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 {PV Ruki} Passe moi l'saucisson !

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MessageSujet: {PV Ruki} Passe moi l'saucisson !   Mar 30 Aoû - 20:10


Théa & Ruki


La nuit s'était abattue sur Poudlard, annonçant un vendredi soir des plus communs. Pourtant, Théa avait de grands projets : infiltrer les cuisines ! Mais pas seule, non, car une telle opération ne pouvait se faire qu'en compagnie de son copain de bouffe, Ruki E. Jonhs. Mais tout d'abord un peu d'histoire, car il vous faut savoir que peu d'amitiés naissent ainsi. Non, généralement on se rencontre dans un parc, dans un cours, au détour d'un couloir ou dans la salle commune de sa maison. Se rencontrer à table, dans le cas de Ruki et de Théa, est une chose bien complexe. Engager la discussion lorsqu'on a la bouche pleine n'est pas chose facile. Pourtant, deux Serdaigles étaient liés par leur passion commune : la nourriture. Petit gabarit, toute fine, Théa ne semblait pas être à la hauteur du repas d'Halloween. Pourtant, en toute lenteur, dégustant chaque bouchée, elle avait avalé pas moins de douze verres de jus de citrouille afin de faire passer une côte de porc et ses pommes de terre, une ration de pâtes carbonara, une part de tarte à la rhubarbe, deux morceaux de flans et une portion de fondant au chocolat. Tout cela sous le regard ébahi et admiratif de son aîné qui ne manquait pas d'en faire de même. Il ne leur avait pas fallut de mots, lorsqu'elle avait levé ses yeux de son assiette, leurs regards s'étaient croisés, et ils étaient partis dans un long fou rire. Personne à leurs côtés ne comprit ce qui venait de se passer, ce phénomène physique qui s'appelle coup de foudre. Car non, l'amour n'est pas le premier bourreau de ce choc éléctrique entre deux personnes. L'amitié passe bien avant, et au moins vous êtes sûrs que ça va durer longtemps, très longtemps. Depuis, peu de petits-dejeuners se passent sans que les deux amis ne dévorent des piles de panecakes et de gaufres ensemble.

Ce soir serait donc un grand coup à frapper. Théa avait déjà quelques relations cordiales avec les Elfes de maison. Impossible de survivre à un encas nocturne quand on a un tel appétit, si les Elfes de maison nous ont à dos. Ce pourquoi son accès aux cuisines était parfois toléré. Mais cette fois, elle comptait bien s'y rendre entre minuit et cinq heures du matin, le crénau où elle était presque sûre de ne pas se faire prendre. Ruki devrait quitter le dortoir des garçons vers onze trente et elle descendrait dix minutes plus tard afin de ne pas paraître suspects. Ils discuteraient une vingtaine de minutes avant de quitter l'antre Serdaigle et de prendre un risque qui pourrait leur coûter cher, très cher. Ainsi, lorsqu'aux alentours d'onze heures la salle commune fut en partie vidée, les deux amis se quittèrent pour gagner leurs dortoirs respectifs.

Vingt-trois heures trente s'affichèrent à l'horloge du dortoir des filles. Théa ne cessa de fixer ses aiguilles, inquiète de savoir si Ruki s'était endormi ou s'il serait au rendez vous. Les dix minutes suivantes furent les plus longues que Théa eut à vivre. Elle n'eut de cesse de se tourner et retourner dans son lit à baldaquins et décida donc de le quitter un peu plus tôt que prévu. Glissant ses pieds dans ses chaussons, enfilant une robe en laine noire et un long manteau molletoné de la même couleur, elle quitta la pièce sans un bruit. Ruki était bel et bien assis dans un fauteuil. Il jeta un coup d'oeil à la pendule de la salle commune puis se tourna vers la jeune femme d'un air surpris. Tous sourire, elle se jeta sur lui et lui dit :
- J'avais trop faim pour attendre !
Bien sûr, elle n'en pouvait plus de supporter les ronflements viriles de ses camarades et l'ennui mortel couvrant le dortoir, sortant de table deux heures plus tôt son ventre ne pouvait tout de même pas crier famine. Surtout pas après tout ce qu'elle avait avalé.
- Tu es prêt ? lui demanda-t-elle.

