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  Intrigue ▬ Chapitre 5.

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MessageSujet: Intrigue ▬ Chapitre 5.   Ven 6 Mai - 11:51
Chapitre 5 : La Libération.

Les prisonniers de « La Cage » ont été libérés la nuit dernière. Après les retrouvailles avec leurs amis, ils veulent enfin manger un vrai repas.
Lorsqu’ils ont été enfermés, leurs baguettes leur ont été retiré. Severus Rogue avait pour mission de rendre les baguettes des nés-moldus inutilisables. Il a réussit.
Toutes les baguettes, celles encore fonctionnelles et celles non fonctionnelles, ont été déposées sur le sol de la Grande Salle.
Les premiers élèvent arrivent dans la Grande Salle et découvrent les baguettes.
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Sorrow C. Caldwell
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 5.   Sam 7 Mai - 14:30
    La porte s’ouvrit alors. Elle grinça doucement et je m’étais relevé d’un bond. Je cherchais ma baguette mais alors que mes mains cherchèrent dans mes poches, je me rendis compte que je ne l’avais plus. Je me rappelais alors que j’étais ici, enfermé avec tous les autres, dans cette « Cage ». Alors cette silhouette arriva vers nous et regarda alors chaque individu présent dans la pièce. Je n’osais pas parler. Je ne reconnaissais pas cette personne, je ne savais même pas si c’était un Mangemort, si elle allait tous nous tuer, si c’était la dernière fois que je pourrais embrasser Lulvia. Instinctivement, je me rapprochais d’elle et cherchait sa main. Je voulais juste un dernier contact avant de mourir. Je voulais juste lui dire je t’aime une dernière fois. Alors l’homme leva sa main mais contre toute attente la posa sur sa bouche pour nous intimer de nous taire. Il nous libéra la sortie. Nous étions libres. Alors mes jambes se dérobèrent sous moi et machinalement, les larmes parcoururent mes joues toutes seules. Quelque chose se libéra en moi et je pu enfin respirer plus normalement. Je vis alors les autres commencer à sortir et je me relevais alors. J’avais envie d’hurler de joie mais aucun son ne sortit de ma bouche. J’étais trop stupéfaite et pleins de sentiments mélangés se mêlèrent dans mon esprit. Je pris la main de Lulvia et je l’entraînais vers la sortie. Je ne voulais pas qu’on nous oublie. Je ne voulais plus rester ici. Mais juste avant de passer la porte, je jetais un dernier regard dans la pièce. Le corps d’Arthur y était toujours étendu et une odeur nauséabonde en sortait. Je restais un instant là à le regarder et la tristesse m’envahit. Un de nous ne serait jamais sortit d’ici. Un de nous était mort et les parents n’auraient sans doute jamais le corps de leur enfant. Paix à ton âme Arthur.

    Nous sortîmes donc tous et nous regagnâmes nos salles communes et nos dortoirs. Comme-ci de rien n’était, comme-ci nous n’avions jamais été enfermés. Je ne voulais pas quitter Lulvia. Alors pendant un long moment je restais avec elle. Finalement, nous concentirent à nous séparer pour la nuit. Je m’allongeais alors sur mon lit depuis trop longtemps délaissé. J’avais mal de partout et même plus particulièrement à ma main. Mais elle attendrait encore un peu. Pour l’instant, je n’aspirais qu’à une chose : dormir. Je fis pas mal de cauchemard durant cette nuit. Je revoyais sans cesse le corps d’Arthur, tous ses visages apeurés et ma main me lançait encore énormément. Finalement, le jour se levait enfin. J’étais près de la fenêtre et je regardais le jour se lever. Un sourire parcourut mes lèvres. Douce lumière. Que c’était bon de revoir la lumière du jour. J’entendis les autres se lever. Puis des voix, des murmures, des cris de stupéfactions et bientôt j’eus droit à quelques accolades de mes camarades de Gryffondor. J’étais heureux de revenir parmi eux. On essaya de me questionner sur ce qui c’était passé mais je ne répondais pas. Il était impossible pour moi de dire quoique ce soit. J’avais encore trop mal. Je pris alors une bonne douche. Je soupirais de bonheur en sentant l’eau couler sur ma peau. Que ça faisait du bien de se laver. Un vrai bonheur. Déjà, je me sentais un peu mieux. En sortant de la douche, après mettre habillé, je retrouvais des vêtements secs. Alors mon regard tomba dans la glace. Je vis alors mes joues creuses, des cernes énormes, mon teint blême, la fatigue, et aussi la peur pouvait se lire sur mon visage. Et ce dernier point me surprit. Je restais un moment à me regarder dans la glace. Et j’entrepris alors enfin de me raser. Je sortis alors finalement du dortoir des garçons où j’attendis au bas des escaliers ma petite amie. Une fille sortit à ce moment-là et vint me dire qu’elle dormait encore. Je décidais de la laisser se reposer et me dirigeais vers la Grande Salle pour enfin manger quelque chose de consistant. En chemin, je demandais quel jour nous étions et quand je sus la réponse je restais cloué sur place. Impossible, je ne pouvais pas être resté enfermé douze jours quand même… Mon ventre me rappela alors à l’ordre et toujours aussi étonné, je me dirigeais vers la Grande Salle. Arrivé là-bas, je vis alors toutes les baguettes étendues sur le sol. Je m’arrêtais devant et cherchais la mienne du regard. Finalement, je la retrouvais parmi toutes les autres. Je fus alors soulagée quand je l’eus entre mes mains. Je levais alors ma baguette et la pointais sur une pomme.

