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 Intrigue ▬ Chapitre 6. Pensées refoulées [ PV Ell' ]

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Madison Lockweder
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MessageSujet: Intrigue ▬ Chapitre 6. Pensées refoulées [ PV Ell' ]   Mer 25 Mai - 22:54
Tout avait commencé ce matin. Madison était en train de sortir de sa douche, en sous-vêtements ( y a que des filles, alors autant les faire baver pour un physique qu’elles n’auront jamais =O ). Elle avait enfilé une robe, une paire de Louboutins et commençait à se maquiller. Elle avait alors ressenti une douleur à l’estomac. Grimaçant légèrement, elle avait laissé passé en se concentrant sur son mascara waterproof sorcier. Terminant par une coiffure relevée, elle quitta les lieux pour aller prendre son petit déjeuner. Lors de sa première heure de cours, c'est-à-dire potions, elle commença à se crisper. Chassant ses pensées menaçantes de sa tête, elle tenta de se concentrer sur la potion qu’elle était en train de préparer. C’est seulement lors de sa troisième heures de cours de la matinée que ses pensées s’intensifièrent. Elle serra son tube dans la main pour les refouler. Mais elle était déstabiliser, tout se bousculait dans sa tête. Des choses auxquelles elle s’interdisait de penser s’emparait de tout son esprit. Elle ferma les yeux, serra les poings et finit par éclater le tube qu’elle tenait. Le bruit de verres fît se retourner les autres élèves ainsi que les professeur. Elle ouvrit les yeux d’un coup, et observa les autres. Une douleur a sa main la fit grimacer. Rapidement, Slughorn utilisa un sort pour retirer les effets du produit qui s’était répandu sur sa peau avec la casse. Une fois sortie de la classe, ses pensées ne la quittèrent plus. Elle marchait rapidement dans les couloirs, la tête baissée, les mains la tenant, fermant les yeux. Elle ne voulait pas, elle ne pouvait pas entendre toutes ces choses là. Elle croisa une élève en train de « galoper » à quatre pattes en passant mais n’y fit même attention tellement elle n’arrivait plus à supporter tout ça.

Elle passa son après-midi à errer dans différentes parties du château. Elle n’allait pas en cours, elle ne pouvait pas. Tout cela était trop insupportable, c’était comme si sa tête allait exploser. Elle ne cessait de pleurer, pensant à tous ces trucs qu’elle se refusait normalement de penser. Elle avait fait un choix, mais c’était le bon elle en était persuadé. Les sangs de bourbe devaient retourner à leur place, celle de moldu. C’était normal, tout à fait normal, de les traiter ainsi. Et pas question de laisser place aux sentiments, elle ne les aimait pas ! Mais l’image, son image, elle savait ce que ça allait devenir. Elle allait devenir un monstre, perché sur ses talons, qui lancera des avada kedavra à tous ceux qui seront jugés comme n’ayant pas leur place là où ils sont. Ils n’étaient rien, et il n’y avait rien d’inhumain dans les fait de les recadrer. La soumission à Voldemort était nécessaire pour mener à bien tout ce en quoi l’on croit. Oui, peut être que c’était les idéologies de sa grand-mère, peut être qu’elle avait été influencée. Mais elle y croyait, elle devait y croire ! Elle ne revint pas dans son dortoir. En fin de journée, le château devenait vraiment bizarre. Il y avait des cris, des gens qui étaient blessants à tous les coins de couloirs, des personnes violentes. Madison prit peur d’un garçon qui tenta de l’attraper. Elle sortit du château et gagna le parc. Les larmes toujours roulant sur ses joues, presque inninterrompables vu ce qui se tramait dans sa tête. Malgré son gilet, elle frissonna légèrement. Il commençait à vraiment faire froid, l’automne était bien avancé et la soirée aussi. Elle marcha un moment, histoire de s’éloigner de toute cette agitation qui régnait un peu partout.

Elle s’assit dans un coin, toute seule et continua de pleurer. Elle allait devenir un monstre, elle le savait bien. Mais c’était le seul moyen de rendre sa grand-mère fière, et son père aussi. Elle devait le faire, réaliser le rêve de sa famille. Elle n’avait pas bu sa potion aujourd’hui, sa marque allait sans doute réapparaître si ce n’était déjà fait. Ses yeux étaient rougis, elle avait détaché ses cheveux qui étaient peu disciplinés. Elle passa ses bras le long de son ventre et baissa la tête pour continuer de regretter ses choix passés.



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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 6. Pensées refoulées [ PV Ell' ]   Jeu 26 Mai - 20:49
La maladie de l'adolescence est de ne pas savoir ce que l'on veut et de le vouloir cependant à tout prix. ▬Philippe Sollers


    Regarder le plafond. Soupirer. Revoir Son visage. L’effacer tout de suite. Non. Tu n’avais pas à revenir. Tu n’avais pas à revenir me hanter toi que j’aimais. Tu n’avais pas à revenir me dire que tu t’excusais pour ce qui c’était passé hier soir. Je ne voulais pas de tes excuses. Je ne voulais pas te voir, ni t’entendre. Je voulais que tu me laisses tranquille. Que tu me laisses vivre tranquillement. On n’a plus rien à faire ensemble Lulvia si tu n’acceptes pas ses rumeurs qui courent sur nous, si tu n’acceptes pas ce que j’ai été, si tu ne nous acceptes pas. On n’avait plus rien à faire ensemble. Les sourcils qui se froncent. Et la colère qui recommençait à monter. Fermer les yeux. La chasser de ma tête encore une fois et finalement me relever dans mon lit. Mon regard se promenait dans la pièce. Les autres garçons se réveillaient petit à petit. Je les regardais pendant un petit moment, pas du tout pressé de me lever. De toute façon, pour les cours que j’ai ça sert strictement à rien. J’en suivis quelqu’un du regard et leur sourit avant de leur dire bonjour. Je finis finalement par me lever et sortir de mon lit en caleçon. Je pris mes affaires et me dirigeais vers la Salle de Bain des garçons. Là, je me déshabillais et entrais sous la douche. L’eau coulait doucement sur ma peau et je restais un instant comme ça. Finalement, je me savonnais, me rinçais et sortit de la douche. Un autre garçon était rentré et commençait à se déshabiller sans gêne. D’habitude, je ne faisais pas spécialement attention à ce genre de chose (après tout on se déshabille tous devant les uns et les autres), sauf que là, mon regard tomba sur son intimité et je ne pus détacher mon regard. Je m’imaginais alors sa peau contre la mienne, nos lèvres se cherchant des baisers sauvages et fiévreux, mes mains se baladant de partout et j’eus envie d’aller l’embrasser. J’eus envie en cet instant de coucher avec lui… Mon dieu, qu’est ce que je pensais là ? Je voulais couché avec ce garçon qui ne devait pas avoir plus de quinze ans. Il vit alors que je l’observais. Il cacha d’un seul coup sa virilité et entra sous la douche. Je me sentis alors mal à l’aise. Je reportais immédiatement mon regard sur la glace et me séchais rapidement. Etais-ce mon imagination ou j’avais envie de sauter sur ce gamin qui prenait sa douche ? Je restais un instant là, et mon regard se posa alors sur la porte. Je résistais alors à l’envie d’entrer dans la cabine et me dépêchais de m’habiller sans réellement prendre le temps de me coiffer ni de nouer ma cravate correctement. Et puis je sortis, plus rouge que jamais.

    Je sortis alors du dortoir des garçons et arrivais dans la salle commune. Mon regard tomba alors sur un groupe de filles qui me regardaient avec insistance. Je crus alors apercevoir du désir dans leur yeux et cette simple pensée me donnait envie de combler leur désir. Je les regardais longuement et leur adressais un sourire charmeur. Pas maintenant. Tu viens à peine de sortir d’une relation avec Lulvia, ne commence pas à te jeter sur n’importe qui ! Mais étais-ce normal que j’ai d’un seul coup envie de ce garçon d’abord et puis de ces filles ensuite ? Sans doute que je me faisais des films. Je décidais de passer alors mon chemin pour aller manger et me diriger à mes cours. Toute la journée durant, j’assistais à mes cours. Et toute la journée, j’avais envie d’embrasser cette fille là-bas, de retirer la chemise de ce garçon là ou encore de passer sous le bureau du professeur de Divination qui passait dans le couloir. Les cours étaient très difficiles à suivre. J’avais du mal à me concentrer sur autre chose que la poitrine de la fille assise en face de moi ou de l’entre-jambe du garçon à côté de moi. Qu’est ce qui se passait exactement ? Je ne savais pas. Mais en cet instant, je ne pensais qu’à une chose : coucher avec quelqu’un. N’importe qui. Et ça en devenait même une obsession. Qu’est ce qui n’allait pas chez moi hein ?

    Finalement, les cours se terminèrent. Mais quelque chose n’allait pas aujoud’hui. Je ne savais pas quoi, mais quelque chose n’allait pas. Quand je croisais quelqu’un dans les couloirs, j’avais envie de lui sauter dessus, de lui faire l’amour jusqu’à ce qu’il n’est que mon prénom en tête. Ca n’allait pas. J’avais beau chercher quoi, je ne trouvais pas. Et j’étais bien trop préoccupé à essayer de me contrôler pour me rendre compte de ce qui se passait autour de moi.

    Je décidais de faire un tour au parc pour me changer les idées. Il fallait que je m’aère l’esprit. En plus, je n’avais pas spécialement de devoir pour demain ou pour la semaine prochaine. Tant mieux. Je marchais donc dans le parc. Depuis le matin, je n’avais toujours pas refait ma cravate, ma chemise dépassait de mon jean, mes cheveux étaient décoiffés. Pourtant, mon apparence physique en cet instant ne me faisait ni chaud, ni froid. Je n’avais pas de miroir devant moi et quand bien même j’en avais un, je crois que je ne ferais rien pour arranger mon look. Ca ne me dérangeait pas d’être un peu négligé, ça changeait de d’habitude. C’est alors que j’entendis des pleurs. Je m’arrêtais un instant et me dirigeais finalement par la source de ses larmes. Je me retrouvais finalement un peu à l’écart de tout et devant un arbre. Assis à son pied, une adolescente pleurait. Elle avait des jolis cheveux blonds couleur soleil, une peau blanche comme la porcelaine, des mains fines, une courbure élégante et ses beaux yeux verts étaient noyés de larmes. Mon cœur se serra alors. Madison pleurait. Elle semblait si désespérée. Je me dirigeais alors vers elle sans réellement réfléchir et m’accroupis à côté d’elle. Je posais une main sur son épaule. Je la regardais longuement et lui dit doucement :

      ELLIYÖTMadison ? Qu’est ce qui t’arrive?



