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 In the cold light of morning. - fini \o/

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Andy Sword
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MessageSujet: In the cold light of morning. - fini o/   Mer 25 Mai - 0:09
You are one of Gods mistakes
You crying, tragic waste of skin
I'm well aware of how it aches
And you still won't let me in
Now I'm breaking down your door
To try and save your swollen face
Though I don't like you anymore
You lying, trying waste of space


{ Ce topic se déroule ultérieurement à l'intrigue }

Savoir Poudlard presque entre ses mains relevait de l'exaltation pure.
À proprement parler, Poudlard n'était en rien sous son joug.

Andy bénéficiait simplement de la joie de voir un sourire dépeindre sur le visage d'Amycus, un air satisfait se dessiner sur le visage d'Alecto ; la délicate langueur qui régnait dans les cachots de Serpentard rendait ses journées moins laborieuses. Il devait désormais se munir d'un attirail bien précis, enfin s'appliquer, comme tous les élèves de sa maison, à marcher entre les murs du château comme un propriétaire satisfait. Il n'était, en réalité, pas bien loin de l'imaginaire construit par ses parents, celui qu'il aimait façonner du bout des doigts.

Il n'était pas avide de pouvoir – au fond pas même assez exalté pour se permettre de vulgaires fantaisies face à la confusion de ceux qui, il y a encore un an, étaient encore embourbés par l'espérance d'un monde nouveau après l'accomplissement du destin de l'Élu. Andy se contentait d'observer l'expansion pernicieuse des frères et sœurs Carrow avec une impunité mielleuse. Ce n'était pas tant voir des enfants de onze ans se faire hâter par les brigadiers dans les couloirs ou même assister au rabrouement d'une Poufsouffle de sixième année parce qu'elle aurait trop parlé. L'accomplissement, le parachèvement de toutes ces manigances faites au coin du feu, un verre de thé en main, faisait naître un sentiment de plénitude chez Andy qui n'avait jamais pu comprendre avec une grand précision toutes ces confidences sur un Âge d'or révolu pour les sorciers d'un sang noble.

La perspective même d'assister désormais à ses cours journaliers prenait une toute autre importance car ses sens, aux aguets, n'avaient cesse de distiller et d'interpréter à la moindre lueur de déception, de frustration ou de colère dans les yeux des élèves qu'ils ne connaissaient même pas. Chacun prenait désormais une importance propre et, dans ses moments de grande humeur, Andy leur donnait un petit surnom dont il usait de tout son soûl, pour son propre plaisir. Il se contentait de cette immodérée modération, se plaisait à un jeu qu'il avait inventé de ses mains. Le monde disposait une nouvelle profondeur – la sienne. Ambitieux, il avait désormais pour projet de démontrer à son cousin la non-existence certaine d'un Harry Potter victorieux, prêt à sauver son petit monde, éliminant la menace crainte par des dizaines de milliers de sangs impurs.

Andy savait avec justesse combien la noblesse des Webster était désormais compromise. Il voyait sans pouvoir s'en empêcher le mépris presque involontaire lorsque son père parlait à son neveu, la suave impatience de s'en écarter ; il assistait avec complaisance à son écartèlement délétère, incapable d'estimer de combien exactement son amusement balayait sa peine. Ce n'était pas même la tristesse telle qu'on la connaissait, plutôt une impression qui oscillait entre l'étonnement et la superbe, de celles, fugaces, qui l'attrapaient alors qu'il observait la vénération dans les yeux d'une Serpentard plus jeune, tandis qu'il baisait ses seins et observait le galbe de ses épaules. Mais, Oliver, dans la toute certaine gêne qu'il se devait de ressentir en la présence de sa famille, paraissait volontiers imperméable en présence de ses amis.

Enfin, quoi .. L'amitié était un sentiment bien trop fort pour qu'Andy se permette de l'allier au Serdaigle. Il possédait assurément quelques de ces connaissances que l'on lie dans un couloir, par joie, par impulsion soudaine, encouragée par un éclat fiévreux, par la semblance d'une circonstance, la vague à l'âme, plein de langueur. Il n'avait, au fond, nul besoin qu'on lui conte qui était Oliver Webster.

Le pas précis, opiniâtre, d'enclin à ignorer le zèle de ses camarades de la Brigade, Andy se dirigea vers la Grande Salle.

Il crut entrapercevoir la frayeur – ou simplement était-ce la tristesse ? – dans le regard d'une rousse de sixième année qu'il effleura du regard. Une amie de la blonde Bradsburry pour qui Oliver semblait vouer un culte grotesque. Il ne pourrait déterminer avec justesse combien d'élèves en quelques mois avaient ri de lui, demandant, la mine plaisantine si tout ce que l'on murmurait était vrai. Presque gêné de sa soudaine infortune, Andy avait vainement tenté d'esquiver les allégations de bons élèves, pleins de curiosité mal placée. Puis, méticuleux, il s'était informé de la personnalité de la jeune femme, de ses fréquentations, qui correspondaient avec l'idée qu'il s'était fait d'elle. Populaire, elle semblait vivre son adolescence en usant de toutes ses possibilités, bien que sa conscience politique soit des moins recommandables – pourquoi donc cette désagréable à croire à un idéal, un maintien frustre et branlant de valeurs obsolètes et hypocrites au simple prix d'un adolescent auquel ils combineraient leurs forces pour sauver le monde ? « Si j'étais toi, je ne ferais pas ça. »

