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  « Haut les mains, peau de lapin ! » [PV : Elliyöt S. Caldwell ]

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MessageSujet: « Haut les mains, peau de lapin ! » [PV : Elliyöt S. Caldwell ]    Sam 17 Déc - 2:51

    « Des larmes finirent par se glisser hors des mes yeux bleus azurs. »

    Cette nuit-là, j’étais vraiment dépassée par les événements. Je regrettais, franchement, je n'aurais pas dû rire de Lulvia devant lui, comme ça. Surtout qu'il est encore entrain de faire son deuil, Elliyöt.
    Je n'arrivais vraiment plus à fermer l'œil. Alors j'avais décidé d'aller faire un tour, prenant mon courage à deux mains. Oui, oui, il faut dire que les escaliers et les couloirs, par où je devais obligatoirement passer si je veux me rendre dans le parc, la nuit ne sont pas très rassurants..

    Cela faisait maintenant plusieurs minutes que j'errais dans les couloirs telle une âme déchue. Ma marche était silencieuse, et mes pas pourtant étaient irréguliers, le bruit de ces derniers étaient amortis par l'épaisse couche de la moquette en laine blanche sur laquelle je titubais, comme une ivrogne. J'essayais d'être discrète pour ne réveiller personne. Non parce que si je me fais prendre encore, je vais finir le restants de mes jours à nettoyer les toilettes du château avec ma langue cette fois. Tseuh. Je hais ces maudits Carrow !

    J’étais sur le point de rebrousser chemin, jusqu’à ce que je relève la tête dont le regard était enfoui sur mes chaussures, et me retrouve dans un cul-de-sac dont on avait gommé la lumière. Un frisson tiède me frolla mais juste l'espace d'une seconde pour après penser qu'il y avait nécessairement une sortie. Et en effet, je fus particulièrement subjuguée par une petite porte en bois, sur ma gauche. Je me suis dirigée vers celle-ci, arborant un regard impassible et fermé.

    Après m'être décidée à tourner la poignée, je me suis empressée de sortir dehors, cette porte avait l'air de mener vers l'immense parc, qu'on pouvait apercevoir au loin. J'avais vraiment besoin de respirer du bon air. Oui.. Je commençais sérieusement à manquer d'air et à suffoquer ici, dans cette école, dans ce monde.

    Devant moi se dressait des centaines de troncs cylindriques ornés de couronnes de feuilles. La nuit était assez illuminée, les milliers de petits astres lumineux étaient disposés au hasard dans l'étendue effrayante du ciel. À ma droite, se trouvait une allée de gravillons de terre qui sillonnait la couverture du gazon et qui partait également de la grande grille, traversant des parterres de fleurs et des grands buissons sombres. Piquée par la curiosité, je ne pouvais me résoudre à faire autre chose que de l'emprunter.
    Le chemin, passait près d'un puits où le seau se balançait doucement au bout de la corde suspendu à une poutre, n'attendant qu'à plonger dans l'eau fraîche. L'allée passait ensuite près d'une tonnelle en fer forgée, recouverte de plantes grimpantes; qui s'accrochaient le long du treillage, présageant un spectacle aux milles couleurs, au petit matin.

    J’étais pieds nus, vous savez, habillée d'un pyjama vert perroquet et jaune poussin trèèèès hideux. Je me suis mise à arpenter silencieusement les lieux. Essayant de trouver un petit animal, une araignée, un serpent, un cafard ou une fourmilière. Je tournais sur moi-même, comme une conne ; Avant de m’arrêter et de m'en aller m'asseoir contre une arbre. Des larmes finirent par se glisser hors des mes yeux bleus azurs. Heureusement que personne ne m'observait, là, hein. Sinon... La honte quoi.

    Soudain, sans que rien l'eusse put prévoir, je sursaute brusquement, j'avais entendu un bruit, un craquement de branche.
    Ce fut un écho assez discret, mais qui stimula ma curiosité, ma soif, alors, d'une voix timbrée, je m'exclame :

    « Haut les mains, peau de lapin ! »

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Sorrow C. Caldwell
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MessageSujet: Re: « Haut les mains, peau de lapin ! » [PV : Elliyöt S. Caldwell ]    Dim 18 Déc - 15:29
    Ce rire. Il y avait ce rire. Il résonnait encore dans sa tête. Il résonnait tellement fort. Il aurait voulu ne jamais l'entendre. Il aurait voulu être sourd. Elle avait rit de la mort de Lulvia. Elle avait osé. Mais il ne pouvait se résoudre à lui en vouloir malgré tout ça. Il n'avait pas le force de lui en vouloir à elle. Elle était ce qu'elle était. Elle était Chance. Elle ne changerait pas. Pourtant, ça lui faisait mal. Très mal. Il aurait pourtant dû s'en douter. Chance était Chance. Chance était spéciale avec les garçons, avec les gens. Il avait bien apprit à la connaître avec le temps. Il aurait dû s'en douter.

    C'est dans un énième cauchemard où il revoit Lulvia se faire foudroyer par le sortilège de mort, qu'Elliyöt se réveilla. Il était en sueur, sa respiration était saccadée. Son regard bleu se posa alors sur l'heure, 1h00. Il ne bougea d'abord pas. Il avait l'habitude de se réveiller en sursaut après une série de cauchemard. Il avait l'habitude de voir Lulvia mourir à chaque fois qu'il fermait les yeux. Elliyöt ne dormait plus beaucoup depuis quelques temps. Elliyöt n'était plus vraiment le même depuis tout ça. Ses heures de sommeils se résumaient à quelques heures par nuit. Il avait des cernes autour des yeux et son état ne semblait certainement pas s'arranger avec le temps. Encore cette nuit, il ne pourrait pas se rendormir.

    Il s'assit dans son lit et son regard se promena dans la pièce. Tout le monde dormait à point fermé. Il était seul encore une fois. Seul avec ses pensées, avec ses démons, avec sa douleur. Chance avait rigolé de la mort de Lulvia aujourd'hui. Quand elle l'avait apprit, elle avait eclaté de rire. Il l'avait longuement regardé avec cette légère tristesse dans le regard. Il aurait voulu ne jamais entendre ce rire. Il aurait voulu ne jamais voir Chance rire de ça. Parce qu'il n'y avait rien de drôle dans la mort de quelqu'un. Il n'y avait rien du tout de drôle.

    Elliyöt soupira longuement. Il passe une main sur son visage pour se réveiller un peu. La nuit risquait d'être longue encore une fois. Son regard se posa alors sur le cadre qui était posé sur ça table de nuit. Une photo brillait dans l'obscurité. Il s'agissait de Lulvia et lui. C'était il y a quelques semaines, avant qu'il n'y ait sa mort, la Cage. Lulvia rigolait de toutes ses dents et Elliyöt tenait son visage entre ses mains. Il avait été le plus heureux du monde en cet instant. Il lui avait demandé de se fiancer avec lui. Elle avait dit oui. Les larmes lui vinrent alors. Ils auraient dû s'échapper de Poudlard et partir loin, pour se marier dans un petit endroit, près d'un lac. Elle avait toujours rêvé de ça. Et lui aussi. Mais rien ne se fera actuellement. Parce que Lulvia n'était plus. Parce qu'il était tout seul à présent.

    Elliyöt...

    Il relève la tête d'un seul coup. Il sait qu'elle est là. Il sait qu'elle est dans cette pièce avec lui. Et rien que d'entendre cette voix, sa voix lui fait le plus grand bien du monde. Il sait que ce n'est que le fruit de son imagination. Il sait que c'est son cerveau qui lui donne l'illusion de cette voix. Mais il sait aussi que cette voix atténue sa souffrance. Atténue sa peur. Il en a besoin de cette voix. Il veut l'entendre partout. C'est pire que la drogue. C'est pire que la dépendance. C'est tout ce qu'il lui reste de sa Reine de Coeur.

