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 Love the way you lie || Lulvia (Intrigue)

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Sorrow C. Caldwell
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MessageSujet: Love the way you lie || Lulvia (Intrigue)   Lun 23 Aoû - 16:20


      As long as the wrong feels right its like I’m in flight High off of love, Drunk from my hate, Its like I’m huffing paint and I love it the more I suffer. I suffocate and right before I’m about to drown, She resuscitates me, She fucking hates me and I love it



Il y a ces petits matins où l’on pense au passé. Où l’on regarde en arrière et l’on se dit que le temps d’avant était beau. Où l’on voudrait retomber en enfance, dans l’insouciance de l’enfance. Où l’on rêvait à devenir chercheur de trésor, astronaute, poète, écrivain, pompier, policier, pilote. Où l’on se faisait gronder parce qu’on avait mangé du chocolat en cachette et qu’on s’était fait prendre. Où l’on se prenait pour Superman et qu’on sauvait Loïs Lane. Où on se bagarrait pour la plus jolie fille de l’école. Où l’on apprenait le langage des signes avec une petite fille sourde et muette. Où l’on allait sur la plage et où l’on faisait des photos avec papa et maman. C’est en regardant ces photos dans un album qui se trouvait dans mon tiroir de ma table de nuit, que les souvenirs de mon enfance et que ces regrets commencèrent. C’est vrai, j’étais bien en petit garçon. Et il y a encore deux ans je l’étais. Et ce petit garçon insouciant, naïf, gentil, me manquait quelque peu. Non, je mens. Il me manquait beaucoup. Je tournais la page de l’album photo et tomba sur une photo de moi à la naissance et de mes parents qui souriaient de bonheur. Finalement, ils avaient au moins une fois fait attention à moi. C’était rassurant. Et leur sourire était sincère. Leurs yeux brillaient. Surtout ceux de maman. Ses grands yeux bleus verts me regardaient tendrement. Je passais mon doigt sur son visage. Elle me manquait elle aussi. Elle m’avait toujours manqué en fait. Et finalement, je ne la connaissais pas tant que ça. Il faut le dire, elle n’avait jamais été très présente. Comme papa. Mais comment pourrais-je leur en vouloir. J’étais leur fils, je comprenais très bien. Trop bien. Et je leur pardonnais. Ils m’élevaient du mieux qu’ils pouvaient, comme ils pouvaient. Et c’était le plus grand cadeau qu’ils puissent me faire. J’avais toujours pensé que leur amour était invincible. Et c’était le cas d’ailleurs. Ils étaient des modèles à mes yeux. Des grands modèles. Ils s’aimaient tout le temps, ne se disputaient jamais (ou alors je ne les voyais pas). Quand ils se regardaient, ils ressemblaient à des adolescents amoureux. C’était drôle, attendrissant. J’avais toujours pensé que c’était le cas. Je m’étais trompé.

A côté de moi, sur le sol, une lettre ouverte. Je posais mon regard bleu sur elle. Je l’avais lu il y a près d’une heure d’ailleurs. L’écriture dessus était fine et belle. Maman avait toujours bien écrit. Toujours. Et j’avais hérité de son écriture. Encore une chose d’elle. Je reprise cette lettre entre mes doigts. Ils tremblaient. Je n’arrivais toujours pas à réaliser ce qui était écrit sur ce morceau de parchemin. Et je relisais ces mots fébriles, ces mots tremblants, ces mots blessants.



    Mon Elliyöt,

    Je ne sais par où commencer à vrai dire. C’est tellement long, tellement compliqué. Je crois que je vais tout d’abord m’excuser. M’excuser de n’avoir jamais daigné mettre occupé de toi. De n’avoir jamais passé de moments complices. De ne pas t’avoir mieux connu que ça. D’avoir gâché ton enfance ce matin de Noël, ce matin où tu avais huit ans et où tu étais si beau. De ne pas avoir et une mère pour toi. J’aurais tant de chose à me faire pardonner. Et tu n’as jamais rien dit. Tu as toujours trouvé ça normal toi. Tu as toujours pardonné à tes parents d’avoir été ce qu’ils sont. Et je t’en remercie mon fils adoré. Je te remercie de ta patience, de ta non-rancune. Pourtant, je ne mérite que ça. J’ai toujours mérité ça. Tout est ma faute. Je ne t’ai jamais assez dit je t’aime. Je ne t’ai pas tant couvert de baisers, de câlins. Et surtout, je ne t’ai jamais raconté d’histoires avant de te coucher. Je n’ai pas d’excuses. Tout ce que je peux te dire, c’est que je ne me rendais pas compte. J’étais aveugle.

    Tu dois te demander pourquoi je te dis tout à aujourd’hui. Je sais, tu ne t’attendais pas à cette lettre. A vrai dire moi non plus. Je ne m’attendais pas à ce que je glisse de ma plume ces mots. Et je ne m’attendais pas non plus à pleurer devant cette feuille. Je ne m’attendais pas à avoir un fils digne, un fils, gentil, généreux, beau, aimant, et qui pardonne les fautes de ses parents. Je ne m’attendais pas à le qu’il se taise devant sa douleur. Car oui mon chéri, je sais, je sais que tu te tais, et que tu souffres de nous, de notre absence. Je l’ai toujours vu, mais je me disais que je me faisais des idées, que j’étais parfaite comme maman, que je m’occupais de toi mieux que mes parents avec toi, que je te donnais tout ce dont tu avais besoin. Je me trompais. Et tu sais, je ne m’attendais pas non plus que ton père vienne me voir, avec sa valise à la main et me dise : « Je te quitte Gwendoline, j’aime une autre femme ». Je ne m’attendais pas à ce qu’il m’adresse un sourire désolé, tourne les talons, ouvre la porte d’entrée et la referme derrière lui. Je ne m’attendais pas à ce que vingt-cinq ans de mariages partent en fumée du jour au lendemain et ne se résume qu’à un cadre dans le salon. Je ne m’attendais pas à ce que les larmes me viennent et que la douleur dans mon cœur soit lacinante. Je ne m’attendais à souffrir de cette manière. Je suis désolée, mon fils. Désolée de ce que je t’apprends et de te l’apprendre de cette manière. Mais je crois que ça aurait été pire si tu étais rentré et aurait découvert la maison sans ton père. Alors je préfère te le dire par lettre. Parce que c’est plus facile. Et parce qu’il y a tant de choses qu’on ne sait pas dîtes, que je n’ai jamais osé te dire et je pense que c’est le bon moment pour tout te dire.

    Ne blâme pas ton père. Tu sais, l’amour vient et sans va, comme ça. Je sais que tu le sais. Je sais aussi que pour toi, ça n’a pas toujours été facile, notamment avec Katell. Et encore une fois, je m’excuse de ne pas avoir été là pour te consoler. D’avoir été impuissante à ta détresse. Et de ne pas t’avoir consolé. De ne pas t’avoir dit que moi, je t’aimerais toute ma vie, comme au premier jour. Comme à ta naissance, où je t’ai tenu dans mes bras. Je t’ai aimé dés la première seconde, dés le premier regard. C’était une évidence. Et ton père aussi. Lui aussi il t’a aimé et t’aime toujours. Ne doute jamais de cet amour, de notre amour pour toi. Tu seras toujours notre fils. Même-si on ne vit plus ensembles, même si on ne se voit plus, même si les choses changent. Je t’aime Elliyöt. Je t’aime de tout mon cœur mon fils. Aujourd’hui, j’ai fait un gâteau aux pommes, ton préféré. J’y ai planté une bougie, je l’ai allumé et j’ai fêté notre première soirée tous les deux. Sans toi certes, mais ça compte quand même et quand tu reviendras, on renouvellera ça. On aura alors notre premier dîné en amoureux, et tu me raconteras alors ta vie à Poudlard, ta vie amoureuse, ta vie d’avant et ce que tu envisages pour plus tard. J’y tiens et cette fois, je tiendrais à ma promesse. Je te demande de me faire confiance et encore une fois, pardonne-nous, pardonne-lui et pardonne-moi de t’a voir délaissé.

    J’espère te revoir bientôt mon chéri. Je t’aime fort, je pense à toi chaque jour et chaque nuit. Ton père t’enverra bientôt une lettre je pense.

    Je t’aime,


Ta maman. »


Je sentis alors les larmes me monté. J’avais attendu depuis trop longtemps ces mots. Trop d’années à espérer des excuses, à guetter un signe d’eux. Il leur aura fallut dix-sept ans pour me dire enfin qu’ils m’aimaient. Enfin, c’était surtout ma mère. Elle avait fait le premier pas. Comme une maman normale, le faisait à son enfant. Je ne savais pas quoi dire, pas quoi répondre à cette lettre pour le moins surprenante. Je ne savais pas non plus pour quoi je pleurais. Etait-ce pour les mots doux et les « je t’aime » de ma mère, ou parce que mon père est partit ? Je crois que c’était un peu des deux. Papa, partit. Quel drôle de pensée. Il fallait dire aussi qu’il n’avait jamais été trop là. J’étais habitué à cette non-présence constante. J’étais habitué à ses silences, à ses « bonne nuit » silencieux. Et je savais très bien qu’il n’avait jamais été fidèle. J’avais dix ans à l’époque quand maman avait trouvé un rouge à lèvre dans sa poche de veste. Il lui avait juré qu’il ne savait pas d’où ça venait, que ça devait être un de ses collègues de travail qui lui avait mis dedans. J’étais petit à l’époque et j’en avais plus apprit en une nuit sur l’infidélité que dans les séries télévisées. Alors j’avais l’habitude. Je continuais de fixer la lettre. Et mon regard s’arrêta sur un prénom que je ne connaissais que trop bien. Katell. Avec elle aussi j’en avais plus apprit sur l’infidélité.

Ma main vient effacer la larme solitaire qui coulait sur ma joue et je reposais la lettre sur le sol, là où elle avait été quelques instants auparavant. Je tournais la page de mon album. Puis encore une autre. Chaque photo était un souvenir, une époque. Et puis j’arrivais sur cette photo de Lulvia et moi. Nous avions quinze ans à l’époque. On était ensemble et sur cette photo, je l’embrassais. J’avais l’air heureux. Je l’avais été. Mais je ne l’avais pas rendue heureuse elle. Finalement, j’étais un peu comme maman. Papa était partit parce qu’il n’était pas assez heureux. Pour Katell, c’était pareil. Je tournais la page passant les photos de nous deux qui me plantaient des couteaux dans le cœur. Trop de souffrance. Je me retenais de pleurer encore. Et puis j’arrivais dans sur une photo très ressente. Cette fois, ce n’était plus Lulvia, mais Danaé. Ma belle et douce Danaé. Je m’arrêtais sur cette photo. Et un sourire parcourut la tristesse qui bravait mon visage. Une lumière dans la pénombre de mes jours. Je continuais alors, toujours silencieux, toujours muet. Et là, je réalisais enfin. Papa avait définitivement quitté la maison. Il était partit. Il m’avait abandonné maman et moi. Il ne m’aimait plus. Je ne l’avais assez rendu heureux. J’étais seul avec maman et Danaé aujourd’hui. Et j’aurais voulu redevenir ce petit garçon et consoler ma maman, parce que je savais qu’elle pleurait, qu’elle avait mal et qu’elle était triste. Dans le silence du couloir dans lequel je me trouvais, assis par terre contre le mur, j’entendis soudainement des pas. Mais je n’y fis pas plus attention que cela. Je ne regardais que cette lettre à côté de moi, avec son écriture fine, et ces mots qu’écrivait une femme brisée et aimante.


Animal I have become

i can't escape this hell so many times i've tried but i'm still caged inside somebody get me through this nightmare i can't control myself so what if you can see the darkest side of me? no one would ever change this animal i have become help me believe it's not the real me somebody help me tame this animal © belzébuth
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MessageSujet: Re: Love the way you lie || Lulvia (Intrigue)   Lun 23 Aoû - 20:07
    On fait tous des erreurs, plus ou moins graves… On se trompe tous, un jour dans notre vie. On a tous droit à une punition. Pour avoir montré le mauvais exemple à des enfants, pour avoir cassé le vieux vase de maman, ou encore pour avoir brisé le cœur d’un amant. Ma punition, à moi, c’était l’absence, la haine, et l’indifférence de celui que j’aimais le plus au monde. Elliyöt. Mon rayon de soleil. Mon ami, mon amant, mon premier amour… Certains disent que les Hommes ne peuvent aimer qu’une seule fois dans leur vie. Oui, il parait qu’on est tous condamnés à n’aimer qu’une fois. Certains disent qu’on n’a qu’un seul véritable amour, et que lorsqu’on le perd, il nous est impossible d’en retrouver un autre. Le mien, je l’avais déjà perdu. J’avais déjà aimé quelqu’un, c’était mon meilleur ami. Enfin, pouvais-je encore le considérer comme tel avec tout le mal que je lui avais infligé ? Certainement pas. Ou alors, si, mais il n’y aurait évidemment aucune réciprocité. Oui, j’avais fait une erreur, et je l’avais perdu. Je m’étais trompée. Je l’avais trompé. Sans le vouloir. Coucher avec un autre, pour lui rendre service, même quand on n’a aucun sentiment est considéré comme de l’infidélité pour la plupart des gens normaux. Manque de chance, je ne suis pas normale. Si j’avais su, que cette simple nuit me ferait perdre à jamais celui que j’aimais, jamais je n’aurais pris un tel risque. Le pire dans tout ça, ça avait été de voir la douleur d’Elliyöt, et son désespoir après notre rupture. J’avais tellement voulu qu’il s’en sorte, qu’il me revienne, et qu’il me pardonne. Au lieu de ça, il s’en était sorti, sans moi. Et puis, il avait trouvé Danaé, et il l’avait aimée. Plus que moi. Il était heureux. Moi pas. J’étais contente pour lui, sincèrement. Oui, j’étais contente qu’il soit enfin sorti de sa mauvaise passe, mais sa relation avec la belle Poufsouffle me faisait souffrir comme je ne l’aurais jamais imaginé. Il avait trouvé l’amour. Ce qui signifiait certainement, à en croire ceux qui disaient que l’on n’aime qu’une fois dans notre vie, qu’il ne m’avait peut-être jamais aimée. Et de toute façon, cela importait peu, puisqu’il ne m’aimerait plus jamais. L’amour faisait mal. L’amour détruisait tout. L’amour m’avait brisé le cœur, et j’étais certaine de ne plus pouvoir aimer à nouveau, de ne jamais aimer personne d’autre que lui. Pourquoi ? Parce que je m’étais dévouée complètement à notre histoire, et à notre amour. J’avais tout fait, tout donné, pour Elliyöt. Il m’avait tout pris. Et quand il m’avait quittée, il avait emmené mon cœur avec lui, m’empêchant de l’offrir à quelqu’un d’autre, d’avancer comme lui avait su le faire. C’était peut-être ça, ma punition, pour l’avoir détruit : une souffrance, une peine permanente, qui ne partirait jamais. Une culpabilité qui m’habiterait pour le reste de mes jours, et des regrets, également, ceux que j’aurais en pensant à l’avenir que l’on aurait pu avoir… Oui… J’avais été folle amoureuse d’Elliyöt. Tellement que je m’étais même déjà imaginé à son bras, un jour, avec des enfants autour de nous… Les nôtres. Oui, j’avais été naïve à ce point, au point de penser qu’il m’aimerait toujours et que rien ne pourrait jamais nous séparer. Aujourd’hui, j’avais ouvert les yeux. L’amour m’avait rendue aveugle, le perdre m’avait rendu la vue. Mais à choisir, j’aurais préféré continuer de vivre en aveugle, j’aurais préféré finir ma vie dans le noir, à chercher à distinguer les formes face à moi. Maintenant que j’avais recouvré la vue, je n’avais d’autre choix que de m’accommoder à la lueur du jour, que de tenter d’avancer, même éblouie par la clarté qui m’entourait.

