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 Alerte verte sur jaune | Trevor la grenouille

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MessageSujet: Alerte verte sur jaune | Trevor la grenouille   Mar 28 Juin - 19:15
INTRIGUE-CHAPITRE 6

    Un gars. Une fille. Un baiser. Un échange. Un souvenir. Un combat. Un sentiment étrange qui l'envahit. Voilà à quoi penser Caleb. Il marchait dans les couloirs et il ne cessait jamais de penser au duel qu'il avait fait avec Elliyöt. Cela avait été un beau duel. Un magnifique duel comme on en voit plus. Il s'en souviendrait toute sa vie, enfin tant qu'il considéra cela comme un très beau duel qui mérite d'être rappelé. D'ailleurs, dans les couloirs certaines personnes parlaient de ça. Oui, certaines car il y en avait qui été toujours aussi étranges. Il arrivait même que certaines aient peur quand le Serpentard s'approchait d'eux. C'était plaisant et ça le faisait un peu rigoler de les voir ça. Quoique pour lui non plus ça ne s'était pas arranger. Il ressentait toujours le désir de sauter sur quelques personnes. Le pire c'était quand c'était sur des hommes, il trouvait ça bizarre, ça ne lui été jamais arrivé auparavant. Et le fait d'avoir embrassé Elliyöt avait contribué à cela, en effet, il avait trouvé très plaisant le fait de l'embrasser. Il refusait toute idée de croire qu'il était gay, il se disait juste qu'il devait être atteint de quelque chose tout simplement. Pour ce qui était des femmes, il était toujours aussi attiré par elles, et savait qu'elles n'étaient pas non plus insensible à son charme -mais il n'en jouait pas plus que cela-. A vrai dire, pour le moment il préférait oublier ce qui s'était à peu près passé et essayer de retenir ses pulsions tant bien que mal, même si c'était compliquer voir même très compliquer. Il espérait que ça s'arrangerait, que ses envies allaient s'estomper. Si seulement il savait, si seulement il savait qu'il avait eu le droit au symptôme des pulsions sexuelles, s’il avait su il s'en serait servi vers certaines femmes et sur celle qu'il aimait. Mais non il ne savait pas. Il le saurait peut-être un jour, mais pas pour le moment. Pour le moment il était limite dans l'incompréhension totale, se demanda bien ce qu'il pouvait lui arriver. Au moins de cette façon, il pouvait voir sa popularité ou si son charisme était important. Il y avait un peu de positif là-dedans.

    Marcher dans les couloirs, c'était un moment de détente. Enfin pas trop un moment de détente étant donné que de nombreuses personnes se comportaient de manière étrange et faisaient un vacarme assourdissant dans les couloirs. Il en avait marre de tout ça, il voulait bien gueuler contre certaines personnes quelquefois, heureusement qu'il ressentait du désir envers certaines personnes pour chasser ça. Il descendit les escaliers, sans se préoccuper plus que cela des autres -dont il se moquait complètement-, arrivé au rez-de- chaussée, il tourna pour aller vers les cachots. Heureusement pour lui il n'y avait personne. Il s'arrêta net et regarda autour de lui. Il n'y avait pas de jolies filles dans les environs -et aucun gars pour l'instant-, il se posa alors contre un mur, en espérant que quelques gens passent, pour parler avec eux ou pour faire d'autres trucs il allait voir. Bien entendu, le Serpentard aurait pût aller dans sa salle commune qui n'était qu'au premier étage, là il aurait trouvé certaines personnes, mais, il n'avait guère envie d'y aller. Pour la simple et bonne raison, que pour lui les cachots étaient un endroit idéal. Il y avait très peu de personnes qui s'aventuraient là-dedans, alors que lui au contraire il adorait y aller. Certes, les Carrow y venaient souvent aussi, pour préparer des mauvais coups mais qu'importe, tout le monde était bizarre de toute manière alors il se disait qu'eux aussi ils l'étaient. Un de plus ou de moins, ce n'était guère important. Il ne s'occupait que de lui. D'ailleurs, aujourd'hui il avait décidé de porter la robe de sorciers avec la couleur de sa maison ainsi qu'un jean et un chemisier. C'était une tenue tout à fait banale en fait. Le jeune homme se sentait magnifiquement bien dedans, même si quelquefois il n'allait pas en cours qui étaient interrompus à cause des différents évènements qu'ils avaient pu se passer, il continuait de mettre sa robe. Ils n'étaient pas le seul, d'autres personnes étaient habillés de cette manière aussi. Tout le monde à vrai dire. Non, presque tout le monde en fin de compte, c'était difficile de savoir.

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Trevor Riley-Schmidt
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MessageSujet: Re: Alerte verte sur jaune | Trevor la grenouille   Sam 16 Juil - 19:33
Réveil brutal. En un instant, la jeune femme était assisse sur son lit dans son dortoir. Pourtant, ce n’était pas son lit, ni même sa chambre. Ce n’était même pas sa maison. Elle n’avait aucune idée de ce qu’elle faisait là. Il y avait cependant une question – plus importante que toutes les autres – qui lui trottait dans la tête : POURQUOI POUFSOUFFLE? C’était sûrement la journée du sens dessus-dessous! Oh la honte! Elle ne portait pas de haut. Y’avait sa superbe poitrine qui respirait au grand air alors qu’il y avait d’autres personnes dans la salle : des mecs. Avait-elle fait la chose avec eux? Sûrement pas! Y’a une limite à tout et cette limite, c’est les poufsouffles. Rassurée, cependant toujours troublée par sa nudité, elle arracha la couverture du lit sur lequel elle s’était réveillée avec un trou de mémoire et s’était enveloppée tel un saucisson sang pur qualité triple A pour entamer une recherche de vêtements, les siens en l’occurrence. Pourtant, même à genoux sur le plancher, dans une position plutôt incitatrice pour tous les hommes passant par là, elle ne trouvait pas ses fringues. Une évidence, il y avait une fille de cette maison, rongée par la jalousie causée par Madison la toute belle, qui les lui avait piqués.

Salope.

