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 Evelyn Rachael Caulfield and The Remake of the Old Character Sheet

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Evelyn R. Caulfield
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MessageSujet: Evelyn Rachael Caulfield and The Remake of the Old Character Sheet   Lun 22 Juil - 9:26
Evelyn Rachael Caulfield

My head is an animal





Déclinez votre identité.

Salut! Ben moi c’est Evelyn. Evelyn Rachael Caulfield. Je suis une Née-Moldue originaire de Weybridge, pas que ça ait une grande importance, vu que je ne vis plus avec mes parents depuis longtemps. Je suis venue au monde en un joli début de printemps, le 14 avril 1980, il y a dix-neuf ans de cela.

J’ai une jolie chouette rayée nommée Chocolate, qui me suit depuis mes débuts à Poudlard. Elle n’a que neuf ans – elle est toute jeune, toute en santé, encore! Oh! D’ailleurs, en parlant d’animaux… C’est pendant les nombreuses réunions de l’Armée de Dumbledore, il y a de cela quelques années, que j’ai découvert que mon Patronus prenait la forme d’un fennec. C’est un petit renard aux grandes oreilles vivant dans les déserts. Je ne sais pas trop pourquoi il prend cette forme, d’ailleurs – il faut croire que j’aime bien les petites créatures innocentes!

Ma plus grande peur… Je ne l’ai vue qu’une fois se matérialiser en Épouvantard. Je dois dire que celui-ci était assez inventif d’ailleurs. Quand je me suis mise à pleurer, la baguette tendue vers mon frère, tenant mon cahier à dessins, en déchirant tous les visages que j’avais dessiné au cours des années… Je n’ai pas pu agir. Ça a été un ami qui a mis fin à ce supplice. C’est à ce moment que j’ai compris : J’ai peur de perdre ceux qui comptent à mes yeux. Et de les perdre… Je ne veux même pas imaginer.

Ma baguette est faite de cèdre. Elle mesure environ 32 centimètres de long et elle a un crin de licorne en son centre. Elle m’est bien utile, d’ailleurs, depuis que j’ai joint l’Ordre du Phénix, accompagnée de quelques amis Si non… Je travaille présentement en tant que chroniqueuse artistique pour la Gazette du Sorcier et j’aime bien mon boulot. Je suis heureuse que tout ce soit calmé depuis deux ans… Je peux enfin vivre sans oppression, sans me faire dénigrer par mon sang. C’est plutôt rassurant et il faut avouer que l’ambiance du monde sorcier est meilleure depuis!




Look at us shake the sky.


« Yo, qu’est-ce que tu fais dans ma maison? Je te connais? Non? Alors pourquoi es-tu ici?

Tu veux en savoir plus sur moi? Ben…

Ça pourrait être un peu long. Si tu es ici, tu dois déjà savoir que mon nom, c’est Evelyn.

Le tiens, c’est quoi?

Oh, ravie de te rencontrer, joueur de Invité. C’est un joli nom que tu as. Quoique c’est un peu bizarre à dire. Joueur de telle personne. Comment on joue une personne? Je comprends le concept de jouer un personnage, mais une personne?

Tu ne la tiens pas sous Impero, hein?

Qu’importe.

Tu veux du café? Un thé?

… J’aurais vraiment préféré le café, pour être franche, mais si tu veux réellement du thé, bah j’n’y vois pas d’inconvénient.

Pendant que je te prépare ça, occupe-toi. Fais comme chez toi. Je suis désolée du bordel. Je… Je  ne m’attendais pas à avoir de la visite. Surtout pas si tard, le soir, tu comprends?

J’allais presque dormir.

… Quoi?

HEIN? IL EST JUSTE 18 HEURES?

Bon bah, va falloir que je réajuste mon cycle circadien! Ça ne peut plus continuer comme ça! Tu sais, quand on est écrivain… Tu oublies un peu les heures.

… J’vais pas mentir, je suis restée réveillée un peu tard hier. Je composais une chanson, tu vois. J’mettais vie à un vieux poème avec du piano. Rien d’extra.

J’avais besoin de réfléchir un peu.

Sur quoi ? Ben… Sur plusieurs choses, en fait.

