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 just paint the picture of a perfect place.

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Peter Nicolson
avatarNombre de chapitres écrits : 65
Date d'inscription : 05/10/2011
Chocogrenouilles : 0
MessageSujet: just paint the picture of a perfect place.   Lun 14 Nov - 1:37
Do you think I'm special ?
Do you think I'm nice ?
Am I bright enough to shine in your spaces ?
Between the noise you hear
And the sound you like
Are we just sinking in an ocean of faces ?



    Xavier est un petit con. Il paraît sans cesse dicté par une espèce de besoin méprisable de s'écarter du monde, d'évincer l'un, d'agacer l'autre, en affirmant tout fort n'aspirer à rien. Xavier fuit, Xavier s'amuse, Xavier s'indigne et se moque. Xavier, pourtant, n'est que ça – qu'un petit connard sans valeur. Parfois, il s'empresse d'un sourire, d'une étreinte rapide, d'autres il s'applique à instruire froidement de son avis comme la pire des importances. Le manifeste de son éloquence n'a dès lors rien de plus minutieux, alors Peter relève le regard et observe. Une énième déception dans son regard, un sourire joyeux aux extrémités nerveuses – il aime se convaincre de sa banalité. Xavier est une sale habitude qu'il a trop traînée ; un partenaire qu'il a fini par estimer. Estimer sans doute parce qu'il est juste de rendre compte de leur frappante ressemblance – niée ponctuellement par des actes agressifs censés prouver leur indépendance.

    Mais les distractions s'accomplissent toujours en bonne compagnie.
    Éluder la question ne serait ne pas lui rendre justice. Xavier est tout d'abord son compagnon le plus fidèle, son infaillible alternative. Ne prétend-il pas aussi à un amusement plus conséquent ? N'est-il pas plus que cet acolyte nonchalant de jeu ? N'est-il pas celui, qui, parfois, s'occupe de lui rendre la raison, avec un air moralisateur qu'il trouve si vieux jeu ?

    Cela ne semble cependant plus porter de grande importance quand Peter se pare de sa cape de sorcier et qu'il pince son nez glacial entre ses doigts engourdis par le froid : le début du mois de décembre est toujours abrupt. Il jette un regard nonchalant vers le parc où quelques élèves ont choisi de s'exiler dans les profondeurs de la neige en hurlant des sons inqualifiables entrecoupés par des rires gras et immatures. Son bras son referme contre son torse où il applique quelques frictions. Peter doute quelques instants de la qualité de sa cape de sorcier et admire le ciel se parsemer de neige, une fois de plus. Son teint oscillant entre le rouge pimpant et un timide violet à cause du froid, Peter fait quelques pas dans la neige, apercevant Xavier au loin. Le garçon compense son culot par un romantisme inconscient et spontané – bien loin de la méfiance délibérée et clinique de Peter.

    Romanesque, près du lac. Les mains dans les poches. Le rire moqueur qui s'échappe soudain de ses lèvres lui fait réaliser combien l'air ambiant est saisissant et dans une tentative de réconfort, sa langue caresse sa bouche asséchée par le froid. Alors qu'il est sur point d’interpeller Xavier, une première année passe près de lui sur ce qui semble être des luges moldues et le fait trébucher. Il pense tout d'abord naturellement à l'injurier de toutes les insultes sorcières de sa connaissance mais le glapissement d'excuses qu'elle lui adresse fait couler un sourire sardonique et agacé sur ses lèvres. D'une enjambée, un regard indifférent pour le Saule Cogneur, Peter s'approche de Xavier, posant rapidement une main entreprenante sur son épaule. « On croirait presque que tu es en train de vivre une fabuleuse histoire d'amour, mon petit. Une circonstance spéciale, un événement, peut-être ? » Son regard marron se concentre quelques secondes sur le lac gelé, et Peter choisit finalement de ranger ses mains dans le coin de ses poches, suivant Xavier. L'agaçante rumeur des adolescents plein d'hormones se poursuit paisiblement, rompant la sagacité que les deux jeunes hommes tentent d'établir. Son regard se détourne finalement de l'étendue transie et se concentre sur son ami.

    « J'ai en amont d'intéressantes nouvelles à vous annoncer. London paraît décidée à jouer l'aguicheuse – je crois qu'elle est persuadée que je suis amoureux d'elle, ou une futilité du genre. Je pense qu'elle a envie d'abuser de la version où je ne suis qu'une innommable enflure parce que j’œuvre pour le bien de la communauté et que mon but est de l'utiliser pour livrer toutes les informations à l'armada de Dumbledore. » Il serait étonné d'apprendre que ce n'était en réalité qu'un zèle de naïveté de la part de la Serpentard – tout chez elle n'est que prétentions éternelles. L'ennui le gagne. « Je n'ai pas très envie de m'amuser avec le pathos cette fois – il faudrait trouver quelque chose d'assez astucieux pour la faire fléchir, bien plus que ces pseudos-rivalités avec Carter. T'en suis ? »

    Leurs desseins finaux n'ont pas bien grande importance – la danse doit cependant être menée à son terme. Les faits étaient – et Peter était certain que c'était une subtilité qui n'avait pas échappée à Xavier – que son bluff le lassait. Même la perspective d'une soirée consacrée à amasser des connaissances à la bibliothèque sans but précis semblait bien plus attrayante. Il décida d'éluder le cas London pour s'intéresser à celui de – espérant que la simple évocation de la jeune femme éveillerait le Serdaigle près de lui. « La vérité c'est que tout m'ennuie. Même l'autorité un peu mégalomane d'Amy et Al' perd de son intérêt. » Peter n'a jamais eu de problème fondamentalement relationnel avec les Carrow. Ils lui accordent si peu d'importance que de façon inconsciente, Peter n'a jamais pu s'empêcher de leur accorder un respect mérité pour leur stupidité ingénue. Ils lui offrent paisiblement la possibilité de frapper dans l'ombre, assujetti par un maître sans nom. Xavier, lui, a probablement un air trop innocent – dissimulateur. « Si tu as décidé de la petite réunion ici, ce n'était pas sans but précis, Xav. » Peter croise son regard. Il le connaît trop bien. « Tu avais envie de t'éloigner d'Olivia, c'est ça ? Ou plutôt qu'elle trouvait le lieu tellement adolescent et banal pour cette période de l'année qu'elle n'oserait même pas penser ne serait-ce qu'un instant à venir te tirer par les oreilles pour te ramener à la maison. » Son ton est tranquille et n'accuse aucune protestation, même raccourcie par un habile pincement de fesses. « Bien joué, je me suis cassé la tronche deux fois pour tes beaux yeux et ceux de la Princesse. » Et dans son regard semble planer un remerciement un peu amer, vulgaire et maussade – complété par une moue suave. C'était une réalité indicible : le cas d'Olivia se devait d'être abordé avec diplomatie. Autant tout du moins que Peter le concevait.


It can be possible that rain can fall,
Only when it's over our heads
The sun is shining everyday, but it's far away
Over the world is death.


Tu ne sais pas le secret de ton état. Les secrets, j'en ai des tas. Cette barrière entre nous. Cette barrière, qu'en faire ? Ce garde-fou. Passer la frontière de ton État, les pieds sur tes terres. Regarde-moi. Il faudra bien que tu t'avances, si on veut combler la distance entre nous.
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