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 Tell me everything | Constance

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MessageSujet: Tell me everything | Constance   Ven 15 Juil - 23:43
    La vie des autres est un champ d'observation infini où les détails engrangés vous permettent d'avancer en vous-même comme dans une enquête criminelle. On ne s'ennuie jamais à contempler l'heur ou le malheur d'autrui tant il vous renseigne plus efficacement que n'importe quel docteur de l'âme sur vos propres désordres. Tant il vrai aussi que ce qui vous saute aux yeux, vous irrite et vous tord les entrailles est le reflet exact de vos propres manques, défauts ou souffrances que vous vous obstinez à nier, à mettre de côté. -Katherine Pancol - J'étais là avant -

    Un petit sourire apparut sur son visage. Il disparut aussi vite qu'il était arrivé. De multitudes de pensées étaient présentes dans la tête du jeune homme. L'amour, la guerre. Il voulait deux choses totalement différentes. Il voulait conquérir deux choses qui étaient non compatibles. La première chose c'était Diane, celle qui faisait battre son cœur à vivre allure dès qu'il la voyait, dès qu'il passait un moment à ses côtés ; il voulait l'aimer, la chérir, lui donner du bonheur. Il voulait la conquérir entièrement. La seconde chose c'était le monde, il était fou de penser qu'un né-moldu comme lui pourrait un jour devenir quelqu'un. Et il n'arrêtait pas d'y penser, se disant qu'avec les évènements qu'ils pouvaient se dérouler à Poudlard -ou même dans le monde magique-, il ne pourrait réaliser son rêver de devenir quelqu'un, d'être puissant dans ce monde où les nés-moldus ne peuvent avoir leur place. Il n'avait qu'à voir comment les Carrow le traitaient et ça même s'il est à Serpentard.

    Caleb se remit en marche -il s'était arrêter pour pouvoir réfléchir, ce qui n'avait guère servit à grand-chose. Le danger qui planait autour de lui, le fait que les Carrow pouvaient lui faire du mal à tout moment -à cause de son sang- ; il le savait. Il en était complètement conscient, mais il ne voulait pas se résigner à ces autres élèves qui n’avaient guère le courage de sortir se promener dans les couloirs, de peur que quelque-chose leur arrive. C'est sans destination précise qu'il arpentait les couloirs. Il montait les escaliers ; sans avoir aucune idée de l’étage où il était. Cela ne lui apporterait rien de savoir où est-ce qu'il se trouvait. L'idée d'aller dans la salle commune de Serpentard ne disait rien au jeune homme. Il ne voulait pas voir les autres personnes. La solitude, il appréciait cela. C'est reposant, c'est calme, c'était parfait pour se reposer. Quelquefois il observait les gens qu'il voyait. Certains l'apercevaient et avait un peu peur. Pour cause, Caleb était certes populaire à l'école de sorcellerie, mais ce n'était guère pour sa bonté ou pour sa gentillesse ; c'était plus à cause de sa folie ou des excès de colère qu'il pouvait avoir. Il en était conscient et ne cesserait jamais de cacher ce montre -comme il le prénomme- qui l'habite, qui le ronge encore et encore. Sauf que sa haine, sa rage, sa violence, son chagrin étaient encore plus présentes ces derniers temps. Il essayait de se cacher quand il voyait le moyen irrépressible de s'énerver, de tout détruire sauf qu'il ne le pourrait éternellement. Il y avait peu de personnes avec qui il parlait, seule Diane pouvait réellement le comprendre.