Ils passèrent le temps du mieux qu'ils purent, et sans s'en rendre compte les aiguilles se placèrent sur minuit cinq. D'un coup d'oeil complice ils comprirent qu'il était temps, et se dirigèrent vers la sortie. Au moment de pousser le tableau, elle se retourna la mine un peu inquiète et murmura :
- J'espère vraiment qu'on va pas se faire prendre. Du moment que ni Rusard, ni l'un des idiots de la brigade, ne traînent dans les parages, on va pouvoir leur taxer un maximum de saucissons tu vas voir !
Malgré son inquiètude et son estomac qui se serrait, elle était très impatiente d'accomplir cet exploit - en espérant que c'en serait un - avec Ruki. Seul ce genre de mission pouvait créer de véritables liens et une complicité encore plus solide.
- Cette fois, on y va !
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MessageSujet: Re: {PV Ruki} Passe moi l'saucisson !   Jeu 1 Sep - 15:23
Après tant d’attente, le grand soir était enfin venu. La nuit où Théa et Ruki allaient enfin pouvoir mettre à exécution leur plan diabolique sur lequel ils méditaient depuis des jours. Les deux Serdaigles, qui s’étaient liés d’amitié avec les elfes de maison, étaient parmi les rares privilégiés à pouvoir se rendre aux cuisines lorsqu’ils le désiraient. Combien de fois ils s’étaient rendus discrètement là-bas pour aller grignoter ! Mais cela ne leur suffisait plus. C’était devenu trop facile. Il n’y avait plus d’intérêt à la chose, la nourriture n’avait plus aussi bon goût qu’aux premières fois où les elfes de maison les avaient laissés entrer. Alors, ils avaient eu une idée diabolique pour mettre un peu de piment dans leurs escapades culinaires. Venir en secret, pendant la nuit, sans avoir prévenu l’un des elfes au préalable. S’infiltrer clandestinement dans les cuisines, avec le risque de se faire prendre à tout moment par les préfets, miss teigne et Rusard, ou pire, les Carrow. Rien que d’y penser, Ruki en tremblait d’excitation. Il adorait les défis. Et celui-là semblait de taille. Après une longue réflexion, les deux amis décidèrent du nom de code de l’opération : SPINTSCP, ou le Super Plan d’Invasion Nocturne Top Secrète des Cuisines de Poudlard.

Assis dans son lit, faisant mine de lire un roman policier, Ruki songeait avec impatience à la grande opération qui les attendait tout les deux. Pour la centième fois depuis quelques minutes, il jeta un coup d’œil à son réveil, faisant la moue. Que l’attente était longue. Il n’en pouvait déjà plus. Il détourna lascivement son regard vers ses camarades de chambre, allongés également dans leur lit. A part un autre qui lisait comme lui, la plupart d’entre eux dormait déjà. Le métisse poussa un soupir en sortant de ses couvertures déjà tout habillé. Tant pis, il prenait le risque d’y aller maintenant. Il prit sa baguette posée sur sa table de nuit, la planta dans la poche de son pantalon, prit également le roman qu’il faisait mine de lire, et descendit en salle commune des Serdaigle. Personne. Un léger sourire se dessina sur son visage. Parfait, il n’avait plus qu’à attendre Théa. Un peu plus joyeux, il se jeta dans l’un des canapés de cuir moelleux et ouvrit son livre. Seule la lecture pourrait lui faire supporter l’attente. Voyons s’il avait réussi à deviner l’identité du meurtrier, comme toujours…

Quelques instants plus tard, Ruki fut arraché à sa lecture par un léger bruit derrière lui. Surpris, il se retourna. Ah, ce n’était que Théa ! Il poussa un soupir soulagé, et adressa un sourire à la jeune fille. Par réflexe, il leva ses yeux vers la pendule. Tiens, elle était en avance. Le jeune homme ne cacha pas sa surprise à son amie. Lui qui croyait être le plus impatient des deux ! L’enthousiasme apparent de Théa ne fit qu’étirer son sourire.