    Je me rendais dans ma salle commune, lorsque je l’aperçus. Elliyöt. Il était là, assis à même le sol, le dos contre le mur, en plein milieu des couloirs. Il fixait de ses yeux bleus une mystérieuse lettre. Et pire que tout, il avait l’air abattu. Il ressemblait à un ange déchu. Le voir comme ça me faisait mal, plus encore que je ne l’aurais pensé. J’avais l’impression de revenir un an en arrière. Mon cœur se serra, ma gorge se noua, et je m’arrêtai. Lui n’avait pas fait attention à ma présence ici. A vrai dire, il avait dû m’entendre m’approcher, mais ne s’en souciait pas. Il gardait le regard posé sur cette fameuse lettre… Celle qui devait sans doute être à l’origine de sa tristesse. J’avais envie de le prendre dans mes bras. J’avais envie de l’embrasser tendrement sur le front, de passer ma main dans ses cheveux, pour le réconforter. Je voulais lui dire que j’étais là, lui demander ce qui n’allait pas. Mais il ne me laisserait certainement pas faire… Et pourtant… J’étais face à lui et c’est sans réfléchir aux conséquences que je me penchai sans plus attendre vers lui, avec un air soucieux sur le visage. Avant même qu’il ne m’en empêche, j’approchai mon visage du sien, posant mon front contre celui d’Elliyöt. Je voulais le réconforter. Vraiment. Le voir comme ça me faisait mal. Trop mal. Je ne me sentais pas bien. Je pouvais sentir son odeur. Ca faisait une éternité que je ne l'avais pas sentie comme ça, et c'était si bon de la retrouver, si bon de le toucher à nouveau, même pour quelques secondes. J’avais à peine remarqué les photos qui étaient à côté de lui… Des photos, des souvenirs… De son enfance, de notre histoire… de son histoire avec Danaé… Danaé. Je redressai vivement ma tête à la pensée de ce prénom. Qu’est-ce que je faisais ? Je n’avais pas le droit. Il ne me laisserait pas. Je n’étais même plus autorisée à faire partie de sa vie. Il m’en avait chassée un an auparavant. Revenir pour le réconforter était mal et pourtant, ça me semblait être la meilleure chose à faire.

    Elliyöt… murmurai-je, ma voix se cassant dès lors que j’avais prononcé son prénom.

    « Parle-moi » étaient les mots qui auraient du suivre. Mais je n’arrivais cependant pas à les prononcer.



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MessageSujet: Re: Love the way you lie || Lulvia (Intrigue)   Lun 23 Aoû - 21:16
    Je ne savais plus où j’étais, ce que je faisais, qui j’étais. J’étais perdu. Perdu. Et je devais retrouver mon papa. J’étais de nouveau cet enfant. Mais pas l’enfant gai, joyeux, rigolo, casse-cou. J’avais peur. Peur du monde extérieur. Peur de ne plus revoir la lumière. Peur de vivre seul. Peur d’avoir de nouveau mal. Peur de souffrir. Peu de tout et de rien. Peur de temps de choses. J’aurais voulu retourner dans les bras de ma maman, et dans ceux de Danaé et dans ceux de Lu…. Non pas elle. Enfin si. Enfin non. … Tais-toi Elliyöt, tais-toi, pense à autre chose. Tu te fais du mal là, tu…. Je l’avais tant aimé. Tant aimé. Je lui avais tout donné, tout. Et je donnerais n’importe quoi pour retrouver ses bras, son odeur, ses mots rassurants… Non, je ne dois pas penser comme ça. Je ne dois pas penser ça d’elle. Elle m’a fait mal. Elle m’a déchiré le cœur. Elle m’a trompé. Elle disait m’aimer. Ce n’était pas vrai. Elle m’a menti. Je ne dois pas lui pardonner, je n’en ai pas le droit…. Et pourtant, j’arrivais à pardonner à mes parents leur absence, à des amis d’être trop absent et égoïste. Pourquoi pas à elle ? Pourquoi ? Je tentais de recoller les morceaux de mon cœur. Et encore, certains me manquaient, donc il était incomplet. C’était elle qui les avait. Elle ne le savait pas. Elle n’en avait pas conscience. Pas encore. Mais je devais les récupérés. Parce que j’avais fait une promesse à Danaé. Et je tenais toujours mes promesses. Sauf une, que j’avais longtemps fait à Lulvia : la rendre heureuse. Je n’avais pas réussi, tout simplement. Elle était allée voir un autre. Un plus beau, plus intelligent et qui la rendrait encore plus heureuse que moi. Je poussais un gémissement de douleur. Une soudaine douleur se fit sentir à ma poitrine. J’avais mal. Mal dans le cœur. Tout au fond. Je fixais toujours la lettre. Je savais ce que ressentais maman à présent. Mais ce n’était pas ça faute à elle si papa était partit. Non. C’était ma faute, je n’avais pas été un bon fils. Pas du tout même. C’est pour ça qu’il était partit. C’est pour ça qu’il ne m’avait pas écrit pour me le dire à la place de maman. Tout était ma faute. Lulvia. Papa.

    Je ne savais pas ce qui se passait autour de moi. Je vis alors un visage. Il s’approchait du mien et je sentis de douces lèvres qui me faisaient un bisou sur le front. Je restais là. Je ne reconnaissais pas la personne. Je cherchais, je cherchais. Encor été encore. Et là, j’explosai en sanglots. Les larmes jaillirent comme jamais. J’étais tellement bête que je ne reconnaissais même pas la personne devant moi. Et je n’arrêtais pas de chercher. Encore et encore. Je connaissais ce visage, ses lèvres, cette odeur. Et rien ne me venait à l’esprit. Le néant. Et je pleurais toujours. Toujours. Je voyais l’ombre de mon père devant la porte de chez nous. Il partait. Je voyais Lulvia qui me tournait le dos et qui partait vers un garçon. Mes larmes redoublèrent. Je ne méritais pas Lulvia. Je ne méritais pas d’être le fils de Sorrow Caldwell. Et là, j’entendis un appel. On m’appelait. Ca n’avait été qu’un murmure, et pourtant, il résonnait dans ma tête. Je la connaissais cette voix. Je m’arrêtais de pleurer progressivement. Et là, je la reconnus. Ses cheveux blonds étaient fins et lisses. Ses yeux bleu eau me regardaient d’un air inquiet. Et ça voix c’était brisée en prononçant mon prénom. Je la regardais longuement. Elle sentait bon. Elle avait toujours senti bon. Elle sentait la vanille avec un brin de cannelle. Comme ma maman. J’essuyais les larmes sur mon visage. Il fallait que je reprenne contenance. Je ne devais pas lui pardonner. Je ne devais pas. Et pourtant, je savais très bien ce qu’elle avait voulu dire après mon prénom. Je la connaissais. je l’avais toujours connu. Dés le premier jour. Dés le premier regard et la première rencontre. Dés le début du premier jour. Et je l’avais toujours aimé. Toujours. On n’oublie pas le premier amour. On n’oublie pas ça. Surtout quand vous avez cru que celui-là était le bon.

    Je ne savais pas quoi lui répondre. Je ne savais pas si je devais l’envoyer bouler, m’enfuir. Mais je savais que mes jambes ne répondraient pas. Et finalement, je n’avais pas envie de partir. Ca faisait trop longtemps que je ne l’avais pas vu, pas parlé, et pas sentie aussi après. Elle voulait savoir. Elle voulait savoir ce qui se passait. Après tout, elle avait été ma meilleure amie. Et…. Quelque part, elle l’était toujours. Mon cœur se mit à battre un peu plus fort à cette idée. Ma meilleure amie. Et puis après mon amante. Mon amour. Ma fée. J’ouvris alors la bouche. Je voulais lui dire. Mais aucun son ne sortit de ma bouche. Alors je pris la lettre, et la lui donna. Elle n’aurait qu’à lire. Et elle comprendra. Elle avait toujours eu une grande facilité à comprendre les choses. Parce qu’elle était intelligente, pertinente et vive. C’est ce que j’aimais chez elle. C’est ce que j’aimais toujours. Elle était toujours aussi belle, voir même plus qu’avant. J’avais envie de la toucher, de lui caresser la joue de…. Danaé. Se serait la trahir, se serait la tromper. Je n’ai pas le droit d’avoir des sentiments pour Lulvia. Elle m’a trahi. Elle m’a trahi ! Je ne pouvais pas rester en sa compagnie. Je n’avais pas le droit. Je pense que… Je pensais… Je pensais mal. Il fallait que je m’éloigne d’elle. Elle avait toujours autant d’emprise. Toujours. Il fallait que je parte. Pour elle, pour ne pas lui faire mal. Pour Danaé, pour ne pas la trahir elle aussi. Pour moi… Non pas pour moi. Je refermais l’album photo d’un coup sec. Je prenais alors une expression impassible. Elle avait finit de lire la lettre et je la lui repris, plus sèchement que je ne le désirais. Je devais rester. On devait parler. J’en avais besoin, elle en avait besoin…

    Mon sang se glaça. Je me figeais d’un seul coup. Je ne la regardais pas. Je regardais juste derrière elle. Jamais je n’aurais pensé que cette rumeur était vrai. Je n’écoutais jamais les rumeurs. Jamais. J’aurais dû. Jamais je n’aurais pensé rencontrer cette affreuse bête. Elle était derrière Lulvia. Et je savais très bien qu’elle n’était pas du genre à manger les fleurs. Mon souffle se fit court. Je soufflais alors à Lulvia, tout en ne quittant pas des yeux la bête :

    « Ne bouge surtout pas Petite Fée, il y a une chose derrière toi… C’est un de ses enfants. Un des enfants du monstre du lac… »

    Je ne m’étais pas rendu compte que je l’avais appelée par le surnom que je lui donnais quand on était ensemble. J’étais trop absorbé par ce que faisait la bête. Et surtout par ses intentions.


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MessageSujet: Re: Love the way you lie || Lulvia (Intrigue)   Lun 23 Aoû - 22:37
    C’était si douloureux, si pénible, de le voir comme ça, dans cet état. Elliyöt était certainement la personne qui comptait le plus pour moi. Je n’aimais personne plus que lui. J’aurais été prête à tout pour lui, à n’importe quoi pour le savoir heureux, pour qu’il vive encore longtemps, une longue vie pleine d’amour et de bonheur. Même si ça n’était pas à mes côtés, et que ça me faisait souffrir comme jamais. Oui, parce que, contrairement à ce que tout le monde avait pensé – et pensait toujours – j’avais souffert de notre séparation. Je souffrais, à vrai dire, chaque jour de son absence. Il me manquait plus que de raison, et je n’étais plus la même, sans lui. Parce qu’il n’existait pas de Lulvia sans Elliyöt… Bien qu’il existe un Elliöt sans Lulvia. Pourquoi ? Parce qu’en partant, Elliyöt avait emmené avec lui une partie de moi-même. Il avait pris la partie la plus belle de mon être. Il avait pris mon cœur, et ne me l’avait jamais rendu, même lorsqu’il m’avait quitté. Il n’avait laissé derrière lui que cette jeune fille que j’étais à présent, l’ombre de moi-même, de celle que j’avais été et que je ne serai jamais plus. Ah… Oui, je l’aimais. D’un amour inconditionnel, d’un amour interdit, d’un amour comme il n’en existe qu’une seule fois dans toute notre vie. Et le pire, dans tout ça, c’était que je l’aimerai toujours. Même si mes sentiments ne seraient plus jamais réciproques. Je me sentais mal, tellement mal. J’avais envie de le réconforter, de le rassurer et de lui murmurer, dans un souffle, que j’étais toujours là, et que je l’aiderai à sécher ses larmes. Mais celles-ci me rendaient vulnérable, oh oui. Je savais que je n’avais pas le droit de venir le réconforter, après tout le mal que je lui avais infligé, mais c’était plus fort que moi. C’était pour cette raison que je m’étais penchée vers lui, parce que je ne pouvais pas contrôler l’instinct protecteur que j’avais toujours eu à son égard, même si je savais pertinemment qu’il avait tous les droits de me repousser. Il n’en fit cependant rien. Il explosa simplement en sanglots, des sanglots qui me blessaient. C’était comme si mon cœur et mon corps étaient transpercés par des milliers d’aiguilles chauffées à blanc. Ne pleure pas mon prince… Sèche tes larmes et parle-moi. Dis-moi ce qui ne va pas… Aide-moi à te soulager de cette peine qui te transperce le cœur et l’âme. Sa peine me paralysait, et mes mots ne parvinrent pas à sortir comme je l’aurais souhaité. J’avais seulement réussi à prononcer son prénom, dans un simple murmure. J’avais voulu lui demander de me parler, mais j’en fus incapable. Progressivement, ses pleurs se calmèrent, et il sembla enfin me reconnaître. Il plongea son regard dans le mien pendant de longues secondes, des secondes qui semblèrent durer une éternité. Doucement, je passai une main sur son visage, pour sécher ses larmes, ma main frôlant la sienne au passage. Lorsque nos mains se touchèrent, cependant, je retirai la mienne, préférant éviter de trop m’imposer. Je ne pouvais pas revenir d’un coup dans sa vie, en espérant que tout redeviendrait comme avant. Ca, je l’avais compris, après plus d’une année à tenter, en vain, de réinstaurer un dialogue entre nous. Il avait peut-être encore besoin de temps. Il n’était peut-être même pas dans son état normal, je savais que je devais rester sur ma garde, et ne pas trop espérer de notre rencontre. Et pourtant, j’avais cette petite flamme en moi, cette petite flamme d’espoir qui continuait de brûler et de me laisser croire que, peut-être, il me laisserait revenir dans sa vie. Je continuai de le regarder, avec une certaine appréhension, une légère crainte dans le regard. Celle qu’il ne s’enfuit, et qu’il parte à nouveau, sans m’expliquer ce qui n’allait pas, sans me laisser une chance de comprendre – et peut-être de l’aider, pour cette fois, au moins. J’avais tellement envie de comprendre, et de l’aider, surtout. Il était mon meilleur ami, j’avais besoin de savoir. Il ouvrit la bouche, pour me parler, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Je fronçai légèrement les sourcils. Parle. Je t’en prie, dis quelque chose. Ne reste pas muet comme je l’ai été. Explique moi ! Il sembla entendre mes pensées et mes prières puisque, rapidement, il saisit la lettre qu’il y avait à côté de lui, avant de me la donner. Alors ainsi, j’avais vu juste : c’était cette lettre qui était à l’origine de ses larmes et de sa tristesse. Je devais avouer que j’étais assez inquiète, et que je me demandais bien ce qu’elle pouvait contenir. Autant le dire, je ne m’étais certainement pas attendue à quelque chose de ce genre. Je savais combien Elliyöt avait souffert, dans son enfance, de l’absence de ses parents. Je savais combien il avait voulu entendre – ou lire – ces mots que lui avaient écrits sa mère. Et je savais aussi combien il tenait à ses deux parents, malgré ce qu’ils avaient bien pu lui faire. Savoir qu’ils se séparaient, que son père avait trompé sa mère – comme je l’avais trompé, lui – devait sans aucun doute être un grand choc pour lui. Et puis, il y avait ce petit passage, qui me concernait, qui faisait écho à notre histoire et à ce que je lui avais fait subir. Mon cœur se serra à nouveau sous la culpabilité. J’aurais aimé être là pour lui, moi aussi. J’aurais aimé être là quand il en avait eu besoin, mais il ne m’avait pas laissé l’approcher… Je repensais justement à cela, lorsque je terminai ma lettre, quand un bruit – celui de l’album photo qu’il refermait d’un coup sec – me sortit de mes pensées, et de mes souvenirs. Il récupéra alors la lettre d’un geste rapide et sec. Je relevai alors les yeux vers lui, m’apprêtant à lui parler, mais je remarquai qu’Elliyöt ne me regardait pas, non. Il regardait derrière moi. Pourquoi ? Il n’osait plus me regarder dans les yeux, maintenant ? Je fronçai les sourcils malgré moi, et j’allais lui poser la question, mais je remarquai, cette fois, qu’Elliyöt avait vraiment l’air bizarre. Il ne me fallu que quelques secondes pour comprendre ce qui se passait…

