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 Addicted to you ▬Warose

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B. Rose Hampton
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MessageSujet: Addicted to you ▬Warose   Mar 11 Mar - 4:45
Addicted to you.
Warren D. Smith & B. Rose Hampton



Son regard se pose sur le jeune homme endormi. Il n’a que seize ans. Seize ans. Elle venait de lui détruire sa vie. Elle venait de tout réduire en cendre. Elle venait de lui faire oublier les plus belles existences de sa vie. William Sylvester venait de perdre la mémoire. Elle l’avait amené à l’infirmerie la veille pour  veiller sur lui. Elle n’avait pas encore compris que son sort avait mal tourné. Mais elle avait été si frustrée. L’homme qu’elle venait de tuer ne lui avait rien dit. Il n’avait rien donné comme information sur la mort de son mari. Il était mort en silence. Elle l’avait regardé. Longuement. Elle voyait la vie le quitter au fur et à mesure que les secondes s’écoulaient. Et elle n’éprouvait rien. Rien. Il était mort mais ce corps froid ne lui inspirait ni pitié, ni peine. Elle avait pris l’habitude de ne plus rien ressentir devant les morts. Mais elle avait totalement été désillusionnée. Elle n’avait eu aucune information sur la mort de son mari. Rien. A croire que l’homme qu’elle venait de tuer n’avait même jamais entendu parler de Jonathan Hampton. Pourtant, ce meurtre avait fait le tour de la Gazette. Elle se souvenait parfaitement à l’époque. Tout le monde voulait lui parler. Tout le monde voulait savoir. Mais elle ne savait rien. Elle ne savait rien de tout ce qui c’était passé. Elle avait juste retrouvé son mari mort dans sa serre. Assassiné. Et cet homme-là, celui qui était mort sous ses yeux, n’avait rien dit. Parce qu’il ne savait rien. Il ne savait strictement rien. Elle avait fait une mauvaise pioche. Très mauvaise même. Et à cause de cela, elle avait dû effacer la mémoire de William qui l’avait vu. Elle ne regrettait pas le meurtre. Non. C’était devenu quelque chose de banale maintenant. Non. Ce qu’elle regrettait c’est les conséquences du sortilège qu’elle avait utilisé sur William. Elle avait totalement perdu le contrôle. L’Oubliette avait effacé une trop grande partie de sa vie alors qu’elle voulait qu’il oublie simplement ce moment. Et le lendemain matin, quand il s’est réveillé à l’infirmerie, la panique. Elle l’avait vu dans tous ses états. Il ne se souvenait de rien. Il n’avait aucun souvenir de l’année dernière. Elle avait été obligée d’aller voir Dumbledore pour le prévenir. Mais surtout, elle avait dû le rassurer. Cet enfant perdu. Cet enfant sans passé. Elle était restée à son chevet à lui parler le plus doucement et le plus calmement possible. Et pendant tout ce temps, elle avait eu envie de sauter par la fenêtre. Elle avait eu envie de mourir encore et encore. Mourir parce qu’elle était un monstre. Elle avait effacé la mémoire d’un pauvre innocent et comble du comble, elle passait son temps à s’occuper de lui. Culpabilité. Voilà ce qu’elle ressentait. De la culpabilité pure et dure. Elle avait déjà fait des choses plus horribles. Elle avait déjà fait plus de choses que d’autres Mangemorts. Ca n’aurait pas dû l’affecter. Elle aurait dû passer outre encore. Elle aurait dû jouer son rôle et point barre. Elle aurait dû glisser son masque et c’est tout. Mais tout cela la dépassait. Elle était encore secouée par le fait de n’avoir rien trouvé. Et elle devait ajouter sur sa conscience qu’elle venait de réduire à néant la vie de ce jeune homme qui avait toute la vie devant lui.