Animal I have become

i can't escape this hell so many times i've tried but i'm still caged inside somebody get me through this nightmare i can't control myself so what if you can see the darkest side of me? no one would ever change this animal i have become help me believe it's not the real me somebody help me tame this animal © belzébuth
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Madison Lockweder
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 6. Pensées refoulées [ PV Ell' ]   Jeu 26 Mai - 21:50
Madison se rappelait très bien lorsqu’elle était rentrée chez elle après avoir rencontré le Lord dans la cabane hurlante. La marque à la main, un sourire fière aux lèvres, elle s’était avancée vers sa grand-mère dont les yeux brillaient d’impatience. Relevant sa manche, elle avait alors dévoilé ce tatouage noir, un serpent effroyable qui signifiait tant. Les larmes étaient montés aux yeux de la vieille femme qui voyait enfin son rêve se réaliser, sa famille était enfin affiliée au grand Mage Noire, chose que son fils n’avait pas eut le courage de faire plus tôt. Ce dernier par ailleurs, informateur de la cause de Voldemort, avait à son tour félicité sa fille en la prenant dans ses bras. Sa mère avait simplement souri, avec plus de retenue, et sans doute plus de lucidité. Consciente de ce venait de faire sa fille, l’engagement qu’elle venait de prendre, elle avait sans doute compris que désormais elle n’était plus maîtresse de ses actes, que désormais elle était en dangers. Seul son frère, Harvey, non présent lors de l’événement, désapprouvait complètement. Peu après avoir appris la nouvelle, il avait quitté le domicile familial pour de bon, prenant son indépendance. Il était fou de rage, sa propre famille avait jeté sa propre sœur dans les bras d’un être sanguinaire dont les idéologies d’intolérance allait ruiner ce monde. Il avait été le seul à tenter de la convaincre de laisser tomber, d’abandonner cette idée. Il avait été le seul à vouloir la tirer de là. Mais trop aveuglée par les ambitions familiales et par ce personnage charismatique et débordant de pouvoirs, elle s’était jetée à corps perdu dans une cause qui allait en effet amener sa ruine. Elle avait prêté un serment dont elle ne pouvait se détacher, serment qui annonçait de sérieux changements. Elle allait devoir approcher la magie noire, ce qui était positif pour elle. N’était-ce pas gagner en puissance que d’améliorer ses capacités magiques et d’élargir son répertoire de sorts ?

Seulement voilà, au fur et à mesure que les choses avançaient, une pensée naissait en elle. Celle qui disait que ce qu’elle allait devenir, c’était un être monstrueux, dépourvu de sentiment et tellement avide de pouvoir qu’il ne désirera rien d’autres. Cette pensée, elle la refoulait, elle l’éloignait de son esprit car il n’était pas question de remettre en question sa démarche, ce qu’elle avait fait pour la fierté de sa famille. Il n’était pas question de revenir en arrière et de se mettre à douter de son Maître. Et puis, laisser de telles pensées prendre le dessus c’était risqué. Et si jamais elle ne les contrôlait plus ? Si jamais quelqu’un finissait par l’apprendre ? Si jamais le Lord finissait par l’apprendre ? Il la tuerait, on ne pouvait pas douter de son dévouement. Il fallait être investi à 100%. Il fallait suivre aveuglement les ordres de Voldemort, car il n’y avait pas de place pour un faux pas. Il n’y avait pas de place pour le doute et la remise en question. C’était trop tard. Elle avait fait un choix et elle ne pouvait plus revenir en arrière, au péril de sa vie. Voilà pourquoi elle refoulait ses pensées, car elle ne pouvait se permettre de les laisser s’emparer d’elle. Et aujourd’hui, elle les avait enfoui si longtemps que de les sentir rejaillir toutes d’un coup lui faisait perdre la tête. Il y avait comme un combat : la prudence contre la vérité. Et la vérité semblait tellement intense qu’elle prenait le dessus, torturant toute son âme et toute son être, intensifiant comme jamais les regrets de ses choix passés. Elle avait l’impression que son esprit se déchirait, que tous ces reproches, tous ces regrets, tous ces doutes lui faisaient exploser la tête. Elle était mise en face de la réalité, elle avait signé son arrêt de mort le jour où elle avait prêté serment pour le Lord.

Alors qu’elle était au comble de la torture, incapable de se calmer tellement c’était brutal, quelqu’un approcha. Elle pensa d’abord que c’était encore d’autres fous. Mais voyant que ça s’approchait d’elle, et non avançait dans le parc, elle releva doucement la tête. C’était EllSEXYöt. Il posa délicatement sa main sur l’épaule de la préfète. Ce mec était tellement doux, c’était incroyable. Voilà pourquoi Madison voulait le caser avec une perles, parce qu’il méritait vraiment le meilleur. D’où ces listes qu’elle avait l’habitude de lui donner. Mais maintenant qu’il était avec Lulvia, elle ne pouvait plus. « Madison ? Qu’est ce qui t’arrive? ». Madison, qui avait momentanément arrêté de pleuré pour le regarder, resta silencieuse pendant quelques secondes. C’était tellement oppressant, toutes ces pensées s’étaient emparées d’elle et appuyaient sur elle. Elle ne pouvait pas mentir, elle ne pouvait pas se taire, il fallait que ça sorte. Ca appuyait sur elle, exactement pour que ça sorte. Elle tenta d’ouvrir la bouche, mais recommença à pleurer rien que de penser à ce qu’elle allait dire. Puis finalement, elle articula difficilement « J’veux pas devenir un monstre. ».




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Sorrow C. Caldwell
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 6. Pensées refoulées [ PV Ell' ]   Sam 28 Mai - 11:00
    Madison était triste. Madison avait mal. Madison était seule. Madison pleurait. Madison avait du chagrin. Madison souffrait. Madison était perdue. Madison avait un peu de son maquillage qui coulait. Madison était négligée. Et cette vision d’elle, dans cet état, me fit mal. Madison n’était pas du genre à être triste. Madison n’était pas du genre à avoir mal. Madison n’était pas du genre à être seule. Madison n’était pas du genre à pleurer. Madison n’était pas du genre à avoir du chagrin. Madison n’était pas du genre à souffrir. Madison n’était pas du genre à être perdue. Madison n’était pas du genre à être démaquillée, ni négligée. Madison c’était plutôt le genre à écraser les autres de son pouvoir, parce qu’elle en a du pouvoir. Madison, c’était plutôt le genre à faire pleurer les filles qu’elle jugeait trop moches, trop négligées. Madison, c’était plutôt le genre à faire souffrir les autres, et elle aimait ça finalement. Madison c’était plutôt le genre à ne jamais être seule parce qu’elle était toujours entourée de sa petite cour qui l’adulait, s’inclinait devant elle, ne demandait qu’à être regarder. Et quand bien même, elle dédaignait vous accorder un regard, vous voilà le plus chanceux. Madison c’était plutôt le genre à être perdue, elle savait ce qu’elle voulait. Madison c’était plutôt le genre à ne pas être négligée, parce qu’elle était toujours soignée, parce qu’elle était toujours bien habillée, parce qu’elle était toujours classe, parce qu’elle était toujours belle. Alors voir cette Madison-là, assise dans l’herbe, contre cet arbre me faisait mal. Je ne pense pas qu’elle voulait qu’on la voie comme ça. Parce que Madison, c’était toujours la fille inébranlable qui est malgré son physique avantageux et qui pourrait la faire passer pour superficielle, est d’une intelligence et d’une ruse redoutable. Parce que Madison c’était la reine de Serpentard, la Rédactrice en chef du Journal de Poudlard, la chef de la Brigade des Carrow. Parce que tout le monde tournait autour de Madison. Elle était le soleil au centre du système. Nous étions ses planètes qui gravitaient autour d’elle. C’était comme ça, et ça n’était certainement pas près de changer. Elle avait tout pour être heureuse, elle était riche, elle avait du pouvoir, elle était belle. La vie ne refusait rien à ce genre de fille. Rien. C’est le genre de fille à qui on a envie de ressembler, c’est le genre de fille qu’on prend pour modèle, mais personne n’arrive jamais à sa cheville. Alors pourquoi étais-tu là, à pleurer, assise dans l’herbe, contre cet arbre à l’écart de tout le monde ? Pourquoi tes barrières craquaient-elles comme ça, d’un seul coup ? Que t’arrivait-il belle Madison ?

    Je m’assis à côté d’elle et arrivais à capter son regard. La détresse et la tristesse que j’y lu ne lui ressemblait pas. Qu’est ce qui la mettait dans un état pareil ? Elle s’était arrêtée de pleurer pendant un instant. J’eus l’impression de voir une petite fille perdue qui voulait retrouver son chemin. Et encore une fois, cette vision de Madison me fit peine. Son visage était d’une blancheur parfaite, ses grands yeux verts brillaient de larmes et de tristesse. Ses lèvres étaient d’un joli rose. C’était le rose qu’on pouvait trouvé dans le ciel pâle de l’Aurore un matin de doux printemps. Ses cheveux blonds, doux, si bien coiffés donnait un aspect d’ange à Madison. Elle aurait très bien pu être un Ange que Dieu avait décidé de laisser tomber sur Terre pour faire jouïr les hommes. Elle aurait très bien pu être Pandore, la première femme sur Terre. Mais sa beauté aussi lumineuse soit-elle n’en était pas moins dangereuse. Alors là, on pouvait penser qu’elle était une envoyée du Diable sur Terre pour tenter les hommes au pêcher. Pour leur faire goûter au doux pêcher de luxure. Parce que Madison était la représentation parfaite de ce pêcher. Sa bouche finement dessinée s’ouvrit et laissa échapper quelques mots. « J’veux pas être un monstre » Six mots. Six mots si élégamment prononcés, si charmant. Même dans sa voix, elle pouvait faire succomber n’importe quel homme. Même moi. Mes yeux fixaient sa délicate bouche qui était légèrement entrouverte. J’entendais presque sa légère respiration.

    Je fronçais les sourcils et reposais mon regard dans le sien. Ma main quitta son épaule et je la posais sur mes genoux. Que voulait-elle dire par là exactement ? Un monstre ? Mais elle n’était pas un montre. Elle était magnifiquement belle. Elle était resplendissante. Elle était unique. Elle n’avait jamais été un monstre, jamais. Alors j’ouvris la bouche à mon tour et lui répondit doucement :

      ELLIYÖTPourquoi dis-tu ça? Pour moi, tu n’es pas un monstre.


    Pour moi, tu étais à la fois une créature du Paradis et une créature des Enfers. Comment Dieu avait-il pu libérer une telle créature sur terre sans vouloir là garder un peu auprès de lui ? Comment le Diable avait-il pu créer une femme avait une telle beauté ?