Naturellement, Andy était incapable d'empathie. Il observait ses comparses s'étioler sans avoir la délicatesse d'y proposer son aide, son soutien ou sa main-forte. Le Serpentard de troisième année qui semblait sur le point de lancer un sort digne du fantôme Peeves cessa soudainement, lui adressa un regard presque effrayé enfin disparaissait au pas rapide d'Andy qui atteignit enfin les escaliers vers le couloir de la Grande Salle. D'une main leste, après avoir devancé les armures grinçantes et les tableaux silencieux, il détend la cravate verte de sa chemise et enfin pénètre dans la salle où, déjà, de nombreux enseignants sont présents. Les Serpentard se font rares comme les Gryffondor. Mais Oliver est là. Andy fait abstraction des potentiels camarades avec qui il aurait pu déjeuner et s'avance vers le banc où est assis le Serdaigle, indifférent au fait, même improbable, qu'il puisse avoir des choses à partager autres qu'avec des individus transparents dénués de tout nom. « Oliver. Sans doute dois-tu être …, occupé. » Andy lâche le mot avec un mépris manifeste, de celui des jeux qu'il aime bien employer avec Oliver, comme une délicate frontispice dont il lui fait cadeau. Sa voix se fait lente, terrible. « Je crois, toutefois, que pour rien au monde tu n'abandonnerais ton cousin qui peine à trouver une place dans les bancs de sa maison .. » Il mime un soupir peiné, plein d'une gêne inexistante qu'il offre à Oliver tel un poison pour ses jours d'ivresse.


'Cause if I don't we'll both end up
With just your songs to say goodbye



    Sorry dad, I'm too young for all this stupid stuff Let's rearrange, I wish you were a stranger I could disengage. Just say that we agree and then never change soften a bit until we all just get along. But that's disregard, find another friend and you discard. As you lose the argument in a cable car; hanging above as the canyon comes between. She's on your mind. Everyone knows I'm in over my head.


Dernière édition par Andy Sword le Dim 14 Aoû - 20:07, édité 1 fois
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Oliver Webster
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MessageSujet: Re: In the cold light of morning. - fini \o/   Dim 29 Mai - 15:30
Les rayons de soleil passant à travers les rideaux chassait peu à peu l'obscurité d'une chambre bleue trop calme. Oliver n'avait que très peu dormi cette nuit, comme celle d'avant, et celle encore avant. Il pensait, et ceci monopolisait son attention. Il n'arrivait plus à se laisser aller, dormir était une épreuve. Il se releva légèrement, en appuie sur son coude droit, passa sa main gauche sur son visage et malaxa ses joues comme pour leur redonner forme. Il regarda autour de lui. Ses camarades semblaient profondément endormis. Oliver aurait pu être seul dans la pièce, il n'aurait fait la différence. En un soupir jaloux, il se leva, enfourchant ses pantoufles au passage pour ne pas devoir subir le froid mordant du parquet et avança vers la sortie. Apparemment, aucune fille n'était levée non plus. Oliver apprécia quelque seconde sa solitude. Après des jours enfermés, il était bien heureux de pouvoir être seul. Il avait cette impression de pouvoir, comme si le fait qu'il soit seul dans la pièce faisait de lui son propriétaire. Il resta un petit moment ainsi, passif, à ne regardé qu'à travers la fenêtre et autour. L'automne avait bien avancé, et son moral allait d'autant en prendre un coup.

Il avait traîné. Sans pour autant avoir jeté de coup d’œil à quelque montre que ce soit, il pensait plus ou moins être, à une heure pareille, le premier debout et prêt à attaquer une nouvelle journée. Cependant, la salle était déjà remplie, même de quelques uns de ses comparses bleus qui l'avaient apparemment devancé dans les couloirs. Oliver ne retenu une moue qui ne lui était pas naturelle. Il était comme déçu de n'avoir été le premier.
Il s'installa à la table des Serdaigles, comme à son habitude. Et commença à discuter avec des connaissances, parfois des amis, mais toujours des gens qu'il appréciait. Un sourire béa se dessina sur sa bouche alors qu'il parlait de quidditch, et de son envie de voler entre les arbres qui perdaient leur feuilles. Il s’éternisa sur son manque de liberté depuis que les Carrow avaient débarqués, et de son désir de la reconquérir après être sorti de la cage, avant de rire bruyamment à la faveur de sa babille balbutiante. Ce matin, il avait faim, et trouvait particulièrement à son goût ce qu'on leur avait servi. Pourtant pas un gros mangeur, ce matin-là, il avait baffré comme on baffre à Noël.

« Oliver. Sans doute dois-tu être …, occupé. » Il s’arrêta sec, hypnotisé par une voix bien trop familière. Andy aurait difficilement encaisser ne lui avoir fait aucun effet. Il se devait de réagir. « Je crois, toutefois, que pour rien au monde tu n'abandonnerais ton cousin qui peine à trouver une place dans les bancs de sa maison .. » Dans sa bouche, c'était un ordre. Oliver soupira et baissa les yeux, regarda derrière lui et vit une table de Serpentard à peine rempli. « Tu me désespère mon pote, t'as peut-être mieux à faire de si bon matin ? » En temps normal, il lui aurait tenu son air sarcastique, faussement désabusé et irrité, mais il lui souriait presque aujourd'hui, et occultait la présence des gens avec qui il discutait à l'instant. Andy obtenait toujours ce qu'il voulais, même quand Oliver s'efforçait à ce que ses desseins soient perturbés. Il avait depuis longtemps arrêté d'aller à son encontre, c'était la vie.
Les mimiques insupportables d'Andy, Oliver les voyaient aujourd'hui différemment. Il ne savait trop pourquoi, mais il se sentait d'humeur plus magnanime. « Ça faisait longtemps dis moi. T'as passé une bonne semaine je suppose ? » Il bu une gorgée de thé, le regardant légèrement de travers, le tout volontairement nonchalant.