    Il croit alors voir son fantôme, cette mort vivante qu'il aime tant. Elle l'attend près de la porte. Il doit sortir, il doit la rejoindre. Alors il se lève. Il prend sa cape de sorcier, une écharpe, traverse la pièce sans un bruit, ouvre la porte et descend les escaliers. Il suit le fantôme qui l'a appelé. Il suit le fantôme qu'il veut absolument touché. Mais encore une fois, ce n'est que son imagination. Encore une fois.

    Les couloirs de Poudlard sont sombres. Aucune âme n'y vit. Personne n'ose plus se balader de peur de se faire prendre. Mais Elliyöt se fiche de tout ça. Il ne pense qu'à une chose; rejoindre son fantôme. Il l'apperçoit dans les couloirs. Sa chevelure blonde brille sous le clair de lune. Il voit parfois un bout de sa peau, un morceau de tissu blanc. Elle est habillée d'une robe blanche. Son pas s'accélère. Il ne veut pas la perdre. Il ne veut pas qu'elle l'abandonne. Il ne veut pas.

    Ses pas le mène alors dans le parc de Poudlard. Il fait froid, mais il semblerait qu'il ne s'en rende pas compte. Il marche encore et encore. Il va presque l'atteindre. Elle est belle dans sa robe blanche. Elle ressemble presque à un ange. Elle brille Lulvia, elle brille de milles feux et elle l'éblouit tellement. Il a envie de rire. Il a envie de courir vers elle et de la prendre dans ses bras, et de l'embrasser, l'embrasser... Mais il marche sur une brindille et soudain, il entend quelqu'un hurler. Il ne comprend pas bien ce qui est dit mais déjà Lulvia s'arrête, se tourne vers lui et il voit enfin son visage. Elle semble si paisible, en paix. Un sourire plein de dents blanches illumine son visage. Et le coeur d'Elliyöt balance. Il fait un pas vers elle, un pas timide. Il tend le bras vers cet ange qu'il aime tellement. Il va presque la toucher. Mais quand il est sur le point de le faire, elle s'évapore dans les airs. Elle disparait.

    Et le froid prend alors place.
    Et la douleur se réveille dans son coeur.

    Il est de nouveau seul. Seul avec son chagrin, avec ses remords. Il a les larmes aux yeux. Il veut qu'elle revienne. Il l'appelle alors. Lulvia, Lulvia, où es-tu? S'il te plait répond moi. Lulvia, Mon amour. Il panique, sa respiration s'accélère. Il l'appelle encore et encore, regarde autour de lui. Il a si froid. Il a si mal.

    Et il entend son nom. Il croit alors que c'est elle, qu'elle est revenue. Mais quand il se retourne, ce n'est pas Lulvia qu'il voit. Non, c'est l'auteur de ce rire qui résonne dans sa tête. c'est Chance, en pyjama vert.


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i can't escape this hell so many times i've tried but i'm still caged inside somebody get me through this nightmare i can't control myself so what if you can see the darkest side of me? no one would ever change this animal i have become help me believe it's not the real me somebody help me tame this animal © belzébuth
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MessageSujet: Re: « Haut les mains, peau de lapin ! » [PV : Elliyöt S. Caldwell ]    Lun 19 Déc - 19:35


    « Mes prunelles couleur saphir s’animèrent d'une profonde angoisse. »

    Bizarre. Il me semblait pourtant qu'il n'y avait personne ici.
    Retenant un soupir sur le point de franchir mes lèvres, je me demandais sérieusement ce que c’était que ce bruit. J'essayais aussi de me convaincre que ce n’était que le fruit de mon imagination. En vain...
    Mes yeux s'attardèrent d'abord à chercher des formes dans les nuages gris tandis que le bruissement des feuilles berçait ses oreilles. Je me sentais pourtant comme régénérée au contact de cette nature obscure, décidément, j'avais passé beaucoup trop de temps, enfermée, à l’intérieur du bâtiment, mais il fallait dire que c’était surtout le résultat d’une succession d’événements qui ne m'avait pas laissé de répit.
    Puis, je commençais vraiment à devenir parano. Je voyais des ombres partout. En face de moi, je voyais une émanation fluidique, un nuage très léger et flou prenant lentement une stature plus nette, dont le sommet brillait plus que le reste, et dont la base se fondait dans la luminosité blafarde de la nature.
    Putain. C’était un fantôme ? Le Baron Sanglant ? Pas possible, il est toujours à l’intérieur, avec les Serpentards. Ou peut-être Edgar Clogg ? Ou pas... lui il traine tout le temps près du terrain de Quiddich. Sérieux, c’était chiant.
    Peu à peu, je voyais deux points bleus et lumineux s’affirmer, vers le haut de la forme mystérieuse. Ils devenaient de plus en plus brillants. Des yeux ?
    L’atmosphère avait changé. C'était très bizarre. Il faisait vraiment très froid maintenant. Ça ne servait à rien de crier, après tout, ce n’était pas une école normale, les élèves avaient tous des pouvoirs magiques, alors pourquoi est ce que les fantômes ça me ferait peur ?

    Je respirais à pleins poumons de grandes bouffées d’air, attendant de connaître l’identité de cette ombre mystérieuse.
    À coté de deux arbustes couverts de fleurs, j'avais reconnu l’ombre de... D'Elliyöt ? Par tous les blobfishs ! Elliyöt ! Putain. Mes pupilles couleurs saphirs s’animèrent d'une profonde angoisse. Il était vraiment très bizarre ! Peut-être n'avait-il pas toute sa tête. Il n’arrêtait pas de dire " Lulvia, Lulvia... Lulvia "... Wo, mec, moi c'est Chance ! Chaaance. C'est pas très gentil de m’appeler par le prénom de ton ex. Je m'exclame :

    « Elliyöt ! Elliyöt ! Espèce de poulet rôti ! T'as presque failli me faire peur ! »

    Une force mystérieuse me poussa à m'en aller vers lui. J'ai sauté dans ses bras. Comme ça. Je sentais qu'il n'allait pas bien.
    J'avais envie de rire, un peu. Mais je me suis retenue de le faire, en tant que bonne serpentarde que je suis. Eh oui.

    Puis, tout en regardant les arbres enchevêtrés les uns sur les autres, du parc, je rétorque d’une voix enjouée :

    « Elliyöt... C'est moi, ta Chance. »

    J'essayais de paraitre un peu souriante, sans plus, pour éviter de le blesser. Histoire de le rendre un peu moins... mélancolique ? Triste ?
    Pff, honnêtement, je ne pensais pas que ça pouvait le blesser à ce point, le fait que je me sois moquée de la mort de cette Lulvia. Non, je ne suis pas jalouse... Mais voila quoi.
    Et puis, hors de question que je lui présente des excuses, je suis beaucoup trop fière pour ça.

    Ma bouche commençait à devenir tremblante, ma voix hésitante. Alors, mon impuissance m’enfiévrant, les mains humides de sueur et le sang battant aux tempes, je continue, sans le lâcher :

    « Q-Q-Qu'est-ce que tu fais ici ? Tu es venu réclamer des excuses ? Hein ? »
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Sorrow C. Caldwell
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MessageSujet: Re: « Haut les mains, peau de lapin ! » [PV : Elliyöt S. Caldwell ]    Mar 20 Déc - 15:51
Il ne la reconnait pas au début. Il n'est pas vraiment là en fait. Il est encore avec son fantôme, avec son ange, sa morte vivante. Elliyöt regarde Chance mais ne la voit pas. Son regard est un peu vide et d'une profonde tristesse. Il est près à se retourner, à continuer de chercher son ange, mais Chance parle et parle. Il ne comprend pas ce qu'elle dit. Elle est à la fois si proche et si loin de lui. Il ne réagit pas, il ne réagit plus. Il a froid encore. Il veut retrouver cette chaleur que lui procurait sa Reine de Coeur. Il veut la retrouver. La revoir, lui sourire, la toucher, lui parler. Il tourne un peu la tête, cherche encore, ne trouve rien. Chance s'est approchée de lui et le prend dans ses bras. Il reste immobile, totalement surpris. Il sait que ce n'est pas Lulvia. Il sait que ce n'est pas elle et il ne veut pas de ses bras là. Il veut sortir de là, continuer à la chercher longuement mais ses jambes ne répondent plus. Il réalise alors ce qu'il se passe.