Enfin…

Attend un peu. J’vais aller te faire bouillir de l’eau. Regarde autour, sois pas gêné. J’n’ai rien à cacher… Si tu veux apprendre à me connaître… Je te montrerai quelques trucs, une fois que nos tasses seront pleines. En attendant, fais ce que tu veux. Non, je suis sérieuse. Ne te sens pas mal de le faire. »

Tu entends de la cuisine cliquer ensemble dans des bruits métalliques des tasses et des verres. La maîtresse de la maison est à l’œuvre. Elle a l’air joyeuse, bien qu’elle ait stipulé qu’elle était fatiguée. Peut-être qu’elle est heureuse d’avoir de la compagnie? Dans un autre bruit, la bouilloire semble mise sur le feu. Tu entends un cri, quelqu’un qui tombe par terre. Bien que tu veuilles aller voir, lui demander si elle va bien, sa voix vient bien vite à tes oreilles, te rassurant. Tu roules les yeux. Elle a l’air bien maladroite, celle-là.

Les murs sont tapissés de toiles, de tableaux. Certains présentent des paysages, d’autres des visages. Tu remarques que dans cette pièce, ils ont tous le même thème. Est-ce pareil dans chacune des chambres? Tu ne doutes pas de la réponse.

Ta curiosité l’emporte. Tu marches vers ce qui semble être un bureau.

Elle n’a pas menti; l’endroit est désordonné. Des feuilles gisent çà et là, sur le bureau. Tu remarques des lettres, des articles de journaux. En bougeant quelques feuilles, tu arrives à distinguer une partie de pièce de théâtre. Un brouillon, à ce qu’il semble.



Acte 3

Scène ..

(Éclairage sombre. Aucune lumière n’entre dans la pièce. Silhouettes évidentes.

Chambre d’une fillette. Un lit se tient au milieu de la scène, bureau où gisent nombreux dessins mal ordonnés. Rideaux fermés.…

Bruits de dispute discussion en arrière-scène. Presque inaudibles.)


Fillette  (Recroquevillée sur elle-même. Sanglots audibles, mais étouffés.) ─ Je suis un monstre.

Lacey (Voix off, discussion d’arrière-scène.) ─ Ça ne peut plus continuer comme ça, Walter.

(La fillette relève la tête. Frissons.)

Lacey ─ Elle va devoir partir, si on ne peut pas… (Sa voix se coupe. Tremblante.) On ne peut pas la contrôler.

Fillette (dans un murmure) ─ Je ne veux pas partir. (Regarde autour. Éclairage plus sombre.) Je suis un monstre. Ils ont peur de moi. (Vers le public.) Peut-être que Sherwood a raison. Peut-être que, dans le fond, je ne fais pas réellement partie de la famille. Je suis une abomination. Rien de plus qu’une abomination. Je fais des choses que personne ne peut faire. Je l’ai presque tué… (Elle frissonne de nouveau.) Je l’ai presque tué. Et je n’ai pas pu m’arrêter. Je n’ai rien pu faire de plus que de le regarder se tordre par terre, cherchant son souffle. Si Dean n’avait pas été là, il serait mort. Mort…

Ils veulent que je parte. Ce sera peut-être mieux comme ça. Si je pars, je ne ferai plus de mal à personne.





Ce récit te laisse quelque peu perplexe. Ça n’a pas l’air tout bonnement bien écrit, en plus d’être flou. Tu remarques que le papier paraît vieux. Ça pourrait en expliquer la qualité douteuse.

Fronçant les sourcils, tu continues de fouiner sur  le bureau de l’ex-Serdaigle. À ta droite, tu trouves un exemplaire de la Gazette du Sorcier, datant de la journée d’avant, ouvert à une page sur laquelle tu n’es pas totalement familier. Ce semble être la chronique artistique. De quoi une chronique artistique Sorcière peut bien parler?

Amandine Écherny, sorcière Suisse, fait des ravages avec sa nouvelle exposition, Brioching, le make-over de l’extrême.

Une totale révolution à comment le monde sorcier voit cette pâtisserie fortement reconnue à travers le monde. Usant des propriétés magiques de la pâtisserie en forme d’art, l’artiste nous apporte sous un tout autre parcours.

Vous ne ferez pas une brioche en allant à cette exposition tout à fait passionnante, qui révolutionne la manière sorcière de percevoir la nourriture que nous mangeons.

Une œuvre touchante, qui ne laisse personne sans voix, ni sans appétit, Brioching, le make-over de l’extrême touche chacun d’entre nous de manière différente, explorant la psychologie même du sorcier.