He burns my skin, never mind about the shape I'm in • Blow a kiss at the methane skies, see the rust through your playground eyes. We're all in love tonight. Leave a dream where the fallout lies, watch it grow when the tear-stains dry just to keep you safe tonight


Dernière édition par Oliver Webster le Sam 18 Juin - 15:09, édité 1 fois
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Andy Sword
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MessageSujet: Re: In the cold light of morning. - fini \o/   Mer 8 Juin - 16:21
Just nineteen, a sucker's dream
I guess I thought you had the flavour
Just nineteen, a dream obscene
With six months off for bad behaviour


Il aurait pu prétendre à un jeu.
Andy aurait pu soutenir que son amusement était anodin, que ce n'était qu'une réjouissance parmi tant d'autres, un plaisir fantasque plein de mauvais goût. Le charme certain qu'il y avait à provoquer Oliver était d'un apaisement sans limite. Bien plus, au fond, que la certitude d'être un jour les maîtres incontestés de Poudlard ou la présence d'une amante véhémente à ses côtés, les lèvres rouges de ses baisers.

Ainsi, il savait pertinemment que ces interludes avait quelque chose de plus pressant que son petit-déjeuner, ses probables cours de sa journée ou la réunion routinière avec ses collègues de la Brigade. Il maniait leur étendue et leur intensité à sa guise : il n'était contraint de rien ni personne. Et le temps semblait presque s'arrêter quand il voyait son cousin frémir de cette colère froide qu'il saluait chaque matin. C'était de ces petits plaisirs que l'espèce humaine ne pouvait s'empêcher, une complaisance servile qu'Andy s'appliquait à assouvir avec ravissement.

Leur joie semblait presque équivoque quand il voyait les yeux bleus d'Oliver se teinter de cette nonchalance désinvolte et arrogante. Il ne sut plus très bien toutefois où était passé son sourire flamboyant, établissement ostentatoire de sa joie matinale : il songea à son laisser-aller langagier, à l'outrancière disposition qu'il avait adopté, freina soudain son attention, tempéra son transport. Il y avait pourtant quelque chose de naturellement beau dans le visage d'Oliver, Andy ne pouvait lui prétexter une disgrâce physique. Il s'était juste probablement trop laissé aller. Il n'était jamais né pour servir des causes aussi nobles que l'égalité ou la tolérance. Il n'avait pas le droit de croire en une valeur aussi servile que l'espoir. C'était une chose qu'Andy ne pouvait concevoir : longtemps, il avait entretenu l'espoir qu'il pouvait encore être changé, que ses mœurs pouvait se corriger. Oliver avait opposé de ces résistances passives qui avait fini par lasser son cousin.

Le monde parut soudain affluer dans la Grande Salle, les conversations se succédèrent et il fut difficile pour Andy de rester debout sinon de faire face à une marée constante d'élèves qui le gênerait dans son amorce de conversation avec Oliver. Sans prêter attention aux regards plein de curiosité de certains Serdaigle, il s'assit en face de ce dernier, le regard faussement concentré, l'air sérieux. « Je parie en tout cas qu'elle a été bien meilleure que la tienne .. » Son regard se couvre, il ne fait que simuler, de toute façon. « … Ce doit être difficile d'être dirigé par un homme que l'on déteste, n'est-ce pas ? » Il baisse la voix, jette un regard méprisant à la place qu'occupait le voisin d'Oliver il y a encore quelques minutes. « Mais plus encore le fait de se faire voir enseigner des matières qui nous répugnent par des individus qui ne sont de toute évidence pas faits pour enseigner. »

Il attrapa une pomme qu'il fit glisser entre ses doigts. Les luxuriantes victuailles avaient tari sa maigre envie de nourriture mais il ramena tout de même une carafe pleine d'un café noir qu'il se versa dans une tasse à laquelle il ajouta un sucre. La façon dont il faisait tourner sa cuillère était maitrisée, lente et mesurée. Il la posa près de la pomme, eut un instant de flottement enfin rapprocha sa tasse du bout de ses lèvres. Le thé était bouillant. Ses mains se désintéressèrent finalement de la tasse et continuèrent à caresser la fruit rouge. Le ton badin, il acheva : « Mais, bon. Il faut bien jouer le jeu. Sinon, ça n'a plus rien de drôle. »

Ses altercations avec Oliver n'avaient rien de frivole.

« Malheureusement .. » Sa voix est acide, son regard papillonne entre le verre et les yeux de son vis-à-vis, Andy pose nonchalamment son poing contre sa joue. « Je crois que ton cas n'est plus vraiment défendable. Et ce n'est même pas moi qui l'ai dit. Tu parais toutefois plutôt bien te débrouiller avec tes amis. » Son sourire est carnassier. « On raconte d'ailleurs, maintenant que Potter s'en est allé pleurer Dumbledore avec Granger et Weasley, que c'est ton Emily qui a pris les reines de votre stupide association .. C'est tellement .. tellement mignon. » Andy éclate d'un petit rire, tape deux fois son index contre le banc qui lui renvoie un bruit creux. Le soin qu'il prenait à entretenir un suspense latent s'appauvrissait. Ce n'était même pas l'apparente tranquillité d'Oliver qui le gênait mais une inexplicable langueur qui lui donnait envie de quitter la Grande Salle pour aller chercher la paix ailleurs. « Elle reste la première Gryffondor du coin à te larguer avec son courage et sa témérité, à nous accuser, nous – bouh, les méchants vert et argent ! – de couardise et de faiblesse. Cette pauvre idiote n'a jamais vu ce qu'était réellement la guerre, qui ne serait qu'un lointain souvenir si elle perdait son frère ou ses amis. Les valeurs n'existent que pour ceux qui s'enfonce dans une joie imbécile. »

