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 OUPS ! | Euh, un des comptes d'Orane 8D

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Evelyn R. Caulfield
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MessageSujet: OUPS ! | Euh, un des comptes d'Orane 8D   Jeu 19 Avr - 23:02

    « Non mais cette bande de petits insolents de brigade de cornichons ! C’est de la torture, j’vous dis, de la vraie TORTURE leur truc ! Et tu parles d’un règlement pourri, pas le droit d’envoyer des lettres, pas le droit d’aller à la bibliothèque, pas le droit de manger comme les autres… NON MAIS. On a plus de vie, à force, plus de VIE ! On est des moins que rien, plus bas que les cafards! PFF. J’vais en envoyer une lettre et j’vais y aller à la bibliothèque, qu’ils le veuillent ou non ! J’suis une pro des passages secrets depuis que je suis préfète, ALORS ILS VONT EN MANGER, DU SABLE, JE ME LAISSE PAS AVOIR BON! »


ET tout ça, dit en tenant fièrement sa baguette dans les airs, dehors, alors que Chocolate, sa jolie chouette rayée aux couleurs blanchâtres pour l’hiver, hululait fièrement tout en voletant autour d’elle. Bien sûr, la petite chouette avait bien hâte de retourner voir le frère aîné de la jeune femme, qui lui donnait toujours les meilleurs cookies au monde car il les préparait lui-même et qu’il fallait le dire, c’était un très bon cuisinier… OUAIP, IL RIVALISAIT MÊME AVEC LES ELFES DE POUDLARD. Mais chuuut, on dira rien, parfois ça peut les énerver, car on s’entend, leurs croquettes de chouette à eux aussi sont d’une SUPERBE qualité. D’ailleurs, ils sont gentils les elfes de maison. Elle a dû en croiser un ou deux, une fois, sans trop porter attention sauf à leur langage basique et tout et tout… Donnnc, après avoir brandi sa baguette fièrement, son écharpe rayée au cou parce qu’il faisait particulièrement froid en cette jolie journée de décembre, Evvie’ finit par la replacer dans son manteau, ni vue, ni connue, pour être bien certaine que personne n’avait aperçu… Parce que bon, même les baguettes, on n’y avait pas droit dans les règlements de ces foutues Carottes !

Evvie’ soupire.

    « Ah, que la vie est dure, Chocolate ! Que la vie est dure ! Je ne sais pas ce que je ferais sans toi, tu sais. Tu es ma seule amie qui n’aie pas de problèmes… Enfin… Tu sais ce que je veux dire. »


La chouette vient se poser délicatement sur le bras de sa propriétaire alors qu’elle sort une main gantée en caressant délicatement les plumes de celle-ci.

    « Ça m’a fait du bien de te parler. Tu es une vraie copine – tu gardes mes secrets comme une tombe. Enfin… » Elle laisse s’échapper un petit rire avant de continuer, plaçant une mèche derrière ses oreilles. « Ce n’est pas comme si tu pouvais les révéler, hein ? Bon, allez, je suis certaine que tu ne le ferais pas même si tu pouvais, ne me regarde pas comme ça ! »


La chouette bat des ailes d’une manière menaçante, bombe même le torse d’une manière plutôt enfantine, avant de se remettre du choc des paroles de la Serdy pour finalement se calmer à ses dernières phrases. Elle hulule une nouvelle fois, réclamant encore des caresses, ce que l’ex-préfète n’hésite pas à lui offrir. Elle sort par la suite une petite lettre, toute petite et toute bien pliée, qu’elle attache à la patte de Chocolate. Il était important, quand elle envoyait des lettres, de bien se cacher des gens qui avaient autour, et bien heureusement pour elle, personne n’était autour en ce moment.

    « Bon, attend un peu avant de partir, il faut que je tente un truc… »


Elle ressort sa baguette magique, puis pointe la patte de sa chouette, où la lettre est enroulée autour de sa patte. Elle prononce une formule apprise dans un livre, dans un livre, oui, parce qu’évidemment, il ne fallait pas la sous-estimer, Evvie. La bibliothèque, elle en connaissait tous les rayons par cœur, sans avoir lu tous les livres, parce qu’à Poudlard, lire tous les livres, c’était un truc quasi-impossible. ENFIN BREF. Elle jette un sort de désillusion sur la lettre, qui, poof, d’un seul coup, n’a plus l’air que… D’une patte d’oiseau. Elle soupire de soulagement. Cette lettre passerait inaperçu pour les Carrow. Enfin, fallait espérer. Ca faisait plusieurs semaines que la jeune femme n’avait pas envoyé de lettres à son frère, qui devait vraiment s’inquiéter. La lettre composée signalait tout simplement qu’elle ne pourrait pas écrire sans se faire sanctionner et qu’elle devait rester totalement silencieuse. Le petit truc du ‘se faire passer pour un sorcier’ n’avait pas très bien fonctionné. Elle se rappelait encore du douloureux Doloris qu’elle avait reçu quelque temps auparavant… Urgghggnn!

