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 Final Hour ▬Alecto FINIT

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Sorrow C. Caldwell
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MessageSujet: Final Hour ▬Alecto FINIT   Mer 21 Sep - 22:28
    La torture. Il y a quelque chose d'insoutenable et de vertigineux, la destruction de l'homme à l'état pur ▬ Vladimir Volkoff


    Décembre, la période glaciale, la période de la neige qui tombe du ciel, la période des fêtes de Noël. Décembre. Un mois qu’il n’aimait pas. Un mois qu’il haïssait à vrai dire. Il n’aimait pas les fêtes, il détestait Noël surtout. D’habitude tout le monde est bien content de retrouver sa famille, d’aller faire la fête pour le jour de l’an, de recevoir ses cadeaux. Les grandes vacances approchaient à grand pas et tout le monde semblait déjà sous l’euphorie des fêtes. Pas lui. Il détestait ça. Parce qu’il savait ce qu’il allait voir en rentrant chez lui. Il savait qu’il allait trouver sa mère entrain de noyer son chagrin devant la cheminée, blottie dans le pull de son père. Et il n’aimait pas ça. Il détestait Noël parce qu’il avait peur de se retrouver seul comme au Noël de ses huit ans. Il avait passé Noël tout seul sans ses parents et sans qu’il ne s’en rende vraiment compte, cette peut enfantine restait tout au fond de lui. Il savait que cette image pouvait arriver à tout moment. Le monde magique n’était certainement plus sûr aujourd’hui avec l’arrivée des Mangemorts au pouvoir. Il savait qu’il pouvait trouver sa maison à tout moment, vide, sans personne, sans une mère à consoler. Et c’était l’abandon qui lui faisait le plus peur.

    Mais son esprit vagabondait à autre chose à vrai dire. Il ne se souciait pour l’instant pas aux fêtes, ni à sa mère. Son esprit était préoccupé par tout autre chose. Une fille à vrai dire. Une fille qu’il aimait. Elle était blonde. Blonde aux yeux bleus. Elle avait une bouche rose et des lèvres légèrement pulpeuses. Elle était belle. Belle et sauvage. Son nom ? Lulvia. Lulvia préoccupait ses pensées. Elle y avait toujours été même quand les symptômes avaient fait leur apparition. Même à présent qu’il est avec Olympe. Enfin, qu’il était avec Olympe. Lulvia avait toujours été la première, celle qu’il avait toujours choisie, celle qu’il aimait toujours. C’est sans doute pour cette raison qu’il a décidé de mettre un terme à sa relation avec Olympe. Il veut retrouver Lulvia. Elle lui manque, terriblement. Et il ne sait pas ce qu’elle devient. Il a pourtant essayé de lui parler, d’engager la conversation, mais elle s’est enfuie et lui a laissé un froid mordant au niveau du cœur. Il sait qu’il l’aime, depuis toujours. Il sait aussi qu’il lui a fait mal, très mal. Et il s’en veut terriblement. Il voudrait tout effacer, tout recommencer. Il voudrait n’avoir jamais été soumis à ce symptôme. Il était si bien avec elle. Il l’aimait tellement. Tellement. Malheureusement, il lui avait dit toutes ses horreurs et il s’en voulait tellement. Il voulait lui reparler, lui dire qu’il l’aime, la prendre dans ses bras. Mais elle le fuyait sans doute encore attristée de le voir avec une autre, sans doute encore blessée, il n’en savait rien à vrai dire. Il voulait réparer ça. Et cette lettre qu’il venait de recevoir lui en donnait la chance :

    « Elliyöt,
    Il faut que je te parle, rejoinds-moi à 23h au hangar à bateau. C’est important.
    Lulvia »

    Il avait longtemps regardé cette lettre, admiré ces mots. Il c’était un long moment demandé ce qui pressait et un instant son cœur s’emballa : et si elle lui disait qu’elle ne l’aimait plus, qu’elle ne voulait plus le voir ? Il en mourrait de chagrin et ferait tout pour la reconquérir. Mais les pulsations de son cœur se calmèrent, il y voyait là une occasion pour lui parler, lui dire tout ce qu’il avait sur le cœur et surtout s’excuser pour la dernière fois. Son regard bleu quitta la lettre et vint se poser sur l’horloge. Il n’avait plus qu’à attendre et réfléchir à ce qu’il allait lui dire.

    L’horloge sonna 22h30. Il se leva alors du fauteuil des rouge et or et serra sa cape ainsi que son écharpe autour de son cou. Le regard sombre et déterminé, Elliyöt quitta la salle commune des Gryffondor. Sa baguette dans sa poche, la lettre soigneusement pliée dans l’autre, il avait réfléchit à ce qu’il dirait à sa bien aimée. Il avança alors dans les couloirs silencieux et sombre du château. A cette heure-ci, tout le monde dormait. Enfin, sans doute que les Carrow et certains professeurs non, mais pour la plupart des habitants de Poudlard c’était le cas. Les élèves avaient bien trop peur de s’aventurer dans les couloirs et de se retrouver face aux Carrow. Lui non. Il n’avait pas peur d’eux. Il leur tenait tête comme un stupide lion. Il leur tenait tête avec son stupide courage, sa stupide détermination. Il était stupide, il le savait. Toute tentative de rébellion était durement réprimée. Mais il s’en fichait. Il se battait pour les autres, pour l’avenir, pour la liberté. Et ce n’était pas deux adultes totalement fous à liés qui allait l’en empêcher. Il continuait sa progression dans les couloirs toujours avec discrétion et bientôt, il réussit à sortir du château.

    Un vent glacial lui fit resserrer sa robe de sorcière ainsi que son écharpe. Il faisait froid le soir en hiver et pas grand monde n’osait s’aventurer dehors par un temps de neige. Le regard d’Elliyöt vint alors observer les environs. La lune blanche éclairée parfaitement bien le parc. Le Lac noir qui était à l’époque de l’année gelé reflétait parfaitement le ciel étoilé. La neige blanche ressortait légèrement dans la nuit. La forêt interdite était toujours aussi sombre et un cri de loup s’éleva de cet endroit. Elliyöt se remit alors à marcher dans la neige. Ses jambes s’enfonçaient dans la neige un peu trop épaisse et il mit plus de temps que prévu à arriver à destination.

    Les hangars à bateaux étaient silencieux. Le petit pont surplombait l’eau du lac et les carreaux brillaient sous la lumière de la lune. Elliyöt ouvrit la porte qui se mit légèrement à grincer. Il regarda derrière-lui pour être sûr que personne ne l’avait suivit et il rentre, refermant la porte derrière-lui et plongeant l’endroit dans le noir. Il sortit alors sa baguette et lança un sortilège informulé. L’extrémité de sa baguette s’alluma d’une légèrement lumière blanche. Il avança dans le hangar, sur le pont. Son regard bleu essayait de scruter l’obsecurité pour y distinguer la silhouette qu’il aimait tant.

      ELLIYÖTLulvia ? Où es-tu?


Animal I have become

i can't escape this hell so many times i've tried but i'm still caged inside somebody get me through this nightmare i can't control myself so what if you can see the darkest side of me? no one would ever change this animal i have become help me believe it's not the real me somebody help me tame this animal © belzébuth


Dernière édition par Elliyöt S. Caldwell le Lun 19 Déc - 17:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Final Hour ▬Alecto FINIT   Sam 24 Sep - 23:07
    Torture, you need it for revenge, or to obtain a confession

    Silencieuse comme une ombre, Alecto Carrow verrouilla la porte du hangar à bateau. Aucun bruit n'y fit écho, n'étant perceptible que le clapotis de l'eau infiltrée dans le hangar pour les voies de lancement des bateaux. De ce simple sort informulé, elle venait de sceller l'entrée de ce lieu totalement isolé où elle seule savait ce qui allait se produire. L'endroit infestait de rats et une odeur de mal séché, provenant de toute évidence des cordages mouillés, lui chatouillait les narines. L'humidité qui suintait sur chaque mur, associé à l'eau stagnante trop peu volumineuse pour geler, donnait une effluve aussi infâme que de l'eau croupie. Elle aurait presque regretté d'être là. Mais la jubilation qui montait en elle aussi vite que l'excitation à la veille d'une torture l'empêchait de faire demi-tour. Oui, car cette nuit, il était aisé de remarquer qu'Alecto Carrow avait parfaitement réussi son coup. Un coup de maître, comme on pourrait le qualifier plus tard à l'annonce de son triomphe.