« Héhé ! Toujours prêt pour l’action ! » Lui répondit-t-il, en fermant brusquement son livre, la gratifiant d’un clin d’œil complice.

A ces mots, il tapota le cuir du fauteuil en souriant, lui faisant signe de venir s’asseoir avec lui. Il fallait qu’ils respectent quand même un tout petit peu les horaires prévues, sinon ils risquaient de voir leur plan tomber à l’eau. Pour passer le temps, ils se mirent à discuter gaiement comme d’habitude, essayant de chuchoter pour ne pas faire trop de bruit, et attirer l’attention d’un de leurs camarades de maison. Lorsque l’heure fut enfin venue, Ruki adressa de nouveau un large sourire complice à son amie, et lui fit signe de se lever. Une fois devant le tableau, prêts à enfin sortir du dortoir, ils s’arrêtèrent. Théa semblait avoir tout de même quelques craintes. Ruki lui tapota gentiment la tête.

« T’inquiète pas, ma p’tite Théa ! » Répondit-il, à voix basse, l’air confiant. « On est des pros, les meilleurs, y’a pas de raison qu’on se fasse prendre, ok ? »

Sur ce, il lui fit un gros bisou sur la joue pour la rassurer, et lui adressant de nouveau un clin d’œil, grimaçant comme il pouvait pour la faire rire, il ouvrit le passage du tableau. Il fit signe à son amie de passer la première, s’inclinant comme un majordome. L’enthousiasme de Théa, qui revint bien vite, lui fit plaisir. Il hocha la tête en réponse, et la suivit.

« Lumos ! » Murmura-t-il, en agitant sa baguette.

Le morceau de bois produisit une douce lumière. Posant sa main au-dessus du bout de sa baguette pour ne pas trop éclairer le chemin et réveiller les tableaux, Ruki fit signe à Théa de se dépêcher. Alors qu’ils descendaient les escaliers en catimini, il chuchota à son amie, souriant dans le noir :

« Tu sais qu’il y a une légende sur les cuisines de Poudlard ? Il paraît qu’une fois la nuit tombée, lorsque tous les elfes de maison sont partis se coucher, un fantôme apparaît… »

A ces mots, il posa sa baguette juste en dessous de son visage pour l’éclairer de façon effrayante, et poursuivit :

« On dit que c’est le fantôme d’un elfe de maison, torturé à mort par des Serpentards, qui a juré de se venger des élèves de l’école… Et que si jamais quelqu’un se risque à y aller après minuit… »

Soudain, alors qu’ils arrivaient à une intersection, Ruki se tut, et se plaqua brusquement contre le mur. Il posa un doigt sur ses lèvres, faisant signe à Théa de ne plus faire de bruit. Son cœur se mit à battre furieusement. Secoué par l’adrénaline, il ne bougeait plus. Il avait cru entendre quelque chose, venant du couloir de droite…

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MessageSujet: Re: {PV Ruki} Passe moi l'saucisson !   Jeu 1 Sep - 21:46
Ruki l'amusait, comme toujours, et il était dur de retenir le son cristallin de son rire. Il se prenait pour un agent secret, assurant qu'ils étaient les meilleurs dans leur domaine, et avançait à pas chaloupés comme un chat furtif dans la nuit. Théa se montrait plus discrète, bien trop occupée à ne pas glousser comme une dinde derrière le métisse. Se déplaçant à la lueur de la baguette de Ruki, les deux Serdaigles échangeaient quelques mots complices, l'excitation papillonant dans leur ventre. Les tableaux les regardaient d'un air suspect, mais avec le climat de terreur qui regnait sur Poudlard, aucun ne prenait réellement le risque de leur faire des reproches. Ce n'était plus Rusard qui risquait de les coller en retenue, mais les Carrow qui pourraient les expulser. Alors, Ruki prenait soin d'illuminer le sol au lieu des murs, et pour les grincheux, Théa avait elle aussi quelques grimaces à offrir. L'odeur fictive de panecakes qui flottait déjà dans son nez valait bien quelques remontrances !