Il croque dans sa pomme, fait glisser une longue gorgée de son thé contre sa gorge, il a l'impression de passer son temps à rire. Un tas de blagues ! « Les valeurs sont pour ceux qui n'ont jamais vécu que dans les livres, ceux qui rêvent d'amour ou d'amitié éternelle. Je crois, mon très cher cousin .. » Andy se redresse, pose ses mains de chaque côté d'une assiette vide où trône sa pomme, le visage narquois et mutin. « .. Qu'il y a deux possibilités. Soit laisserais-je ma gentillesse parler et dirais que tu es sans doute tombé amoureux de la mauvaise personne. Soit .. » Il lui semblait que c'était une machinerie infernale. « .. Soit deviens-je soudain réaliste et fréquenter de la racaille à Gryffondor est digne de ta personne. »

Mais c'était bien plus qu'un jeu.
Il lui semblait qu'à travers Oliver, il n'avait cesse d'affronter ses vieux démons, qu'il se débarrassait de la mollesse qui aurait sans doute pu salir ses rangs. La toute grande frustration qui résultait de l'injurieuse défaite des Webster ne pouvait être comblée que de cette façon. Le soin qu'il appliquait à faire céder sa prétendue grandeur d'âme était sa seule consolation face au constat d'un tel malheur. De plus, l'espoir qu'Oliver avait de les voir amis s'était tari à mesure que les années les séparaient. Il ne faisait pas preuve d'une grande ingéniosité sinon celle de manier les mots et d'une observation satisfaisante de sa personne. Par dessus tout, Andy était persuadé qu'Oliver, dans sa passivité écœurante, méritait bien ce qu'il lui arrivait.



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Oliver Webster
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MessageSujet: Re: In the cold light of morning. - fini \o/   Dim 19 Juin - 14:01
Oliver aimait se faire malmener, parait-il. Il n'avait jamais songé à regarder sa relation avec Andy d'un regard extérieur. Bien souvent, on lui disait qu'il se faisait assujettir par son cousin et bien souvent il acquiesçait, sans pour autant les prendre en compte ce genre de remarques. C'est vrai qu'il haïssait ce type, forcement, quelque part. Il s'immisçait dès qu'il en avait l'occasion dans ses affaires, il avait le droit à ses remontrances quotidiennes, mais à côté, ils riaient souvent ensemble et passaient la plupart de leur temps libre à se remémorer le passé - qui était devenue l'une de leurs activités privilégiés. Pourtant, la pression sociale avait régulièrement raison de lui. Il était toujours l'un des derniers à sortir de table. Il était aussi de ceux qui se taisaient quand quelqu'un parlait. Il avait la sensibilité des gens polis. Pourtant, Andy transigeait, d'une certaine manière à cette règle. Jadis, cela aurait eu un sens. Sa mère s'était montrée particulièrement insistante et intéressée par leur amitié - Qui n'était pour le coup qu'une suite de rapport à sens unique - naissante, alors que désormais, elle ne le gratifiait que d'un soupir narquois lorsqu'il lui annonçait qu'il allait passer la semaine au manoir. Il n'y avait actuellement rien qui le poussait à rester son ami, mis à part le fait contradictoire qu'il le considérait comme tel désormais, et ce depuis bien longtemps déjà.

Oliver se resservit à boire. Touillant dans son verre, il observa son sucre se disloquer en une multitude de cristaux trop petits pour être vu, dont l'amoncellement ressemblait à une mousse suspecte l'espace d'un instant. Il l'huma un instant la fumée parfumée qui s'échappait de sa tasse, avant d'y poser ses lèvres et d'en boire une timide gorgée. Patient, il attendit que ses sempiternels remarques qui semblaient amuser quelques-uns des camarades bleus à sa table touchent à leur fin, qu'il soit lassé, ou bien irrité par sa résignation. « Je me bats pour l'intérêt du nombre, cher cousin. Et aussi pour le tient, penses-y » Il se racla la gorge avant de le regarder dans les yeux, y guettant le moindre sourcillement de paupière traître. « J'imagine bien que ces temps-ci, tu dois te sentir un peu le maître des lieux, mais crois-tu vraiment que les mangemorts en ont vraiment quelque chose à faire des Sword ? La petite aristocratie sorcière n'est pas ce qui intéresse tu-sais-qui. Il est comme tous les despotes, il prône la fidélité, tout en en ayant peur. Dans une société pure, tu apparaîtrais bien fade et beaucoup trop dans la norme pour que ça te sied suffisamment, je t'assure. » De la bouche de quelqu'un d'autre, cela aurait tout à fait paru comme un reproche, de ceux qui creusaient un fossé entre l'agresseur et l'agressé. Dans sa bouche, ce n'était qu'une petite taquinerie au final, un moyen de rééquilibrer la balance - Non pas, certainement, sans une once d'agressivité, mais il l'avait cherché. En grandissant, Oliver avait pris plus d'assurance. Il lui sourit, amusé, peut-être fier et surtout impatient de le voir réagir et afficher une mine interrogative et mal à l'aise comme il arrivait parfois à lui tirer et qui le mettait particulièrement en joie.