    « Ne bouge surtout pas Petite Fée, il y a une chose derrière toi… C’est un de ses enfants. Un des enfants du monstre du lac… »

    Le monstre du lac ? J’avais toujours été sceptique, quant à cette histoire. Bien des rumeurs circulaient dans le Château, mais jamais je n’aurais cru que ses enfants viendraient jusque dans Poudlard. Je n’en avais à vrai dire jamais vue en vrai. Mon souffle se fit court, ma respiration saccadée. Il fallait qu’on parte, et vite. Sinon… on y laisserait notre vie. Enfin. J’y laisserai ma vie. Parce que j’espérais bien que si celle-ci commençait à m’attaquer, Elliyöt trouverait le temps de fuir pour sauver sa vie. La mienne n’avait de toute façon plus aucun sens, sans lui. Tant qu’il ne m’aurait pas pardonnée, ma vie ne vaudrait plus rien. Posant machinalement ma main sur la sienne, je lui murmurai à mon tour :

    « Quand je te le dis… Tu cours, tu m’entends ? »

    Mon rythme cardiaque s’était accéléré. J’avais peur. Je sentais l’adrénaline couler dans mes veines, mais cette sensation là, en revanche, était agréable. Sans perdre une seconde, je m’étais retournée en direction de la bête, je m’étais également relevée, saisissant au passage ma baguette dans ma poche.

    « Expulso ! » criai-je alors en pointant la créature de ma baguette. « Cours ! »

    Elliyöt m’écouterait-il ? Je n’en étais pas si sûre. Tant pis.

    « Stupéfix ! » lançai-je cette fois, alors que la créature était revenue à l’attaque.

    Sous l’effet du sort, celle-ci s’immobilisa, et tomba au sol. Seuls ses yeux me fixaient… J’en eu des frissons dans le dos. Je me retournai vers Elliyöt, et je le rejoignis rapidement.

    « Il faut qu’on prévienne quelqu’un, et vite ! »

    Sans plus attendre, j’entrainai Elliyöt à ma suite, avant de m’arrêter brusquement. Ce que j’avis craint venait d’arriver… Une autre créature était là…
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MessageSujet: Re: Love the way you lie || Lulvia (Intrigue)   Mar 24 Aoû - 10:27
Je sentais la peur chez elle. Et elle me contaminait. Je m’étonnais qu’après tout ce temps, l’effet était toujours là. Depuis le début ça avait été une relation fusionnelle. Quand elle était contente, je l’avais été. Quand elle était triste, je le ressentais. Quand elle avait peur, j’avais peur. Ca avait toujours été comme ça. J’avais toujours eu l’impression d’être elle, et elle d’être moi. On c’était toujours compris. Parfois, les mots ne suffisaient pas, seul le regard parlait. Aujourd’hui, j’avais beau avoir peur comme elle, nous n’arrivions pas à parler de ce qui c’était passé. Mais étais-je vraiment près à entendre ça ? J’avais passé un an de ma vie à mourir à petit feu en pensant à ça. Un an de ma vie à continuer à l’aimer dans le silence, dans la souffrance, dans les crises de folies et surtout dans les moments de cuites intenses. Un an de ma vie à la fuir parce que je n’avais pas la force. Pas la force d’affronter ça de nouveau, de revoir ses images qui m’avaient tant fait mal. Il fallait qu’on parle, que je lui parle. C’était quelque chose d’absolu, d’immédiat. Peu importe ce qu’en penserait les autres. On les emmerde. Et puis s’ils étaient vraiment mes amis, ils comprendraient mon choix. Comme ils m’avaient soutenu après le départ de Lulvia dans ma vie. Mais Danaé ? Comment elle le prendrait-elle ? Je n’en savais rien. J’étais à dix-milles lieux de le savoir. Tout ce que je voulais, c’était tenir ma promesse avec elle. Je devais l’aider, l’aider du mieux que je pouvais. J’aurais voulu savoir ce qu’elle voulait. Mais contrairement à Lulvia, j’étais incapable de deviner ce que Danaé voulait. Et c’était ça qui m’intriguait. Je ne savais pas. J’avais toujours su avant. Mais elle jamais. Même quand on avait commencé à flirter ensembles. Et pourtant, je voulais tellement la rendre heureuse, tellement l’aimer. Mais il y avait toujours une ombre sur nom : mon passé. L’adrénaline monta dans mon sang. Ca faisait longtemps. Avant j’étais une véritable tête brûlée. Il fallait dire aussi que Lulvia m’entraînait sans s’en rendre compte. Parce que Lulvia sans Elliyöt eh bien ce n’est plus rien. Aujourd’hui je réfléchissais toujours. Sauf qu’il ya certaines situations ou réfléchir ne sert pas à grand-chose. Comme celle-ci. Cette créature était immonde. Comment une telle horreur pouvait exister ? Et puis, quel était son origine ? Je vous le demande. Et cette question m’intriguait. Qu’est ce que c’était exactement. Je devais mener mon enquête. Et vite. Je l’observais alors. On ne devait pas bouger. Peut-être qu’elle s’en irait. Peut-être qu’elle nous laisserait tranquille et peut-être que je pourrais partir loin d’elle. Non, pas sans elle. Je ne partirais pas sans elle, sachant qu’elle était en danger. Je ne l’avais jamais laissé tombé, et ce n’est pas aujoud’hui que je le ferais.

« Quand je te le dis… Tu cours, tu m’entends ? »

J’avais très bien entendu. Mais je savais que mes jambes étaient incapables de répondre. Lulvia se retourna et envoya un expulso à la bête. Et elle m’ordonna de courir. J’essayais de toutes mes forces de me relever, de prendre mes jambes à mon cou. Mais quelque chose me retenait. L’album photo et la lettre. Je ne pouvais pas laisse ça ici. Quelqu’un pourrait le trouver et lire et regarder les photos. Je ne voulais pas que tout le monde sache. Et je n’avais pas envie non plus que la bête mange, déchiquète mon bien. C’était trop important pour moi. Il en était hors de question. C’était toute mon enfance, tous mes amours, toute ma vie qui se regroupait là-dedans. Et aussi mon futur. Je pris alors les deux objets, glissai la lettre dans l’album, les mis sous mon bras. Je ne devais pas perdre ça. Cette fois-ci, je n’en survivrais pas. Lulvia envoyait un Stupéfix durant ma manœuvre. La bête était immobile sur le sol. Ses yeux la regardait comme si elle était un morceau de viande. J’en frissonnais.

« Il faut qu’on prévienne quelqu’un, et vite ! »

Je ne répondis pas. Elle avait raison de toute façon. On ne devait pas rester là un professeur devait être avertit. Elle me prit par la main et m’entraîna dans les couloirs. Ca me fit tout drôle qu’elle me prenne par la main. C’était presque comme avant. Comme quand se promenait dans les couloirs, main dans la main, après avoir fait une connerie. C’était si loin tout ça. Tellement loin. J’avais envie de retourner à ce temps-là, où l’on s’aimait. Si j’avais su, j’aurais tout changé pour ne pas qu’on se quitte. Nous tournâmes dans un couloir et nous nous arrêtâmes d’un seul coup. Une autre bête en face de nous. Je fronçais un sourcil. Combien y en avait-il exactement ? Combien nous barreraient la route ? Et surtout, arriverons-nous en vie dans un endroit sûr ? Inconsciemment, je resserrais ma main sur celle de Lulvia, l’enveloppant complètement. J’observai attentivement la bête. A l’affût du moindre signe qui ferait qu’elle nous attaquerait. Et là, sa patte bougea, filant droit sur nous. Je poussais Lulvia contre le mur, la faisant tomber, moi à sa suite. J’attrapai ma baguette et m’exclamai :

« Diffindo ! »

La bête tomba à terre immobile. Sur le coup, je ne me souvenais plus de ce que faisait le sortilège utilisé. Mon cerveau était incapable de reconnaître le moindre sort. Je me relevais alors, aidant Katell. Mon regard inquiet se posait sur elle.

« Tu vas bien ? »

Je n’eus pas le temps d’entendre sa réponse. La bête à côté de nous bougeait. Je ne me le fis pas redire deux fois. Je pris de nouveau la main de Lulvia et l’entraîna avec moi à travers les couloirs. Nous courûmes à en perdre haleine. Mon cœur battait à cent à l’heure. Qu’est ce que c’était que ça ? D’où venait –elle ? Pourquoi était-elle là ? Toutes ses questions me traversaient l’esprit. Je regardais soudain sous mon bras. Il y avait toujours l’album et la lettre. Ouf. Il faudrait que je mette ça dans un lieu sur, où quand je repasserais, je pourrais venir le chercher sans qu’il n’ait rien eu. Mais pour le moment, il fallait fuir. J’entendais le cri de la chose derrière nous et je crois qu’elle nous poursuivait. Je n’osais pas me retourner. Je tenais toujours la main de Lulvia dans la mienne. Soudain, nous tournâmes dans un couloir et je vis un endroit où l’on pourrait se cacher pendant un petit instant. Je la poussais alors dans al cachette et sans le faire exprès, je la collais contre le mur, moi sur elle. L’espace n’était pas bien grand. Nous étions serrés. Mais je ne ressentais aucune gêne. Ca faisait trop longtemps que l’on n’avait pas été dans un endroit étroit tous les deux. Des brides de nos nuits me revinrent en tête. Ca avait été des bons moments, où je l’avais aimé de tout mon être et de tout mon corps. Mais je me ressaisis bien vite et repris mon souffle un peu plus tranquillement. Je ne la regardais pas dans les yeux, je ne pouvais pas. C’était trop dur. Beaucoup trop. Alors je me contentais de dire ;

« Ca va ? »


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MessageSujet: Re: Love the way you lie || Lulvia (Intrigue)   Mar 24 Aoû - 12:30
    J’allais de surprise en surprise. Aujourd’hui, ma route croisait celle de personnes – et de « choses » - auxquelles je ne m’étais pas attendue. D’abord Elliyöt, mon Elliyöt, en larmes. Autant le dire, c’était ce qui m’avait le plus touchée, et ce qui m’avait le plus atteinte aussi. Parce que quand Elliyöt n’allait pas bien, je n’allais pas bien non plus. Parce que je n’aimais pas le voir souffrir, et que je voulais le voir heureux, même si c’était dans les bras d’une autre et que ça me brisait le cœur. Il méritait tout cela, il méritait de connaître le bonheur, et cela jusqu’à la fin de sa vie, jusqu’à son dernier souffle. Mais il n’avait pas été le seul à avoir croisé ma route, non… Puisque derrière moi, m’avait-il dit, se trouvait un des enfants de la créature du lac. Je n’avais jamais vue cette créature. Juste imaginé. Jamais mon imagination n’aurait pu s’inventer une horreur telle que celle-ci, et pourtant… Les mots d’Elliyöt m’avaient glacé le sang. J’avais eu peur, oui. Et j’avais rapidement senti l’adrénaline couler dans mes veines. Cette sensation là fut bien plus agréable, en revanche. Ce fut sans doute elle qui me donna le courage de me battre contre cette bête, à laquelle je tournai le dos. Mon premier réflexe fut de prendre la main d’Elliyöt dans la mienne. Mon second réflexe fut de le protéger. On savait tous les deux ce que cette bête nous ferait, si l’on ne déguerpissait pas, et vite. Mais pour déguerpir, pour prévenir un prof ou un quelconque adulte, il fallait d’abord que l’on neutralise cette bête. Je n’avais pas vraiment réfléchi à une « technique de défense » et à vrai dire, je n’en avais pas eu le temps. Comme à mon habitude, j’avais réagi au quart de tour, sans penser aux conséquences de mes actes. J’avais demandé à Elliyöt de m’écouter, de partir quand je le lui dirai, sans savoir s’il en aurait le réflexe ou non. Honnêtement, je n’avais pas le temps de réfléchir à cela, de me demander si oui ou non, il prendrait la fuite. J’espérais simplement qu’il le ferait. Parce que je voulais qu’il soit en sécurité. Je voulais être certaine qu’il allait bien. Je m’étais retournée pour éloigner cette créature immonde qui nous guettait, à l’âffut du moindre geste qui lui permettrait de faire de nous ses victimes. Après avoir éjecté la bête à quelques mètres de la, j’avais ordonné à Elliyöt de courir. Mais il n’en fit rien. Au lieu de ça, il ramassa son album photo et sa lettre, puisqu’après avoir lancé mon stupefix, je m’étais retournée dans sa direction pour constater qu’il n’était pas parti et qu’il tenait l’album sous son bras. J’aurais du m’en douter. Elliyöt voulait emmener avec lui les souvenirs de toute une vie, il n’avait pas voulu les laisser… Je poussai un léger soupir. Mais je me ressaisis bien vite, lui indiquant que l’on devait partir, et prévenir quelqu’un rapidement. Il ne me répondit rien. De toute façon, il n’en eu pas le temps puisque j’avais rapidement saisi sa main pour l’entrainer à ma suite dans les couloirs. J’avais l’impression de revenir en arrière, à cette époque où tout allait encore bien entre nous et où nous tenir la main avait été un geste naturel de notre part à tous les deux. J’avais l’impression que ça faisait une éternité que ça n’était pas arrivé… Et en même temps… Sa main dans la mienne me donnait laissait penser que nous n’avions jamais été séparés, que toute cette année n’avait été qu’un cauchemar, et que notre amour était resté intact. J’avais mal. Comme à chaque fois que je repensais à notre histoire, et à cette époque où il m’aimait encore. Mais ce ne fut pas la douleur que j’avais à la poitrine qui m’arrêta dans ma course, mais une autre créature. Nous nous étions arrêtés brusquement, et je sentis la main d’Elliyöt se resserrer autour de la mienne. Inconsciemment, j’avais rapproché mon corps du sien, m’éloignant de la créature immonde qui nous faisait face. Nous la regardâmes pendant un instant, sans rien dire. Et elle ne bougeait pas, ne nous attaquait pas… Pour un temps, seulement, puisqu’après quelques secondes, elle dirigea sa patte dans notre direction pour nous attaquer. Elliyöt eu le réflexe de me pousser contre le mur, ce qui me fit malheureusement tomber, et ce qui l’entraina à ma suite. La chute ne fut pas trop difficile, et dans tous les cas, moins douloureuse que si la bête nous avait touchés. J’étais tout de même un peu sonnée, et incapable de me défendre de quoi que ce soit, pour le moment. Heureusement pour moi, Elliyöt, lui, eu le réflexe de se défendre :

    « Diffindo ! »

    La bête tomba, et Elliyöt m’aida alors à me relever. Il posa sur moi un regard inquiet, un regard auquel je n’avais plus l’habitude d’être soumise.