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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 6. Pensées refoulées [ PV Ell' ]   Lun 30 Mai - 17:33
L’oppression était insupportable, même intenable. Il faut imaginer, tout ce que vous avez pris soin de refouler rejailli en un instant, condamne votre esprit à la torture mental. Personne n’était assez solide pour subir une telle épreuve sans montrer un signe de faiblesse. Madison refoulait ces choses car à ses yeux c’était une nécessité. La remise en question n’était pas tolérable dans sa situation. Lorsqu’on fait de tel choix, il n’y a pas de marche arrière possible. Elle n’avait jamais pris conscience du nombre de choses qu’elle avait refoulé. Chaque ajout avait fait monter en intensité ces pensées sans qu’elle ne s’en rende compte. Le constat était tout simplement déplorable. En réalité, à chaque fois qu’elle buvait sa potion, à chaque fois qu’elle rencontrait un mangemort, à chaque réunion, à chaque action dans le but de servir Voldemort, une petite voix lui disait qu’elle était en train de faire une erreur. C’est cette voix qu’elle envoyait au fond de son esprit pour ne plus l’entendre parler, pour ne plus la faire siller. Madison n’était pas née mangemorte. Personne ne naît mangemort. La plupart du temps, cela résulte de l’éducation que l’on donne à ses enfants. Un enfant de mangemort ou de pro-Voldemoriens n’a pas vraiment le choix. Depuis qu’elle est toute petit, on a cessé de lui répéter que les nés-moldus méritaient la mort. Sa grand-mère a largement participé à son éducation et lui a inculqué les valeurs en lesquelles elle croit. Résultat, à 4 ans déjà la petite blondinette considérait les moldus comme des parasites qu’il fallait éviter. Si une petite voix persistait et continuait de lui dire que Voldemort n’était pas le bon chemin à suivre, c’était surtout grâce à sa mère. Sa mère n’a jamais montré qu’elle soutenait réellement le mage noir. D’apparence, elle acquiesce, ne dit rien. Mais jamais un mot ne prouve qu’elle trouve ce chemin juste. Plus récemment, c’est son frère, Harvey, qui a tenté de lui montrer que le Lord était juste un être avide de pouvoir, qu’il n’en avait rien à faire d’elle, et que les moldus et nés-moldus étaient leurs semblables. Elle l’a écouté, mais incapable de remettre en question les valeurs de sa grand-mère et de son père, elle n’a pas changé d’avis. Son opinion est quand même devenu un peu plus bancale, chose qu’elle refoule. Jamais elle n’a pensé que tout cela allait avoir de telles répercussions. Elle avait considéré ça comme une faiblesse qui allait la desservir.

« Pourquoi dis-tu ça? Pour moi, tu n’es pas un monstre. ». Elliyöt ne comprenait pas. Il n’avait pas toutes les cartes en main. Ici, tout le monde ignorait qu’elle avait rejoint la cause du mage noir. Nombreux étaient ceux qui avait des soupçons étant donné son dévouement pour les Carrow et pour Rogue. Le discours qu’elle tenait dans le Journal prouvait clairement qu’elle ne souhaitait pas que les nés-moldus soient mélangés aux autres et que les mélanges de sang la répugnait. Personne n’avait jamais vu sa marque, marque qu’elle cachait grâce à la potion qu’elle avait créé. Personne ne l’avait jamais vu lors de ces réunions, assises autour de cette table, entre ces mangemorts, près de Voldemort. Hormis Drago. Drago qui tentait de sauver sa famille. Madison avait-elle cela pour ambition ? Non, elle avait rejoint le Lord uniquement pour son discours, pour son charisme, pour son pouvoir. La fascination de Madison pour le pouvoir dépassait tout ce que les autres pouvaient imaginer. Le pouvoir n’était-il pas le savoir ? Le savoir n’était-il pas la sécurité ? Personne n’avait idée de la manière dont Madison voyait les choses, la manière dont elle pensait. La faiblesse qui l’avait menée là, en plus d’une éducation de maniaque du sang, c’était sa fascination pour le pouvoir. Voldemort était le pouvoir absolu, c’est donc en le côtoyant qu’on peut s’en approcher. Mais c’était se leurrer que de croire qu’il allait enseigner son savoir à ses partisans. Il ne voulait pas qu’un jour quelqu’un le dépasse, car ce serait sa fin. Les mangemorts n’étaient que des pions, rien d’autres. Madison était trop aveuglée par le charisme et, évidemment, la crainte, pour voir ces choses-là. La vérité c’est qu’elle fermait les yeux, et se cognait dans les murs.

Elliyöt ne comprenait pas. Madison ne devait pas lui faire comprendre, elle ne devait pas prendre ce risque. Elle ne pouvait pas se permettre cela. Mais ça la prenait aux trippes, elle était possédée par ses pensées, elle avait besoin de les faires sortir. Elle allait comme exploser de culpabilité, de torture. Elle secoua la tête, se battant contre elle-même pour ne pas faire ce qu’elle avait envie de faire. Mais elle ne pouvait pas, c’était trop oppressant, c’était trop présent. Elle ne pouvait pas. Elle attrapa l’ourlet de la manche gauche de son gilet. Les larmes coulaient sans interruption sur ses joues alors qu’elle avait l’impression de signer son arrêt de mort. Elle releva la manche d’un geste vif, dévoilant la marque qui la liait à jamais à Voldemort. Elle releva rapidement les yeux vers Elliyöt, on pouvait y lire toute la culpabilité qu’elle ressentait, toute la douleur qui s’était emparée d’elle. Elle secoua légèrement la tête et murmura « Je suis désolée … Je suis désolée ! ». Comment après ça il pourrait encore la regarder dans les yeux. Elle était son ennemi de par le chemin qu’elle avait pris, mais, comme finalement plusieurs personnes ici, elle ne pouvait pas le détester. Et jamais elle ne pourrait le tuer. Comment Elliyöt, ce mec si gentil, si doux, ce Gryffondor si courageux, ce mec suffisamment intelligent pour choisir la bonne voix, pourrait ne pas être dégoutée par celle qui s’est vendue au mal, corps et âme. Elle était son ennemie.



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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 6. Pensées refoulées [ PV Ell' ]   Mar 31 Mai - 23:47
    Si seulement j’avais su de quoi elle avait peur, ce qu’elle était, quel tatouage était sur son bras gauche, je ne lui aurais jamais demandé pourquoi elle disait qu’elle était un monstre. Je ne m’attendais pas du tout à ça. Je ne m’attendais pas du tout à ce qu’elle relève sa manche et me montre cet horrible tatouage. Quand mes yeux se posèrent sur la Marque mon cœur rata un battement. Je ne pouvais pas détacher mon regard de son bras. C’était… Impossible. Comment pouvait-elle avoir fait ça ? Comment pouvait-elle adhérer à ce genre d’idée monstrueuse ? Comment sa peau magnifique pouvait-être souillée par cette horrible Marque. Elle pleurait et était désolée. Et moi, je ne pouvais détacher mon regard de son bras fin. Je n’arrivais d’un seul coup, plus à respirer. Et elle pleurait toujours. Et mon cœur s’affolait et un instant, je ne savais plus quoi faire, que penser. Je m’étais figé sur place et on aurait pu pensé que j’étais une statue parfaite. Mais je finis par reprendre ma respiration et je détachais enfin mes yeux de son bras. J’essayais d’encaisser le choque. Madison… Une Man…. Non. Je ne pouvais même penser à ce mot qui me glaçait l’esprit. Je fermais les yeux et soupirais en me passant la main sur le visage. J’essayais de me calmer, d’avoir l’esprit clair pour pouvoir lui répondre, lui dire quelque chose. Mais j’avais plutôt envie de l’engueuler en cet instant. Elle était stupide ou quoi ? Pourquoi a-t-elle fait ça ? Pourquoi s’est-elle donné à cet homme qui n’avait aucune pitié envers personne ? Pourquoi ? Finalement, elle n’était la créature de Dieu. Juste celle du diable voilà tout.

    Je finis par la regarder et j’ouvris la bouche pour lui dire quelque chose mais aucun son ne sortit de ma bouche. Je soupirais de nouveau. J’essayais de ne pas regarder sa Marque. Comment en était-elle arrivée là ? Personne dans le château ne savait pour ça.. hormis peut-être les Carrow et Rogue. Mais voilà, jamais, JAMAIS, je n’aurais pensé qu’elle est puisse être l’un des leurs. Etait-elle au moins consciente du choix qu’elle avait fait ? De toutes les conséquences de ses actes, de son acte ? Etait-elle consciente qu’elle devrait tuer comme un auto-mat’. Qu’elle devait torturer. Qu’Elle devrait mourir pour son Seigneur ? Les larmes qui perlaient sur ses joues me dirent que oui. Oui, elle venait de prendre conscience de ça. Oui, elle venait de se rendre compte de l’avenir funeste qui l’attendait, de toutes ses morts qu’elle aurait sur la conscience, de sa future vie sans une once d’humanité. Oui, elle venait de prendre conscience qu’elle avait fait une erreur. La plus grave qui soit. Oui, elle venait de comprendre qu’elle n’était qu’un pion parmi tant d’autre. Que son maître pouvait la considérer comme inutile et de la tuer sur le champ. Et s’il savait ce qu’elle venait de faire. S’il savait qu’elle venait de dévoiler le pire secret qui soit à son ennemi potentiel, il…. Je frissonnais. Non. Ne pense pas à ça. Ne pense pas à ça.

    Madison était perdue c’était évident. Elle semblait au bord du gouffre et du désespoir. Et la voir comme ça me faisait mal. Pourtant, je la trouvais plus attirante que jamais avec cette marque, plus sexy même. Il faut dire que Madison avait tout pour plaire. Elle était exactement le type de fille sur lequel je flashais tout le temps : blonde… Sauf une exception, mais à la limite ça n’est pas le sujet du jour. J’avais envie de la consoler. De poser mes lèvres sur les siennes, de sentir sa peau contre la mienne, de totalement lui faire oublier son chagrin, de… Non Elliyöt. Ne pense pas à ça. Non. Je fermais de nouveau les yeux et secouais légèrement la tête. Bon, essaie de la calmer. Ne lui crie pas dessus, ça ne résoudra rien. Elle sait très bien qu’elle est dans une très mauvaise posture. Elle sait très bien qu’elle a fait une erreur. L’engueuler serait sans doute la pire des choses à faire… Alors il fallait la consoler. Alors je pourrais l’embrasser, la caresser, la déshabillée, sentir sa peau contre la mienne, l’entendre murmurer mon prénom à mon oreille. Et soudainement, des images de nous deux me traversèrent l’esprit. Et j’eus chaud. Je déglutis et essayais de faire disparaître ses images. Je pris alors délicatement son bras gauche et remontait sa manche pour pouvoir voir la Marque. Mes doigts la redessinèrent et finalement remontèrent le long de son bras pour arriver jusqu’à ses joues. J’effaçais alors les larmes qui y coulaient et lui murmura alors :

      ELLIYÖT Pourquoi ? Pourquoi as-tu fait ça? Etais-tu donc si inconsciente? Et tes parents ? Comment ont-ils pu te laisser faire ça comme ça ? Sont-ils fous ? Madison… Je… Ne pleure plus, je t’en supplie. Je suis là. Je vais essayé de t’aider. Je te le promets.


    Oui, je l’aiderais, du mieux que je pourrais Oui, je l’aiderais à s’en sortir Je l’aiderais même-si je devrais en mourir Madison n’était pas du genre à faire autant de mal aux gens. Elle était obsédée par l’ambition mais elle n’avait jamais eu des idées pareilles. C’était impossible. Elle avait dû être manipulée. Elle n’était qu’une enfant. Oui c’est ça. Une enfant qu’on décide de livrer à un homme qui n’a pas d’âme. A un homme qui veut sa mort, qui se fiche d’elle. Ses parents étaient fous. Ses parents étaient inconscients. Ses parents la poussaient au suicide. Et je ne la laisserais jamais empreinter un tel chemin. Jamais. Madison était trop précieuse. Madison était trop belle et intelligente pour suivre une telle route. Une telle route faite que de cadavres. Je ne savais pas comment je pouvais l’aider. Je n’en avais aucune idée. Mais je crois que garder ce secret-là, serait un bon début. Oui. J’emporterais ce secret dans ma tombe. Oui, je mourrais la langue liée pour elle. Madison, qu’as-tu fait ?