Il avait volontairement occulté son interrogation principale. Avec Andy, c'était vain que de penser pouvoir avoir une vraie conversation de ce genre sans que sa tendance maladive à vouloir le mettre mal à l'aise ne survienne à un moment. Il n'avait peut-être pas retenu un petit mouvement de la commissure de ses lèvres, à la vu des gloussements de ses camarades. Et vraiment, il n'avait que très peu envie d'entretenir le débat ici et maintenant, devant des gens avec lesquels les échanges se résumaient à d'odieuses banalités. « Soit dit en passant, changer un peu tes fréquentations te feraient peut-être du bien. » Oliver se saisi de ses couverts avant de piocher dans le plat une gaufre qui avait mariné dans quelque chose d'assez indéfinissable pour son palais débutant, mais bon comme bien peu de choses qu'il avait l'habitude de manger. « Goûte ça, c'est bon. » Il découpa d'abord plusieurs bouts, par avant, avant de piquer dans l'un et de l'avaler. Il n'avait plus vraiment faim, mais il se découvrait un travers glouton, étonné presque.


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Andy Sword
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MessageSujet: Re: In the cold light of morning. - fini \o/   Sam 16 Juil - 5:12
Baptised with a perfect name
The doubting one by heart
Alone without himself


Andy tente d'apercevoir une lueur blessée dans les yeux de son cousin mais il paraît abîmé par une tranquillité dénuée de tout naturel. Désintéressé de l'affect vers lequel pourrait se diriger leur conversation, Andy aspirait à ce que ses propos provoquent une réaction, même moindre, d'Oliver. Il méprisait malgré lui ces instants irréfléchis où il laissait ses mots filer à une vitesse inconvenante. Il méprisait les instants où son dégoût envers Oliver atteignait des sommets déraisonnables, car ce n'était plus l'Andy sûr de lui-même et intègre qui s'illustrait, mais un adolescent dont la frustration était sans but. Les enjeux de sa relation avec Oliver, pourtant, avaient toujours été clairs : rien de bien subversif ne devait s'en réchapper. Il fallait cependant que son inaction continuelle provoque la plupart de ses colères.

Si Oliver s'ennuyait à satisfaire les codes qui régnaient au sein de Poudlard, Andy n'hésitait pas à les dédaigner, estimant sans complexes que ceux qui régissaient sa vie personnelle étaient d'ores et déjà suffisants. C'était sans doute ce qui expliquait la difficulté d'Andy lorsque cela concernait son cousin. Bien qu'il se dérobe à tous les clichés possibles et imaginables quand la thématique des maisons était abordée, Andy trouvait que pour un Serdaigle, Oliver avait un sens de la justice bien trop Gryffondor. Les Serdaigle possédaient un sang-froid qui établissait une distance même involontaire envers leur vis-à-vis. Oliver s'en dépêtrait avec la plus grande nonchalance, mené par ses idéaux et ses espoirs.

C'était une de ces mêmes fougues inexplicables qui pousse Oliver à une longue diatribe, de celles qu'on lâche en mâchant de la mie de pain, du bout des lèvres, avec cette négligence qu'il maitrise si bien et ce pourquoi Andy le trouve si désordonné. Oliver sait sans doute pertinemment que si Andy a la verve facile, la considération qu'il accorde à la répartie de son cousin est moindre. C'est parallèlement ce qui lui permet de conserver un ascendant sur ce dernier. Andy est incapable de réfréner le petit rire qui éclaire soudain son visage tandis que sa main abandonne la pomme à peine entamée et qu'il fait rentrer son doigt dans l'encolure de sa tasse de thé dont la chaleur disparaît lentement.

« Le seigneur des Ténèbres a besoin de troupes, d'hommes capables de servir ses idéaux, sa seule condition est de posséder un sang respectable. Qu'est-ce que tu crois qu'il m'intéresse d'obtenir ? Un nom, de l'argent ? Nous – ou plutôt devrais-je corriger – je fais partie d'un des clans sorciers les plus vieux et les plus riches d'Angleterre. » Andy semble soudain saisir tout le ridicule des paroles de son cousin, renverse le visage, étouffé par un rire plein d'incrédulité, de surprise et d'étonnement. Un rire presque agréable, sinon communicatif. Un regard et Andy retrouva une partie de son sérieux, bien que ses yeux demeuraient brillants et que sa bouche continuait d'être secouée par un spasme incontrôlable. Son ventre le chatouillait délicieusement. « Qu'est-ce qui pourrait m'intéresser chez les mangemorts, par exemple ? Qu'ont-ils que je n'ai pas, à part une marque, un sceaux dont ils sont marqués à vie? Qu'ont-ils sinon des Doloris supplémentaires tandis que je suis nourri, logé dans une école où l'on me demande de transmettre aux plus miséreux une leçon que je connais du bout des doigts ? » Andy s'étire paresseusement, enivré.

« Tu sais, Oliver. » Andy imitait l'indolence de son cousin à la perfection, à laquelle il ajoutait une consternation polie. Sa pomme d'Adam courait contre sa gorge, témoignage de la joie acide qui le secouait encore il y a quelques secondes. « Je ne pense pas que tu devrais parler de choses que tu ne connais pas. Tu es sans doute plus informé que moi sur les activités de tes amis les Gryffondor ou l'emploi du temps des enseignants, je te le concède sans souci, tu sais d'ailleurs que ce n'est absolument pas ce qui m'intéresse. » Il s'interrompit, approcha la tasse de thé dont il but un léger trait qui lui brûla la langue et la gorge. Sa voix était calme mais sèche. Si Oliver lui soupçonnait une envie de pouvoir au sein de Poudlard en profitant de la montée du seigneurs des Ténèbres, c'était qu'il le connaissait bien mal.