    « Tu vas bien ? »

    Je hochai simplement la tête. Je n’eus de toute façon pas le temps de parler, puisque Elliyöt saisi rapidement ma main dans la sienne avant de m’entrainer avec lui dans les couloirs. La bête nous poursuivait, et mon rythme cardiaque s’était considérablement accéléré. Jamais je n’avais couru aussi vite, fuyant main dans la main avec Elliyöt pour sauver nos vies. En réalité, c’était Elliyöt qui menait la danse. C’était lui qui m’entrainait à sa suite, lui qui me poussa dans une cachette qu’il avait repérée. Et le pire qui aurait pu se produire se produisit. Il me colla au mur, collant alors son corps contre le mien. Mon cœur battait la chamade, de par la course que nous venions d’effectuer, mais j’étais certaine que même sans ça, il en aurait fait autant, de par la proximité de nos deux corps. Je pouvais respirer son odeur, je pouvais sentir chaque parcelle de son corps contre le mien, je pouvais sentir son souffle, entendre sa respiration encore légèrement saccadée. Ma main frôlait de nouveau la sienne, et j’avais la tête au creux de son cou. Un cou que j’aurais dévoré sans plus attendre, y déposant de légers baisers, si jamais tout n’avait pas changé si radicalement entre nous. Rapidement, le souvenir de nos moments tous les deux me revint en mémoire, celui de nos nuits passées ensemble, de nos baisers passionnés, de tout cet amour que l’on s’était donné… Sa voix seule me ramena à la réalité.

    « Ca va ? »

    Relevant la tête dans sa direction, je cherchai un contact visuel qui ne s’établit cependant pas. Il ne me regardait pas dans les yeux. J’aurais dû répondre « oui » à sa question, mais j’en étais incapable. Parce que, dans le fond, ça n’allait pas. On s’en était sortis indemnes, certes, mais sa présence, sa proximité, me faisait tellement souffrir qu’elles me rendaient presque malade. J’avais besoin de sortir de là, de prendre l’air. Parce que, là où nous étions, chaque bouffée d’air que j’inhalai m’obligeait à respirer son odeur… Une odeur qui me faisait perdre la tête. Mes lèvres se rapprochèrent des siennes, doucement... Puis je me ressaisis. Je ne pouvais pas, non. Je n'avais pas le droit de faire ça. Pour lui, pour moi, pour elle. Et pourtant, j'en avais tellement envie ! La douleur que j’avais ressentit précédemment dans ma poitrine me saisit à nouveau, me faisant légèrement grimacer, et m'obligeant à éloigner mon visage du sien. Mon souffle se fit plus court, et je lui répondis, dans un souffle :

    « Non. J’ai besoin de… Je ne me sens pas très… »

    Je n’arrivai pas à finir mes phrases, parce que je ne savais pas quoi dire. De quoi avais-je besoin ? J’avais cru, auparavant, que j’avais besoin de lui. Je me rendais compte à présent que l’avoir ne résoudrait pas forcément tous mes problèmes. Parce que je l’avais à mes côtés sans l’avoir. Parce que je savais qu’il appartenait à une autre, quand je n’avais qu’une seule envie : reposer mes lèvres sur les siennes, sentir son souffle chaud contre ma peau, sentir ses caresses sur mon corps, l’entendre me dire qu’il m’aimait. La douleur se fit plus forte à cette dernière pensée. Et je n’arrivais plus à respirer correctement. Il fallait que je sorte. Mais sortir impliquait de faire face à la créature une nouvelle fois. Sauf si elle était peut-être partie ? Je n’y réfléchis pas longtemps, et repoussai fermement Elliyöt. Je me sentis vide, sans son corps sur le mien, mais je ne m’en préoccupai pas. Le vide, j’y étais habituée depuis plus d’un an maintenant.

    « Il faut que je sorte », ajoutai-je alors avant de me dégager de la cachette qu’il nous avait trouvée.

    Pas de créature à l’horizon. Avions-nous réussi à la semer ? J’en doutais légèrement. Mais ça n’était pas grave. J’avais besoin de reprendre ma respiration, de reprendre mes esprits. J’avais besoin de cesser de me torturer avec mes sentiments pour Elliyöt. Inspirant profondément, je posai mes mains sur mes cuisses, me penchant légèrement en avant, en espérant que cela m’aiderait à reprendre contenance.
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MessageSujet: Re: Love the way you lie || Lulvia (Intrigue)   Mar 24 Aoû - 13:31
Jamais je n’aurais pensé la revoir dans pareille situation. Jamais. Et j’ai quelque chose à admettre : Elle me manque. Ses baisers, ses caresses, son rire et sa bonne humeur. Elle me manquait au plus profond de moi. Finalement, elle m’avait toujours manqué durant ses un an de cauchemars. Et je crois qu’elle me manquerait toute ma vie. Je ne pensais pas non plus que j’allais me mettre à pleurer dans ses bras. Ni à sentir mon cœur battre à une telle vitesse près d’elle. Encore moi ressentir son odeur et avoir les lèvres qui me brûlaient. Car ses lèvres étaient toutes proches. Et une attraction insensée m’attirait vers elle. Je n’aurais jamais dû ressentir ça. Jamais. J’étais amoureux de Danaé. Un doute, un instant. Non, je ne devais pas penser comme ça. Et pourtant… C’était mon cœur qui parlait. Pas ma tête. Peut-être que… peut-être que je faisais fausse route. Je n’en savais rien. Je n’en savais rien du tout. Et je ne voudrais jamais faire de mal à Danaé. Oh non, ça aurait été un sacrilège. Pas à un ange. Pas à celui-là. Son odeur se faisait de plus en plus enivrante. J’en avais rêvé des nuits de cette odeur. Et aujourd’hui, je le sentais enfin. Et son corps était collé au mien. Je sentais ses bras, ses hanches, son ventre, sa poitrine. Et ses lèvres qui m’attiraient irrésistiblement. Mais je ne devais pas ! Je n’en avais pas le droit. Je lui demandais si ça allait. Il fallait penser à autre chose, dire autre chose. C’était le seul moyen pour ne pas pensé à ses lèvres, pour ne pas se penché et l’embrassé. Pour ne pas la caresser, ressentir sa peau et la sentir en moi une nouvelle fois. Je ne pourrais jamais cacher à Danaé ma rencontre avec Lulvia. J’étais incapable de mentir quand il s’agissait d’amour. Et puis, je n’avais pas envie de mentir. Ca ne servait à rien et puis ç nous ferait mal à tous les deux. Hors de question. Et je ne devais pas lui faire mal. Pourtant, je sentais la souffrance de la fée collée contre moi. Je devinais sans mal ce qui la faisait souffrir. Et je m’en voulu soudainement. Je ne l’avais donc pas rendu heureux. J’avais échoué. J’avais échoué. Mon poing se ferma instinctivement. J’étais un bon à rien. Je n’avais pas su la rendre heureuse. Comme Papa. J’étais nul, lâche. Je ne méritais même pas l’amour de Lulvia, et celui de Danaé.

« Non. J’ai besoin de… Je ne me sens pas très… »

Mon cœur rata un battement. Elle était malade c’est ça ? Elle n’allait pas bien. Elle n’allait pas bien. Et c’était de ma faute. Encore une fois. Elle me repoussa fermement. Mon cœur se brisa en milles morceaux et je cachais ma tristesse. L’odeur sans allait de mon esprit vite, trop vite. Et j’avais mal. J’étais nul. Elle n’avait pas été heureuse. J’étais nul. Nul. Elle se dégagea de la cachette. Je la regardais faire. J’irais en enfer j’en suis sûr. C’était là qu’était ma place. Elle, elle irait au paradis avec des anges. Je faisais le mal autour de moi en voulant faire le bien. Je ne méritais pas ma place parmi les anges. C’était indéniable. Elle regarda à droite et à gauche. Je tendis l’oreille et sortit de la cachette aussi. Je regardais de partout. Il n’y avait aucune trace de la bête. Aucune. Et pourtant, je savais qu’elle débarquerait bientôt. Elle nous cherchait sans doute. Je regardais de nouveau Katell. Mon regard croisa le sien. On cœur s’effrita en envoyant dans ses yeux de la tristesse. Une tristesse sans nom. Une tristesse qui me rendit triste et je culpabilisais. Il fallait que je lui demande de me pardonner. C’était le moment où jamais.

«Lulvia… Pardonne-moi. Pardonne-moi de ne pas t’avoir rendue heureuse quand on était ensembles… Je…. Je ne méritais peut-être pas ton amour finalement »

Ma voix n’était qu’un murmure. J’aurais voulu parlé plus fort. Mais impossible. Je la regardais dans les yeux. Je souhaitais de tout mon cœur qu’elle me pardonne. J’en avais tellement besoin. Pour avancer. Pour… Je me figeais une seconde fois. Je n’avais pas vu la bête qui arrivait droit dans son dos dans un silence parfait. L’adrénaline monta une nouvelle fois dans mon sang. Elle allait la tuer. Je ne pouvais pas permettre ça. Non. Elle n’avait pas le droit de me laisser. Non. Alors soudainement, je la poussais contre la cachette et j’eus alors le temps de réceptionné la patte velue de la chose dans ma main droite. Mon album tomba à terre, s’ouvrant à la photo de nous deux. Je tenais son visage dans mes mains et on rigolait. Cette photo avait été faite pendant l’hiver. C’était d’après moi, la plus belle de tout l’album. Je sentis alors une douleur fulgurante dans la main qui tenait la patte. Un liquide chaud tomba à terre. Du sang. Mon sang. Je regardais la bête. Ses yeux globuleux me regardaient et je vis du coin de l’œil une autre patte partir sur ma gauche. Je la saisi instantanément dans ma main. Seconde douleur horrible. Mon autre main saignait. La grosse bête avait d’autre patte. Je ne pourrais pas l’arrêter indéfiniment. Je compris alors que quand elle en aurait finit avec moi, ça serait autour de Lulvia. Mon réflexe fut de lui hurler sans la regarder :

« Cours Lulvia ! Cours ! Ne m’attends pas ! Va prévenir quelqu’un ! Cours »

J’aurais tellement voulu lui dire que je l’aimais. La bête forçait sur ses pattes. Je fléchissais les genoux pour rester à ma place. Mon cœur battait à tout rompre. Je n’avais jamais senti la mort d’aussi près. Et finalement, je me rendis compte, qu’elle ne me faisait pas si peur que ça. Ce qui me faisait le plus peur, c’est que Lulvia se fasse attaquer à son tour. Je devais donc occupé la bête. Mon sang continuait de couler et tomber sur le sol. J’avais atrocement mal aux mains. Je regardais la bête droit dans les yeux. Tu ne me fais pas peur. Tu n’es qu’un monstre qui a faim. C’est dans l’ordre des choses. Tout simplement. Tua s faim, tu te nourris d’humain, de sang, de chaire fraiche. Je ne serais qu’un homme de plus dans ton repas. C’est tout. Et c’est alors que je me mis à hurler de douleur. Une autre de ses pattes venait de me transpercer le ventre. Une autre l’épaule. Je ne tiendrais pas. La douleur était fulgurante et mon sang se répandait de partout. J’avais mal, terriblement mal.

« VA-T-EN LULVIA !!! COURS !! »


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MessageSujet: Re: Love the way you lie || Lulvia (Intrigue)   Mar 24 Aoû - 14:37
    Je l’aimais plus que tout. Je l’aimais comme une folle, comme personne ne pouvait aimer sur cette Terre. Le savait-il ? Savait-il que je l’aimais toujours, qu’il me manquait plus que tout, et que chaque jour sans lui était insupportable ? Savait-il que mon cœur, que mon corps, dépendaient de lui, que je ne pouvais rien faire, tant qu’il ne serait pas à mes côtés ? Il était ma drogue, mon addiction. En cette année de séparation, j’aurais été prête à n’importe quoi pour le retrouver, pour sentir à nouveau son odeur, pour sentir à nouveau son corps contre le mien. Et maintenant que cela arrivait, ça ne me suffisait pas. Non, ça n’était pas suffisant, parce que je ne voulais pas que ça. Je voulais bien plus. Je voulais qu’il m’aime. Je voulais son cœur, je voulais qu’il me rende le mien. Mais jamais je ne les récupèrerai… Parce qu’il en aimait une autre. C’était certainement ça qui me faisait le plus mal. J’aurais aimé être capable de le lui dire. J’aurais aimé pouvoir lui expliquer. Mais je n’y arrivai pas ; les mots ne venaient pas. J’aurais aimé lui dire que j’étais désolée, et que je ne souhaitais que son bonheur. J’aurais aimé lui dire que je l’avais aimé comme une folle et que je l’aimerai toujours, quoi qu’il arrive. Mais je ne pouvais pas faire ça. Ca ne ferait que compliquer les choses, et j’avais déjà assez chamboulé sa vie par le passé. Je n’avais pas le droit de le refaire à nouveau. C’était pour cette raison que je m’étais retenue de l’embrasser, bien que l’envie de poser mes lèvres sur les siennes ne me quittait pas. Et puis, il m’avait demandé si ça allait. Oui, ça allait. On était en vie, et ensemble. Tout aurait dû être parfait. Alors… Pourquoi me sentais-je si mal ? Pourquoi avais-je si mal au cœur, pourquoi sa présence me faisait mal à ce point ? Pourquoi l’aimais-je toujours ? J’étais tellement stupide… Tellement compliquée. C’était du moi tout crâché, ça. J’avais un don pour m’attirer des ennuis, pour me lancer dans tout ce qui était impossible. Mais cette fois, je ferai les choses bien. J’en avais envie, du moins. Je ne voulais pas le faire souffrir, je ne voulais pas le revoir dans le même état que l’année précédente, j’aurais été incapable de le supporter. Mais résister à la tentation était bien plus difficile que je le pensais. Son odeur me rendait folle, son corps contre le mien faisait ressurgir tous les souvenirs de nos ébats, de l’amour passionné que nous avions vécu pendant notre 5ème année. Et j’avais mal, à nouveau. Je devais prendre l’air, reprendre mes esprits, m’éloigner de lui, oublier tout ce à quoi je me raccrochai. J’avais repoussé Elliyöt, pour sortir de notre cachette. Pour fuir cette emprise qu’il avait sur moi. Pour arrêter de bercer mon cœur d’illusions. Je repris ma respiration, profondément, histoire de remettre de l’ordre dans mes idées. Mais rien à faire. Je ne pensais encore et toujours qu’à lui. Et il était là, face à moi, le regard plongé dans le mien. C’était si douloureux, de le voir, de l’approcher, et de savoir que tout partirai en fumée dès lors que cette journée serait terminée. C’était tellement douloureux de savoir qu’il irait en voir une autre, avec laquelle il était bien plus heureux qu’il ne l’avait jamais été avec moi, une autre à qui il avait donné son cœur, brisant le mien au passage. Ca faisait si mal, d’aimer. J’aurais préféré mourir que de connaître cet effroyable sentiment de perte qui me traversait à chaque fois que je pensais à Elliyöt, ou que mon regard croisait le sien.