      ELLIYÖT Accio pomme !


    La pomme s’éleva dans les airs et vint jusqu’à moi, je l’attrapais eu vol et mordit dedans. Le goût sucré de celle-ci m’empli la bouche et un sourire satisfait se dessina sur mes lèvres.

    Nous étions libres.


Animal I have become

i can't escape this hell so many times i've tried but i'm still caged inside somebody get me through this nightmare i can't control myself so what if you can see the darkest side of me? no one would ever change this animal i have become help me believe it's not the real me somebody help me tame this animal © belzébuth
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Emily Bradsburry
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 5.   Mar 10 Mai - 19:38
    C’était comme si le temps s’était arrêté. La porte s’était ouverte sur une silhouette dont elle n’arrivait pas à lire les traits, et Emily s’était levée lentement, prête à protester, pensant qu’il s’agissait un des Carrow, Rogue ou peut-être même un élève de la brigade. Puis la personne avait porté un doigt à sa bouche dans un geste qui leur intimait de ne pas parler, avait ensuite fait signe de sortir de là et tous s’étaient exécutés. Emily n’avait pas immédiatement compris la nature du geste de la silhouette car malgré l’heure qu’il était, la lumière de la nuit s’infiltrait dans la pièce et elle était en contre jour. Cela faisait tellement de temps que les élèves n’avaient pas vu la lueur du jour ni même celle de la nuit que les yeux de la Gryffondor avaient été agressés par la lumière. Puis peu à peu, les élèves avaient quitté la Cage.
    Figée, la jeune femme les avait regardés quitter cet enfer, n’osant en faire de même. C’était fini. Aussi simplement qu’un inconnu qui ouvre la porte et les délivre tous dans un silence de surprise et de stupéfaction. Elle avait déjà imaginé le scénario de leur libération, mais jamais elle n’aurait pu penser que cela se passe ainsi tant c’était irréel.

    Emily faisait parti des derniers élèves à sortir de la pièce, et son regard avait balayé la Cage désormais vide, pour enfin se poser sur les couvertures qui dissimulaient le corps d’Arthur. Depuis qu’il était mort, son corps reposait dans un coin de la pièce, et les effluves de son corps en décomposition avaient commencé à envahir la pièce, l’empestant. L’odeur était abominable et tous s’étaient éloignés de cet endroit tant c’était intenable.
    A la suite des autres, elle avait quitté la salle après l’avoir regardé une dernière fois.
    Dans le couloir, les élèves s’étaient regroupés autour de l’homme qui leur avait dit de retourner dans leur dortoir sans se faire remarquer. Emily avait voulu lui parler, lui dire qu’il devait s’occuper d’Arthur, ne pas le laisser seul dans cet enfer, et surtout le rendre à sa famille. Mais elle n’avait pas réussi à parler tant l’émotion l’avait submergé d’être enfin libre.