    A force de marcher encore et encore, le Serpentard était à présent arrivé au quatrième étage. Cet étage était connu à cause de la salle sur demande -entre autre-. Cela faisait pas mal de temps, que Caleb n'y avait pas mis les pieds. Peut-être que des élèves y allaient, pour pouvoir s'évader dans un monde diffèrent de celui dans lequel ils vivaient. Lui aussi pouvait y aller s'il le voulait, sauf qu'il n'avait aucune idée du lieu où il voulait se trouvait. Alors, il décida de rester dans les couloirs. Il s'y plaisait. C'est vrai que de marcher sur des dalles froides où le silence régnait en maître, avait de quoi plaire. Le jeune homme ne savait pas qu'il allait être déranger. Lui, il croyait qu'il allait être seul, que peut-être le vide dans son esprit pourrait se faire. Mais, dans les couloirs, on n'est jamais seul. Les tableaux étaient toujours présents, certes quelquefois ils disparaissaient -pour aller sûrement dans d'autres tableaux- mais cela ne les empêchaient guère d'écouter ou d'observer certaines discussions. Quelquefois ils parlaient, marmonner, disaient de faire attention, de ne pas se laisser faire par la Brigade des Carrow ou de ne pas trop résister au Carrow. Les élèves les écoutaient, quelquefois d'une oreille. Ils étaient conscients du danger qui régnait partout à Poudlard et les tableaux ne pouvaient que les effrayer à les mettre en garde. Caleb n'y prêtait pas réellement attention. Comme tout être humain, il avait des secret, des choses qu'ils ne voulaient pas que les autres élèves découvrent ; mais, il savait faire preuve d'habilité, c'était quelqu'un d'extrêmement prudent dans toutes les situations. Pour lui, les personnages présents dans les tableaux ne pourrez soupçonnez tout ce qu'il cache.

    Une silhouette, au détour d'un couloir, apparut. Le jeune homme l’aperçut, ayant aucune idée de l’identité de la personne. Il aurait pu très bien l'ignorer, continuer à faire ce qu'il faisait -c'est à dire rien. Mais ce n'était pas le cas. Lassé de ne rien faire et ayant la vague impression de connaître cette personne, il s'approcha d'elle. Alors, que la personne était presque à quelques mètre de lui, il la reconnut, ce qui eut pour conséquence de le faire stopper net.


    « Salut Constance, qu'est-ce que tu fais ici ? » dit-il d'un air étonné.

    S'il s'était attendu à la voir, oui si seulement. Il continua de marcher jusqu'à elle. Quand il fut à sa hauteur, il la regarda d'un air qui se voulait limiter glacial, mais qu'il essayait de cacher dans le son de sa voix.

    « Je ne m'attendait pas à te voir.
    En plus, ça fait longtemps qu'on ne s'est pas parlé, tu ne trouves pas ? »


    Il attendait de voir sa réaction, si la jeune femme allait continuer ses regards apeurés qu'elle lui lance quelquefois. Il ne comprenait pas cela et était prêt à le découvrir, plus que jamais.


Dernière édition par Caleb de Ladres le Mar 23 Aoû - 18:12, édité 7 fois
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Constance Morel
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MessageSujet: Re: Tell me everything | Constance   Mar 26 Juil - 22:48
“.. One evening she is Rosalind, and the next evening she is Imogene. I have seen her die in the gloom of an Italian tomb, sucking the poison from a lover’s lips. I have watched her wandering through the forest of Arden, disguised as a pretty boy in hose and doublet and dainty cap. She has been mad, and has come in the presence of a guilty king, and given him rue to wear, and bitter herbs to eat of. She has been innocent, and the black hands of jealousy have crushed her reed-like throat. I have seen her in every age and in every costume. Ordinary women never appeal to one’s imagination. … But an actress ! How different an actress is! Why didn’t you tell me the only thing worth loving is an actress ?”
Dorian Gray


    Il était étrange qu'elle se fasse aussi bien à la guerre. Constance était pourtant habituée aux rires, aux après-midis faits de longues discussions stupides sur un détail insignifiant qui défrayait la chronique du journal de Poudard, aux critiques sans fin sur le maquillage de Lockweder. C'était une résignation sirupeuse et écœurante, un détachement répugnant qui ne lui ressemblait pas, auquel elle s'accommodait presque malgré elle, avec une lâcheté et un fatalisme qu'elle aurait renié de coutume. Mais Constance ne pouvait rien faire.

    Elle n'aurait de toute façon été capable de rien, sinon ajouter ses états-âmes à ceux des autres, qu'importe leur maison et leurs idées. Ils n'étaient conscients que de ce qu'ils voulaient bien voir ; l'Armée de Dumbledore se résolvait à être aveugle et la Brigade surestimait son influence. Qu'empêchait les Carrow de dissoudre cette petite troupe sinon le manque numérique de sorciers à leurs bottes ? Sans doute agissaient-ils aussi par caprice : voir ces adolescents prêts à tout pour obtenir une once de leur pouvoir devait avoir quelque chose d'amusant. Il devait y avoir quelque chose de grisant à diriger des adolescents égarés et fourvoyés. Constance pouvait considérer que ce n'était pas réellement la faute d'un camp ou de l'autre.