Elle pose un doigt ganté sur sa bouche, regardant intensément la chouette, pour finalement lui chuchoter un petit truc :

    « Quand la lettre sera arrivée, le contre-sort fera effet. Enfin, j’espère. Tu n’auras qu’à la retrouver avec ton bec pour la montrer. Fais bon voyage, Chocolate. »


Elle la laisse alors s’envoler dans les airs, regardant son départ pendant quelques moments, avant de finalement soupirer. De sa bouche en sort une petite buée. L’hiver est une belle saison, quoiqu’un peu froide, mais très agréable à dessiner. Ouais, dessiner. Ça pourrait l’aider à ne plus trop penser à ce merdier. Quel merdier.

DONC. On en revient au fait. Evvie rentre dans l’école pour finalement soupirer et voir les élèves longer les murs tandis que d’autres cons de la Brigade les interpellent. Les pauvres. Si seulement elle avait été un tant soit peu avec un membre de l’A.D. Elle aurait eu un peu plus de mal à se retenir de les insulter. Ce qu’elle ne devait strictement pas faire à moins de vouloir réellement mourir sur-le-champ quand elle vient de dire à son frère qu’il n’a pas à s’inquiéter et qu’elle va se débrouiller, hein.

Triste sort.

Elle continue sa marche dans les couloirs pour se rendre à sa salle commune, dans la grande tour de Serdaigle.

Oh je vous jure, chers lecteurs, cette marche n’avait rien de naturel venant de la part d’Evelyn ! Si ce n’est du fait qu’elle longeait les murs comme un animal traqué, qu’elle faisait des petits pas de souris pour ne pas se faire remarquer et que son cœur saute un battement à tous bruits suspects.

Et non. Elle tourne la tête, ne regarde pas où elle se dirige, pour finalement…

CRAAAAAAAAAAACK !

Elle crie. Un tout petit cri aigu sort de sa gorge et elle trébuche au même moment pour finir les fesses sur quelque-chose d’à la fois dur, mais aussi moins dur que le sol.

Ses yeux s’élargissent alors qu’elle comprend.

Un.

LIVRE.

Elle vient de détruire un livre !

Lentement, la jeune femme se relève, pour regarder le livre et voir qu’il est totalement détruit. Elle murmure dans son souffle une tonne d’insultes à sa personne pour finalement ramasser la chose. Une page est déchirée et le dos du livre est totalement fini. Elle continue de murmurer dans son souffle tout en reculant, mettant le livre derrière elle comme pour le cacher d’une quelconque personne.

    « Nooon, non, non non non non ! Ooh, quelle idiote, j’espère que ce livre n’appartenait pas à un – oh ! »


Pouf! Et la voilà, qui fonce dans quelqu’un derrière elle. Quelle maladroite elle fait ! Son cœur saute un affreux battement alors que ses mains solidifient leur prise sur le livre et qu’elle se redresse, droite comme un piquet. Un petit rire gêné s’échappe de ses lèvres. Ce devait être le propriétaire du livre…


    « Ah ! Ah…Hahaha, je… C’est que… euh… »


Et elle se retourne, doucement, pour affronter du regard…


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MessageSujet: Re: OUPS ! | Euh, un des comptes d'Orane 8D   Mer 2 Mai - 23:36
Le monde ainsi recouvert de blanc semblait plus calme, moins dangereux, plus silencieux or c'était loin d'être le cas lorsqu'on retrouvait les murs de Poudlard. Il était devenu vitale pour Orane de s'éloigner de cette ambiance pour se reposer l'esprit et faire le point sur les choses passées et futurs. Cela faisait quelque temps, elle souffrait de piqure de rappel à propos de ses exactions diverses depuis son arrivée à Poudlard et s'inquiétait de ne pas se trouver une conduite plus proche d'elle. Orane ne savait pas vraiment qui elle était. Elle passait son temps à osciller entre une Orane cruelle et une Orane extravertie et simple. La jeune femme avait toujours été une enfant extravertie, elle détonnait de sa famille comme si elle n'était pas vraiment une Barrowman. C'était cette particularité, cette différence qui avait fait peur à sa mère lorsqu'elle n'était qu'une petite fille. Orane l'avait senti et s'était efforcée de rentrer dans le moule de sa famille sans vraiment y arriver: "chasser le naturel, il revient au galot".

Extravertie et souriante. Ca c'était ce qu'elle avait toujours été. Le reste? Elle ne savait plus. La rencontre avec Elliyot dans la salle sur demande l'avait intrigué. Ce soir là, elle n'avait pas été celle que tout le monde connaissait. Elle avait été autre mais la question était de savoir si cette femme qu'elle avait été le temps d'une soirée était bien la véritable Orane ou une pâle copie. Bonne question qui restait sans réponse. Pour dire vraie, lorsqu'elle avait été dans cette salle, Orane s'était sentie elle même: pleine de vie, mais une foie sortie la vie sombre que ce monde lui offrait , lui revint et elle ne fut plus si sûr d'elle. Seul le regard des personnes qui savaient, qui connaissaient plus Orane qu'elle même se connaissait, lui soufflait qu'Orane Barrowman était une autre. Elle n'en était pas sûr pour autant. Le débat n'était pas encore fini.

Ce jour là, elle revenait de ses réflexions dans la blancheur hivernale. Son regard était concentré mais un léger sourire marquait son visage comme à chaque fois qu'elle s'éloignait de l'imposante école. Elle évitait à chaque fois de trop regarder le ciel de peur de croiser ces abominations vaporeuses qui survolaient Poudlard tels des démons destructeurs. Orane le savait, un jour, ces êtres informes s'attaqueraient à la population de Poudlard et plus jamais ce sera comme avant. Que fera-t-elle? Elle n'en avait pas la moindre idée et ne se plaisait à aucune fantaisie d'action. Pour elle, tout n'était qu'un trou noir. Ne sachant pas si son côté cruelle prendrait le dessus elle ne pouvait se poser dans un camp ou dans l'autre.