    Il n'avait pourtant pas été facile d'en arriver là, et cette idée n'aurait jamais pu germer dans son esprit sans l'aide de son frère, qui avait dû lui exposer son ébauche de stratégie une bonne dizaine de fois tellement la tactique était complexe. A deux, ils avaient toujours été plus fort et une fois de plus la situation venait de le démontrer. La première partie du plan, Amycus s'en était chargé. La fille, Alecto ne voulait pas s'en occuper. Les ados pleurnichardes, elle en avait eu largement sa dose. A elle avait donc échu la tâche d'écrire la lettre pour le prince charmant, lettre dont les mots si subtiles lui avait fait plonger la tête la première dans son piège. Rares étaient les occasions où elle avait pu faire une telle démonstration de finesse dans ce qu'elle entreprenait, et elle en était très fière à présent. La lettre envoyée et aussitôt qu'elle avait reçu le feu vert, elle avait dû sortir dans le parc, bravant la neige et le froid hivernal du mois de décembre qu'elle exécrait par dessus tout. Chaque pas en avant avait été un supplice, le vent cinglant son visage tout lisse et gelant ses doigts si raffinés refermés autour de son col. A intervalle régulier, elle avait dû secouer ses beaux cheveux pour retirer les flocons de neige qui s'y déposaient. Tout en constatant que ses empreintes de pas s’enfonçaient bien plus profondément dans la neige que les autres, ce qu'elle avait désespérément interprété comme étant une prise de poids totalement inattendue et se promettant d'y remédier le plus vite possible, elle avait dévalé la pente qui menait aux rives du lac, là où se trouvait le hangar. Baigné dans la lumière pâle de la lune, le toit recouvert d'une épaisse couche de neige, le lieu avait quelque chose d'apaisant, paradoxalement à ce qui allait se dérouler en son sein. Elle était alors entrée à l'intérieur, avait vérifié que son frère avait bien rempli sa part du contrat et s'était dissimulée dans un coin sombre en attendant l'arrivée du Gryffondor.

    L'imbécile. Comme il était convenu dans la lettre, il était venu au point de rendez-vous. C'était bien lui qui venait de rentrer sans la voir, lui qui venait de refermer la porte et s'engouffrer dans le noir impénétrable. Le piège s'était refermé sur lui. Il était maintenant complètement empêtré dans la toile d'araignée qu'elle avait soigneusement tissée pour l’attraper. Il n'était décidément pas très futé et la naïveté dont il venait de faire preuve la sidérait totalement. Il avait été tellement facile de le manipuler, sans doute aveuglé par l'amour porté à sa jouvencelle écervelée. L'amour, cette chose immonde et répugnante qui lui donnait envie de vomir rien qu'à son évocation. Et ce n'était pas ce couple là qui allait lui en donner une meilleure vision. Elle aurait volontiers craché le mollard qui lui remontait le long de la gorge, ecoeurée par de telles immondices, mais elle ne devait pas se faire détecter tout de suite.

      Lulvia ? Où es-tu?

    La manière dont il venait de prononcer son nom, la sensualité avec laquelle les mots sortaient de sa bouche, tout ça avait un goût amer. Elle n'avait jamais compris pourquoi les adolescents étaient si niais. Enfin elle n'allait pas s'en plaindre, c'était grâce à ça qu'elle avait réussi à le faire venir.

    Subitement, elle baissa la tête, essayant de distinguer ce qui bougeait sur ses pieds. Un rat. D'un coup de pied, elle l'envoya valser contre un mur, où il s'écrasa avec un petit couinement plaintif. Elle espérait qu'elle n'avait pas fait trop de bruits et que le débile-amoureux transit n'y avait pas prêté attention. A pas feutrés, Alecto se dirigea vers le Gryffondor, ses yeux plissés pour distinguer toute forme dans le noir. Elle arrivait derrière lui et, à mesure qu'elle s'en approchait, elle distinguait de plus en plus les contours de la bulle qui enveloppait la fille. Au premier coup d'oeil, il était impossible de s'en rendre compte. Les carreaux givrés brillaient d'une telle intensité grâce à la clarté de la lune que le scintillement de la bulle protectrice était indiscernable. Mais elle était bien là, renfermant la princesse que le débile venait sauver d'un destin tragique. Elle ne pouvait pas crier ni émettre le moindre son qui puisse l'alerter de sa présence et du danger qui arrivait derrière lui. Assise sur une chaise en bois, ses yeux fixaient avec horreur son bien-aimé, tentant surement de lui faire comprendre que c'était un piège. Juste à côté, une autre chaise, vide.

    Mais il ne semblait pas encore avoir remarqué sa présence. Alecto, elle, jubilait. D'une voix criarde, dans une pauvre imitation d'une jeune fille en détresse, elle brisa le terrible silence qui régnait dans le hangar:

    - Elliyöt ! Tu es venu !

    Le résultat était franchement risible, et elle n'avait pas le moins du monde chercher à lui faire croire quoi que ce soit, simplement se moquer de lui. Elle ne lui laissa pas le temps de réagir. Vive comme l'éclair, elle pointa sa baguette magique dans le dos du Gryffondor et, de son extrémité, le sort qui en sortit le désarma et le propulsa si fort qu'il atterrit sur la chaise vide aux cotés de Lulvia. Sa baguette tomba directement dans l'eau tandis qu' un nouveau mouvement de la sienne fit apparaîtrent des cordes qui s'enroulèrent autour de ses chevilles, de ses poignets et de son torse. Alors Alecto Carrow se planta devant les deux tourtereaux et éclata d'un rire aussi glacial que la neige au dehors.
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Sorrow C. Caldwell
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MessageSujet: Re: Final Hour ▬Alecto FINIT   Lun 26 Sep - 21:05

    Le silence.

    Elle ne répondait pas. Elle ne disait rien. Et un instant, il a peur. Peur qu’elle est décidée de ne pas venir. Peur qu’elle ne l’aime plus, qu’elle ne veuille plus le voir, qu’elle ne lui ait posé un lapin. Peur qu’il se retrouve seul, qu’on l’abandonne encore, comme ce matin de Noël lorsqu’il avait huit ans. Il ne voulait pas qu’on l’abandonne. Il avait tellement besoin d’elle. Elle le ramenait à la raison, arriver à maitriser ses colères qui devenaient de plus en plus violentes et de plus en fréquentes à cause des Carrow. Sans elle, il n’était rien, et il le savait et il avait peur. Peur qu’elle l’abandonne elle aussi, comme son père. Comme cet indigne père qu’il adorait et haïssait à la fois.

    Il attend alors, continue d’avancer doucement en essayant de ne pas trébucher. Il y avait cette odeur d’humidité et il entendait les cordes des bateaux se mettre à taper contre le bois. Elliyöt avait le cœur qui battait à cent à l’heure. Il voulait qu’elle lui réponde de sa voix douce et claire. Il voulait être rassuré. Si seulement il savait que dans l’ombre, elle était là mais qu’il lui était totalement impossible de lui parler. Que dans l’ombre deux individus leur souhaitaient du mal. Que dans cette ombre, une vie allait à jamais être prise.

    Il entend quelque chose s’écraser contre un mur, puis un couinement. Il fronce les sourcils et appelle une nouvelle fois sa chère et tendre. Répond-moi. S’il te plait, répond-moi. Dis-moi que tu es là. Fais-moi un signe, rien qu’un tout petit et je te ferais la cour pour te reconquérir, et je me jetterais à tes pieds et te supplierait de me pardonner, mais par pitié répond-moi. Libère-moi de cette attente infernale. Réponds-moi.

    Il avance toujours, son souffle est court. La lumière de sa baguette n’est pas assez puissante pour éclairer toute la pièce. Il aurait pourtant tellement voulu éclairer plus pour que l’attente finisse enfin. Mais il n’en eut pas le temps. Il sentit alors une baguette s’enfoncer dans son dos et il s’arrêta net. Une voix se fit entendre. Ce n’était pas sa voix. Ce n’était pas la voix de Lulvia. Il voulut se retourner, faire face à la personne qui lui avait fait cette ridicule blague, cette blague qui lui faisait si mal au cœur, mais là encore, il n’eut le temps de rien faire. Il se retrouva alors désarmer et sentit sa baguette lui glisser des doigts. Il fut alors propulsé dans les airs et atterrit sur une chaise. Il grimaça légèrement de douleur et il sentit des cordes venir se serrer et s’attacher au niveau de ses poignets et de ses chevilles. Il sentit alors une présence à ses côté et il fut horrifier de voir qu’il s’agissait de Lulvia. Il bougea sur sa chaise, essaya de se défaire de ses liens mais rien à faire.