    Mes mains caressèrent son visage et son bras. Et cette envie de l’embrasser me prit de plus en plus. Mais j’essayais de me maîtriser. Mais pour combien de temps exactement avant que je ne lui saute dessus hein ? Qu’est qui m’arrivait ? Pourquoi avais-je envie de coucher avec tout le monde ? Qu’est ce qui ne tournait pas rond chez moi ?


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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 6. Pensées refoulées [ PV Ell' ]   Mer 1 Juin - 19:43
Ca se lisait dans son regard. Il était écœuré, dégouté. Elle avait choisi un chemin qu’il ne pouvait pas comprendre, un chemin qui ne pouvait que l’éloigner de lui, des autres. C’était comme creuser un fossé, ou un mur invisible, entre elle et les autres. Elle était à part, même si elle se comportait normalement. Elle était à part, dans une pièce bondée, il y avait cette barrière invisible entre elle et les autres. Cette barrière qui l’empêchait d’être complètement là où elle était. Elle n’avait pas vraiment beaucoup d’amis. Elle aimait se persuader que tout le monde l’admirait, mais elle savait bien qu’elle était également détestée. Elle soutenait ouvertement le régime des Carrow et de Rogue, elle était même la chef de la brigade. Elle était rédactrice en chef du Journal de Poudlard et se servait de ce poste pour s’en prendre publiquement à quiconque ne lui plaisait pas. Elle adorait avoir des ennemis, elle adorait le scandale et les prises de tête. Elle pouvait montrer son sens de la répartie et son influence. Mais elle était une élève ennemie, une élève agaçante, trop prétentieuse, trop mesquine, trop hypocrite. Elle tapait sur les nerfs des autres, mais ça restait presque une haine courtoise, dans le cadre de l’adolescence, dans le cadre de la scolarité. Mais si jamais sa marque était révélée au grand jour, et si jamais tout le monde découvrait son statut de mangemorte, elle ne serait plus seulement une ennemie d’adolescence. Non, ça allait faire croître la haine, elle allait devenir ennemie publique numéro 1. Tout le monde allait l’éviter et elle ne doutait pas que certains allaient se mettre à sérieusement comploter contre elle. Après tout, ce n’était pas une simple querelle entre maisons, non ça dépassait largement cela. Il est vrai qu’on associait les Serpentards à Voldemort, mais c’était à tord. Quelques verts et argents étaient tolérants, et une plus grande partie, malgré la maniaquerie du sang, restaient anti-Voldemort. Finalement, on reconnaissait bien ceux qui désiraient suivre ce chemin : la famille dans laquelle ils avaient grandis. Des parents partisans déclarés ou non. Mais ce conflit là, beaucoup plus, beaucoup plus fondamental, était aussi beaucoup plus secret. Il ne passait que très rarement par les mots. Seuls les regards témoignaient du clan choisi, ou plutôt naturellement imposé par l’éducation. Ce conflit là allait prendre un tout autre visage si jamais un élève devenait mangemort aux yeux de tous. Ce serait une véritable catastrophe, on assisterait tout simplement à une guerre civile dans Poudlard. Tout cela dépendait d’Elliyöt.

Madison lisait dans son regard toute l’incompréhension de son geste. Elle voulait pas se faire rejeter, mais ça serait légitime. Elle espérait juste que ça n’arriverait pas. Il regarda à nouveau l’encre sur la peau de la jeune femme, redessinant ses contours avec son doigt. Madison frissonna légèrement au contact. Froid ou désir, il ne faut pas chercher à le savoir. L’un brisé par l’autre, voilà tout. Et puis, la question fatidique, bien que divisée, « Pourquoi ? Pourquoi as-tu fait ça? Etais-tu donc si inconsciente? Et tes parents ? Comment ont-ils pu te laisser faire ça comme ça ? Sont-ils fous ? Madison… Je… Ne pleure plus, je t’en supplie. Je suis là. Je vais essayé de t’aider. Je te le promets. ». Il posa ses mains sur le visage de la Serpentard. Il était doux, et rassurant. Comment il pouvait être encore là après l’aveux qu’elle venait de faire. Il était juste exceptionnel. C’était un coureur, il allait de fille en fille, enfin il était avec Lulvia, ou pas, ou plus, mais avant il avait été comme ça. Elle comprenait mieux que n’importe qui comment on pouvait succomber. Il savait employer les mots qu’il fallait, avoir l’attitude qu’il fallait. Parfois il devait même pas faire exprès, la fille faisait tomber sa robe sans même qu’il n’ait de geste concret.

Il voulait savoir pourquoi elle avait fait ça, c’était normal. Ses parents, inconscients. Non, juste élevés dans les mêmes règles qu’elle. C’est vrai, quand on y réfléchi son destin était tracé depuis longtemps. Depuis qu’on lui répétait jour après jour que les moldus ne valaient rien, que les moldus étaient des voleurs, et que les sangs purs devaient régner sur la terre. Depuis que Voldemort était vénéré tel un Dieu dans sa maison, depuis qu’on lui racontait l’avènement du Seigneur des Ténèbres. Voilà les histoires qu’on lui racontait quand elle était petite. Et, entourée d’amour, elle ne pouvait pas rejeté les valeurs de cette famille qu’elle aimait tant et qui l’aimait tant. Seulement voilà, elle n’était peut être pas comme sa grand-mère. Peut être qu’au fond d’elle, si elle avait pu faire le choix du camp à choisir, elle aurait choisi celui de la tolérance, ou tout du moins, pas celui de la dictature. Mais ça, elle ne le saura jamais, car les choses sont faites et elle ne peut revenir en arrière. Elle posa ses mains sur son gilet et le retira doucement pour que la marque soit entièrement visible. Elle la regarda un moment, puis leva les yeux vers Elliyöt. Et puis, elle murmura, comme désarmée, « Ma grand-mère était si fière quand je lui ait montrée … ». Elle n’avait pas d’autres explications, elle n’avait pas d’autres réelles raisons. Elle ne pouvait rien dire d’autre.



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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 6. Pensées refoulées [ PV Ell' ]   Mer 1 Juin - 23:34
    J’étais tout simplement choqué de ce que je venais d’apprendre. Madison, une Mangemorte. Madison, qui avait une Marque sur son joli bras fin et blanc. Madison. Commet pouvait-on se lancer tête baisser dans ce genre de folie, dans ce genre de choix ? Par impulsivité ? Par croyances ? Par engrenage familial ? Oui. Toutes ses choses faisaient qu’on pouvait adhérer à ce genre d’idée. Toutes ces choses faisaient qu’on pouvait porter cette Marque, qu’on pouvait tuer des gens du jour au lendemain. Ca n’était qu’une question d’éducation. Les parents nous élevaient à la façon qu’ils jugeaient meilleures. Mes parents m’avaient élevés avec cet esprit ouverts qu’ils avaient toujours eu et qu’il m’avait enseigné à avoir. Ils m’avaient élevé avec toutes ses valeurs qui faisaient ce que j’étais aujourd’hui. J’avais été élevé dans la tradition de respecter les autres, de respecter la femme, de la traiter comme-ci elle était mon égale, comme-ci elle était mienne. On m’avait apprit des valeurs importantes comme celles de la famille, de la loyauté, de l’amitié, de la sagesse, du courage. On m’avait apprit à respecter les autres, à aimer les gens comme ils sont, à les aimer dans tout leur êtres. On m’avait apprit à me taire quand je le devais, à parler quand je le devais. On m’avait apprit beaucoup de choses. J’essayais de me montrer à la hauteur de mon éducation. J’essayais de rendre fier mes parents, ma mère, mon père (même-si à vrai dire il n’était plus tellement là pour le voir). Parfois, je pensais que s’ils m’avaient vu ils seraient fiers. D’autres fois, je me disais que je n’étais qu’un incapable et un imbécile et que je bafouais toutes les valeurs que l’ont m’avait enseignées. Mais c’était dur de pouvoir toutes les respectées à la lettre. Très dur. Je faisais de mon mieux, j’essayais de faire de tout mon mieux. Madison, elle n’avait pas été élevée dans cette éducation d’ouverture d’esprit. Elle avait eu une éducation plus rigide. Elle avait eu des parents plus sévères. Plus aristocrates. Plus attachés à la valeur du sang que n’étaient les miens. Elle avait été élevée dans l’optique que les sang-purs étaient les meilleurs, les plus respectés, qu’il ne fallait pas souiller son sang en se mariant ou en ayant un enfant avec un moldu ou « sang-de-bourbe » comme ils les appelaient si bien. C’était du racisme pur et brut. Mais comment en vouloir à ses parents ? Ils avaient eux-mêmes été élevés avec ces idées-là. Jamais personne n’avait essayé de leur faire ouvrir les yeux, ou alors on n’avait jamais réellement été convaincant. Ou alors, ils n’avaient jamais été convaincus. Ou ils n’étaient que des moutons qui suivaient le troupeau, qui voulaient rentrer dans le moule pour ne pas être rejeté par leur famille. Mais comment pouvais-je leur en vouloir. Moi non plus je ne pourrais pas m’opposer à certaines décisions que pourrait prendre ma mère ou mon père. Et je comprenais quelque part Madison. Quand elle me dit que sa grand-mère avait été si fière de sa Marque, je compris qu’elle n’avait pas voulu décevoir sa famille, ses ancêtres, ses croyances. Je ne pouvais pas lui en vouloir de ça. C’était tout de même dur à encaisser. Madison Mangemorte, cette nouvelle avait l’effet d’une bombe c’était clair. Et pourtant, je la trouvais plus attirante que jamais. Je secouais la tête. Arrête de penser à ça bon sang !

    Pourtant, je ne pouvais pas m’empêcher de lui caresser la joue, ni son avant bras où sa Marque chaude brillait délicatement. Je faisais le contour de celle-ci. Le serpent sortait de la bouche de la tête de mort. Et je frissonnais à son contact. Mon regard se posa dans son regard et je me rapprochais d’elle. Je la prise alors dans mes bras et déposais un baiser dans ses cheveux. Ils étaient doux ses cheveux. Très doux même. J’aurais voulu les caresser longtemps. Elle en prenait soin et ça se voyait. Son parfum ampli mes narines. Elle sentait bon. Très bon même. Elle sentait la rose. Oui c’est ça, la rose. Ma main caressait toujours son bras et j’avais de plus en plus envie de la sentir contre moi. Je trouvais que ses vêtements étaient de trop. J’avais envie d’elle. Oui. En tant normal, j’aurais tout fait pour résister à ce genre de pulsion. Hors là, je n’étais plus avec Lulvia et elles étaient bien plus fortes que d’habitudes. Je ne savais pas que c’était cette boîte qui m’avait fait ça. Tout ce que je pensais en cet instant, c’était de goûter la peau de Madison rien qu’une fois.

      ELLIYÖTJe veux t’aider à oublier ça. Laisse-moi le faire. S’il te plait, Madison. Tu es une bonne personne tu sais. Tu n’es pas comme eux. Tu n’es pas horrible, tu n’es pas une tueuse. Tu as besoin d’aide Madison… Je te promets, je ne dirais rien. J’emporterais ce secret dans ma tombe s’il le faut. Je te le jure. Laisse-moi t’aider maitenant.