Il se réveille enfin.

Le froid est toujours-là. Il se rend réellement compte d'où il est. Il se rend compte qu'il est dans le parc plein de neige. Il se rend compte qu'il n'est pas tout seul. Il baisse la tête vert la petite blonde au pyjama vert qui le tient dans ses bras. Il la contemple longuement. Il mit du temps avant de la reconnaître. Ces traits fins, ces yeux bleus saphirs, ces dents blanches, ces cheveux blonds ne pouvaient qu'appartenir à Chance. Il fronça les sourcils. Que faisait-elle ici à cette heure-ci? Si elle se faisait prendre par un des Carrow ou un membre de la Brigade, elle passerait un très mauvais quart d'heure. Chance avait un petit sourire sur ses lèvres et elle essayait de lui faire prendre conscience que c'était elle et pas Lulvia. Elle ne le lachait pas, continuait à le serrer un peu plus fort. Il la sentait un peu grelotter. Elle n'était pas habillée très chaudement en fait et elle devait avoir légèrement froid. Les hivers à Poudlard ne sont pas réputés pour être les plus chauds. Oh bien sûr, ils ne battront jamais ceux de Dumstrang, mais pour les habitants du château écossais, il n'en restait pas moins froid.

Elliyöt ne lui répondit toujours pas. Alors Chance s'impatienta et lui demande ce qu'il faisait là, s'il était venu lui demander des excuses pour le fait qu'elle est rit. Et alors, il se rappela. il se rappela que c'était elle qui avait rit de la mort de sa dulciné. Il se rappela alors ce rire perçant, ce rire grinçant, ce rire qu'il détestait. Il se rappela aussi la tristesse qui avait suivit quand il avait regardé la Serpentard. Il se rappela que ça lui avait fait mal et qu'il n'aurait jamais voulu l'entendre.

Bien sûr qu'il n'était pas venu lui demander des excuses. Comment pourrait-il? Il ne savait même pas qu'elle était là. Il ne lui sourit pas. Elliyöt était revenu sérieux mais son visage laissait toujours transparaitre cette tristesse qui ne le quittait plus depuis les derniers incidents. Il regardait toujours Chance qui attendait une réponse. Il s'écarta un peu d'elle, passa une main sur son dos pour la réchauffer un peu parce qu'il voyait bien qu'elle avait froid. Il finit par lui dire dans un murmure:

    ELLIYÖTJe... Non, je ne savais même pas que tu étais là Chance. Je sais très bien que tu ne m'en donneras pas. Tu es bien trop fière pour ça...


Non, il ne lui réclamait pas d'excuses. Il savait que Chance était comme ça, fière. Lui aussi il l'était. Mais il arrivait à reconnaître ses tords et à s'excuser. Certes, après un petit moment, mais il finissait toujours par se rendre compte de ses erreurs. Il savait que Chance ne s'excuserait pas même si elle savait qu'elle n'aurait pas dû se comporter de la sorte devant lui. Même si elle savait que ce rire lui avait fait mal. Il ne lui en voulait pas, il connaissait Chance maintenant. C'était d'ailleurs étonnant qu'elle vienne dans ses bras comme ça alors qu'elle avait peur de lui, des garçons comme lui. Mais peut-être qu'à force qu'il la prenne dans ses bras pendant qu'elle se débattait, elle avait bien finit par voir qu'elle n'avait rien à craindre de lui. Parce que oui, Elliyöt la prenait dans ses bras pour lui faire des câlins parce qu'il savait qu'elle avait peur. Elle le taquinait, le provoquait aussi mais lui, il la regardait toujours faire, amusé par ce comportement de petit chiot qui mord parce qu'il a peur. Chance ressemblait à un petit chiot qui mord parce qu'il a peur. Il avait tout de suite eu cette image quand il avait comprit ses agissements. Il avait aussi décidé de l'aider. Les câlins forcés étaient pour quelque chose. Et avec le temps, il avait apprit à apprécier cette jeune fille un peu folle, un peu unique, un peu trop bavarde, un peu trop elle.

Elliyöt continua à lui frotter le dos pour la réchauffer. Il ne s'attendait pas à des excuses formulées de sa part. Pourtant, il aurait bien voulu les entendre. Il la regardait toujours, il était toujours un peu triste.

    ELLIYÖTToi non plus tu ne devrais pas être ici Chance. Tu sais que si tu te fais prendre tu vas passer un très mauvais quart d'heure.


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MessageSujet: Re: « Haut les mains, peau de lapin ! » [PV : Elliyöt S. Caldwell ]    Jeu 22 Déc - 0:37



    « Je fixe le Gryffondor dans les yeux avec perplexité. »

    Il m’intriguait vraiment. Pourquoi est-ce que je faisais ça ? À un garçon ? Volontairement, sans me méfier ? C’est vrai quoi, d’habitude je suis tout le temps sur mes gardes ! Peut-être est-ce parce qu’Elliyöt avait l’habitude de me serrer dans ses bras pour calmer mes pulsions nerveuses lorsque j’essayais de paraître drôle et que mon cinéma finissait en crise de nerfs ? Enfin bon, de toute façon ce n’était pas le moment de penser à ça. Pourquoi est-ce qu’il m’avait repoussé ? Ça m’avait un peu vexée. Hein, non mais c’était la première fois que je prenais mon courage à deux mains pour faire une chose pareille, à un garçon et on me repousse. Ah bah excuse-moi Elliyöt si je ne m’appelle pas Lulvia !
    Heureusement qu'il s’était rattrapé en me frottant le dos, hein, vu que j’avais froid et que je tremblais sans arrêt. En même temps, je suis conne, je ne dois pas sortir par un froid pareil, oui vous savez, depuis ma naissance, je suis atteinte d’une grave maladie aux bronches, ce qui me rend très vulnérable à toutes sortes d’infections. Et le froid c’est ma bête noir. Je soupçonnes mes frères de m’avoir jeter un sort, C’est sûr que c’est ces crétiiins ! Mais je vais les avoir, oh oui je vais les avoir.
    Blottit contre Elliyöt, du coin de l’œil j’observais la nature. Ah.. L’ambiance morose, la luminosité déplorable... Une vue magnifique s'offrait à moi. Au loin, on pouvait apercevoir la ville blanche. Je regardais cet or blanc autour de moi. La neige était magnifique de par sa couleur immaculée. Il neigeait. Les flocons me faisaient penser à des plumes d'anges… Subjuguée par cette nature, je me mis à chantonner, d'une petite voix faible et aiguë :

    « Petit flocon de neige ! Tu es si doux !
    Petit flocon de neige ! Pose toi sur ma joue !
    Petit flocon de neige ! Pose toi sur mes lèvres !
    Petit flocon de neige ! Tu es si froid ! »


    J’avais vraiment l’impression d’être rongée de l’intérieur encore plus efficacement que par le plus agressif des virus. Je me rapproche un peu plus d’Elliyöt et je le serre encore plus fort qu’avant, pour lui faire comprendre que je n’avais pas apprécié son geste. Ici, il faisait chaud, c’était confortable et je me sentais en sécurité. Je rétorque, donc d’une voix tremblotante, toujours en essayant de ne pas paraître triste :

