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 Did I ever tell you the definition of insanity ? [Poste unique]

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Christabella I. Lockwood
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MessageSujet: Did I ever tell you the definition of insanity ? [Poste unique]   Mer 23 Jan - 6:43
    Comment quelque chose d’aussi doux que la mort peut paraître aussi troublant en même temps ? Comment quelque chose de si chaud pouvait lui donner des froids dans le dos ? Elle venait de tuer le jeune Dylan. Ce Serpentard qui n’avait fait que subir les conséquences que ce que son amie avait fait. Elle venait de tuer ce jeune homme, mais ce n’était pas ce qui la troublait. Tuer des gens, elle l’avait souvent fait. Étant Mangemorte, tuer des gens était quasiment écrit dans sa ‘’profession’’, mais non. Ce qui la troublait était les récents évènements. Tuer Dylan n’avait fait que déclencher cette chaîne de pensée, dans sa tête. Quand la belle brune quitta les deux jeunes femmes qui assistèrent à son meurtre, Christabella était retournée chez elle, troublée, complètement désorientée. Elle avait tellement montré de faiblesses ces derniers temps… La vengeance qu’elle avait faite montrait comment elle était humaine. Qu’elle avait des émotions. Non, elle devait montrer le contraire. Une reine ne se laisse pas entraîner par ses émotions. Une déesse doit penser objectivement pour être au-dessus des autres. Elle s’était prouvée à elle-même qu’elle n’était rien de plus qu’une humaine… Non. Impossible. Totalement impossible. Sa maison, sa maison si grande. Elle semblait rapetisser sur elle, l’enfermant, l’asphyxiant. De l’eau... Elle avait besoin d’eau, rapidement.

    Un robinet qui s’allume et de l’eau se fait projeter dans le visage de la belle brune. De l’eau froide. Non, ça n’allait pas mieux. Toutes ces émotions, qui se mêlaient en elle. Son bouclier, sa carapace s’était détruite en millions de morceaux. Ça prendrait quelques temps pour la reconstruire… Christabella se regardait dans le miroir de sa salle de bain. Qu’est-ce qui ne va pas chez toi ? Des remords. Elle avait des remords. Des remords pour avoir osé montrer des émotions en face de ces coquerelles qui se croyaient à la même hauteur que tout le monde… à la même hauteur qu’elle. Jamais elle ne devrait plus faire ça, jamais. Mais pourquoi cette année, simplement ? Jamais quelque chose du genre ne s’était produit auparavant dans la tête de la louve-garou. Des centaines de millions de pensées qui s’entremêlaient tandis qu’elle se regardait droit dans les yeux, le souffle court, le cœur battant à la vitesse de la lumière et les deux mains sur chaque côté du lavabo. Pourquoi ? Pourquoi pourquoi pourquoi ? Elle devenait complètement folle. Il fallait qu’elle trouve la source de cette folie. Il fallait…

    Sally

    Elle. C’était elle. Ça avait toujours été elle. Son intervention avec la jeune Poufsouffle malade aurait dût lui dire que quelque chose n’allait pas chez elle. Sauver une élève sur le bord de la mort…. Sally avait été présente tout au long de cette confrontation, elle l’avait senti. La réaction en chaine s’était lentement déclenchée… Sally, même morte elle venait la tourmenter. Quand elle était vivante, elle était si chaleureuse avec Christabella. Pour une fois, la Mangemorte oubliait sa vie meurtrière. Sa soif de tuer les Nés-Moldus. Oui, elle oubliait tout ça quand Sally venait lui rendre visite, ou que la louve-garou aille la voir. C’était sa seule vraie amie. Sa meilleure amie… Jamais Christabella n’aurait pensé avoir quelqu’un à qui se confier dans toute sa vie. Sally savait pour sa malédiction mensuelle. Elle l’aidait réellement dans cette éprouvante aventure. Elle était là. Toujours là… Mais non. Il avait fallu qu’elle soit une espionne ! Évidemment. Qui voudrait s’approcher de la Grande et Majestueuse Christabella sans vouloir lui rentrer un couteau dans le dos ? Évidemment. Ça aurait été trop beau pour être vrai. Non, elle était morte maintenant. Morte et enterrée et pourtant… Ces derniers temps, elle revenait tout le temps dans sa tête. Elle était toujours présente, parasitant ses pensées, contaminant sa tête. Des remords. Les remords ressortaient et… Une larme coulait sur sa joue droite. Une belle larme brillante. Si Sally avait été là, elle lui aurait essuyé cette larme avant de l’enlacer de ses bras, ce que la belle brune aurait fait sans hésiter. Mais non. Cette larme était pour Sally. Cette larme qui lui prouvait encore qu’elle avait des émotions. Et elle était là. Dans le miroir… Derrière elle. Son sourire. Non. S’il te plait ne fait pas ça. Elle lui souriait, pleurant en même temps qu’elle. Et… Sally non. NON. ARRÊTE.