Soudain, Ruki la poussa contre un mur et eteignit sa baguette. Ils se trouvaient au détour d'un couloir mais, grâce au ciel, un leger recoin leur promettait refuge. Des bruits de pas résonnaient au loin, ceux d'une démarche lourde et trainante, usée. Rusard ! Une lueur de panique s'éclaira dans les yeux verts de Théa, et elle dévisagea son ami avec gravité. Toutefois, quelque chose pourrait les sauver. La jeune femme quitta brièvement son alcôve afin d'évaluer le danger : la lumière de la lanterne du concierge n'était qu'un halo derrière l'angle du couloir. Miss Teigne avait déjà rejoint leur branche de l'étage, si Théa pouvait la faire changer de route, ils seraient sauvés. Elle fouilla ses poches à la recherche de nourriture égarée. Elle avait souvent des bonbons ou des chocolats, les oubliaient presque toujours dans ses poches et n'en connaissaient quasiment jamais la saveur. Si elle parvenait à mettre la main sur quelque chose de mou et sucré, la chatte s'y intéresserait sûrement.
- Bingo ! souffla Théa d'une voix presque inaudible.
Elle sortit un chocolat rescapé de sa dernière goinfrerie. Il parait que les animaux ne le supportent pas, avec un peu de chance Théa allait liberer toute l'école de cette saleté de Miss Teigne. Ou comment devenir une légende auréolée de gloire et de... Bon, il était temps de sauver sa peau, pas de faire de grands projets futurs, car si elle ne se bougeait pas son avenir se ferait à Azkaban. Bon, pas temps, mais à vrai dire elle ne s'avait pas grand chose de ce qu'il était advenu des anciens élèves exclus de l'école.

La Serdaigle lança la friandise dans la direction totalement opposée, et pria de toutes ses forces des divinités dont elle ignorait jusqu'alors l'existence mais qu'il était bon d'inventer, pour que la chatte s'en empare avant de rejoindre Rusard. Sinon, leur cas à tous les deux serait agravé. Mais par chance, ce soir était jour de chance. Son plan fonctionna correctement. Le cracmol s'avança à mi-chemin dans le couloir, avança sa lanterne et repartit bredouille en marmonnant. Ruki et Théa ne purent retenir un long soupir de soulagement.
- Allez viens, on a intérêt à se bouger si on veut pas lui retomber dessus.

Ils évitèrent plusieurs âmes errantes, ainsi que quelques fantômes qui ne semblèrent pas même les remarquer. Mais ni les membres de la Brigade, ni Rusard ne parvinrent à les coincer. Ainsi, ils purent avec une joie intense pousser la porte des cuisines. Une fois à l'intérieur, les deux complices se sautèrent dans les bras. Cette fois c'était bon, ils allaient pouvoir dévorer toutes les merveilles enfermées dans les cuisines et faire des réserves !
- Tu parlais de fantômes, hein ? A mon avis le seul fantôme qu'on peut voir c'est le porc qui a fait ce saucisson, s'esclaffa-t-elle en désignant l'objet posé sur la table. Ou bien les multiples fantômes de tout ce qu'on aura dévorer d'ici quelques heures !