    Les élèves se dispersèrent en groupes, retournant certainement dans leurs dortoirs pour se laver et enfin dormir confortablement. Certainement n’auraient-ils pas l’esprit reposé avant des jours, des semaines, peut-être même des mois, mais ils pouvaient au moins reposer leurs corps.
    Quand à elle, Emily s’était éloigné des Gryffondor, allant dans un couloir opposé à celui qu’ils prenaient pour se rendre à leur salle commune.
    S’adossant d’abord au mur, elle prit une grande inspiration les yeux fermés, puis lorsqu’elle les rouvrit, elle s’éloigna du mur et y fit face. Lentement, sa main droite s’était posé sur les pierres froides de Poudlard, et un soulagement immense s’était imposé en elle. Quand était la dernière fois qu’elle avait touché ces pierres, foulé ce sol ? Depuis combien de temps n’avait-elle pas ressenti cette sensation de sécurité que le château lui avait toujours offert ?

    Elle commença finalement à se rendre à sa salle commune, sans même penser à chercher Seth. Lorsqu’elle entra dans le repère des Gryffondor, tout le monde était déjà monté dans les dortoirs, certainement était-elle resté plus longtemps qu’elle ne l’avait pensé dans le couloir.
    Immédiatement, Emily se rendit aux douches et en prit une glacée. Elle resta longtemps sous l’eau, immobile, réalisant peu à peu que le cauchemar était fini. Que le lendemain matin, elle se réveillerait dans son dortoir et comprendrait alors que cette libération n’était pas un rêve mais qu’elle était bien réelle. Qu’elle était en vie.
    Au sortir de la douche, elle se regarda longuement dans un miroir, détaillant précisément son visage. Des cernes s’étaient installées sous ses yeux et son visage s’était creusé, avait maigri. Elle comprit alors que non seulement elle était accablée moralement, mais que son corps lui aussi était exténué. Son regard se posa sur son genou et elle grimaça en voyant l’état dans lequel il était : un hématome s’était étendu sur le membre entier et une plaie peinait à cicatriser, sûrement infectée. Puis ses yeux regardèrent ses mains, ses bras, sa peau toute entière. Elle semblait si blanche, presque translucide tant le manque de soleil et de lumière était grand. C’était comme si elle avait passé sa vie entière dans le noir.

    Elle soupira et s’effondra sur son lit, tellement à bout de forces qu’elle était endormie avant que sa tête ne touche l’oreiller.


    Elle se réveilla le lendemain matin après une nuit à la fois agitée et revitalisante. Elle avait cauchemardé d’Arthur, revoyant son corps sans vie sur le sol, elle avait revécu l’horreur de la Cage mais son corps lui s’était reposé. Cela faisait des nuits qu’elle n’avait pas dormi sur un matelas et le sol en pierre de la Cage lui avait ruiné le dos.
    Après avoir été accueillie par les filles de son dortoir qui lui dirent combien elles avaient eu peur et combien elles étaient heureuses de la retrouver, elle s’habilla lentement, choisissant des vêtements de couleurs ternes et qui cachaient les endroits de son corps abîmés, notamment son genou qu’elle recouvrit d’un jean en prenant soin de ne pas se faire mal. La jeune femme voulait absolument dissimuler sa peau tuméfiée, car dès qu’elle voyait ses plaies, elle se remémorait la Cage. Elle voulait penser à tout sauf à ça.
    Parce que malgré le fait qu’elle en était enfin sortie, c’était comme si rien n’était fini. Comme si on allait venir la chercher et lui faire revivre cette torture dont elle n’arrivait et n’arriverait certainement jamais à s’en remettre.

    Emily quitta la salle commune seule et se rendit lentement à la grande salle. Elle n’avait toujours pas vu Seth et l’absence de son frère commençait à lui peser. Plus que jamais elle avait besoin de lui, besoin de ses bras pour se sentir enfin en sécurité, besoin de sa voix, de son regard, de son cœur. Elle avait besoin de lui comme de l’oxygène, et elle commençait à suffoquer.

    Dans la Cage, elle avait perdu pas mal de poids à force de sacrifier ses repas pour les autres, et elle s’en rendit compte à cause de l’effort que se rendre à la Grande Salle lui demanda. Quand elle y arriva, Emily était essoufflée et se sentait faible. La seule chose que la Cage avait pu développer en elle était le mental.