J’ai eu la chance de discuter avec l’artiste derrière cette œuvre captivante. Bonne-vivante, sa perspective sur son œuvre est toute autre une fois questionnée sur ses origines, sur son parcours.

« La brioche est passionnante, » m’a-t-elle avoué, « car sa forme ronde et délicate apporte à l’esprit plusieurs pensées. Rehaussée avec cette fine touche magique, on en explore tellement plus… Une fois que vous rentrez dans ce monde, vous en sortez changé. C’est si beau, si différent, et j’espère que je peux le faire voir avec cette exposition. »

J’invite tous mes valeureux lecteurs à aller jeter un coup d’œil; Vous prendrez de la brioche sans avoir besoin d’en manger!


…Hm. L’art. Tu sais d’avance que l’art contemporain est étrange, mais jamais tu n’aurais pu imaginer que ça se serait rendu à ce niveau. Tu hausses les épaules. Ce n’est pas si important que ça. Les sorciers sont des gens si étranges, après tout.

Tu soupires. Marchant plus près du salon, cette fois, tu remarques un piano. Sur celui-ci se touvent nombreuses partitions, puis, un poème. Sûrement celui dont la sorcière parlait, il y a de cela quelques minutes à peine.

Tu le prends dans tes mains.

Le Temps Tue

L’engrenage continuera de tourner
Tourner et tourner dans un tour
Et l’horloge continuera de se faire entendre
Profonde nuit, puits noir, résonne
Paroles. Que des paroles. Rien de plus que des paroles des paroles et encore
Rien. L’écho de l’ombre, l’écho d’un cœur qui bat sous les battements de l’horloge
Le temps n’a pas lieu de stopper
Et il tourne et retourne pour trouver l’oublié
Car jamais on oublie, le temps enfoui, le temps qui heurte et qui continue
Là-bas, ici, toujours plus loin
Dans une crevasse qui continue de s’élargir
On n’oublie pas mais on espère et l’espérance rime avec la souffrance
Qui continue de heurter l’horloge, l’horloge qui tourne et qui jamais ne s’arrête
Pour continuer de faire grandir en nous
Toi et la crevasse qui jamais ne s’efface pour ne laisser que ta face
Et ce sourire qui veut tout dire de ta souffrance et de ta démence



Ouille. Si elle avait besoin de penser, elle devait penser fort. Depuis quand tient-elle à ce poème? Ça te fait penser à du surréalisme; tu n’arrives pas à voir sa signification, et pourtant, tu peux en sentir l’émotion. Étrange. Tu te lèves du banc sans poser un seul doigt sur le clavier noir et blanc, te tournant.

Sur une des étagères de la grande bibliothèque, tu remarques un enseigne de préfet de Serdaigle. Eh bien; elle devait être très responsable pour être nommée préfète.

Sur ton chemin, tu croises aussi des clichés accrochés aux murs. Si certains bougent, d’autres sont statiques, comme s’ils sortaient tout droit d’un appareil moldu. Tu n’as pas tort.

Tu remarques donc une photo, plutôt vieille, si tu te fies à sa qualité, de ce qui semble être une grande famille. Dans un bref calcul, tu comptes huit membres. Deux parents entourés de leur progéniture. Tu crois reconnaître dans le visage de la plus jeune, qui semble âgée de six ans, celle chez qui tu as fait irruption.

Le regard malicieux de la jeune fille se tenant à sa droite t’intrigue. Elle semble avoir environ huit ans. En fait, chaque membre semble séparé d’environ deux ou trois ans, ce qui donne au plus vieux, un jeune garçon aux airs bien doux, environ seize ans. Peut-être dix-sept.  

Elle a vécu dans une grande famille. Une grande famille de moldus. Ses parents semblent riches – tu peux en avoir la certitude, seulement avec les vêtements qu’ils portent, avec le décor de la maison en arrière-plan.

Posant tes yeux sur les autres photos, tu remarques une autre photo, animée, cette fois. Tu reconnais le plus vieux des frères de l’autre photo – avec une jeune femme inconnue. Cette jeune femme tient dans ses bras un bambin qui semble vouloir attraper qu’importe se trouve derrière l’objectif – ou peut-être l’objectif en lui-même?

Evelyn doit avoir un lien profond avec son frère. Et cette femme avec lui doit être sa copine – cet enfant, leur progéniture.

« Il est mignon, hein? »

Tu te retournes pour voir Evelyn te sourire, puis poser son regard sur l’image. Elle tient un plateau, où une théière gît en son centre, deux tasses de chaque côté. Une douce fumée sort de la théière.