    Qu'était le noir, qu'était le blanc sinon une manière d'inculquer aux masses une appréhension moins difficile du monde ? Dumbledore ne serait pas remis en questions pour sa vie personnelle, parce qu'il aura accompli des choses qu'aucun sorcier n'a jamais été capable ; Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom était indifféremment combattu pour ses actions bonnes et moins bonnes – c'était une façon d'expédier des centaines de milliers d'individus au combat avec la certitude qu'ils y seraient parfaitement obéissants – pourquoi, après tout, risquer des années de combat à s'intéresser à un individu qui n'avait certainement plus rien d'un homme ?

    Elle était affreusement normale, ne se targuait de rien sinon d'apporter le réconfort à ses amis quand ils le nécessitaient. Quoi qu'il arrive, les enjeux semblaient de toute façon avoir dépassé les inquiétudes de Dumbledore ou la quête de pouvoir qu'entreprenait Voldemort – c'était un besoin lancinant, une nécessité insupportable de mener à bout des projets dont quelques biens heureux étaient les bénéficiaires. Les autres devraient se donner l'illusion de combattre, d'obstiner leurs quelques forces à une lutte abominable pour leur droit de vie, la fin des stigmatisations et de l'exclusion. C'était ce pourquoi se battait l'Ordre du Phénix et l'Armée de Dumbledore.

    Constance devait suivre le mouvement sans protestation inutile, faire ce qu'elle pouvait – empêcher que le poids des souvenirs ineffaçables de la Cage repose trop sur les épaules des jumeaux mais aussi sur celles de Vitaly en leur offrant un réconfort et du soutien. C'était ce dans quoi elle excellait, ramasser les pots cassés. Elle n'avait rien d'une fille d'action, quand elle était trop légère, il lui fallait un peu de sérieux, et lorsque le rire était de mise, Constance abîmait son petit sourire bien fait pour la gravité.

    Elle ne fait que passer, après tout. Rien ne la destine à croiser Caleb, sinon une malheureuse succession de hasards, pour sa plus grande déconvenue. Pourtant, lorsqu'elle voit ses yeux briller et sa silhouette s'approcher, Constance ne peut empêcher un léger frémissement rassuré de secouer ses épaules, de cette façon imperceptible qu'elle a de dissimuler ses sentiments derrière un masque de tranquillité coutumière – l'inconséquence, toujours, ineffable. Il n'y aucune raison qu'elle ne simule pas l'indifférence polie – constante – et amène, qu'elle laisse échapper une peur déraisonnable devant le jeune homme. Constance soudain sent qu'elle oublie où elle se rend, ce qu'elle est destinée à y faire – les cours viennent juste de recommencer, non ?
    « Salut Caleb ! »

    La jeune fille n'a aucune raison de lui demander comment il va – ça n'aura aucun intérêt à la poursuite de leur conversation, si conversation se profile seulement. Quelque chose, d'imperceptible, dans les yeux de Caleb, qui lui faisait baisser les yeux. La Constance qui n'aurait pas vu ses amis se faire enfermer pendant onze jours aurait ri, naïve, affrontant, presque provocante, l'adolescent irritable. Elle aurait impunément suivi l'exemple de Vitaly, toute sourire, insidieusement insolente et insouciante. Mais que restait-il de Vitaly, aujourd'hui, après la Cage, après l'humiliation de savoir incapable d'être sorcier à cause du statut de son sang ? Que restait-il de l'enfant diablement dédaigneux qu'elle avait adoré ? Constance recule lentement contre le mur le plus proche, lève un regard apaisé et souriant à Caleb et se détache de son sac qu'elle pose entre ses jambes. Elle éprouve soudain le besoin de se masser les tempes et de fermer les yeux, de revoir la bande des Bradsburry dans le train quand elle avait onze ans et qu'elle n'était qu'une enfant. Mais elle leva lentement le même regard apaisé vers Caleb, à qui elle adresse un léger sourire – ses yeux verts paraissent briller. « Je ne vois pas de quoi tu veux parler. C'est un peu difficile de croiser plein de gens ces derniers temps, je suppose que tu es aussi au courant que moi. » Elle ne lui apprenait rien, évidemment : peut-être faisait-il aussi partie de la Brigade.