    Il entend un rire dans l’obscurité. Ce rire. Il tourne la tête et voit Alecto Carrow qui rigole, qui semble si fière d’elle, si fière de son piège. Il la regarde de ce regard haineux. Il veut la tuer, lui arracher les tripes, l’étrangler, la découper en morceau et lui faire mal. Ses poings serrent, il a envie de lui envoyer toutes les insultes qu’il connait à la tête mais il sait très bien que ça ne fera qu’aggraver son cas. Et surtout celui de Lulvia à ses côtés et il ne désirait pour rien au monde qu’on lui fasse du mal. Il serait près à s’ouvrir les veines s’il fallait pour qu’elle ne souffre pas. Pour qu’il n’entende pas son cri plaintif et de douleur. Mais une interrogation lui vient alors : pourquoi ? Pourquoi toute cette mise en scène pour qu’il vienne alors qu’elle aurait très bien pu l’attaquer au détour d’un couloir ? Elle avait tellement d’occasion devant elle pour lui lancer un sort derrière son dos. Pourquoi l’avoir attiré ici dans ce piège ? Il s’interroge, sent qu’il y a quelque chose d’autre derrière tout ça. Il jette un regard inquiet à Lulvia. Apparament elle va bien. Ils n’ont pas l’air de lui avoir fait de mal physiquement. Mais pourquoi l’avoir amené ici alors ? Pourquoi ? Qu’est ce qu’ils avaient fait tous les deux ? Non pas qu’Elliyöt savait que pour Alecto il y avait forcément une raison pour qu’elle torture les gens, juste qu’il ne se souvenait pas avoir réellement fait quelque chose qui aille à l’encontre d’elle, si ce n’est de se fouttre d’elle en cours. Il sentait qu’il y avait autre chose qu’une simple envie de torturer par le plaisir (parce qu’il savait très bien comment elle agissait), il sentait qu’il y avait une quête de vérité derrière tout ça. Un envie de savoir quelque chose qu’il savait, qu’il avait vu ou avait fait.

    Il regarde alors de nouveau Alecto, l’affronte du regard. Son souffle se fait court. Il a toujours les poings serrés et ne décolère pas.

      ELLIYÖTQu’est ce que vous voulez? Qu’est ce qu’elle fait ici ?


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MessageSujet: Re: Final Hour ▬Alecto FINIT   Sam 8 Oct - 15:24
    Elle avait les doigts de pieds gelés et ses chaussures étaient imbibées d'eau. Elle n'aimait pas du tout ça. Il fallait vraiment une bonne raison pour avoir choisi de faire ça ici, dans cet endroit grotesque et répugnant. Cette raison, elle était toute simple: le point fort du hangar résidait dans le fait qu'il était complètement isolé du reste du château, et personne n'irait y foutre les pieds, personne. D'ailleurs, personne n'osait sortir du château et s'aventurer aussi loin dehors, personne n'était suffisamment suicidaire pour se rendre dans le hangar à bateau en pleine nuit et par temps de neige.

    Sauf lui. Lui s'était fait prendre comme un bleu, pensant que sa bien-aimée se rendrait dehors pour lui donner rendez-vous dans un lieu aussi sordide. Des crétins, elle en voyait tous les jours dans cette école, mais lui venait de gagner la première place dans le classement, jusqu'alors détenue par le blaireau qu'elle utilisait pour retirer des points à Poufsouffle à chaque cours. Comme pour tous les obèses de l'école, elle commençait à en oublier et n'arrivait pas à retenir leurs noms, elle allait les noter soigneusement sur un bout de parchemin.

    Debout devant le Gryffondor, elle le regardait avec un petit sourire narquois et des petits yeux de fausse compassion. Lui, en revanche, affichait un regard haineux, comme s'il voulait la tuer sur le champs.

      Qu’est ce que vous voulez? Qu’est ce qu’elle fait ici ?

    - Mais qu'est ce que nous avons là ? On dirait un petit animal sans défense emprisonné par un méchant prédateur... Mais c'est qu'il a l'air féroce, il ferait presque peur !

    Alecto ne le quittait pas du regard, souhaitant lui montrer qui avait gagné, qui était maintenant maître du jeu. Son sourire, elle l’effaça instantanément et sa bouche se tordit en un rictus méprisant. Les plaisanteries étaient finies, et puisqu'il le demandait, elle allait lui montrer ce qu'elle voulait. Elle cracha le gros mollard qui lui encombrait la gorge depuis quelques minutes à ses pieds et se tourna vers la fille en chaleur qui gesticulait dans sa bulle. Tenant fermement sa baguette pointée sur elle, Alecto lui cassa le poignet et la bulle scintillante qui l'entourait disparu immédiatement, diminuant considérablement la luminosité déjà faible du hangar. Comme elle s'y attendait, l'idiote hurla à pleins poumons aussitôt qu'elle constata que la protection n'était plus là.

    - C'est ça, vas-y ! Hurle fort, comme tu sais bien le faire, espèce de goule puante ! Personne ne peut t'entendre ici !

    Son attention se reporta de nouveau sur l'imbécile assis sur sa chaise et qui gardait les poings serrés. De là où elle était, elle pouvait ressentir la haine qui émanait de lui et elle s'en réjouissait, il serait d'autant plus facile de le faire craquer.

    - Alors, le mongol, tu veux savoir ce que je veux ? Tu veux savoir pourquoi tu t'es fait avoir comme un troll ?

    Elle s'interrompit, s'apercevant qu'il ne pouvait rien entendre de ce qu'elle disait tellement l'écervelée assise à côté de lui ne cessait de lui déchirer les tympans. A elle de crier plus fort maintenant.

    - Ferme-la ! Ferme-la ou je te fais subir des choses immondes qui resteront ancrées en toi jusqu'à la fin de ta saleté de vie !

    Elle s'arrêta de crier, mais elle continuait de renifler et de verser des torrents de larmes, comme s'il n'y avait pas suffisamment d'humidité dans ce foutu hangar.

    - Ça fait du bien quand elle la boucle, pas vrai ? Maintenant que je vais pouvoir en placer une, je ne vais passer par quatre chemins, tu vas me révéler tout de suite l'identité de la personne qui vous a aidé à sortir de la Cage. Oui, tu as bien entendu mon petit, c'est tout ce que je veux savoir. Tu as tout intérêt à me le dire maintenant, où je fais souffrir ta copine jusqu'à ce qu'elle en crève !



Dernière édition par Alecto Carrow le Dim 9 Oct - 18:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Final Hour ▬Alecto FINIT   Dim 9 Oct - 16:00
    Il sent un souffle glacer le traverser. Il sent ce souffle qui lui donne un mauvais pressentiment. Ca s’infiltre en lui comme du poison. Ca passe dans ses veines tout doucement. Ca rentre dans ses artères et ça va jusqu’au cœur. Mais malgré cette sensation de froid, il ne décolère pas. Sa mâchoire est toujours autant serrée, ses poings aussi. Et il la regarde toujours avec haine. Il veut la tuer, et emmener sa chère et tendre loin de tout ça. Loin de ce monstre, de cette femme qui ne comprend rien, de cette femme qui sera son bourreau. Mais il ne peut s’empêcher de penser que quand il sera sortit d’ici, quelque chose allait définitivement changer. Il le sentait.

    Il ne peut s’empêcher de jeter un regard à Lulvia qui est toujours prisonnière de sa bulle. Il s’inquiète pour elle. Puis il entend la voix d’Alecto et se tourne vers elle. Il bouge sur sa chaise, son souffle se fait court. Il déteste cet endroit. Il déteste ces liens qui le retiennent à cette chaise. Il déteste cette domination que lui impose Alecto. Il déteste cette femme. Elle se moque de lui. Elle jouït de son soudain pouvoir. Mais elle ne lui a toujours pas répondu. Et ça l’énerve. Ca l’énerve de s’être fait prendre comme ça. Comme un amoureux transi. Comme un idiot. Oui, l’amour rend bête. L’amour le rend bête. Il le sait mais que serait-il arrivé à Lulvia s’il n’était pas venu ? Il préférait être là avec elle plutôt que de la laisser seule. Seule face à ce monstre.