    J’avais poussé ses cheveux sur le côté. Ma main caressa son cou, et finalement, je tournais sa tête vers la mienne pour qu’elle me regarde. Nos visages étaient proches. Très proches. Je sentais sa respiration. Et nos lèvres pouvaient facilement se toucher. Il n’y avait que quelques centimètres à parcourir. Quelques centimètres en trop.


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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 6. Pensées refoulées [ PV Ell' ]   Ven 3 Juin - 16:50
Elle était assez désemparée. C’est vrai qu’en y réfléchissant bien, la raison fondamentale de sa décision avait été sa famille et pas forcement ses convictions les plus profondes. Mais c’était trop déstabilisant de remettre en question les paroles de sa grand-mère, de remettre en question quasiment 17 ans. Puisque toute son éducation avait été basée là-dessus, finalement c’était toute sa vie qui était bancale. Elle ne pouvait pas nier qu’elle avait énormément de regrets, en tout cas elle ne le pouvait plus. Elle devait faire face à la réalité : elle était pleine de remords. Elle aurait probablement pu continuer pendant des années à vivre comme elle le faisait si ce foutu phénomène non ordinaire n’était pas venu pointer le bout de son nez. Elle savait si bien cacher les choses. C’était une vraie comédienne, capable d’afficher un sourire convaincant alors qu’elle avait envie de pleurer ou de crier. Elle savait maîtriser ses émotions et avait un grand contrôle d’elle-même. Peut être que ses pensées auraient pris un peu plus de place au cours des années, mais il aurait fallu un bon moment pour qu’elle prenne le dessus pour tout le reste, c’était une certitude. Car, face à des valeurs familiales, que peuvent faire ces petits doutes ? On suit évidemment ce qui est rassurant, ce qui est réconfortant, ce que l’on connaît. Madison n’était pas une grande aventurière, elle était du genre à tout planifier, à gérer son temps de manière rationnelle et elle optimisait ses capacités. Elle avait l’étoffe d’une brillante femme d’affaire. Seulement voilà, elle venait d’être fauchée en plein vol, en pleine ascension. Son socle venait de se fendre, rendant sa chute inévitable.

Elle était vulnérable à cet instant précis. Presque faible. Presque incapable de se relever. Quiconque voulait lui faire du mal aurait trouvé le moment idéal. La plaie déjà grande ouverte, on pouvait aisément continuer de tourner le couteau dedans afin de la terminer une fois pour toute. Elle était vulnérable, elle avait besoin d’aide. Comme souvent, lorsqu’une personne apparaissait et vous aidait dans un moment pareil, on avait tendance à la surélever au rang de super héros. Madison n’était pas à proprement dit dans une situation délicate. Disons plutôt qu’elle était en proie aux remords et à la culpabilité. Et c’était Elliyöt qui avait apparu. Sur son destrier blanc en quelques sortes. Il était là, présent. Il trouvait les mots justes pour la faire se sentir un peu mieux. Et surtout, son regard. Son (putin de) regard, posé sur elle, ne semblait pas changé malgré ce qu’il venait d’apprendre. Il était la seule personne ici qui savait. Madison avait souvent souffert de ne pouvoir se confier à personne, une chose aussi lourde, on a toujours besoin d’en parler. Il était là, il savait, et il ne la jugeait pas. De célibataire à caser, il venait de passer à mec incroyable. Si doux, si rassurant. « Je veux t’aider à oublier ça. Laisse-moi le faire. S’il te plait, Madison. Tu es une bonne personne tu sais. Tu n’es pas comme eux. Tu n’es pas horrible, tu n’es pas une tueuse. Tu as besoin d’aide Madison… Je te promets, je ne dirais rien. J’emporterais ce secret dans ma tombe s’il le faut. Je te le jure. Laisse-moi t’aider maintenant. ». Elle aurait fermé toutes les portes en temps normal. Mais de l’aide, à ce moment précis, elle aurait tout donné pour en avoir. Et, comme si ses prières avaient été entendues, elle venait. Peut être que finalement tout n’était pas fini pour elle. Peut être que finalement elle pouvait devenir quelqu’un de bien.

Elliyöt avait glissé sa main dans le cou de Madison qui frissonnait sous les doigts délicats du Gryffondor. Il posa ses yeux dans les siens. Elle se perdit un moment dans son regard. Ses yeux, sombres et mystérieux, elle s’y voyait dedans. Elle s’y voyait comme une femme qui avait fait des erreurs, mais qui avaient encore de l’espoir. Son souffle se perdait dans le sien alors qu’elle avait la sensation d’ouvrir les yeux, de tout comprendre. Il était là pour elle, et lui promettait de toujours l’être. Toutes ses barrières venaient de tomber, elle n’en avait pas besoin. Elle pouvait être elle, elle n’avait pas besoin de jouer, de surjouer, de faussement sourire, de mentir. Elle n’avait même plus besoin de penser. C’était comme si elle était libre, à nue, vulnérable et vraie à la fois. Elle n’avait pas besoin de résistance. Elle n’avait pas besoin de se poser de questions. Elle avait juste besoin de vivre. Elle avança doucement son visage vers celui d’Elliyöt, ne pensant plus à rien. Elle combla le vide qui séparait ses lèvres de celles du Gryffondor avant de les poser contre celles-ci. Elle ferma les yeux, se laissant complètement dans la douceur rassurante qui la délivrait.



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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 6. Pensées refoulées [ PV Ell' ]   Sam 4 Juin - 1:29
    Elle semblait si perdue. Si anéantie. Je ne pouvais pas la laisser comme ça. Non. C’était totalement insupportable. Et inconsciemment, en me rapprochant autant d’elle, en touchant à sa peau, je succombais à cette pulsion malsaine. A cette malédiction dont je ne prenais pas conscience. Inconsciemment, je me laissais tenter par le pêcher. Sans cette malédiction qui pesait sur moi, je n’aurais jamais voulu coucher avec Madison. Aussi belle et attirante soit-elle, je ne l’aurais jamais fait. Je la considérais comme une amie. Malgré le fait qu’elle ait prit un chemin détourné, un chemin totalement à l’opposé du mien, je la considérais comme une amie. J’avais certe été déçu par Madison, mais je crois que maintenant, je comprenais mieux ses actes. Elle n’était pas elle. Elle n’était pas entière. Elle jouait un rôle, celui de la fille super belle, canon, qui couche à droite à gauche, qui a du pouvoir, qui ne laisse pas passer les larmes. Jamais. Mais elle n’en restait pas moins humaine. Totalement humaine. Elle avait beau posséder cette Marque, je ne pouvais pas la haïr pour ça, pour son choix. Elle avait ses idées. Elle avait le droit d’avoir des idées différentes des miennes. Lui en vouloir n’aurait servit à rien, il était trop tard maintenant, et lui reprocher son geste aurait été vu comme de l’intolérance. Et je n’avais jamais été intolérant. Jamais. Mais à mes yeux, malgré tous ses choix, tous ses actes, elle n’en restait pas moins humaine et vivante. Pour la première fois sans doute, je la voyais telle qu’elle était : fragile et perdue. Perdue dans ce monde trop grand pour elle. Perdue dans tous ces gens qui ne lui veulent pas forcément du bien. Et la voir entière, la voir totalement elle, totalement, vrai et nue, me donnait envie de l’aimer plus encore. Me donnait envie de l’aimer à sa juste valeur. De faire attention à elle, de garder un œil au cas où. Parce qu’elle n’était pas à l’abri d’une bêtise, d’un geste stupide. Et je ne me le permettrais pas. Jamais.

    J’avais tellement envie de l’embrasser. De la sentir contre moi. Je ne savais pas que cette pulsion me rendait plus vicieux. J’allais obtenir ce que je voulais sans réellement agir pour. Ca me tombait simplement sur le nez. J’avais juste envie d’elle, juste envie de Madison. Et j’avais faim de chair. Une faim insatiable. Une faim dévorante. J’avais chaud, de plus en plus chaud. Je voulais enlever la chemise. Quelque chose au fond de moi me dit que j’avais gagné la partie. Que j’allais pouvoir la mettre dans mon lit. Et je me délectais de ça. Je me délectais d’avoir autant de pouvoir sur elle, comme sur toutes les filles de Poudlard. Je pouvais me faire toute l’école si je voulais. Je sentais que je pouvais le faire et que cette faim de chair ne serait pas satisfaite. Et je m’en délectais. Je pris alors conscience que je perdais totalement le contrôle sur moi-même. Je prenais alors conscience que quelque chose d’autre, quelque chose de beaucoup plus sombre prenait possession de moi, quelque chose qui m’embrouillait le cerveau, m’empêchais de réfléchir convenablement. Et je ne pouvais à présent plus me battre contre ça. Ca m’oppressait. Et je ne me battais plus pour lutter. Je priais pour qu’elle prenne conscience de ce qui se passe. Qu’elle prenne conscience que je n’étais pas moi-même en cet instant. Que je n’avais plus le contrôle de rien du tout. Quelle prenait conscience que ça n’allait pas.

    Mais ce ne fut pas le cas. Ses lèvres rencontrèrent les miennes et ma raison s’envola définitivement.

    Ses lèvres touchaient les miennes. Mes mains se posèrent sur ses joues et le baiser fut doux. Très doux. Je voulais continuer à l’embrasser. Je voulais lui arracher ses vêtements, que nos corps se rencontrent le plus vite possible. Mais si je faisais ça, elle fuirait. Et je ne le voulais pas. Nos lèvres se quittèrent et nous nous regardâmes. Mes mains étaient toujours sur ses joues et je lui souris alors. Un sourire qui se voulait rassurant. Mais dans mon regard, une lueur se voulait beaucoup plus vorace que ça. Je mourrais d’envie de coucher avec elle et actuellement plus rien ne me retenait de le faire. Je reposais mes lèvres contre celles de Madison et nous échangeâmes un baiser plus sauvage, plus sensuel. Mes mains descendirent le long de son corps, arrivèrent dans son dos et je la rapprochais contre moi. Mes mains se firent plus baladeuses, caressant ses courbes légères et passant sous son chemisier pour toucher sa peau. Nos lèvres se séparèrent de nouveau, laissant nos respirations légèrement haletantes. Et je souris, d’un sourire satisfait et conquérant. Je reposais une mêche de ses cheveux blonds comme les blés derrière son oreille et j’écartais alors ses jambes de façon à ce qu’elles m’entourent à la taille. Je l’embrassais de nouveau, beaucoup plus férocement, et je me relevais alors, Madison dans mes bras, parfaitement callée. J’avais un totale pourvoir sur elle et je pouvais même faire d’elle ce que je voulais. Et par Merlin ! Que je prenais plaisir à l’embrasser et à la caresser ! Son dos vint rencontrer celui de l’arbre. Elle n’avait plus pied à terre et ses jambes tenaient parfaitement autour de ma taille. Son dos était appuyé contre l’arbre. Ma bouche quitta alors la sienne et descendit le long de son cou pour y déposer des baisers, mordre sa peau et y laisser les marques de mon passage. J’arrivais finalement à bout de son chemisier. Je le lui enlevais et admirais un instant sa peau nacrée qui tranchait avec son soutien-gorge noir. Mes mains vinrent alors caresser ses bras, ses épaules, descendirent sur sa poitrine et tracèrent un cercle sur son ventre. Sa peau était si douce. Si belle. J’aurais voulu ne jamais arrêter mes caresses. Jamais.