Des larmes coulent sur ses joues. Elle est assise sur cette chaise et elle pleure en silence en regardant William dormir. Il fait encore jour mais il avait été dans un tel état de choc qu’elle avait dû l’endormir. Il semblait être paisible comme ça. Paisible. Elle aurait tout donné pour l’être à nouveau. Mais rien n’y faisait. Elle devait continuer à souffrir. Elle devait continuer à souffrir pour tout ce qu’elle avait fait. Des millions de pensées défilaient dans sa tête. Toutes l’accusaient encore et encore. Et Rose se sentit étouffé. Rose sentait qu’elle allait explosée et tout casser. Alors elle se leva. Elle effaça les larmes de son visage, défroissa sa robe, retira sa blouse blanche qu’elle posa sur la chaise ou elle s’était assise et elle sortit de l’infirmerie en silence. Elle affichait un visage froid. Aucune émotion ne filtrait. Rien. Elle était la glace. Elle était la neige. Elle était une morte vivante. Elle marchait droite, froide et de ce pas félin qui ne la quittait pas. Elle passa devant des élèves mais ne leur prêtaient pas attention. Elle arriva dans le hall d’entrée, sortit dans le parc. L’air était frais. Mais elle ne s’arrêta pas là. Elle marcha alors toujours. Ses cheveux blonds légèrement ondules volaient derrière elle. Elle finit par passer le portail qui menait à Pré-Au-Lard. Elle savait exactement où elle allait. Elle avait envie de le voir lui. Parce que c’était le seul qui comprenait. Le seul. Apres tout, il portait la Marque lui aussi. Il était dans le même bateau qu’elle et sans doute aurait-il réagit de la même manière qu’elle. Ou pas. Elle s’en fichait. Elle voulait le voir et c’est tout. Elle marcha dans la Grande allée, puis tourna à gauche dans une petite rue. Le magasin se tenait toujours là. Elle eut un soupir de soulagement comme-ci elle avait eu peur que lui aussi soit porté disparu. Elle rentra alors dans la boutique ouverte. La clochette sonna, annonçant alors sa présence. Elle remarqua que Warren était occupé avec une cliente. Elle fit comme-ci elle attendait son tour et elle se mit à regarder les différents animaux. Il y en avait de toutes sortes. Elle aimait beaucoup venir dans ce magasin. Hormis la présence du maitre des lieux, elle trouvait cet endroit sympathique. Les animaux étaient toujours très calmes avec elle. Elle avait sans doute toujours eu le feeling avec eux. Elle s’approcha alors d’un chat et leva sa main pour caresser le matou. Elle se rendit compte alors qu’elle tremblait. Elle n’était pas aussi calme qu’elle en avait l’air. A l’intérieur, elle paniquait totalement. Elle attendit alors que la cliente passe la porte et est disparut de l’allée pour tourner vers Warren et lui dire : « Tu as du temps à m’accorder ? »


The Monster

i’m friends with the monster that’s under my bed get along with the voices inside of my head you’re trying to save me stop holding your breath and you think i’m crazy yeah, you think i’m crazy well, that’s not fair wo oh wo oh… well, that’s not fair wo oh wo oh… no, i ain’t much of a poet but i know somebody once told me to seize the moment and don’t squander it cause you never know when it all could be over tomorrow © belzébuth
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Warren D. Smith
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MessageSujet: Re: Addicted to you ▬Warose   Jeu 20 Mar - 3:29

Rien n'existait pour moi que dans la mesure où cela se rapportait à toi; rien dans mon existence n'avait de sens si cela n'avait pas de lien avec toi. Lettre d'une inconnue, Stefan Zweig

ADDICTED TO YOU

Quand il s'était levé, la première chose que Warren avait fait, c'était de poser ses yeux de glace sur la nature encore givrée par la nuit. La fine couche cristalline qui s'étendait sur les plantes face à sa demeure de Pré-au-Lard. Oh, il aurait pu loger au dessus de sa boutique, mais il avait décidé d'avoir son chez-lui en périphérie du village. En général, il n'était jamais trop dérangé en bordure du village, car les boutiques se faisaient rares et les gens évitaient de s'éloigner trop des échoppes. La seule maison que les personnes de passage aimaient voir, c'était la Cabane Hurlante, qui avait tout d'une cabane et rien d'hurlant. C'était juste une vieille bâtisse qui se dressait là, au sommet d'une petite colline et dont les murs inclinés laissaient présager qu'elle s'envolerait au premier coup de vent. Mais il y avait eu du vent et cette attraction était toujours là. Heureusement, la petite maison qu'il s'était choisie n'avait pas cette allure dégingandée que celle de la colline avait. C'était une petite bicoque, qui, de l'extérieur, ne payait pas de mine. Une chambre, un salon de taille moyenne avec cheminée, une petite salle de bain et une petite cuisine. Tout ce qui convenait à ce célibataire de longue date. Il y avait aussi ce petit jardin, suffisamment grand pour que sa passion envahissante puisse s'y répandre en toute quiétude. Quiconque venait chez lui était obligé de passer par ce petit bout de terrain pour venir frapper à sa porte et pouvait constater l'étendue accaparante de ce loisir qu'il traînait comme un boulet depuis son enfance. Mais il n'arrivait pas à se débarrasser de tout cela. On avait tant bien que mal essayé de l'éloigner de cette lubie maladive ; pourtant, Warren s'était toujours farouchement accroché à ce fanatisme maladif. Rares étaient les personnes qui, à ses yeux, comptaient autant que ses coccinelles.