Regardant l'heure, elle resserra son sac sur son épaule et hâta sa marche: elle avait faim. Dix minutes plus tard, Orane ses affaires sur son lit. Il ne lui fallut pas longtemps pour s'apercevoir qu'elle avait égaré un livre pour sa recherche. Fronçant les sourcils et rouspétant, elle décida de faire tout le chemin qu'elle venait d'effectué à l'envers en priant pour ne pas l'avoir égaré à l'extérieur de l'école. Sur le chemin en sens inverse, Orane trouva le temps long et commença à désespérer de ne pas le trouver. Cependant, ce n'était qu'un livre de botanique et par conséquent, ce n'était pas bien grave de le perdre... pas du tout même.

Un cri. La serpentard redressa la tête et vit la jeune serdaigle qu'elle avait souvent bousculé et quelque peu aidé par le passé. C'était une fille sympathique qui, en d'autre temps, aurait pu être une amie. C'était le genre de fille qui plaisait à Orane. Le genre de fille avec qui on passe de bon moment en amie sans trop se prendre la tête. Seul ombre au tableau: son sang. Comme toujours, le sang était un facteur déterminant et à cause de lui Orane se devait de la détester. Pour son propre sang, pour son nom, pour sa dignité, mais surtout pour ce rôle qu'elle n'était plus très sûr de jouer correctement. Elle se rapprocha et observa la jeune femme complètement paniquée. Le spectacle la fit sourire sans l'ombre d'une moquerie.

Nooon, non, non non non non ! Ooh, quelle idiote, j’espère que ce livre n’appartenait pas à un – oh !
Attention !

Evelyn lui rentra de plein fouet dans le lard. Orane l'arreta et la poussa gentiment en s'efforcant de ne pas trop la brusquer de peur qu'elle trébuche et tombe.

Ah ! Ah…Hahaha, je… C’est que… euh…

La jeune femme se retourna et fit face à Orane. Cette dernière la regarda sans trop réagir, aucune émotion ne s'échappait de son visage. Baissant les yeux sur l'objet que la jeune serdaigle serait nerveusement, Orane remarqua qu'il s'agissait de l'objet de sa quête. Au premier abord il semblait encore en vie mais c'est en inspectant le coin opposé qu'elle comprit qu'il avait subit un dommage important. Son visage se crispa et elle arracha des mains le livre puis le retourna pour l'inspecter. Elle sentie la serdaigle l'épier priant pour sa vie. Il était certain que si elle avait pu fuir dans un trou de souris, elle l'aurait fait.

Mais tu t'es jetée dessus?! Non mais c'est pas vrai ! Tu peux pas regarder où tu marches la sang de bourbe!?

Retournant et retournant le livre entre ses mains, Orane ne faisait même plus attention à la Serdaigle. Elle était offusquée comme l'une de ces personnes qu'elle détestait pourtant. Elle ne s'en rendit pas compte non plus. Elle oublia même que ce livre, cinq minutes plus tôt, faisait l'objet d'un désir d'abandon ce qui signifiait qu'elle s'en moquait assez royalement. Ce n'était qu'un livre de botanique, matière qu'elle ne supportait pas et s'il était en sa possession c'était uniquement parce qu'elle devait un nouveau devoir supplémentaire à sa professeur. D'ailleurs c'était un livre que cette dernière lui avait prêté. A cette pensée, Orane se figea et commença à sourire. Elle s'approcha de la serdaigle et lui posa la main sur l'épaule avant de lui souffler comme une confidence:

Tu viens d'écrabouiller le livre de la prof de botanique... et rien que pour ça je m'excuse de t'avoir insulté. Juste un conseil, arrête de t'affoler comme ça... ça attire les ennuies si tu vois de quoi je parle..

Elle sourit et regarda une nouvelle fois le livre, une page tomba et Orane faillit le lâcher. Elle rit.

Tu ne l'as pas loupé ! Je crois que c'est pas son jour si tu veux mon avis..
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Evelyn R. Caulfield
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MessageSujet: Re: OUPS ! | Euh, un des comptes d'Orane 8D   Mar 8 Mai - 8:01
Oh non. Non. Non non non. Pas elle. Tout sauf elle. Les yeux d’Evvie. Ouuuuf. Vous auriez dû voir les yeux d’Evvie. Ils avaient passé subitement d’écarquillés à supra-écarquillés. Juste en voyant son visage. Ses mots, les derniers mots qu’elle avait prononcés, en la voyant, s’étaient même changés en un couinement étouffé. Iiiiiih. Serpy alerte. Serpy alerte ! Elle l’entend, l’alerte, au plus profond de son esprit. L’alerte qui lui dit de courir, de fuir, de ne pas rester là. Cette fille est tout simplement bizarre. Un tyran devenant un nounours en peluche à ses temps perdus. Tellement étrange. Evelyn avait souvent envisagé un trouble de personnalité. Mais encore, un trouble de ce genre ne l’aurait pas aussi changé de nom ? Enfin… Enfin, non, elle ne comprenait pas vraiment les troubles mentaux, elle n’allait pas s’embarquer là-dedans en plus des autres choses. Là n’est pas l’heure ! Là est l’heure de… de…

De quoi, en fait ?