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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 6. Pensées refoulées [ PV Ell' ]   Sam 4 Juin - 21:17
Les larmes de Madison cessèrent de couler. Depuis le début de la journée, elle n’avait pas pu arrêter. Et là, enfin elle se sentait un peu mieux. Elle se sentait un peu, dans les bras d’Elliyöt, dans les bras de celui qui semblait accepte, et qui semblait vouloir l’aider. Cela faisait tellement de bien, de ne pas devoir mentir. Elle n’avait pas besoin d’inventer, de broder, de changer habilement de sujet, d’être quelqu’un d’autre. Il avait vu son vrai visage, celui d’une personne qui ne sait plus où elle en est, et qui regrette certains de ses choix. Et il n’était pas parti, se rendant ainsi presque indispensable, presque nécessaire. Il n’était plus simplement Elliyöt, le garçon sympa. Il était Elliyöt, celui qui savait, celui dont elle allait avoir besoin, celui à qui elle pourrait parler. Malheureusement pour elle, la situation était déformée. Le Gryffondor était arrivée alors qu’elle était au plus bas, au plus mal. Il était venu l’aider, venu l’écouter, et il savait. Comment pourrait-on ne pas changer de regard sur lui. Madison qui devait être une autre pour la plupart des gens, venaient de trouver celui qui la voyait vraiment. Et s’en suivait un baiser, puis ce qui se passait ensuite. Comment ne pas déformer une telle situation. Elliyöt n’était pas dans son était normal, il aurait couché avec une autre s’il n’avait pas trouvé Madison. Seulement ça, elle ne le savait pas. Elle pensait juste que, il voulait prendre soin d’elle, il voulait être là pour elle. Elle pensait juste qu’il voulait être avec elle. Le réveil allait probablement être extrêmement. Et il allait aussi sans doute être dans un moment, puisque les symptômes n’allaient pas disparaître tout de suite. Elle était faible, vulnérable et mal. Les répercussions étaient juste … inévitables. Tout était là. Et malheureusement, elle allait chuter une nouvelle fois.

Elle était perdue dans ses lèvres. Puis dans ses yeux. Elle pensait que c’était réellement ce qu’il voulait, incapable de voir cette petite lueur qui lui disait que ce n’était pas lui. Mais elle voulait y croire, et elle croyait dans ce sourire. Auquel elle répondit, rassurée. Et leurs lèvres se rencontrèrent de nouveau, mais cette fois l’envie y était beaucoup plus omniprésente. Il avait envie de sexe. Elle avait envie de lui. Ils n’étaient pas sur la même longueur d’onde, mais elle ne détecta rien. Elle allait mal, il était là, il était tombé à pic, avait agi de la manière qu’il fallait. Elle se laissa faire, entremêlant ses jambes dans le dos d’Elliyöt. Elle avait chaud, et sa peau devenait brûlante. Elle se rendait à lui, esclave de ses mains et de ses gestes. Ses lèvres parcouraient la peau de Madison, alors que la respiration de cette dernière commençait à se faire vraiment saccadée, et vraiment haletante. Il lui retira son chemisier et ses mains parcoururent son corps sans limite. Elle ressentait une chaleur dans son ventre, elle avait chaud, elle avait envie, elle était excitée, et rien ne pouvait plus les arrêter. Elle glissa ses mains le long de son tirage, attrapant son pan pour le lui retirer puis reposer ses lèvres sur les siennes pour un baiser fougueux. Ses mains descendirent le long de son torse, dessinant ses muscles du bout du doigt. Elle laissa ses ongles griffer la peau du jeune. Au moins, il aurait des traces de son passage et elle aura cette satisfaction lorsque ce sera la douche froide. Ses mains continuèrent leur descente jusqu’à son jean. Elle savait ce qu’elle faisait, même dans son sentiment de culpabilité intense, elle restait toujours cette Madison érotique et pornographique qui avait fait sa réputation. Elle savait comment s’y prendre et chacun de ses gestes reflétaient parfaitement sa sensualité féminine insolente. Elle détacha les boutons du vêtement tout en faisant bien attention à toujours frôler sa peau à cet endroit, sans jamais la toucher. Elle plongeait son regard dans le sien afin de déguster chaque miette du spectacle que cela offrait. Puis elle les ragoûta avec violence et passion alors qu’ils allaient passer à l’acte. Il était là, elle était là, et elle ne pensait plus à ses saloperies de choix. Elle n’avait qu’une chose en tête, lui. Pas la peine de se poser des questions, quand à penser aux conséquences c’était pas du tout son truc. Lulvia ? Elle ne savait pas s’il était avec ou pas, et franchement elle s’en foutait. En tout cas, il en avait envie autant qu’elle alors on ne pourrait la blâmer de l’avoir cherché. Il faisait chaud, l’air était brûlante, fendant le droit de ce début novembre. Il n’y avait personne d’autre, il n’y avait qu’eux, seuls au monde. Dans la noirceur de cette nuit d’automne, Madison gardera le souvenir intact de sa peau contre celle d’Elliyöt, le souvenir de ses lèvres et des siennes, le souvenir le chaleur qui l’envahie au moment où ils ne firent qu’un. Oui, Madison allait avoir un très beau souvenir de cette nuit. Souvenir douloureux d’un moment qu’elle avait vraiment vécu. Souvenir entaché de ce symptôme dont elle ne soupçonnait pas l’existence. Ce souvenir, ou le paradoxe des sentiments contradictoires.



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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 6. Pensées refoulées [ PV Ell' ]   Lun 6 Juin - 21:05
    Perdre la raison. Laisser aller les pulsions les plus primaires. Se laisser emporter par l’adrénaline, le goût de la chair, le goût du sexe. Maladie incurable. Maladie qui fait remonter les envies les plus sombres de l’homme. Ces envies qui transforment un homme, qui font ressurgir des démons du passé. Passé douloureux. Passé sombre. Ce passé qui construit une personne pour la rendre meilleure… ou mauvaise. Pulsions venant du passé. Pulsions provoquées par cette malédiction. Malédiction qui n’épargne personne. Même pas moi. J’aurais voulu tout arrêter. J’aurais voulu arrêter de l’embrasser, de la déshabiller. Mais malgré toute ma volonté, je ne le pouvais. Quelque chose avait prit possession de moi. Quelque chose que j’avais si longtemps laissé en moi. Qu’est ce qui avait bien pu refaire ressurgir cette partie de moi. Cette époque si sombre. Cette époque où je n’étais qu’une loque. Une loque, une coquille vide. Cette période où je n’étais rien. Rien du tout. Je perdais la raison. Je ne pouvais me battre contre ça. Contre cette pulsion. Contre cette envie de chair. Cette envie de sexe. Cette envie d’elle. Peut-être qu’au fond, j’en avais toujours eu envie. Non. C’était faux. Jamais cette idée ne m’avait effleuré l’esprit. Madison avait toujours été une amie. Et puis elle était trop convoitée par tous les autres mecs de Poudlard. Et moi, je n’avais jamais voulu les choses que tout le monde a ou ont eu. Madison était certes très belle, mais je ne l’avais jamais vu comme un coup comme ça… A part ce soir. Mais je n’étais pas dans mon état normal.

    Nos corps s’entrelaçaient, se cherchaient, se rejetaient, se retrouvaient. Nos vêtements tombaient au sol. Ils étaient de trop. Alors on les enlève. Plus rien ne pouvait nous arrêter. Plus rien ne pouvait m’arrêter. J’en avais envie, elle aussi. Je ne pouvais pas rêver mieux que ça. Et quand bien même elle aurait dit non, j’aurais trouvé une autre solution. Vicieux ? Oui, sans doute. Mais j’arrive toujours à avoir ce que je veux de ce côté-là. Son corps frolait le mien, le cherchait. Un soupire s’échappa de ma bouche. Sa peau était brûlante. Sa peau blanche brillait sous la lune blanche. Ses cheveux blonds me caressaient la peau. J’entendis aussi son soupire, ses gémissements. Et alors un sourire parcourut mes lèvres. Et me voilà vainqueur. Cette lueur malsaine dans mon regard perdura. Et cette nuit-là fut inoubliable. Et cette nuit-là, fut une nuit de folie. Les vêtements éparpillés sur le sol ne nous gênaient plus. Je mordais sa peau et la suçait comme si c’était un bonbon. Elle m’arracha un gémissement quand ses ongles griffèrent ma peau. Elle avait des mains en or. Rien qu’en effleurant ma peau elle arrivait à me faire frissonner se plaisir. Rien qu’en me mordant elle m’arrachait un gémissement. Sous ses mains, je me cambrai. Sous ses mains, je devenais fou. Fou de plaisir. Fou de bonheur. Fou d’elle. Nos respirations étaient saccadées. Et je souriais toujours et j’avais envie de hurler de joie. Mes lèvres rencontraient ses lèvres, puis sa peau, puis ses seins. Et bientôt nous ne fîmes plus qu’un. Pur moment de délice et d’extase. Pur moment de jouissance. Dieu que j’aimais le sexe.

    Il faisait encore nuit. La rosée venait juste de tombée. Et la peau de Madison était parcourut de fines gouttelettes d’eau. Je caressais sa peau légèrement humide. Un sourire parcourait mes lèvres. Ce sourire satisfait, rassasié. Enfin pour le moment. La nuit était toujours bien présente, bien là. Noire, épaisse et chaude. Chaude comme mon corps en cet instant. J’avais encore du mal de me remettre de cet instant de plaisir intense. Je regardais toujours la préfète de Serpentard et me dit qu’elle était très douée dans ce domaine. Oui. Très douée. Voir même excellente. Elle était arrivée à me faire frémir de plaisir et d’envie. Et je ne redirais pas non pour une deuxième fois. Mais non, je voulais élargir mon terrain de chasse. Je voulais goûter aux garçons et aux filles. Je voulais toucher à tout. Je voulais être inoubliable. Inoubliable. Comme Madison. Le pêché de luxure me tenait. Je ne pouvais m’échapper et je ne résistais pas. Le goût de la chair est une drogue. Le goût de la chair ne s’oubli pas. Jamais.

    Mes lèvres se posèrent sur l’épaule nue de la belle blonde allongée à côté de moi. Elle bougea légèrement et je croisais son regard. Je lui souris chaleureusement. Et continuais de caresser son ventre parfait. Mon regard se promena alors de nouveau sur son corps. Un corps parfait. Digne d’un ange ou d’un démon. Elle avait un ventre plat, des jambes fines et longues, une poitrine suffisante, des formes mignonnes et à croquer. Je me mordis légèrement et je résistais à l’envie de me refondre en elle.

      ELLIYÖTTu es parfaite.


    Parfaite. Oh que oui. Et encore, ce mot était bien faible face à la beauté et la perfection de la belle Serpentard.