    « Je m’en fous ! Qu’ils viennent ces Carrow, me faire passer un sale quart d’heure ! Ils ne me font pas peur. Et puis, Elliyöt, je suis à deux doigts de te foutre mon pied au cul ! Et puis tu ne mérites pas que je te présente des excuses, d’abord. Tu m’utilises pour essayer d’oublier Lulvia, hein ! Dis-la. Dis la vérité ! »

    Ouais, bon, j’avais un peu exagérée mais… Non, non, décidément, je n’aime pas cette Lulvia. Je ne l’ai pas connu, mais elle se met entre nous. Voilà. Il serait bon pour lui d’oublier sa défunte fiancée. Une fois les illusions enfuies, on passe sa vie à souffler sur le miroir aux regrets. Mais… Toujours, toujours la buée s'efface. Penser à elle, te fera souffrir sans arrêt, Elliyöt. Pardonnes-moi si tu me trouves méchante, mais c’est pour ton bien. Raaah ! Mais franchement, où est cette grosse vache fluorescente d’Heroïne quand on a besoin d’elle ?
    Et puis, il a raison, c’est vrai que je suis trop fière pour présenter des excuses, hein. Ne m’en veux pas. Je ne manifeste aucune forme de reconnaissance aux personnes croisées sur ma route, tu sais. Egoïste, volontiers menteuse, j’incarne la parfaite arriviste, prête à tout pour réussir y compris par des moyens détournés. Néanmoins…

    « Néanmoins, on ne peut manquer de s’attacher à moi, hein. Elliyöt, oublie-la. S’il te plaît. »

    Je soupir lentement, une étrange vapeur s’échappe de ma bouche, je lève la tête, je m’écarte un peu et je fixe le Gryffondor dans les yeux avec perplexité. Plusieurs questions fusent dans ma tête. Pourquoi est-ce qu’avec toi, maintenant, que ma gaieté et ma bonne humeur disparaissent ? Pourquoi est-ce que tu me fais me sentir coupable de ta tristesse tout à coup ? Et puis, moi, quand je fais quelque chose, je ne regrette jamais ; Alors pourquoi depuis que j’ai ris de la mort de Lulvia, j’ai des remords ? Pourquoi est-ce que tu t’intéresses à une morte ? Pourquoi tu fais l’indifférent avec moi ? Pourquoi tu joues avec moi ? Pourquoi est-ce que tu ne me dis pas clairement que tu ne t’intéresseras qu’à elle pour toujours ?
    D’un coup, des larmes se glissèrent hors de mes yeux azurs, mes prunelles s’animèrent d’une profonde tristesse, je le pousse avec bestialité et je m’égosille à griffer son bras et à frapper son torse. Une douleur affreuse s'était emparée de moi, mon cœur se resserrait, c'était comme si on me poignardait, lardait, meurtrissait, transperçait. Je commençais à me contorsionner tel un scarabée retourné et à pousser des cris stridents qui résonnaient partout autour. La chaleur rampait le long de mes artères, ça sifflait dans mes tympans. C’était atroce, infernal, incessant. C'était comme si mon crâne allait fondre. Je projetais toute ma démence, toute ma douleur sur Elliyöt.

    « POOURQUOI ? POURQUOI ? POURQUOI POURQUOI ? POURQUOI ? »

    Et voilà, c’était imprévisible, hein. Mes sauts d’humeurs avaient encore pris le dessus. Pourtant il y a à peine deux minutes, j’étais aussi sage qu’une image. Moi qui pensais que mon caractère bipolaire était partis pour de bon… C’était sa faute ! La faute à Elliyöt ! Non.. La faute à Lulvia !
    Maintenant essoufflée et en sueur, je me demandais si tout ceci n'était qu'une illusion, si je n’avais pas heurté du vide, en réalité.
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MessageSujet: Re: « Haut les mains, peau de lapin ! » [PV : Elliyöt S. Caldwell ]    Ven 23 Déc - 16:26
Elliyöt s'était fait distant avec Chance depuis l'incident. En fait, il avait été distant avec tout le monde pendant cette semaine. le manque de Lulvia était encore là, bien trop fort pour qu'il puisse se raccrocher réellement à la vie. Orane avait pourtant réussi à lui donner un espoir de guérison: celui de se venger. Venger la mort de celle qu'il aimait. Venger leur amour. Venger sa vie. Alors il se raccrochait tant bien que mal à cet espoir fou. Il avait réussi à trouvé un semblant de passage entre le rêve et la réalité. Il avait trouvé une façon de communiquer avec les autres. Mais il le savait, cette bêche était si faible qu'elle pouvait se refermer à tout moment. Il n'avait plus la force de sourire, de rire face aux autres. Il ne voulait plus voir la vie. Sa seule vie était morte dans ce hangar à bateau il y a une semaine.

Il avait légèrement repoussé Chance. Ca n'était pas vraiment méchant. Juste qu'il était surpris de sa réaction. Surpris qu'elle ose venir le prendre dans ses bras. D'habitude c'était lui et lui seul qui le faisait. C'était lui qui la broyait contre son torse d'homme géant. Et elle se débattait parce qu'elle ne voulait pas. Cette nuit, les rôles étaient inversés et cette situation le troublait quelque peu. Il ne savait pas vraiment ce que Chance voulait, pourquoi elle agissait de la sorte, pourquoi elle était là. Il avait du mal à la saisir, à la comprendre. Peut-être parce qu'il ne voulait plus chercher à comprendre les gens. peut-être parce qu'il était devenu aveugle.

Chance était blottie contre lui. Il essayait de la réchauffer du mieux qu'il pouvait, passant ses mains sur son dos. Il n'était pas très convenable de sortir comme ça, surtout pour elle qui était souvent malade. Il ne voulait pas qu'elle attrape froid. Mais Chance était Chance et elle était incorrigible. Il c'était toujours demandé ce qu'elle faisait à Serpentard. Certes, elle avait les qualités pour y être mais, il n'aurait été cerainement pas étonner de la retrouve à Gryffondor. Elle avait aussi les qualités pour y être. Certes, elle aurait fait une Gryffondor un peu spécial, mais Judy Murray n'était-elle pas même mieux à Serpentard qu'à Gryffondor? Elliyöt c'était toujours demandé pourquoi le Choipeaux avait envoyé des élèves dans des maisons qui ne leur correspondait pas toujours. Pouvait-il faire des erreurs? Possible. Aucun jugement n'est infaillible de toute façon.

Chance se mit à chanter. Il baissa le regard vers elle et un sourire amusé se dessina sur ses lèvres. Elle aurait très bien pu appartenir à Poufsouffle aussi. Les Poufsouffle étaient connus pour leur blondeur et leur drôlerie. Chance n'était pas bien. Il le sentait. Il sentait que quelque chose n'allait pas. Il savait aussi qu'elle finirait par le lui dire, par exploser sa colère, sa rage ou sa tristesse. Elle avait toujours fonctionné comme ça. Ca n'était pas aujourd'hui qu'elle changerait. Elle se rapprocha alors de lui, et le serre un peu plus fort, comme-ci elle s'accrochait à sa bouée de sauvetage. Elle tremblait de froid entre ses bras. Elliyöt fut alors attendri par cette fille. Il caressa alors ses cheveux blonds doucement. Et elle protesta contre les Carrow, elle protesta contre lui. Et la petite Chance intrépide reprit le dessus. Energique et vivante, comme à son habitude. Mais une phrase qu'elle sortit lui fit alors tout drôle. "Tu m'utilises pour essayer d'oublier Lulvia hein!". Il se fige alors. Et un instant il ne sait pas quoi faire, quoi dire.