Le problème était bien plus vaste, assez pour qu'Andy s'y perde lui-même. Avancer à Oliver des arguments alors qu'il l'avait gratifié d'aussi peu de délicatesse n'était pas de son fait. Mme Webster avait beau posséder un maintien délicieux, elle n'avait omis d'inculquer les politesses les plus élémentaires à son fils.

Le pauvre garçon. « Mais que tu oses parler de la « société des sangs-purs », ou d'une aristocratie sorcière dont tu ne connais pas les coutumes est risible. Alors, si tu me permets .. » Il se décrispait soudain, laissait apparaître un sourire plein d'indulgence mais méprisant sur son visage. « Je préfère que tu saches d'abord où es ta place avant que l'on commence à se lancer dans des débats aussi stériles. »

Andy fit ensuite mine de réfléchir à ses propos sans répondre à la provocation concernant son cercle d'amis. Il était aisé qu'Oliver puisse lui renvoyer la pareille : n'était-ce pas ce sur quoi ils ne cessaient pas de se quereller, même gentiment ? De ces différences élémentaires qui s'apprivoisent et dont la présence nous paraît moins anodine à mesure que le temps s'écoule. Il parut prendre conscience du bruit assourdissant que faisait les conversations voisines, entrecoupées par des bruits de tasses, de cuillères qui s'agitent et de rire qui se dérobent. Andy en veut au monde d'être aussi superficiel. Levant un regard poli vers Oliver qui lui tend une gaufre coupée en petits morceaux, Andy attrape une fourchette dans laquelle il pique la sucrerie, qu'il scrute avant de se concentrer sur son cousin. « Menteur. Tu ne l'as même pas goûté. » Le goût est agréablement sucré, rien d'ostentatoire ou d'agressif – parfait pour contrebalancer avec son thé, un peu amer. « Je suis sûr que l'on aurait rien à redire de mes fréquentations, sinon. » Andy leva sa tasse qu'il trinqua dans le vide, signe soudain de connivence et d'apaisement. Il sentait qu'il était vidé, insouciant à l'idée de trouver des arguments pour décrier sur Oliver. Une paix passagère, dont il avait vraisemblablement tout autant besoin que son contradicteur.


War between him and the day
Need someone to blame
In the end, little he can do alone



    Sorry dad, I'm too young for all this stupid stuff Let's rearrange, I wish you were a stranger I could disengage. Just say that we agree and then never change soften a bit until we all just get along. But that's disregard, find another friend and you discard. As you lose the argument in a cable car; hanging above as the canyon comes between. She's on your mind. Everyone knows I'm in over my head.
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Oliver Webster
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MessageSujet: Re: In the cold light of morning. - fini \o/   Ven 29 Juil - 22:10
Andy continuait à construire ses châteaux de sable invincibles. Oliver de son coté désespérait. Bien des fois, il essayait de combattre les élans d'assurance sur-dimensionnés de son cher cousin, qui érigeait bien trop haut les cinq pauvres petites lettres qui formaient son nom. D'autant plus qu'il fallait avoué que bien des fois – et malgré toute l'amitié qu'il avait pour lui – il pouvait paraître risible et caricatural, si bien qu'on était en droit de se demander s'il ne le faisait pas exprès. Et Oliver put admirer avec un plaisir toujours renouvelé la façon si particulière qu'il avait – un peu maniérée - à afficher sa condescendance lorsqu'il ne le prenait pas au sérieux. C'est que le blondinet avait des idée bien arrêtés, refusant de voir et ce malgré bien des alarmes que son siège sanglant et doré était branlant.
Oliver continuait à manger sans faim, indolence qui masquait son impatience, regardant avec des yeux qu'ils voulaient le plus vide possible - si bien qu'on ne saurait déceler, de loin, sur son visage s'ils parlaient de cuisine ou bien d'héritage – le pale éblouissant des cheveux de son interlocuteur. « Je te connais bien cousin, si jamais tu avais à y trouver ton compte, pour je ne sais quelle raison, malgré ta fierté maladive – admet le tout de même – tu me vendrais à eux sans aucun remord si ça pouvait assurer la pérennité des Sword. » Oliver jeta un regard aux alentour, jaugeant de loin l’intérêt que des oreilles indiscrètes pourraient porter à leur conversation. « Et – ce n'est qu'une supposition – dans l'hypothèse – je dis bien, peut-être... - où Qui-Tu-Sais – imagine, hein – et bien... assit son pouvoir plus longtemps qu'on ne le pense, tu ne feras pas long feu mon vieux avant de devoir lui prêter allégeance si tu veux avoir une quelconque valeur dans le nouvel ordre sorcier » D'un haussement suggestif des sourcils, il termina sa phrase. D'un petit sourire narquois en coin, il l'invita à reconnaître – pour une fois – qu'il avait raison.