« Nelly, mon neveu. Enfin, Nelson. Il va avoir trois ans, bientôt. »

Elle fait un mouvement de tête vers le salon et le canapé.

« Allez, viens. Le thé est prêt. »

Alors que tu t’assois, elle te sert ta tasse. Tu la remercies d’un sourire, auquel elle réplique d’un des siens. Elle ne s’assoit pas, pourtant, comme tu l’as fait.

À la place, elle semble prise dans ses pensées. Elle se sert une tasse. Te regarde.

« Tu as remarqué ma famille, hein? Cette photo date. C’était probablement la dernière photo de toute la famille réunie. Six enfants… Tu imagines? Je suis la plus jeune. L’aîné, Dean, a onze ans de plus que moi. Il compte beaucoup pour moi, tu sais.

Pourquoi, la dernière ?

Eh bien… Ça fait un moment que la famille n’a pas été unie à nouveau. Les plus vieux ont quitté assez vite le foyer pour des études ou par amour. Le cas de Dean est un peu différent.

Il y a  d’autres raisons, aussi.

Être la seule sorcière dans une grande famille de Moldus, ce  n’est pas facile, tu sais. Quand tu es la plus jeune, tu causes déjà une certaine jalousie par rapport à tes frères et sœurs plus vieux. Tu as plus d’attention. C’est totalement compréhensible, normal, même. Un jeune enfant nécessite plus de soins qu’un enfant plus vieux, plus… Autonome.

Et cette jalousie, je l’ai vite sentie de deux membres de ma fratrie en particulier. Sherwood et Kelsey. Je ne me suis jamais réellement bien entendue avec ces deux-là. Ils ont une bonne différence d’âge, quand même. Cinq ans; et pourtant, ils étaient de très bons complices.

Un entraînait souvent l’autre dans ses manigances. Et quand ça me concernait, leurs manigances devenaient particulièrement odieuses.

Ça a commencé quand j’avais environ trois ou quatre ans. Je ne me souviens plus. Je me souviens que dans ce temps, Dean, l’aîné, commençait à me montrer des bases de musique. Il aimait me faire chanter des comptines. C’était le temps où je commençais à m’intéresser à l’art. Je dessinais beaucoup, aussi. Mes dessins ne sont pas du tout comme ils le sont aujourd’hui, mais c’était tout de même un début…

L’attention que Dean me donnait, il ne la donnait pas aux autres. J’étais sa préférée. Il était mon préféré, aussi. Je venais souvent le voir. Je m’identifiais à lui. Je voulais être comme lui – c’est quelque-chose qui est resté, même aujourd’hui. Bref.

Ils trouvaient toutes sortes de plans pour me faire pleurer, au début.

Puis… J’ai découvert mes pouvoirs. Et à ce moment-là…

C’est devenu l’enfer.  Leur jalousie a vraiment explosé.

Je ne me souviens plus du nombre de fois où ils ont cassé des vases, des bibelots, qu’ils ont déchiré des papiers importants, tout en s’écriant : C’est Evelyn avec sa magie!

Nier n’aurait jamais été assez avec ces deux-là. Plus jeune, quand je me mettais en colère, j’explosais. Leurs ruses s’étaient affinées. Au lieu de faire les coups et me blâmer pour, ils me provoquaient jusqu’à ce que j’explose. Jeune, dans une famille de Moldus, où personne ne peut t’aider à te contrôler, parce que personne ne comprend, c’est dur d’apprendre.

La première fois, c’était une fenêtre brisée.

La dernière, ç’aurait pu être une vie. »

Son regard s’abaisse du tiens, comme si la mémoire était dure. Une fois que son regard se fixe au tiens à nouveau, elle soupire.

« Sherwood. À un moment, il m’a dit que j’étais adoptée, entre autres choses douloureuses. Avec ma différence, je ne pouvais pas appartenir à la famille. Je n’étais qu’un monstre. Un horrible monstre.

J’ai…

J’ai pété les plombs. Je n’ai pas contrôlé ma colère. Je l’ai suffoqué. Je ne sais pas exactement comment j’ai fais – la magie, à huit ans, c’est dur à contrôler. Il ne pouvait plus respirer. Ma mère a eu peur. Elle a tenté de me stopper, mais… la seule personne qui en est venu à bout, ça a été Dean.

Sans lui, Sherwood serait mort.

