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 "La vérité engendre la Haine" [ London & Amycus (plus tard)]

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MessageSujet: "La vérité engendre la Haine" [ London & Amycus (plus tard)]   Dim 11 Mar - 21:17



Gidéon se plia de douleur, posa un genou à terre mais ne prononça aucun cris. L'attaque fut rapide, insaisissable, imparable, incontestablement destructrice. Il sentait la morsure du sortilège s’opérait en lui telle une onde électrique serrant tous ses organes. Il serra les dents, tapa du poing sur le sol, se plia une nouvelle face à la seconde vague d'onde. Le jeune gryffondor n'entendait plus rien, le voilà dans un autre monde, le voilà chez lui auprès de sa famille qui l'attend. Qu'est-elle devenue ? Qu'était devenu ses amis, ses voisins, sa ville, son pays ? Qu'était-devenu son monde ? Celui que tout le monde ici semblait détester. Celui que ces individus renier. Celui qui n'était pas toléré. Celui dont il venait. Celui qu'il aimait. Celui qui méritait de vivre en paix. Celui qu'ils voulaient détruire pour de sombre raison. Que devenait-il ?

Des bruits couraient comme quoi des assassinats,des destructions massives, des tortures pleuvaient au nom du Lord. Au nom de Voldemort. Au nom d'un liquide. Au nom d'un sang plus divin qu'un autre. Au nom de la bêtise de quelques leaders ambitieux et jaloux. Ne comprenaient-ils pas, ces jeunes, que suivre des idées aussi absurdes ne les mèneraient qu'à la mort ou tout du moins à une vie faite de cadavre ? Non, il ne semblait pas. Personne ne s'en rendait compte. Aucun d'eux. Et surtout pas lui. Ce jeune homme qui le brise.

Gidéon leva la tête tant bien que mal et le regarda. Son bourreau. Ce serpentard trop vieux pour ne pas comprendre son geste et trop jeune pour comprendre ses conséquences futurs. Il faisait parti de la brigade des Carrow. Il était le fils d'un homme et d'une femme. Il était le frère d'une sœur. Il était l'amant d'une femme. Il était quelqu'un possédant une vie. Il était quelqu'un qui voulait effacer la vie d'un autre pour le pseudo confort de la sienne. Il n'était qu'un pion. Qu'un enfant dans ce monde de monstre alors qu'il se croyait grand, il n'était que petit. En cet instant, et comme à chaque fois que Gidéon se retrouvait dans ce genre de situation depuis la nouvelle ère, il se sentit grand alors que petit face à l'attaque. Il était grand et ça personne ne pouvait lui enlever. Lui portait un prénom. Lui portait un nom. Un nom important. Un prénom merveilleux. Celui de sa famille et celui que ses parents lui avaient donné. L'autre, l'assaillant n'en méritait pas. Il ne méritait pas d'être reconnu, d'être nommé, d'être appelé. Il ne méritait absolument rien et encore moins le privilège d'être nommé par Gidéon. Il n'était rien en cet instant, et depuis qu'il avait choisi de lui infliger, à Gidéon et aux autres, de tels sévices. Il n'était qu'une ombre dans la vie de tous.

C'est pourquoi Gidéon plongea ses yeux dans les siens mais il comprit que le garçon était ignorant et obscurci par son propre reflet. Il ne voyait pas et ne verrait rien. Le gryffondor le transperça alors. Il regarda après lui, il regarda ce qu'il y avait de mieux derrière cet enfant inconscient. Et il sentit que cela déstabilisa son assaillant qui ne comprit toujours pas. Il ne sentait que ce changement de regard. Il ne vit que l'absence de son reflet dans les yeux de Gidéon alors que celui ci regardait en sa direction. Un jour peut être verra-t-il autre chose.

Le trouble, la fin d'un flux, cela lui suffit. Gidéon, rapide, se jeta sur le garçon et le désarma. Il le plaqua contre le mur et lui enchaîna trois coups de poings puis le lâcha. L'enfant, au visage si adulte, glissa lamentablement le long du mur. Le spectacle était fini. Peu de personne s'était amassé autour d'eux de peur de recevoir également des coups, d'être jeté dans un combat qui n'était pas le leur. Gidéon se tint les côtes avec l'impression foudroyante d'en avoir de cassé alors qu'il n'avait recu aucun coup physique. Autour de lui, deux serpentards battus par KO de la main de Gidéon mais aussi une jeune serpentard qui gratifia le gryffondor d'un sourire.

La jeune fille avait été malmené par le premier des serpentards pour la simple raison qu'elle plaisantait avec deux né-moldus d'une autre maison. Ces deux derniers n'avaient pas non plus échapper aux blagues malsaines des serpentards. Gidéon avait écrasé littéralement le premier en lui sautant dessus puis fini par se retrouver pris au piège avec le second le conduisant à cette situation de torture. Les trois jeunes s'éloignèrent tandis que Gidéon grimaçait et pensait à Holly qui lui aurait assurément dit que cette fois non plus ce n'était pas sa guerre pourtant il s'y était engagé de lui même. Ce a quoi il aurait répondu par un : « Des deuxièmes années... la petite aurait pu être ma sœur imaginaire ! Je n'allais pas la laisser se faire mal traiter... cela aurait été indigne d'un frère, tu ne crois pas ? ». S'en aurait suivi d'un long débat houleux interminable qui leur aurait gâché la journée à tous les deux. Il fut au moins soulagé que cette dernière ne fut pas présente.

Gidéon se décida à reprendre le chemin des cuisines lorsqu'il senti un regard lourd posé sur lui. Regard qu'il sentait depuis le début. Un regard froid. Un regard perturbé. Évidemment ce ne pouvait être qu'elle...

London.
Celle la même qui avait promis de le faire souffrir.
Heureux spectacle.
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B. Rose Hampton
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MessageSujet: Re: "La vérité engendre la Haine" [ London & Amycus (plus tard)]   Sam 21 Avr - 0:06
    Du bruit dans le couloir. Quelques personnes amassées par là. Son talon résonne dans le couloir. Sa silhouette s’approche doucement avec cette légèreté, cette grâce, cette sensualité et cette animalité. London Leighton regarde le petit groupe. Elle entend encore du bruit, fronce les sourcils. La curiosité la prit et elle finit par arriver à leur hauteur. Elle se faufila entre les gens et découvrit la scène. Il était là par terre en train de subir un doloris par un membre de la Brigade. Il était là et son visage était crispé. London le regarda longuement. Le fou. Il continuait à résister. Il continuait à subir, il continuait à ne pas suivre le mouvement, à ne pas faire semblant. Le fou. Elle ne le comprenait pas. Ne le comprendrait sans doute jamais. Elle ne comprenait pas ce courage de Gryffondor, ce courage de lion. Cela lui était tellement étrange. Il était fou. Il était stupide. Alors la colère la prit doucement. Elle ne le supportait pas. Elle ne supportait pas qu’il puisse agir comme ça. Elle ne supportait pas sa folie, elle détestait ça même. Il était stupide, tellement stupide. Elle aurait voulu le gifler, le secouer pour lui dire d’arrêter de vouloir faire le fort, de vouloir exister. Il n’était rien. Il n’était qu’un vulgaire homme que les autres prenaient le temps d’écraser. Il n’était qu’un insecte, une fourmi. Et elle le haïssait. Elle le haïssait plus que tout au monde.

    Elle ne se souvenait que trop bien de ces mots. Ces mots qu’il avait prononcés il y a quelques semaines dans le stade de Quidditch. Ces mots qu’elle n’était pas prête à entendre, pas encore, pas tout de suite. Ces mots qui résonnaient encore et qui alimentait sa colère, sa haine envers lui. Il n’avait pas le droit de lui dire ça. Il n’était rien. Il ne comprenait pas. Il ne comprendrait jamais. Il n’était rien. Une certaine satisfaction lui prit quand elle observa Gidéon se faire torturé par un Serpentard. Il souffrait et elle avait juré de le faire souffrir, de lui rendre la vie impossible. Elle tiendrait parole d’ailleurs. Elle c’était tout de suie très attelée à la tâche avec beaucoup de soins, avec beaucoup de patience, avec beaucoup de concentration. Quand London voulait détruire quelqu’un, elle prenait son temps. Elle prenait le temps de rassembler toutes les pièces et de recoller le pluzz. Elle avait toujours été ébahie de voir que les gens refermaient tous des secrets. Et elle avait toujours aimé les exposés au grand jour. C’était comme une récompense après avoir passé un dur labeur sur cette affaire. Et sur Gidéon MacLouann, elle y avait passé toutes ses dernières semaines et ce qu’elle avait découvert remettrait tout en cause, le détruirait et lui ferait énormément de mal.

    Mais elle attendait encore. London assista à la scène de torture sans qu’aucune émotion ne sorte de son visage. Elle était de glace devant ce spectacle. Gidéon ne lui inspirait aucune pitié. L’acte du Serpentard ne lui inspirait aucune révolte. A vrai dire elle revoyait son frère et son père quand elle était plus jeune. Son père était le bourreau, son frère la victime. Jared n’était pas sage, un doloris. Jared ne maitrisait pas un sort, un doloris. Et elle, petite Emeraude assistait à la scène. Elle devait toujours regarder. Elle était toujours assise sur la même chaise avec cette même petite robe. Elle était sage et regardait avec cette même froideur effrayante. Elle n’éprouvait rien. Tout cela était normal. Jared avait fait quelque chose de mal, il devait être puni. Gidéon avait fait quelque chose de mal, il devait être puni lui aussi.

    Mais tout ne se passa pas comme prévu. Dans un moment de relâchement du Serpentard, Gidéon en profita et se jeta sur celui-ci, le désarma et lui assena plusieurs coups de poings. London regarda chacun des mouvements du jeune homme. La violence lui suintait de partout. Il respirait la violence, la colère, la haine. Gidéon n’était qu’une boule qui explosait, qui se battait pour survivre dans ce monde qui ne lui appartenait pas mais dans lequel il était obligé d’y vivre et d’y rester. Le spectacle se termina alors quand le Serpentard sur le sol, le visage ensanglanté. La vue du sang ne rebutait pas London, elle avait déjà vu mainte et mainte fois son frère dans cet état. Mais là, ça n’était pas Gidéon qui l’était, c’était le bourreau. London regard longuement le corps du Serpentard. Elle l’inspecta attentivement et en conclut une chose : pas assez attentif. Il n’avait pas remarqué que dans le regard de sa victime il y avait une détermination à toutes épreuves et qu’il attendait la moindre faiblesse pour agir. London se surprit alors à éprouver un certain respect et une certaine admiration pour le Gryffondor mai très vite, elle chasse cette idée de la tête. Son regard vert se posa de nouveau sur lui. Il se tenait les côtes, semblait avoir mal. Il semblait vouloir partir quand leurs regards se croisèrent. London le soutenu très longtemps sans ciller. Il était dans un état pitoyable. Pourtant, aucune émotion de traversait son visage, elle n’avait pas de pitié, n’était pas désolée, n’éprouvait aucune compassion. Compassion. Ce mot lui était totalement étranger. Elle n’avait jamais éprouvé de compassion pour quelqu’un. Jamais.

    La Serpentard finit par dire à la jeune fille qui était présente et qui gratifiait le Gryffondor d’un regard :

    « Emmène-les à l’infirmerie, ils en ont assez eu pour leur compte je crois. »

    La jeune fille resta un long moment à regarder London, comme subjuguée par elle. London eut un sourire. Elle savait qu’elle faisait de l’effet autour d’elle. Elle savait que quand elle entrait dans une pièce, une onde de choc frappait tout le monde et tout le monde la regardait un instant avant de retourner à ses occupations. La jeune fille finit cependant par emmener les deux garçons à l’infirmerie avec l’aide d’un sortilège pour les faire léviter dans l’air.

    Ils se retrouvèrent seuls.

    Et elle continua à la regarder. Un silence s’installa entre eux. Un long silence. Il était stupide, terriblement stupide et pourtant fort. Elle le voyait bien, il avait de la force. Il était fort mentalement, moralement, physiquement. Il dégageait une telle force, une telle colère, une telle puissance qu’elle en arrivait à être époustouflée. Mais elle ne dit rien et son regard tomba alors sur la main du lion qui se trouvait sur ses côtes. Elle observa longuement. Elle faisait preuve d’une froideur effrayante. Elle n’entreprit strictement rien pour l’aider. Elle n’eut pas un geste pour le réconforter. Elle eut juste ces quelques mots :

    « Tu es stupide. »


The Monster

i’m friends with the monster that’s under my bed get along with the voices inside of my head you’re trying to save me stop holding your breath and you think i’m crazy yeah, you think i’m crazy well, that’s not fair wo oh wo oh… well, that’s not fair wo oh wo oh… no, i ain’t much of a poet but i know somebody once told me to seize the moment and don’t squander it cause you never know when it all could be over tomorrow © belzébuth
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MessageSujet: Re: "La vérité engendre la Haine" [ London & Amycus (plus tard)]   Lun 23 Avr - 21:58
La haine. Toujours la haine. Tout était guidé par elle au sein de ce monde qui se perdait dans les méandres d'une guerre stupide. D'un désir scandaleux enfin dévoilé. Plus personne ne se cache. Plus personne ne fait semblant d'aimer. Plus personne de ce camps infâme en tout cas. C'est fou comme à chaque guerre, les individus se rangent momentanément auprès de l'idée du plus fort pour éviter de souffrir, par peur et pas lâcheté.

