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 « The baffled king composing hallelujah » - Harold

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Invité
MessageSujet: « The baffled king composing hallelujah » - Harold   Jeu 30 Mai - 1:11




A propos

Quelques mots à propos du texte qui va suivre. J'ai longuement hésité quant à la catégorie dans laquelle il devait apparaître. Mais il était évident que ce n'était pas, après réflexion, un journal intime, même si ça pourrait en prendre l'apparence. Il est donc normal que le texte atterrisse ici. Il se peut qu'il y ait des fautes, des incohérences par rapport à ce que j'ai pu écrire dans mes rp, ou dans ma fiche de présentation. Quand j'ai eu une inspiration soudaine en cours lors de la rédaction, je n'avais bien évidemment rien sous la main pour ne pas créer d'erreurs. J'aurais cependant pu les corriger, mais je fais partie de ces rares personnes qui, après rédaction, n'aiment pas se corriger. Donc, vous n'avez pas le choix. Si vous me lisez, vous aurez le droit aux fautes. :)
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Invité
MessageSujet: Re: « The baffled king composing hallelujah » - Harold   Jeu 30 Mai - 1:44




Don't burry me, don't lay me down, don't say it's over

Il leva la tête et fixa son corps qui basculait avec une lenteur infinie vers le sol. L'espace d'un instant, il croisa son regard qui s'agrandissait sous l'effroi. De temps à autre, des débris volèrent devant elle. Son corps heurta le sol dans un bruit sourd.
Et soudain, tout cessa.
Les bruits étouffés reprirent leur volume initial. Il sut alors qu'il devrait reprendre sa tâche, continuer de protéger sa fille, cele qui fut, comme toutes les autres, les raisons de son départ. Il s'était alors dressé entre le cadavre de sa première femme et sa fille trop apeurée pour faire quoi que ce soit et ces infâmes qui venaient de briser autant de vies en si peu de temps. Dont la sienne.
Dont la sienne.


Il fixait sa photo, encore et encore, sans cesser de voir cette scène. Toujours la même rengaine. Une éternelle litanie douloureuse qui le plongeait dans un gouffre sans fond. Il était en chute libre depuis des mois, depuis sa mort. Il essayait de se convaincre de remonter la pente mais sa volonté n'existait guère plus. Morte elle aussi. Il ne se donnait pas non plus la peine de tenter de recouvrer un rythme de vie sain. Dans la moindre petite chose de la vie quotidienne, il revoyait son image et souffrait. Il l'aimait ; il l'a toujours aimée. Au moment où il sentait que tout pouvait redevenir comme avant - comme avant et il eut un rire amer - le sol s'ouvrait sous lui et lui reprenait ce qui le rendait heureux. Et ça, ça fait vraiment mal.
Si on devait résumer sa vie, on s'apercevrait vite qu'il l'a édulcorée, qu'il s'est efforcé de la voir sous un bon angle. Son père n'était pas un modèle de tendresse. Il avait sa façon bien bourrue de démontrer son amour. Sa mère, quelques années après avoir mis au monde des triplés - dont un handicapé mental - , fut victime d'un accident. Malheureusement, elle dût y laisser ses deux jambes. Son père espérait qu'il puisse reprendre son entreprise à sa suite. Mais il se révéla être un sorcier, tout comme sa mère. Il quitta le domicile familial pour se consacrer à ses études et bien qu'il fut pressé de s'écarter de sa famille, il dût s'avouer qu'elle lui manquait cruellement, surtout son frère Jerry. Lorsqu'il prit la décision de s'exiler au Royaume-Uni, il laissa derrière lui Jerry, encore à la charge de ses deux parents vieillissants. Ca lui avait fait mal de prendre une telle décision mais il voulait voler de ses propres ailes. Il avait rencontré, à l'hôpital, quand il avait commencé à travailler, Gisele. Sous une apparente idylle sans ombres, il se sentait emprisonné. Et il avait fini par divorcer. Après Gisele, cela s'était répété deux fois. Par deux fois, il avait appris qu'il était père - mais il n'a jamais reconnu ses enfants. Jamais. Les années passant, il ressentait pourtant le besoin d'être père, de rattraper le temps perdu. Cependant, il ne savait pas s'y prendre ; il avait peur de l'inconnu. Néanmoins, il rencontra Winnyfield, au détour d'un comptoir de bar et elle lui avait quelque peu ouvert les yeux. Un an avant la bataille finale, il apprit que son père était condamné. Son cancer eut raison de lui avant que les funèbres combats ne soient livrés. Mais cette guerre ultime fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Winnyfield, sa meilleure amie, le laissa aussi. Un beau matin, il s'étai réveillé et n'avait pas eu de ses nouvelles. Il n'en avait plus eu Il avait su, peu de temps après, qu'elle avait été tuée le jour de Noël. Cadeau funèbre, macabre. Petit à petit, il perdit le goût de vivre et il songeait à se livrer aux Mangemorts. A les défier, pour précipiter sa mort. Plus rien ne le retenait ici. Gisele l'avait ignoré et ses enfants ne semblèrent pas vouloir le connaître. Winnyfield l'avait laissé seul. Son père, il l'avait aimé d'un amour fort, invisible, puissant, aussi bourru avait-il pu être autrefois. Lui aussi l'avait laissé seul. Sa mère, bien qu'étant encore vivante, l'avait aussi laissé seul. Jezabel et Luke aussi. Seul Jerry le retenait injustement, égoïstement sur terre.
Faites que tout cela cesse !
Il leva ses yeux larmoyants de la photo et les laissa fureter dans le vide. Il se sentit soudainement las, fatigué, vidé de tout. Soupirer lui demanda un effort surhumain. Il tenta de se lever mais retomba aussitôt dans son fauteuil, encore plus bas qu'il ne l'était déjà. De nouveau, il sentit les sanglots le submerger.
Ne pleure pas.
Il ferma les yeux et le visage de Gisele s'imprima devant lui. Comme pour le narguer, un rapide film des moments heureux de sa vie défila dans sa tête.
La joie qu'il avait éprouvé en vivant en Australie. Les paysages verdoyants côtoyant des landes désertiques, les vagues d'une mer turquoise léchant des galets et s'échouant sur des plages de sables blancs. Tout un univers propice à l'imagination. Dans des dunes parsemées de quelque végétation, il avait laissé son esprit vagabonder, son enfance errer, à la recherche de quelque chose de meilleur. Il s'était senti vivant, il s'était senti heureux. Lorsque Jezabel, Luke et Jerry naquirent, il avait éprouvé une certaine joie à l'idée d'avoir des compagnons de jeu. Le rire cristallin et sincère d'un enfant envahit son esprit. Un vague sourire flotta sur ses lèvres d'adulte exténué. Son visage de petit garçon s'imposa à lui. a nostalgie est la plus douce des douleurs. Un petit enfant qui s'émerveillait devant les moindres choses de la vie. Ô combien il avait été heureux en allant sur le Chemin de Traverse australien pour acheter ses fournitures scolaires,! Combien il avait été heureux de ressembler à sa mère, combien il avait été heureux en pénétrant dans l'Ecole de Magie pour la première fois, en assistant aux cours qui l'émerveillaient à chaque fois.



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