Tout le monde a eu peur de moi. Mes parents voulaient me mettre en famille d’accueil – ils ne comprenaient pas ce que j’étais – comment auraient-ils pu?

Mais Dean avait dix-neuf ans. Il a décidé de me garder. C’était le seul qui croyait que quelque-chose pouvait être fait. Il est parti en appartement. Il a demandé une pension. J’étais loin de mes parents – et je me suis juré de l’être, de l’être du reste de ma famille, jusqu’à ce que j’aie la plus grande compréhension sur mes pouvoirs.

Quand la lettre de Poudlard est arrivée…

C’est là que j’ai compris qui j’étais vraiment. Et… Tout ça… Ce fut un soulagement.

J’ai pu apprendre, tu comprends? Et ce nouveau monde… Je l’ai adoré dès les premières minutes où mon regard s’est posé dessus. »

Un sourire s’accroche à son visage alors qu’elle se lève de nouveau, après avoir bu une gorgée de son thé.

« Bien sûr, avec tout ce qui s’est passé, je n’aurais pas dû. Mais, de penser que je n’étais pas si différente que tout le monde  m’a fait du bien. J’ai pu me sentir comme si j’appartenais à un monde. Même si ce monde, par mon sang, ne m’acceptait pas totalement.

Et il y a eu Harry Potter, et tout. Et la mort de Dumbledore. »

Elle sort d’un livre une lettre et te la donne.

Ils l’ont tué, Dean. Les mangemorts. Ils l’ont assassiné. Il est mort.

Je t’ai dit tant de choses sur cet homme. À mes yeux, à nos yeux, il était immortel. Je ne peux croire à ce que je te dis. Il était la lueur d’espoir qui donnait envie de se battre. Celui qui ralliait les troupes quand on en avait besoin.

Maintenant, il n’est plus qu’une mémoire.

Je ne sais pas ce qui se prépare. J’ai peur. Je veux retourner à la maison. Je veux être avec toi. Mais je dois rester. Je dois rester au moins un peu. Lui rendre mes hommages.

Elsa et Drake se sont embrassés. Il était temps, hein. Ça remet une goutte de positif dans tout ce négatif. Je suis heureuse pour eux; j’espère que ça va bien, de ton côté, avec Callie. Elle me manque, elle aussi.

Je reviendrai vite. J’ai hâte de te revoir. J’espère que tu vas bien.

Ta sœur qui t’aime,
Evelyn.


« Je ne sais toujours pas pourquoi Dean me l’a redonné, cette lettre. Je crois qu’il l’a fait parce que ça marquait un moment important de ma vie. Il a gardé toutes mes lettres, mais m’en a très rarement redonné. Celle-là, c’est une des seules.

Après la mort de Dumbledore, rien n’a été pareil, après tout.

Tu sais, à propos de la Cage? Ugh. J’en frissonne encore, juste à y penser. D’être prise là, sans nourriture, sans rien, ce n’est vraiment pas cool.

Surtout qu’après, on avait encore plus de discrimination. L’année 96-97 a été dure pour tout le monde, mais je crois qu’elle l’était toute particulièrement pour les Né-Moldus. J’ai dû perdre au moins vingt livres! T’imagines? Là, je l’ai repris – J’étais squelettique, on l’était tous, ce n’était vraiment pas beau à voir.

On a vécu tant de pertes. Tant de souffrance s’est manifestée… et encore, nous avons tous passé au travers. Finalement.

Heureusement.

Et… Je suis heureuse de me dire que tout va mieux, maintenant. Je suis heureuse de faire partie de l’Ordre pour prévenir qu’importe ce qui pourrait arriver dans le futur. Je suis heureuse d’avoir le boulot que j’ai – même si j’aspire à plus que de n’être qu’une simple chroniqueuse chez la Gazette. Je fais des articles sur toutes les formes d’art ; de la musique à la littérature en passant bien sûr par le théâtre et les œuvres de musée. En même temps; d’avoir lu autant de trucs lorsque j’étais à Poudlard m’a appris beaucoup de choses sur l’art sorcier… Et c’est toujours intéressant! Surtout quand on garde en tête que certains artistes étaient en fait des sorciers sous des pseudonymes…  Mais oui – j’aspire pour quelque-chose de plus innovant que simplement ça. Je travaille sur un moyen d’animer des dessins plus enfantins que des tableaux – une manière d’avoir mes œuvres dans des livres d’enfants.