Ici, dans ce monde absurde assombri par le désir d'un pouvoir plus « pur », il y avait ceux qui s'étaient caché derrière un masque de sympathie et qui avaient fini par montrer leur haine stupide au grand jour avec le retour du Lord. Et puis, il y avait les autres. Ceux qui avaient peur de tout perdre dans cette guerre et qui finissaient par se ranger auprès du grand mage noire sans chercher plus loin, bafouant leurs valeurs. Qui sont les pires? Les montres de première heure ou les lâches? Allez savoir, c'est un débat infini. La stupidité des hommes reste sans égale. L'homme est, après tout, le seul animal capable de tuer pour une autre raison que la survie.

La haine. La jalousie. La crainte. Tout un mélange qui amène inévitablement à la guerre. Gidéon le constatait chaque jour. Chaque jour les sorts, les insultes, et les regards haineux pleuvaient. Cela avait toujours existé en particulier entre les maisons rivales mais depuis les nouvelles règles instaurées par Rogue et les Carrow, la haine prenait le pas sur l'amitié. Les amis se cachaient, se détruisaient, se haïssaient. Rien ne sortait plus de bon de tout cela. Plus rien. Tout était bon a jeté.

Gidéon se faisait violence pour garder son cap. Pour ne pas trop s'en mêler. Ce n'était pas sa guerre. Il le savait depuis le début: ce monde puait la mort, l'hypocrisie et la haine. La magie n'inspirait rien de bon. Absolument rien. Elle créait la haine. Il essayait de s'en persuader comme pour affirmer son jugement totalement correct. Or, il sentait que la vérité n'était pas vraiment ici. Dans son monde l'absence de magie n'était pas un frein à la haine, à la crainte et à la jalousie. La guerre faisait tout de même rage même si personne ne voulait le voir en face. C'était l'homme la cause de tout cela: incapable de vivre en communauté sans vouloir ce que le voisin possède.

La haine. C'est exactement ce qu'il lisait dans ses yeux. Les yeux de cette jeune femme complètement aveugle par celle de son frère et de son père. Manipulée alors qu'elle était persuadée d'être la manipulatrice. Elle ne semblait pas vouloir connaître la vérité ou tout du moins faisait tout pour ne pas se l'avouer. Un étranger ne pouvait pas savoir mieux qu'elle ce que sa vie représentait réellement. Il ne pouvait pas savoir qu'elle faisait fausse route. Il ne pouvait tout simplement pas savoir que sa vie était un mensonge. Qu'elle avait tord.

Gidéon n'avait pas énormément parlé avec elle. Enfin, parler, il l'avait fait mais elle, avait toujours été discrète et froide. Elle ne lui avait jamais rien dit sur elle, ou presque rien. Pourtant il la connaissait. Comme personne. Comme peu de monde malheureusement. Peut être, peut être que si elle avait plus de personne autour d'elle qui la connaissait comme il la connaissait, elle comprendrait qu'il avait raison. Qu'il ne faisait rien contre elle mais pour elle. Oui, London avait tort mais ça elle n'était pas prête à l'admettre.

Ses yeux lui hurlaient sa haine envers G. Ils le parcoururent longuement, l'inspectant sur tous les traits. Lui resta de marbre. Il avait flanché. Il avait éprouvé de la haine en vers ces êtres stupides et abjectes. Il aurait voulu leur cracher dessus. Leur prouver leurs bêtises, leurs erreurs. Il aurait aimé les achever de se battre contre des plus jeunes, contre des amis pour la simple raison qu'ils le sont. La violence qui s'était dégagée de Gidéon lui rappela à quel point il pouvait leur ressembler. Il n'aimait pas transpirer la haine car il se sentait supérieur à ces bêtes de foires. Pourtant, le gryffondor ne pouvait pas nier qu'il pourrait, au besoin, tuer. Il le savait et quelque part le savoir le déstabilisa.

L'inspection s'arrêta sur ses côtes où London s'attarda sans montrer la moindre émotion. G ne fit même pas attention aux ordres qu'elle donna aux petits jeunes et ne bougea pas. Lui aussi l'inspecta. Mais ses observations ne le firent que revivre ces dernières semaines où elle s'appliqua à le pourrir à chaque occasion. Elle n'en avait pas besoin. Pas du tout. Il était du genre à foncer dans les ennuies tout seul ou encore à les attirer du simple fait qu'il était un né moldu et qu'en plus il ne supportait pas la magie.

La jeune femme lui fit soudainement pitié. Elle était en réalité très stupide. Outre l'attirance et l'intérêt totalement amicale qu'il lui portait, il se rendait compte qu'au fond de lui et ce depuis quelque temps, il ressentait énormément de tristesse voire de pitié envers la jeune femme qui se mentait à elle même sans l'ombre d'une hésitation. Elle était si pauvre de vérité. Pourtant, malgré le regard attristé qu'il lui renvoya, il ne pouvait s'empêcher de la trouver forte.

Tu es stupide.

Gidéon redonna une consistance plus réelle à son regard. Lui avait -elle adressé la parole? Oui. Une nouvelle fois pour l'insulter mais ce n'était pas pire que les autres pires et beaucoup moins que ce jour là, au stade. Ce jour là, il lui avait tout dit. La peur l'avait prise et depuis elle voulait le faire souffrir. Elle y arrivait presque. Cependant, il n'était pas facile à abattre.

Il rit. Un rire franc. Il ne put s'empêcher de s'éclaffer. De voir le comique de sa remarque. Du comique de la situation présente. Il ne put éviter ses propres pensés au sujet de la jeune femme. Comment pouvait-elle avoir autant de considération envers cette femme qui ne comprenait décidément absolument rien? Stupide. Lui? Peut être si on considérait aider des personnes comme un acte inutile et donc stupide en voyant les conséquences. Il aurait pu, après tout, passer à côté sans rien dire mais cela aurait nécessité de bafouer les valeurs que ses parents lui avaient inculqué. Et ca, ce n'était pas envisageable.

Il rit plus fort. Il se teint les cotes se faisant le film des actes et des rapports divers qu'il avait eu avec London. Il la revoyait le frapper, lui hurler dessus, et l'insulter. Il se souvint de ces images d'elle qu'il avait attrapé au vol, au détour d'un couloir, la découvrant toujours aussi froide. Puis, après avoir fini les images de froideur de la jeune femme, il se souvint des autres moments qu'il était le seul à connaître. Voilà sa crainte à elle. Qu'on découvre qui elle est. Que Jared le découvre et surtout, qu'elle le découvre. Il se calma doucement et s'approcha de la jeune femme la foudroyant d'un regard perçant. De ce regard si sûr de lui, si clairvoyant et si puissant. Regard que seul Gidéon possédait. Regard qui pouvait surprendre, émouvoir, perturber, et déstabiliser.

La stupidité peut être attribuée à tout le monde selon ce que l'on prend pour mesure. Là où tu vois de la stupidité je vois des valeurs et là où je vois de la stupidité tu vois une femme sexy convaincue de ses propos...

Il rit une nouvelle fois mais s'arrêta rapidement pour poursuivre.

Je crois que tu ne comprendras jamais et c'est bien triste car tu es en train de gâcher la vie d'une femme forte par peur de comprendre ce qui est évident. Comme je t'ai dis, la stupidité n'est qu'une question de point de vu...

Gidéon coiffa ses cheveux de façon à les mettre un peu plus en désordre. La tragédie de l'histoire était qu'il ne voulait vraiment pas qu'elle gache la vie de cette jeune femme qu'il avait appercu à plusieurs reprises. Il voulait la revoir. La toucher. La sentir. Il la voulait près de lui. Pas forcement comme maitresse mais comme amie. Il voulait la voir vivre car il ne supportait pas l'idée de ne plus la revoir.

Tu es stupide Emeraude London. Tu te focalises sur des choses inutiles comme le fait que seul ton frère a le droit de t'appeler Emeraude alors que tes parents te l'ont donné pour qu'on te nomme ainsi. Tu te gaches la vie pour ton frère. Ton frère n'est pas ta vie. Il serait temps que tu le vois. Si tu ouvrais les yeux tu verrais que tu es loin d'être seul... Enfin je dis ça mais je vois bien que tu ne comprends pas.

Il sourit. Désabusé. Puis se détourna d'elle pour prendre la direction des cuisines. Il finit par rire une nouvelle fois et lui lança:

Tout de même, ton écharpe fut un hasard heureux... tu m'as frappé par ta justesse…

Il fit un signe de la main en s'éloignant. Le même que quelque année plus tôt. Il parlait de ce jour là où il l'avait vu réellement pour la première fois. C'était un beau jour. Un beau jour pour se rencontrer. Pour que se rencontre deux individus uniques qui, s'en le savoir, allaient se faire vivre l'un l'autre. Gidéon s'en doutait mais n'en était pas sûr et London, allez savoir. London était un mystère. Il le savait. Il s'en fichait. Il l'adorait. Pourtant, lui rappeler ces instants de cette manière, avec ce geste qui avait marqué la fin de cet événement ne fut pas sa meilleure idée de la journée. C'était juste. Juste pour lui. Il parlait avec le cœur. Il disait la vérité. Mais la vérité même si elle pouvait frapper n'était pas forcement bonne à dire surtout à ceux et celles qui ne veulent pas la voir.
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B. Rose Hampton
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MessageSujet: Re: "La vérité engendre la Haine" [ London & Amycus (plus tard)]   Mer 25 Avr - 18:40
    Quand London regardait les gens dans les couloirs de Poudlard, elle ne pouvait s’empêcher de les classer en deux catégories : les intelligents et les fous. Il n’y avait jamais eu de demi-mesure. Jamais d’entre deux. Les intelligents étaient ceux qui se rangeaient au côté du plus fort. Ils étaient nombreux à Poudlard, beaucoup de Serpentard en faisaient partis d’ailleurs. Il y avait aussi des Serdaigle et une Gryffondor, mais à vrai dire cette dernière n’était qu’une exception. Tous les autres étaient fous. Ceux qui se battaient contre ce régime, ceux qui clamaient haut et fort qu’ils n’étaient pas d’accord, ceux qui faisaient partis de l’Ordre du Phénix ou même de l’Armée de Dumbledore, ceux qui, comme Gidéon, s’interposaient. London avait toujours choisi la loi du plus fort, elle s’était toujours rangée vers ceux qui ont le pouvoir, parce que non seulement son frère y était mais aussi, et elle l’avait compris depuis longtemps, s’opposer à la loi du plus fort n’était pas une solution, cela ne faisait qu’aggraver les choses. Alors London en cinquième année avait décidé de rentrer dans la Brigade Inquisitoriale d’Ombrage. Alors London cette année, était rentrée dans la Brigade des Carrow. Ces choix s’étaient fait d’eux même. Elle n’avait même pas eu besoin d’y réfléchir une seule seconde, cela lui paraissait totalement limpide et clair. Elle n’était pas fait pour opposer de la résistance, elle avait toujours écouté, toujours obéit sans avoir d’opinion car elle suivait toujours son frère. Mais au fur et à mesure des années, elle avait fini par comprendre les choix de son frère : il ne faisait que se protéger et par conséquence la protéger. Elle avait donc compris que l’instinct de survie était plus fort que tout, et de cet instinct elle en possédait comme tout bon Leighton qui se respecte. Alors elle avait fait ces choix pour se protéger, parce qu’elle n’avait aucun intérêt à faire de la résistance. Mais au fond, elle n’était pas toujours d’accord avec les méthodes utilisées. Certes, elle estimait qu’un certain redressement devrait être fait de temps en temps, mais quand elle regardait les nés-moldus à leur table qui attendaient désespérément que quelqu’un se donne la peine de lui donner des restes, elle avait alors estimé que cela n’était pas juste. Certains d’entre eux n’avaient rien demandé, tous n’avaient pas choisis d’être des nés-moldus. C’était arrivé c’est tout. Ils ne pouvaient rien y faire. Certains d’entre eux étaient très intelligent, capable d’atteindre des sommets s’ils le souhaitaient. Certes, ils étaient rares mais certains en valaient la peine. London n’était pas non plus d’accord pour les sévices barbares à coup de Doloris dans les couloirs. Bien qu’elle n’éprouvait rien, qu’elle n’avait aucune pitié, aucune haine devant ces spectacles, elle trouvait ce genre de punition inutiles. Certains recommençaient encore et encore comme-ci la punition ne leur suffisait pas et ils faisaient partis de ses personnes qu’elle qualifiait de fous. Certes, ces méthodes marchaient sur pas mal de monde, mais d’autres résistaient, d’autres continuaient à dire qu’ils n’étaient pas d’accord. Il fallait les persuadés, pas les maltraités, au contraire, ça ne ferait que les persuadés de continuer encore. La persuasion était tout un art, il fallait marchander, manigancer, convaincre et ils finiraient bien par se ranger de leur côté malgré qu’ils ne soient pas d’accord. Alors, malgré qu’elle pense ceci, elle ne l’avait jamais dit, jamais formulé parce qu’elle le savait : elle ne serait plus en sécurité.

    Alors pourquoi ? Pourquoi Gidéon agissait-il de la sorte ? Pourquoi s’obstinait-il à vouloir s’opposer à cela, s’opposer à quelque chose qui le dépassait ? Pourquoi c’était-il interposé ? A quoi cela lui servait-il exactement ? Elle avait beau le regarder, essayait de comprendre car la curiosité la tenait, elle ne pouvait s’empêcher de le trouver stupide, fou. Il faisait lui aussi parti de cette catégorie de gens fous. Elle tentait de le comprendre, de raisonner comme lui mais les sens des mots « valeur », « courage », « amour » et « compassion » lui échappait. Elle ne savait pas ce que cela voulait dire, elle n’avait jamais rien éprouvé. Elle n’avait jamais souhaité éprouver cela. C’était cela qui l’empêchait d’adopter un autre point de vue, c’était cela qui l’empêchait de s’opposer à son tour.