HJ : voilà mon Ruki ! J'espère que l'épisode Rusard te va, je ne savais pas du tout où tu voulais aller, donc sinon je change sans souci ! :D
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MessageSujet: Re: {PV Ruki} Passe moi l'saucisson !   Dim 4 Sep - 15:30
Ruki ne bougeait plus, n’osait plus respirer, pétrifié de terreur. Si Rusard les attrapait, c’en était fini de leurs petites escapades nocturnes. Le métisse avait l’habitude de fuir le cracmol lorsqu’il sortait dans les couloirs tard le soir, mais comme Théa était avec lui, la situation était plus risquée. Se faire punir seul ne l’aurait pas dérangé, mais l’idée que son amie se fasse prendre aussi le faisait paniquer. Il ne voulait pas attirer d’ennuis à Théa. Alors qu’ils étaient plaqués contre le mur, n’osant bouger ni ne faire aucun bruit pour ne pas attirer miss teigne ou son maître, Ruki vit la jeune fille s’avancer doucement pour guetter se qui se passait dans le couloir. Affolé, le métisse se retint de justesse de lui crier un « NON ! » en posant sa main sur ses lèvres, et retint son amie par le bras. Il lui lançait un regard à la fois plein de crainte et de reproche, mouvant ses lèvres sans bruit : « Attends, qu’est-ce que tu fais ? T’es folle ? Elle va te voir ! ». Le regard confiant de son amie le dissuada de l’attirer de nouveau vers le mur. Il décida donc, inquiet tout de même, de lui faire confiance et de la laisser faire. Lorsqu’il la vit chercher rapidement ses poches, il comprit. Mais bien sûr ! Peut-être qu’un peu de nourriture pourrait leur permettre d’échapper à l’animal de compagnie maléfique du cracmol. Retenant son souffle, son cœur battant si fort qu’il le sentait secouer toute sa poitrine, il la vit avec soulagement trouver un bonbon et le lancer dans le couloir. Ruki joignit ses mains et se mit à prier à son tour tous les dieux shintô que sa mère lui avait appris dans l’espoir qu’un d’eux les sauve. Heureusement, la chatte, attirée par l’odeur, alla chercher la friandise et s’en fût avec son maître. Ruki poussa un long soupir de soulagement, et se laissa glisser contre le mur, s’asseyant sur le sol de pierre. Ils avaient eu chaud, très très chaud. Il adressa un sourire apaisé à son amie, puis un clin d’œil pour la féliciter, murmurant un petit : « Bien joué, terreur ! ». Sur ce, il se releva, encore secoué par l’adrénaline, et suivit son amie. Heureusement, les cuisines n’étaient plus très loin.

Après quelques minutes de marche à pas feutrés dans les couloirs, de peur de croiser quelqu’un d’autre, ils finirent par arriver devant l’entrée des cuisines. Halléluia ! La terre sainte, tout près d’eux ! Ruki détourna ses yeux noirs vers Théa, une lueur complice brillant dans son regard.

« Après vous, mademoiselle… » Murmura-t-il, ouvrant la porte pour la laisser passer la première, se retenant de rire.

Lorsqu’ils entrèrent enfin, Ruki ferma la porte derrière eux, vérifiant que personne ne les avait vus ou suivis, et hurla à voix basse un cri de joie, avant de se jeter dans les bras de son amie.

« Tu vois, je te l’avais dit, on est des pros ! » Dit-il, un sourire radieux aux lèvres, en levant ses mains pour taper dans celles de Théa.

Il leva ses yeux d’encre émerveillés vers les immenses frigos et placards, se léchant les babines à l’idée de toutes les merveilles qu’ils allaient pouvoir déguster clandestinement.
Il se retourna soudain vers son amie, et explosa de rire à sa plaisanterie. Il répondit, avec un sourire machiavélique :

« Alors c’est parti pour le massacre ! Mouahaha ! »

Faisant signe à Théa de prendre place, transi d’excitation et un large sourire aux lèvres, il commença à ouvrir les placards en question et fouiller les étagères, posant devant son amie ce qu’il trouvait et qui avait l’air appétissant. Et lorsqu’on connaissait le métisse, autant dire presque tout ce qu’il trouvait. Rapide comme l’éclair, il déposa sur le plan de travail devant lequel Théa était assise une énorme miche de pain, un pichet de jus de citrouille, des pancakes rescapés du petit déjeuner, des parts de gâteaux diverses, de la confiture, du miel… Puis, une fois qu’il n’y eût plus un centimètre de libre sur le plan de travail, il s’assit à son tour et lança :

« Bon app’, cap'taine Théa ! »