    « Lulvia… Pardonne-moi. Pardonne-moi de ne pas t’avoir rendue heureuse quand on était ensembles… Je…. Je ne méritais peut-être pas ton amour finalement »

    Sa voix n’était plus qu’un murmure, et son regard ne me quittait pas. Je fermai les yeux, et poussai un léger soupir. Lui pardonner ? Je n’avais pas besoin de lui pardonner. J’avais été heureuse avec lui, bien trop heureuse… C’était peut-être ça, le problème… ? J’avais connu avec lui un bonheur immense, tellement immense que le perdre m’avait détruite. En ce qui concernait le reste de ce qu’il avait dit… Il avait mérité mon amour. Il avait mérité d’être aimé, choyé, plus que de raison. Il m’avait tellement rendue heureuse qu’il méritait de connaître ce qu’il m’avait fait vivre à son tour. Rouvrant les yeux, je répondis à mon tour :

    « Tu m’as rendue heureuse Elliyöt. Je n’ai rien à te pardonner. C’est plutôt à toi de me pardonner, pour ne pas avoir été à la hauteur de tout ce que tu m’offrais lorsque nous étions encore ensemble. Pardonne moi d’avoir fait de ta vie un enfer, je n’ai jamais voulu te faire souffrir. Tout ce que j’ai jamais voulu, c’est ton bonheur… »

    J’étais sincère. Mais me croirait-il ? En serait-il conscient ? Je l’espérais. Je n’eus pas le temps d’y réfléchir bien longtemps, cependant, puisque je vis Elliyöt se figer brusquement. Encore une fois, je ne comprenais pas les raisons de sa réaction, et je ne les compris que lorsqu’il me repoussa dans la cachette qu’il avait trouvée précédemment. Je me retournai alors brusquement, pour voir l’une des pattes de la créature qui nous poursuivait tout à l’heure s’écraser dans la main droite d’Elliyöt. L’album photo qu’il tenait depuis tout à l’heure tomba à terre, s’ouvrant sur une photo de lui et moi. Je me rappelais très bien de cette photo, et de la journée où on l’avait prise. C’était en hiver. On était heureux, et amoureux, à cette époque, et je pense que ça se voyait à mes éclats de rire sur la photo, et aux regards que l’on se lançait. Du sang s’écoula à côté de la photo, le sang d’Elliyöt. Mon sang, à moi, se glaça. Avant même que je ne me sois jetée sur la bête pour voler à son secours, celle-ci l’attaqua avec une autre patte, blessant cette fois sa main gauche.

    « Cours Lulvia ! Cours ! Ne m’attends pas ! Va prévenir quelqu’un ! Cours »

    Il était sérieux ? Il pensait vraiment que j’allais fuir, et le laisser là avec cette créature ? Plutôt mourir. Je ne le laisserai pas. J’en étais incapable. Un hurlement de douleur me sortit de ma transe. Cette fois, la bête venait de lui transpercer le ventre. Il y avait du sang partout, c’était atroce. Non. Ca n’était pas possible. Il ne pouvait pas mourir, il ne pouvait pas se battre seul contre cette créature et moi, je ne pouvais pas partir et le laisser la.

    « VA-T-EN LULVIA !!! COURS !! »

    Sortant de la cachette, je pointai ma baguette sur la créature, ne sachant quel sort lancer. Elle tenait fermement Elliyöt, et l’éjecter plus loin ne ferait qu’accentuer sa douleur. Je devais agir, et vite. Mais surtout pas courir.

    « ARRETE DE DIRE N’IMPORTE QUOI ! JE NE TE LAISSERAI PAS ! »

    Je m’approchai d’Elliyöt et de la créature, toujours à la recherche d’un sort… Le seul qui me vaint à l’esprit fut le même que précédemment.

    « Stupéfix ! »

    A nouveau, la créature s’immobilisa, avant de tomber au sol, figée par le sort que je lui avais lancé. Elle entraina Elliyöt dans sa chute et c’est sans plus attendre que je me précipitai pour l’aider à se dégager. Je le posai un peu plus loin, au sol. Le sang continuait de s’écouler de sa blessure au ventre et je posai mes mains dessus afin de stopper le flux de liquide rouge.

    « Tu n’es qu’un idiot, pour avoir pensé que je te laisserai seul avec ce monstre. Tu n’es qu’un idiot pour t’être interposé entre elle et moi, Elliyöt. Je t’interdis de mourir, tu m’entends ? Parce que si tu meurs, je ne survivrai pas. »

    Je pleurais, maintenant. Voilà. C’était malin. J’essayai de l’aider à se relever, tout en continuant d’excercer une légère pression sur sa blessure. Je l’appuyai ensuite contre le mur, le relâchant complètement et déchirant des morceaux de ma tunique pour lui bander grossièrement le ventre, histoire de stopper le sang qui coulait, et d’avoir mes deux mains libres. Je m’occupai ensuite de ses mains, et me dépêchai d’aller récupérer l’album photo tombé à terre. Je pris garde à ne pas le couvrir de sang, avant de retourner vers Elliyöt. Je le déposai dans la cachette qu’il avait trouvé, et laissai l’album photo à ses pieds.

    « Attends moi là, je vais chercher du secours. »

    Je me retournai, prête à partir, lorsque je m’arrêtai brusquement.

    « Je t’aime », murmurai-je alors en me penchant vers lui, et en déposant un baiser sur son front.

    Je quittai notre cachette, à la recherche de quelqu’un. Mais je ne voyais personne à l’horizon. Il aurait été trop risqué de demander à Elliyöt de marcher jusqu’à l’infirmerie… On aurait pu tomber sur d’autres créatures… Et pourtant, c’était la seule solution. Je revins après plusieurs minutes à la cachette, Elliyöt était toujours là. Vivant. Mais en piteux état. Je me penchai vers lui, caressant sa joue d’une main.

    « Ca va aller, je vais t’emmener à l’infirmerie. »
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MessageSujet: Re: Love the way you lie || Lulvia (Intrigue)   Mar 24 Aoû - 20:31
Je ne croyais pas ce que je venais d’entendre. Elle avait été heureuse. Elle avait été heureuse ! Mais alors pourquoi ? Pourquoi m’avoir trompé. Qu’est ce que j’avais fait ? Ou qu’est ce que je n’avais pas fait ? Hein ? Répond moi ma fée. Je t’en supplie. J’en ai marre de ce silence. J’en ai marre de ses non-dits. J’en ai marre de ne pas pouvoir te serrer dans mes bras parce qu’il y a quelqu’un chose qui me gêne, me chagrine, me tue à petit feu. Non de dieu ! J’avais passé un an a pensé que c’était ma faute. Que tout était ma faute. Alors que ça n’était pas ça. Mais qu’est ce que sait alors ? Mon dieu ! Je m’étais torturé un an durant. Un an à broyer du noir, un an à chercher la faute, un an à partir dans des crises de folies que je n’avais jamais eu auparavant. Et il a fallut que ce soit aujourd’hui, aujourd’hui que je te revois, tu me dis que tu étais heureuse, que tu n’a rien à me pardonner que c’est toi qui n’a pas été à la hauteur. Bon sang ! Mais pourquoi l’amour fait-il si mal ? Pourquoi est-il si destructeur ? Pourquoi souffre-t-on à ce point ? Qui a inventé l’amour ? Est-ce que Dieu avait déjà ressenti ça l’amour ? Avec un grand A ? L’amour puissant, invincible, l’amour inconditionnel, inimaginable. Avait-il déjà rencontré l’Âme Sœur ? Je ne sais pas. Mais s’il savait. S’il savait… Je la savais sincère. Je savais toujours quand quelqu’un était sincère. Ca se voit dans le fond des yeux, ça se voit. Enfin, moi je le voyais. Et chez elle c’était quand la petite flamme au fond de ses yeux s’embrasait. Je la connaissais tellement bien. Trop bien. J’avais toujours su décrypté ses sentiments, et ses pensées. Aujourd’hui, c’était différent. On avait changé. J’avais changé. Et elle aussi. Je voulais la voir heureuse. Elle méritait ça. C’était une personne super original et dés le premier regard elle m’avait conquise. C’était tout. C’était ça. On n’a qu’un seul et grand amour dans sa vie. Et moi, je l’avais juste devant moi. Mais tout était tellement compliqué. On avait tant de choses à se dire. Tellement. Et ce n’était pas le moment. La bête m’attaquait. J’avais terriblement mal aux mains. Mais ce qui me faisait le plus mal c’était de savoir Lulvia triste et en danger. Alors quand elle sortit de la cachette et se mit à hurler que je ne devais pas dire n’importe quoi, qu’elle ne me laisserait pas, j’eus envie de pleurer. Mais bon sang Katell ! Laisse-moi m’occuper de ça ! Va chercher quelqu’un. Peu à peu je sentais mes forces me quitter. Mon sang se répandait sur le sol. Je fléchis d’un genou. Je ne laisserais pas cette créature gagner du terrain. J’avais encore assez de force pour la faire reculer. Alors j’y mis toute ma volonté et je me redressais. J’étais à bout de souffle. La douleur était toujours là, toujours plus forte. Et je savais que si Katell ne s’en allait pas très vite et allait chercher du secours, je tomberais à terre et elle m’engloutirait. Mourir pour un être cher était une belle mort. Surtout pour la personne que vous avez aimé et que vous aimé d’un amour inconditionnel. C’est comme une preuve d’amour. Mais celle-là, elle est non-dit et l’absence de celui que vous aimez vous fait plus mal encore. Toujours mourir par sacrifice, jamais par lâcheté. J’avais toujours pensé comme ça et ça ne changerait pas je crois. J’entendis alors Lulvia lancer un Stupéfix. La créature s’écroula au sol. Moi avec. Je serais les dents quitte à me les casser pour ne pas hurler de douleur. Mon sang se répandait toujours de partout. J’étais pâle.

«> Tu n’es qu’un idiot, pour avoir pensé que je te laisserai seul avec ce monstre. Tu n’es qu’un idiot pour t’être interposé entre elle et moi, Elliyöt. Je t’interdis de mourir, tu m’entends ? Parce que si tu meurs, je ne survivrai pas. »

J’eus un rire tremblant. Oui, j’étais idiot. On me l’avait souvent répété. Je l’avais toujours aidé. Surtout avec les personnes que j’aimais. C’était bien connu ça. Elliyöt Sorrow Caldwell idiot devant les filles. C’était la plus belle chose qu’elle ne m’ait jamais dîte : « Je t’interdis de mourir, tu m’entends ? Parce que si tu meurs, je ne survivrai pas ». Je souris alors, mais c’était une grimace. La douleur était lancinante. Mais moins douloureuse que peut vous faire l’amour. J’avais le souffle court. Je devais économiser mes forces. Et pourtant j’avais envie de lui répondre. Mais elle ne me laissa pas le temps. Elle pleurait. Je ne voulais pas la voir pleurer. Pas le jour où je lui sauve la vie. C’était trop bête. Et puis, je n’allais pas mourir. C’était une blessure superficielle. Mon regard se posa alors sur mon ventre. Elle essayait de compresser la blessure. Finalement, ce n’était pas aussi superficiel que ça. Je ne m’inquiétais toujours pas. Je n’allais pas mourir. Je le savais c’est tout.

« Attends moi là, je vais chercher du secours. »

Je n’avais pas envie qu’elle me quitte. Je ne voulais pas. J’eus soudain peur qu’elle s’enfuit encore et que je ne la revois plus jamais. J’eus envie de pleurer à cette pensée. Non, s’il te plait Lulvia, ne pars pas. Tu es partit une fois. Pas une deuxième fois. Cette fois, je vais vraiment me laisser mourir si tu pars. Mais elle revenait déjà. Mon cœur s’arrêta de battre fort. Enfin déjà que mon pou baissait petit à petit, ça n’était pas dur. Elle se pencha vers moi et me murmura un « je t’aime ». Mon cœur rata un battement. Tu m’aimais encore ? Tu m’aimais encore douce Lulvia. J’aurais voulu te répondre moi aussi, mais je ne pouvais pas. Il y avait Danaé et cette promesse. Que je me maudissais d’avoir pensé pendant tout ce temps que c’était de ma faute. J’étais un idiot oui, un bel idiot. Et te voilà repartit ma fée. Et je fermais les yeux pour ne pas hurler de douleur. Je serrais les dents pour ne pas hurler ton nom et te demander de revenir. Ma vue se brouilla quelques instants. J’allais perdre connaissance. Reviens je t’en supplie Cendrillon. J’ouvris alors les yeux et je te revoyais près de moi. Tu me dis alors qu’il fallait qu’on aille à l’infirmerie. Je suis d’accord avec toi Ma fée.

« Je crois oui.

J’essayais alors de me relever. Mais je n’avais pas de force dans mes jambes. Je savais qu’il y aurait d’autres bêtes c’était évident. Mais je ne voulais pas qu’elle se fasse attaquer elle aussi. Elle me prit alors sous l’épaule et je pu me relever. Tout tournait autour de moi. Je m’agripais à elle du mieux que je pouvais jusqu’à ce que tout redevienne normal. Puis je lui dis alors :

« Tu seras mes jambes, je serais tes yeux. S’il y a une bête qui attaque, je t’indiquerais où tirer »

Je la regardais alors, lui fis un sourire rassurant. Elle était inquiète, je le savais. Je passais une main sur sa joue pour essayer de la rassurer. Et nous commençâmes à marcher. Je grimaçais à chaque pas. J’étais faible. J’avais mal, très mal. Mais je pense pouvoir atteindre l’infirmerie. J’avais le souffle court, mais parvint à dire alors :

« Oui, je suis idiot. Mais je trouve ça tellement chevaleresque que de sauver la vie à une demoiselle d’un grand méchant monstre »