    Ces trois mots sortirent de sa bouche. Elle le pensait. Il était stupide. Pourquoi ne se rangeait-il pas ? Pourquoi ne baissait-il pas la tête ? Pourquoi ne laissait-il pas faire ? Elle n’en savait rien, ne comprenait pas, ne voulait pas comprendre en fin de compte. En disant ces mots, elle ne cherchait pas à le faire souffrir, même-si elle l’avait juré parce qu’il avait osé dire la vérité qu’elle ne voulait pas entendre, qu’elle ne pouvait pas encore comprendre, dans ces mots, elle ne voulait simplement que lui faire comprendre qu’il était fou, qu’agir de cette manière ne changerait rien, qu’il se mettait en danger. Et soudainement, il se mit à rire, d’un rire franc. Il riait encore et encore et London se conforta en le voyant rire sur sa position : il était bel et bien fou. Gidéon s’arrêta alors de rire et s’approcha d’elle de toute sa hauteur. Il la foudroya du regard. Elle, elle resta à sa place sans bouger d’un seul trait. Dans cette posture, Gidéon pouvait faire peur, il était imposant, et il y avait en lui encore de la violence. Pourtant, London ne bougeait pas, ne détournait même pas le regard. Elle était prête à agir si jamais il tentait quelque chose. Elle resta totalement de glace face à lui et son regard resta planté dans le sien. London n’avait pas peur de Gidéon. La seul chose dont elle avait peur se cachait dans l’ombre et attendait de la prendre au moment où elle sera la plus faible. Cet ennemi si violent qui déstabilise et qui rend bête. Mais London ne se laissait pas avoir. London était bien plus maligne, bien plus intelligente que son ennemi juré. London était forte et inébranlable. Elle ne se laisserait pas avoir une seconde fois. Alors non, elle n’avait pas peur de Gidéon MacLouann parce qu’elle le savait, il ne lui ferait aucun mal physiquement et quand bien même il essaierait, elle avait des armes à sa disposition qui le ferait arrêté, qui le détruirait.

    Parce que oui, London avait enquêté sur Gidéon. Oui, elle c’était immiscée dans son intimité, dans sa vie personnelle dont il ne parlait jamais. Et elle y avait découvert des choses surprenant. Et elle savait que si elle lui disait, elle l’anéantirait. Mais London ne voulait pas encore utiliser cette carte-là, qu’elle possédait et qu’elle gardait précieusement près d’elle. Non, elle devait encore attendre un peu.

    « La stupidité peut être attribuée à tout le monde selon ce que l'on prend pour mesure. Là où tu vois de la stupidité je vois des valeurs et là où je vois de la stupidité tu vois une femme sexy convaincue de ses propos...» il rit de nouveau avant de reprendre : « Je crois que tu ne comprendras jamais et c'est bien triste car tu es en train de gâcher la vie d'une femme forte par peur de comprendre ce qui est évident. Comme je t'ai dis, la stupidité n'est qu'une question de point de vu... » Elle ne répond pas, essaie d’analyser ce qu’il dit, essaie de comprendre encore, mais n’y parvint pas. Elle ne quitta pas une seule seconde ses yeux. C’était pourtant évident, ils ne se ressemblaient que trop. Maintenant tout devenait clair dans sa tête, c’était tellement évident et ça se voyait comme un nez en plein milieux de la figure. Pourquoi n’y avait-elle pas pensé plus tôt ? Il passa une main dans ses cheveux brun semblables à ceux d’un autre pour les décoiffés. Ils avaient tous les deux le même charisme, la même puissance dans leur carrure, la même sauvagerie dans le regard, la même folie. C’était tellement évident… « Tu es stupide Emeraude London. Tu te focalises sur des choses inutiles comme le fait que seul ton frère a le droit de t'appeler Emeraude alors que tes parents te l'ont donné pour qu'on te nomme ainsi. Tu te gaches la vie pour ton frère. Ton frère n'est pas ta vie. Il serait temps que tu le vois. Si tu ouvrais les yeux tu verrais que tu es loin d'être seul... Enfin je dis ça mais je vois bien que tu ne comprends pas » Il sourit, elle ne lui répond pas, continue de le regarder sans la moindre émotion. Il continue, il continue à l’appeler Emeraude, il continue à critiquer son frère, il continue à essayer de lui faire comprendre quelque chose qu’elle n’arriverait jamais à saisir. Il continue à être fou. Il se détourne d’elle lentement et commence à marcher et s’éloigner d’elle. « Tout de même, ton écharpe fut un hasard heureux... tu m'as frappé par ta justesse… » Le moment de l’écharpe. Elle aurait voulu qu’il n’existe jamais. Elle aurait voulu ne jamais rencontrer ce garçon fou, ce garçon qui essayait de la réveiller, ce garçon qui essayait de la découvrir, de lui faire comprendre. Elle aurait voulu ne jamais se laisser aller. Elle aurait due ne jamais aller récupérer son écharpe. Elle en avait bien d’autre des écharpes, elle pouvait s’acheter pleins d’écharpes si elle le souhaitait. Mais le destin en avait décidé autrement. Le destin avait décidé de faire qu’elle laisse entrevoir une partie d’elle qu’elle ne connaissait pas, qu’elle ne maîtrisait pas, qu’elle ne voulait pas connaître. Le destin avait voulu lui faire connaître un bon moment avec quelqu’un d’autre que son frère.

    Elle le regarda s’éloigner sans rien dire au départ. Mais elle repensait à ce qu’il disait. Cette justesse… Elle n’était pas vraie, elle n’était que le fruit de son imagination à lui. Il ne comprenait rien, il était fou. Il voyait ce qu’il voulait voir, il voyait ce qu’un fou voyait. Et elle, elle n’était pas folle. Elle ne l’avait jamais été. Elle continuait de repenser à ses paroles et compris alors quelque chose. Il essayait de se remémorer ce moment qui avait été bon pour lui, comme s’il voulait se rappeler de ce moment-là. Elle comprit alors qu’il parlait avec le cœur et en cet instant, elle eut pitié pour ce garçon. Elle eut pitié pour Gidéon qui se laissait dicter sa conduite par son cœur. Comment pouvait-on simplement se laisser dicter les choses par son cœur ? Ca n’a aucun sens ! Dehors, les gens réfléchissaient avec leur tête. Ils ne se laissaient pas attendrir par leur cœur. Certains même, n’en possédaient pas. Un Mangemort n’agissait pas avec son cœur, il obéissait, agissait selon ses convictions. Pas avec son cœur. Alors elle eut pitié de lui, elle eut pitié de son cœur. Il était faible. Il était si faible en réalité. Il laissait son cœur lui dicter ce qu’il devait faire, mais le cœur n’était pas objectif, il se laissait aller par les sentiments, par les gens. Elle, elle restait de glace, enterrait son cœur parce qu’il n’apportait rien de bon. Il ne lui avait apporté que souffrance et larmes. Il avait laissé la porte ouverte une fois à son ennemi. Et ça, elle ne pouvait pas le laisser encore une fois passer.

    Son rire se mit alors à raisonner dans le couloir. Elle rit encore et encore. Il est régit par son cœur ! Quelle absurdité ! Il s’est arrêté et elle finit par lui répondre : « Tu te laisses gouverner par ton cœur ! Ton cœur ! Mais regarde-toi ! Tu es faible Gidéon ! Tu es si faible ! Tu viens de me rappeler ce moment-là parce que ton cœur te l’a dit. Tu laisses ton cœur te gérer ! Mais que crois-tu ? Tu crois qu’à l’extérieur de ces murs, tout le monde se laisse aller ? Tu crois qu’un Mangemort éprouve des sentiments quand il tue un né-moldu ? Quand il torture ? Tu crois que ce garçon qui t’as torturé il y a quelque minute a éprouvé la moindre émotion ? Mais tu es faible ! Tu es faible, stupide et fou ! » Et elle rit encore puis reprend : « Tu fais pitié, vraiment. C’est dommage, tu es pourtant intelligent, je le sais, mais tu es résolument faible. »


The Monster

i’m friends with the monster that’s under my bed get along with the voices inside of my head you’re trying to save me stop holding your breath and you think i’m crazy yeah, you think i’m crazy well, that’s not fair wo oh wo oh… well, that’s not fair wo oh wo oh… no, i ain’t much of a poet but i know somebody once told me to seize the moment and don’t squander it cause you never know when it all could be over tomorrow © belzébuth
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MessageSujet: Re: "La vérité engendre la Haine" [ London & Amycus (plus tard)]   Mer 25 Avr - 22:46
Les souvenirs. Gidéon en avait tant ici, dans ce couloir, entre ces murs, dans cette école qu'il ne supporte pas. Il en a des bons comme des mauvais. Pourtant, malgré le sentiment désagréable qu'il ressent chaque jour depuis son arrivée ici, la majeur parti de ses souvenirs ne peuvent le faire que sourire. Il en a vécu des fou rires ici. Il se souvenait avoir initié Elliyot, les deux jumeaux et Byron au baseball ainsi qu'au football américain. Ils avaient tous passé d'agréable journée sportive sous le soleil comme sous la pluie comme dans la neige. Les souvenirs les plus désagréables étaient également les plus recents. Au fond, ses années passées à Poudlard avant les Carrow et avant Ombrage, furent de très bonne année. Les problèmes n'étaient que mineurs; des tensions entre les maisons, des intrusions de troll, des punitions dans la forêt interdite, des devoirs, des disputes minimes... Le pire n'était qu'à venir comme l'avait signalé Harry. Avec tous les incidents majeurs de ces dernières années, Gidéon avait fait parti des élèves étant persuadé qu'Harry disait la vérité. Il l'avait senti mais été passé outre comme à son habitude.

A présent qu'il était en plein dans cette guerre non déclaré, il pouvait prendre la mesure de l'importance des choses qui se déroulaient pour les enfants de ce monde de magie. Il pouvait comprendre la peur que ressentait la plupart des sorciers de l'école étant donné que lui même n'était pas insensible à cette dernière. La peur de mourir et de souffrir était toujours présente en lui, tapi dans l'ombre de ses pensées. Des sueurs froides le prenaient à l'échine lorsqu'il s'appretait à se battre, son coeur battait plus vite puis se serrait violement comme pour lui intimer de ne plus bouger. De ne rien faire. Etrangement, cette peur ne suffisait pas à le faire reculer. Il était trop impulsif pour cela et il lui arrivait de le regreter.

Certain affrontement aurait pu plus mal finir. Certain affrontement simisse dans ses rèves pour le reveiller en sueur froide. Pourtant, rien y fait, il est toujours dans les ennuies. Il ne reflechis pas et fonce car il sait en fond de lui que c'est ce qu'il faut faire. Que c'est ce qu'il doit faire. C'est cette voix qui lui souffle qu'il a raison, cette certitude qui fait qu'il agit sans se poser de question puis ne regrette que très modestement. Pour lui, se battre pour des causes qu'il considère juste est sa liberté. C'est ce qui le rend libre et ce qui le défini. Gidéon assume son impulsivité mais ne supporte pas de se voir si violent. Si débordant de haine et de colère envers ceux qui torturent sans reflechir. Sans se poser la moindre question sur la portée de leur geste. Il voudrait les écraser et y rêve souvent. Dans ces moments de rages, Gidéon se sent concerné par cette guerre uniquement parce que cette guerre touche les personnes qu'il aime. Ses amis. Sa famille qu'il s'est construit ici.

Sa force vient d'eux. Il en est conscient et c'est pourquoi il se bat même pour les sorciers qui le trouvent stupide de refuser la magie. Même pour ce qui se foutaient encore hier de lui, qui le détestaient, qui le haissaient pour être différent. A présent, dans ce même enfer, Gidéon voyait tous les sorciers battus comme un tout. Ils étaient tous au même endroit et devaient tous se battre pour ce qu'il y avait de plus juste à défendre: la vie.
Il se souvenait de ces moments passés et ne pouvait qu'espérer les revoir. Rêve utopique ou vision du futur? Allez savoir mais cela le rendait encore plus combatif. Pour Lui. Pour eux. Pour elle.

London ne semblait pas vouloir comprendre. Lui faire mention de l'écharpe était inutile. Il le savait mais il disait la vérité comme à chaque fois qu'il s'adressait à elle. La vérité. Elle faisait peur à la jeune femme qui ne semblait jamais l'avoir connu. Devait-il lui mentir pour qu'elle comprenne? Peut être mais en même temps, comment mentir plus que son frère? Comment créer un mensonge plus gros que la vie de London? C'était impossible et puis, Gidéon ne se voyait pas lui mentir juste pour la secouer. Il n'avait pas besoin de ça. Ne voulait pas faire comme les autres. Elle souffrait déjà trop de cela sans le savoir. Pas besoin d'en rajouter.

Elle se mit à rire. Pourquoi? Aucune idée. La folie de sa vie avait-elle enfin sauté à ses yeux? Comprenait-elle? Il s'immobilisa. Ce rire. Ce n'était pas celui de la London qu'il avait connu mais celui de celle que tout le monde connait. Un jour serra-t-elle elle même? Un jour se trouvera-t-elle?

Elle parla. Il l'écouta sans rien dire.