Il ne voulait pas qu'elle pense ça. Il ne voulait pas qu'elle pense qu'il l'utilise pour l'oublier Elle. Et puis il ne l'oublierait pas. Il ne voulait pas l'oublier. Et grand dieu non, il n'utilisait personne. Il ne jouait pas. Il ne jouait plus. Il ne voulait plus jouer. Il avait assez jouer pendant toutes ses années. Il ne voulait pas qu'elle croit une chose pareil. Chance était quelqu'un de bien, elle ne méritait pas de souffrir. Elle ne méritait pas ça. Elle reprit alors, elle lui demande de l'oublier. Il ne pouvait pas. c'était impossible. Il ne pouvait pas oublier huit années d'amour et d'amitié. Il ne pouvait pas oublier huit années comme ça. Il avait tout partagé avec elle. Il ne pouvait pas l'oublier. Jamais. Ce que lui demandais Chance relevait de l'impossible. Elle était morte sous ses yeux. Chance ne pouvait pas lui demander ça. Elle n'imaginait même pas à quel point c'était dur.

Et puis Chance éclata en sanglot.
Et puis Chance lui demanda Pourquoi.
Elle lui griffa le bras, elle lui donna des coups de poings sur le torse. Et cette image d'elle lui fit mal. Il ne voulait pas la voir triste. Il ne voulait pas la voir pleurer comme ça. Il n'aimait pas ça. Il voulait voir la vie dans son regard. Il voulait voir la joie. Parce que ça lui réchauffait le coeur. Parce que c'était la plus belle chose au monde. Il sentait les griffures sont bras. Il sentait les coups sur son torse de géant. Mais ça ne lui fit rien de plus. Il sentait, mais ne ressentait pas. Il ne voulait plus de souffrance physique. Il ne voulait plus de toute ça. Il aurait voulu ne plus sentir la douleur au fond de son coeur, mais ça lui était impossible. Sans cette douleur, il ne pourrait pas la venger.

Il serra alors fort Chance dans ses bras. Il n'aimait pas cette détresse. Il n'aimait pas ça. Il la serra fort pour qu'elle arrête ça. Il sentait encore les coups mais serrait plus fort. Il pourrait lui broyer les os s'il le souhaitait. Mais il ne le ferait pas. Il la serra jusqu'à ce qu'elle arrête de le frapper et de le griffer. Il la serra jusqu'à ce qu'elle se laisse aller dans ses bras. Jusqu'à ce que Lulvia lui apparaisse, plus belle que jamais dans sa robe blanche mais triste comme il ne l'avait jamais vu. Il ne pouvait détacher son regard de l'ange qui venait de tomber du ciel, de cette illusion que son cerveau créait. Il la regardait toujours et voulait lui demander pourquoi elle était si triste. Mais il avait déjà sa réponse.

    ELLIYÖT Ce que tu me demandes là Chance est impossible. Je ne peux pas l'oublier. Je ne l'oublierais jamais. On ne peut pas ignorer huit ans d'amour comme ça. On ne peut pas. Je suis désolé Chance, mais je ne peux pas... Je l'aime encore. Je ne peux pas oublier... Je ne peux pas...


Sa voix se brisa. Les larmes coulèrent sur ses joues froides. Lulvia le regardait toujours et elle pleurait cette fois-ci. Mais elle ne pleurait pas de douleur. Elle pleurait de joie. Ce qu'il venait de dire à Chance, c'était comme-s'il le disait à sa morte vivante. C'était une déclaration d'amour.

    ELLIYÖT Je ne veux pas jouer avec toi. Je n'ai jamais joué avec toi. Je t'apprécie énormément tu sais, malgré que tu ais ris... Malgré ça... Tu es une personne très bien Chance, je ne veux pas te faire de mal. Je ne veux pas te faire de faux espoirs....


Il ferma un instant les yeux en la serrant un peu plus fort. Elle continuait de grelotter de froid. Elle pleurait toujours aussi. Il rouvrit les yeux et constata que Lulvia était toujours là. Il ne voulait rien perdre d'elle. Il ne voulait rien oublier d'elle en cet instant.

    ELLIYÖT Je l'aimerais pour toujours. Quoiqu'il arrive. Quoiqu'il se passe. Mais je serais aussi là pour toi si tu as besoin. Toujours.


Et son murmure se perdit dans l'air.


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MessageSujet: Re: « Haut les mains, peau de lapin ! » [PV : Elliyöt S. Caldwell ]    Ven 23 Déc - 19:27



    « J'essuie mes larmes, sans ré-ouvrir les yeux.
    Je ne veux pas voir la réalité en face. J'ai peur. »



    Je me racle la gorge, honteuse de faire voir à Elliyöt une telle chose. Je ne m’arrêtais plus. La colère s’était emparée de moi. Il me prit dans ses bras pour essayer de me calmer. Bizzarement, ça marchait plutôt bien. J’essayais tant bien que mal de ne pas projeter toute ma démence sur lui en enfonçant mes doigts dans la chaire de mon ventre ; Si fortement qu’il prit aussitôt une teinte rougeâtre. Le Rouge et or se mit à me répondre. Une petite phrase, une seule, me fit me sentir encore plus triste : « Je l'aime encore ».
    J’ai tout de suite arrêté de me débattre. Non là s’en était trop. Toutes les caresses et les câlins du monde ne pourront pas m’aider. Putain. Je pue la malchance ! La tribulation ! L'infortune ! Même que… Que je suis sponsorisé par Vie De Merde, par l'agilité du panda et aussi par les malheurs de Sara, ou Sophie. Tout ce que vous voulez. Et mêême que lààà-haut, dans le ciel sombre, on se donne du mal à tirer sur de vieilles ficelles, formant en grooooos le mot « Couillonne ». Hm. Je suis une bâtarde, ouais, je suis bien la progéniture de deux écossais pommés tiens.

    Maintenant, je suis… Je suis comme bloquée dans une sorte d’immobilisme. Il fait encore plus sombre. Il y a plusieurs choses hiératiques ici. Des choses qui demeurent immobiles. Des choses qui ont pris racine dans une étendue couverte de terre. Au dessus de moi, se trouvent des étoiles disposées au hasard. Et, mussées quelque part, il y a une étrange poussière égrenée et des gouttes moirées de voie lactée qui se mêlent étrangement. Tout est serein. Sauf moi. Moi, je m’égosille en silence, et je verse plusieurs larmes. Voilà. Voilà ce que fait la violence du désir qui a limé mes épines pourtant si solides ! Elle ma rendue vulnérable. Merde. Je ne sais pas où je suis. Je suis peut-être à la fois nulle part et partout. Ici, c’est l'endormi et l’omniprésent.. Je suis inconsciente. Je… Je me souviens avoir fermé les yeux après un long soupir plein de désespoir, embrasé par la lueur blafarde de l’astre lumineux, immortel et qui scintille, là-haut, dans son bel écrin.

    « Je ne veux pas te faire de faux espoirs.... »

    J’entends ces mots résonner dans ma tête. Mon cœur se resserre, puis se brise. J'essuie mes larmes, sans ré-ouvrir les yeux. Je ne veux pas voir la réalité en face. J'ai peur. Qui est ce grossier personnage qui fait que ce beau monde si calme s’écroule ? Qu’on lui coupe la tête ! Qu’on lui arrache les membres ! Qu’on lui dise de se taire ! Qu’on lui dise d’arrêter !
    Je me réveille.
    J’ouvre un œil. Puis deux. Ils sont rouges. Tout rouges. Tout bouffis.
    C’est la première et dernière fois que je vais me faire humilier de la sorte. OUI, OUI ! Je suis l'icône d'une graaande rébellion nouvelle ! Je suis une meneuse, moi ! Même que bientôt, il y aura ma tête sur des badges, des pantalons, des tee-shirts et des cartables ! Je serais l’admine. L’ADMINE. Muhuhu. Je suis trop diabolique. J’aime. J'ai jamais été admine, hein. Pourtant je suis si ambitieuse ! Vous allez voir, vous allez entendre parler de Chance ! J'en ai marre d'être un pauvre pion ! Cette fois… Cette fois, c'est MOI et MOI seule qui vais faire un beaaaau échec et mat' au pépé roi et même à mémé reine, tiens ! Même que je vais être cette fille qui va vous piquer la pierre philosophale ( Façon de parler haha ), dans la colline aux six yeux du monde magique, juste sous votre nez, en gueulant : « HAHA LES BÂTARDS » ! Je vais vous faire pleurer vos mères toutes les nuits. Hinhinhin. PRENNEZ GAAAARDE, AAAAAH ! Je vaincraaaai ! Hanhanhan.