C’est qu’elle est totalement perdue, la fille ! Elle se contente encore une fois de faire un petit rire, se traitant toujours de tous les noms, rajoutant le chou-fleur pourri en prime, tripotant nerveusement le livre derrière son dos, qu’Orane tente cependant de regarder, malgré la tentative ultra sophistiquée de la jeune femme à le cacher. LE VISAGE NEUTRE NE DIT RIEN DE BON OKAY. Elle prend une grande respiration – c’est ça, Evelyn, on se calme, on se caaaalme, on respire, on soupire. Mais non, elle voit le livre. Elle le VOIT. Et… et, non, elle n’a pas dû le manquer, le coup d’œil, parce que là, son visage il a pris une drôle de couleur rougeâtre, en plus de se tordre dans une grimace assez visiblement mécontente. Et évidemment. Elle ne voit à peine la Serpy’ étrange s’approcher d’elle pour lui arracher le livre des mains ; avec un nouveau couinement de la part de la Serdaigle, qui se met à la dévisager avec le regard très clair du ne-me-tue-pas-je-t’en-prie-je-suis-trop-jeune-pour-mourir. D’ailleurs, n’avait-elle pas rétréci de quelques centimètres, ou est-ce seulement une impression que j’ai dans ma caboche ?

Bon, la réaction de la Verte et Argent ne prouve cependant qu’une chose : le livre lui appartenait et elle était dans un grand trouble. Un très grand trouble. Pauvre petite. Les paroles d’Orane sont bien la goutte qui fait déborder le chaudron. Evvie semble rétrécir d’encore trois ou quatre centimètres, alors que ses mains se placent devant son visage, comme pour se protéger de coups éventuels (parce que ça fait maaal les coups!)

    « Iiiiiih je voulais pas, je voulais pas, je te le jure je ne voulais pas il était par terre et je ne l’ai pas vu et… Et… »


Elle se sent presque fondre sur place. Elle voulait courir, revenir vers son dortoir. Peut-être est-elle un tout petit peu sur les nerfs. Elle vient d’envoyer une lettre, ce qu’elle n’a pas le droit de faire, après tout. Ça change beaucoup de choses dans la vie de quelqu’un, quand il ne peut pas envoyer de lettres. Evelyn était toujours dans ce même état quand elle venait de faire quelque-chose. Un peu parano. Juuuuste un peu. D’ailleurs, c’est bien contradictoire. Cette même jeune fille venait d’affirmer, quelques minutes plus tôt, du haut de sa baguette, qu’elle ferait manger du sable aux Carottes. Par contre, Orane… Orane ne faisait pas partie d’eux, mais pouvait très bien les appeler. Ou pas. Ou si. Enfin… Elle est si étrange, cette fille, c’est incompréhensible d’essayer de la comprendre à force ! Elle continue donc de la fixer, Orane, alors qu’elle, elle fixe le livre et le retourne de tous les sens pour voir à quel point il a été abîmé par les fesses de la Serdaigle maladroite. Elle fait un pas derrière, comme pour se sauver, le regard d’un animal traqué, mais se glace sur place au moment même où Orane se fige, esquissant un sourire loin d’être rassurant, aux premiers abords, pour la Serdaigle. Elle venait de se faire insulter. Et elle sentait déjà les pas d’éléphants avec la musique épique de la marche des vilains avec Darth Vader arriver vers elle. Gulp.

Son souffle se coupe. Orane s’avance vers elle et pose sa main sur son épaule, toujours avec ce même sourire étrangement non-accueillant, avant de lui souffler à l’oreille une parole bien rassurante. Enfin, elle pouvait bien le sembler, mais encore, ce n’était pas réellement le cas, en un sens. Le livre appartient à la prof de Botanique. Une chc femme. Elle comprendrait sûrement, si elle lui disait qu’elle avait pilé dessus sans le vouloir… Même si ces temps-ci elle n’était pas réellement elle-même, la pauvre. Elel continue d’écouter Orane, qui se veut plus rassurante. Enfin… Seulement le ton amusé d’Orane le fait penser. Mais le reste, en plus, n’avait rien d’inquiétant. Et elle est là, à changer carrément de comportement, à s’excuser, à lui donner des conseils pour éviter les problèmes, à se faire plus joueuse et moins méchante. Ouais, méchante, voilà un mot enfantin, mais c’est tout e qu’Evvie pouvait penser en ce moment. Ça faisait plusieurs fois que ce genre de choses arrivait. Qu’Orane changeait du tout au tout, qu’elle devenait sympathique. Et qu’elle rit avec elle.

Comme en ce moment. Oui, elle rit, en prenant le livre, alors qu’une page s’échappe de celui-ci d’une lenteur presque théâtrale. La Serdy a toujours le visage crispé, mais ne peut s’empêcher de faire un petit rire face à la remarque de son interlocutrice. Elle lui fait un petit sourire nerveux, relevant la tête.

    « Heheh, oui… Je… »


Elle avale sa salive, soupire.