Il se retourna et plongea ses yeux dans les siens. Son cœur? Parlait-il avait son cœur? Surement comme souvent. Etait-il faible pour autant? Non. Il le savait; l'amour, l'amitié n'étaient en rien des sentiments affaiblissant bien au contraire. L'amitié et l'amour poussaient les uns et les autres a faire des efforts, à faire ce qu'on aurait cru jamais pouvoir faire, à se battre, à se révolter, à vouloir plus, à désirer mieux, à espérer une vie meilleure. Ces relations, ces liens, ces sentiments créaient une puissance inimaginable. Il le savait. Il le sentait. Il l'avait senti. Il l'avait vu. Ne le savait-elle pas? N'avait-elle jamais vu agir ces sentiments dans les yeux des plus faibles?

Cependant, elle avait raison. Cela rendait fou. Cela poussait à faire des erreurs, à se mettre en danger, à agir de manière stupide. Il en était la preuve: Gidéon se battait pour une cause perdue, pour London, pour cette femme froide qui ne voulait pas voir la vérité. Il ne voulait que l'aider, uniquement lui montrer un autre chemin. Une vérité. La vérité. La seule et l'unique. Mais elle le prenait pour un fou. Un fou d'aimer. Un fou de se battre. Un fou stupide, faible et aimant la vie. Elle prenait pour un menteur. Pour un profiteur. Pour un être abject. Pour une personne qui ne mérite ni de vivre, ni de lui parler, ni de la connaître. Gidéon le sait, elle est une cause perdue mais elle est sa cause perdue. Il l'avait compris rapidement. Il avait souvent voulu abandonné, faire comme ci de rien n'était, comme s'il ne savait pas et ne voulait pas savoir. Pourtant, G avait toujours fini par continuer le conduisant dans des situations de plus en plus désagréables à cause d'elle ou plutôt à cause de sa persévérance.
Etait-il amoureux de cet être aperçu? Ca il ne le savait pas. Gidéon était attiré par elle, comme beaucoup d'autre mais lui, ne voulait pas la mettre dans son lit, il n'avait jamais montré la moindre envie de ce genre là. Mais s'il pensait à elle ce n'était que d'une seule façon celle d'un ami qui voudrait revoir une amie d'enfance perdue de vue. En réalité il aimait la femme qu'il avait vu et détestait celle qu'elle montrait. Il ne la supportait pas. Il voulait la frapper. La secouer. Il avait des envies violentes en sa présence pourtant, un souvenir le ramenait toujours à la voir comme personne d'autre la voyait: elle même.

Etait-il faible pour autant? Non. Certainement pas. Il s'approcha d'elle, ne la quittant pas des yeux. Il la détailla comme s'il voulait chercher à dissocier le vrai du faux. Elle était un mystère dont il espérait avoir la clef. La colère qu'il éprouvait en cet instant se mélangea à de l'amour. Il ne pouvait rien faire contre elle, pas pour le moment, il savait que son poing, s'il devait frapper, touchera le mur que son visage. La était sa seule faiblesse. L'amour, le coeur, l'amitié, des faiblesses? La seule pensée qu'elle pouvait en être l'énerva de plus belle. Son regard se fit plus dur.

Emeraude.. Pourquoi essayes tu de parler de quelque chose que tu ne connais pas? Tout sentiment venant du coeur te sont étrangers. Tu ne peux pas dévaloriser une énergie, une force que tu ne connais absolument pas. As-tu seulement ressenti l'amour? Ou l'amitié? Je ne te parle pas de ce que tu crois ressentir pour ton frère manipulateur ni ce que tu crois qu'il ressent pour toi et encore moins de ce sentiment que tu peux avoir pour les personnes qui t'entourent. Non, je ne te parle certainement pas de ça...

Il sourit et leva les yeux au ciel. Ce qu'elle pouvait associer à l'amour ou à l'amitié n'était que du vent.

L'amitié, pour commencer. Avoir une personne qui te connaisse comme sa poche, qui soit là pour te dire tes erreurs, pour te compter tes réussites et tes rires, pour te voir vivre, pour te voir rire et pleurer. Une personne qui n'hésite pas à se mettre en danger juste pour t'aider ou te protéger et à te dire la vérité même si tu ne veux pas l'entendre. Qu'il soit près à te perdre pour ton bien. A te secouer quand il le faut. Une personne qui ne te ment pas pour son propre bien, qui ne te dit pas quoi faire et pour quel motif. Une personne qui te respecte comme tu es et ne te change pas. Réfléchis bien, cherche une personne dans ton entourage qui puisse correspondre. Ne me dis pas ton frère car tu sais aussi bien que moi qu'il ne remplit pas tous ces critères... Te protéger Ok, te dire la vérité? Certainement pas. Etre près à te perdre pour ton bien ? Encore moins... enfin je vais pas te faire toute la liste...

Il agita sa main et haussa les épaules. Non, valait mieux pas continuer. Son frère était loin d'être un ami.

Ensuite l'amour... Le mec avec qui tu couches... et bien tu ne fais que ça. Il ne te connait pas et ne cherche même pas à te connaître se contentant uniquement de ce qu'il sait sur toi. Tes conquêtes ont toujours fait de même. Juste un peu de bon temps et voilà. Tu n'es rien de plus pour eux. Ils ne feront jamais rien pour t'aider ou pour te protéger ! Et ta famille... l'amour que devrait te porter ta famille … c'est juste une blague. Jared je préfère arrêter d'en parler.. Ils devraient tous essayer de te connaître car nous savons tous les deux qu'une partie de toi se cache car tu n'es pas prête à la voir et à l'assumer. Dis moi si, ne serait-ce qu'un membre de ta famille, de tes amants ou de tes amis, l'ont vu ou ont essayé de la voir?

Il s'approcha encore jusqu'à être extrêmement proche d'elle. Il pouvait presque l'effleurer avec son nez. Il sentait le souffle de la jeune femme sur sa peau.

Tu ne possèdes aucune personne ayant ces caractéristiques dans ton entourage. Tu ne ressens donc aucun amour envers toi, aucun véritable amour pour toi de n'importe quelle sorte qu'il soit. Tu ne peux donc pas ressentir la force que déploie le coeur... Tu ne peux pas comprendre qu'une personne n'étant ni ton ami ni un membre de ta famille veuille te comprendre, t'aider, te protéger et te chercher... Tu ne peux pas ressentir le besoin d'être proche d'une personne, d'être avec elle sans sortir avec pour autant juste la côtoyer. Tu ne penses pas à quelqu'un tout le temps. Tu ne rêves pas d'embrasser une autre personne comme si ta vie en dépendait. Et jamais, jamais tu ne pourras penser que si cette personne si spéciale venait à décéder, à s'éloigner ou tout simplement à changer, tu ne serais plus toi même. Tu serais mal à cause de cela, de cette perte, de ce changement.

Son coeur battait plus vite. Ses yeux, plongés dans ceux de London, ne firent plus insistant. Plus puissant. Comme si, indépendamment à sa volonté, son regard voulait lui faire voir quelque chose. Quelque chose d'important. Quelque chose de touchant. Un souvenir heureux partagé ensemble. Un sentiment de plénitude, de joie, et , en fait, d'amour.

Em'... Ce que tu ne veux pas c'est attraper les sentiments au vol. L'amour d'un ami, de la famille, d'un amant, d'un inconnu. Tout commence par l'acceptation, par l'envie de l'autre, de connaître l'autre. Ensuite, si nous aimons vraiment, on se bat. On se bat sans réfléchir pour ceux qu'on aime. Pour ce en quoi l'on croit. Je me bats pour les autres... crois tu vraiment que si je n'aimais pas les personnes autour de moi je serai revenu dans cet école que je déteste du plus profond de mon être. Tu crois vraiment que je serai là à me battre pour aider des inconnus si je ne savais pas que c'était ce qu'il fallait faire pour vivre libre, pour vivre heureux et ensemble? Si ce n’était pas pour que ces personnes que j'aime retrouvent un monde qu'il aime autant que j'aime le mien? Jamais je n'abandonnerai ce que j'aime...

Le souffle chaud de London le touchait encore comme la soie. Une caresse. Il eut l'impression qu'elle le touchait. Peut être était-ce le cas mais il ne savait plus où se trouvait la réalité. Le monde s'était suspendu. Il n'y avait plus qu'eux deux. Plus que lui qui voulait la réveiller. Lui faire comprendre. Lui dire qu'il l'avait aimé.

Sans comprendre il sentit des lèvres chaudes sur les siennes. Sans comprendre l'une de ses mains retrouva dans les cheveux de la jeune femme. Sans comprendre sa langue parcourut celle de London. Sans comprendre, son cœur explosa. Sans comprendre, son autre main se retrouva dans le creux du dos de London. Sans comprendre, il la serra contre lui comme si sa vie en dépendait: il devait l'avoir contre lui, en lui. Sans comprendre, il parti dans un autre monde. Sans comprendre, il aima cet instant.

L'étreinte fut violente par sa sensualité. Il avait senti sa dépendance et il en eut peur comme il n'avait jamais eu peur. Une peur vive. Il avait peur pour elle et s'en rendait compte à présent. Il en prenait pleine mesure. Un instant leurs vies ne firent plus qu'une et ce sentiment le rendit fort. Il le sentait. Il la serra davantage et il sut que s'il en avait eu la possibilité, il aurait fait plus que l'embrasser, que la serrer contre lui. Beaucoup plus sans une ombre d'hésitation.

Ils se séparèrent mais restèrent proche. Il sut qu'il n'avait plus beaucoup de temps. Il sourit. Plongea son regard dans celui de son Emeraude et lui souffla doucement:

Comprends-tu? Je ne t'abandonnerai pas...

Il l'embrassa sur le front doucement puis recula.

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B. Rose Hampton
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MessageSujet: Re: "La vérité engendre la Haine" [ London & Amycus (plus tard)]   Lun 4 Juin - 20:10
And I'm hearin voices sayin'
Stop, don't ignore it
Go ahead and commit it
Just go ahead and commit


    En réalité, London ne savait pas réellement qui elle était. Elle s’était toujours construite sur un amour parental inexistant et un dévouement complet à son frère. Son Frère était toute sa vie, c’était le seul et l’unique qu’elle eut connu. Elle avait toujours beaucoup admiré son frère, elle s’était toujours cramponnée à lui parce que parfois, elle le savait, elle se laisser aller. Il n’y avait qu’avec lui qu’elle s’accordait des petits relâchements, qu’avec lui qu’elle était entière. Il lisait en elle comme dans un livre ouvert et elle, elle le croyait aussi. Mais la réalité était toute autre. La réalité c’était que son frère l’aimait beaucoup trop pour qu’ils aient une relation saine. La réalité c’était que Jared la désirait et c’était pour cette raison qu’il faisait en sorte d’écarter toute personne susceptible de l’éloigner de lui. La réalité, c’était que son frère adorait la magie noire et qu’il lui cachait alors qu’elle n’avait aucun secret pour lui. Là était toute la différence, Jared se cachait à elle, mais London ne l’avait jamais fait. Elle aimait son frère, il lui était totalement indispensable. Elle le pensait sincère, mais il se cachait. Il cachait le monstre qu’il était, il cachait sa véritable nature. Il lui mentait, lui disait qu’elle devait le suivre, qu’il était sa seule famille, que les autres étaient leurs ennemis. Et elle le croyait. Elle le croyait sans jamais se poser de question parce qu’il avait été la seule personne qui l’avait jamais aimé. Mr Leighton n’avait jamais réellement montré d’affection pour sa fille. Il passait plutôt son temps à élever son fils comme il le devait en le battant parfois et il n’était pas rare que London regarde. London avait bien compris depuis des années que son père estimait que ça n’était pas à lui de l’élever mais à Pippa Leighton, la mère de Jared et London. Mais Pippa Leighton n’avait jamais aimé sa fille, n’avait jamais posé un regard sur celle-ci depuis qu’elle avait compris que celle-ci la surpasserait. Pippa n’aimait pas ses enfants en réalité, elle avait certes, toujours voulu avoir des enfants, mais une fois le moment venu, elle n’avait rien ressentit. Elle n’avait même pas une once de joie en regardant ses enfants. Non, Pippa Leighton n’avait jamais aimé ses enfants et elle l’avait d’ailleurs prouvée quand London s’étaient écrasées contre les rochers ce fameux jour de pique-nique. London se souvenait parfaitement de ce jour-là, où elle avait suppliée sa mère de venir l’aider, où London n’était pas encore London, où elle était encore celle que Gidéon avait vu. Elle se souvenait parfaitement hurler le nom de sa mère dans les vagues déchainées et que celle-ci ne s’est jamais retournée. Et sa fine cicatrice qui barrait son dos ne cessait de le lui rappeler. Depuis cet épisode, depuis qu’elle s’était réveillée à Sainte Mangouste, elle avait enfermé cette London là. Elle l’avait enfermée à double tour et l’avait peu à peu oubliée. Son frère l’avait aidée, il avait toujours été là et depuis ce jour, elle le croyait, elle croyait en lui dur comme fer sans jamais se poser de question.

    Il fut un temps où London n’était pas ce qu’elle montrait aujourd’hui.
    Il fut un temps où London était encore innocente.
    C’était il y a bien trop longtemps.
    Et l’autre était partie.
    Pour toujours.