Ce matin, en se levant donc, Warren avait pressenti, rien qu'en posant ses yeux sur la nature givrée, que la journée serait longue et éprouvante. Comme de celles où en se levant, cet étrange pressentiment que quelque chose va nous arriver nous guette au fil des heures, jusqu'au coucher. Au dehors, le sol n'était pas glissant mais la petite brise matinale était mordante. Le Mangemort avait craint pour ses chères amies ; aussi, il avait appliqué sur leur grande cage en verre un sort pour les protéger de ces températures extrêmes. Il devait le faire la veille au soir mais il avait totalement oublié. La faute à la fatigue, probablement. A peine s'était-il allongé sur son lit que le sommeil était venu le cueillir. Il n'avait pas eu le temps de se glisser entre les draps. Et en se réveillant ce matin, cette sensation l'avait saisi à la gorge. Après avoir pris son petit-déjeuner, après s'être décrassé à la douche, après avoir donné quelques attentions à ses chères coccinelles, il était parti au travail. Il tenait une petite animalerie dans Pré-au-Lard. Elle ne payait pas de mine elle non plus, mais en fin de compte, c'était une très bonne animalerie. Du moins, la majorité de ses clients étaient satisfaits des services que Warren offrait. Mais comme toujours, il y avait des casses-pieds, prêts à descendre une réputation car les services que Warren proposait ne leur convenaient pas. Toujours est-il que le sorcier avait sa clientèle, la vraie, toujours prête à venir lui demander conseil, toujours prête à dire du bien de cet homme qui semblait, en apparence, sans histoire.

Comme cette dame, qui était venue le voir pour un problème avec son chaton. La pauvre petite bête ne s'alimentait plus depuis quatre jours et passait ses journées à miauler au pied de la porte de la cuisine. Et lorsque cette femme s'approchait pour le prendre dans ses bras, le chaton sortait les griffes et feulait comme s'il souhaitait donner la mort. La sorcière n'avait pas eu d'autres choix que de l'immobiliser à l'aide d'un sort. Et elle s'était automatiquement tournée vers son animalier. Un coude posé sur le comptoir, son menton entre les doigts de sa main. Les yeux dans le vague, il écoutait la sorcière radoter pour la centième fois l'histoire de son chat qui ne s'alimentait pas. Pour Warren, cela ne faisait aucun doute : le chat était dépressif et avait sûrement été ôté à sa mère avant le sevrage complet. D'où le refus de s'alimenter, les miaulements devant la cuisine et l'agressivité notoire. Après avoir fait un tour dans son arrière-boutique, il revint avec une potion A l'instar des médecins moldus, il écrivit sur l'étiquette de la bouteille qu'il fallait donner trois gouttes de cette potion à heures fixes, le matin et le soir, pendant une semaine. Si ce problème persistait au-delà d'une semaine, continuer le traitement une semaine supplémentaire. Après, normalement, il ne devrait plus y avoir de souci. Tandis qu'il écrivait la posologie sur le flacon, la clochette de sa boutique retentit. Ses yeux de glace se posèrent sur le nouvel arrivant. Ou plutôt la nouvelle arrivante. Il essaya de dissimuler son sourire en baissant de nouveau la tête vers son flacon. Le chaton, dans les bras de la femme, commençait de nouveau à s'agiter. Aussi, cette cliente, après avoir fait part de ses ultimes inquiétudes et de ses chaleureux remerciements, s'en alla enfin. « Bonjour Rose ! Que puis-je faire pour toi ? », quémanda-t-il. Mais la jeune femme ne répondit pas aussitôt. Elle attendit que la cliente soit sortie de la boutique avant de lui adresser la parole.