« Sache que j'en sais certainement plus que toi sur comment a évolué la société sorcière et ses aristocrates. Tu sais surtout tout ce que ton père a voulu bien te dire et tu as peut-être lu quelques livres sur le sujet écrits par nos ancêtres aussi. Mais figure toi que j'ai les même à la maison... » Un soupir siffla de sa bouche. Il repensait à sa mère qui, certainement pensait exactement pareil et qui dans sa passion pour la famille Sword a composé une petit collection qui tend à être complète de l'Histoire Swordienne. « Oui, et même, vu le genre d'ouvrage et te connaissant, je dois les avoir davantage lus que toi... Et on veut bien parler de feu illustre Sorciers puissants et célèbres, mais pas de la manière dont les Swords ont perduré durant des années, malgré des contextes – dira-t-on – changeants » Oliver qui avait pris une mine sérieuse se détendit et lui sourit. Il posa la main sur les cheveux plutôt lisses d'Andy, fonçant les sourcils brièvement, choqué par la nette différence de texture malgré qu'ils soient liés par le sang. Il l'ébouriffa comme on ébouriffe un enfant. C'était peut-être ce qu'il avait de plus condescendant à sa disposition, mais aussi le plus fraternel qu'il ait pu trouvé dans ce genre de situation. En général, c'était Andy qui prenait les devant pour quels que rapprochements physiques que ce soient.

Entre deux gorgées de thé, Oliver s'attendait à entendre les justifications d'Andy à propos de ses fréquentation que le bleu aurait souhaité pour son bien moins monochrome. « D'accord, tu as de bonnes fréquentations... »


He burns my skin, never mind about the shape I'm in • Blow a kiss at the methane skies, see the rust through your playground eyes. We're all in love tonight. Leave a dream where the fallout lies, watch it grow when the tear-stains dry just to keep you safe tonight
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Andy Sword
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MessageSujet: Re: In the cold light of morning. - fini \o/   Dim 14 Aoû - 20:06
Everyone knows I'm in
Over my head
Over my head
With eight seconds left in overtime
She's on your mind
She's on your mind


« Si je suis bien ton raisonnement .. » Quelque chose, d'une façon presque imperceptible, paraît transparaître continuellement dans la voix d'Andy. Un détachement inexplicable sinon perpétuel : une éternelle indifférence suave, d'où s'écoulait une politesse généreuse, seul masque tangible que l'on pouvait réellement accorder à l'aristocratie sorcière, cette haute-société privilégiée qui usait de mille visages pour mieux réussir. Une distance supplémentaire qui marquait une fois de plus les traits de l'homme que l'adolescent dissimulait encore – un dogme de sa plus tendre enfance qu'il maniait sans plus même en avoir conscience. Et c'était sans doute au point culminant de son existence qu'Andy parvenait à la manipuler avec un brio aussi accompli, avec un zèle et une obéissance qu'il n'avait jamais pu se soupçonner. Une époque où, enfin, les idéaux qu'il avait pris tant de temps à assimiler prenaient forme sans qu'il n'en fasse rien.

Que sont les reproches de ce demi-cousin, cet adolescent renfermé et plein d'amertume, d'indolence et de suffisance face à la satisfaction qu'il ressent chaque jour lorsqu'il s'éveille ? Que signifient ses accusations, quel sens doivent-elles prendre ? Pas assez impur pour intégrer complètement la bande des Gryffondor – pas assez noble pour reprendre ses rangs.

Andy ne savait si c'était les vestiges d'une vague amitié enfantine ou la pitié qui le liait encore à Oliver. Il était de ces adolescents inachevés, qui occupaient la majeure partie de leur temps à s'échiner sur leurs rêves – la victoire de Potter, le corps – ou le cœur, fallait-il cependant qu'Oliver fasse les frais de telles bassesses d'âme – de sa blonde Gryffondor – en ayant cesse de s'amollir et vouloir entrainer leur entourage avec eux. Il devait demeurer en lui quelque prestance désuète, pleine de charme, couplée à la fougue adolescente pour qu'Andy poursuive encore ses convictions avec une telle certitude : n'était-ce a fort propos point plus confortable de se soucier de son avenir, de ses projets et de ses envies ? Il n'avait jamais à remettre en question son devenir – une telle évidence était presque indécente.

Andy laissa succéder une gorgée de thé le long de sa gorge, sentant les quelques restes de feuilles de menthe suivre contre son palais, curieusement rassasié – il l'empêchait de savourer son repas convenablement, armé de sa sempiternelle litanie sur l'incapacité des Sword à agir comme il le voudrait. « Je serais incapable de devenir mangemort parce que je ne suis pas assez impliqué, j'irais jusqu'à t'offrir en compensation et ensuite .. je croupirais dans mon trou de sang-pur mal léché ? »

Il s'empêcha de hausser son sourcil trop haut, posant une main sur ses cheveux qu'il ébouriffa par simple réflexe – il n'aimerait assurément pas qu'on réserve le même sort à ses boucles négligées de fauve sauvage. « C'est toi qui t'impliques trop. Regarde-moi ces cernes, regarde-moi ce maintien fébrile, ce regard brumeux. Vous n'avez aucun sens de la tenue, M. Webster. » Andy laissa passer un temps, ajustant une dernière fois une mèche blonde qui lui obstruait la vue, secouant le bouton de sa chemise. « Tu lis trop, tu as trop lu et tu finiras sans doute dans un foutu coin de Fleury et Botts à lire tes foutus bouquins en rêvant d'une femme assez peu paresseuse pour te satisfaire et compenser ton inaction. »

Encore une facette du comportement d'Oliver qu'il n'était jamais parvenu à accepter – Andy espérait encore trouver un aspect de sa personnalité qui ne le dépassait pas avant la fin de leur petit-déjeuner. Il n'y avait aucune noblesse à soutenir des causes finies ; aucun courage à convoiter une fille qui savait à peine qu'il existait ; aucune modestie à prétendre à la retenue et à la méfiance. Les arguments ad-hominem d'Andy carraient ceux d'Oliver avec acidité ; tout semblait opposer