Je suis certaine que Drake et Elsa apprécieraient. Ils ont toujours aimé ce genre de chose. Ils me manquent un peu, ces deux-là. Ils sont tellement occupés avec leurs jumeaux…



En y repensant… Ils me manquent un peu, mes parents. Ma famille. Ça fait si longtemps que je les ai vus. Ça semble si irréaliste, si loin. Comme si rien de tout cela ne s’était réellement passé. Ça fait tout de même presque dix ans. Dix ans...

Les temps changent, en dix ans. Je ne peux croire qu’aucun d’eux n’ait changé. Que leur vision de moi en soit restée la même. Après tant d’années à apprendre, à comprendre, ma vision de moi-même a changé. Je ne suis plus un monstre. Je ne l’ai jamais été.  Et maintenant, je n’ai plus peur de me montrer comme je suis face à eux. Je n’ai plus peur de m’affirmer, ni de faire mal à qui que ce soit. Ça ne se reproduira plus. Plus jamais ne serais-je à ce point incontrôlable.

Je ne suis pas un monstre. Je suis une sorcière. Je suis fière; je le resterai. Personne ne me dira le contraire. Surtout pas lui.

Oh, son visage quand il me reverra.

Il verra à quel point je suis forte. Il verra à quel point je suis belle; à quel point ses provocations ne me toucheront plus. Je ne suis plus l’enfant de sa mémoire. J’ai grandi. Et j’espère franchement que lui aussi. »





 

’Cause people are the same; only habits change.



Attend. Je vais aller chercher mon cahier à dessins.

Pourquoi?

Bien… J’ai l’habitude de dessiner ceux que je rencontre. Et puisque tu es ici, que tu me connais, d’avoir une image de toi ne me sera pas de trop, non?

J’espère que ça ne te dérange pas. Je fais ça depuis assez longtemps. Depuis environ… Ouah, ça doit faire environ six ans que je fais ça. J’ai commencé à dessiner le visage de mes plus proches amis, parce que je tenais à eux, et je voulais me souvenir d’eux d’une manière ou d’une autre. De garder le visage d’une personne près est une bonne manière de toujours se rappeler de cette personne et du lien que tu avais avec elle, même si elle part.

En dessinant, tu peux te rappeler de l’émotion exacte que tu avais alors que tu prenais ce portrait. Je trouve que ça garde mieux l’émotion qu’une photo. Avec un crayon, dépendant de si tes lignes sont foncées ou pas, dépendant de la force de ton trait, de l’intensité, tu peux retracer une émotion particulière.

Tu peux bouger, si tu veux. J’ai ton visage en tête. Je vais juste avoir besoin de quelques références une fois de temps en temps.

Je suis chroniqueuse artistique. Tu sais, l’art, ça a toujours été une de mes grandes passions. Dean m’a initié très jeune. Je ne sais pas si c’est un trait de famille ou si c’est seulement à cause de lui que j’ai ce côté-là.

Je sais dessiner, peindre, chanter, faire du théâtre et jouer du piano. Oh, j’écris, aussi. L’art en tant que tel a toujours été une grande passion. Je ne peux pas compter combien de livres j’ai lu dans ma vie. Ma bibliothèque doit en témoigner, non?

C’est peut-être à cause de ce côté artistique que je suis émotive. Souvent, quand une émotion est trop grande, je la laisse partir avec une forme d’art.

Laquelle? Oh, tu sais, ça dépend. Elles sont toutes bonnes. J’imagine que j’y vais avec ce qui me parle le plus pour le moment.

Tu connais Pollock? Jackson Pollock? Oh. C’est dommage. Tu vois, ce peintre, il n’y va pas avec l’image, mais avec les mouvements. Ce qui compte, c’est de peindre, tout simplement, et les mouvements employés pour le faire; pas le résultat final. C’est comme ça qu’on y voit l’émotion véhiculée. Beaucoup ont du mal à comprendre les artistes abstraits. Pourtant, leur œuvre est admirable.

D’ailleurs… La musique n’est-elle pas la forme d’art la plus abstraite?

Je me laisse souvent guider par mes émotions – mais pas assez pour braver tout ce qui viendra à moi. Je n’ai pas été une Serdaigle pour rien, après tout.

Étant plus jeune, j’imagine que j’étais un peu plus renfermée. Un peu plus timide. Mais ce n’est plus le cas.