    La Mangemorte lève sa baguette et la pointe sur Lulvia. Elliyöt se pétrifie d’un seul coup et quand il entend le poignet de son amour craquer et son cri s’élever dans les airs, il ne respire plus. Son regard regarde la rouge et or et il l’entend hurler, il l’entend pleurer et il entend son bourreau se mettre à jouir de cette souffrance infligée. Il n’ose pas parler, sa gorge est serrée. Il a pourtant envie de hurler. Il a envie de se jeter à genou et de supplier Alecto de le torturer lui et pas elle. Mais il ne peut que regarder sa bien-aimée se mettre à hurler de douleur devant son poignet cassé. Il tremble de tout son corps. Il tremble et ses ongles s’enfonce dans le bois de sa chaise. Il croise le regard de sa bien-aimée et il devient tout blanc. Son visage se décompose devant les yeux plein de douleur, de tristesse mais aussi d’amour qui émane d’elle. Il rêve de se jeter sur elle pour la protéger de son corps. Il rêve de défaire ses liens et de la prendre dans ses bras pour l’emmener loin d’ici. Mais il sait que ce n’est pas la réalité. Il sait aussi qu’il allait devoir affronter les hurlements de Lulvia et surtout sa peur la plus profonde.

    Alecto se tourne de nouveau vers lui et lui parle. Il ne la regarde pas tout de suite. Son regard se focalise sur Lulvia qui pleure et gémit toujours de douleur. Il a mal pour elle. Mais Alecto intervient et hurle après la gryffondor. Il lève son regard bleu vers elle et la regarde avec haine, colère et mépris. Cette femme le dégoute tellement. Il voudrait la tuer sur place pour qu’elle ne s’en prenne plus à Lulvia. Et il sait qu’il serait parfaitement capable de le faire, de mettre le couteau sous la gorge de la Mangemorte et de l’égorger sur place. Il tremble toujours beaucoup. Et les cris de Lulvia ont cessé devant la menace d’Alecto. Cette fois, elle se tourne vers lui et les mots qui sortent de sa bouche crispent le jeune homme. Il regarde cette fois Alecto et l’écoute attentivement. Elle veut savoir qui les a libérés de la Cage. Ou Lulvia hurlera jusqu’à la mort. Il ne veut pas ça. Il ne veut pas qu’elle souffre parce qu’il n’a rien voulut dire. Mais il ne veut pas non plus trahir tout le monde. Il ne veut pas livrer cet homme. Même s’il ne sait pas qui c’est exactement, il sait que ça ne lui portera pas bonheur. Et Elliyöt ne voulait pas paraitre lâche et cafteur. Il avait des principes et celui de la loyauté et du mutisme en faisait partie. Non seulement Alecto s’attaquait au fruit de ses entrailles, mais en plus de ça, elle s’attaquait à ses principes, ses valeurs que sa mère avait mit tant de temps à lui inculper.

    Il resta totalement muet devant ce choix cornélien. Il tremble toujours mais cette fois, ce n’est pas de rage : c’est la peur. La peur de décevoir tant de gens. La peur que Lulvia ne souffre. La peur de briser ses serments et ses principes. Non, il n’a pas peur d’Alecto. Il a peur d’après tout ça. Il se sent seul, démunie, impuissant. Il entend Lulvia qui l’appelle et l’implore de ne rien dire. De ne rien dire du tout. Il la regarde alors et les larmes lui viennent aux yeux. Non. Il ne peut pas trahir cet homme qui les a libérés de cet endroit. Non. Il ne peut pas laisser Lulvia se faire massacrer, torturer. Il en crèverait. Il ne pouvait pas supporter qu’on lui fasse du mal, qu’on la fasse souffrir. Et un instant, il comprit quelque chose : on avait renseigné Alecto sur le comment lui tirer les vers du nez. On lui avait dit que Lulvia était sa plus grande faiblesse. Mais qui ? Ses poings se serrèrent de nouveau et sa mâchoire se serra. Aucun son ne sortait de sa bouche et il vit la baguette d’Alecto se lever de nouveau et le cri de Lulvia retentir une nouvelle fois. Il ferma les yeux. Il ferma les yeux et pria Merlin qu’on lui vienne en aide. Il prit pour que tout ceci ne soit qu’un long cauchemar. Mais il se rend bien compte que ça n’est pas le cas. Il entend encore ce cri et les larmes coulent sur son visage. « Non Elliyöt ne dit rien. » Lulvia l’implore de ne rien dire, de se taire. Mais il entend toujours son cri et alors pour la première fois depuis un long moment, il murmure toujours avec les yeux clos :


      ELLIYÖTPitié…. Laissez-là partir et je vous dirais tout. Elle n’y est pour rien dans tout ça. Pitié arrêtez de la torturer, torturez-moi à sa place. Je vous en pris. Je vous dirais tout.


    Il entend Lulvia se mettre à crier qu’il ne devait rien dire, qu’il devait la laisser se faire torturer. Mais il ne le supporte pas. Il préfère qu’on le torture et qu’on le tue à sa place. Et les larmes continuent de couler sur ses joues. Des larmes de frustration, de peur aussi. Des larmes de désespoirs.


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MessageSujet: Re: Final Hour ▬Alecto FINIT   Jeu 27 Oct - 16:25
    Alecto se tenait de toute sa hauteur devant le visage ruisselant de sa victime, sa baguette toujours pointée sur Lulvia, méconnaissable: les traits du visage déformés par la souffrance, elle avait les yeux rougis et bouffis et son délicat maquillage lui coulait le long des joues et jusqu'en bas du cou. Elliyöt, lui, paraissait tellement vulnérable et faible par rapport à son arrogance quotidienne et la petite fierté dont il faisait preuve face à elle pendant ses cours. Quel magnifique divertissement. Elle aurait tout donné pour voir un jour la scène qui se déroulait sous ses yeux, voir le stupide Gryffondor devenir blême, trembler de tout ses membres et pleurer toutes les larmes de son corps devant la torture infligée à sa dulcinée. Elle savait qu'elle arriverait à le faire craquer, elle savait que ce moment arriverait, elle savait qu'elle finirait par lui faire tellement mal qu'il devrait la supplier d'arrêter.

    En revanche, elle n'aurait jamais cru que la fille se mettrait à hurler à son crétin de copain qu'il fallait qu'il se taise et qu'il ne lui révèle pas ce qu'elle voulait savoir, alors même qu'elle-même venait de lui casser le poignet. Ils allaient bien ensemble en fin de compte, ils étaient tous les deux complètement timbrés. De toute évidence, elle n'avait pas suffisamment souffert et Alecto avait vite pallier ce manquement. Cette fois-ci, ce fut un somptueux et magistral Doloris qui frappa l'hystérique en pleine poitrine. Le cri qui s'était alors échappé de sa bouche avait eu don de l'exaspérer au plus haut point, mais les paroles sorties de celle de son bien-aimé encore plus.

    Il la prenait vraiment pour une imbécile de première. Elle n'en était pas arrivé jusqu'ici pour voir s'envoler tout espoir de repartir avec les informations qu'elle devait impérativement récupérer. Non, certainement pas. Mais le pire dans tout ça, c'est qu'il avait l'air de croire ce qu'il disait, il avait l'air de croire qu'il était possible qu'elle accepte sa proposition. Il n'était déjà pas très intelligent avant, mais ce soir il battait des records. Apparemment la séance n'était pas encore terminée et n'avait pas donné le résultat escompté.

      - N'espère même pas une seule seconde que je vais la laisser s'échapper, sombre crétin. Tu crois vraiment que je suis aussi bête que toi ? Elle ne partira pas d'ici tant que tu ne m'auras pas donné une réponse satisfaisante.

    Alecto se détourna alors de la silhouette ratatinée du Gryffondor sur sa chaise et s'approcha de Lulvia. Pendant un moment, elle la regarda de haut, observant son regard fuyant qui cherchait à croiser tout et n'importe quoi plutôt que son regard à elle. Puis elle rapprocha lentement son visage du sien, allant jusqu'à sentir sa respiration saccadée et les relents de peur dont elle était infestés. De sa main libre, elle lui empoigna les joues de chaque côté de la bouche et serra très fort pour avoir une prise suffisante et la forcer à la regarder droit dans les yeux. Les lèvres pincées, Lulvia gémit et essaya vainement de se détourner mais Alecto serra de plus en plus fort jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus lutter. Elle avait les yeux embués et était prête à fondre en larmes.