Animal I have become

i can't escape this hell so many times i've tried but i'm still caged inside somebody get me through this nightmare i can't control myself so what if you can see the darkest side of me? no one would ever change this animal i have become help me believe it's not the real me somebody help me tame this animal © belzébuth
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MessageSujet: Re: Love the way you lie || Lulvia (Intrigue)   Mar 24 Aoû - 22:43
    Il n’avait pas compris. Que le problème ne venait pas de lui, mais de moi. Que j’étais celle qui avait été stupide dans toute cette histoire. Que j’étais la seule responsable de la fin de notre couple. Il m’avait demandé de lui pardonner. Mais je n’avais rien à lui pardonner. Sauf peut-être son absence. Celle qui m’avait fait souffrir, celle qui m’avait fait mourir à petit feu pendant une année entière. Mais il ne s’était pas excusé pour ça. Parce qu’il ne savait pas, et qu’il ne se doutait pas de l’état dans lequel cette séparation m’avait mise. Je savais qu’au fond, il comprenait. Il m’avait perdue, lui aussi. Il avait ressenti la même chose que moi. Mais lui avait su m’oublier. Il avait réussi à refaire sa vie après ça, à tirer un trait sur le passé, à tirer un trait sur moi… C’était peut-être ça qui me faisait le plus mal : Qu’il ait réussi à m’oublier, à être heureux sans moi, à être heureux malgré mon malheur. Sa vie, il saurait la refaire sans moi. Il avait même déjà commencé. Moi, j’étais incapable de quoi que ce soit sans lui. Parce qu’il avait pris une place importante dans ma vie, jusqu’à ce que je devienne dépendante de lui. J’aurais tellement aimé lui parler, tout lui raconter. Lui dire que je l’aimais encore, et que tout ce qui m’importait, c’était qu’il soit heureux. Je le savais, je le voyais dans son regard : il voulait comprendre. Savoir pourquoi j’avais fait ça. Pourquoi je l’avais trompé. Pourquoi je l’avais rendu malheureux. Il ne comprendrait pas. Il ne réfléchissait pas comme moi. Au moment des faits, je n’avais pas été consciente que mes actes me feraient perdre Elliyöt. J’avais pensé qu’il n’en saurait rien, et que ce que j’avais fait n’était pas grave. Ca n’avait été qu’un service rendu, pour moi, une fois sans importance. Je n’avais pas fait l’amour avec un autre, jamais. Il était le seul à qui j’ai jamais fait l’amour, parce qu’il était le seul que j’aie jamais aimé, véritablement. La preuve en était qu’il était le seul à m’avoir jamais fait souffrir à ce point. Je souffrais, oui, parce que je l’aimais, et que l’amour faisait mal. L’amour détruisait tout. L’amour, c’était prendre ce qu’il y a de meilleur en soi pour le donner à l’autre. L’amour, c’était prendre le risque de tout perdre, pour un rien, pour un malentendu. L’amour brisait des gens, dévastait tout sur son passage. L’amour rendait aveugle et faisait des amoureux ses victimes. J’avais été victime de l’amour, et c’était ce qui me faisait si mal, ce qui me détruisait de l’intérieur. Et si tout se déroulerait toujours de la même façon, alors, je mourrai d’amour. J’aurais dû lui parler plus en détail, j’aurais dû lui dire, tout ce que j’avais sur le cœur, tout ce qu’il méritait d’entendre… Mais je n’en avais pas eu le temps. Parce qu’il avait décidé de jouer les héros, parce qu’il avait décidé de me sauver de la mort qui aurait pu me toucher par la nouvelle attaque de cette créature qui s’était trouvée derrière moi. Il était stupide… Stupide, oui, car son geste était fou, et pire que ça, inconcevable. Il ne pouvait pas faire ça. Il ne pouvait pas se sacrifier pour moi. Pire, il me demandait de fuir. Quel idiot. Il savait très bien que je ne pouvais pas partir. Il savait très bien que j’étais incapable de le laisser seul face à la mort. Il savait très bien que je ne le laisserai pas tomber. J’avais alors tenté de le sauver, et lorsque j’avais réussi à le retirer de l’emprise de la bête qui l’avait attaqué, je lui avais dit ce que je pensais. Qu’il n’était qu’un idiot… Et que je lui interdisais de mourir. Parce que s’il mourait… Jamais je n’y survivrais. Comme une sotte, je m’étais alors mise à pleurer. Je me sentais ridicule et pourtant, je ne parvenais pas à chasser les larmes de mes yeux. J’avais peur, peur de le perdre, à nouveau. Définitivement. Je l’avais mis à l’abris, le temps que j’aille chercher du secours. Et puis, avant de partir, j’avais été obligée, de lui avouer, enfin. Que je l’aimais. Encore. Que je l’aimerai toujours. Il n'était cependant pas bien. Peut-être n'avait-il pas entendu ce que j'avais dit. C'était mieux comme ça. Je préférais qu'il oublie ces quelques mots. Qu'il ne sache pas combien j'étais pathétique. Combien j'étais stupide, et naïve. J’avais été dans le couloir, à la recherche de quelqu’un qui pourrait m’aider, et le soigner. Je n’avais malheureusement trouvé personne et, dans l’état dans lequel se trouvait Elliyöt, j’avais préféré ne pas le laisser seul. Dans son état, c’était bien trop dangereux. Je préférais être à ses côtés, plutôt que le laisser seul, en proie, peut-être, à de nouvelles attaques. Je devais prendre soin de lui, l’empêcher d’être blessé à nouveau. Une fois revenue à ses côtés, je lui avais dit que je devais l’emmener à l’infirmerie. C’était préférable, et beaucoup moins dangereux pour nous deux.

    « Je crois oui. »

    Il essaya de se relever, mais avec difficulté. Je vins alors à son aide, et l’aidai à se relever. Il avait vraiment l’air très mal en point, à présent, et il lui fallu quelques secondes pour reprendre ses esprits, quelques secondes pendant lesquelles il s'agrippa à moi.

    « Tu seras mes jambes, je serais tes yeux. S’il y a une bête qui attaque, je t’indiquerais où tirer »

    Il m’adressa alors un sourire rassurant. Un sourire auquel je répondis, bien que j’ai quelques difficultés à lui cacher min angoisse. « Je serai tout ce que tu veux », faillis-je répondre au Gryffondor. Mais je n'en fis rien. Je répondis à Elliyöt d’un hochement de tête.

    « A nous deux, on devrait s’en sortir » déclarai-je alors dans un léger sourire.

    Oui, à nous deux, on s’en sortirait. Car à nous deux, nous étions toujours plus forts. A nous deux, nous étions invincibles. Doucement, je passai une main autour de sa taille, pour l’aider à marcher. Nous nous mîmes alors en route. Je faisais de mon mieux pour ne pas trop blesser Elliyöt, bien que je pouvais aisément voir à sa tête que chaque pas était pour lui une épreuve. Après quelques secondes, il parvint à me dire, dans un souffle :

    « Oui, je suis idiot. Mais je trouve ça tellement chevaleresque que de sauver la vie à une demoiselle d’un grand méchant monstre »

    Un sourire se dessina sur mes lèvres. La chevalerie. Ca ne m’aurait pas étonné de lui. J’étais amusée par sa réplique, bien que le geste qu’il avait fait précédemment, lui, ne me fasse pas rire du tout. Je répondis sans plus attendre :

    « Et laisser la demoiselle mourir de chagrin, tu trouves ça chevaleresque, peut-être ? »

    Oui, s’il était mort plus tôt, je serai morte aussi, de chagrin. A cause de l’amour, encore une fois.

    « Plus sérieusement, tu ne peux pas en faire qu’à ta tête, Elliyöt », repris-je plus fermement, cette fois-ci. « Tu ne peux pas te jeter sur un monstre, sans penser aux conséquences de tes actes. Tu n’es pas seul. Beaucoup de gens dépendent de toi. Pense à eux. A ce qu’ils deviendraient s’il t’arrivait malheur. Tu aurais dû laisser cette bête me toucher, sans te soucier de ma vie. Ca aurait simplifié bien des choses... »

    J’étais peut-être rabat-joie… Et ça ne me ressemblait pas. Mais je venais de faire face à ma plus grande peur : celle de perdre Elliyöt. Oui, ma plus grande peur, c’était qu’il ne meure un jour. Et forcément, son acte, même héroïque, ne m’avait pas plu une seule seconde. Pire que ça, il m’avait horrifié. Mais il ne pouvait pas comprendre… Il ne savait pas à quel point je l’aimais. Et je lui en voulais, terriblement. Pour s'être laissé blessé pour moi. Il n'avait pas le droit de faire ça. Pas après ce que je lui avais fait, pas après ce que lui m'avait fait. Et puis, sa vie avait beaucoup plus de valeur que la mienne. J'avais perdu beaucoup d'amis depuis notre rupture. J'avais perdu ceux qui m'étaient les plus proches. Elliyöt les avait emmené avec lui. Tous avaient naturellement pris son parti, et rares étaient les amis que nous avions en commun auparavant qui avaient accepté de continuer à me parler. Alors oui, ma vie ne valait rien. De toute façon, je ne comptais pour personne. Ma famille, peut-être. Ca s'arrêtait là. Personne n'aurait pleuré ma mort. Tout le monde en aurait été soulagée. Parce que peu de personnes m'aimaient. Il aurait dû me laisser être blessée, périr, s'il le fallait. Ca n'aurait rien changé. Ca aurait simplifié bien des choses. Ca m'aurait évité d'avoir à souffrir plus longtemps. Ca m'aurait évité d'avoir à faire face à celle que j'étais vraiment. Je poussai un soupir, chassant rapidement une larme qui coulait sur ma joue. La mort. Elle ne m'effrayait pas. Elle aurait été un soulagement plus qu'autre chose. J'avais tellement changé. Je m'en rendais compte à présent. Jamais je n'aurais été capable de dire de tels mots, auparavant. Qu'est-ce qui me prenait ? Je n'étais pas dans mon était normal... Elliyöt me faisait tourner la tête.

    Nous marchions depuis plusieurs mètres maintenant, et nous n’avions toujours pas aperçu d’autre créature. Mais il ne fallait pas crier victoire trop vite, et j’étais toujours sur mes gardes… En espérant qu’Elliyöt l’était également. Nous arrivâmes après un instant au détour d’un couloir, et je me fis plus prudente. Ma baguette tenue fermement dans la main, soutenant Elliyöt de mon autre bras, j’avais ralenti notre allure… Je regardai autour de nous, n'apercevant rien aux alentours. La voie semblait libre. Semblait, c'était le mot. Puisque, sans que je ne la voie débarquer, une autre créature - où peut-être était-ce la première que nous avions rencontrée ? Je ne savais pas. Je ne savais plus. Elles se ressemblaient toutes ! - nous attaqua, plantant sa patte dans ma cuisse droite. Sous la douleur, je relâchai Elliyöt, et retins un cri. J'avais mal, et cette saleté de bestiole était fermement attachée à ma jambe. Elle bougea sa patte, m'entrainant lentement vers elle. Le douleur se fit plus forte, mon sang commença à couler au sol, et je vis la bête se pencher pour respirer l’odeur de mon sang. Elle porta sa patte à sa gueule, me soulevant comme une vulgaire poupée de chiffon. Il fallait dire que je ne faisais pas le poids, face à elle. Sa patte s’enfonça plus profondément dans ma cuisse, me faisant hurler, cette fois-ci. J’avais mal. Trop mal. Et cette saleté de créature s’apprêtait à renifler d’un peu plus près la blessure qu’elle venait de m’infliger. Je savais ce que j’avais dit – et pensé - plus tôt. Que ma vie ne valait rien. Que ma mort ne changerait rien. Mais… Je ne pouvais pas mourir. Pas maintenant. Pas tant que je n’avais pas emmené Elliyöt à l’infirmerie, pas tant que je ne me serai pas assurée qu’il allait bien, et qu’il s’en sortirait. Je m’agitai faiblement –oui, ça n’était pas facile, de se retirer des pattes de cette petite bête noire – afin de pouvoir viser cette immonde créature avec ma baguette. Je pointai celle-ci sur la bête, afin de la neutraliser, mais avant même que je n’ai pu prononcer le moindre mot, la créature s’écroula sur le sol, m’entrainant dans sa chute. Elliyöt. Ca ne pouvait être que lui. Avec difficulté, je retirai ma cuisse de la patte de la créature avant de me relever. Ma jambe me faisait mal, atrocement mal, et je grimaçai sous la douleur. Mais pas le temps de m’apitoyer sur mon sort. Je devais repartir, avec Elliyöt. Regagner l’infirmerie. Je me dirigeai jusqu’à lui en boitillant.

    « Merci... »

    C'était tout ce que je pouvais dire pour le moment. Un simple "merci", sincère néanmoins. Et plein de gratitude. Sans lui, je me serai certainement faite mangée.. C'était la deuxième fois qu'il me sauvait la vie, ce soir. On aurait facilement pu se demander comment j'avais fait pour survivre une année sans lui. Mais trêve de plaisanterie. Je m’arrêtai un instant, observant la plaie. Elle était profonde, mais pas autant que je ne l'aurais cru, heureusement. Je saignais toujours, laissant derrière moi une petite trainée de sang. C’était sans doute cela qui avait attiré cette bête là jusqu’à nous. Elliyöt était blessé, elle avait du le sentir. Je le regardai avec un air soucieux sur le visage. J’étais désolé de l’avoir laissé tomber, de ne pas avoir su anticiper l’attaque de cette foutue bestiole. Mais on n’avait pas de temps pour des excuses… Il fallait qu’on se mette à l’abri, si on ne voulait pas qu’une camarade de ces gentilles bêbêtes nous retrouvent elles aussi grâce à nos blessures.

    « Courage. On n’est plus très loin. Les escaliers sont à quelques mètres… »

    Oui, les escaliers n’étaient plus très loin. On n’avait plus qu’à les regagner, les emprunter jusqu’au premier étage, et marcher sur quelques mètres pour arriver enfin à destination. Je pouvais marcher. Enfin, je le croyais. Et je pouvais toujours aider Elliyöt à marcher également. Ressaisissant son bras pour l’aider à marcher, je tournai mon visage dans sa direction pour lui demander :

    « Tu crois que tu vas pouvoir y arriver ? »

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MessageSujet: Re: Love the way you lie || Lulvia (Intrigue)   Mer 25 Aoû - 13:46
Imaginer un monde sans Lulvia. Jamais. On aurait pu penser le contraire. J’étais avec Danaé, heureux amoureux… Mais il y avait toujours ce vide quelque part. Je ne savais pas où, mais il était bel et bien là ancré au plus profond de moi. Il me manquait une personne. Et cette personne c’était elle. Elle avait fait partit de ma vie durant 5 années, plus une où son absence était pesante, encombrante et sa trahison douloureuse. On aurait pu penser que je m’en étais remis, que j’étais un héro. Sauf que je n’étais pas cet héro-là. C’est tellement facile de ce cacher derrière un masque. De faire semblant. Et puis de tout relâcher dans son lit le soir. Et puis de se dire que ça va passer, de faire semblant que c’est pas grave. Sauf que c’était plus grave qu’on ne le pensait. Parce qu’on se voile la face. Parce qu’à trop faire semblant, on se détruit. Je ne m’en rendais pas compte pas encore. Mais tout ce que je savais c’est qu’il fallait que je lui parle. C’était décidé. Finit de fuir la Belle Cendrillon. On avait besoin de parler, pour se libérer et pour comprendre. Il fallait que je comprenne. Son geste avait été douloureux, mais Lulvia avait toujours des réactions bizarres. Et c’était ce que j’avais aimé chez elle et ce que j’aimais de tout mon cœur. Oui j’étais idiot. Oui un gros idiot. Et je savais que je lui avais fait peur. Mais risquer ma vie pour l’être aimé était dans mes principes. Ce n’est pas pour rien que le Choixpeau m’a envoyé à Gryffondor. Force et Courage sont les devises de cette maisons. Et moi j’étais doté de ça. Alors risquer ma vie pour un être aimé, oui, pour moi c’était normal, pas déplacé. Et malgré le mal qu’elle m’avait fait, je ne pouvais que réagir comme ça. J’irais même sauver mon ennemi s’il le fallait. C’est ça avoir du cœur, être trop bon. Même si je savais que mon ennemi ne me rendrait pas la pareille, j’aurais accomplis quelque chose de bien. Et c’était ça le plus important. La vie était belle, j’en étais sûr. Je l’avais connu belle avec Lulvia, je la connaissais belle avec Danaé. Alors pourquoi ne pas faire profiter les autres ? Parfois, il suffisait d’un seul geste, d’une petite parole, d’un sourire pour rassurer les gens et leur faire passer une bonne journée. C’était beau quelqu’un qui souriait. Tellement beau. C’était la meilleure des médecines. C’est pour ça que je voulais faire Médicomage. Pour donner une seconde chance aux gens, pour leur redonner le sourire et des jours meilleurs. C’est tout. Et puis, la médecine m’avait toujours fasciné. Et je savais que j’allais être sexy avec une blouse blanche. Les filles craqueraient et… Allez j’arrête de dire n’importe quoi moi. Quand je dis à Lulvia que je serais ses yeux et elle mes jambes, elle me répondit qu’on s’en sortirait à deux. A deux, on avait toujours été plus fort. Toujours. Les duels, on les avait fait ensembles. On était tellement redoutable à deux. Tellement complice à l’époque. Mon cœur se serra à l’idée que peut-être on ne pourra plus être aussi complice désormais. Nous commençâmes à marcher. J’avais terriblement mal. Je ne savais pas si j’allais tenir jusqu’au bout finalement. Mais je le devais. Je ne devais pas lâcher ma surveillance. On était toujours en danger tout les deux. Et je ne la laisserais certainement pas affronter ça toute seule. Jamais. Je me l’interdisais et je le lui interdisais. Qu’est ce que je serrais si elle mourrait ? Il y aurait Danaé c’est vrai. Mais l’Âme sœur serait partit. Pouf envolé. Et moi je serais triste. Si triste. Le mot veuf pour moi n’existait pas. Si plus tard, ma femme décédait, je mourrais avec elle. Alors si l’Âme sœur disparaissait, je n’attendrais pas d’être marié. Jamais. Ca aurait été trop lourds, trop triste. Je n’aurais pas supporté. J’aurais préféré abréger mes souffrances que de mourir de douleur. Je lui parlais de chevalerie. Elle sourit et ça me rassurait de la voir sourire. Ca faisait tellement longtemps que je ne l’avais pas vu sourire. Malgré les larmes qui coulaient sur ses joues, elle était belle. Toujours aussi belle.