    Et Gidéon parlait avec son cœur, et elle ne le comprenait pas, ne le comprenait plus. C’était un langage depuis trop longtemps oublié. Alors elle rit, elle rit et lui dit qu’il était fou. Pendant qu’elle parlait, il s’était retourné et la regardait droit dans les yeux. Il était absurde, totalement absurde. Il parlait avec son cœur. C’était tellement faible de sa part. Tellement faible. Et elle, elle n’était pas faible. Pas faible. London était inébranlable. London était immortelle. London n’était pas faible. Elle s’était toujours efforcée à l’être. Elle n’avait pas le droit de redevenir celle d’avant. Elle ne voulait plus de cette faiblesse, de cette souffrance, de ce mensonge qu’était l’amour. Oui, l’amour était un mensonge. Oui. L’amour mentait tout le temps, l’amour était trompeur, l’amour trompait. Sauf Jared. Jared, c’était l’exception. Jared, c’était le seul et l’unique. Jared, c’était le seul qui l’aimait.

    Il s’approche d’elle doucement. Elle ne bouge pas, reste froide, terriblement inébranlable. Elle sent son regard partout. Il l’inspecte, essaie de trouver une faille peut-être. Mais non, il n’en trouverait pas, jamais. Son regard était dur, son regard était puissant, violent. Elle, elle était parfaitement calme, sans émotion, dure comme de la pierre, froide comme de la glace. Comme elle avait toujours été. « Emeraude... Pourquoi essayes-tu de parler de quelque chose que tu ne connais pas? Tout sentiment venant du cœur te sont étrangers. Tu ne peux pas dévaloriser une énergie, une force que tu ne connais absolument pas. As-tu seulement ressenti l'amour? Ou l'amitié? Je ne te parle pas de ce que tu crois ressentir pour ton frère manipulateur ni ce que tu crois qu'il ressent pour toi et encore moins de ce sentiment que tu peux avoir pour les personnes qui t'entourent. Non, je ne te parle certainement pas de ça... » Elle a envie de le couper, de l’arrêter immédiatement. Elle veut qu’il se taise, qu’il arrête de dire des bêtises et surtout, qu’il arrête de détruire la seule personne qui ne l’eue jamais aimée : Jared. Elle ouvre la bouche mais, elle se rend compte qu’il ne s’arrêtera pas de parler.

    « L’amitié, pour commencer. Avoir une personne qui te connaisse comme sa poche, qui soit là pour te dire tes erreurs, pour te compter tes réussites et tes rires, pour te voir vivre, pour te voir rire et pleurer. Une personne qui n'hésite pas à se mettre en danger juste pour t'aider ou te protéger et à te dire la vérité même si tu ne veux pas l'entendre. Qu'il soit près à te perdre pour ton bien. A te secouer quand il le faut. Une personne qui ne te ment pas pour son propre bien, qui ne te dit pas quoi faire et pour quel motif. Une personne qui te respecte comme tu es et ne te change pas. Réfléchis bien, cherche une personne dans ton entourage qui puisse correspondre. Ne me dis pas ton frère car tu sais aussi bien que moi qu'il ne remplit pas tous ces critères... Te protéger Ok, te dire la vérité? Certainement pas. Etre prêt à te perdre pour ton bien ? Encore moins... enfin je vais pas te faire toute la liste... » Si son frère remplie tous ces critères. Elle en est convaincue. Elle le sait. Il ne sait pas lui. Il ne sait pas ce qu’elle a vécu. Il ne comprend rien. Il ne comprend pas leur lien, leur vie, leur amour. Il est idiot, c’est un imbécile fou. Mais au fond d’elle ces paroles font échos. Au fond d’elle, elle sait qu’il a raison. Jared n’est pas parfait. Jared est un menteur. Jared est un manipulateur. Jared ne voudrait jamais la perdre pour son bien à elle. Jared est égoïste et elle aussi. Gidéon a raison. Il a parfaitement compris le mensonge. Mais elle, London, ne veut pas l’entendre, ne veut pas le voir. Elle a déjà perdu son père, laissé partir sa mère, elle ne veut pas se retrouver seule. Voilà peut-être une des peurs de London : la solitude. La solitude. Sa famille n’est qu’un désert et au fond elle le sait bien. La famille Leighton ne possède que le mot « famille » pour sauver les apparences. La famille Leighton en réalité n’est qu’un rêve, une illusion, un mythe qui n’a jamais existé, une tragédie. Oui, la famille Leighton est une tragédie grecque.

    « Ensuite l'amour... Le mec avec qui tu couches... et bien tu ne fais que ça. Il ne te connait pas et ne cherche même pas à te connaître se contentant uniquement de ce qu'il sait sur toi. Tes conquêtes ont toujours fait de même. Juste un peu de bon temps et voilà. Tu n'es rien de plus pour eux. Ils ne feront jamais rien pour t'aider ou pour te protéger ! Et ta famille... l'amour que devrait te porter ta famille … c'est juste une blague. Jared je préfère arrêter d'en parler.. Ils devraient tous essayer de te connaître car nous savons tous les deux qu'une partie de toi se cache car tu n'es pas prête à la voir et à l'assumer. Dis-moi si, ne serait-ce qu'un membre de ta famille, de tes amants ou de tes amis, l'ont vu ou ont essayé de la voir? » Caleb n’est qu’un jouet, elle le sait, l’a toujours su. Cela ne les dérangeaient ni l’un, ni l’autre. Elle n’avait jamais ressenti de l’amour pour Caleb et lui non plus. Peut-être était-ce une sorte d’affection ? London ne le savait pas ou du moins elle ne voulait pas mettre de nom dessus, n’arrivait pas à en mettre parce qu’elle n’en connaissait aucun qui puisse convenir. Pour ses autres conquêtes, c’était la même chose. Ils se servaient d’elle juste pour tirer un coup et s’en aller, ou plutôt, c’était elle qui jouait et s’en allait. Parce qu’il n’y a pas de place pour de l’amour ou des sentiments dans sa vie. Il n’y en avait jamais eu, ou alors, que pour son frère. La dernière phrase cependant, de Gidéon interpela London. Bien qu’elle aurait voulu qu’il se taise, elle ne put s’empêcher de voir, que la dernière question qu’il venait de lui poser faisait écho en elle. Cette dernière question ne faisait qu’apparaitre en elle qu’une seule réponse qui lui fut surprenante : la seule personne qui correspondait à ces critères n’était autre que Seth Bradsburry. Seth. Seth, c’était une longue histoire. Une très longue histoire tout aussi enfouie que l’Autre. Seth c’était il y a quelques années, elle était jeune, peut-être encore trop innocente et l’Autre était réapparue. L’Autre avait fait son apparition sans qu’elle ne puisse la contrer, sans qu’elle ne le veuille vraiment en fait. London était tombée amoureuse de Seth Bradsburry, c’était un fait. Elle le savait. Il avait fallu de quelques paroles, de quelques regards, d’un peu de temps ensemble et puis elle avait fondu. La glace autour d’elle avait fondue. Oui, Seth Bradsburry avait parfaitement correspondu à ces critères. Il avait réussi à faire ressurgir l’Autre et pendant près de trois mois, London n’avait plus réellement été la même. Mais la réalité les avait rattrapés. Mais Jared était passé par là et tout avait été oublié. L’Autre était partie, London était revenue. Aujourd’hui, Seth Bradsburry n’était qu’un souvenir lointain. Parfois, quand elle le croisait dans les couloirs, elle le regardait longuement en essayant de se rappeler. Mais elle avait tellement enterré ses souvenirs là qu’aucun sentiment ne surgissait en elle. London avait tiré une croix sur cette partie de sa vie qu’elle jugeait être une erreur, mais au fond d’elle, l’Autre aurait voulu continué à se battre.

    London ne regardait pas vraiment Gidéon. Elle semblait ailleurs, perdue dans un passé trop lointain et trop douloureux qu’elle n’aurait jamais voulu se remémorer. Elle n’avait même pas fait attention à la proximité du Gryffondor. En temps normal, London évitait de se retrouver à moins d’une distance raisonnable d’un mètre cinquante avec quelqu’un. Là, elle n’avait pas réellement la force de l’arrêter, parce qu’elle le savait, elle ne le pourrait pas et au fond d’elle, bien qu’elle le niait, ne le voulait pas. « Tu ne possèdes aucune personne ayant ces caractéristiques dans ton entourage. Tu ne ressens donc aucun amour envers toi, aucun véritable amour pour toi de n'importe quelle sorte qu'il soit. Tu ne peux donc pas ressentir la force que déploie le coeur... Tu ne peux pas comprendre qu'une personne n'étant ni ton ami ni un membre de ta famille veuille te comprendre, t'aider, te protéger et te chercher... Tu ne peux pas ressentir le besoin d'être proche d'une personne, d'être avec elle sans sortir avec pour autant juste la côtoyer. Tu ne penses pas à quelqu'un tout le temps. Tu ne rêves pas d'embrasser une autre personne comme si ta vie en dépendait. Et jamais, jamais tu ne pourras penser que si cette personne si spéciale venait à décéder, à s'éloigner ou tout simplement à changer, tu ne serais plus toi même. Tu serais mal à cause de cela, de cette perte, de ce changement. » C’est faux, il a faux sur toute la ligne. Jared correspondait à ces critères, Jared était tout. Et elle s’aimait. Les autres, elle s’en fichait. Elle s’en fichait, ils ne comptaient pas. C’était tous des ennemis et lui, il était un ennemi. Jared le lui disait tout le temps : « Ne fais confiance qu’à toi-même » et il avait parfaitement raison. Jusqu’ici, elle n’avait fait confiance à personne trop paranoïaque pour oser laisser échapper la moindre de ses pensées à quelqu’un. Elle ne devait rien dire, elle ne voulait pas troubler sa sécurité qu’elle s’était faite. Elle ne voulait pas être comme Gidéon : faible. Elle n’avait pas besoin d’amour. Elle n’avait pas besoin d’amis. Elle s’en sortait parfaitement toute seule. Elle s’en était toujours sortie toute seule, depuis le début personne ne l’avait aidée. Pourquoi est-ce que quelqu’un viendrait aujourd’hui le faire ? C’était totalement incensé. Il mentait. Il mentait. Pourtant tout ce qu’il lui disait, intérieurement, la bouleversait. Oui, London Leighton était bouleversée par les mots de Gidéon MacLouann. Ils avaient une telle puissance, un telle raisonnance en elle. L’Autre ressurgissait. L’Autre aimait ces mots, ces promesses de liberté, de changements, d’amour. Gidéon refaisait surgir l’Autre et cette réalité fit terriblement peur à London qui venait de comprendre l’envergure de la situation. Elle luttait désespérément en elle. Et pendant ce combat, elle ne put lui dire d’arrêter de parler.

    Et il continua : « Em'... Ce que tu ne veux pas c'est attraper les sentiments au vol. L'amour d'un ami, de la famille, d'un amant, d'un inconnu. Tout commence par l'acceptation, par l'envie de l'autre, de connaître l'autre. Ensuite, si nous aimons vraiment, on se bat. On se bat sans réfléchir pour ceux qu'on aime. Pour ce en quoi l'on croit. Je me bats pour les autres... crois tu vraiment que si je n'aimais pas les personnes autour de moi je serai revenu dans cet école que je déteste du plus profond de mon être. Tu crois vraiment que je serai là à me battre pour aider des inconnus si je ne savais pas que c'était ce qu'il fallait faire pour vivre libre, pour vivre heureux et ensemble? Si ce n’était pas pour que ces personnes que j'aime retrouvent un monde qu'il aime autant que j'aime le mien? Jamais je n'abandonnerai ce que j'aime... » Tais-toi, tais-toi je t’en supplie. Non, continue, continue à me bercer d’illusion d’amour, d’amitié, de compassion, d’humanité. Et le combat, la lutte continuait intérieurement en London. L’Autre se débattait. L’Autre voulait reprendre le dessus. L’Autre voulait la contrôler, la détruire pour prendre définitivement la place. Mais London ne voulait pas. London ne voulait pas redevenir cette enfant. London ne voulait pas revoir l’indifférence de son père, le dégout et la déception de sa mère, les gestes doux de Seth. Non. Elle ne voulait pas souffrir encore. Elle ne voulait plus.

    Et puis sans qu’elle puisse le prévoir, sans qu’elle puisse l’arrêter, les lèvres de Gidéon touchèrent les siennes, sa langue s’enlaça avec la sienne, la main de Gidéon alla se poser dans le dos de la Serpentard pour la coller contre lui. London et Gidéon s’embrassèrent au milieu du couloir silencieux, au milieu de cette vie qui n’avait aucun sens, au milieu de ce champ de bataille qu’était l’âme de London. Et London se laissa aller. London se sentit bien un instant dans ses bras à lui. London se retrouvait alors en cinquième année avec Seth, amoureuse. Son cœur battait à la chamade et elle ne pouvait plus rien faire à présent. L’ennemi avait frappé encore. L’ennemi venait de glisser à travers les fissures de sa glace pour la prendre toute entière et la réchauffer. London ne savait plus où elle était. London était perdu. Et puis finalement, ils se séparèrent. London regardait Gidéon sans comprendre ce qui venait de se passer, sans réaliser la gravité de la situation. « Comprends-tu? Je ne t'abandonnerai pas... » Et il déposa un baiser sur son front. L’Autre était là de retour. Il n’avait fallu que se baiser pour désarçonner London et laisser Emeraude prendre la place. La sensation était agréable. Un instant, Emeraude se sentit si bien là avec Gidéon.

    Mais la réalité la rattrapa aussitôt.
    Un choc électrique.
    Et tout redevint comme avant.