A ces mots, il pouffa de rire en faisant le salut militaire, embrassa son amie sur la joue, et sortit de nouveau sa baguette. Il posa le saucisson devant lui, fit signe à Théa de lui prêter attention, et découpa la victime avec sa baguette, en tirant la langue pour se donner l’air bête et concentré. S’inclinant comme s’il saluait un public imaginaire, il tendit quelques tranches à son amie en souriant, et se mit à découper le pain. La bouche déjà pleine de charcuterie, il s’enquit, tendant une tranche de pain à Théa :

« Aors, ouoi heu heuf en che moment ? »

Pour toute personne n’ayant pas l’habitude de côtoyer le goinfre, la traduction était bien : « alors, quoi de neuf en ce moment ? ». Heureusement que Théa avait l’habitude d’entendre le métisse parler la bouche pleine…
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MessageSujet: Re: {PV Ruki} Passe moi l'saucisson !   Sam 10 Sep - 15:38
Accoudée au plan de travail, les fesses confortablement installées sur une chaise en bois, Théa dévorait des yeux l'étalage de nourriture qui lui faisait face. Tel Sauron et son anneau, elle sentait l'appel presque maléfique des sucreries en tous genre, et n'avait qu'une envie : y céder ! Panecakes, gaufres, tarte à la mirabelle, gateau à l'orange, pain d'épice, poulet roti, saumon fumé, pain de mie, pates, frites et clafoutis. Tous ces plats qui n'avaient rien à faire ensemble, sans harmonie, purement gras et bourratif. Tout ce que Théa avait envie d'engloutir jusqu'à s'en faire exploser la panse, sous le regard rieur de son ami Ruki.

L'asiatique dévorait un plateau de charcuterie tout en lui offrant quelques chaleureux sourires. Théa ne pouvait qu'éclater d'une rire strident en le voyant montrer sa bouillie de saucisson, rillettes et bacon sans même s'en rendre compte. La bouche pleine, il lui demanda ce qui lui arrivait de neuf ces temps ci. Enfournant un morceau de panecakes aux fruits dans sa bouche, Théa lui répondit de la même articulation incompréhensible :
- Chien du touch ! Ché le vide interchideral. Et toi ?
A interpréter par un classique "rien du tout, ma vie est merdique, mieux vaut ne pas s'étaler sur le sujet comme la confiture sur nos crêpes. T'as mieux ?". Mais bien sûr, même avec une prononciation panecakesienne, la phrase annoncée à voix haute était de meilleure figure.

- Hum, au fait, ch'étais chuper contente que tu retournes en achtronomie chette année.
S'amusant à couper un panecakes en fines lamelles et à y déposer fromage et bacon, Théa leva les yeux de son étrange sandwich et les plongea dans les pupilles abyssales de Ruki. Dans le fond, malgré sa discussion avec son ami, elle se demandait s'il était vraiment possible de rencontrer un fantôme, sanguinaire ou affamé, dans les cuisines.

Elle se leva tout en écoutant la réponse du métisse, sortit une poêle de l'un des grands placars et y cassa quatre oeufs. Dans le frigo, il y avait une boîte contenant quelques oignons émincés, du fromage rapé pour un régiment et de nouvelles tranches de bacon. Mi omelette - mi oeufs brouillés, la jeune Serdaigle coupa le résultat en deux avant de disposer les morceaux dans deux assiettes. Elle retourna s'asseoir devant Ruki en lui glissant l'un des plats et s'attaqua à sa propre portion. Le silence des couloirs imposait une certaine solennelité dans ce repas nocturne, malgré tout le bon coeur mit dans leur mission : vider le maximum de la réserve, tout en sachant que leurs pauvres estomacs ne parviendraient jamais à laisser la moindre trace visible de nourriture disparue. Il y avait bien trop d'abondance dans les cuisines pour que deux seuls élèves laissent percevoir une baisse de nourriture.
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MessageSujet: Re: {PV Ruki} Passe moi l'saucisson !   Mar 20 Sep - 1:16