      - Il ne faut pas lui dire ça, chérie. Parce que s'il ne me le dit pas, tu vas encore avoir mal, très mal. Et tu ne voudrais pas souffrir une nouvelle fois... si ?

    Feignant de la pitié, elle lâcha son emprise sur son visage poisseux et dégoulinant et se redressa, faisant mine de la regarder de bas en haut dans les moindres détails. Puis délicatement, elle caressa son épaule et descendit lentement le long du bras jusqu'à atteindre son poignet cassé. Alors la pitié fit place à la haine et Alecto lui empoigna fermement la main et lui tordit de toute ses forces. Le hurlement qui s'ensuivit n'était même pas descriptible tellement il évoquait l'horreur. L'espace d'une fraction de secondes, Alecto n'aurait même pas su dire si c'était un être humain qui avait émis un tel son. Le cri ne s'arrêtant pas, elle dut une nouvelle fois hurler pour s'adresser au Gryffondor.

      - Regarde comme elle souffre, regarde ! Regarde là bien, c'est de ta faute si elle en est là ! Alors répond tout de suite à ma question, ou je jure sur le Seigneur des Ténèbres que je mettrais fin à ses souffrances pour l'éternité !




Dernière édition par Alecto Carrow le Sam 29 Oct - 18:03, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Final Hour ▬Alecto FINIT   Ven 28 Oct - 23:27
    Alecto ne veut pas que Lulvia parte. Non. Elle veut continuer à la torturer, à le torturer. A leur faire du mal à tous les deux. A lui surtout. A lui. Parce qu’il lui tient tête, il lui a toujours tenu tête. Ca a toujours été. Il ne supporte pas cette domination là. Il ne supporte pas ce règlement, ces monstres qui dirigent cette école. Il ne supporte plus rien. Alors il se rebelle, il lui fait face, il laisse son stupide courage prendre le dessus, sa stupide impulsivité la provoquer. Et quand vient le retour de bâton, il s’en mord les doigts. Mais il sait pourquoi il se bat contre elle. Il se bat pour sa liberté. Il se bat pour la liberté de tout le monde. Il se bat à cause de ses principes, de sa liberté, de son amour. Il se bat contre l’injustice, contre la facilité, contre le mensonge, la corruption, la démence, la folie. Mais sa plus grande bataille, c’est sa guerre contre lui-même. Il se bat pour ne pas ressembler à Alecto, à Amycus, à Rogue, à tous ces gens qui les tuent peu à peu. Qui tuent leur espoir, leur conviction, leur vie.

    Il regarde toujours Alecto et il y a toujours cette folle effronterie dans son regard. Il y a toujours ce courage qui persiste, cette envie de lui tenir tête à elle, à leur bourreau, à leur assassin. Mais il sait qu’il n’est plus en mesure de lui tenir tête et il sait qu’il est vaincu. Il entend les larmes de la rouge et or et ce sont comme des lames de couteau qui le transperce de toute part. Il aurait donné sa vie pour ne pas l’entendre hurler, ni pleurer. Il aurait donné son âme pour qu’elle parte d’ici. Alecto avait bien comprit qu’elle était sa plus grande faiblesse, son talon d’Achille. Il sent les larmes lui couler sur ses joues. Il veut se réveiller, il veut se réveiller dans son lit et se dire que tout ceci n’est qu’un cauchemar. Un tout petit cauchemar de rien du tout. Mais non, c’est bel et bien la réalité.

    Il se sent misérable ici, il se sent si vulnérable en cet instant. Il a l’impression que c’est lui qu’on torture, lui qu’on brise contre un mur, lui qu’on achève à coup de pelle. Personne ne lui avait jamais fait aussi mal. Même pas quand Lulvia l’avait trahi. Non, il n’avait jamais eut aussi mal. Il n’avait jamais sentit son cœur sur le poing d’exploser, son sang aller si vite qu’il s’en évanouirait sur place. Il n’avait jamais sentit ses coups de poings invisibles dans son ventre. Il n’avait jamais sentit une telle douleur. Jamais. Il pouvait craquer à tout moment et si ces liens ne l’avait pas retenu, il aurait mis ses mains autour du coup d’Alecto et il l’aurait tué, de sang froid.

    Elle se détourne de lui et va vers Lulvia. Il s’agite sur sa chaise. Il ne veut pas qu’elle la touche. Il ne veut plus l’entendre hurler, ni pleurer. Il regarde la scène avec horreur. Alecto force Lulvia à la regarder et lui dit de ne pas dire qu’il doit se taire. Elle fait semblant d’avoir pitié, et sur le visage de Lulvia, c’est la peur qu’il lit. Et puis d’un seul coup, la Mangemorte saisait le poignet cassé de la rouge et or et le tord violemment. Lulvia crie. Et son cris lui fait froid dans le dos. Et son cris le transperce de toute part et il a l’impression de mourir. Les larmes coulent encore plus. Il souffre. Il souffre le martyr. Il tremble aussi sur sa chaise. Il tremble tellement. « regarde comme elle souffre […]C’est de ta faute. […] Je mettrais fin à ses souffrances pour l’éternité ».

    Il sursaute. Il n’a que trop bien entendu la fin de sa phrase. Il ne veut plus entendre. Lulvia crie toujours de douleur et pleure aussi. Il pleure. Il pleure de lui infliger ça. Il pleure de la voir souffrir.

    Il veut être à dix milles lieux de tout ça. Il veut être dans son lit, chez lui. Il veut redevenir un petit garçon. Un petit garçon qui ignore tout ça, qui ne comprend pas tout ça. Un petit garçon protégé, aimé. Un petit garçon qui prend la vie comme elle vient et qui ne se soucis pas de son avenir. Il veut. Mais il sait qu’il ne peut pas être ailleurs qu’ici. Il sait que c’est ici qu’il doit être. Il sait qu’il doit dire la vérité, qu’il doit se battre aussi contre ses principes, qu’il doit agir comme il le peut. Il sait tout ça. Et cette vérité lui fait d’autant plus mal. C’est ça la guerre. C’est d’avoir mal, de souffrir, de mourir. C’est la guerre de sang, la guerre de pouvoir, la guerre des sentiments, la guerre du devoir. Une guerre qui tue, qui abime, qui meurtrie. Il le sait ça aussi. Il sait qu’il ne sortira pas entier de ça. Il sait qu’il ne sortira peut-être jamais de cet endroit. Ca ne dépendra que du monstre. Ca ne dépendra que d’Alecto.

    Mais ça peut aussi dépendre de toi Elliyöt

    S’il lui dit ce qu’il sait, elle arrêtera de torturer Lulvia. S’il lui dit ce qu’il sait, il serait libre. S’il lui dit ce qu’il sait, Lulvia arrêtera de souffrir. Et lui aussi. S’il lui dit, il coopérera avec elle, il abdiquerait, il s’avouerait vaincu et pire encore, il bafouerait ses principes d’honneurs et de courage. Mais s’il ne disait rien, ça ne s’arrêterait pas et Lulvia finirait par mourir tellement la douleur serait trop forte. Et lui il mourrait de l’avoir tué. Parce que c’était bien ça, s’il ne disait rien, il l’exécutait. Il la tuait. Vivre sans elle jamais. Jamais. Il en mourrait lui aussi. Il en mourrait.

    Il ferme les yeux. Respire un bon coup. Il entend les sanglots de sa bien aimée. Il l’entend dire qu’il doit se taire. Mais non, il ne veut plus se taire, il ne veut plus entendre ses cris, il ne veut plus souffrir. Il ne veut plus mourir à petit feu. Alors il ouvre les yeux d’un seul coup. Les larmes ne coulent plus sur ses joues. Il regarde Alecto droit dans les yeux. Et alors, il essaie de rassembler tout son courage, toute sa fierté. Il lui fait face encore. Il ne se laissera jamais abattre par cette femme.

      ELLIYÖTJe ne sais pas qui c’était. Je ne connais pas cette personne. En tout cas, c’était un jeune homme. Il était d’origine asiatique. Il avait une cape et pouvait ressembler à n’importe quel élève d’entre nous. Il nous a indiqué de nous taire et il nous a fait sortir. Il nous a dit ensuite d’aller rejoindre nos dortoirs et de faire comme-ci de rien n’était. Ce que nous avons fait. C’est tout ce que je peux vous dire.