    « J’aurais certainement pu le réparer... Mais je n’ai pas ma baguette avec moi. »


Joli mensonge. Elle détourne le regard. Une Née-Moldue ne peut pas emmener sa baguette, sauf dans les cours. Et il n’y a pas de cours. C’est trop risqué de dire quelque-chose.

    « Parce que c’est interdit, et tout. »


Comme s’il y avait même besoin de réellement se justifier. Elle en avait cependant le besoin.

    « … et tout. »


Elle regarde par terre, ses souliers devenant subitement SUPER intéressants. Elle claque les talon. Nughrngn, que faire, maintenant, que FAIRE ?


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MessageSujet: Re: OUPS ! | Euh, un des comptes d'Orane 8D   Mar 29 Mai - 22:16
Iiiiiih je voulais pas, je voulais pas, je te le jure je ne voulais pas il était par terre et je ne l’ai pas vu et… Et…

Orane ne savait que penser d'Evvie. Elle ne savait pas non plus comment prendre sa réaction, il lui semblait qu'il lui suffisait d'un regard pour terroriser la majeur partie des habitants de Poudlard. Ce qui, quelque mois plus tôt ne l'aurait pas déranger plus outre mesure mais ce n'était plus le cas à présent. Même si elle avait toujours qu'elle était différente de sa famille, elle avait toujours tout fait pour faire croire le contraire et s'était créée un mythe qu'elle avait souvent apprécié au fil des ans. Qui aurait pu croire qu'Orane cachait une autre femme totalement différente? Personne. Personne qui ne faisait que passer et qui ne s'attardait pas à essayer de comprendre. La jeune femme était différente mais pas totalement après tout, ces huit dernières années n'avaient pas été si détestable alors qu'elle traumatisait un peu tout le monde sans distinction. Elle avait aimé être comme ça: méchante et cruelle. Une sorte de vengeance? Peut être bien. Surement. Pourquoi tout le monde l'avait jugé sur son sang? sa ligné et ses parents? Elle n'était pas eux. Ils n'étaient pas elle. Aucune chance ne lui avait été donné alors pourquoi en aurait-elle donné aux autres? Pourquoi devrait-elle donner de l'importance à un sang en particulier ou être contre cette pratique de dévalorisation du sang? Orane aurait très bien pu adhérer pleinement à tout cela mais plus ça allait moins elle comprenait et moins elle acceptait. Ce n'était pas dans ses convictions. Faire payer? Oui mais tout le monde avait le droit au même juge et au même procès pour ses fautes. Le sang n'était pas une faute.

Evvie n'était pas une erreur de la nature. Elle méritait, comme tout le monde, comme tout sorcier, à être présente entre ces murs. Elle méritait d'avoir accès aux études afin d'apprendre à contrôler ce don qui n'était pas conforme à son monde. Elle avait le droit d'étudier dans de bonne condition. Ne serait-ce pas de la jalousie que de tuer les enfants qui naissaient avec ce don sans aucune lignée de sang pur? Après tout, ne pourrait-on pas prendre ça pour un don d'une quelconque entité divine de la magie? On pourrait se demander pourquoi ces enfants n'ayant aucune parenté magique, développaient ces pouvoirs alors que les autres ne les possédaient que parce qu'ils avaient du sang de sorcier? N'étaient-ils pas choisi? En partant de ce principe nous pouvons envisager que les mangemorts et toutes personnes adhérant à cette idéologie de destruction des êtres "inférieurs" ne sont, en réalité, que jaloux de ne pas avoir été "choisi". Jaloux et peureux. Peureux face à l'inconnu et au changement.


Heheh, oui… Je… J’aurais certainement pu le réparer... Mais je n’ai pas ma baguette avec moi.

Orane la regarda, amusé. Inspirait-elle réellement tant de crainte ou Evvie était-elle plus peureuse que d'autre? La jeune femme n'en avait aucune idée mais là où, quelque temps auparavant, elle se plaisait de se dire qu'elle se faisait crainte, à présent, s'en attriste. Pourtant, elle se devait de continuer son manège. Pourquoi s'arrêter maintenant alors que le monde devenait plus dangereux pour des rebelles? Son jeu était la clef de sa survie et, également, de sa lâcheté craintive. La peur paralyse, elle le sait. Elle le sent et elle en a honte.

Parce que c’est interdit, et tout.

Que de loi stupide. Éviter une rébellion en supprimant les baguettes n'étaient pas franchement une bonne idée. Il n'y avait qu'à voir le résultat de la Cage. La crainte était certes plus présente mais rage se faisait plus grande. L'appel à la guerre transpirait dans les couloirs. Un jour, tout éclatera, comme à chaque fois mais les belles histoires n’existaient que dans les libres si bien qu'Orane doutait que le camp qu'elle appréciait en cachette gagnerait un jour. Elle avait beau croire en ses leaders, elle doutait de leur puissance.

… et tout

Pas besoin de te justifier... je connais parfaitement les règles établies dans cette école... j'étais présente lors des réunions de mise en place...

La jeune femme regarda le livre un instant puis le tendit à Evvie.

Tu pourras le lui ramener. J'en ai plus l'utilité et pour ce qui est de le réparer... je le ferai bien mais je t'avouerai que j'en ai pas la moindre envie. Le bruler me semble mieux en fait...