S'il avait du temps à lui consacrer ? Bon dieu, oui ! Depuis qu'il l'a rencontré, du temps à lui consacrer, il en avait à la pelle. Dès qu'elle lui demandait un service, il accourait, comme un petit chien, ce qu'il semblait être, en fin de compte. « Tu sais que je suis toujours là pour toi, Rose. Viens dans l'arrière-boutique, je vais nous faire du thé. » D'un geste de la tête, il l'invita à le suivre dans l'arrière-boutique où le Mangemort aimait se retirer quand personne ne poussait la porte de son animalerie. Il essayait de créer une nouvelle race de coccinelles, ce qui ratait à chaque fois. Mais il ne désespérait pas. Il l'invita à s'asseoir sur une chaise sur laquelle se trouvait un gros chat gris aux yeux vairons, tandis qu'il se dirigeait vers une gazinière qui semblait d'un autre temps. « Et si tu me racontais ce qui te tracasse ? J'aime pas te voir dans cet état. » Il remplit sa bouilloire d'eau et la posa sur le feu. En attendant que l'eau frémisse, il prit deux tasses sur une étagère et en posa une devant son amie.
(c) Bloody Storm

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B. Rose Hampton
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MessageSujet: Re: Addicted to you ▬Warose   Dim 23 Mar - 6:06
Addicted to you.
Warren D. Smith & B. Rose Hampton



La culpabilité la rongeait. Elle ne devait pourtant se contrôler pour trouver une solution. Il y avait bien un moyen pour faire revenir la mémoire de ce garçon tout en effaçant ou remplaçant le souvenir de cette nuit affreuse ? Elle savait qu’il y en avait une mais elle n’arrivait pas à trouver laquelle. Son esprit était embué par la fatigue du a la nuit blanche qu’elle venait de passer et aussi à l’angoisse. Elle n’aurait pas dû prendre tout cela aussi à cœur. Elle aurait dû laisser couler, ne plus y repenser et y revenir a tête reposée. Mais elle sentait qu’elle allait exploser. Elle sentait qu’elle ne pourrait plus très longtemps contenir. Elle sentait la rage monter en elle. La frustration aussi de ne pouvoir rien faire pour l’instant. Elle savait qu’elle mettrait un point d’honneur à aider William. Apres tout, c’était sa faute si il en était là. Elle aurait dû faire plus attention. D’habitude elle était plus prudente que ça. D’habitude, elle regardait dix fois derrière elle pour voir si elle n’était pas suivit. Mais cette-fois, elle avait tellement été obnubilée à l’idée de trouver des réponses qu’elle avait oubliée de faire attention. Elle ne répondit pas à Warren quand il la salua. Elle osait même à peine le regarder. Elle se doutait qu’il ne ferait pas une telle erreur lui. Il avait après tout, quelques années de plus dans ce domaine. Elle ne savait pas combien de temps cela faisait qu’il était Mangemort, mais il ne ferait pas ce genre d’erreur. Elle le connaissait bien depuis toutes ses années. Il était prévoyant. Elle savait qu’elle était novice dans le domaine quoiqu’elle avait montré déjà beaucoup de savoir faire dans la mission qu’on lui avait confié. Mais il fallait le dire : empoisonner des gens, elle savait le faire depuis des années. C’était son truc. Elle avait été née pour cela. Il n’y avait pas forcément besoin de potions, parfois, une simple plante frottée sur sa main et mis à un endroit précis ou la personne d’en face pouvait ingérer facilement le dose, suffisait. C’était ça le plus incroyable. C’était ça le plus magique dans l’histoire. Elle avait toujours été fasciné de voir à quel point le corps humain était si fragile. Alors oui, la mission que le Lord lui avait confiée avait été du gâteau. Mais là, cette mission n’avait pas été donnée par le Lord. Non. Cette mission était celle qu’elle s’était donnée pour survivre. Parce qu’elle était morte le jour où elle avait trouvé le corps de son mari. Aujourd’hui, ce qui la faisait vivre s’était cette vengeance. Et elle échouait lamentablement. Parce qu’elle avait beau retrouvé des membres de l’ordre du phénix, aucun ne lui donnait ce qu’elle voulait : la personne qui avait fait cela. La personne qui avait détruit tout ce qu’elle aimait. La personne qu’elle tuerait sans une seule hésitation. Non, à la place, elle rendait un élève innocent amnésique. Elle était lamentable. Tout simplement lamentable.