Et elle devait faire quoi maintenant, la fille plus sexy du monde entier? Se promener en vêtements merdiques dans toute l’école peut-être? Sûrement pas. Elle était préfète et personnage emblématique de Serpentard, elle ne pouvait pas avoir honte comme ça, devant tous ces bâtards sans rang ni généalogie digne de ce nom. Pourtant, il le faudrait bien si elle ne voulait pas finir sa vie ici, dans le dortoir de Pouflsouffle. Prenant tout son courage à deux mains, elle se dirigea vers une des malles et déversa l’entièreté de son contenu sur le sol, de sorte à pouvoir choisir les morceaux de tissus les moins pires à enfiler. C’est que tout était laid, voyez-vous? S’abandonnant à son triste sort, Madison pigea quasi au hasard les vêtements qu’elle porterait jusqu’à son dortoir, où elle pourrait se changer. En les regardant plus attentivement, elle ne pouvait pas les mettre. Il y avait un cerne de sueur aux aisselles! Elle laissa tomber le chandail rapidement, de peur de voir ses mains infestées d’une quelconque maladie mortelle. Remontant un peu la couverture qui ne cachait plus très bien son corps et ses courbes féminines, elle entreprit une allée vers une chambre de filles. Peut-être y aurait-il moins de cochonneries là-bas. Arrivée, elle poussa une des filles qui se trouvait sur son chemin. Il n’y avait plus de temps à perdre, il fallait qu’elle commence sa ronde matinale. Après mûre réflextion, oui, elle avait le choix entre une robe rouge hideuse et une bleue à fleurs totalement démodée, elle opta pour la première, pensant qu’au moins, en rouge, elle aurait du style. Enfin, plus qu’avec des fleurs hawaïennes de touristes.

Elle était finalement dans les couloirs. Sans pouvoir admirer la peur dans les yeux des premières années qu’elle avait croisés parce qu’elle courrait littéralement vers son dortoir, elle se dit qu’elle vivait une des pires journées de sa vie. Finalement, elle y était. Le dortoir des Serpentards, le rêve que dis-je? Le fantasme de sa triste vie d’aujourd’hui. Tout ce qu’il fallait, c’était le mot de passe, rien de très compliqué quand on est de cette maison-là. Pourtant, le fantôme n’avait pas l’air convaincu de vouloir la laisser entrer. Y’avait qu’à dire le mot de passe et le spectre n’aurait plus le choix. Il ne fallait que le mot de passe. Ce mot de passe qu’elle connaissait depuis le temps. Il était bien simple, voyons. Il… il… il lui était désormais inconnu.

Allez, sois sympa, laisse-moi passer. Après tout, elle était préfète et puis elle était elle, quoi. Personne ne pouvait lui résister, surtout pas un petit bout de peinture tout moche. Toutefois, il restait impassible. Elle ne passerait pas avec la méthode douce. Ouvre-toi stupide tableau ou je te tue! Voilà qui était mieux. Enfin, c’est ce qu’elle croyait. Malgré cela, il ne broncha pas d’un poil. Elle ne pourrait pas passer? C’était une tragédie! Il fallait trouver Alyssa ou… ou… bah Alyssa! Elle le savait elle, le mot de passe merdique. Tu vas souffrir quand je vais revenir. Elle le lui dit sur un ton menaçant et bien grave, pour qu’il comprenne qu’il avait fait le mauvais choix. Maintenant, Alyssa, elle était où? Avec la chance qu’elle avait, son amie se trouvait sûrement dans le dortoir à dormir en rêvant de nutella. Qu’à cela ne tienne, elle avait des devoirs à remplir. Sa ronde ne se ferait pas toute seule et puis, même habillée en moche, elle avait trop la classe. Et puis, ça ne l’affectait pas tant que ça que tout le monde la dévisage dans les couloirs, ou rient d’elle. Elle n’avait qu’à sortir sa baguette pour leur faire mal. En voulant lancer un sort, elle se retrouva bredouille. Sa baguette ne fonctionnait pas. Elle était quoi, elle? Une née-moldu peut-être? C’était trop de la merde comme journée. Incapable de se cacher dans sa chambre ou de faire sa ronde dans l’école, elle décida d’aller mourir dans les cachots, histoire de ne pas trop faire rire d’elle.

Malheureusement, son rêve de solitude avait été brisé par un élève qui s’y trouvait déjà. C’était Caleb, un serpentard. Il allait rire d’elle, à coup sûr! Cependant, il avait se regard bizarre. Malaise. Il la voulait! C’était horrible, elle allait se faire violer dans les cachots! Au moins, Caleb était beau, mais c’était trop la honte dans une robe aussi immonde. Et puis elle n’était pas dans le mood pour le sexe. Surtout pas dans un endroit crasseux. Elle méritait quelque chose de mieux, dans le genre de propre. Et tout le monde était tellement bizarre qu’il ne fallait pas faire ça, c’était mal. Surtout qu’il faisait trop peur Caleb, avec cet air de monstre assoiffé de sang et de relations sexuelles illicites. Qu’est-ce qui lui garantissait qu’il ne l’avait pas fait avec n’importe qui d’autre? Des gens sales ou peut-être bien autre chose que des gens. Caleb était totalement dégueulasse.