Evvie ne semblait pas vouloir se détendre ce qui agaça Orane. Ce n'était pas un monstre fallait se dérider. Ne l'avait-elle jamais vu autrement? Ne l'avait-elle jamais vu faire des crasses aux Carrow et aux autres prof comme elle l'avait toujours fait avant toutes ces histoires? Orane n'avait pas toujours été qu'un monstre. Bon, assez souvent, c'est vrai mais elle avait toujours été souriante et extravertie. Personne ne semblait s'en souvenir. Elle regarda autour d'elle avant de lancer:

J'ai une faim de troll, pas toi? L'avantage d'être... moi c'est que personne ne me demande pourquoi je traine dans les couloirs et surtout... pourquoi je m'empiffre autant ! Ça te dit des pâtisseries?


Silence. Gêne. Blanc.

Oh mais dérides toi un peu ! Je vais pas te bouffer ! Je suis pas sûr d'arriver à diriger ta grosse tignasse...

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Evelyn R. Caulfield
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MessageSujet: Re: OUPS ! | Euh, un des comptes d'Orane 8D   Jeu 14 Juin - 4:32
Evelyn, Evelyn. Dans quelle merde t’es-tu mise, là, en tombant sur ce livre, hein ? Elle ne le sait pas trop encore. CE qui va arriver reste à définir. Encore et toujours. À définir par des actions et une pensée qu’elle ne connaît pas. Elle aurait bien aimé pouvoir savoir… Mais la vie, cette foutue vie, elle ne fonctionne pas comme ça. Oups. Et en plus elle dit qu’elle était présente aux réunions ? Qu… Ah ouais, elle est membre de la Brigade. Genre son ennemi juré si on prend compte qu’elle est dans l’AD, la jeune Serdy. Une des personnes contre qui elle se bat à l’année longue et tout. Depuis son entrée, en fait. C’est bien, ça. De dire que l’on parle avec l’ennemi sans trop prendre compte de ce fait, qu’on parle avec l’ennemi. Et qu’on est juste là, à parler, à se demander ce qu’on fait réellement sans trop avoir de réponses. Evvie reprend le livre qu’elle lui tend. Elle devra penser à le réparer, pour le remettre à la professeure Von Schünberg quand elle aura la chance de la voir. Et de lui dire qu’elle a glissé et qu,elle s’excuse, mais que maintenant il est réparé. Mais que son sort de Reparo c’est pas le meilleur au monde et que c’est pour cette raison qu’il a encore des marques, le livre. Et qu’il aurait pu finir brûlé, vu les paroles de la Serpentard. Evelyn se demande si elle en a contre le cours ou contre la prof. Elle est Née Moldue elle aussi. Peut-être que c’est ça qui l’agace. Ou pas. Comment elle peut savoir ? Non, elle n’a jamais aimé les préjugés. Et elle n’est pas dans sa tête, alors elle ne juge pas. C’est tout. Elle ramasse distraitement une page sur le sol avant de retourner son regard sur Orane. Elle a envie de partir, là, maintenant avec le livre.

De s’excuser poliment, de marcher à reculons, avant de se retourner… Et qu’une fois le couloir tourné, qu’elle se mette à courir pour échapper aux griffes… Ou plutôt aux crochets de la Serpentard. Fshh. Ça fait peur, en fait, tout ça, mais il ne faut pas se fier à ça, non ? Evvie a envie de partir, mais là, juste là… Un mot.

Manger ? Mangeer. Oh, manger. Grrmggngllggmbl. Ce bruit ? C’est quoi, ce bruit ? Ah tiens. Un bruit. C’est son ventre. Ouais, son ventre qui gronde juste à entendre ce mot. Manger. Manger. Torture. Manger. Parce qu’elle ne manque que très peu depuis les lois de la Cage. Parce que depuis ça, c’est un enfer. Evvie a faim. Elle a faim, toujours faim. Peut-être même qu’elle a maigri, depuis quelques semaines à ne pas assez manger. À manger seulement quand les autres leur offrent de la nourriture, à eux, les supposément moins que rien, les Né Moldus. Comme s’ils étaient que des animaux, rien de plus que des animaux. CRUAUTÉ ENVERS LES ANIMAUX, DIS-JE ! Ahem. Et le ventre d’Evvie qui gronde, et qui gronde. Elle pose un regard incertain sur Orane. Qu’est-ce qu’elle peut bien lui dire, hein ? La fille, elle est un peu folle sur les bords et tout. Bon, folle c’est peut-être cherché un peu loin, après tout… Disons qu’elle est… Instable. Ouais. Instable, c’est un bon mot.

Pâtisseries. Elle lui offre des pâtisseries, et elle, elle reste là, comme une grosse patate, à se demander ce qu’elle doit faire. Faut dire que le hamster, il roule dans sa tête. Vraiment vite, le hamster, même. Trop vite, peut-être. Ouais, parce qu’elle se sent surchauffer, la pauvre. Ou c’est juste ses joues qui deviennent rouges de gêne quant au bruit assez… Audible que son ventre a fait quelques secondes plus tôt.