« Et laisser la demoiselle mourir de chagrin, tu trouves ça chevaleresque, peut-être ? Plus sérieusement, tu ne peux pas en faire qu’à ta tête, Elliyöt. Tu ne peux pas te jeter sur un monstre, sans penser aux conséquences de tes actes. Tu n’es pas seul. Beaucoup de gens dépendent de toi. Pense à eux. A ce qu’ils deviendraient s’il t’arrivait malheur. Tu aurais dû laisser cette bête me toucher, sans te soucier de ma vie. Ca aurait simplifié bien des choses... »

Je la regardais alors. Elle essuyait ses larmes sur ses joues. Tu étais entrain de parler de toi Ma Fée. Je le sais. Et je sentis la colère m’envahir. Comment pouvais-tu dire une chose pareille ? Te laisser mourir. Jamais. Jamais tu m’entends ! Ne plus revoir tes sourires, ne plus sentir ton odeur, ne plus t’entende rire aurait été la pire de toute les punitions. Je n’en avais pas fait qu’à ma tête. J’avais pensé à toi avant tout. Je savais que des gens m’aimaient et je savais que toi tu m’aimais. Tu venais de me le dire. Et j’aurais tellement voulu que tu me le dises avant ce « je t’aime ». Ca aurait été plus simple. J’aurais tellement voulu te parler avant et ne pas en faire qu’à ma tête. Là j’en avais fait qu’à ma tête. Je te regardais toujours. Tu ne pouvais pas dire que çà simplifierait les choses. Je n’aimais pas les choses simples c’était nul, ennuyant. Et je serais mort de chagrin si c’était le cas. Je fermais mon poing dans le vide. Tu n’avais pas le droit de dire ça. Ma mâchoire se serra. Je me contrôlais pour ne pas hurler. J’inspirai un bon coup et débita d’un seul coup :

« Katell, tu n’as pas le droit de dire ça. Tu n’as pas le droit de dire que j’aurais dû la laisser faire. Tu as été importante pour moi Lulvia. Durant cinq ans je t’ai aimé. Cinq magnifiques années que je n’oublierais jamais. On n’oublie pas le premier amour, celui qu’on croit invinsible, puissant. Le grand amour. Tu n’as pas le droit de dire que ça me simplifierait les choses. Tu es stupide à dire ça. J’ai réfléchis en me lançant sur cette bête pour t’épargner. J’ai réfléchis. Et crois(moi Petite Fée, si tu étais morte je ne m’en serais pas remis. Tus ais pourtant que moi le terme de veuf n’existe pas. Alors que le premier amour, le plus grand que j’ai jamais connu disparaisse, je n’aurais moi non plus pas survécu. Et même si Danaé m’avait soutenu. Si tu avais été morte, c’est moi qui serait mort de chagrin. Lulvia, ne dit plus jamais ça. Ca fait mal. »

J’en avais trop dit je crois. Et je ne m’en étais pas rendue compte au début. Mais ce qu’elle m’avait dit m’avait fait mal. Plus mal encore que la douleur de mon ventre et de mes mains. J’avais dit tout ce que j’avais sur le cœur, mais quelque chose n’avait pas voulu sortir : « Je t’aimerais même à travers la mort ». Ca, je n’avais pas le droit de le dire. j’étais avec Danaé. Danaé… Elle n’était qu’un souvenir en présence de Lulvia. Et c’est ce qui m’inquiétait le plus. Elle arrivait à me la faire oublier comme ça. Je crois que je n’étais pas encore guérit de Lulvia. Et je crois que je ne le serais jamais. C’était indéniable. Je regardais toujours la blonde qui me soutenait. J’en avais presque oublié d’être vigilant. Soudainement, je me fis éjecter au sol et je vis alors quelque chose d’effroyable. Lulvia, la jambe transpercée par la créature. Une autre. J’entendais son cri. Et il m’était totalement insupportable. J’avais mal. O mon dieu. J’avais tellement mal. Comment étais-ce possible ? Hein ? Comment ? je cherchais alors ma baguette dans les larmes qui brouillait ma vision. Je commençais à paniquer. Mais où est-ce qu’elle était cette p*tain de baguette à la noix ! Je la trouvais finalement, la pointait sur la bête et envoya un Stupéfix. Lulvia tomba à terre. Elle ne criait plus. Je pleurais toujours. Elle se releva finalement. Elle boitait je le voyais bien. Elle m’adressa un merci et me relevait. Je m’en voulais de ne pas avoir fait plus attention à ce qui était autour de moi. C’était de ma faute si elle était blessée. J’étais nul. Tellement nul. Nous continuâmes de marcher. Cette fois, je regardais autour de moi. Nous arrivâmes près des escaliers. Plus ça allait et plus je trainais de la patte. J’avais atrocement mal et je ne me sentais pas bien. Je ne pourrais pas monter les marches. Impossible. Elle me demanda si je pouvais y arriver. Je reposais mon regard bleu sur elle et lui répondit :

« Je ne crois pas Lulvia. Je ne pourrais pas monter les marches. Laisse-moi au bas des marches avec ma baguette et va à l’infirmerie prévenir quelqu’un. On ne m’attaquera pas. Fait moi confiance. »


Animal I have become

i can't escape this hell so many times i've tried but i'm still caged inside somebody get me through this nightmare i can't control myself so what if you can see the darkest side of me? no one would ever change this animal i have become help me believe it's not the real me somebody help me tame this animal © belzébuth
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MessageSujet: Re: Love the way you lie || Lulvia (Intrigue)   Mer 25 Aoû - 22:16
    Il était idiot. Le pire des idiots. Il était stupide, pire encore il me faisait mal. J’avais failli mourir de peur précédemment, en le voyant affronter cette créature. Il ne savait pas. Que le voir mourir était ma plus grande peur, que mon épouvantard était son cadavre. Que s’il venait à mourir, alors, je me laisserai mourir aussi, de chagrin. Parce que sans lui, je n’étais plus rien. Sans lui, ma vie ne valait pas la peine d’être vécue. Depuis un an, à vrai dire, ma vie avait perdu tout son sens. Une année passée à tenter de le récupérer, une année à le perdre, à le voir s’épanouir auprès d’une autre, qu’il aimait plus que moi, et qu’il aimerait certainement toujours. Tandis que moi… Il m’avait oubliée. Parce que je n’avais pas su lui apporter ce dont il avait besoin. Je n’étais pas une fille comme les autres. Je n’étais pas douce. Je n’étais pas du genre à tomber amoureuse, à ne vivre plus que pour une seule personne et pourtant… Elliyöt m’avait changée. J’avais été prête à changer, pour lui, mais pas complètement. Non… Qu’on le veuille ou non, il était difficile de changer pour l’être aimé. Je n’avais pas réussi à comprendre la réaction d’Elliyöt. Je n’avais pas réussi à penser comme lui, à savoir que cette nuit que j’avais passée dans les bras d’un autre me ferait le perdre à tout jamais. Son absence était la plus difficile. La plus insupportable. La plus destructrice. Son absence me rendait folle. Son absence me tuait à petit feu. J’étais déjà en train de mourir. Cette créature n’aurait fait qu’abréger mes souffrances. Mais Elliyöt ne s’en doutait pas. Il avait fait ça pour la chevalerie, parce qu’il trouvait ça noble de mourir pour une personne qui nous est chère. Il n’avait pas pensé que peut-être, je n’avais pas envie d’être sauvée. Parce que je ne le méritais pas. Je l’avais fait souffrir, je l’avais détruit. Je ne méritais pas qu’il risque sa vie pour sauver la mienne, surtout quand on savait que la mienne ne valait rien. J’avais tout perdu, lui en premier. Je ne possédais plus rien qui me retenait sur cette p*tain de Terre. Plus rien, sauf peut-être sa vie. Sa vie que je me devais de sauver maintenant. Car si j’échouais, je m’étais un terme à la mienne dès aujourd’hui. Si j’échouais, je mourrai sans qu’Elliyöt ne m’ait pardonnée. Ou à défaut de me pardonner, sans qu’il ne m’ait écoutée. Nous marchions tous les deux, lorsque je lui avais dit ce que je pensais de sa « chevalerie ». Je lui avais dit qu’il avait fait le mauvais choix, qu’il n’aurait pas dû me sauver, car sa vie à lui était bien plus précieuse que la mienne, mais aussi parce qu’il y avait beaucoup trop de personnes qui comptaient sur lui, des personnes qui n’auraient pas supporté de le savoir mort. Je sentis le regard d’Elliyöt se pauser soudainement sur moi. Je savais qu’il était énervé, je pouvais le sentir. Je le connaissais par cœur, je ressentais ses sentiments, à chaque minute, à chaque seconde. Nous étions connectés. Depuis toujours. Je le connaissais si bien. Trop bien, peut-être… Je sentais que son regard sur moi n’était pas tendre, qu’il était comme révolté par les mots que je venais de prononcer. Je le regardai alors à mon tour, comme le suppliant du regard. Essaie de comprendre. Pour une fois, essaie de me comprendre. Vois la vérité en face. Ma mort n’affectera personne à part toi, mon Prince. Tu seras le seul à pleurer ma perte, le seul à la déplorer. Sois réaliste. Vois les choses comme je les vois, moi, et arrête de m’idéaliser. Tu ne peux pas m’idéaliser. Pas après tout ce que je t’ai fait subir… Aurait-il compris ? Aurait-il compris ce que j’avais voulu dire, à travers ce simple regard ? Peut-être. Oui, il aurait certainement compris ce que j’avais voulu dire, en partie du moins. Je vis sa mâchoire se serrer. Et je savais que ça n’était pas à cause de la douleur de ses blessures, mais à cause de ce que je venais de dire. Je lui faisais mal, encore une fois. Quelle idiote. Je n’étais bonne qu’à ça. Le faire souffrir. C’était la seule chose que je savais faire. Il inspira profondément, avant de me répondre :

    « Katell, tu n’as pas le droit de dire ça. Tu n’as pas le droit de dire que j’aurais dû la laisser faire. Tu as été importante pour moi Lulvia. Durant cinq ans je t’ai aimé. Cinq magnifiques années que je n’oublierais jamais. On n’oublie pas le premier amour, celui qu’on croit invinsible, puissant. Le grand amour. Tu n’as pas le droit de dire que ça me simplifierait les choses. Tu es stupide à dire ça. J’ai réfléchis en me lançant sur cette bête pour t’épargner. J’ai réfléchis. Et crois(moi Petite Fée, si tu étais morte je ne m’en serais pas remis. Tus ais pourtant que moi le terme de veuf n’existe pas. Alors que le premier amour, le plus grand que j’ai jamais connu disparaisse, je n’aurais moi non plus pas survécu. Et même si Danaé m’avait soutenu. Si tu avais été morte, c’est moi qui serait mort de chagrin. Lulvia, ne dit plus jamais ça. Ca fait mal. »

    J’avais mal. Tellement mal. D’abord parce qu’il parlait de moi au passé. Il m’avait aimée. Il ne m’aimait plus. Je le savais, depuis longtemps. Depuis un an. Mais il ne me l’avait jamais dit. Et puis, j’avais mal parce que malgré tout cela, il continuait de me rappeler la douleur de notre rupture… Mais il m’avait aussi dit qu’il n’oublierait pas notre amour… Le premier amour. Le grand amour. Mon cœur cessa de battre pendant une seconde. Il comprenait. Il savait. Il avait ressenti la même chose que moi. Lui aussi avait cru que notre amour serait le plus puissant de tous, qu’il serait invincible. Mais il ne l’avait pas été. Nous l’avions détruit. Mais la suite de ses mots m’avait touchée. J’avais encore mal. La douleur qui me traversait était physique, juste au niveau de mon cœur. Il y avait des choses, dans ce qu’il m’avait dit, que je n’avais jamais sues, qu’il ne m’avait jamais dites. J’avais été son premier amour. Ca, je ne le savais que trop bien. Mais j’avais aussi été le plus grand amour qu’il ait jamais connu. Ca, il ne me l’avait jamais dit. Et je devais avouer, à vrai dire, que je n’aurais pas cru l’être, pas après tout le mal que je lui avais fait subir. J’aurais du me douter de ce qu’il m’avait dit par la suite. J’aurais du me douter que, lui non plus ne survivrait pas à ma mort. Car nous avions toujours été liés. J’aurais dû savoir qu’il partageait mes sentiments au sujet de la mort de l’un de nous deux. Mais je ne le savais pas. Et il disait que je lui faisais mal. C’était inutile de me le dire. Je le savais. Ce qui me faisait mal, à moi, c’était de l’entendre parler de la sorte. Je souffrais tellement. Tellement trop.