Tu me touches et je te l’arrache, t’as compris?
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MessageSujet: Re: Alerte verte sur jaune | Trevor la grenouille   Lun 18 Juil - 21:50
Spoiler:
 

    Tranquillement adossé contre le mur des cachots, Caleb semblait profiter de ce calme qui régnait. La fraîcheur se faisait ressentir dans les cachots, la nette sensation de ressentir toutes les choses qui s'étaient – et se produisent encore – pouvaient se faire ressentir. Le jeune homme en avait conscience, mais il semblait apprécier cela. Les cachots il les connaissait et quelquefois il lui arrivait même d'y descendre en pleine journée – pendant les intercours – en compagnie de sa jeune et belle créature, pour lui faire du mal. Sa belle et si naïve créature qui n'était d'autre que Héroine Cox. Bien entendu, la Poufsouffle n'était pas au courant de ce qu'il lui faisait subir, et quand il entendait qu'elle l'admirer, cela le faisait rire. Pourtant, c'est vrai qu'elle est adorable, mais le destin en a décidé autrement. Il ne l'aimait pas et lui faisait savoir en lui donnant des coups ou en lui lançant des sorts. C'était pareil pour sa cousine, cette écervelée qu'il ne comprenait pas et ne chercherais sûrement à comprendre, à moins qu'elle ne le cherche encore pour finalement le trouver. Mais, pour l'instant cela n'était pas sa première priorité. Croyant qu'il allait continuer de profiter de ce silence ; il ne s'attendait pas à ce quelqu'un arrive. S’il était dans son état normal, il n'y aurait pas prêté attention, sauf qu'il n'était pas dans son état normal. Le jeune homme ne pouvait donc que s’intéresser à la personne qui arrivait. Que ne fut sa surprise, quand il vit arriver un Poufsouffle. Pensant à la logique des choses, il croyait qu’un (ou une) Serpentard allait arriver étant donné que la salle commune se trouvait juste à côté. D’ailleurs, nombres d’élèves avaient peur des cachots, et n’osaient y mettre les pieds de peur de se faire torture par les Serpentards ou par un des membres de la Brigade des Carrow. Ils avaient raison d’avoir peur, les autres élèves des autres maisons se faisaient donc rare. Caleb leva la tête vers le jeune homme. Dans ses yeux, ses pulsions pouvaient se voir, cela était bien malheureux pour lui. Un petit sourire se dessina sur ses minces lèvres quand – après avoir repris un air calme et non surpris comme il l’avait été. Face à lui, c’était Trevor, un Poufsouffle qui se faisait souvent remarquer par sa blondeur. Le Serpentard eut bien du mal à ne pas rigoler, devant l’habit du jeune homme. Une robe rouge c’était certes beau, mais porter par un garçon elle perdait tout son charme, surtout sur Trevor qui n’avait rien d’une femme. Il n’avait pas les attributs nécessaires et cela se voyait. Caleb parvient à ne pas rire. Cela n’aurait peut-être pas été très sympathique. Tu me touches et je te l’arrache, t’as compris ? Une telle attitude ne lui correspondait pas, cela ne ressemblait pas tellement au genre du blond. Mais le Serpentard s’en moquait, son symptôme agissant sur lui, il décida de ne pas réagir au conflit qui semblait s’annoncer. Il se leva du mur en pierre, pour ainsi s’approcher quelques pas de plus vers le jeune homme. Peut-être qu’il était fou comme les autres personnes lui aussi, se prenait-il pour une autre personne ? Caleb ne saurait le dire, s’il aurait pensé un court instant que cela était vrai alors il voulait bien savoir quel genre de fille c’était, comme Serpentarde. Son sourire ayant disparu de son visage, il le contemplait maintenant de haut en bas. La robe rouge était très belle et elle allait assez bien avec la blondeur des cheveux du jeune homme. Il aurait bien voulut l’embrasser à cette instant même, le symptôme agissant de plus en plus en lui et le fait que Trevor portait une robe, cela n’arrangeait guère les choses.

    « Je n’avais même pas l’intention de te toucher – enfin pas pour l’instant - » dit-il en prononçant d’une voix pas très audible les quatre derniers mots.

    Il lui mentait, mais pour assouvir à ses fins il le fait. Quelques centimètres le séparaient à présent du Poufsouffle. S’il le poussait ou toute acte inutile de ce genre, alors Caleb serait obliger d’utiliser une manière moins douce. En effet, le symptôme des pulsions sexuelles n’arrangeait rien sur sa personnalité de folie ou ses violences ; elles étaient juste beaucoup moins fréquentes que d’habitude. Il essayerait quand même coûte que coûte de ne pas être violent pour ne pas faire fuir le jeune homme.


    « Cette robe rouge te va à ravir. »

    Quelques hésitations s’entendirent, Caleb se demanda s’il fallait qu’il l’appelle par un surnom féminin ou masculin. Ce qui était assez difficile vue que Trevor était travesti. Se disant qu’il verra bien par l’attitude que celui-ci opte, il préféra ne rien dire. Il allait bien voir si le jeune homme allait mettre ses menaces à exécution, même si pour l’instant il le regardait juste dans les yeux.


Dernière édition par Caleb de Ladres le Lun 25 Juil - 20:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Alerte verte sur jaune | Trevor la grenouille   Dim 24 Juil - 4:30
Il ne la toucherait pas pour l’instant. Et ça se voulait rassurant peut-être? Il y avait un sous-entendu clair, net et précis : il la toucherait un jour. Surtout avec les cachots qui n’arrangeait rien. Ils donnaient une allure bien glauque à toute cette situation fort déplaisante à la base. C’était tout le château qui était détraqué. Madison le ressentait jusque dans son corps. Y’avait quelque chose qui clochait. Quelque chose d’autre que la robe, je veux dire. La robe rouge, elle était hideuse, mais y’avait pire. Ça sentait le meurtre non prémédité avec circonstances atténuantes. Elle allait le tuer s’il la touchait, ce qu’il ferait sûrement. Elle ne voulait pas vraiment assassiner Caleb, mais ce serait sûrement son seul moyen de s’en sortir. Il était plus fort qu’elle visiblement et puis il était déterminé, ce qui le rendait encore plus dangereux. Un homme motivé en vaut bien deux ou trois niais. Bien qu’il lui soit tout à fait possible de quitter les cachots à l’instant même, pour se mettre à l’abri, elle en était incapable. Ce regard, le regard de Caleb, il la hantait. Elle était mitigée entre la peur terrassant et la curiosité malsaine. L’effrayant personnage la forçait à être quelque peu angoissée par ses volontés bien peu recommandables, mais sa façon d’agir, ses allures assurées bien plus prononcées qu’à l’habitude et ses paroles, tout semblait être faussé par son envie de la sauter. Ses flatteries lui levaient le cœur alors que sa façon de sonder son esprit la figeait sur place. Il était si près d’elle à présent qu’elle ne pouvait plus fuir cet endroit maudit et sauver sa vie. Il ne la menaçait pas de mort, bien-sûr, mais il la menaçait bel et bien. Le magnétisme naturel du jeune homme avait bien réussi son coup, puisqu’elle ne pouvait plus bouger. Ses deux pieds étaient collés au sol tandis que ses jambes, elles, refusaient d’obéir à sa pensée. Sa pensée qui s’affaiblissait de plus en plus. Incapable de lutter physiquement, elle devait au moins être plus forte que lui mentalement. Elle résisterait à ses yeux magnifiques, à ses mains douces, si jamais elles s’approchaient d’elle et puis à ses lèvres attirantes. Elle ne voulait pas vraiment de lui entre ses jambes, surtout pas aujourd’hui, et pas ici.