    Son visage se déforma de rage alors qu’elle prit sa baguette, jetant un sort qui fit exploser le miroir de sa salle de bain. Quelques morceaux vinrent lui écorcher la peau du visage, sur la joue. Pas assez profond pour laisser une marque, mais un peu plus et c’était le sang qui coulait… Ou son œil qui y goûtait.

    Se débarrasser de tout ce que Sally avait laissé dans sa vie. C’était ce qu’elle devait faire maintenant. Elle devait s’assurer que tout ce qui lui faisait penser à Sally disparaisse de sa vie. À tout jamais. Elle devait retrouver son état d’esprit d’avant qu’elle la rencontre. Une femme déterminée à exterminer cette crapule de race qui se disait des sorciers ainsi que la race encore plus inférieure des Moldus. Oui. C’était ce qu’elle devait redevenir. Cette grande femme qu’elle avait toujours été. Cette reine… Cette déesse. Tout devait disparaître.

    Marche rapide vers sa chambre à coucher, montant les marches de sa grande maison. Christabella sait déjà par quoi commencer : Le collier en argent que Sally lui avait donné pour un de ses anniversaires. Ce collier répugnant qui lui donnait la nausée dès qu’elle le regardait. Plus jamais elle n’aurait à endurer son regard métallique. Christabella entre dans sa chambre, ouvre le tiroir où elle cache ce collier de malheur et le fixe de haut. Sans hésiter une seule seconde, elle le prend avec sa main gauche, sentant immédiatement la brûlure dans le creux de sa main. Ça faisait horriblement mal, mais elle le faisait pour la bonne raison. Rapidement, une odeur de chair brûlée se mit à envahir la pièce alors que la louve-garou se dirige vers la fenêtre plus loin, dans sa chambre, l’ouvre et le tire de toutes ces forces dehors. Ses réflexes rapides se mettent en marche, sa baguette dans l’autre main, elle jette un Reducto rapide qui atteint le collier en argent de plein fouet et le fait disparaître de cet univers.

    Christabella est à bout de souffle. Elle sent la brûlure dans le fond de sa main chauffer encore, mais elle l’endure. Cette brûlure va prouver sa victoire, ce soir. De toute façon, ça allait guérir dans les prochaines semaines. Se débarrasser de ce collier était le premier pas vers la rédemption divine. Elle n’avait plus qu’à faire le reste, maintenant. Un livre. Sally lui avait prêté un livre qu’elle avait bien aimé. Des vêtements qui faisait bien à la Mangemorte, mais qui restait dans un coin à pourrir depuis que sa meilleure amie était morte. Un chapeau. Une bague…. Une photo perdue dans le fond d’un tiroir. Une photo. Voir son sourire encore une fois lui donnait le goût de vomir. C’était probablement tout ce qui restait de Sally chez Christabella qu’elle ne s’était jamais donné le courage de se libérer. Tout était amassé dans son foyer où elle y avait mis le feu. Assise dans son fauteuil, l’air songeur et les jambes croisées, la Mangemorte ne se sentait pas encore tout à fait purifiée. Qu’est-ce qui manquait ? Qu’est-ce qui n’allait pas ? Il ne restait rien de Sally chez elle. Rien. Elle avait beau penser jusque quand elle l’avait connue pour la première fois, rien ne lui venait à l’esprit…

    Un éclair. Il pleuvait dehors ? Oui, il pleuvait. Christabella ne l’avait même pas remarqué…. Elle était trop prise dans ses pensées. Trop concentrée sur ce qu’elle devait faire. Sur ce qu’elle devait détruire. Sally.

    Une parole lui vint en tête. Ce n’était qu’une phrase que Sally lui avait répété quelques fois… « I love your hair ! It’s so pretty ! » Ses cheveux. Ses longs cheveux bruns et longs. Sally aimait beaucoup les cheveux de Christabella comme ça. Longs, frisés, elle lui disait souvent aussi. Et ça lui faisait plaisir… La Mangemorte se leva, se dirigeant vers la salle de bain. Ah oui, le miroir. Un rapide Reparo et tout ça c’était du passé. La meurtrière se plaça devant le miroir, comme tout à l’heure. L’air grave, seules les paroles de Sally lui résonnant dans la tête. Magie ?.... Non, elle se sentirait mieux si elle le faisait elle-même. La louve-garou ouvre l’armoire sur le miroir, prend sa trousse qu’elle utilise pour ses cheveux les matins et la dépose sur la tablette au-dessus du lavabo. Christabella avait toujours aimé mieux se faire les cheveux elle-même. Ça faisait un plus beau fini… Mais maintenant… Les ciseaux. Son cœur se remettait à battre fortement….

    Shick….Shick….shick………….shick………………………………………shick.

    Et voilà. Après quelques minutes, la brune regarda ses nouveaux cheveux. Parfait. Ça faisait changement, aussi. Depuis quand avait-elle les cheveux longs ? Avec ce geste, Christabella prouvait qu’elle s’était libérée de Sally. Complètement. Elle s’occuperait de ses cheveux plus tard, maintenant, elle devait se reposer. La fatigue prenait le dessus… Ça avait été une dure nuit.

    Demain était le commencement d’une nouvelle ère.
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