Animal I have become

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MessageSujet: Re: Final Hour ▬Alecto FINIT   Sam 10 Déc - 1:03
    La colère qui montait en elle comme un poison fit frémir nerveusement ses doigts serrés sur sa baguette. Il ne fallait pas qu'elle perde son sang-froid, pas maintenant. Pour l'heure, elle n'avait pas encore récupéré l'information qu'elle désirait obtenir. Mais Alecto Carrow n'était pas réputée pour sa patience. La fin était toute proche, elle le sentait. Elle devait se maîtriser, ne pas s'abandonner tout de suite à son envie qui se faisait de plus en plus pressante.

    Elle ne lisait que de la haine dans ses yeux. Elle n'avait pas espéré mieux. Elle avait l'habitude et se délectait de ce genre de sentiment que l'on pouvait avoir à son égard. Et elle savait ô combien il la haïrait encore plus lorsqu’elle aurait décidé d'en finir. Amycus aurait adoré se trouver là, à sa place. Si elle n'avait pas gagné ce pari, c'est elle qui serait restée en arrière à attendre qu'il revienne, à se morfondre en attendant la réponse qui leur apporterait la gloire auprès du Maître. L'homme qui les avait sauvé de l'emprise de la Cage était en liberté, se sentant protégé et anonyme, pensant qu'il n'aurait aucune représailles. C'était mal connaître les Carrow.

    L'imbécile lui tenait tête et refusait de lui dire la vérité. C'était pathétique. Pathétique et irritant à la fois. Il mentait. Elle savait qu'il mentait. Il devait forcément connaitre son nom. La déception la gagnait petit à petit. Auraient-ils fait tout ça pour rien ? Piéger les deux tourtereaux leur avait pourtant semblé judicieux pour connaître la vérité.
    Mais rien n'était perdu. Il lui restait encore une chance de lui faire cracher le morceau. Il savait forcément le nom de ce traître qui avait fait échouer leur plan.

      - Malheureusement pour toi, espèce d’arriéré, cette réponse n'est pas acceptable.


    Elle s'avança vers Lulvia et lui empoigna les cheveux avec force. Sans s'occuper des gémissements qui sortaient de sa bouche, elle pointa sa baguette juste en dessous de ces lèvres et lui murmura à l'oreille:

      - Tu sais comment on appelle les gens qui aiment se faire du mal, ma chérie ?


    Le sort informulé qui atteignit le visage de la chialeuse fut tellement discret qu'elle même douta de l'avoir lancé. Ses yeux devenus vides de toute expression, Lulvia sembla oublier où elle se trouvait et la douleur qu'elle ressentait. Alors sa main droite se saisit du poignet gauche et le tordit avec une violence inouïe. Une fois encore, elle se mit à hurler à une telle intensité qu'Alecto eut soudain l'impression que tout Poudlard avait entendu. La douleur qu'elle s'infligeait elle-même ne s'estompa pas, car sa main gauche continuait de serrer son propre poignet et continuerais de la faire tant qu'Alecto n'aurait pas décidé de l'en arrêter.

    Elle, elle se sentait jouissive. Elle faisait souffrir la dulcinée du Gryffondor sans même la toucher. Elle se sentait tellement puissante, tellement indestructible. Mais elle ne tarderait pas à vouloir faire cesser ce cri strident qui raisonnait dans sa tête en tâche de fond. Elle se tourna une énième et dernière fois vers Elliyöt, le regard chargé de menace. Elle n'avait pas besoin de prononcer un seul mot de plus. Il avait compris qu'il avait tout intérêt à lui répondre maintenant, ou il se passerait quelque chose d’irréversible et tout serait terminé... pour toujours.

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MessageSujet: Re: Final Hour ▬Alecto FINIT   Dim 18 Déc - 0:27
Il a peur. Peur de ne pas pouvoir se relever après tout ça. Peur de ne pas survivre. De ne pas pouvoir vivre après tout ça. Il essaie de se calmer. De ne pas imaginer le pire. Mais il est si loin de la réalité. Si loin de tout ce qui va se passer. Il la haïssait tellement. Il haïssait tellement Alecto Carrow en cet instant. Il aurait voulu la tuer. Et sa pauvre Lulvia qui hurlait à la mort. Il souffrait tellement de la voir dans un si mauvais état. Il aurait tellement voulu la protéger, la prendre dans ses bras. Et surtout, lui dire qu'il l'aimait. Il disait la vérité. Il n'avait jamais été plus honnête que maintenant. Il savait qu'il faisait une grosse erreur. Il n'aurait jamais rien dit si Lulvia n'avait pas été mêlée à ça. Il aurait gardé le silence jusqu'à la tombe. Mais les circonstances étaient différentes. Il était prit au piège. Il ne pouvait rien faire à part capituler. Il avait beau essayé un moyen de s'échapper, un moyen de désarmer Alecto, rien n'y faisait. Il savait que s'il faisait le moindre geste, s'il tentait la moindre chose pour sortir d'ici ou pour nuir à Alecto, Lulvia en payerait les conséquences. Et grand Dieu, non, il ne pouvait se résoudre à lui faire du mal. Il lui en avait déjà assez fait comme ça. Il s'en voudrait toute sa vie sinon. Alors il n'avait plus le choix. Il devait s'avouer vaincu une bonne fois pour toute. Alecto avait gagné. Le Chevalier lui remettait son épée pour sauver sa Reine de Coeur.

Alors il avoua tout. Parce qu'il croyait qu'elle allait les laisser partir. Parce qu'il croyait qu'une fois qu'il aurait dit la vérité, elle le croirait, et Lulvia serait libre. Et ils seraient libres. Tous les deux. Foutaise. Il croyait, mais il croyait si mal. Il croyait tellement mal. Si seulement il savait. Si seulement, il savait ce qui allait se passer par la suite, il aurait préféré se donner la mort lui-même plutôt que de dire quoique ce soit. Parce que cette fois-ci, la vérité ne l'aiderait pas. Même pas son courage. Même pas sa fierté de lion. Non. Il était seul désormais. Seul face à son bourreau, face à son destin.

Elle ne le croyait pas. Elle ne voulait pas le croire. Il était tout simplement désespéré. Et il pleurait toutes les larmes de son corps. Il était presque redevenu un enfant qui avait peur dans le noir de sa chambre. Oui. Il avait peur. Peur de cette femme. Peur de ce qui pourrait se passer ensuite. Peur pour Lulvia, peur pour lui. Peur pour leur vie. Il tremblait de peur. Il tremblait de rage. Il était paniqué. Il aurait voulu se réveiller dans son petit lit de petit garçon. Il aurait voulu que tout ceci ne soit qu'un vulgaire cauchemard. Alecto s'approcha alors de Lulvia. Elliyöt bouge sur sa chaise. Il ne veut pas qu'elle la touche. Il veut lui hurler de s'éloigner. Mais il aura beau hurler, Alecto fera ce qu'elle voudra. Elle murmura quelque chose à la Gryffondor, mais il n'entendit pas. Elliyöt regarda la scène avec inquiétude.

Et il cru mourir.

Le visage de Lulvia devint alors vide d'expression. Ses yeux ne brillaient plus. Et se fut Lulvia elle-même qui se saisit de son poignet et le tordit violemment. Lulvia hurla. Et Elliyöt aussi. Il implora Alecto d'arrêtait. les larmes coulaient à torrent sur ses joues. S'en était trop pour lui. Il ne pouvait pas supporter d'entendre son cris. Il ne pouvait pas supporter de voir ses larmes, son visage se tordre de douleur. Il voulait mourir. Mourir pour ne plus l'entendre, ni la voir. Alecto se tourne vers lui, le regarde. Il sait qu'il n'a plus le choix. Mais pourtant, il est persuadé de dire la vérité. Il ne comprend pas ce qui se passe. Il ne comprend pas pourquoi elle ne le croit pas. Il dit la vérité. Il le jure sur la tête de Lulvia, sur la vie de la Gryffondor. Il ne comprend pas cet acharnement. Il dit la vérité.

    ELLIYÖTJe vous en prie.... Je dis la vérité.... Je le jure... Je le jure... Je ne connais pas cet homme... Pitiez... arrêtez... elle n'a rien fait... Je vous en prie...