Quelle scène ridicule, ce devait faire, vue de l’extérieur. Le malade nymphomane et la jeune femme envoûtée, incapable de détacher ses yeux des siens. Comme s’il existait un lien invisible entre leurs regards qui l’empêchait de se fixer sur un tout autre aspect de cette scène, sur un mur ou bien le sol. Ou encore la porte. La porte, ça serait bien utile, la porte. Pour sortir, d’abord. Puis pour être sûre qu’il ne la suivait pas. Cependant, il était si près d’elle qu’au moindre mouvement, il n’aurait qu’à bouger de quelques centimètres ses bras pour l’attraper et lui faire mal, plus mal encore que si elle ne faisait que rester immobile. Et puis, l’appétit vient en mangeant, non? Était-ce la même chose avec l’amour. C’est en faisant l’amour que le goût de l’amour vient? Sûrement pas. Elle n’en avait définitivement pas envie, et peu importe ce qu’elle pouvait en penser, elle était assez forte pour le battre à son propre jeu. Si seulement elle arrivait à lui faire croire qu’elle avait le goût de l’aventure avec lui, question qu’il abaisse ses gardes, lui offrant ainsi l’opportunité de prendre ses jambes à son cou et sortir des cachots pour chercher de l’aide.

Désolée, mais je fais pas ça debout, moi. J’ai de la classe, tu vois, mon chou?

Bonne actrice, elle avait réussi à afficher ce sourire provocant dont elle seule connaissait la recette, arborant ainsi un air arrogant à souhait. Elle se rapprocha encore de lui – comme si c’était possible – et appuya sa main sur sa poitrine. Sa bouche frôlait la sienne, rendant l’expérience plutôt agréable. Elle effectuait une pression sur le jeune homme avec sa main, question qu’il se laisse faire et se couche sur le sol. Elle le poussait de tout son corps, mais pas trop brusquement, juste assez pour lui faire comprendre qu’elle donnait les ordres maintenant, qu’elle avait le dessus sur lui. Sous la pression, il avait dû prendre place sur le plancher, tout comme Madison. Elle se retrouvait tellement près de lui, maintenant. Avec un tout nouvel angle de vision, il était plus séduisant et terriblement, affreusement sensuel. Un vrai aimant à filles. La chaleur des deux corps collés l’un à l’autre rendait la situation encore plus propice à l’échange de fluides corporels. Sa tête était toujours scotchée à celle de Caleb, et ses lèvres agissaient timidement les siennes. Elle avait des frissons qui parcouraient tout son corps, partant de ses lèvres et de ses bras et se rendant jusqu’à la pointe de ses pieds. Tout son être était en demande de rapprochements. Mais, plus près que cela, il était en elle, littéralement. Dans un élan de tentation, elle succomba à sa bouche tellement sexy et lui déroba un baiser. Puis, elle le regardait dans les yeux, comme en signe d’approbation. De toute façon, c’était lui qui avait voulu la toucher en premier. Il jubilait sûrement. Le regard de Madison était impatient et inquiet. Elle n’était plus sûre de ce qu’elle faisait. Mais cette bouche, cette douce bouche, comme elle la voulait encore sur la sienne. Un autre baiser, moins doux que le premier, si timide il avait été, mais toujours maladroit, comme lorsque l’on est curieux, mais débutant. Sa main sur son épaule, elle continuait de faire pression sur lui, pour qu’il reste auprès d’elle. Toujours en pleine manœuvre de bouche-à-bouche, elle y prenait goût. Elle était bien, là, avec lui, tout seuls.
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MessageSujet: Re: Alerte verte sur jaune | Trevor la grenouille   Lun 25 Juil - 20:41
    Les yeux dans les yeux. Caleb ne quittait pas son regard de celui de Trevor. Bizarrement, il semblait hypnotiser par ses yeux, comme-ci détacher son regard du sien était à présent devenu impossible. Même si c'était un garçon et que jamais, ô non jamais, il ne pouvait ressentir des sentiments pour un homme. Il aimait bien trop les femmes pour ça. Surtout une, celle qu'il ne cesserait d'aimer, celle qui avait fait battre son coeur dès que leur regard se sont croisés, dès qu'il avait entendu sa voix, entendu son rire. Le coup de foudre complet. Mais, un sentiment bien étrange s'emparait de lui, comme-ci il semblait se moquer complètement de savoir si c'était un garçon ou une fille. Ce qu'il voulait, c'était partagé un moment avec lui. Rien d'autre. Les sentiments il semblait s'en moquer. Ce n'était plus d'actualité, non pas en ce moment. Seul, l'autre facette de l'amour lui plaisait. Il ne voulait que ça, encore et encore. Qu'importe qui s'était, tant que cette personne succombait au charme du Serpentard, et qu'il pouvait ensuite la mettre dans son lit. Il avait l'air d'un fou, d'être encore plus fou qu'il ne pouvait l'être déjà. Mais, lui il ne s'en rendait pas compte. A vrai dire, il ne se rendait même pas compte qu'il était un fou mégalomane, alors que derrière lui ça parlait. Tout Poudlard était au courant, il n'était pas certes populaire mais il ne passait guère inaperçu, quelquefois surtout quand il pouvait se comporter comme les Serpentards, ce n'était guère pour rien s'il était dans la maison verte Et puis, il y avait toujours des élèves pour l'énerver. Sauf, que ces derniers temps, ce n'était plus ça, il avait d'autres projets, d'autres occupations dont cela l'étonnait même lui quelquefois. Alors, quand il vit Trevor avec sa robe rouge, c'est tout naturellement que ses pulsions avaient fait surface et qu'il portait un intérêt tout particulier au Poufsouffle. Il voyait bien qu'il n'était pas dans son état normal, c'était rare qu'un élève se promène avec une robe. Si ça se trouve, il était peut-être devenu travesti, il venait de sortir du placard, soit alors Caleb devait faire avec. L'envie de goûter à ses lèvres, de sentir ses mains sur lui était beaucoup trop forte. Il n'était conscient de rien, un seul mot résonnait dans sa tête comme un psychopathe. Il était maintenant si près de lui. Seulement, il ne savait pas que Trevor se prenait pour une fille, à vrai dire cela lui importait peu tellement il s'en moquait. Désolée, mais je fais pas ça debout, moi. J’ai de la classe, tu vois, mon chou ?A ces paroles, il fut assez surpris. Ce n'est pas la phrase en elle-même qui le surpris, mais le surnom. Il semblait se prendre vraiment pour une fille. Lui demander pour qui il se prenait était une chose, encore fallait-il qu'il y pense. Avant qu'il n'eut pu dire quoi que ce soit, le Serpentard était déjà couché sur le sol à cause du jeune homme qui le poussait. Puis il sentit ses lèvres sur les siennes. A cause des pulsions sexuelles, cette situation était loin de déplaire à Caleb. C'est bizarre de se dire qu'avec ces pulsions, le jeune homme aurait pu s'attaquer à des filles et qu'il était tombé sur un homme qui se prenait pour une femme. Il sentit le regard de Trevor sur lui, il le regarda dans les yeux ; avant qu'un nouveau baiser fut échangé. Ils étaient l'un sur l'autre. Si quelqu'un rentrait dans le château, cela pouvait être vu comme une scène vraiment stupéfiante, mais qu’importent ils étaient seuls, il n'y avait personne. Caleb se laissait embrasser par Trevor. Ses pulsions sexuelles le dominant encore et encore, comme-ci il était faible, comme-ci elles voulaient qu'il commette des choses. Sauf qu'il ne le savait pas, il savait juste qu'il se sentait diffèrent des autres jours. C'était tout. Rien d'autre.