    Première étape de ma super-rébellion-de-la-mort-qui-tue : Sortir d’ici. Je veux dégager de ce putain de trou anti-démocratique tout de suite, à la vitesse de Mario dans Super Mariiiiiio Galaxy 2.
    Oui, non parce que je suis toujours dans les bras de celui qui m’a fait du mal. Mais il ne va pas m’avoir, oooh non il ne va pas m’avoir ! Punaise de Gryffondor ! J’avais tord de penser qu’il aurait pu être comme moi. Je suis une Serpentarde. Moi, je ne comprends pas, je ne comprends pas comment on peut aimer pour toujours une… Une… Morte. Une MORTE !
    D’accord moi je peux faire un câlin à une valise et vouloir m’en servir comme doudou ( Cf RP Charlie hahahaha ) mais quand même, hein... J'ai l'air presque folle, je l'admets. Oui. J'ai l'air complètement folle, je l'admets. Oui. Je suis totalement folle ! Je suis moi. Je l’admet. Je suis la meneuse d'un groupe de libérateurs – Ouais bon y a que Pan, hinhinhin - , je l'admeeeet. Oui. Je suis jalouse de Lulvia, je l’admeeeeeeet. Ouii ! Jalouse ! Jalouse ! Jalouse ! Jalouse ! Parce qu’il est clair que j’éprouve des sentiments forts à l’égard d’Elliyöt. J’avais décidé qu’ils étaient positifs. Très positifs. Étrangement positifs. Positivement bons. Mais maintenant, ça va changer, ooooh oui.
    Je relève brusquement la tête, arque les sourcils et fixe Elliyöt avec rage. Les larmes ont séchées sur ma joue. Je sers les poings. Mon regard a changé. Oh oui, beaucoup.
    D’une voix d’outre-tombe, je lance :

    « Me donner de faux espoirs ? C’est à dire ? »

    Je continue, sans détourner le regard, en haussant la voix :

    « Eh bien vasi, ne l’oublies pas ! Continue de l’aimer ! Souffre en silence ! Reste comme ça pour toujours ! Tu m’agaces, Elliyöt. Tu as drôlement baissé dans mon estime tu sais. Je te croyais plus malin. Tu ne sers à rien, absolument à rien ! Tu entends ? Même que tout ce que tu m’as dis, ça ne m’a pas du tout blessé ! – Je ravale ma salive pour essayer de retenir mes larmes – Pas du tout. Et… Et tu sais quoi ? Si c’était toi qui avais crevé, bah… - J'hausse encore plus la voix pour camoufler ma respiration saccadée – J’aurais sauté de joie ! Tu me fais perdre mon temps !»

    Putain, je sais que ce que je dis, je ne le pense pas. Mais plus vite je m’éloignerais de lui, plus vite je me sentirais mieux. Et puis, plus vite il ira mieux, voilà. Ne sous-estimez pas mon jeu d’actrice !
    J’ajoute, toujours en me débattant, pour qu’il me lâche :

    « Non, c’est faux ! Si tu m’appréciais tu ne m’aurais pas fais tant d… »

    Oulalala, Chance shut up, c’est bon. Tu veux tout foutre en l’air ou quoi ? Tu joues les indifférentes, les méchantes, les vilaines Serpentardes et basta, compris ? Tu veux te faire dégommer par ces putains de champignons à la Mario Land, avec leurs pseudos de beaux gosses en puissance lvl 46 ou quoi ?

    - La narratrice se recoiffe –

    Elliyöt, il me serre bien trop fort, le maraud ! J’ai beau me débattre, là, ça ne marche pas. Rien à faire. Il est bien trop fort, physiquement, pour moi ! Oui, c'est bien douillet et j'ai moins froid comme ça, mais.. Rah, comment voulez-vous que je sorte d’ici ?
    Je continue alors, en me raclant la gorge :

    « Non.. Lâches-moi. Je n’ai pas besoin de toi. Je n’ai besoin de personne ! Tu ne me mérites pas, Elliyöt ! »

    Putain.. Je vais le perdre. Je vais le perdre.
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Sorrow C. Caldwell
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MessageSujet: Re: « Haut les mains, peau de lapin ! » [PV : Elliyöt S. Caldwell ]    Sam 24 Déc - 14:36
Il ne savait pas qu'elle réagirait comme ça. Enfin, il ne pensait pas qu'elle réagirait aussi mal. Mais il aurait du s'en douter. Chance est restée une enfant. Chance n'est pas une adulte. Chance n'est pas comme lui. Chance réagit avec ses pulsions primaires. Chance est impulsive. Comme lui l'année dernière. Comme lui avant que son père ne quitte la maison en laissant derrière lui une femme détruite, trahie pendant près de 20 ans de mariage. Comme lui avant qu'il n'est promis à Noah de le tuer. Comme lui avant qu'il ne connaisse la Cage. Comme lui avant que Lulvia ne meurt, il y a une semaine. Chance n'avait pas encore grandit. Chance n'avait pas encore compris que la vie était bien plus dure que ça. Chance était encore une enfant âgée de seize ans. Elle ne pouvait pas agir comme une adulte et avoir une bonne relation avec un garçon qui lui a gentiement fait comprendre qu'il ne pourrait pas l'aimer, qu'il ne pourrait pas oublier la fille qu'il a aimé depuis huit ans. Non. C'était trop demandé à Chance. Agir en adulte, elle ne le savait pas.

Elle a finit par arrêter de se débattre. Il ne la lâchait pas, parce qu'il ne savait pas trop comment elle allait réagir, ce qu'elle allait dire, ce qu'elle allait faire. Il avait mal au bras et un filet de sang coulait, mais il ne s'en rendit pas réellement compte, plus concentré sur la jeune fille qu'autre chose. Son regard était toujours posé sur le petit fantôme. Son regard changeait, devenait inquiet. Il aurait voulu la rassurer. Il aurait tellement voulu. Mais il savait qu'il pouvait faire tout ce qu'il voulait, quand il serait sur le point de la toucher, elle disparaitrait de nouveau.

Chance pleure dans ses bras. Des larmes silencieuses coulent sur ses joues rosies par le froid. Elle les essuya. Lui se sentait si mal pour elle. Il n'avait jamais pensé que ses carresses, ces câlins feraient un jour réagir Chance de cette manière. Il avait toujours vu Chance comme une amie. Il avait toujours vu Chance comme ça. Il n'avait jamais voulu en arriver là. Il n'avait jamais voulu lui briser le coeur. Il avait horreur de ça. Chance ne méritait pas ça. Chance méritait un garçon qui soit à sa hauteur. Et Elliyöt en était convaincu, ça n'était pas lui. Non. Ca ne serait jamais lui. Jamais. Il ne devait pas prendre ce rôle-là. Il n'était qu'un remède à ses maux. Il n'était qu'une armistice entre la guerre que menait Chance avec les garçons. Il n'était là que pour calmer ses angoisses quand elle s'emportait. Quand elle dérapait un peu trop. Il n'était là que pour lui apprendre à aimer correctement. Que pour lui montrer que finalement, les garçons ne sont pas tous comme elle le pensait. Il ne devait pas être la première personne qu'elle doit aimer. Enfin si, mais pas de cette manière là. Elliyöt c'était toujours dit qu'il lui ouvrirait les yeux sur ces choses-là, qu'il l'aiderait à aller mieux. Il voulait tenir cette promesse. Il le voulait de tout son coeur.