Ruki s’empiffrait joyeusement devant son amie, faisant des grimaces à tout va, et celle-ci hurlait de rire. Et le métisse souriait. Il n’y avait rien de plus délicieux pour lui que de faire rire ses amis. Mettant soudain sa main devant ses lèvres, l’air gêné, de peur de lui avoir montré ce qu’il avait dans la bouche, il se mit à rire lui aussi de sa maladresse. Avec le climat de tension permanente et le stress qui les avait comprimés pour arriver jusqu’aux cuisines, il savourait encore plus cet instant passé avec Théa. Ils étaient encore seulement en Décembre, mais il ne savait guère s’il pourrait encore profiter de ces moments si agréables passés avec ses amis… Son cœur se serrait toujours à cette pensée. Lorsque la jeune fille lui répondit, Ruki comprit qu’il avait une fois de plus été maladroit. Que pouvait-elle lui raconter sur un ton badin et détendu, avec la vie horrible qu’ils passaient à l’école depuis que les Carrow y régnaient ? Songeur, il baissa ses yeux noirs sur la table couverte de victuailles. Lui même, qu’avait-il à lui raconter d’un tant soi peu gai ? Mon frère gay Vitaly que je déteste a découvert que j’étais bi ? Mes amis nés-moldus se font traiter comme des sous-hommes sans que je puisse rien y faire ? J’ai toujours pas de copine ? Bref, pas grand chose. Ah, si, peut-être qu’il avait quelque chose susceptible de la faire rire. Alors, retrouvant son sourire, il répondit, en mordant dans un sandwich pancake-fromage-bacon façon Théa :

« Tu sais quoi ? Tu vas rire… Ne le répète pas trop mais… A l’entraînement, j’ai failli me prendre un cognard de justesse… En fait, alors que j’avais presque pris le vif d’or, je l’ai vu m’arriver en pleine face, tu vois ! Alors, paniqué, j’ai serré sur le côté… Et je suis rentré en plein dans Charlie ! Elle m’a frappé si fort dans l’épaule que j’ai encore un bleu… Elle m’a fait mal, en plus ! Elle est vraiment redoutable… »

A ces mots, l’attrapeur hystérique de Serdaigle gloussa. Le quidditch. Après ses amis et l’astronomie, son autre passion qui lui donnait encore un peu de bonheur. Il ne se sentait jamais plus vivant que lorsqu’il montait sur son balai et chassait le vif d’or, hurlant de plaisir, enivré par la vitesse et l’adrénaline.

« Je compte sur toi pour m’encourager au prochain match, hein ! » Ajouta-t-il en adressant un clin d’œil complice à Théa.

Lui pinçant la joue en riant, il se resservit un grand verre de jus de citrouille qu’il descendit d’une traite. C’est là que Théa se mit à lui parler d’astronomie. Le sourire du Serdaigle ne fit que s’étirer plus encore. Avec un petit rire flatté, il répondit, en frottant les cheveux de son amie :

« Héhé ! C’était obligé que je revienne ! De Ventus ne pourrait pas se passer de moi… Et puis... Toi non plus, avoue ! »

Il éclata de nouveau de rire, et se pencha pour embrasser son amie sur la joue, renversant sur son passage un verre de jus de citrouille plein avec la manche de sa robe. Poussant un cri de surprise, l’air dépité d’avoir commis pareille gaffe (décidément, ce n’était pas son jour), il se leva et essuya la table et le sol avec un torchon qui traînait. Se rasseyant à table, tandis que Théa tranchait ses pancakes, le métisse déclara, accoudé sur la table, ses mains posées sur ses joues :

« Tu sais… Je suis content de rester plus longtemps à Poudlard. Même si je regrette qu’il y ait autant de trucs horribles qui se passent ici, de pouvoir vous voir tous un an de plus, continuer à étudier et à jouer au quidditch… C’est quand même génial. »

Sur ce, il lui adressa un grand sourire, avant d’enfourner dans sa bouche un morceau de pain. Il ne tarda pas à se lever à son tour, pour la rejoindre aux fourneaux, attiré par la bonne odeur. Curieux de voir ce qu’elle préparait, il posa affectueusement sa tête sur son épaule en ricanant. Ses œufs brouillés avaient l’air absolument délicieux. Une fois le plat prêt, Ruki s’empressa d’aller s’asseoir, et en s’exclamant un grand « Merci Théa, t’es la meilleure ! », il se jeta avec enthousiasme sur le plat. Il était tout simplement ravi.