    Toujours l'un sur l'autre, le jeune homme décida de passer à l'acte supérieur. L'embrassant de nouveau, il décida d'enlever sa robe de sorcier. Il aurait bien voulu enlever la robe de Trevor mais il se dit que cela n'était pas préférable. Ses mains descendirent sur le corps du Poufsouffle, d'un geste rapide, il remonta une main pour caresser les cheveux blonds du jeune homme. Il était comme possédé, il en redemandait encore. Il se demanda si Trevor était conscient que ce n'était pas une fille, mais, cela l'arrangeait dans un sens. Il n'y voyait que du positif.


    « Tu n'as pas envie d'enlever ta robe ? Tu serais beaucoup mieux sans, tu ne trouves pas ? »

    Qu'est-ce qu'il pouvait être bête, qu'est-ce que ce symptôme le rendait bête. Mais c'était ainsi, il ne pouvait pas faire autrement, il était comme prisonnier de lui-même. Il le tenait contre lui-même, de manière à ce que Trevor ne puisse s'échapper. Enfin, c'est qu'il espérait tout bêtement que de cette manière-là le jeune homme allait rester sur lui, qu'il allait pouvoir goûter à ses lèvres, à sa peau comme il le fallait. Les mains toujours sur le corps du jeune homme, Caleb déposa tranquillement ses lèvres sur le cou de celui-ci, tout naturellement sans lui demander son avis. D'une main il essayait de chercher la fermeture de la robe, pour l'enlever, il voulait l'enlever.
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Trevor Riley-Schmidt
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MessageSujet: Re: Alerte verte sur jaune | Trevor la grenouille   Dim 31 Juil - 6:57
Il était mort. Gisant par terre, inerte, Trevor était pâle et froid. Du sang coulait de son front : endroit de l’impact. Sa robe rouge froissée se relevait sur ses jambes, laissant voir ses multiples blessures. Il avait été assassiné.

***
Les cachots, autrefois austères et froids, semblaient se réchauffer au rythme des baisers enflammés que partageait le nouveau couple le plus bizarre de Poudlard : Caleb et Trevor. Le fait qu’il s’agisse de deux hommes ne rendait aucunement la situation folle, c’était plutôt les circonstances qui avaient conduit à de tels rapprochements qui rendaient cette situation plus que louche. Tout d’abord, Caleb était plus en manque que d’habitude. Limite agresseur de jeunes filles blondes à la robe rouge qui traînent dans les cachots, il paraissait hors de contrôle. Bien déterminé à passer à l’action, il aurait bien pris tout ce qui passait par là pour avoir du plaisir. Ce qui nous amène au deuxième point : la jeune fille victime du pervers. En fait, il ne s’agissait pas d’une fille. La personne vêtue de rouge était un homme, un vrai, avec toute l’anatomie d’un vrai mâle. Ensemble, ils avaient partagé l’intimité d’un nouveau couple, maladroit et apprenant à se connaître l’un l’autre. Des baisers innocents, ils en étaient venus au langoureux french kiss comme on dit en anglais. S’agrippant à l’autre, ils ne faisaient pratiquement plus qu’un. Il n’existait plus de limite, ni même de clivage entre les maisons. Ils étaient deux garçons qui s’embrassaient dans les cachots, sans autre artifice ou caractéristique particulière.