    Constance reprend son souffle, affiche soudain un air contrit face à la prochaine désolation qui attend Poudlard – celle qui les prépare à combattre.
    « Mais si tu souhaites discuter .. » Puis soudain elle se souvient de combien il est proche de Cavendish, une élève de sa maison – c'était une raison supplémentaire, offerte sur un plateau d'argent, pour ne pas pousser le jeu trop loin. « Tu sais que je ne suis pas du genre à m'enfuir. Ou alors peut-être as-tu quelque chose à me dire ? »

    La lueur inquisitrice dans son regard est sincère – Constance est incapable de savoir ce à quoi Caleb veut faire référence. N'a t-il pas meilleurs comptes à régler, avec des personnes qui lui sont certainement plus proches ? Constance est loin d'être une personne méfiante et ce qui émanait des yeux de Caleb ne pouvait provoquer en elle de tels frissons de peur. C'était d'un illogisme presque malsain.




    Don't listen to a word I say.– Hey !– The screams all sound the same.– You're gone, gone, gone away,I watched you disappear.All that's left is a ghost of you.– Now we're torn, torn, torn apart, there's nothing we can do,Just let me go, we'll meet again soon.– Now wait, wait, wait for me, please hang around– I'll see you when I fall asleep. ✖


L'ABSENTE.
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MessageSujet: Re: Tell me everything | Constance   Jeu 4 Aoû - 14:41
    Caleb ne détachait pas son regard de la jeune femme. Ce qu'il voulait c'était savoir réellement la vérité, savoir pourquoi tous ces regards apeurés qu'elle lui lançait alors qu'il ne la connaissait même pas. Il y a de quoi se poser des questions, c'est vrai. Si c'était quelqu'un de timide, dont l'opinion des gens l'importe peu alors il ne lui aurait point parlé. Sauf, que ce n'était pas le cas. Il voulait savoir qu'est-ce qu'elle avait, si elle avait découvert quelque-chose. Ce n'est pas que cela lui importait peu, il restait prudent avec les Carrow qui étaient présents. Être à Serpentard, ne le préservait de rien. Absolument rien. A tout moment il pouvait être celui dont Alecto Carrow pouvait s'exercer à lancer des sorts avec ses élèves. Bien malheureusement. La jeune femme lui répondit au salut qu'il lui avait lancé, c'était vraiment quelqu'un de respectueux, rien d'effarant à ce qu'elle soit dans la maison Poufsouffle. Caleb n'attendait pas à ce qu'elle lui dise ce qu'il voulait savoir dans l'immédiat. Il se doutait bien que cela allait être plus difficile qu'on ne pouvait ne le croire. Il la vit se reculer contre le mur le proche, son sac posait entre ses jambes. Il voyait bien qu'il venait de l’interrompre dans sa tâche qui était celle d'aller en cours. Qu'importe, même s'ils venaient de recommencer, les cours ne passionnaient guère certaines personnes. Certaines personnes comme Caleb qui pensait à autre chose, qui ne supportait pas les cours avec certains camarades. Cela devait être réciproque, sûrement. Mais, il y allait quand même, certaines fois, pour ne pas paraître comme le Serpentard trop arrogant ou trop sûre de lui pour se permettre de manquer certains cours. Ce n'était que quelques heures en plus dans la journée, de plus, cela lui permettait de mieux s'exercer dans le monde de la magie, de pouvoir peut-être réaliser son rêve de grandeur, son rêve fou, improbable, qu'il n’abandonnerait pourtant jamais l'idée. Cependant, ce n'était pas ce don à quoi il devait penser, il avait une autre affaire qu'il qualifiait de bien plus sérieuse à résoudre. Si l'on pouvait appeler cela une affaire, mais, vu que cela le concernait, il se voyait dans le besoin de savoir pourquoi cela.