    Lorsqu’elle entra dans la Grande Salle, la première chose qu’elle remarqua mis à part le monde qui y était présent fut le tas de baguettes étalées sur le sol. Elle s’y rendit immédiatement, et après les plusieurs minutes qui lui fallut pour retrouver la sienne, elle réalisa enfin qu’elle était libre. Elle avait récupérer sa baguette.
    Elle s’approcha en boitant d’Elliyöt et passa une main amicale sur son dos. Ils étaient maintenant liés à jamais par ce qu’ils venaient de vivre ensemble. Le regard de la Gryffondor se posa sur la main de son camarade et constata à la lumière cette fois-ci qu’elle semblait vraiment cassée. C’était moche à voir et elle se demandait comment il avait fait pour tenir avec une blessure de ce genre.
    Elle voulut lui dire quelque chose, va te soigner, c’est enfin fini, tout est terminé ou une parole dans ce genre la mais rien ne vint, tout simplement parce qu’il n’y avait rien à dire. Elle avait sa main posée sur le bras du garçon car elle avait peur d’être seule. Peur qu’on la réveille et qu’elle revive tout ça.

    Elle voulait Seth plus que tout au monde.





Only one person can sometimes combine two others.




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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 5.   Mer 11 Mai - 20:19
    Depuis des jours et des jours, les élèves étaient encore dans cette pièce avec le corps d'Arthur qui commençait à sentir, ce qui était très désagréable. Puis, soudain la porte s'ouvrit, un homme à l'identité inconnu mit un doigt sur ses lèvres pour dire aux élèves de ne pas faire de bruit, puis les entraîna en dehors de cette pièce. La Serpentarde hésita quelques instants avant de le suivre, n'était-elle pas en train de rêver ? C'était vraiment réel ? Elle mit plusieurs secondes voir minutes avant de réaliser qu'elle pouvait sortir de cette pièce qui empestait vraiment. Elle était encore assise là près de son mur, l'endroit qu'elle n'avait presque pas quitté depuis elle ne savait quand, depuis l'enfermement. Mais, en voyant les élèves qui sortaient, elle fit de même en regardant cette pièce qu'elle n'avait pas quitter, cette pièce qu'elle ne reverrait surement plus un jour. Étant donné que c'était la nuit, il était très difficile de percevoir les couloirs dans lesquelles les élèves se faufilaient. Après quelques minutes, l'inconnu s'immobilisa en disant aux élèves de se rendre dans leurs dortoirs sans faire de bruits. Tout le monde s’exécuta, d'ailleurs, la jeune femme ne se fit pas prier pour monter dans son dortoir. Elle n'avait pas vraiment envie de savoir l'identité du sauveur, de savoir si c'était un professeur ou autre, non strictement rien, elle était beaucoup trop fatiguée pour cela. Elle ne réalisa pas encore la chance qu'elle avait d'être libre, juste une seule chose résonnait dans son esprit, c'était qu'elle allait retrouver son lit chéri.

    Une fois arrivé dans sa salle commune, elle la regarda comme si cela faisait des lustres qu'elle n'y avait pas mis les pieds. Il devait être tard, vu qu'il n'y avait pratiquement personne de présent. Donc, sans s'attarder, elle alla dans son dortoir et se dirigea directement vers son lit. Elle n'allait pas se laver ni même se changer, elle se moquait complétement du fait qu'elle dormait habillée ou non. Il lui avait semblait si longtemps, qu'elle n'avait pas dormit complétement. Mais malgré elle la nuit ne fut pas vraiment de toute repos, en effet, elle fit quelques cauchemars, des cauchemars qui lui semblait réel. Elle arriva tout de même à s'endormir et dormit donc comme un loir. Le matin, un rayon lumineux du soleil qui se leva transperça la fenêtre du dortoir, ce qui eut pour effet de réveiller la jeune femme. Elle resta dans son lit longtemps à contempler la fenêtre et le soleil ; qu'est-ce que cela lui avait manqué, oui vraiment manqué. Puis elle entendit des personnes qui parlèrent et l'appeler, elle se leva alors hors de son lit, et fut assaillis par les filles du même dortoir qu'elle, qui lui disait à quel point elle leur avait manqué et à quel point elles étaient heureuse de la retrouver. Evangelina ne s'éternisa pas avec elle, car elle avait maintenant très envie d'aller prendre une douche, une bonne douche à vrai dire. Elle alla dans la salle de bains et quitta ses affaires de la veille pour aller dans la douche. Sentir l'eau chaude sur son corps, lui fit quelques frissons et elle réalisa à quel point la vie là-bas avait été cruelle. Après de longues minutes sous la douche, elle sortit puis s'arrêta net devant le miroir. Elle s'observa longuement. Son corps et son visage avait véritablement changés. Elle avait des cernes sous les yeux, ses joues étaient amaigries, elle avait beaucoup maigris aussi et on pouvait aussi voir que le manque de soleil avait causé la peau blanche qu'elle arborait maintenant. Elle poussa un soupir et alla s'habiller.