    « Je suis désolée Elliyöt. Je suis désolée de ne savoir rien faire d’autre que te faire du mal. Ce n’est pas ce que je veux. Je ne l’ai jamais voulu. Parce que te savoir mal me donne envie de pleurer. Ca me fait mal, à moi aussi. Pardonne moi, pour être ce que je suis. Pour ne jamais être à ta hauteur. »

    Je ne m’étais certainement jamais autant excusée qu'aujourd'hui. Je n’avais jamais été aussi franche. D'habitude, il y avait certaines choses que je gardais pour moi. Et encore, il y avait bien des choses qu’il ne savait pas, des choses qu’il n’avait peut-être pas devinées. Il n’avait peut-être pas remarqué. Que quelque chose que manquait. Que j’avais un trou, à la place de mon cœur. Parce que le jour où je le lui avais donné, il ne me l’avait jamais rendu. Il ne savait pas. Qu’à chaque fois qu’il me parlait, j’avais mal dans la poitrine, mal à en hurler de douleur, mal à en crever. C’était cette douleur qui m’avait poussée à lui parler ainsi de la mort. Savait-il que j’étais déjà mourante, en son absence ? Que je mourrais à petit feu quand il n’était pas avec moi ? Probablement pas. Sans quoi il ne m’aurais pas évitée pendant toute cette année. Il ne se doutait pas du mal qu’il me faisait, chaque jour, quand son regard fuyait le mien, quand ses lèvres touchaient celles de Danaé. Il me torturait au quotidien, sans le savoir. Il me faisait mal. Il serait la cause de ma mort, maintenant ou plus tard. Et c’était ce qu’il y avait de plus douloureux, et de plus beau à la fois, entre nous. Nous étions liés par la vie, nous le serions même dans la mort. Je ne le laisserai pas affronter la mort seul. Qu’il le veuille ou non. Je le suivrai, même dans la mort. Parce que mon amour pour lui était trop grand. Il était trop fort. Tellement fort qu’il en devenait absurde, et surtout malsain. Notre discussion nous avait distraits. Nous n’avions pas vue la nouvelle créature tapie dans l’ombre, une créature qui s’était jetée sur nous – sur moi – sans que nous la voyions venir. Elle avait planté sa patte dans ma cuisse, et me secouait comme une vulgaire poupée de chiffon, m’approchant de sa gueule, quand Elliyöt me sauva. Encore une fois. Je lui devais tellement. Trop. Je m’étais rapidement dégagée de l’emprise de la créature, avant de m’approcher d’Elliyöt, tombé à Terre. Il pleurait. Je le relevai rapidement, avant de reprendre avec lui notre route en direction de l’infirmerie, une route qui fut plus difficile, cependant. J’avais mal. Je serrai les dents, m’empêchant de grimacer sous la douleur qui me traversait la jambe à chaque pas que j’effectuais. Mon sang continuait de s’écouler de ma blessure, et je n’avais rien pour l’arrêter, pour empêcher les autres créatures de nous retrouver grâce à lui. Malgré la douleur, malgré les traces que je laissais derrière nous, j’avais continué à marcher. Pour Elliyöt. Lorsque nous étions arrivés aux escaliers, je lui avais demandé s’il pouvait arriver à monter les marches. Il plongea son regard dans le mien, avant de me répondre :

    « Je ne crois pas Lulvia. Je ne pourrais pas monter les marches. Laisse-moi au bas des marches avec ma baguette et va à l’infirmerie prévenir quelqu’un. On ne m’attaquera pas. Fait moi confiance. »

    L’inquiétude barra mon visage à nouveau. Je ne pouvais pas faire ça. Je ne pouvais pas faire ce qu’il me demandait. Je ne pouvais pas le laisser seul ici. J’en étais incapable. Je savais que c’était ce qu’il y avait de mieux à faire, qu’il n’aurait pas la force de continuer, qu’il souffrirait sous la douleur, mais je ne pouvais décemment pas faire ça. Il me demandait de lui faire confiance. Mais ça n’était pas une question de confiance. Je ne pouvais simplement pas prendre le risque de le laisser seul ici, avec les créatures qui se baladaient dans le Château. Je ne voulais pas qu’il meure. Même s’il s’évertuait à me dire que tout irait bien, rien ne pouvait me garantir qu’il avait raison, pas même sa parole. Je déposai Elliyöt contre le mur, l’aidant à s’installer au sol. De mon côté, je pausais ma main sur ma plaie pour empêcher celle-ci de saigner plus qu’elle ne l’avait déjà fait. Je m’étais arrêtée, je n’étais toujours pas partie. Parce que j’hésitais. Parce que je savais que je ne pouvais pas faire ça. Je me retournai alors vers Elliyöt, avant de me pencher vers lui, doucement, car la douleur dans ma jambe me faisait mal.

    « Je ne peux pas faire ça, Elliyöt. Je ne peux pas prendre un tel risque. S’il t’arrivait quelque chose, je ne m’en remettrai pas. Tu ne peux pas être certain que tout se passera bien pendant mon absence. Tu ne peux pas me promettre que tout ira bien. Je te fais confiance, mais je ne peux pas te laisser. Je suis désolée. Mais je sais que tu peux comprendre. Tu n'as pas pu partir non plus, tout à l'heure, quand je te l'ai demandé. C'est la même chose pour moi. J'en suis incapable. »

    Je passai une main sur son visage, plongeant mon regard dans le sien. Il devait comprendre. Que le laisser seul ici était trop risqué, et que je n’étais pas prête à prendre ce risque. Il y avait bien des choses avec lesquelles je ne rigolais pas. Parmi celles-ci, il y avait la vie d’Elliyöt. C’était la seule chose avec laquelle je ne pourrais jamais jouer, même aujourd’hui, même dans une situation pareille.

    « J’ai une idée Elliyöt. Tu vas m’accompagner. On va rester ensemble. Je ne te quiterai pas. Et tu n’auras pas le moindre effort à faire. Je te le promets. Fais moi confiance. »

    C’était à mon tour de lui demander de lui faire confiance. Difficile à faire, quand on savait ce que je lui avais déjà fait endurer. Je savais que ce que je lui demandais était impossible. Il m’avait déjà fait confiance dans le passé, et j’avais brisée celle-ci, en couchant avec un autre. Aujourd’hui, il n’avait d’autre choix que de se plier à ce que j’allais faire.

    « Mobilicorpus » dis-je en pointant ma baguette sur Elliyöt.

    Son corps s’éleva doucement dans l’air. Le sort avait marché. J’allais pouvoir le transporter jusqu’à l’infirmerie, comme ça. Je faisais de même avec mes valises, d’ordinaire. Alors, je ferai de même avec Elliyöt. Parce que je n’avais pas la force physique de le porter moi-même. Même en bon état, je n’étais pas certaine d’en être capable, alors avec une jambe mal en point, c’était peine perdue d’y penser.

    « Evite de bouger, si tu ne veux pas te faire trop mal. »

    J’adressai un sourire au Gryffondor, avant de diriger ma baguette au sommet de l’escalier. Elliyöt y parvint au même moment. Doucement, je montais à mon tour les escaliers, avec difficulté cependant. La douleur était lancinante, et ne me quittait pas. Une fois au sommet, je pris naturellement la main d’Elliyöt dans la mienne, marchant à côté de son corps lévitant dans les airs en direction de l’infirmerie. La route me semblait longue, la douleur m’avait paralysé la jambe entière, à présent, et je ne posais que peu ma jambe au sol. Le trajet me sembla durer une éternité. Après quelques minutes, nous arrivâmes cependant. D’un geste lent, je fis redescendre Elliyöt avec douceur, pour le rattraper, et l’aider à tenir debout. On avait réussi. On était enfin à l’infirmerie. Je n’en revenais pas. Avec tous les obstacles que nous avions rencontré en chemin, je n’aurais jamais cru que nous y arriverions. Je m’étais visiblement trompée.

    « Je le savais », dis-je alors, dans un murmure. « On est invincible, lorsqu’on est ensemble. »

    J’adressai un doux sourire à Elliyöt. Je l’avais toujours su. Bien des duels, bien des situations difficiles, par le passé, en avaient été la preuve. Nous en avions encore une aujourd’hui.
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MessageSujet: Re: Love the way you lie || Lulvia (Intrigue)   Jeu 26 Aoû - 1:25
Son regard. Juste avant que je ne lui dise ce que j’avais sur le cœur. Il me fit mal. Oh oui, je l’avais idéalisé. Comme j’idéalisais Danaé. Lulvia était ma Fée. Danaé mon Ange. Ca avait toujours été. Peut-être parce que face aux femmes, j’étais toujours impressionné, je me sentais toujours petit garçon face aux femmes. C’était peut-être ça qui nous avait perdu Luvia et moi. J’avais mal de ce qu’elle me disait par le regard. Je n’aurais pas été le seul à la pleurer, j’en étais sûr et certain. Et puis même si ça avait été le cas, je l’aurais fait parce que je l’aimais. Mais qu’est ce que je raconte moi. Pourquoi est-ce que je réagis comme ça avec elle. Pourquoi est-ce qu’elle a toujours autant d’emprise sur moi ? Et pourquoi est-ce que je réagis comme un idiot en sa présence. Qu’est ce qu’il m’arrive ? Maman, ma petite Maman, j’aimerais tant que tu m’aides. Je suis perdue Maman. J’aurais tellement voulut l’avoir en face de moi, pouvoir la serrer dans mes bras et lui raconter. Lui raconter que j’étais perdu entre deux femmes aussi magnifique l’une que l’autre. J’aurais voulu lui dire tant d’autres choses. Pourquoi c’est si dur ? Pourquoi ? Maman, aide-moi s’il te plait. Je la regardais toujours, cette fille que j’avais aimée et que j’aimais toujours. Je ne devais pas penser comme ça. Oh que non. J’avais mal, mal de trahir Danaé de cette façon. J’étais idiot. J’étais bête, j’étais stupide. Je n’aurais jamais dû rencontrer Lulvia. Elle bouleversait tout. Elle débarquait de nouveau dans ma vie, comme une étoile filante et elle chamboulait tout. En fait, depuis le début elle avait tout chamboulé. Depuis toujours. Et j’aimais ça. Le changement avait du bon… Mais à quel prix ?

« Je suis désolée Elliyöt. Je suis désolée de ne savoir rien faire d’autre que te faire du mal. Ce n’est pas ce que je veux. Je ne l’ai jamais voulu. Parce que te savoir mal me donne envie de pleurer. Ca me fait mal, à moi aussi. Pardonne moi, pour être ce que je suis. Pour ne jamais être à ta hauteur. »

J’eus envie de te hurler mon Amour que tu étais à la hauteur. C’était moi qui ne comprenais pas. C’était moi qui n’avais pas compris. Tu ne m’avais pas fait que du mal. Tu m’avais rendu heureux. D’un bonheur magnifique, immense, indémesurable. J’aurais dû m’expliquer avec toi plus tôt Ma Petite Fée. J’aurais dû. Ca nous aurait évité de ce voir dans ce couloir où ces bêtes nous avaient attaqués. T’avais attaqué. Je m’en voulais tellement de ne pas avoir su te protéger. J’avais encore plus mal au cœur qu’au ventre et aux mains. Cet amour-là, que je ressentais pour toi Lulvia, il faisait mal. C’était le reste de ce qui avait été nous. S’il n’y avait pas eu Danaé, je me serais jeté dans tes bras et t’aurais embrassé. Mais il y a Danaé. Et je ne peux pas penser à moi sans penser à elle. Je m’en voulais tellement de te faire du mal. Un mal que je n’imaginais même pas. Je m’en voulais tellement de t’avoir prit des gens auxquels tu comptais. Mais moi, je ne leur ai rien demandé. C’est eux qui m’ont défendus. Et puis, sur le coup, j’ai eu tellement mal, j’étais en colère. Et puis c’est normal après tout. C’est humain non ? C’était la façon dont quelqu’un aurait réagit face à une infidélité. J’attendais pourtant toujours ses explications. Mais je n’avais pas tellement eut le temps de le lui demander étant donné que je la fuyais constamment… On c’était donc fait attaqué par cette bête immonde et Lulvia était blessée. Tu étais inquiète quand je te demandais de me laisser au pied des escaliers. Je te comprenais. Moi aussi j’étais inquiet. Mais pour toi c’était ça la différence. Tu me déposais au sol. Je portais la main à mon ventre. Je me surpris moi-même à me demander comment j’avais fait pour tenir aussi longtemps. Je n’étais pas non plus très baraqué et il me sembla que cette blessure était loin d’être superficielle. Je regardais alors ta jambe. Et je déchirai un morceau de ma chemise pour te le passer autour de la jambe pour te faire un garrot. C’était déjà mieux que rien et tu perdais trop de sang.


« Je ne peux pas faire ça, Elliyöt. Je ne peux pas prendre un tel risque. S’il t’arrivait quelque chose, je ne m’en remettrai pas. Tu ne peux pas être certain que tout se passera bien pendant mon absence. Tu ne peux pas me promettre que tout ira bien. Je te fais confiance, mais je ne peux pas te laisser. Je suis désolée. Mais je sais que tu peux comprendre. Tu n'as pas pu partir non plus, tout à l'heure, quand je te l'ai demandé. C'est la même chose pour moi. J'en suis incapable. »

Je plongeais mon regard dans ses yeux. Je comprenais très bien. J’aurais fait pareil si elle me l’avait demandé. Elle avait raison, ce n’était pas une question de confiance. C’était juste que les probabilités que je sois vivant quand elle revienne fussent minces. Je savais qu’il y avait d’autres créatures dans les parages et le sang qui coulait ne faisait que les attirer. Je savais aussi que tout seul même avec ma baguette, je n’aurais pas pu me défendre. Ou alors si, mais pas assez longtemps. J’étais au bout de mes forces, épuisé. J’avais envie de dormir mais aussi de parler à Lulvia. Je savais que ce n’était pas le moment pas du tout même. Et je savais que la conversation qu’on allait avoir serait remise à plus tard.

« J’ai une idée Elliyöt. Tu vas m’accompagner. On va rester ensemble. Je ne te quitterai pas. Et tu n’auras pas le moindre effort à faire. Je te le promets. Fais moi confiance. »

Je lui faisais confiance. Aussi étonnant que cela puisse paraître je lui faisais confiance. Je n’aurais pas dû je crois. Mais c’était comme ça. Pas autrement. Et puis, elle n’était pas méchante Lulvia. Elle agissait juste différemment que la plupart des gens. Elle pointait la baguette sur moi et envoya un Mobilicorpus et je me mis à flotter dans les airs. La sensation était douce. Légère. Elle me demanda de ne pas trop bouger, j’acquiesçais de la tête. Je ne comptais pas bouger de toute façon. Je me vis éloigné d’elle et arrivé en haut des escaliers. Elle les montait peu après. J’eus envie d’aller l’aider en la voyant peiné à monter les marches des escaliers, mais dans mon état, je m’effondrerais plus de fatigue qu’autre chose. Finalement, elle arriva à ma hauteur. Elle prit ma main. Je la laissais faire. J’aimais ce contact avec sa peau. Ca m’avait manqué. Nous nous dirigeâmes alors vers l’infirmerie et je ne cessais de la regarder. Elle souffrait et j’avais mal de la voir comme ça. Et enfin nous arrivâmes devant l’infirmerie. J’eus un soupire de soulagement. Le calvaire avait assez duré je crois. Elle me reposa à terre avec douceur et je me sentis chanceler. Tout retournait autour de moi et j’avais le souffle coupé.

« Je le savais On est invincible, lorsqu’on est ensemble. »

Elle avait raison. Mais j’étais incapable de lui répondre. J’étais livide. Tout tournait autour de moi. Je ne me sentais vraiment pas bien. J’étais fatigué, si fatigué. Je réussis à lui dire alors :

« Tu me rends invincible Petite Fée »

Et puis j’entendis d’autres voix. Des voix que je ne connaissais pas. Je sentais qu’on me bougeait. Et puis plus rien.


Animal I have become

i can't escape this hell so many times i've tried but i'm still caged inside somebody get me through this nightmare i can't control myself so what if you can see the darkest side of me? no one would ever change this animal i have become help me believe it's not the real me somebody help me tame this animal © belzébuth
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Love the way you lie || Lulvia (Intrigue)

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