    La réaction qu'il attendait, ne se fit pas attendre trop longtemps. Pourtant, Constance lui lançait un regard apaisé, un petit sourire, ses yeux verts ressortant joliment ; comme-ci rien ne l'atteignait, comme-ci elle n'avait guère peur de lui, comme-ci elle attendait ce qu'il voulait réellement lui demander. La réaction pouvait tout à fait étonner le jeune homme, qui n'avait jamais eu une réelle discussion avec celle-ci. Elle lui répliqua qu'elle ne voyait pas ce dont à quoi il parlait, qu'il était un peu difficile de croiser des gens ces derniers temps, qu'il devait être aussi au courant qu'elle ne l'était. Caleb ne répondait rien. Elle n'avait pas tort. Le peu de personnes qu'il pouvait y avoir dans les couloirs, était des personnes qui s'en allait en cours d'un pas décider ou qui essayait de rechercher un peu de calme, ou qui faisait partit de la Brigade, ou qui savait qu'il ne risquait rien. Tout le contraire de lui, exactement tout le contraire. Néanmoins, la première phrase de la jeune femme ne lui avait pas plu. Ce n'était pas quelqu'un de têtu, qui croit qu'elle venait de nier, non loin de là. Il venait de comprendre que cela allait peut-être se montrer un peu délicat, épineux qu'il ne l'aurait pensé. Elle était juste en face de lui, elle ne semblait pas avoir peur. Alors, ce fut d'un air un peu penaud qu'elle lui dit qu'elle n'était pas du genre à s'enfuir, il le sait, que s'il a quelque-chose à lui dire ainsi donc elle était toute ouïe.

    Caleb n'est pas du genre à abandonner aussi facilement, cela devait être pareil pour Constance vu le regard sincère qu'elle pouvait lui lancer. Il regarda autour de lui, ne semblant pas chercher quelque-chose - pour aucune raison particulière. Il fit un petit sourire, un petit sourire qui se voulait étrange, absurde, et peut-être dingue. En aucun cas, le fait de laisser les choses pareilles, de voir encore les regards apeurés de la jeune femme énerverait encore plus que Caleb que s'il ne l'était déjà.


    « C'est étonnant que tu ne sais pas ce que je veux te dire. » Il marqua un temps de pose avant de continuer. « Pour en venir au but, je voudrais bien savoir quelle est la raison des regards apeurés que tu peux me lancer ? »

    Son regard était froid, voir même sévère. Il voulait savoir, comme toujours quand il veut savoir encore et encore pourquoi cela ou pourquoi ça. Ses yeux s'étaient posés sur la chevelure rousse de la jeune femme. Une rousse comme on pouvait en voir très peu à Poudlard. C'était sans importance. Cela ne pouvait rien apporter d'autre.

    « As-tu une raison particulière pour oser me lancer ces regards ? »

    La plupart des personnes qui lui lançaient ce genre de regard, ne durait pas longtemps, ils s'en lassaient et s'en dissuadait bien vite. C'était d'une voix sourde, avide de savoir, un peu curieuse qu'il avait prononcé ses paroles. La réponse de Constance c'était tout ce qu'il attendait. Qu'elle ne lui fasse pas perdre de temps, qu'elle lui dise le pourquoi et qu'ils puissent continuer leurs occupations tous les deux comme-ci de rien n'était. Cela serait si simple, tellement moins compliquer. Caleb semblait voir Constance comme une personne parfaitement gentille, qui accepterait tout bonnement de lui expliquer. Rester dans l'ignorance, ce n'était guère son fort. Il détestait cela. Il haïssait cela. Sauf, qu'il ne le laissait pas paraître. L'indifférence, voilà ce qu'il essayait de laisser paraître aux yeux de la rouquine en face de lui. Peut-être même qu'elle savait plus de choses qu'il ne le savait d'elle. Mise à part sa maison, que ce n'était pas une née-moldu, il ne savait pas grand-chose. Ce qui était normal, s'il ne lui avait jamais adressé la parole jusqu'à aujourd'hui. Il aurait peut-être plus de chance de pouvoir mieux la connaître après, si elle répondait gentiment à sa question, qu'il ne devait pas se montrer violent pour parvenir à ses fins comme il avait l'habitude de le faire. Contrairement à elle, il ne s'était pas adossé contre un mur, il était resté en face d'elle, toujours ce regard qu'il pouvait lui lancer. N'importe qui, qui pouvait passer dans les parages, aurait pu croire à une discussion parfaitement normale entre deux personnes de maison différente. Était-ce réellement ce qu'on pouvait croire ?
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MessageSujet: Re: Tell me everything | Constance   Aujourd'hui à 7:07
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Tell me everything | Constance

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