« Tu sais que je suis toujours là pour toi, Rose. Viens dans l'arrière-boutique, je vais nous faire du thé. » Son regard se pose alors sur le sien. Elle hoche la tête mais ne dit rien. Elle n’a plus de voix. Aucun son ne veut sortir de sa bouche. Elle se contente alors de le suivre sans un mot. L’héritière des Hampton s’assit alors sur la chaise près de la table. Elle sentait ses jambes trembler et son regard se posa dans le vide. Elle pensait à William. Elle pensait à ce qu’elle avait fait. Comment pourrait-elle se regarder dans une glace à présent ? Comment ? L’idée de tuer des gens ne lui faisait rien. Apres tout, avec son métier de Médicomage, elle avait appris à affronter la mort sous toutes ses formes. Elle avait appris à regarder les morts et à les annoncer aux familles. Parce que oui, elle avait perdu des patients comme tous médicomages. Oh, au début ça avait été difficile. Mais son métier voulait qu’elle n’éprouve rien. Qu’elle n’éprouvait plus que la lassitude. Alors oui, elle n’avait rien ressentit quand cet homme était mort devant elle la nuit dernière. Mais elle avait été ravagée à l’idée d’avoir effacé la mémoire d’un élève qui ne le méritait pas. « Et si tu me racontais ce qui te tracasse ? J'aime pas te voir dans cet état. » Elle sursaute et son regard se pose de nouveau sur l’homme près de la gazinière. Elle ne peut s’empêcher de sourire. C’était toujours réconfortant de savoir que quelqu’un tenait à elle. Elle avait tendance à l’oublier dans son chagrin et sa tristesse. Mais son sourire s’effaça alors vite a l’idée de révéler la situation à son ami. Oh, elle savait qu’il ne la jugerait pas. Il était son ami après tout. La jeune femme ouvrit la bouche mais aucun son ne sortit. Elle baissa alors la tete et ferma les yeux. Son corps tout entier tremblait. Il fallait qu’elle se calme. Il fallait qu’elle respire. Il fallait qu’elle en parle. « J’ai tué un homme hier soir. » La réponse avait fusé dans le silence assourdissant. Mais ça n’était pas tout. Elle devait tout raconter. Tout. « Je lui ai donné rendez-vous aux Trois Balais. J’avais enquêté sur lui et je savais de source sûre qu’il était un membre de l’Ordre. Il a tout de suite mordu à l’hameçon. » Un sourire apparut sur ses lèvres. En réalité elle avait entretenu pendant un moment une correspondance plus que sympathique avec cet homme. « Les Trois Balais était un endroit publique et personne n’aurait fait attention à nous. Il est donc venu et la soirée a bien débuté. Et puis j’ai commencé à lui poser des questions. Il a pris peur et il est sorti précipitamment et j’ai réussi à le suivre dans une ruelle. Comme tu t’en doutes, quand nous étions aux Trois Balais, il n’a pas bu que du Whisky Pur Feu. » Son regard s’était posé un instant sur Warren, puis elle se mit à regarder par la fenêtre en continuant son récit : « Bref, il s’est effondré au milieu de la ruelle, le poison commençait à faire effet. Et je lui ai reposé des questions sur… Lui. » Sa voix se brisa à l’évocation de Jonathan. Il lui était encore impossible de dire le prénom de son mari. Elle ferma les yeux un instant, respira un bon coup et continua : « Il n’a rien dit. Il ne savait de toute évidence rien. Il est mort devant moi. Mais… Ça n’est pas ça qui me rend… Je me suis ensuite rendue compte après que je n’étais pas toute seule. Je me suis retournée et… il y avait William, un élève de Gryffondor. Il m’avait vu. Il avait vu toute la scène Warren… je ne… je ne pouvais pas le laisser partir… il aurait tout dit… je… je l’ai immobilisé et je lui ai jeté un Oubliette… Mais j’étais si contrariée de n’avoir pas plus avancé… je… Il a perdu la mémoire. Il ne se souvient plus de rien de l’année dernière il est… j’ai dérapé… » Elle se prit alors la tête entre les mains, elle tremblait toujours. La jeune femme étouffa un sanglot. Tous ses nerfs lâchaient en même temps. « C’était horrible… de le… voir se réveiller… il était perdu…. Il est perdu… je suis lamentable… je… »



The Monster

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