    Une fois habillée, elle décida d'aller dans la grande salle. Elle descendit les escaliers, et sourit faiblement à quelques personnes qu'elle connaissait. Oui, elle était à bout de force, cette cage, en plus de l'avoir amaigri lui avait aussi vidé de toutes ces forces. C'était donc pour cela qu'elle était décidée à aller manger quelque chose dans la grande salle car elle mourait littéralement de faim. Elle espérait aussi qu'il y ai des framboises, cela serait tellement merveilleux se dit-elle alors. Puis elle se demanda d'un coup combien de temps avaient-ils étaient tous enfermés dans cette cage ? Est-ce que tout le monde allaient bien ? Mais, elle oublia très vite ces questions, en rentrant dans la grande salle. Il y avait déjà beaucoup de monde alors qu'il ne devait pas être très tard, elle remarqua des personnes qui étaient autour de quelque chose. Elle se précipita donc dans la direction et vit toutes les baguettes des élèves qui étaient dans la cage posées par terre. Elle chercha la sienne et s'empressa de la prendre une fois qu'elle la trouva. Pas très loin d'elle, la Serpentarde vit Elliyöt et Emily, qui eux aussi avaient récupérés leur baguette. Elle n'alla pas vers eux, se disant qu'avec ce qu'ils venaient de vivre, ils avaient sûrement pas envie qu'on les "déranges". Son ventre émit un grognement et la poussa donc à aller chercher quelques framboises présente (à son plus grand bonheur) sur la table des Serpentards.