Malgré tout, le doute subsistait dans l’esprit de Madison. Elle hésitait. Devait-elle continuer à se donner ainsi à un homme qu’elle n’aimait pas vraiment? Bien qu’ils soient de la même maison, ils ne se ressemblaient pas tellement. S’ils avaient été amis, on ne sait pas, mais comme ça, à froid, c’était ordinaire. Il ne faut pas le prendre du mauvais côté non plus. Elle le trouvait bien canon et sexy et merveilleux et fantastique et il embrassait comme un dieu, c’est juste que, les cachots, ça le faisait pas. Et puis, qu’est-ce qui était advenu de l’idée de départ : quitter les liens illico-presto? Encore en plein bouche-à-bouche, elle ouvrait grands les yeux pour trouver le moyen de sortir. Il fallait qu’elle se les ouvre très grand parce que la tête de Caleb prenait toute la place. Il avait un de ces crânes. Gigantesque. Si ça continuait, elle allait se fouler le muscle des yeux, à force de les pousser à leur limite. La porte. C’était le seul chemin possible. Encore fallait-il y arriver, à la porte.

T’as raison, ma robe, elle pèse lourd…

Repoussant encore une fois son amant d’un jour, Madison le tenait sous elle, le dos contre le sol froid. Elle se coucha sur lui et l’embrassa de plus belles dans le cou, sur le torse, puis, elle s’arrêta brusquement. Se redressant, elle plaça ses main sur le rebord de sa robe couleur de feu et feinta de se déshabiller. Elle le regardait dans les yeux, avec son regard le plus sexy du monde. Ses lèvres faisaient des mimiques, envoyant des baisers langoureux à son homme. Puis, en un instant, elle était de nouveau debout et replaçait sa robe. Elle avait déjà pris ses jambes à son cou et passait la porte tout en s’excusant à tue-tête. Elle hurlant pratiquement. Les escaliers se dressaient devant elle comme ultime obstacle à sa liberté. Sans prendre le temps de les monter, la serpentard sautait de marche en marche à une vitesse folle. Il n’est pas étonnant que, rendue en haut, elle ne pu s’arrêter. L’énergie qui circulait en elle était bien trop forte pour pouvoir disparaître en un seul instant. Il n’est pas non plus surprenant que Madison n’ait pas vu la colonne qui se trouvait à un mètre d’elle. Occupée à vérifier le bas des marches, question d’être sûre que le malade pervers ne la suivait pas, elle était allée s’écraser directement sur la poutre. Courant au moment de l’impact, la chute qui en suivit fut démentielle. En effet boule de neige, son pied, qui n’avait pu rester scotché au plancher du premier étage, avait manqué la deuxième marche, puis la troisième. Ses mains aussi étaient impuissantes face à cette tombée qui semblait inévitable. Ses genoux étaient râpés par les pierres et ses jambes se frappaient sur les murs. Sa tête continuait de pendre au bout de son corps, comme inerte. Les yeux ouverts, la jeune fille était bien consciente de sa chute. Ses ongles grattaient le mur, tentant vainement de s’accrocher à quelque chose. Au final, elle s’était retrouvé à la case départ, en bas, tout en bas des escaliers. Son corps fatigué réclamait de l’aide. Sa tête, secouée et fracassée, ne pouvait plus réfléchir. Un tourbillon d’idées se bousculait dans sa petite caboche blonde. Qu’est-ce qu’elle faisait, avant? Pourquoi les cachots? Caleb… CALEB! Pourquoi… Il murmurait ses mots. Trevor murmurait. Il était de retour dans son corps et voulait des explications. Pourquoi je porte une robe rouge? Il avait mal, tellement mal. Son crâne élançait et sa main couverte de sang ne pouvait stopper l’hémorragie. Caleb, aide-moi. Caleb, Cal- Il pleurait. Il voulait qu’on l’aide. Comme un petit enfant quémande l’amour de sa mère. Comme une droguée mendie sa coke. Comme un poufsouffle réclame l’aide d’un seprentard qui l’embrassait, l’instant d’avant. Je t’en supplie. CALEB! Stupide poutre. Stupide. Elle l’avait tué. Sur sa pierre tombale, on pourrait lire «Ici gît le blond de Poudlard. Stupide à jamais. Damnée soit la colonne qui nous l’a arraché à un si jeune âge. Repose en paix, mon petit crapaud.» Il serait mort bientôt, s’il n’était pas assisté. Il avait froid. Il avait peur. Il avait tellement froid et tellement peur. Et il était si seul. Seul dans cette noirceur lugubre et austère. Les cachots l’avaient conduit à sa perte. Poudlard! Réveille-toi. Un blond se meurt!
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MessageSujet: Re: Alerte verte sur jaune | Trevor la grenouille   Sam 6 Aoû - 18:12
    Caleb cherchait de sa main droite une fermeture, celle qui permettait de défaire la robe rouge que la personne sur lui porter. Il entendit Trevor dire que sa robe pesait lourd, alors pourquoi ne l'enlevait-il pas ? C'était exactement la question qu'il osait se demander. Se demander lui, ce Don Juan qui faisait vibrer les filles et qui n'en jouait pas plus que cela étant donné que son cœur était déjà pris. Pourtant, à cet instant là, il semblait l'avoir oublié, il semblait avoir oublié complètement la femme de sa vie, de ses rêves, de ses songes, de son coeur. Quel terrible symptôme l'habitait donc. Ne pas savoir qu'il n'était dans son état normal, c'était terrible, désolant, atroce. Encore combien de temps cela allait durer ? Il ne le savait guère, malheureusement. Il sentait les bisous que pouvait lui faire Trevor dans son cou, sur son torse. C'était très bizarre comme sensation. Une sensation qui semblait pourtant lui convenir, tellement il n'était point dans son état normal. Le Poufsouffle semblait se déshabiller, enlever cette robe que le jeune homme voulait tant voir par terre - la folie du symptôme sûrement - inconsciemment, une envie peut-être passagère, irréel qui sait. Ils se regardaient dans les yeux. Là tous les deux ensembles, les yeux dans les yeux. Si quelqu'un arrivait, la scène devait être pathétique, innommable, détestable à voir. Sauf qu'ils étaient seuls, encore, une nouvelle fois dans les cachots. Le lieu dont Caleb venait seul quand il s'ennuyait, quand les journées lui semblaient longues entre les inter-cours, quand il ne voyait pas un de ses amis - même s'ils sont peu - ou une des nombreuses filles qui le narguaient, lui faisait des grimaces. Et bien entendu la jeune femme qu'il aimait tant. Mais, ça tout le monde le savait, alors ça n'avait aucune importance de savoir si elle lui manquait ou non. Aucune. Complètement aucune.