Mais il ne voulait pas lui faire du mal. Malheureusement pour lui, il était obligé de passer par là. Il était obligé de lui faire mal malgré tout.

Chance relève la tête. Il ne la regarde qu'au bout d'un certain. Lulvia venait de disparaitre et il sentit un immense froid le saisir de nouveau. Quand il croise le regard de Chance, il est plein de colère, de rage. Son regard a changé. Elle va déclencher la tempête sur lui. Elle va le tuer avec des lames de couteau pour qu'il ait aussi mal qu'elle. Il comprend très bien. Il voudrait tuer beaucoup de monde lui aussi. Pourqu'ils aient tous mal autant que lui. Mais il le savait, ils n'auraient jamais autant mal que lui. Jamais. Chance commence à parler. Et son ton monte, toujours plus haut, toujours plus fort. Sa voix devient aiguë de rage. Chance déferle sa tempête sur Elliyöt. Chance poignarde Elliyöt de long coup de couteau.

Chaque mot qu'elle prononça, chaque syllabe qu'elle émit eurent l'effet de coup de poing. Des coups qui lacéraient son âme, qui lui faisait mal. Chance réagissait comme ça. Elle faisait mal pour se protéger, pour rester fière. Mais il sent qu'elle veut pleurer. Il ne sait pas si elle pense ce qu'elle dit. Il ne sait plus vraiment. Mais ça lui fait mal, si mal. Elle lui dit que si c'était lui qui était mort elle serait contente. Il savait qu'elle mentait. Il savait qu'elle ne disait pas la vérité, mais cette simple phrase lui fit si mal que les larmes lui vinrent aux yeux. Il aurait dû mourir à la place de Lulvia. Lulvia n'aurait jamais dû être là ce soir-là. Il aurait dû comprendre que ça avait été un piège. Il aurait dû allerter Lulvia. Peut-être qui s'il avait fait ça, peut-être que s'il avait agit comme ça, elle serait encore vivante aujourd'hui.

Il ne la lâchait toujours pas. Il serrait un peu trop fort ses bras. Il la serrait un peu trop fort, mais la douleur était bien là. La culpabilité le rongeait aussi. Il ne voulait pas lui faire du mal. Il ne voulait pas. Il aurait dû mourir à la place de son fantôme. Il aurait dû. Elle ne pouvait pas bouger, parce qu'il la serrait trop fort. Ses mots lui faisaient mal. Il retenait ses larmes, il ne voulait pas pleurer. Pas devant elle. Il avait si mal. Chance l'acheva en lui disant qu'elle n'avait pas besoin de lui, qu'elle ne le méritait pas et qu'elle voulait qu'il la lâche. Alors d'un seul coup, son étreinte se dessera, ses bras revinrent le long de son corps et il recula.

Voilà, il l'a lâchée. Il ne voulait pas faire quelque chose contre elle. La culpabilité de lui avoir fait du mal était toujours là, vivace. Mais il devait lui dire la vérité. Elle devait se confronter à la réalité. C'était pour son bien. Il la regarda longuement. Ses yeux étaient plein de larmes, plein de tristesse. Il ne savait plus quoi faire. Il était désolé, si désolé...

    ELLIYÖT Je suis désolé Chance...


Il leva alors la main pour lui remettre une mêche de cheveux derrière son oreille, mais sa main s'arrêta dans le vide. Et elle retomba soudainement.

    ELLIYÖT Bonne nuit Chance...


Il n'avait plus rien à faire ici. Il ne devait plus rester ici. Il devait rentrer et soigner les blessures que Chance lui avait fait. Il devait rentrer et la laisser seule. Il lui tourna alors le dos et commença à aller vers le château. Il sentit cette main sur son épaule. Cette main chaude. Lulvia tentait de le rassurer, tentait de le calmer. Et en route, une larme glissa alors sur sa joue et tombe dans la neige froide, comme cette nuit de décembre.


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MessageSujet: Re: « Haut les mains, peau de lapin ! » [PV : Elliyöt S. Caldwell ]    Mar 27 Déc - 5:25

    Vous savez, ce gars-là est un peu… Mystérieux. Mystérieux, comme Altaïr dans Assassin's Creed. C’est un mystère, une légende à lui tout seul, hinhinhin, un cocktail de mystère et de songe. Haha. En plus il est difficile à avoir, c’est un romantique au cœur brisé. Franchement, vous ne le trouvez pas juste super sexy ?

    Oui. C’est ce que je me suis dis aussi. Avant de me faire rejeter. Maintenant c’est la guerre, oui la guerre, aha. Vous allez voir la version de Chance encore plus colérique que d’habitude, avec les garçons. Il n’a aucune chance. Je vaincrai. Haha. Ouiii, parce que moi j'suis qu'une bâtarde. Je suis le prolongement d'un songe devenu hantise. C’est moi le Frodon de Poudlard, version fille ! Même que par ma simple présence, les ombres nocturnes s'installent, et se vautrent dans les rues. Et ennncooore hein. J’ai pas la prétention de dire que je jouis d'un physique à en faire pâlir Meg' Fox, hein. Et saaaans vouloir me venter, je tiens à préciser que je suis aussi le super cocktail amer de la réalité, de l’authenticité et de l’illusion, mon pote. T’as aucune chance contre moi. Oui je t’assure, et même que dans une autre vie, j'me serais tapée la princesse Link bien comme il faut, j'aurais eu la splendide gueule de Zelda, j’aurai hérité d'un royaume pour réduire en esclavage tout mon petit peuple, j’aurai trouvé le pouvoir de la Triforce les yeux bandés, pété les blocs et les rochers rien qu’avec la force de mes fesses, j’aurais coupé les herbes sur mon chemin comme une boss avec mon épée en plastique, j'aurais eu des chevaux blancs qui répondraient à mes chansonnettes et j’aurai kické tous les culs qui me ferraient chier.

    Et honnêtement.. Je… Je… Je vais me faire dégommer, voilà. Non mais il a 18 ans, juste pour info. Et puis c’est un garçon, Je rêve en couleurs. Je dis n’importe quoi. Et puis vous savez quoi, la violence n’est pas la meilleure solution. Haha. La magie non plus, je suis trop nulle pour y avoir recours afin de lui faire oublier cette petite trainée.
    Non, non, vous savez quoi, je vais le faire souffrir. Je vais jouer la comédie. Lui faire croire que je suis désolée, lui faire croire que je le respecte beaucoup, Lulvia aussi. Et à la fin lui planter un couteau dans le dos, le trahir, tout ce que vous voulez.
    Pour soulager mes pulsions nerveuses et pour me calmer, je dois lui faire du mal, voilà.

    Elliyöt m’a tourné le dos après s’être excusé, il s’en va.
    Il n'y avait rien de plus agréable que l'insensibilité que je ressentais à ce moment-là. Oui non parce que, je m’en fou royalement que son ex soit morte, moi. Je m’en fous royalement de ses excuses. Je ne peux« humainement » pas m’en vouloir de l’avoir fait mal, alors ma seule réaction c'est de vouloir encore plus le blesser. Je risque de me faire viser par tous ses amis, mais je me fiche bien d'être maintenant connue pour le Mal que je vais répandre, je me fiche bien de me faire insulter. Peut-être faut-il beaucoup de regards haineux posés sur moi pour que j’arrive enfin à atteindre une pureté intérieure ? Une absence de tout sentiment, je veux dire.