    London reprenait sa place. Emeraude était de nouveau bâillonnée, enterrée profondément quelque part dans l’esprit de London, et les souvenir de Seth et surtout de ce baisé y furent envoyés avec. En un éclair, London redevint froide, son regard se durcit et enfin, elle comprit tout ce qu’il venait de se passer. Elle analysa alors toute la scène, disséqua toutes les parties de manière chirurgicale. Et la colère monta. La colère, la rage, la haine. C’était maintenant ou jamais. Soudainement, sans prévenir, la main de London rencontra la joue de Gidéon et un claquement raisonna dans tout le couloir. London tremblait de colère. Son regard était presque fou et aurait pu transpercer Gidéon de toute part. Elle voulait le tuer, l’assassiner sur place, l’éliminer. Et puis les mots partirent tous seuls d’un seul coup : « Ne me touche plus jamais MacLouann ! Et tu ferais mieux de t’occuper de toi au lieu de venir te mêler de mes histoires, de ma vie ! Et tout ce que tu dis n’est que mensonge ! Tu mens ! Comme tes parents t’ont mentis ! Tu n’es qu’un menteur comme ta mere ! Oui, ta mère est une menteuse ! Parce qu’elle ne t’a pas dit que tu n’étais pas un sang de bourbe en réalité ! Oui Gidéon MacLouann, tu es fière de ta saleté de sang, tu détestes ce monde mais tu es le fils de ce monde ! Oui ! Tu es fils d’une moldue et d’un sang-pur! Quoi ? Tu sais plus quoi dire-là? En meme temps c’est normal, ta vie n’est qu’un mensonge Gidéon MacLouann. Tu es né d’une partie de jambe en l’air entre Sorrow Caldwell, le père d’Elliyöt Caldwell, et de ta trainée de mère moldue ! Alors arrête de me faire la morale parce que ta parole n’a aucun sens ! Tu n’es qu’un menteur, ta vie est un mensonge, ton existence est un mensonge ! » Et les mots claquèrent dans l’air. Et ses mots vinrent se planter droit dans le corps de Gidéon. London le regardait, une lueur malsaine dans l’œil. Elle l’avait tué. Elle l’avait tué en lui disant la vérité et la vie de Gidéon ne se résumait qu’à un simple mensonge.

Of everything you hate and you desire
You love me like an enemy
This love is a suicide
Love is a suicide



The Monster

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MessageSujet: Re: "La vérité engendre la Haine" [ London & Amycus (plus tard)]   Lun 11 Juin - 23:30
  • S'en était fini. De lui. D'elle. D'eux deux. Ce n'était pas comme si "eux deux" avait réellement existé, ils n'étaient jamais sorti ensemble et ne s'étaient jamais aimé mais il existait bien quelque chose qui puisse sous entendre un "eux deux". Cela ne se rapprochait ni de l'amitié ni de l'amour, c'était, en réalité, indéchiffrable. Gidéon avait toujours su reconnaitre ses sentiments qu'il soit bon ou mauvais, qu'il les accepte ou non pourtant quand London prenait place dans sa tête, il ne pouvait mettre un mot dessus. Quelque chose l'en empêchait sans pour autant que cela l'affecte; il était persuadé qu'il comprendrait le moment venu. La jeune Leighton était une énigme qu'il avait résolu à moitié. Il se savait en danger de le lui avoir crié mais ne la craignait pas ni elle, ni son frère ni un autre. La vérité était pour lui quelque chose d'important et il estimait qu'elle la méritait tout autant que les autres de plus il la trouvait ridicule sous son masque de terreur croyant qu'elle berne alors qu'elle ne cesse d'être bernée par tout le monde. Il avait pris London pour une sorte de mission, mission qui s'était imposé à lui lorsqu'il avait vu son manège pour la première fois. Il trouvait cela tellement stupide et puéril de se faire passer pour quelqu'un d'autre en particulier venant d'elle. Etait- ce cela le lien qui les unissait? L'un se devait de l'aider pendant que l'autre, peut être au fond d'elle même, voulait qu'il l'aide? Allez savoir cependant à cet instant, alors qu'il reculait, Gidéon comprit qu'il venait de faire une erreur de jugement: jamais elle ne comprendrait et n'aurait de cesse que de se venger encore et encore.

    Pourquoi se baiser et cette étreinte? Il ne savait pas. Il ne l'aimait pas, pas à proprement parlé. Il n'aimait pas cette femme sombre et ne ressentait aucun désir envers elle. S'il éprouvait le moindre sentiment amoureux ce ne serait qu'envers l'Autre, celle qu'elle cache, celle qu'il ne voit plus et ne reverra plus. Un faux jugement l'avait fait voir ce qui n'était pas là: l'Autre. Sa proximité avec cette illusion l'avait troublé et enhardi, trop surement. Toutefois, il assumait et ne voulu pas chasser cette impression de bien être. Ce baiser, il l'avait senti autant qu'elle, était une preuve que l'Autre était là. Il l'avait senti et c'est pourquoi il savait que les représailles tomberaient. Une gifle. Apparemment, G n'avait pas assez reculé. Il sourit et se frotta la mâchoire sur laquelle il sentait sa barbe peu débroussaillée.

    Ne me touche plus jamais MacLouann ! Et tu ferais mieux de t’occuper de toi au lieu de venir te mêler de mes histoires, de ma vie ! Et tout ce que tu dis n’est que mensonge ! Tu mens ! Comme tes parents t’ont mentis ! Tu n’es qu’un menteur comme ta mère !

    A l'évocation de sa mère, le jeune gryffondor fronça les sourcils: qu'est ce qu'avait à faire sa mère la dedans? S'il s'était attendu à ce qu'elle l'insulte et le gifle, il ne s'attendait pas à ce qu'elle est la stupidité enfantine d'impliquer ses parents, qui, de toute évidence n'avait rien a voir avec eux.


    Oui, ta mère est une menteuse ! Parce qu’elle ne t’a pas dit que tu n’étais pas un sang de bourbe en réalité ! Oui Gidéon MacLouann, tu es fière de ta saleté de sang, tu détestes ce monde mais tu es le fils de ce monde ! Oui ! Tu es fils d’une moldue et d’un sang-pur!

    Bientôt on ne vit plus ses yeux tellement ses sourcils étaient froncé. Qu'est ce qu'elle lui racontait? Est-ce que seulement elle voyait son absurdité? Comment pouvait-elle se rabaisser à de si basse révélation? Le baiser l'avait-elle troublé à ce point? Non, il y avait peu de chance... ou peut être que si. Après tout, qui aurait su dire ce qui était normal chez cette fille? Personne. Personne, non, il savait que ce n'était pas vrai. Il savait que lui pouvait savoir car lui connaissait la vraie Leighton à son grand malheur. Pourtant, il ne pouvait voir l'exactitude de ses propos comme elle ne pouvait voir l'exactitude des propos de Gidéon.


    Quoi ? Tu sais plus quoi dire-là? En meme temps c’est normal, ta vie n’est qu’un mensonge Gidéon MacLouann. Tu es né d’une partie de jambe en l’air entre Sorrow Caldwell, le père d’Elliyöt Caldwell, et de ta trainée de mère moldue ! Alors arrête de me faire la morale parce que ta parole n’a aucun sens ! Tu n’es qu’un menteur, ta vie est un mensonge, ton existence est un mensonge !

    Là, elle disjonctait. La pauvre. Il leva les mains au ciel tout en haussant les épaules puis se mit à rire. Quelle imagination débordante. Ne pouvait-elle pas seulement lui lancer un doloris afin que sa vengeance soit faite au lieu de lui jeter au visage ces énormités? A dire vrai, il pouvait concevoir que ses parents aient pu lui mentir à certaines reprises comme pour beaucoup d'enfants par exemple à propos du père noël ou de la petite souris mais pas plus. Ensuite, mettre dans le tas la possibilité que sa mère ait couché avec Sorrow Caldwell, comme par hasard, semblait une théorie assez fumeuse. G n'arrivait même pas à lui en vouloir d'avoir traité sa mère de trainée tellement il la trouvait moins que rien. Aujourd’hui, il ne pouvait être plus déçu de la grande London. Elle n'était rien. Véritablement rien. Il reprit sa respiration.

    Tu sais, ce n'est pas parce que ta vie est un mensonge sur patte que celui des autres doit automatiquement être pareil... Je comprends que tu veuilles te venger de ce que je peux te faire ressortir mais.... non en fait je comprends pas, c'est tellement débile. Tu l'as senti aussi bien que moi. Elle est revenue. Elle est revenue férocement mais trop furtivement à mon gout... Tu as peur mais ce n'est pas une raison pour te rabaisser à des théories fumeuses... Ce n'est pas parce que je ressemble à Elliyot que je suis forcement son frère enfin.. son demi frère. Tu me déçois... pour la grande London Leighton je m'attendais à mieux ... Bientôt tu vas me sortir que ma mère est en réalité une extraterrestre qui vient de Krypton? Sois Sérieux 5 minutes London
    .

    Oui sois sérieux Gidéon. Écoute bien ce qu'elle dit et ce que dit ce petit être en toi. Écoute bien et tu verras que ce qu'elle dit n'est pas totalement dénué de sens. pas totalement. Premièrement tes parents n'ont jamais reussi à avoir d'autre enfant et ce n'était pas faute d'avoir essayé. De même, avant ton arrivée, pas une fois elle tomba enceinte. Pas une. Autre chose, ta ressemblance plus que troublante avec Elliyot, tout le monde le dit, même toi et pour finir, te souviens-tu de cette photo que tu as vu de Sorrow? Te souviens tu de la remarque que tu as eu à ce moment là? et de celle de Lulvia " c'est fou on dirait toi" ? Et cette étrange facilitée au duel, n'est ce pas génétique? Après tout tu t'étais toujours dire que c'était une malédiction de plus, une faculté puissante que tu aurais préféré donner à d'autre. Ton père ne te ressemble pas vraiment. Si on voit la ressemblance père fils c'est face à votre carrure et votre comportement: comme quoi vivre ensemble créait les ressemblance. Et puis surtout, tu es sorcier alors qu'aucun de tes parents ne le sont. Il se peut qu'au fond ton père ne le soit pas vraiment et qu'en effet, ton existence soit un mensonge.

    Gidéon arrêta de rire. La vérité était peut être là sous son nez et non dans ses croyances.
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B. Rose Hampton
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MessageSujet: Re: "La vérité engendre la Haine" [ London & Amycus (plus tard)]   Lun 2 Juil - 15:18
    Emeraude, Seth, ce baiser, n’étaient plus que des souvenirs lointains, plus que des mirages qu’elle s’efforçait de ne pas se souvenir. Elle ne voulait pas ce souvenir de ça. Elle n’avait pas le droit. Elle n’était pas faible. Emeraude, Seth, ce baiser, Gidéon. Tout ceci avait disparu de sa vie, de sa mémoire. Tout ceci était bien enfermé à double tour au fond d’elle. Et elle ne souhaitait pas les libérer. Elle ne serait jamais ce qu’il veut qu’elle soit. Elle ne serait jamais l’Autre. Elle ne le voulait pas, ne le devait pas. Et elle se vengerait encore et encore, parce que c’est de cela qu’elle vit, parce c’est son devoir. Elle doit se venger des erreurs de son père. Elle doit se venger de ce monde qui est un ennemi pour elle. Elle doit se venger des hommes qui, au fond, la tourmentent, la tuent, l’utilisent. Parce que ça a toujours été comme ça de toute façon et que ça ne changerait pas. Ainsi, pour mener sa vengeance a bien envers Gidéon, London avait été très patiente. Et elle avait fouillé dans sa vie, dans son monde, dans son intimité. Son père avait encore des relations au sein de Ministère de la magie et London pouvait accéder à ce qu’elle voulait. Elle n’avait donc pas hésité à demander à son père des dossiers sur Gidéon Maclouann. Elle les avait épluchés avec le plus grand des soins possibles et avait réussi à trouver LE secret qui pesait sur son existence. Elle avait cherché durant des jours et des jours et il y a à peine quelque temps, elle avait enfin fait le rapprochement. London n’avait aucun scrupule quand il s’agissait de fouiller dans la vie des gens. Elle le faisait sans aucun remords, sans aucune once de pitié. Elle était déterminée et prête à tout pour arriver à ses fins comme toujours. Son frère l’aidait souvent dans ce genre de recherche bien que là, elle n’est pas demandée son aide. Elle voulait mener cette enquête toute seule. Elle ne souhaitait pas que Jared s’en mêle parce qu’elle le savait, il interviendrait en allant casser la figure à Gidéon même-si elle le lui interdisait.

