affirmant que, bien qu'il ait tous les atouts nécessaires à une carrière très prometteuse de mannequin, je n'enverrai pas la photo que je venais de prendre à Palywitches – un magazine dont je venais d'inventer le nom et dont j'ignorais totalement l'existence éventuelle – car j'aimais bien trop son corps pour le partager. Si tôt les mots sortis de ma bouche, nous échangeâmes un fou rire, tous les deux. Et lorsque nous nous calmâmes, Elliyöt ne perdit pas de temps avant de m'approcher de lui et de me répondre, tout en me prenant l'appareil photo des mains :

    « Je suis sûr que je ferais quand même un malheur sur PlayWitches. Qui sait ? Je serais peut-être une futur star que toutes les filles adoreront… Mais je n’aurais d’yeux que pour une seule : toi. »

    Hm... Je ne doutais absolument pas de la popularité qu'il aurait s'il venait à faire la une des magasines. Et c'était bien là tout le problème. Des filles qui l'adoreraient et qui seraient à ses pieds ? Il pourrait en avoir des milliers s'il le voulait. N'aurait-il alors d'yeux que pour moi, comme il le disait ? Après la nuit qu'on venait de passer, j'avais envie d'y croire. J'y croyais, même. Mais sait-on jamais. On n'était jamais à l'abri d'une minette trop entreprenante.

    « Oh, mais j'espère bien ! », répondis-je alors, sur un ton qui ne se voulait pas vraiment sérieux.

    Et pourtant, je l'étais quand même un peu. Elliyöt savait que j'étais jalouse. Peut-être pas possessive, mais jalouse, tout simplement. Et c'était normal, en un sens. Je l'aimais, et je ne supportais pas l'idée qu'une autre femme se trouve dans ses bras, et qu'il en aime une autre. Cette année sans lui, cette année où il avait aimé Danaé, me l'avait fait comprendre. J'avais souffert de notre séparation, souffert de tout cet amour que j'avais vu dans ses yeux, à chaque fois que son regard croisait le sien, souffert de ces sourires qu'ils s'adressaient, de ses contacts qu'ils avaient. Pendant un an, je n'avais souhaité qu'une seule chose : retrouver la place que j'avais auparavant eue, dans sa vie, comme dans son coeur et dans ses bras. Maintenant que j'avais récupéré tout ça, je ne comptais plus les perdre.

    « Mais, sans vouloir émettre un doute sur ton succès en tant que mannequin, je suis persuadée que tu as plus l'étoffe d'un excellent médecin et que ce ne seront pas des filles quelconques qui te tourneront autour, mais plutôt des infirmières qui ne cesseront de fantasmer sur ton corps d'Apollon... »

    Corps qui, à leur plus grand regret, m'appartiendrait. Hors de question que l'une d'elles y touche.

    Elliyöt m'adressa alors un sourire, avant de s'approcher de moi pour poser ses lèvres sur les miennes et de m'embrasser avec douceur. Je répondis sans plus attendre à son baiser, tandis qu'il déclenchait l'appareil photo. Nos lèvres se séparèrent alors, et il me désigna l'appareil photo, tandis qu'il déclara :

    « Celle-ci sera une des plus belles je crois »

    « Bien entendu, puisque je suis dessus ! », répondis-je dans un premier temps sur un ton qui se voulait taquin. Souriant de plus belle, j'embrassai à nouveau Elliyöt, avant de me redresser.

    Je ne savais pas quelle heure il était, mais à en juger à la lumière du soleil qui passait à travers la fenêtre, il ne nous fallait pas trop tarder. Nous devions encore nous préparer, et prendre notre petit déjeuner avant d'aller en cours. Mieux valait ne pas trop tarder. Passant mes mains sur son torse, je réfléchissais à tout cela, cherchant à me motiver à bouger. Après quelques instants, je poussai un léger soupir, avant de replonger mon regard dans celui d'Elliyöt.

    « Tu sais qu'il faut qu'on y aille, hein ? »

    Je me mordis légèrement la lèvre inférieure, avant de retourner me blottir dans les bras de mon amoureux. Nichant ma tête dans son cou, je déposai un léger baiser à cet endroit, avant de reprendre :

    « Voilà ce que je te propose... » Je laissai ma main descendre sur son ventre que je caressais quelques secondes tandis que mes lèvres continuaient de partir à l'assaut de son cou « On va se préparer, et on se rejoint ensuite pour prendre notre petit déjeuner ensemble, et pour aller en cours ensemble... Ca te va ? »

    Oui, ma proposition n'était pas forcément très originale, ni même idéale. Certes, je lui proposais qu'on se sépare pour quelques minutes, et après tout ce temps passée séparée de lui, je n'en avais pas envie... Mais nous connaissant, on risquait de perdre du temps si on se préparait ensemble. Autant le faire chacun de son côté, si on ne voulait pas être en retard en cours. Ce fut donc après cela que je me levai, pour aller récupérer nos affaires au sol. Je revins vers le lit près duquel Elliyöt se tenait, et je lui tendis ses vêtements. M'installant sur le lit avec les miens toujours dans les mains, je le regardais s'habiller, sans pour autant m'exécuter. Alors qu'il ne lui restait cependant plus que sa chemise à mettre, je mis mon soutien gorge, et je me relevai. Je m'habillai à mon tour sous le regard presque inquisiteur de mon petit ami et, lorsque j'eus terminé, je me tournai vers lui. Il m'enlaça rapidement, déposant ses lèvres sur les miennes pour un énième baiser, et nous quittâmes sans plus attendre la salle sur demande pour aller nous préparer dans nos dortoirs respectifs en attendant de se retrouver et d'aller prendre notre petit déjeuner ensemble avant la longue journée de cours qui nous attendait...
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Just you and me now | Lulvia

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