    « Euh… »


Et là elle gueule. Enfin, pas vraiment, mais elle monte la voix, lui dit de se dérider, qu’elle ne va pas la bouffer, et tout. Evvie rit un peu à cette remarque, la dernière, par rapport à ses cheveux. Parce qu’il faut mieux en rire que d’en pleurer, des remarques comme ça, surtout qu’elle en a, des cheveux, l’ex-préfète des Serdaigles. Elle rit encore un peu, passant ses doigts dans ladite tignasse, tenant le livre nerveusement de l’autre main. Orane l’a tout de même défendu quelques fois. Avant. Mais mieux vaut prévenir que guérir, non ? Elle soupire. Allez, on se lance.

    « Tu sais, avec la merde dans laquelle je me trouve, je ne dirais certainement pas non à des pâtisseries. Je n’ai pas mangé un truc consistant depuis des jours. »


Serdy sont pas forcément en conflit avec Serpy, non ? Enfin, c’est la maison avec laquelle ils s’entendent mieux. Si on se fie aux maisons. Mais le sang, dans tout ça, il fait tout chavirer. T’as beau être un Serdy, si t’es né-moldu, t’es rien. Rien du tout. C’est triste, en somme. Mais elle survit, Evvie. Et Orane, elle est sympa… Quand elle est sympa. Et c’est une de ces journées-là, où elle a l’air bien. Alors autant ne pas s’en plaindre. Elle sourit doucement, toujours un peu incertaine.


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MessageSujet: Re: OUPS ! | Euh, un des comptes d'Orane 8D   Dim 22 Juil - 22:03
Des pâtisseries. Orane adorait ça. Sa pâtisserie préférée était de loin la religieuse; sa forme lui rappelait les bonhommes de neige et comme vous le savez à présent, elle aime la neige et tout ce qui s'en rapporte. Le bonhomme de neige est la vision d'un moment joyeux. Pour elle, la neige a le pouvoir de tout effacer, de tout rendre mieux et plus beau même ici, à Poudlard en cette période. La jeune serpy avait douté en cette année, de l'efficacité de la neige sur son cœur. Comment, une fois encore, la vision de cette neige pouvait adoucir les mœurs et la rendre plus calme? Contrairement à ses craintes, comme pour lui prouver que l'espoir avait toujours autant de vigueur, la première neige de l'Hiver l'avait rendu plus heureuse qu'elle ne l'avait jamais été. Ce jour là, également, elle avait une rencontre qui, sans s'en être rendu compte, avait tout changé.

Bref. Une religieuse. Elle en bavait et espérait en trouver dans les cuisines. Elle ne doutait pas de l’appétit de la jeune serdaigle et se félicita de lui avoir proposé ce petit échappatoire en espérant que cela ne lui retomberait pas dessus. Orane ne put s’empêcher de sourire d'un air bienveillant, air qui lui allait très bien mais qui s'échappait que très rarement. Que deviendrait-elle si les rebelles gagnaient? Cela faisait si longtemps qu'elle jouait un rôle qui semblait lui aller comme un gant qu'elle doutait de se retrouver sans avoir l'impression de sonner faux. Avait-elle seulement une place dans un monde comme dans un autre? Vivre sous le joug du Mage noir ne lui disait rien de bon et espérait ne pas y vivre longtemps mais vivre dans une parfaite liberté lui semblait aussi inaccessible que sa mère puisse retrouver la mémoire. Non qu'elle n'avait pas foi en Elliyot et en la volonté des rebelles mais plutôt qu'elle était très critique lorsqu'elle opposait leur force à celle des mangemorts.

Evvie hésita ce qui n'étonna en rien la serpentard. Elle pouvait aisément comprendre son trouble sans pourtant l'accepter. Elle se rendait compte qu'elle avait de plus en plus de mal d'apprécier cette Orane. Le ventre de la jeune femme commença à crier famine confirmant les pensées d'Orane ce qui ne la fit que plus sourire. Evvie n'aura que plus de mal à lui dire non.

Tu sais, avec la merde dans laquelle je me trouve, je ne dirais certainement pas non à des pâtisseries. Je n’ai pas mangé un truc consistant depuis des jours.

Je comprends... en fin... non mais je peux essayer . Allez viens avec moi, excuse moi par avance si, sur le chemin je me vois obligé de te bousculer d'un air mauvais...

Elle laissa sa phrase en suspend espérant qu'elle ne sera pas obligé d'utiliser sa baguette contre elle. La jeune femme croisa les doigts et pria tous les Dieux de la Magie et Merlin pour ne croiser aucun élève et encore moins des serpentards. Elles se dirigèrent vers les cuisines. Heureusement, elles ne croisèrent personne ce qui fut, pensa-t-elle, de bonne augure. Orane entra en première en demandant à Evvie de rester à l'exterieur et ordonna aux elfes de maisons d'aller se cacher dans une autre pièce car " Votre présence me donne de l'urticaire". Une fois qu'ils eurent tous disparus, elle appela Evvie et alla chercher des pâtisseries.

Et Voila ! Ca te fait quel effet de voir autant de ces délicieuses choses d'un coup? Hum... ca peut paraitre méchant ce que je viens dire... bon passons... je te laisse l'honneur de choisir en première mais je te conseille de ne surtout pas touché aux religieuses....

Elle fronça les sourcils puis explosa de rire. Non, en fait, Evvie était amusante. La crainte qu'elle ressentait et son indécision quant à Orane, la faisait sourire, ce qui en somme était une bonne chose. La jeune femme se souleva de terre pour s'asseoir sur la table et prit une religieuse dans ses mains.