    Maintenant. C’était maintenant le moment ou jamais de lui dire toute la vérité, rien que la vérité. C’était maintenant qu’elle pouvait se venger, qu’elle pouvait le faire payer. Et London en éprouvait une certaine satisfaction malsaine. Il venait de lui donner une occasion en or et elle ne pouvait la laisser échapper. De plus, la colère qu’elle éprouvait, lui donnait un occasion de frapper encore plus. Et elle le savait, elle n’aurait aucun regret après. Ainsi, après la gifle, elle lui avoua tout, elle lui dit que sa mère avait couché avec le père d’Elliyöt Caldwell et que du coup, il était conçu directement de cette union. Et elle savait que ça lui ferait mal, parce qu’elle savait que Gidéon n’aimait pas la magie, qu’elle l’exécrait et qu’il ne voulait pas appartenir à ce monde-là. London savait que ça bouleverserait toutes ses convictions, toutes ses croyances et surtout toutes ses valeurs. Elle savait que Gidéon s’effondrerait de lui-même. Et elle n’espérait que cela. Il fronça les sourcils quand elle lui avoua tout. Elle savait qu’il ne la croirait pas au début et les preuves qu’elle possédait le feraient descendre plus bas que terre. Il se mit à rire, leva les mains. Il ne la croyait pas. Elle afficha un sourire malsain sur ses lèvres. S’il savait. « Tu sais, ce n'est pas parce que ta vie est un mensonge sur patte que celui des autres doit automatiquement être pareil... Je comprends que tu veuilles te venger de ce que je peux te faire ressortir mais.... non en fait je comprends pas, c'est tellement débile. Tu l'as senti aussi bien que moi. Elle est revenue. Elle est revenue férocement mais trop furtivement à mon gout... Tu as peur mais ce n'est pas une raison pour te rabaisser à des théories fumeuses... Ce n'est pas parce que je ressemble à Elliyot que je suis forcement son frère enfin.. son demi frère. Tu me déçois... pour la grande London Leighton je m'attendais à mieux ... Bientôt tu vas me sortir que ma mère est en réalité une extraterrestre qui vient de Krypton? Sois Sérieux 5 minutes London. » London explosa de rire. Elle ne réagit pas à l’évocation de l’Autre, pourtant, elle savait qu’elle n’aurait jamais dû la laisser sortir. Elle avait toujours voulu que personne ne sache qui se cachait en elle, qui elle baillonnait de force pour avoir la paix. Personne ne savait sauf Seth Bradsburry sans doute. Même pas son frère. Ou tout du moins, le souvenir de l’Autre avait disparu de sa mémoire depuis bien longtemps. Elle n’avait donc pas voulu que l’autre sorte et surtout que lui, Gidéon, la voie ainsi. Mais elle rigola. Il était pitoyable. Pitoyable ! Alors, d’un geste gracieux et félin, elle ouvrit son sac et fouilla durant quelques instants dedans. Par chance, elle gardait toujours ce dossier sur elle, parce qu’elle savait qu’elle en aurait besoin tôt ou tard. London sortit alors un papier et un photo et son regard vert glacé se posa sur le Gryffondor.

    « Oh non Gidéon, je ne vais pas te décevoir. Non. Regarde ce que j’ai. Tu vas bien devoir me croire de toute façon. Tu sais ce que je tiens entre mes mains ? Je tiens une photo de ta chère et tendre mère que tu aimes avec Mr Caldwell dans un hôtel moldu londonien prise par une ancienne amante jalouse de ce cher Sorrow Caldwell. J’ai contacté la femme et elle m’a gentiment donné cette photo. Elle semblait bien désespérée de faire tomber son ancien amant qu’elle aimait tant. » London mima dans cette dernière phrase une femme désespérée. Oui, ça n’avait pas été dur d’avoir cette photo. Pas dur du tout. La femme avait été d’une aide précieuse et London l’avait gentiment remerciée en lui donnant des nouvelles de cette affaire. Bien entendu, elle ne le fera pas, n’en trouvant pas l’utilité. Elle donna alors la photo à Gidéon, puis reprit en lui montrant le dernier papier : « Enfin, ce papier. Il s’agit-là d’un teste qu’à fait ton cher père pour savoir s’il était capable de donner des enfants. A vrai dire, tes parents étaient désespérés de ne pas avoir d’enfants donc, ton cher père a voulu savoir si c’était lui l’origine du problème. Mais il n’a jamais regardé les résultats parce que ta chère mère s’est retrouvée engrossée par Sorrow Caldwell. Ainsi, comme tu peux le constater ici, ce test est positif. Ton père est stérile. Il n’a donc pas pu te créer. » Elle lui donna alors le papier et regarda attentivement Gidéon. Son visage se décomposait au fur et à mesure qu’elle lui parlait. London éprouvait de la satisfaction devant tout cela. Jamais avant elle n’avait été aussi heureuse de détruire quelqu’un. Parce que oui, Gidéon était détruit avec cette nouvelle, avec cette vérité qui lui éclatait en plein visage. Dans un dernier élan de sadisme, London s’approcha de Gidéon et lui caressa la joue qu’elle avait glissé pour lui dire d’un ton faussement compatissant : « Alors Gidéon, je te déçois toujours ? Voyons, ce n’est pas si grave ! Tu connais toute la vérité maintenant, ce n’est pas ce que tu voulais ? »


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MessageSujet: Re: "La vérité engendre la Haine" [ London & Amycus (plus tard)]   Sam 7 Juil - 0:11
[ Accord des deux protagonistes reçu. Pour interpréter Peeves, je me suis inspirée de Gollum, et plus particulièrement de cette vidéo ]

    « Ils savent… Ils savent… Ils nous soupçonnent ! Et que dit Peeves ? Peeves perdrait patience… Peeves déteste ces vilains Carrow. Peeves veut les voir dehors ! Peeves l’a déjà fait… Et pour commencer. Poudlard est à nous ! Il me faut Poudlard. Nous devons le reprendre… Nous devons les amener vers la folie ! Tout ce qu’ils ont, ce sont des Mangemorts crasseux. Et ils ne sont pas très savoureux, n’est-ce pas Peeves ? Tiens, j’entends des petits morveux de sorciers… Chut ! Silence, il ne faut pas les attirer… »

    Peeves délaissa le lustre qu’il avait détaché deux ans plus tôt. Il s’en souvient encore. C’était lors du règne de la vieille rombière d’Ombrage qu’il s’était intéressé à ce luminaire. Il voulait le faire tomber pile au moment où cette mégère passerait en dessous. Mais la tâche s’était révélée plus ardue que prévue. Il n’avait pas su dans quel sens le dévisser et il avait vu toute sa folie sombrer dans le délire de pouvoir d’Ombrage. C’était peut-être la seule fois où il avait eu peur de ne plus être comme avant. Heureusement, quelqu’un s’était rangé à ses côtés et lui avait indiqué, discrètement et du bout des lèvres, qu’il fallait le dévisser dans l’autre sens. Le sourire goguenard de Peeves avait soudainement repris sa place sur son visage et il s’était escrimé à tourner le lustre dans l’autre sens. L’entreprise avait réussi mais il ne s’était pas écrasé sur Ombrage, comme il l’aurait souhaité. Pas grave, c’était quand même une victoire en soi. Il saurait retenir ça. De toute façon, il n’a jamais pu retenir les leçons de « vie » qu’on a tenté à maintes reprises, de lui inculquer. C’est bien connu ; on retient plus facilement les conneries que les choses importantes.

    Peeves s’en alla flotter tranquillement jusqu’au couloir où les voix des deux morveux le menaient. Il se cacha discrètement dans une armure et au bout de quelques secondes, il la fit tomber. Le fracas se fit entendre jusqu’à l’autre bout du couloir. Il sortit précipitamment de sa cachette et se mit à hurler dans les oreilles de la jeune demoiselle. Dans un caquètement étrange, sonore et bien enfantin, il s’éleva jusqu’au plafond et leur dit, de sa voix nasillarde :

    « « Oh mais moi aussi, je sais la vérité. Je vais aller le raconter à tout le monde et vous serez fichuuuuuu turlututu chapeau pointu. » »

    Il prit le sac de la jeune fille et s’envola avec jusqu’à l’autre bout du couloir, où il le lâcha sur une poutre apparente. Il prit soin de mettre l’ouverture vers le bas pour que tout se casse la figure et, avec un peu de chance, se brise. Il caqueta une nouvelle fois et s’éloigna dans les couloirs tout en hurlant « JE SAIS LE SECRET DE LONDON ! »
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MessageSujet: Re: "La vérité engendre la Haine" [ London & Amycus (plus tard)]   Lun 9 Juil - 22:41
Oh mais moi aussi, je sais la vérité. Je vais aller le raconter à tout le monde et vous serez fichuuuuuu turlututu chapeau pointu.

Le spectre s'éloigna dans le dédale de couloirs en hurlant à qui voulait l'entendre qu'il connaissait le secret de London. Le jeune gryffondor se demanda si Preeves avait bien compris leur conversation car loin d'être le secret de London c'était plutôt le sien. Celui d'une vie de mensonge. Il avait du mal à y croire tout en sachant que ces mots, ces mots que prononçaient cette femme qu'il avait cru découvrir et connaitre, exprimaient une pure vérité. Elle voulait le voir plus bas que terre. Elle voulait le sentir sous sa semelle lorsqu'elle y appuierait toute sa haine et son dégout. Il l'avait découverte, il le savait mais il avait perdu sa vie pour lui faire regagner la sienne. Pourquoi s'être fait tant de mal? Pourquoi avoir voulu la sauver en sachant qu'elle ne l'accepterait pas? Parce qu'il n'avait pas eu peur. Parce qu'il ne la craignait pas. Parce qu'il savait sa cause juste et ne voulait voir les ombres qui se dressaient devant lui. Il ne les avait jamais vu alors pourquoi pour elle? Pourquoi aurait-il eu peur d'elle? Il n'y avait aucune raison. Du moins aucune assez importante pour le faire rebrousser chemin. Il aurait du pourtant. Oui, il aurait dû s'arrêter lorsqu'il en était encore temps. En entendant Preeves scander sa trouvaille tel un enfant exprimant sa fierté d'avoir obtenu un super nouveau jouet, Gidéon voulu revenir en arrière et changer tout ça. Ne jamais l'avoir vu. Ne jamais lui avoir parlé. Ne jamais avoir vécu ces dernières années. Ne jamais avoir vécu ce mensonge. Valait mieux une vie de mensonge tant qu'on le sait pas qu'une vie d'une vérité qui fait souffrir. Bizarrement, alors qu'il ne crut jamais y arriver, il comprit. Il comprit ce qui poussait London à se mentir à elle-même car aujourd'hui, en cette journée hivernale, il aurait voulu tout oublier mais su qu'il n'y arriverait pas.

Son corps transpira la haine et le regard qu'il porta sur London fut le plus violent qu'il n'eut jamais donné. Le gryffondor ne put oublier son existence. Il ne put s’empêcher de la voir. Il ne put regarder par ailleurs comme il le faisait avec toutes ces autres personnes abjectes. Elle existait et elle était devenue l'objet de sa haine et de sa tristesse. Elle avait trouvé sa place dans la vie de Gidéon et jamais elle ne pourra s'y dérober. Elle était celle qui lui avait volé sa vie, qui lui avait dérobé son NID, son cocon familiale.Sa main se porta sur le coup de la femme. Il la poussa jusqu'au mur. L'avait-il vraiment embrassé? Non ce n'était pas possible. Elle arrivait à oublier? Il pouvait le faire aussi. Il pouvait oublier la vraie London mais jamais il n'oubliera ce qu'elle venait de faire. Elle venait de perdre la seule personne qui avait cru en elle. Le seul ami qu'elle avait. Elle n'avait maintenant plus personne sur qui réellement compter et sa vie resta un mensonge comme celle de Gidéon le devenait en ce jour.

Il espérait qu'elle comprenait en le regardant dans les yeux qu'elle venait de tout perdre. Il espérait que la vraie London pleurait de chagrin et hurlait de rage contre celle qui la maintenait prisonnière. Il espérait que le clone craignait plus qu'il ne jubilait. Gidéon savait que quelque part, elle avait compris. Sa main se resserra un instant contre son cou puis il relâcha sa prise pour foutre son poing dans le mur. Seul trois personnes dans ce monde aurait pu voir Elliyot dans les gestes de Gidéon car seul trois personnes se trouvaient dans cette salle lorsqu'Elliyot avait dérapé. Il n'y avait pas de doute, ils étaient frères et se ressemblaient bien plus que physiquement. Gidéon l'avait toujours presque considéré comme un frère mais aujourd'hui, alors que la vérité sonnait sur cette affirmation, il ne put avoir que l'envi de vomir. Vomir sa vie. Vomir sa haine.

Le mur marquait par son poing, G souffla doucement dans les oreilles de London.

Tu penses avoir gagné mais lorsque tu découvriras ta propre vérité, tu hurleras ta haine envers ce jour où tu auras détruit la seule personne qui savait. Tu n'es rien London. Tu n'es plus rien à partir de ce jour comme tu ne l'as jamais été.


Le jeune homme s'éloigna et la railla de sa vie. Elle n'était plus qu'une nummilite, un bout de tout qui n'était plus rien mais qui devrait être plus dans l'avenir.

La vérité faisait mal. La vérité engendre la haine.
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B. Rose Hampton
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MessageSujet: Re: "La vérité engendre la Haine" [ London & Amycus (plus tard)]   Mer 11 Juil - 19:13
    L’Autre hurlait de rage. L’Autre se débattait en elle. Elle hurlait si fort que London commençait à en avoir mal à la tête. Pourtant, elle n’était plus jamais satisfaite de ce qu’elle venait de faire. Elle venait de le détruire lui. Elle venait de bouleverser toutes ses convictions, toutes ses croyances, tous ses repères. Gidéon n’était pas un sang-de-bourbe. Il l’avait tellement crié sur tous les toits. Il l’avait tellement hurlé, il en était tellement fier. Mais c’était avant. Aujourd’hui, il possédait du sang de sorcier dans ses veines. Le fait de voir sa réaction l’étonna quelque peu. Elle aurait été hyper heureuse d’apprendre d’être une sang-mêlée qu’être une sang-de-bourbe si elle avait été dans son cas. Etre né-moldu n’était pas une situation très enviable durant ces temps sombres. Oh London ne les détestait pas, elle savait que ça n’était pas de leur faute. Elle avait plutôt pitié d’eux. Mais comme tout bonne membre de la Brigade des Carrow elle devait se montrer impitoyable envers eux. Ainsi London Leighton passait pour une raciste auprès de tout le monde. Ainsi était son image. Ainsi, elle savait que si elle avait été à la place de Gidéon elle aurait été heureuse, car en apprenant cela, il n’aurait plus de persécution à répétition et les Carrow le laisseraient plutôt tranquille. Et puis, elle n’aurait pas été si bouleversée que cela. Mais London était elle et Gidéon était une autre personne. L’Autre la haïssait, lui hurlait dessus. Pourtant, le mal était fait. London venait de tout détruire entre eux. Et c’est ce qu’elle avait voulu. Elle avait réussi et elle était satisfaite. Satisfaite de l’avoir une bonne fois pour toute écartée de son chemin, de l’avoir détruit au passage. Ainsi, il n’oubliera jamais le nom de London Leighton et à chaque fois qu’elle le croiserait dans les couloirs, elle y verrait sa haine. Mieux valait être craint qu’être aimé n’est-ce pas ?