    Je cours vers lui, l’air désespérée, mes longs cheveux blonds flottant derrière moi, illuminés par la faible lumière de la lune et des réverbères. je joue la comédie.
    Je cours, contre le vent lui-même. Et puis je m’époumone, je cris son nom. Mais… Surprise, mes cordes vocales ne fonctionnent plus. Non là, ce n'est pas un fake. C’est beaucoup trop pour moi, ce froid. Ma santé fragile me joue des tours, encore. Raaah maudite gorge ! Maudites bronches ! Avec ça je suis aussi heureuse que le squelette d'un zèbre bouffé jusqu'à la moelle par les mouches. Mmh, miam.

    Je m’arrête soudainement, je me fige sur place, la bouche déformée par un sourire. Un sourire foutrement étrange. Ma respiration est saccadée, erratique. Ma gorge est meurtrie, par un froid impitoyable et dur, toujours plus intense. Putain, je me suis faite avoir, je suis une noob. Tout se met à tourner autour de moi, comme si une énorme massue s’était abattue au-dessus de ma tête. Une totale incompréhension commence ainsi à s’emparer de ma conscience. Je me tiens la gorge. Puis je m’effondre par terre en même temps que l'espoir sur lequel j’avais misé, alors qu’un cri apeuré meurt entre mes lèvres... La vérité, c’est que je force à paraître convaincue de ce que j’avance, alors que ma vie même est une pure désillusion. C’est tout.

    Game over, petite pute.
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MessageSujet: Re: « Haut les mains, peau de lapin ! » [PV : Elliyöt S. Caldwell ]    Mer 28 Déc - 0:18
Il n'avait plus qu'à partir maintenant. Il n'avait plus rien à faire ici. Il ne voulait plus être ici, avec elle. Elle lui avait fait mal. Elle lui avait fait si mal qu'il ne voulait plus rester avec elle. Parce qu'il le savait, il éclaterait sa colère. Il éclaterait une colère si grande, une rage si profonde qu'il lui ferait encore plus mal à elle. Et grand dieu, il ne le voulait pas. Il avait déjà fait du mal à Orane. Il ne voulait pas recommencer ses erreurs. Il avait comprit qu'il ne pouvait pas se laisser aller comme ça, qu'il n'en avait pas le droit. Il devait rester fort pour Lulvia. Il devait rester fort parce qu'avec ce qu'il a sur le coeur, il détruirait tout ce qui se trouve devant lui. A commencer par Chance. Alors il devait partir le plus vite possible. Il devait partir parce que ça vallait mieux pour elle, pour lui. C'était pour son bien. Mais il avait mal. Il avait si mal de ces paroles. Il savait bien évidemment qu'elle ne le pensait pas, mais elle les avait quand même dîtes. Et c'était ça le pire, Chance avait prononcé ces paroles sous le coup de la colère. Lui qu'avait-il dit sous le coup de la tristesse? Il ne lui avait pas souhaité d'être morte. Il ne lui avait pas griffé les bras. Non. Il lui avait juste dit ce qu'il pensait, ne voulant pas la faire souffrir. Ne voulant pas lui faire avoir des fauix espoirs. Il avait été franc. Chance n'était pas franche avec lui. Chance continuait à se comporter en petite enfant. Chance restait Chance. Lui, il avait mûrit. Lui, il avait grandit. Lui, il était en deuil.

Il continua alors à marcher dans la neige, la laissant derrière-lui. Il rentrait au chäteau. Il rentrait au chaud parce qu'il le savait, Lulvia ne lui aparaitrait plus cette nuit. Il devait continuer à l'attendre pendant toute la nuit à essayer de trouver le sommeil, à espérer la voir ne serait-ce qu'un court instant. Une larme s'échappa de ses yeux bleu/vert. Chance lui avait fait mal. Chance l'avait blessé fort. Il était tellement désolé pour elle, pour cette humiliation qu'il lui avait fait subir. Mais il en restait convaincu, il avait fait le bon choix.

C'est alors qu'il entendit un corps s'effondrer dans la neige. Au début, il n'y pretta pas bien attention. Il s'attendait à ce que Chance réagisse, crie, hurle. mais il n'entendait rien. Il fronça alors les sourcils. S'arrêta. Ca n'était pas normal. Il se risqua alors de se retourner. Chance n'était plus là. Il la chercha un long moment, inquiet avant de se rendre compte qu'elle s'était effondrée dans la neige. Elle le regardait appeurée, triste, en colère. Il la regarda longuement, sans réellement comprendre ce qui se passait. Elle était là dans la neige et réclamait de l'aide. Et alors une image s'imposa à lui. Il revit le visage de Lulvia, le soir de sa mort. C'était un visage triste, torturé, paniqué. Lulvia était morte dans la peur, dans l'angoisse et la douleur. Elliyöt resta un long moment à observer Chance sans réellement la voir. Il eut envie alors de pleurer de nouveau. C'était sa faute si elle était morte. Sa faute à lui. Il n'aurait jamais voulu voir cette expression sur son visage. Il n'aurait jamais voulu la connaître sous ce jour.

Puis, il revint à lui, constata que Chance était toujours-là, qu'elle tremblait, qu'elle avait peur, qu'elle avait froid. Il s'approcha alors d'elle. Son visage était redevenu neutre. Il passa un bras dans son dos, un autre sous ses genoux et il la souleva de terre. Comme un géant. Comme un preu chevalier qui ramenait une pauvre princesse. Chance pesait un poid de plume. Il la serra contre lui pour la réchauffer. Elliyöt la regarda un long moment. Il ne pouvait pas la laisser là. Il n'en avait pas le droit. Il ne pouvait pas l'abandonner malgré tout ce qu'elle venait de lui dire. Il ne pouvait pas. Parce qu'elle lui faisait penser à Lulvia. Parce qu'il avait reconnu en ses traits appeurés par l'idée d'être abandonnée dans la neige, par l'idée de mourir dans la neige, il avait reconnu sa morte vivante.

Il se mit alors à marcher en direction de Poudlard. Chance ne se débattait pas dans ses bras. Elle ne pouvait plus, n'avait plus assez de forces à vrai dire. Ils n'échangèrent pas un mot. Elliyöt ne dit rien, ne la regardait plus du tout. Il revoyait encore ce petit corps innanimé dans ses bras il y a une semaine. Il revoyait Lulvia morte dans ses bras. Il se revoyait entrain de ramener le corps de sa belle à Poudlard, à l'infirmerie. Le jour s'était levé derrière-lui quand il avait ramené le corps de Lulvia, cette fois, la nuit était encore bien présente. Mais il ne pouvait s'empêcher de revoir tout ça.

Il refit exactement le même chemin que celui qu'il avait fait avec le corps innarticuler de sa belle. Il refit les mêmes pas, tourna dans les mêmes couloirs, monta les mêmes escaliers. Quand il arriva enfin à l'infirmerie, il y déposa Chance doucement. Comme il l'avait fait avec le corps de Lulvia. Il posa la Serpentard sur un lit, la recouvra d'une couverture pour qu'elle ne tremble plus. Quand l'infirmier arrivera et déouvrir la pauvre Chance dans le lit malade, Elliyöt ne sera déjà plus là depuis un long moment. Mais avant de partir, avant de la quitter, il lui dira doucement:

    ELLIYÖT Il y a des choses bien pire que des peines des coeurs.


Il y a bien pire que ça Chance.
Il y a la peur.
Il y a la tristesse.
Il y a la solitude.
Il y a la souffrance. Il y a la souffrance des gens disparut.


Animal I have become

i can't escape this hell so many times i've tried but i'm still caged inside somebody get me through this nightmare i can't control myself so what if you can see the darkest side of me? no one would ever change this animal i have become help me believe it's not the real me somebody help me tame this animal © belzébuth
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MessageSujet: Re: « Haut les mains, peau de lapin ! » [PV : Elliyöt S. Caldwell ]    Aujourd'hui à 7:12
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« Haut les mains, peau de lapin ! » [PV : Elliyöt S. Caldwell ]

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