Tu as de la chance de me prendre dans un de mes moments de sérieux, là. Je suis assez hyperactive par moments. Heh, assez souvent, même. Mais la vie est trop courte pour ne pas l’être, alors pourquoi je m’abstiendrais? Autant rassurer les autres avec un sourire que de se morfondre avec eux, hein?

Mes amis me considèrent comme débile. Dans un bon sens! Pas dans un mauvais, haha. C’est à cause de mon caractère. Faut pas leur en vouloir. Parfois, je peux me montrer assez… Débile. J’aime bien faire des blagues. Flirter pour rire avec ceux que je connais bien – aussi avec ceux que je connais moins. C’est toujours marrant de voir leur réaction. Certains embarquent dans le jeu. Certains le prennent tellement au sérieux que leur visage a une expression tordante! Ce qui est bien, c’est que je peux faire ça avec n’importe qui. Je me fous du sexe de la personne, après tout. En fait, j’aime bien rire. Et dire des conneries. Et faire une folle de moi. C’est dans ma nature, faut croire.

Par contre, si je dois être sérieuse… Je peux l’être. Je suis très attachée à ceux que j’aime. Les perdre me ferait vraiment mal. Il ne faut pas faire mal à ceux que j’aime.

Ni me mettre en colère. Ou utiliser ceux que j’aime pour me mettre en colère. Les résultats sont souvent désastreux. Tu ne voudrais pas perdre ta tête, j’espère?

Haha, c’est ce que je pensais.

Tiens. J’ai fini le sketch. Tu veux voir ?

Merci. Je te montrerai surement quand j’aurai fini. Si tu reviens me voir, un jour.

Tu as l’air d’une bonne personne. Tu repasseras me voir un jour, joueur de Invité?

Super. Allez. Au revoir!

Nah mais t’es qui toi, hein? POURQUOI J’TE DIRAIS QUI J’SUIS HEIN? Bon, t’as l’air gentil, alors j’vais te le dire. Mon nom, c’Myriam ou Mymie, parce que tout le monde m’appelle comme ça anyway. Rappelle-toi-en (ou pas, c’est pas si important que ça.) ET JE SUIS QUÉBÉCOISE. OH YES. Pis j’vais vous dire, le sirop d’érable c’est bon en MAUDIT dans du café. Café café café cafééé. Café. J’ai connu le forum par l’autre folle qui est admin, là, Mimi, pis ça fait longtemps de ça! So je connais pas mal tout le monde qui est ici et… Ben, c’est ça. Pis ma fiche avait genre vraiment besoin d'un remake ou elle allait mourir alors voilà. Alors je dis fièrement que j'ai passé par-dessus le 'ce qui est arrivé deux ans plus tard' en faisant un truc ben plus compliqué IN YOUR FACE BITCHEES. Ouain. Sooo... La fille qui est sur mon avatar est la talentueuse Sierra Kusterbeck. Et attention… JE DONNE DES DEADLY CÂLINS DE LA MORT QUI TUE.



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Aderyn H. Westley
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MessageSujet: Re: Evelyn Rachael Caulfield and The Remake of the Old Character Sheet   Lun 22 Juil - 21:07
Mymie ♥

Suis contente de te revoir 8D

SOIS PLUS ACTIVE.


It's just a spark, but it's enough to keep me going.
And when it's dark out, no one's around,
It keeps glowing.


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Evelyn R. Caulfield
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MessageSujet: Re: Evelyn Rachael Caulfield and The Remake of the Old Character Sheet   Lun 22 Juil - 21:26
CHEF OUI CHEF.

Tu sais ben que je suis trop attachée pour ne PAS ÊTRE ACTIVE.


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Christabella I. Lockwood
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MessageSujet: Re: Evelyn Rachael Caulfield and The Remake of the Old Character Sheet   Mar 23 Juil - 7:37
WOAH. Ma Evvie d'amour <3 Jolie fiche, c'est cool de voir que... T'as pas mal changé comparé à ton ancienne fiche 8D
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Evelyn R. Caulfield
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MessageSujet: Re: Evelyn Rachael Caulfield and The Remake of the Old Character Sheet   Mar 23 Juil - 19:51
Shhhh je sais je sais. *patpat*

Et merci Christachouette <3


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MessageSujet: Re: Evelyn Rachael Caulfield and The Remake of the Old Character Sheet   Aujourd'hui à 7:09
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Evelyn Rachael Caulfield and The Remake of the Old Character Sheet

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