« Autant de raisons qui font que je ne te vendrais jamais, même avec tous les gallions du monde. Plutôt rejoindre le gentil clan des gentils amis du gentil défunt Dumbledore plutôt que me débarrasser de mes responsabilités. » La gentillesse et ses dérivés sonnaient presque comme une insulte dans sa bouche. Plus rien ne semblait compter sinon les réactions d'Oliver – n'était-ce pas de sa faute si son appétit s'était coupé ? – bien qu'Andy se servit une nouvelle fois dans l'assiette de son cousin, sentant ses papilles se remplir d'une saveur acidulée, bien loin désormais de la fraîcheur de la menthe de son thé achevé. « Ou, quant à choisir – car tu aimes les choix, je crois, cousin – devenir un sang-de-bourbe paraît peut-être moins dégradant. »

Et l'adolescent se laissa lentement choir contre le dossier imaginaire de son tabouret, craquant un à un les doigts de sa main, soudain repus et épuisé du tournant que prenait leurs conversations de futurs politiciens accaparés. Andy réalisa soudain que c'était l'une des premières fois qu'il prononçait concrètement le terme de « sang-de-bourbe » - bien qu'il désigne des êtres dégradants, Andy considérait qu'il était dénué de toute finesse. Le crédit tout-puissant que les sang-purs lui accordaient était effarant : il préférait, par simple principe, user d'alternatives langagières qui ne portent point atteinte au soin de son expression. Il haussa cette fois le second sourcil, un air presque désolé au visage. « Rends-toi à l'évidence. Tes gaufres nous assomment de sujets barbants. »

Il tenta d'esquisser un sourire, le regard moqueur. « Je devrais faire comme ce bon vieux Fol-œil, avec ses crédos de paranoïaque. On raconte qu'il est mort, au ministère. Il n'avait malheureusement plus grand chose à protéger. » Andy laissa échapper un baillement, recouvrant le bout de ses lèvres de son poing fermé, qu'il ouvrit ensuite et fit glisser le long de son visage, une expression satisfaite brillant dans ses yeux. « Il serait dommage que je commence à précipiter les choses aussi jeune, surtout avec l'avenir qui n'attend que mon consentement pour m'accueillir à bras ouverts. Un physique avantageux a toujours plus d'impact s'il est entretenu et mis en valeur. » Il rapprocha lentement le bout de son pouce qu'il mordilla, l'air pensif. « Vaut mieux qu'on évite ce genre de choses à l'avenir. Tu me ferais presque devenir aussi négligé que toi. » Ce fut sans doute ce qui expliqua pourquoi Andy se leva ensuite aussi soudainement, le visage aggravé par une lueur d'avertissement – qu'il masquerait par une fausse recommandation de parent soucieux du bien-être de ses proches.

Il n'était pas réticent à s'occuper du carnet d'adresses d'Oliver si celui-ci déniait déjà à retravailler le fondement de ses idées. Il arrivait parfois qu'Andy se demande ce qu'il aurait pu advenir de leur équipe si Oliver s'était retrouvé aussi sang-pur que lui : il restait intiment persuadé que sa discrétion et son intelligence l'aurait mené au sommet. Et puis soudain, le silence se fait et les conversations alentours s'élèvent alors que le regard des deux adolescents se concentre dans des directions différentes. La sensation impérieuse de victoire apparaissait de nouveau – tout allait bien. En éternelle compagne lui suivait une langueur inexplicable, mue de la frustration – tangible, cette fois – qu'il ressent à l'idée d'être incapable de redevenir l'enfant complice qu'il était avec Oliver. Cette rancœur est toutefois toute offerte à ce dernier parce qu'il ne viendrait jamais à l'idée du Serpentard que ses manœuvres sont encore truffées d'erreurs, emplies d'arrogance et de dédain.

Andy n'avait jamais rien eu à se reprocher : c'était presque dans l'ordre des choses – jamais il ne s'était remis en question. Et jamais il n'avait pu parvenir à agir comme Oliver lui conseillait en laissant court à son existentialisme – il lui semblait qu'il ne réfléchissait que par intérêt et que cela ne lui avait jamais déplu en outre mesure. Il offrait volontiers le loisir de psychologie à son cousin tant celui-ci y semblait à l'aise, ainsi embourbé dans son éternelle soif de connaissance, sa volonté inflexible de toujours vouloir en savoir plus. Andy n'aurait jamais été aussi révolté si Oliver en avait tiré profit. Évidemment, il ne s'empêchait ensuite point de lui vomir ses relents de fidèle Gryffondor, boursouflé de valeurs faussées de bon sens.

En se levant vers la table des Serpentard, le regard subitement apaisé à la vue d'Alyssa et de Madison, Andy se souvint de ce qu'il devait rappeler à Oliver avant que le temps ne leur manque. Tandis qu'il rajuste le col de sa veste plus par habitude que par véritable élégance, le plat de ses mains s'égare le long de la table de bois, son visage se fait parfaitement lisse, son regard est neutre – Andy réintègre lentement ses rangs. « Le repas de Halloween chez les Sword tient toujours. J'ai réussi à convaincre que mon père que malgré la circonstance, rien n'empêche que tu puisses t'amuser sans toutes ces histoires stupides de statut. » Qu'il soit traître à son sang ou Serdaigle désœuvré, Oliver Webster restait un enfant à qui il fallait tendre les jouets pour qu'il s'en saisisse.


Spoiler:
 

Topic fini !



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MessageSujet: Re: In the cold light of morning. - fini \o/   Aujourd'hui à 23:40
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In the cold light of morning. - fini \o/

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