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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 6. Pensées refoulées [ PV Ell' ]   Mar 7 Juin - 17:39
Elliyöt étaient assez similaires. Enfin, dans différentes circonstances. Le Gryffondor avait d’abord été de filles en filles, faisant passer le plaisir avant le sérieux pour goûter au doux pécher de chair. Madison, pour une raison qu’elle ne comprend toujours pas, avait cherché à caser le beau jeune homme avec des filles qu’elle avait jugé dignes de lui. Ses listes avaient toujours amené quelques prénoms, non choisis au hasard, parmi les élèves de Poudlard. Et puis, un jour il y avait eut Lulvia. Elle avait du cesser de lui apporter les noms. Madison avait aussi goûté au plaisir des hommes, sans s’attarder sur leurs prénoms ou leurs histoires. Sa réputation était faite depuis un moment déjà, et rares étaient les beaux jeunes hommes qu’elle n’avait pas approché. Seulement, cette année, elle avait largement freiné cette activité extra-scolaire. Beaucoup prise par le Journal de Poudlard, la Brigade des Carrow, son statut de préfète, ainsi que ses études avec les ASPIC à la fin de l’année. Ses journées étaient lourdement chargées et elle ne passait plus autant de temps à attirer des partenaires. Peut-être aussi était-elle lassée de voir toujours les mêmes têtes. Rien de nouveau à chasser, les bons candidats commençaient à se faire rares. On lui avait bien proposé de refaire le tour de Poudlard, mais cela perdait de sa fraîcheur et de son intérêt. Entre plaisir et ambition, elle avait fait son choix. Chacun de ses postes l’élevaient dans l’échelle sociale. Elle était persuadée que si l’on faisait un sondage des élèves les plus influents de Poudlard, elle était en tête. Sans doute au coude à coude avec Alyssa, qui malgré l’absence de Rogue dans les Poudlard, restait la favorite de celui qui était devenu Directeur du château. Une chose était sûre, elle bâtissait déjà l’escalier qui allait la mener sur l’échiquier politique dans quelques années. Elle ne l’avait jamais caché, elle convoitait la plus place de la société magique. Il ne s’agissait presque plus de carrière à ce stade, mais plus de destin. Elle ne le croirait sans doute pas si on lui disait que dans quelques années, elle allait devenir Co-Ministre, femme politique tolérante remaniant l’enseignement, la santé, la recherche et la sécurité. Et pourtant.

Elle se perdait dans les bras d’Elliyöt qui, à ses yeux, venait de rompre avec sa Lulvia. Chose qui enchantait Madison, car cette dernière ne s’était jamais trouvée sur une de ses listes. Pourtant, à cet instant précis, aussi inexplicable qu’imprévisible, elle ne couchait pas avec un physique mais faisait l’amour avec un homme. Beau parti ? Avis mitigé dans des circonstances normales. Mais là, elle oubliait son sang comme sa maison, et n’avait d’yeux que pour les siens, profonds et persans, divagations funéraires, avenir incertain ou prince influent, nous pourrons spéculer sur cela plus tard. Une chose est certaine, elle se fondait en lui comme la moitié cassée d’un bijoux Cartier. Un sentiment de légitimité et « pourquoi je n’m’en suis pas rendu compte plus tôt » l’envahissait alors que ses ongles griffaient sa peau et ses lèvres la caressaient. Il y a des jours comme ça où son âme se déchire à la vision d’une évidence. Pourquoi chercher quelque chose de précis quand le hasard des choses peut vous amener le meilleur. Madison adorait les comparaisons. Et si vous en voulez une, faire l’amour avec Elliyöt était dix fois, cent fois plus agréable que de coucher avec le garçon aux cheveux blonds, ou le Serdaigle mystérieux. Comme quoi, poser une nom sur une personne, bien que cela résulte d’un travaille plus long et plus fastidieux, peut se révéler avoir un résultat qui en valait la peine. Sans limite, Madison s’appropriait chaque parcelle du corps du Gryffondor, alors que les soupires et les gémissements franchissaient la barrière de ses lèvres, sans fin. Ou si, sans doute celle de la nuit. Passant sa main dans ses cheveux, les tirant par moment, puis la seconde d’après, murmurant son nom à son oreille. Elle n’oublierait pas.

Allongés dans l’herbe, tremblante et brûlante à la fois, elle répondit au doux sourire du Gryffondor. Sa respiration toujours un peu en vrac, elle ne cessait de le regarder. Comment dire que ça avait été spécial. En fait, pas besoin de le dire, tout simplement. Le regard parlait. Il y avait encore cette chaleur dans son ventre. Elle attrapa la chemise d’Elliyöt et recouvrit le haut de son corps avec. On était en novembre, leurs corps avaient encore chaud, mais le choc avec la température allait être brutal. « Tu es parfaite. ». Ca aussi, c’était brutal. Habituellement, elle aurait dit « je sais ». Mais cette fois, c’était différent. C’était lui, et peut être que ça sonnait vrai. Elle baissa le regard sur son torse, posant sa main dessus pour retracer ses muscles et répondit d’un murmure « C’est toi qui fait cet effet-là ». Un léger sourire apparut sur ses lèvres. Modestie au placard, voilà qui est bien rare.



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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 6. Pensées refoulées [ PV Ell' ]   Mer 8 Juin - 19:59
    J’aurais pu redessiner les yeux fermés le corps de Madison. Chaque courbe, chaque courbure, chaque détail, chaque ombre, chaque parcelle. J’aurais pu, si j’avais su dessiner correctement. Ce qui n’était pas le cas. A la place, j’aurais très bien pu essayer de faire entendre les sons de son corps avec un piano. J’aurais pu apposer un do sur ses courbes, un la sur ses lèvres. Peut-être même aurais-je pu en faire une mélodie sensuelle, avec des rythmes jazzies. Oui c’est ça, Madison c’était la sensualité du Jazz et la provocation du rock. Elle était un mélange parfait des deux. Provocation et sensualité. Le cocktail parfait. J’aurais pu en faire une mélodie et tout le monde aurait été charmé, tout le monde l’aurait aimée et détestée. Parce qu’on aimait Madison. Parce qu’on détestait Madison. C’était comme ça. Les filles la détestait parce qu’elle était trop garce. Les mecs l’aimaient parce qu’elle était érotique. Et cette nuit me l’avait encore montré. Elle aurait fait jalouser toute les filles. Elle aurait fait jouir n’importe quel mec comme moi cette nuit. J’avais encore l’impression de sentir ses caresses sur ma peau, ses lèvres sur les miennes, ses ongles dans ma chair. Cette nuit, ce moment avait été tout simplement magique. J’avais eu les sens décuplés. J’avais senti chacune de ses respirations. J’avais entendu chacun de ses gémissements. J’avais encore son odeur de vanille dans le nez et je le trouvais délicieusement bon. J’aurais même envie de gouter encore à sa peau.

    Je continuais à observer son corps. Les anges auraient très bien pu façonné ce corps. Oui, c’est ça, c’était eux qui l’avaient fait. Ils avaient été aidés par les démons sans doute. C’était un pur mélange de délicatesse et de provocation. Des mains en or avaient fait ce corps et je me serrais mis à genoux pour le remercier. Dans ce cas-ci c’était sa mère et son père. Mais je ne le ferais pas. J’avais d’autres chats à fouetter, d’autres corps à découvrir, des vierges à dépuceler. Je sentis sa main sur mon torse. Ses doigts retraçaient mes muscles et un frisson de plaisir parcourut mon corps. Elle me touchait à peine et j’avais déjà encore envie d’elle. J’aurais encore voulu la sentir en moi et contre moi. J’aurais voulu encore la faire jouïr de plaisir. Mais mon corps me disait de tout arrêter parce qu’il était encore sous l’émotion de ce moment unique. Elle me répondit alors. Un sourire apparut sur mes lèvres. Madison humble, c’était rare, mais ça lui allait bien. Je ne répondis pas. Je me contentais de l’observer. Ma chemise blanche allait parfaitement avec son teint blanc. Je passais une main dans son dos et la rapprochait d’un seul coup de moi pour que son corps soit un peu plus collé au mien. J’approchais lentement mon visage du sien et mes lèvres se posèrent sur les siennes pour lui donner un baiser lent, un baiser enivrant, un baiser d’envie. Et puis mes dents mordirent sa lèvre inférieure et j’en éprouvais une douce satisfaction. Je pris ses mains et les bloquaient. Mes dents se desserrèrent et je lui donnais un autre baiser d’envie. Et mes lèvres continuèrent à descendre, passant de son menton à la base de son cou, pour atteindre sa gorge et son épaule. J’exécutais ses baisers avec la plus grande lenteur possible, voulant la faire languir. J’avais encore envie d’elle, mais d’une autre façon. Je voulais jouer. Je voulais jouer avec son corps, avec ses émotions, avec elle. Je voulais lui provoquer des frissons. Je voulais qu’elle n’oublie jamais mes lèvres sur sa peau, ni cette envie. Ce jeu dura un petit moment durant lequel mes lèvres parcouraient le long de son corps avec toujours cette lenteur. Je n’avais aucune limite. Et je la sentais frémir sous mes lèvres. Et je la sentais frissonner.

    D’un seul coup, je me relevais, la lâchant. Je récupérais alors mon jean et mon caleçon que j’enfilais. Une fois fait, je regardais de nouveau. Mon regard tomba alors sur sa marque. Je pris alors son bras avec délicatesse et je me mis faire le tour de sa Marque sans jamais la toucher réellement. Je ne pus m’empêcher de demander :

      ELLIYÖTCa fait mal ?



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Madison Lockweder
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 6. Pensées refoulées [ PV Ell' ]   Ven 10 Juin - 15:05
Elliyöt approcha à nouveau ses lèvres de Madison, pour ne pas les enlever pendant un bon moment. Il t avait de l’expérience dans ce baiser. Il savait jouer, il savait utiliser, il savait transmettre, il savait faire languir. Toutes ces choses-là on ne les apprend pas d’une seule personne, on ne les apprend pas d’une relation que l’on croit éternelle et profonde. On les apprend de l’expérience, de l’essayage, de la diversité. Et dire que tout cela, tout se potentiel, toute cette capacité n’avait été réservé qu’à une seule pendant un bon moment. Cette Lulvia dont il s’était entiché, et donc visiblement il s’était détaché. Lui qui avait eut l’air si amoureux, elle le voyait mal la tromper. Il l’avait probablement oubliée. Après tout, c’était le corps de Madison qu’il était en train de parcourir de ses lèvres, la faisant languir, la faisant gémir de plaisir et de frustration alors qu’il prenait son temps, sans doute pour confronter ces deux sentiments. C’était sa peau qu’il faisait frissonner dès qu’il la touchait, son être qu’il faisait frémir alors que Madison avait les mains bloquées sous son poignet. C’était avec Madison qu’il était, et pas avec la Gryffondor. Oui, elle en était sûre. Lulvia c’était du passé. Elle ne doutait pas que d’ici peu, l’un des plus beaux partis de Poudlard allaient être enseveli sous les propositions, sous la séduction, et sous les sentiments qu’il pouvait provoquer chez la gente féminine, et même masculine, sans même le faire exprès. Il fallait prendre ce qu’on vous donne. Et il lui donnait ce moment, comme une avant première du retour d’Elliyöt, le Dom Juan. Elle n’avait pas envie d’imaginer et de penser à toutes ces filles avec qui il allait coucher. Elle l’aurait bien gardé pour elle. Mais peut-on apprivoiser un être dont la nature est le plaisir sans limite ? Madison aurait beaucoup donner pour y parvenir. Mais elle lui ressemblait tellement qu’elle ne pourrait pas lui demander l’exclusivité si elle-même n’en était pas capable. Et pourtant, elle en mourrait d’envie.