    Et puis soudainement, un grand bruit se fit entendre dans les couloirs. London ne réagit pas pour autant jusqu’à ce que Peeves se montre. Elle leva les yeux au ciel et soupira. « Oh mais moi aussi, je sais la vérité. Je vais aller le raconter à tout le monde et vous serez fichuuuuuu turlututu chapeau pointu. » La jeune femme le regarda longuement. Elle se demandait de quoi il voulait réellement parler. Elle n’avait rien réellement révélé sur elle, juste sur Gidéon. Oh il pourrait facilement aller dire à tout le château que London Leighton s’était faite embrassée par Gidéon MacLouann et sans doute que Jared Leighton se mêlerait de cette histoire en allant voir le Gryffondor, mais ça s’arrêtait là. Elle ne s’inquiéta pas de savoir ce que connaissait Peeves sur cette histoire. Cependant Peeves commença à agacer la jeune femme quand il attrapa son sac et le renversa en s’en allant. Elle vit tomber ses affaires les unes après les autres et sa bouteille d’encre s’écrasa sur le sol répandant le liquide noir. Alors qu’elle allait pour ramasser ses affaires, Gidéon la poussa contre le mur mit la main sur sa gorge et ils restèrent un long moment à se regarder. London ne quitta pas son regard, n’eut même pas peur. Elle savait qu’il était en colère, mais savait aussi qu’il ne ferait rien contre elle de toute façon. Cependant, elle changea un instant d’avis quand il commença à serrer sa gorge et qu’elle commença à manquer d’air. Elle persistait cependant à croire qu’il s’arrêterait là. Et elle avait raison car il retira sa main et l’écrasa contre le mur juste à côté de son visage. Elle ne sursauta pas mais reprit une respiration normal. Pourtant, elle fut tout de même interpelée par son regard plein de haine. Elle avait vu une haine immense, effroyable. Elle ne pu s’empêcher de faire un rapprochement envers la haine qu’elle éprouvait contre Alyssa Carter. Et puis Gidéon lui glissa à l’oreille : « Tu penses avoir gagné mais lorsque tu découvriras ta propre vérité, tu hurleras ta haine envers ce jour où tu auras détruit la seule personne qui savait. Tu n'es rien London. Tu n'es plus rien à partir de ce jour comme tu ne l'as jamais été. » Ces phrases résonnaient comme des promesses, pourtant, elles n’inquiétèrent pas plus que cela la Serpentard. Elle regarda alors partir le Gryffondor furieux sans rien dire. Quand il eut sorti de son champ de vision, elle passa une main sur son cou pour constater que tout allait bien. Elle remit sa chemise, sa cravate et sa jupe en place avant d’aller ramasser ses affaires les unes après les autres. Puis, elle s’adressa à Peeves : « Je te conseil de me rendre mon sac Peeves. A moins que tu veuilles que le baron sanglant vienne le récupérer ? Je vais le chercher tout de suite si tu ne me rends pas ce qui m’appartient. » Elle était restée parfaitement calme quand elle lui avait parlé. Elle s’approcha alors de sa bouteille d’encre et sortit sa baguette. Elle lança un sort et la bouteille se reforma d’elle-même et le liquide disparut. Elle sentit alors une présence derrière elle et sourit avant de dire : « Bonjour Monsieur Carrow. Que me vaut l’honneur de vous voir ici ? Sans être indiscrète bien sûre » London se retourna et fit face à son professeur de Défense contre les Forces du Bien avec un sourire poli.


The Monster

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MessageSujet: Re: "La vérité engendre la Haine" [ London & Amycus (plus tard)]   Lun 16 Juil - 21:48
  • Des couloirs déserts. Cela le rendait à la fois jovial et désabusé. Le silence était quelque chose qu'il avait toujours su apprécié mais qu'il chérissait de plus en plus depuis qu'il avait pour mission de rendre cette école plus... fréquentable en éliminant la vermine qui y avait trop longtemps proliféré. Ces êtres insignifiant pouvaient aisément remplacer les cafards à l'échelle planétaire: ils étaient moches, stupides, inintéressants, juste bon pour manger la merde des autres. Ils n'étaient rien. Amycus voulait les écraser mais il était persuadé qu'à l'instar des cafards, ils feraient les morts et se réveilleraient bien trop rapidement à son goût. Le mangemort remarqua un couple dans un coin, il s'approcha à pas de loup et découvrit deux sangs de bourbes qu'il s'empressa de congédier et punir de deux coups de baguettes. Tel des rats ils coururent dans tous les sens avant de disparaitre dans les escaliers. Fulminant de rage après cette vision, Amycus reprit son petit tour. Comment ces vermines pouvaient-ils oser espérer être heureux en ménage? Ici? Devant lui? Chez lui? Dans SON école? Ne comprenaient-ils pas qu'ils n'étaient encore en vie que pour le bon plaisir du Lord et que si cela n'avait tenu qu'à lui, il les aurait tous éliminé un par un? Éradiquer cette espèce: voila un but important. Croyaient-ils vraiment qu'ils pourraient proliférer ainsi ? Non. Jamais. Des cafards. C'était exactement ça ce qu'ils étaient. Des êtres abjectes qui, si on ne faisait pas attention, pouvaient se multiplier à l'infini en si peu de temps qu'on ne les verrait pas arriver. Non, s'il en avait la possibilité, il aurait interdit à l'instar d'Ombrage, toute relation entre sang de bourbe. Il tuerait de ses mains le premier sang pur qui s'amuserait à copuler avec un sang de bourbe et punirait à cent fois le sang mêlé qui s'y aventurait.

    Un bruit sourd. Il releva la tête droit devant lui. Qui osait encore perturber ce silence reposant et le libre cour de ses pensées destructrices? Il se dirigea vers la source d'un pas rapide et crut saisir des mouvements et des éclats de voix. Fronçant les sourcils, il tourna une dernière fois et failli se faire percuter par un rouge et or qui s'éloigner d'un pas rapide et colérique. Il put l'identifier même de dos: Mclouann. Cette espèce de névroptère, de larve, de cafard. Cet être encore plus méprisable que tous les autres réunis. Le seul à détester la magie et à le clamer. Le seul a s'être presque toujours battu avec ses poings et a avoir reussi à enlever la baguette des membres de la brigade. Une sorte de mystère pour Amycus. Il le regarda un moment s'éloigner en essayant tout de même de comprendre ce qui le poussait à agir de la sorte sans comprendre. Comme toujours. Il semblait être persuadé que le monde magique n'était qu'une abomination comme Amycus était persuadé que le monde des humains en était une. Gidéon était comme lui: un convaincu mais le mangemort ne pouvait pardonner et encore moins accepter qu'il ose cracher ouvertement sur sa raison de vivre: la magie.


    Se détournant du gryffondor sans même lui faire subir le moindre sort, le professeur découvrit la silhouette de London Leighton, cette jeune femme qu'il ne considère pas encore tout à fait comme une nymphe mais plus comme une adolescente. C'est une jeune femme, proche de la femme qui a tout compris à la vie. Amycus sait parfaitement qu'elle le respecte énormément et il doit avouer que cela lui plait fort bien. Tout en sachant que jamais rien ne changera London, il ne peut s’empêcher de tester ses limites. Il sait qu'elle ira jusqu'au bout s'il le fallait mais voir dans son regard cette petite lueur de défie lui rappelle sa sœur au même âge: les prémisses d'une femme grandiose à l'avenir sans limite. Elle s'adressa à lui en se retournant. Elle l'avait reconnu avant même qu'il parle. Il sourit. Etait-il si reconnaissable à ses façons d'agir tel un muséographe faisant les même gestes et contant les mêmes histoires provenant des mêmes musées, n'étant intéressé que par ces derniers? Les musées étant pour lui: les sang de bourbe et moldus qu'il fallait assurément supprimé de la surface du globe.


    Tu me surprends et me décois en même temps... revais-je où étais-tu en pleine conversation avec cet insecte de Mclouann? Tu sais pourtant à quel point il n'est rien dans ce monde? Lui parler n'est qu'une perte de temps.... déjà qu'il est un sang de bourbe, il ose s'en vanter et cracher sur nous, ses supérieurs directs sur cette terre... Une tête d'abruti vissait sur des pensées aussi stupides et insignifiantes que lui ... Enfin... toi, tu lui parles?

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MessageSujet: Re: "La vérité engendre la Haine" [ London & Amycus (plus tard)]   Dim 29 Juil - 22:29
    London n’avait pas eu besoin de se retourner pour se rendre compte qu’il s’agissait d’Amycus Carrow. Il avait un parfum qu’elle reconnaissait immédiatement. Il y avait un mélange d’épices, d’écorces, et de roseau. London aimait beaucoup cette odeur. Elle montrait le caractère fort et inébranlable de son directeur de maison. Elle savait qu’elle l’avait surpris. La jeune fille appréciait l’homme en face d’elle. Il était séduisant c’était certain, et elle aimait les hommes séduisants. Si elle avait été plus vieille peut-être l’aurait-elle séduit. Oh, elle ne demandait pas forcément une relation de longue durée mais elle était certaine que cet homme-là était plein d’expérience. Un léger sourire apparut sur son visage et son regard vert rencontra de nouveau celui de son professeur. D’ailleurs celui-ci se mit à parler : « Tu me surprends et me décois en même temps... revais-je où étais-tu en pleine conversation avec cet insecte de Mclouann? Tu sais pourtant à quel point il n'est rien dans ce monde? Lui parler n'est qu'une perte de temps.... déjà qu'il est un sang de bourbe, il ose s'en vanter et cracher sur nous, ses supérieurs directs sur cette terre... Une tête d'abruti vissait sur des pensées aussi stupides et insignifiantes que lui ... Enfin... toi, tu lui parles? » La jeune femme resta de marbre. Elle avait envie de rire. Il ignorait tout de ce qu’elle venait de faire. S’il s’avait… La Serpentard referma son sac et prit tout son temps avant de répondre. Elle savait qu'il tomberait de haut quand il saurait. Et cela l'amusait. Elle aimait bien essayé de destabiliser son professeur de Défense Contre les Forces du Bien.

    La jeune femme planta son regard vert dans celui clair de l'homme et elle répondit doucement: «Certes McLouann est un insecte. Mais vous vous trompez sur une chose Monsieur. Ce garçon n'est pas ce que vous croyez, ce dont vous êtes persuadez.» Elle jeta un regard à Peeves qui s'éloignait en hurlant toujours. Elle leva les yeux au ciel et vérifia bien qu'elle avait récupéré toutes ses affaires. Apparament rien ne manquait. Elle savait qu'Amycus Carrow attendait la suite et sa patience était reconnue pour être inexistente tout comme sa chère et tendre soeur qu'était Alecto. La belle blonde reprit alors en s'approchant doucement de son professeur pour être un peu plus à sa hauteur et noyer son regard dans le sien. : «Gidéon McLouann est un ssang-mêlé, Mr Carrow. J'ai fouillé dans son passé. Certes ça a été très dur mais avec de la persévérance et de la détermination on arrive à beaucoup de chose. Son véritable père s'appelle Sorrow Caldwell, que vous devez connaître vu sa qualité de sang-pur et pour être aussi le père d'Elliyöt Caldwell.» Elle s'interrompit alors et laissa un silence s'installer tout en continuant d'approcher son visage du sien. Un sourire apparut sur le visage de la jeune fille. Elle savait qu'elle jouait un jeu dangereux et ça n'était que plus existant encore. «Il semblerait que vous vous soyez trompé monsieur. J'imagine que cette nouvelle ne doit pas vous ravir. J'admire tout de même votre persévérance à le persécuter. Mais je crois qu'à partir d'aujourd'hui, vous devrez trouver d'autres raisons que son sang pour vous en prendre à lui. Oh, je sais que vous ne manquez pas d'imagination là-dessus. » Elle avait son visage si proche à présent qu'elle sentait son souffle. Elle se recula immédiatement avant d'aller plus loin et remit une mêche dérrière son oreille. Elle mit son sac sur son épaule et articula tout en regardant le couloir d'où Peeves venait de partir en hurlant: «D'autant plus que cette nouvelle devrait faire rapidement le tour du château.» Elle lui sourit poliment: «Ainsi donc monsieur, je ne parlais pas à un sang-de-bourbe, mais un sang-mêlé qui, je vous l'accorde, n'est rien qu'un insecte. Je crois donc n'avoir rien à me reprocher. Vous n'avez donc pas à être déçu monsieur.» Elle recula alors avant de lui donner la photo et le papier qu'elle avait montré plutôt à Gidéon et fit comme-ci elle allait s'en aller avant de dire de nouveau d'une voix mielleuse: «Bonne fin de journée à vous Monsieur!»


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"La vérité engendre la Haine" [ London & Amycus (plus tard)]

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