« C’est trop bon ! T’es trop forte ! » S’exclama-t-il, en ne laissant aucun répit aux pauvres œufs qui furent engloutis en un temps record.

Alors qu’il servait à boire à son amie, les quelques lumières qu’ils avaient allumées s’éteignirent brusquement. Pétrifié de surprise, Ruki ne dit mot. Un frisson le secoua. Etait-ce quelqu’un qui les avait découverts ? Ou bien… Se pourrait-il que ce soit…

« Tu… Tu crois que c’est… Le fantôme des cuisines ? » Murmura-t-il, frissonnant de nouveau.

Tout compte fait, mieux valait pour eux que ce soit le revenant, plutôt qu’un membre de la brigade des Carrow, Rusard, un préfet, ou qui que ce soit d’autre…
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MessageSujet: Re: {PV Ruki} Passe moi l'saucisson !   Sam 24 Sep - 14:49
Les deux amis s'échangeaient des nouvelles du quotidien tout en prenant soin d'oublier les jours sombres qui collaient désormais à l'image de Poudlard. Car pour Théa, c'était ça Poudlard, des amis pour la vie, braver ensemble les interdits, se retrouver ensemble juste pour découvrir ce qu'était le bonheur. Ruki lui raconta une anecdote au sujet du quidditch, mentionnant le coup sur l'épaule qu'il avait reçu de Charlie en voulant éviter un cognard. Théa éclata de son rire cristallin. Elle le félicita de sa maladresse et lui servit une nouvelle razade de jus de citrouille. Quand enfin il lui fit passer le message pour le prochain match, Théa le laissa en suspens le temps d'engloutir une part de flan à la vanille.
- Ouais, t'inquiète pas va. Je viendrai au prochain match, et peut être aussi aux autres. Si c'est important pour toi, ça l'est pour moi !
En effet Théa aimait bien assister à quelques matchs de temps à autre, histoire de supporter sa maison et de partager un peu de vie en collectivité. Mais elle n'était pas une grande adepte du sport. Hormis brandir son écharpe aux couleurs de Serdaigles, elle n'était pas du genre à se démener pour motiver les foules et les joueurs.

Ruki dévora goulûment les oeufs brouillés que lui avait préparés la jeune femme. Il la remercia avec son éternel sourire candide avant d'attaquer un autre met disposé sur le plan de travail. Malheureusement, à peine avait-il tendu le bras pour s'en emparer qu'il renversa le verre de jus fraîchement servi. Théa ne s'en préoccupa point, bien trop absorbée par la montagne de pancakes qui lui faisait face, aux fruits frais qu'elle disposait soigneusement à l'intérieur et à la crème fouettée dans le saladier juste à côté. Ruki venait tout juste de se rasseoir et de lancer quelques mots à son amie, que les lumières s'éteignirent. Le métisse lui demanda s'il s'agissait du fantôme dont ils avaient parlé en venant, mais Théa ne savait que penser...
- Je... Je ne sais pas, Ruki. Mais ça ne me rassure pas du tout !
Elle enfourna une enorme bouchée de pancakes dans son gosier afin de se rassurer par le goût familier. Toutefois, il était impossible de ne pas remarquer qu'il se passait quelque chose de totalement anormal.

Un bol de chocolat chaud s'écrasa brusquement au sol et la porte de la cuisine claqua. Théa sursauta en réprimant un cri et accrocha sa main au bras du métisse. Son sang ne fit qu'un tour, son coeur manqua de la lacher. Mais bon dieu ! Que se passait-il ?
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