Elliyöt mis fin la frustration-plaisir de Madison, puis se releva. Pendant un moment, elle cru qu’il était en train de partir et sentit l’énervement monter au visage. Mais, cela retomba lorsque, après s’être rhabillé de son boxer et de son jean, il revint près d’elle. Elle en fit autant : elle enfila ses sous-vêtements et remis la veste d’Elliyöt, ne fermant pas jusqu’en haut. Puis à son tour, elle se réinstalla près de lui. Il semblait vraiment intrigué par la marque. Cette marque sui traçait une ligne que le Gryffondor avait décidé de ne pas prendre en compte. C’est comme s’il n’osait pas trop la touche. « Ca fait mal ? ». Madison réfléchit un instant. C’est vrai que quand la marque agissait sur elle, elle avait toujours du mal à mettre des mots sur ce qu’il se passait en elle. C’était quelque chose de totalement éloigné de tout ce que l’on pouvait habituellement ressentir. « Le jour où il l’a apposée sur ma peau, oui. Sinon, je n’la sens que quand il nous appelle. C’est … bizarre. C’est quelque chose qui .. qui est en toi, dans chaque parcelle de ton corps. Ca fait un peu mal, et c’est une désagréable sensation, comme si tu avais absolument besoin de faire quelque chose. C’est comme si … comme si tu étais esclave d’une sorte de torture corporelle, jusqu’à ce que tu répondes à l’appel. ». Elle avait cherché ses mots, et n’était pas très claire dans ses explications. Mais c’est que les mots n’existaient pas pour décrire cette situation. Cette sensation que provoquait la marque, elle n’avait tout simplement pas de nom. C’est de l’inédit certes, mais pas très agréable.

Ils passèrent les quelques heures qui les séparaient de l’aurore à discuter de cela. Le Gryffondor avait des tas de questions, auxquelles Madison répondait avec franchise et sincérité. Ils abordèrent l’avis de sa famille, l’immense fierté de sa grand-mère, la fierté un peu moins grande de son père, l’angoisse caché derrière les sourires de sa mère, et l’opposition de son frère à l’adhésion au parti de Voldemort. Elle lui raconta le jour où, dans la cabane hurlante, elle avait prêté serment d’allégeance. La première fois qu’elle avait vu le Lord. Quand elle parlait, on pouvait ressentir sa fascination pour le pouvoir, mais jamais elle n’en parla clairement. Elle aborda le fait qu’elle le cachait à Alyssa, et qu’à Poudlard il n’y avait que Drago, les Carrow et Rogue qui le savaient. Elle lui expliqua comment elle avait fabriqué la potion qui lui permettait de rendre sa marque transparent. Par-ci par-là, une phrase ou deux concernait les réunions de mangemorts qui étaient faites. Elle décrivait rapidement l’ambiance, la terreur. Les partisans avides de sang laissaient planer comme un goût amer. Voldemort faisait toujours en sorte que, même une mission réussie retentisse comme un semi-échec. Elle lui expliqua cela, sans jamais parler de l’endroit où cela se passait, sans vraiment donner de nom. Sauf celui de Bellatrix, ou alors celui de Drago parfois. Elle parla aussi brièvement des cours qu’elle recevait pour apprendre la maîtrise de la magie noire et des sortilèges impardonnables. Elle lui avoua avoir déjà pratique l’Endoloris sur des êtres humains. Elle se sentait mieux, car ses pensées refoulées ne l’étaient plus. Elle pouvait en parler avec Elliyöt. Mais parallèlement, avouer tout cela la couvrait de honte, et de culpabilité. Elle répétait souvent « Tu ne diras rien hein ? Tu n’diras rien ? », craignant les représailles de tels aveux. Elle ne voyait pas les heures passées, soulagée d’enfin pouvoir parler de cela à quelqu’un.



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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 6. Pensées refoulées [ PV Ell' ]   Lun 13 Juin - 20:03
    Lulvia n’était plus qu’un souvenir. Un souvenir lointain. Ce symptôme arrivait à me la faire oublier. Ces pulsions me faisaient m’évader un peu plus. J’avais pourtant promis le grand amour à Lulvia, j’avais promis le fidèle amour. Mais tout semblait être totalement balayé, oublié. On aurait presque dit que rien n’avait existé. Que le Elliyöt d’avant était mort. Partit. Envolé. Enterré. Je me souvenais à peine de ses baisers, de ses soupirs, de ses rires, de ses pleurs aussi. Tout semblait s’effacer, disparaitre. Et quelque chose en moi protestait. Quelque chose en moi voulait se libérer de cette emprise, de cette malédiction. Mais c’était tout tout au fond de moi. Vraiment au fond. Et il avait beau se débattre, il ne sortirait jamais. Parce qu’il n’était pas assez fort. Pas assez. Et il protestait contre le fait que Lulvia ne soit plus un souvenir, une image floue, un mirage lointain. Mais Lulvia n’appartenait pas à ce Elliyöt nouveau. Ce Elliyöt dépravé, débauché. Ce Elliyöt qui ne voulait que coucher, que goût aux plaisirs de la chair, au plaisir du sexe. Ce Elliyöt que tout le château connaissait et qui c’était fait sa réputation de coureur de jupon, de brun ténébreux, de Dom Juan. Et cette réputation me collait toujours à la peau malgré moi. On ne m’avait pas prit au sérieux parce que j’étais avec Lulvia. Mais pourtant, c’était bien vrai. Je l’aimais et personne ne pourrait jamais effacer ça. Même pas cette chose qui prenait possession de moi. Même pas les autres et leur jalousie. Même pas les groupies qui me tournaient autour. Rien, ni personne.

    Cette Marque m’intriguait. Cette Marque était quelque chose que j’ignorais, quelque chose que je ne comprenais pas. Quelque chose qui me dépasser. Il fallait qu’elle m’éclaire. Il fallait qu’elle satisfasse ma curiosité. J’ignorais tout de ce monde là. De ce monde où la pureté du sang primait. Où l’honneur était ce qu’il y avait de plus important. Où les autres étaient inférieurs. Où les gens venaient de la plus haute sphère. Où on n’avait pas les mêmes valeurs. J’aurais voulu comprendre cette idéologie, ces pensées, ces convictions là. Mais je savais qu’elle aurait beau m’expliquer, je ne comprendrais pas. Parce que je n’avais jamais été élevé avec ces principes là. Je n’étais pas un sang-pur. Loin de là. Je n’étais qu’un simple sang-mêlé. Qu’un simple pion. Qu’un simple inférieur par rapport à eux, si grands, si forts. Je n’étais rien. Je n’étais qu’un moustique à écraser. Une vermine à exterminer. Alors, elle répondit à ma question. J’essayais de comprendre, j’acquiesais de la tête, mais je ne comprenais pas. Ca m’était impossible. Ca me dépassait totalement. Pourtant, je respectais son choix. Chacun avait le droit à avoir ses idées, ses convictions. Chacun faisait les choix qu’il voulait. Je n’avais pas le droit d’imposer mon regard, ma façon de voir les choses, mes idéologies. Pourtant, d’autres personnes le faisaient. Comme Lord Voldemort.

    Toute la nuit nous parlâmes de cette Marque, de cette vision de voir le monde, les gens, les choses. Elle m’expliqua beaucoup de choses, et je l’écoutais et je buvais ses paroles. Et j’avais beau acquiescer de la tête rien n’y faisait : je ne comprenais toujours pas. J’écoutais, conscient qu’elle avait dû garder ça pour elle pendant tout ce temps. J’en appris aussi un peu plus sur elle et sur sa famille. Et je découvris la véritable Madison. Celle qui se donnait corps et âme pour sa famille. La Madison entière, vraie. Elle me décrit très brièvement les réunions des Mangemorts. Je savais qu’elle dépassait totalement les limites en me confiant ce genre de chose. Et je savais que sa vie se retrouvait actuellement entre mes mains. Une seule parole, un seul mot et elle était condamnée. Et elle serait exécutée. Et elle disparaitrait. Je ne pouvais lui faire ça. C’aurait été la trahir, elle et la confiance qu’elle m’était en moi. Et je ne pouvais pas. Ainsi donc, je l’écoutais toute la nuit. Attentivement. Silencieusement. Elle avait besoin de parler et je ne pouvais que la comprendre, elle devait garder ça pour elle toute seule vu que même Alyssa n’était pas au courant de son choix et de cette Marque. Je ne fus pas choqué quand elle me dit qu’elle avait déjà pratiqué l’Endoloris sur des êtres humains. Je me doutais que si elle voulait faire partit de ce cercle très privé, elle devait aussi faire des sacrifices et martyriser des pauvres personnes. Imaginer Madison entrain d’Endolorisé quelqu’un me donnait la chair de poule. Et dire que certaines personnes dans ce château voulaient tuer, martyriser, torturer des pauvres innocents. Et dire que Noah voulait faire partit des sbires du Seigneur des Ténébres. En cette nuit, je me jurais une chose : qu’il n’y parvienne jamais ou alors que je le tuerais de mes propres mains.

    Le petit matin se levait alors et nous assistâmes en silence à se lever de soleil magnifique. Je souris légèrement et je me délectais de cette belle vision. Peut-être que demain je ne verrais plus jamais le jour se lever. Peut-être que demain je m’éteindrais. Qui sait ? On était plus sûr de rien maintenant. Alors je me délectais de ce moment de magie. C’était simple mais cette simplicité était féérique tout simplement. Je me relevais alors et tendis à Madison une main pour qu’elle se relève. Je récupérais ma chemise qui était sur ses épaules. J’aurais bien voulu la lui laisser mais à ce rythme-là, si je donnais toutes mes chemises aux filles que je m’étais dans mon lit, je doute que je n’aurais plus rien à me mettre sur le dos. Et puis je doute fortement qu’un des Carrow apprécie de me voir comme ça. Je la reboutonnais alors et finalement, nous nous dirigeâmes tous les deux vers le château, en silence. Je lui ouvris alors la porte et la laissais passer devant comme tout homme galant qui soit. Je lui souris alors légèrement.

      ELLIYÖTEh bien, bonne journée à toi Madison… A bientôt j’espère. Si tu as besoin, je serais ravis de t’aider.


    Et cette dernière phrase résonnait comme une promesse. Et cette dernière phrase résonnait presque comme un adieu, parce que je savais qu’à partir de maintenant, elle redeviendrait la Madison garce, reine de Serpentard, la Mangemorte, la chef de la Brigade des Carrow. Et moi, je redeviendrais le Gryffondor qui fait partit de l’Armée de Dumbledore. Et nous ne pourrons plus nous parler comme nous l’avions fait. Ainsi, je retournais dans ma salle commune, convaincu que tout redeviendrait comme avant, et plus déterminé que jamais à ne pas trahir la confiance de Madison.


Animal I have become

i can't escape this hell so many times i've tried but i'm still caged inside somebody get me through this nightmare i can't control myself so what if you can see the darkest side of me? no one would ever change this animal i have become help me believe it's not the real me somebody help me tame this animal © belzébuth
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 6. Pensées refoulées [ PV Ell' ]   Aujourd'hui à 7:08
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Intrigue ▬ Chapitre 6. Pensées refoulées [ PV Ell' ]

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