    Alors, qu'il ne s'y attendait pas. Pas du tout. Trevor venait de prendre les jambes à son cou. Quelle naïveté. Le jeune homme croyait que le Poufsouffle allait se laisser faire aussi facilement, bien sûr que non. Cela aurait était beaucoup trop facile pour que ça soit réel. Trop trop trop facile. Des cris se faisaient entendre. C'était ceux du blond qui courait jusqu'à la porte de sortie, enfin des escaliers qui menaient à la sortie du cachots. Caleb ne comprenait plus rien. C'était presque confus dans son esprit, les cris résonnaient et cela lui donnait mal à la tête. Il entendit une sorte de boum, comme-ci quelqu'un venait de faire une chute monumentale. Il ne s'en préoccupait pas, loin du monde, loin du tout - pour le moment. Il ne comprenait pas. Il ne comprenait pas pourquoi est-ce qu'il était dans les cachots, couché sur le sol. Il se rappelait, certes, de certaines choses, mais il semblait les démentir. Pour lui c'était insensé qu'il est fait telle ou telles choses. Non chimérique. Dans un instant de profonde lucidité, il récupéra sa robe de sorcier qui traînait par terre et se releva, s'aidant du mur en pierre. Ne cherchant pas plus loin, il la remit sur soi. Bien comme il faut, comme-ci il ne s'était rien passer, comme-ci tout était parfait. Absurdité mensongère. Le jeune homme était debout, il regardait autour de lui. Il ne voyait personne. Pourtant, le souvenir d'un blond sur lui était bien présent dans son esprit. Comment était-ce possible ? Avait-il franchit la limite de l'irréparable avec cette personne ? Il ne savait pas, il ne l'espérait pas. Il ne s'en remettrait pas sinon. Fermant les yeux, il essaya de chasser cela de son esprit, de faire le vide, de se rappeler ce qu'il avait fait ces derniers jours. C'était vague, imprécis. De petites parcelles de souvenirs faisaient surface, mais, très peu pour qu'il se souvienne intégralement de ses dernières journées. C'était ennuyeux, de ne pas le savoir. Il fallait qu'il gagne son calme. Toujours dans ses songes, un cri, une voix disait son prénom. C'était parfaitement audible. Il pouvait l'entendre. Il connaissait cette voix. Il semblait l'avoir déjà entendu. C'était Trevor. Oui, voilà Trevor, le gentil petit Trevor à tête blonde et au nom de crapaud.
    « Caleb, aide-moi. Caleb, Cal- » Des sanglots semblaient couvrir la fin de la phrase. Le jeune homme fit un pas, puis un second, pour ensuite arriver vers les escaliers du cachots. Il entendait encore Trevor. Trevor qui disait de l'aider, en le suppliant. Sa voix était enraillée par les sanglots, c'était ce que semblait entendre le Serpentard. Les cachots étaient vides, il n'y avait donc que lui pour le sauver. Encore fallait-il qu'il le veuille. Il n'était pas courageux, pas extrêmement lâche. Cependant, il ne voulait pas l'aider. Il n'en avait rien à faire. Il voulait l'oublier. Tout ce qu'il avait pu faire ou voulut faire avec lui, le jeune homme voulait que s'efface de son esprit. Caleb passa à côté du Poufsouffle. Il était dans un état épouvantable. Il y avait du sang sur sa main. Que s'était-il passer ici, pour qu'il soit comme ça ? Le jeune homme n'en avait aucune idée. Un petit frisson de peur pouvait même se percevoir dans ses yeux. Ce n'était pas lui qui avait commis cela. NON CE N’ÉTAIT PAS LUI. Il s'en souviendrait sinon. C'était logique. Enfin. Logique pour lui. Ne disant pas un mot, les paroles ne voulant pas sortir de sa bouche, il passa à côté du jeune homme qui semblait le percevoir. Il eut un rire. Un rire qui semblait faux. Il était mal à l'aise. Mal à l'aise face à cette situation, dont il semblait avoir perdu les rennes.

    Contrairement à avant, il n'avait plus envie du blond. C'était fini. Terminé. Il était redevenu le Serpentard fou, qui ne veut conquérir que deux choses. C'est tout. C'était tout. Son rire s'arrêta, il regarda de nouveau autour de lui. Ses yeux se posèrent sur Trevor. Il était vivant. Ouf. Tant mieux. Cependant, il n'allait pas l'aider. Ca serait trop douteux, lui un Serpentard que tout le monde percevait comme de mégalomane portait un Poufsouffle - qui devait être très lourd, vu la masse musculaire qu'il avait - qui avait du sang sur une main et qui devait sûrement faire un traumatise crânien. Quelle pensée horrible cela pouvait être. Enfin. Enfin, il se décida à partir, à l'abandonner tel un lâche. Quel profond lâche. Ne se retournant pas, Caleb marcha d'un pas décider vers la sortie. C'était d'un pas rapide qu'il marchait. Il ne voulait pas qu'on le voit ici. Il ne voulait pas qu'on porte des accusations à son égard. Il ne voulait pas que Trevor l'accuse. Il ne voulait pas, pas du tout, en aucun cas, tout cela. Le jeune homme était sorti. Sa prochaine destination était le parc. Qu'il pleuve, qu'il neige, qu'il fasse gris, qu'il fasse soleil ; il s'en moquait. Ce qu'il voulait c'était prendre l'air, oublier cela qui lui semblait vraiment inimaginable. Irréel alors que c'était réel.
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MessageSujet: Re: Alerte verte sur jaune | Trevor la grenouille   Dim 7 Aoû - 15:48





    Elle ne sait même plus quel jour on est. Peut-être qu’elle a raté des cours, depuis ce matin ? Elle n’arrive pas à mettre le doigt sur le calendrier mental qu’elle essaie vainement de garder plus ou moins à jour – sa mère lui a pourtant dit de s’acheter un putain d’agenda, mais Darcy a déjà rempli le sien de pendus et de morpions en tout genre, qu’elle perd souvent, avec Enora ou Karen. En cours de Potions. Ou en cours de Métamorphose. Ou en cours de Sortilèges. Et tout ça. Et si on était mardi ? McGonagall la tuera. Peut-être qu’elle finira par la virer de l’équipe de Quidditch sous de fumeux prétexte tels que, sa bêtise ou ses absences chroniques. Son peu de motivation scolaire. Mais ça ne peut pas être mardi, mardi elle se réveille dans le lit de Wash – ouais, c’est ça.