Il était désespéré, perdu. Et il souffrait le martyr. Il voulait que tout ça s'arrête. Et il n'arrêtait pas de supplier Alecto d'arrêter, aillant le rêve fou qu'elle les laisse partir.

Mais ça n'était qu'une illusion.
Parce qu'il ne repartirait plus jamais d'ici avec Lulvia.
Parce qu'il serait détruit à jamais.

Il retint alors son souffle, priant pour que son vœux soit exhaussé.

Et le temps s'arrêta.
Et le spectre de la mort se dressa devant lui.


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MessageSujet: Re: Final Hour ▬Alecto FINIT   Dim 18 Déc - 23:46
    La mort est une délectable sentence.
    Un mot qui a quelque chose de transcendant, d'unique et d'excitant à la fois. Un mot qui faisait frissonner n'importe qui, mais qui ne pouvait faire rire qu'une seule personne en cet instant et à cet endroit précis.

      Je vous en prie.... Je dis la vérité.... Je le jure... Je le jure... Je ne connais pas cet homme... Pitiez... arrêtez... elle n'a rien fait... Je vous en prie...

    Pitié ? Il implorait de la pitié ? Comment pouvait-il croire qu'elle était capable de ressentir de la compassion pour quelqu'un comme lui ? Comment pouvait-il espérer quelque chose d'elle ? Non, s'en était trop. Il ne lui disait pas, ce sale morveux, il ne lui disait pas. Bon sang, elle voulait savoir, elle avait tout fait pour savoir, mais il ne lui disait toujours pas.

    Alors que des milliers de flocons continuaient de tomber à l’extérieur du hangar et que la la lune scintillante baignait les carreaux givrés d'une lumière blanchâtre, Alecto Carrow ferma les yeux. Une douleur aiguë commençait à s'immiscer à l’intérieur de sa tête, comme si des dizaines d'araignées se complaisaient à parcourir sa boîte crânienne de long en large. Trop de lumière. Trop de hurlements. Trop de pleurnicheries. Elle avait toujours haït les enfants du plus profond de son âme. Elle avait passé beaucoup trop de temps avec ces deux crétins complètement ahuris. Ce n'était de toute évidence pas une très bonne chose pour sa santé que de rester en présence d'adolescents-handicapés mentaux.

    Elle commençait à avoir vraiment très chaud. Impossible de croire que l'on était en plein mois de décembre. Elle sentait son sang bouillonner dans ses veines par la rage mais aussi par l'incompréhension totale. Elle ne pouvait plus supporter d'être là. Et pourtant elle n'avait toujours pas accompli sa mission. Elle ne voulait pas partir d'ici, elle ne voulait pas rentrer, retrouver Amycus et lui dire qu'elle avait échoué. Lui dire que leur plan avait capoter. Lui dire qu'ils avaient fait tout ça pour rien. Elle ne pouvait pas y croire. C'était impossible. Comment pouvaient-ils s'être trompés à ce point ? L'information venait pourtant de source sûre. Enfin c'est ce que tous les deux avaient cru, mais ils s'étaient apparemment trompés. Une partie était totalement vraie. La fille était bien sa faiblesse, aucun doute la-dessus. Il n'aurait pas pleuré comme une fille si tel n'avait pas été le cas. En revanche, il n'avait vraisemblablement pas l'air de connaitre la véritable identité du lâche qui avait ouvert la Cage au nez et à la barbe de tous. S'il fallait nommer un responsable pour l’échec de ce soir, il était évident que Noah était tout désigné. Il ne s'était visiblement pas rendu compte de l'importance de ses paroles. Il aurait dû leur livrer des affirmations beaucoup plus précises concernant le Gryffondor et sur ce qu'il savait.

    A moins que tout ceci ne soit que du bluff. A moins que depuis le début, le garçon assis en face d'elle se foutait d'elle. Si vraiment il l'avait trompé elle, alors c'est qu'elle l'avait sous-estimée depuis le début et que jamais il ne lui révélerait la vérité. Mais cela voulait aussi dire qu'il ne tenait pas à la fille décomposée et méconnaissable juste à côté de lui. Non, évidemment que non. Personne n'aurait pu simuler aussi bien ces émotions répugnantes. Personne n'aurait pu ravaler sa fierté et faire semblant d'être déchiré de l’intérieur. Surtout pas quelqu'un comme lui, orgueilleux et prétentieux au possible et qui profitait de chaque moment pour montrer son arrogance.

    Elle rouvrit les yeux. L'intensité lumineuse que captèrent ses pupilles dilatées attisa la douleur lancinante qui s'était installée dans son crâne. Aveuglée, l'image qu'elle perçue s'imprégna sur sa rétine pendant plusieurs secondes. L'éclairage qui régnait au sein du hangar avait quelque chose d'étrange. Qui aurait cru que l'on puisse voir aussi bien dans un endroit aussi lugubre en pleine nuit ? Le hangar était comme changé, transformé, comme si il avait été touché par quelque chose qui s'apparentait à de la grâce.

    Mais il en fallait beaucoup plus pour attendrir la grande Alecto Carrow.

    Parmi les éléments sublimés par la lune se distinguait le visage de Lulvia. Sa tête retombait mollement sur le côté, les yeux rougis, les cheveux en bataille, la respiration haletante. Elle avait cessé de crier. Bien que sa main droite empoignait toujours sa main gauche, elle ne bougeait plus, ne serrait plus. L'Imperium avait été annulé, elle avait estimé que cela suffisait. Quiconque aurait posé les yeux sur elle n'aurait pu la reconnaître. Alors que son emprise sur elle s'approchait du néant, son regard semblait toujours aussi éteint. Comme si elle n’existait plus. Elle semblait regarder quelque chose au loin. Traumatisée, de toute évidence. Il en fallait peu, décidément, pour briser une âme. C'était tellement facile. Elle n'avait pourtant pas fait grand chose. Elle avait payé le prix pour le silence de son petit ami mais aussi pour la grossière erreur commise par le soi-disant sauveur des nés-moldus.

    Elle en avait payé le prix, mais ce n'était pas terminé. Un frisson lui parcourut l'échine. Cela se produisait à chaque fois qu'elle s'apprêtait à prendre une décision importante. Elle avait toujours aussi chaud et la migraine ne s'estompait toujours pas. Elle devait sortir dehors, en finir avec cette mascarade qui n'avait rien donné. Elle l'avait prévenu. Plusieurs fois. S'il ne lui disait pas ce qu'elle voulait savoir, alors il perdrait sa dulcinée à tout jamais. Elle était enragée, furieuse d'avoir manqué cette occasion d'obtenir ce qu'elle désirait. Alors que tout avait réussi, leur plan, la fille piégée par Amycus, le garçon venu dans le hangar, la torture, elle n'avait rien. Rien. Alors elle ne donnerait rien. Rien de plus que ce qu'elle avait promis.

    Lentement, son regard passa de l'un à l'autre. Du dégoût, voilà tout ce qu'elle ressentait. Elle cracha par terre. Il était tant d'en finir. Il était tant d'aller retrouver Amycus et d'élaborer un plan B.

    Elle serra de toute ses forces sa baguette magique. Le bras tendu, elle la pointa sur Lulvia. Alors elle comprit. Ses yeux semblèrent retrouver un semblant de lumière, mais ce n'était que la lumière de la mort. Elle s'agita, hurla, mais il était déjà trop tard.

    Trop tard, pauvre pleurnicheuse.

      - Avada Kedavra !

    L'espace d'une fraction de seconde, le hangar s'illumina d'une couleur verte émeraude. Chaque objet, chaque corde, chaque carreau reflétant la lumière de la lune pourtant si blanche se teintèrent de vert, comme si la lune elle-même avait décidé d'émettre des rayons de lumière verte sur le monde entier. Le jet de lumière atteignit Lulvia en pleine poitrine et la lueur qui subsistait encore dans ses yeux disparue totalement. Son corps tressauta de haut en bas, comme pour signifier le départ de sa vie qui s'échappait. Sa tête retomba sur sa poitrine, le visage figé à tout jamais dans une expression d'horreur.

    Alecto ne contempla pas le corps. Elle ne se préoccupa même pas de la réaction du Gryffondor. Elle n'avait qu'une envie: sortir. La main légèrement tremblotante, elle tourna le dos à sa victime et se dirigea vers la porte qu'elle avait verrouillé en pensant encore à la victoire. Elle la déverrouilla, l'ouvrit, et sentit une vague de fraîcheur caresser sa peau, ses joues, et s'immiscer dans ses cheveux. La migraine s'en était allé, peut-être bien au même moment où l'âme de Lulvia avait quitté son corps. Alors elle se retourna une dernière fois, observa le magnifique tableau qu'elle avait créé, et éclata de rire. Un rire aussi glacial que le vent qui entrait dans le hangar. Un rire qui correspondait parfaitement à ce qu'elle ressentait à ce moment même.