Ca ne doit pas être évident d'être ici.. Tu ne voudrais pas t'en aller? retourner chez toi? Faire comme si le monde était rose et bleu. Que le monde tournait rond...
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Evelyn R. Caulfield
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MessageSujet: Re: OUPS ! | Euh, un des comptes d'Orane 8D   Dim 5 Aoû - 0:19
Tout ça, c’est tellement psychédélique. Orane qui fait sa gentile quand elle est méchante et sa méchante quand elle est gentile, les Serpy qui se rebellent contre tout le monde, les Griffy qui se rebellent. Et tout le reste. L’AD qui tente de tout remettre en ordre, les Carrow qui foutent le bordel. Cette histoire qui dit que les Né-Moldus sont des voleurs de baguette (Étant moldus ils ne pourraient pas les utiliser, ces foutus baguettes, c’est tellement stupide, les Mangemorts.) En fait, tout ça, c’est juste une grosse connerie qui fait en sorte que tout le monde se ligue contre eux. Ça doit être bien, pour Voldy, de se prendre pour Hitler ! Hein, et eux, les petits né-Moldus, ce sont des juifs et il faut les éradiquer avec la race moins supérieure. Si ça se trouve personne n’a réellement un sang pur et c’est que des conneries. Ils viennent d’où les premiers sorciers, hein ? Sûrement pas de Mars, hein ! … Hein ?

Orane, est-ce qu’elle vient de Mars ?

Ce serait tellement plus logique. Mais en fait, en quoi pouvait-elle venir de Mars si elle est toute comme elle ?

Evvie, arrête de dire des conneries. Tu ne vois pas que t’es dans un poste sérieux, là ? Et qu’Orane, elle ne va pas te buter et t’offre de la nourriture ? C’est gentil de sa part, tu devrais tout simplement sourire (un sourire s’affiche sur ses lèvres, le genre de sourire incertain qu’on donne quand on est… Bah, incertain, tiens!) et dire merci (Ça viendra, cette partie-là. Après avoir mangé. Avec la bouche pleine et tout. Wouhou.)

DONC VOILÀ. Evvie elle est heureuse (kind of) et elle écoute ce qu’elle dit, la jeune femme étrange, au début avec un sourire, et après elle a un certain air peureux au visage. Bah, normal, elle a dit qu’elle allait la bousculer si jamais ils passaient devant quiconque. Ce qui n’est pas très rassurant. Mais le pire dans tout ça, c’est qu’elle s’excuse d’avance ! Wow. Orane change de visage chaque fois qu’elle la croise, c’est fou et d’une manière totalement insensé. Bon, elle ne se plaindra pas des pâtisseries. Non, non. Elle acquiesce et la suit, la jeune blondinette, les deux très incertaines (C’est vraiment étrange quand même de se promener avec un supposé ennemi, hein) dans les couloirs. Evvie se demande d’ailleurs où elle l’amène comme ça. Où va-t-elle dégotter tout plein de pâtisseries comme ça ? Elle en cache sous son lit ? OH NON ELLE NE VEUT SURTOUT PAS ALLER DANS LES CACH… Oh ? Elles descendent en bas. Près d’où les Poufsouffles descendent toujours pour aller dans leur salle, pas qu’elle sache réellement où elle est, mais ces escaliers, elle les connaît, quoi.

Par contre, elles tournent à un couloir, et elle regarde avec amusement Orane chatouiller une pêche dans un tableau… Qui… S’ouvre ?

Woah.

Alors là. Elle la suit. Attend. Et rentre. Elle ne cache pas son étonnement alors qu’elle prend conscience d’où elle est.

    « Les cuisines ! »


Elle ferme la porte derrière elle. Elle en avait entendu parler, des cuisines et des elfes, sans jamais la voir et y aller. Orane renchérit avec quelque-chose de vraiment stupide, quand on y pense. Mais elle ne se sent pas trop… Vexée. Elle semble désolée. Mais le truc des religieuses avec les sourcils froncés, ça lui fout la trouille ! Elle se sent un peu incertaine un moment, mais elle s’arrête quand elle remarque le sourire d’Orane. Et en plus, elle explose de rire. Evvie ne fait que sourire, puis rire un peu avec elle, sans savoir la raison. Non, elle ne le sait pas, mais a-t-elle vraiment besoin de le savoir ? Elle lui sauve la vie, d’une manière.

    « Je… Wouah. Je toucherai pas aux religieuses, promis. Merci. »


Elle lui fait un grand sourire d’enfant. Le secret des cuisines est révélée à la grande artiste ! ALORS… Elle avance vers un étagère, puis prend la première chose qui lui tombe sur la main. Un mille-feuilles. Délice. Totalement. Elle en prend une bouchée, puis ferme les yeux.

C’était si bon de pouvoir manger.

Mais la Serpy revient en force avec ses réflexions. Evelyn s’asseoit à côté d’Orane, déposant le livre près d’elle.

    « Le monde n’a jamais été rose et bleu pour moi. »


Elle repense à son frère, à son sourire, à sa copine et ses livres. Puis elle soupire. C’est sa seule famille, son frère, après tout. Sa seule famille qu’elle ne considère pas comme morte.


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MessageSujet: Re: OUPS ! | Euh, un des comptes d'Orane 8D   Aujourd'hui à 23:40
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OUPS ! | Euh, un des comptes d'Orane 8D

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