    Elle plonge une nouvelle fois sa cuillère dans son bol de céréales et mâche ostensiblement, les yeux fixés sur la table des Poufsouffles, regardant machinalement, solidement le vide, fascinée par le motif hideux d’une robe à froufrous qui fait à cette fille inconnue une taille grumeleuse ; à moins que ce soit les bourrelets ; dommage, elle a des cheveux magnifiques ; qu’est-ce qu’elle en a à foutre, de toute façon. Jamais elle ne mettrait ce genre de fripes ridicule, avec des manches ballons et des fleurs imprimées sur le col rond. Elle avale bruyamment ses céréales et se frotte l’œil – impossible que ce soit mardi, c’est forcément le week-end, personne ne porte d’uniforme ! Il faut vraiment qu’elle entre en possession d’un réveil. D’un cahier. D’un calendrier. Ou d’un camarade de chambre qui ne se lève pas aux aurores et disparaît de son champ de vision avant qu’elle-même envisage d’émerger.

    Elle boit le lait qui reste dans le fond de son bol en suçant le bord de porcelaine, les yeux clos, puis le pose brusquement sur la table sombre et se lève ; elle même porte un jean et grand gilet sweat-shirt, il paraît évident que son inconscient était plus au courant qu’elle-même sur la date exacte. Stupide et lambine, elle reste coincée sur le même sujet de réflexion pendant des plombes, triturant ses faibles méninges à propos du jour, de la météo, de la date, du programme – Darcy n’a jamais de programme ; elle a abandonné, elle s’y tient si rarement. Il se pourrait qu’elle ait des devoirs, des leçons, ce genre de choses importantes pour les ASPICS, mais ça passe loin au dessus du halo stupéfiant de boucles emmêlées qui entoure son visage de rongeur ; de loin, avec son sweat rouge et sa crinière, elle fait un peu lionceau, elle fait un peu Simba. Elle enfonce les mains dans les poches arrières de son jean en débouchant dans le hall d’entrée, jette un œil gouailleur à Seamus Finnigan qui passe par là et bat en retraite avec panique, comme si l’œil laser de Darcy Cox pouvait lui arracher son pucelage de force, et puis se cale contre un mur. Désœuvrement. Et maintenant, ma grande, qu’est-ce que tu vas bien pouvoir faire ?

    Plusieurs choix s’offrent à elle. Le plus intéressant est celui d’aller se recoucher, puisqu’elle a quitté le divin matelas simplement par nécessité alimentaire, éveillée par les grognements hystériques de son estomac affamé, mais l’envie de jouer du balai tiraille un peu son énergie somnolente. Quidditch ou pas Quidditch ? Oui, mais non, il risque d’y avoir là-bas tous ces coincés de Serdaigle qui s’interrogent sur la réalité métaphysique du Souaffle, ils ont entrainement. Peuh. Ou alors, elle rejoint Enora, Karen et Seth, et sème la terreur jusqu’au bureau de Rusard – trop fatigant. Washington ? L’intello doit être en train de terminer un devoir quelconque et fera sans doute une réflexion amère sur sa propre paresse ; elle ferme les yeux, la tête contre les pierres du mur, et sourit ; elle devrait le faire, ce sérum de paix, toute seule comme une grande, et secouer la divine fiole sous le nez snobinard de son bel ami, rien que pour le voir s’étouffer d’horreur ; Darcy ! Capable de mener à bien la préparation d’une mixture ! Elle bondit en avant, surexcitée, éveillée, stupide, l’esprit de compétition et de contradiction en éveil, elle ébouriffe un peu plus sa tignasse blonde et amorce un pas dansant vers la salle du Maître des Potions. Elle fonce et accélère, vers les escaliers du sous-sol, et soudain un grand écran noir la heurte. Le choc la laisse une seconde pantelante, elle reprend son souffle lève les yeux alors que le corps adversaire repart, reprend sa mouvance ; elle croise le regard ridiculement effrayant de Caleb de Ladres. Bouche pincée, elle lui jette une œillade mauvaise, fait passer le bout de sa langue entre ses dents et siffle, imitant avec brio la caricature d’une vipère ; le garçon ne réplique pas, s’échappe, elle s’écrie :

    « Regarde donc où tu vas, pauvre taré ! »

    Il touche à sa cousine et elle le scalpe résolument du bout de ses ongles rongés et peinturlurés, c’est promis. La haute silhouette hautaine débouche sur le parc alors qu’elle le maudit toujours du regard ; puis descend les escaliers, renfrognée, avant de découvrir le désastre. Elle se fige à mi chemin, bouche bée, une demi-seconde à peine, le temps de localiser la silhouette couchée, de reconnaître la chevelure solaire qui s’étale sur les dalles - son, son, son CRAPAUD! - et l’angle douloureux du corps prostré, le temps de reprendre l’oxygène qui lui avait manqué. Elle dévale les derniers marches avec un cri et se laisse tomber sur le sol près du Poufsouffle – ses genoux heurtent la pierre avec un bruit sourd et dolent :

    « Trevor ! »

    Elle tire un peu son épaule à elle pour qu’il se redresse, observe le visage pâle – la robe rouge. EUH. La robe rouge ?! -, fronce les sourcils tandis que la colère se répand à une vitesse vertigineuse dans ses veines bouillonnantes – CALEB.

    « Qu’est-ce qui s’est passé ? »

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