    Puis elle ferma violemment la porte, le laissant seul avec lui-même. On pouvait dire ce que l'on voulait, ce soir Alecto avait remporté la partie. Oui, elle n'avait peut-être pas eu ce qu'elle désirait, mais elle avait pris quelque chose d'autre en échange qui aura au moins eu le mérite de la satisfaire. Pour le moment.

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MessageSujet: Re: Final Hour ▬Alecto FINIT   Lun 19 Déc - 17:16
Et le temps s'arrêta.
Et tout se passa au ralentit.

Il regardait Lulvia. Son visage était totalement éteint. Il n'y avait pas de lumière, pas de joie, pas de conscience. L'impérium était pourtant levé. Il l'appela alors doucement. Lulvia. Lulvia, mon amour, je t'en pris répond-moi. Lulvia. Lulvia. Mais il n'avait pas de réponse. Elle restait désespérément silencieuse. Son coeur battait vite, très vite, trop vite. Il avait peut de l'avoir perdue à jamais. Il avait peur qu'elle ne soit devenue folle avec tout ça. Il s'en voulait tellement, tellement. Lulvia, chérie, répond-moi.

Elliyöt tourna alors la tête vers Alecto. Il était totalement paniqué. Et il avait toujours cet espoir fou qu'elle les libère. Il avait toujours cet espoir qu'elle arrête tout ça. Il ne comprenait pas. Il avait dit la vérité, pourquoi n'arrêtait-elle pas? Pourquoi? Lulvia pleurait toujours, mais cette fois, ce sont des larmes silencieuses. Elle ne semble plus réellement là. Elle ne le regarde plus, elle ne l'implore plus de ne rien dire. Il aurait tout donné pour l'entendre dire quelque chose. Tout. Il continua d'implorer Alecto de son clémence.

Mais elle leva sa baguette. Lulvia se crispa sur sa chaise, croyant qu'elle allait encore hurler. Elliyöt retint son souffle, enfonça ses ongles dans la chaise à laquelle il était attaché. Son coeur battait vite. Très vite. Trop vite.

Boum. Boum.
Elle ouvre la bouche.
Boum. Boum.
Avada Kedavra!
Boum Boum.
Il hurle. Il hurle de tous ses poumons. Il hurle de désespoir. Il veut se réveiller. Il veut se réveiller.
Boum. Boum.
Le visage de Lulvia s'éteint alors quand le sortliège l'atteint, en pleine poitrine. Elle est morte.
Boum. Boum.

Il hurle le nom de Lulvia. Il hurle. Il crie. Il pleure. Des grosses larmes glissent le long de ses joues. Il s'affole. Il hurle encore et encore. Lulvia! Lulvia! REVEILLE-TOI! REVEILLE-TOI! Mais elle ne répond pas. Elle ne répondra plus jamais. Elle est morte. Boum, Boum. C'est fini. C'est terminé. Elle est morte. Sa teinte pend mollement sur le côté. Elle a eu le temps de fermer les yeux. Elle a eut le temps de ne pas voir le sortilège l'atteindre. Elle semble si paisible d'un coup. Elle semble endormie. Mais lui, il sait qu'elle n'est pas endormie. Il sait qu'elle est morte, qu'elle n'ouvrira plus jamais les yeux, qu'elle ne se relèvera plus jamais, qu'elle ne lui dira plus je t'aime, qu'ils ne feront plus jamais l'amour, qu'il ne la serrera plus jamais dans ses bras, qu'il n'entendra plus jamais son rire... Et toutes ces petites choses qu'il avait aimé faire avec elle. Toutes ces choses, il ne pourra plus jamais les faire avec elle.

Elle est morte.

Il continue à hurler, à crier. Quelque chose s'est déchiré en lui. Quelque chose s'est définitivement brisé en lui. Quelque chose de mou, imbibé de sang. Son coeur est en miette. Son coeur vient de s'arrêter de battre, son coeur est mort. Il est mort lui aussi. Il est mort avec elle, en même temps que le sortilège l'a touché. Il est mort et un grand vide lui apparait. Un grand gouffre qu'il ne pourra jamais comblé. Un grand gouffre qui lui fait mal, si mal. Et la douleur le submerge. Il crie son nom. Plus rien n'existe autour de lui. Il ne sait plus où il se trouve. Il n'a plus aucune notion du temps. Lulvia est morte. Son corps est toujours sur cette chaise. Elle ressemble à une poupée désarticulée, une poupée démembrée. Son poignet gauche est tordu. Il veut l'entendre encore hurler de douleur, ça serait le signe qu'elle vit encore, qu'il a rêvé ce soir. Mais non, elle ne dira rien. Elle est morte Elliyöt.

Elle est morte.

Alecto est partie. Il n'a pas entendu son rire. Il n'a pas entendu ce rire qui glace les entrailles. Non. Il est devenu sourd. Il est devenu aveugle. Il ne voit que ce corps sans vie sur cette chaise. Il ne voit que ce corps qu'il aime, que ce petit bout de femme brisé. Il ne voit plus qu'elle.

Elle est morte.

Il la prend dans ses bras, ne sachant pas trop comment il a fait pour se libérer des liens qui l'encerclait. Il la prend dans ses bras et la pleure. Il la prend dans ses bras, murmure son nom dans oreille. Lulvia. Lulvia. Réveille-toi. Mon amour, je t'en supplie, répond-moi, sert ma main. Mon amour... Il caresse son cou. Il dépose un baiser sur ses lèvres déjà froides. Il la serre doucement pour la réchauffer au maximum comme-ci elle respirait encore. Il palpe son cou pour chercher son poue. Il posa sa tête sur sa poitrine en guettant les battements de son coeur. Rien. Il n'entend et ne sent rien. Elle est morte. Sa main vient caresses ses cheveux blonds et doux. Il dégage un peu son visage, dépose un baiser sur son front, ses joues, son nez, sa bouche. Il ne pleure plus. Il observe longuement cet ange qui dort. Il observe longuement la femme qu'il aime. Il ne l'a jamais autant aimé qu'à cet instant.

Et alors il réalise réellement: Elle est morte.

Et il hurle. Il hurle de douleur, de rage, de colère. Il enfouit sa tête dans son cou, maintient sa tête et hurle. Les larmes de douleur reprennent alors. Tout est silencieux dehors. Et son cris de douleur résonne. Son cris déchire le silence. Dans la forêt, un loup hurle à son tour, comme pour lui répondre. Comme pour lui dire qu'il l'a entendu, qu'il paratage sa peine. Et sa peine est immense. Sa peine est si grande qu'il s'y noie. Il balance doucement le corps innanimé de la jeune fille. Il s'est tue. Mais il pleure toujours.

Il restera une bonne partie de la nuit, comme ça à serrer son ange dans ses bras. Il restera une bonne partie de la nuit à la pleurer, à l'appeler, à l'implorer, à la caresser. Il restera une bonne partie de la nuit, avec elle, dans ce hangar. Et quand il s'en sentira près, il la prendra dans ses bras. Son corps sera si léger. Elle pèsera un poid de plume entre ses bras. Et elle sera si petite, si minuscule. Il la prendra alors, et marchera dans la neige en direction du château.

Derrière-lui, le soleil se lève doucement. Une nouvelle journée commence. Une journée froide. Une journée triste. Une journée sans elle.

Et il marche avec Lulvia dans ses bras. Il marche. Ses ailes sont brisées. Son coeur et son dos saigne. On lui a arraché les ailes. On lui a arraché le coeur. Il marche avec elle dans ses bras.

Il a des allures d'ange déchu.
Il est brisé.
Il est mort.

Et le jour se lève lentement derrière-lui.

Ils sont morts tous les deux en cette nuit froide de décembre.


Animal I have become

i can't escape this hell so many times i've tried but i'm still caged inside somebody get me through this nightmare i can't control myself so what if you can see the darkest side of me? no one would ever change this animal i have become help me believe it's not the real me somebody help me tame this animal © belzébuth
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Final Hour ▬Alecto FINIT

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