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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 5.   Jeu 12 Mai - 15:13
Comme la plupart des élèves, Nelson était resté figé en voyant la porte s’ouvrir entièrement, ce qui n’était pas arrivé depuis une dizaine de jours, depuis l’apparition de Rogue et la sortie d’Alyssa. Il n’avait pas tout de suite cru que quelqu’un était venu les chercher. Après tout ce temps, il n’espérait plus vraiment sortir d’ici un jour. Mais c’était arrivé. Après l’hésitation générale, tout le monde s’était dit que c’était l’occasion ou jamais de sortir. Il avait jeté un coup d’œil à leur sauveur, sans reconnaître de visage familier. Personne n’avait posé de question sur son identité, l’homme risquait gros. Enfin l’homme … Il semblait avoir le même âge que lui, pourtant il devait être bien plus âgé vu son savoir. Il avait réussi à briser les sorts qui protégeaient la porte. De toute évidence, le visage qu’ils avaient vu n’était pas le vrai. Mais personne ne s’était éternisé. Ils avaient suivis ses instructions en regagnant leurs dortoirs. Bien sûr, ça avait été risqué, ils auraient pu croiser un prof. Mais cette nuit-là la chance leur avait sourit. Ils s’étaient tous glissés dans leur lit sans le moindre bruit, savourant un matelas douillet avec bonheur. Ce n’est que le lendemain matin que les autres s’aperçurent de leur présence. Ravis de retrouver leurs camarades disparus depuis plusieurs jours, ce fût en général une effusion de joie. Sauf que chez les Serpentards, c’était bien divisé. La maison couvait de nombreux pro-Carrow et pro-Voldemort. Cette libération était louche. Nelson se doutait que d’ici peu, Rogue allait être mis au courant des événements de la nuit. Mais bon, adviendrait c’qu’adviendrait.
Prochaine étape : prendre une douche. Une vraie bonne douche. Il avait laissé ses amis avait de rejoindre la salle de bain et de profiter de cet objet qui lui avait tant manqué. Il passa plusieurs longues minutes sous le jet d’eau. Mais déjà son ventre l’appelait. Il avait faim, et il allait enfin pouvoir manger un vrai repas. Rien que d’y penser il en avait l’eau à la bouche. Une bonne brioche chaude, une tasse de café, un jus de citrouille bien frais, voilà de quoi le faire rêver. Il se dépêcha de s’habiller et rejoignit un petit groupe de camarades qui descendait à la grande salle. Il avait juste pris quelques minutes afin de rédiger rapidement une lettre à l’intention de sa famille, qu’il enverrait après le petit déjeuner. Il expliquait qu’il était sorti, mais qu’il leur dirait ce qui s’était passé une fois qu’il les verrait. N’étant pas sûr de la suite des événements, il préférait rester sur ses gardes. Puis, quelques instants plus tard, il était arrivé dans la grande salle. Son regard se posa sur les tables sur lesquelles se trouvaient tout ce qui était nécessaire à un petit déjeuner de rêve. Ses yeux brillaient d’envie alors qu’il s’était arrêté pour admirer cette vue. Il observa alors un groupe d’élèves au milieu de la salle, qui semblait observer quelque chose. Reconnaissant Elliyöt, il remarqua qu’il avait sa baguette en main. Comprenant de quoi il s’agissait il s’approcha et fouilla pour trouver la sienne. Il la reconnu et la saisit, se sentant tout de suite plus rassuré une fois cet objet indispensable près de lui. Il l’observa un moment, vérifiant qu’elle avait l’air normal, et la testa à l’aide d’un lumos. Tout allait bien, il la glissa donc dans sa poche.
Mais plus loin, un élève semblait en difficulté. Il lançait de multiples accio, mais sans réponse. Sa baguette devait être cassée. Pas étonnant, il imaginait mal les Carrow prendre soin des baguettes des rebelles. Sans doute Alecto avait-elle pris un malin plaisir à abîmer plusieurs de ces précieux outils. Mais il remarqua qu’il n’était pas le seul dans cette situation. Plusieurs élèves semblaient avoir des difficultés à faire fonctionner leurs baguettes. Il s’approcha alors d’Elliyöt – et d’Emily – puis il demanda « C’est une impression ou les nés-moldus ont un soucis avec leurs baguettes ? ». Il se sentait liés à certains élèves, ceux avec qui il avait été enfermés. C’était à cause de cette histoire de « Cage ». Ils avaient traversés un truc ensemble et maintenant, ils étaient plus proches. Mais la liberté retrouvée, Nelson contait bien la savourer. Reprenant ses bonnes habitudes, il se pencha vers Emily pour lui murmurer à l’oreille « Au moins j’aurais plus besoin de mes mains pour te déshabiller ». Trop heureux de pouvoir voir la lumière du jour à nouveau, il posa son regard sur la nourriture qui se trouvait sur les tables, s’imaginant déjà qu’est ce qu’il allait manger ce matin.
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Aiden J. Foster
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 5.   Jeu 12 Mai - 19:24
    Aiden se trouvait face à une fontaine de chocolat. Mais en plus de ça, il y avait des femmes nues dedans. Il ne voulait pas trop se salir et surtout, les rejoindre. Il aurait l'impression de souiller le chocolat. Cependant, l'une des femmes vint le prendre par la main avec un sourire malicieux. Il se laissa faire et les rejoignit finalement. Elles s'approchèrent de lui, l'une l'embrassa et... :

    PAUVRE IDIOT : Aiden debout !! Tu devineras jamais ! Ils sont sortis de la Cage !

    Pourquoi il débarquait à ce moment lui ? Pourquoi il venait pas lorsqu'Aiden faisait des rêves ennuyeux dans lesquels il ne se passait rien d'intéressant ? Pfff.

    - Je sais, l'autre garce de Carter est sortie, c'est pas nouveau mec...
    - Nan ! Ils sont TOUS sorti !


    Et là, Aiden fit un bond de trois mètres. Ils étaient sortis. Emily était sortie. Seth était sorti. Elliyöt était sorti. Ils étaient TOUS en dehors de cette cage de merde. Il poussa sa couverture, se leva et dégagea l'autre de son chemin qui heurta la table de chevet d'Aiden. Il s'excusa rapidement puis fila sous la douche. Il n'avait surement jamais été aussi rapide. Il enfila quelques fringues, enfin la tenue réglementaire, puis sortit de la salle commune. Il avait voulu courir jusqu'à la Grande Salle sauf que le problème c'était qu'il était essoufflé bien avant d'y arriver. C'est avec un point de côté qu'il se présenta à l'entrée de la Grande Salle. Il chercha une tête familière et son regard se posa directement sur une touffe blonde qu'il connaissait bien. Elle était avec Elliyöt en plus. Tant mieux. Alors, avec un grand sourire, il s'approcha. Mais il se stoppa en voyant que Nelson Carter, l'un des mecs les plus idiots de Poudlard, l'avait devancé. Il fronça les sourcils mais reprit son chemin. Il ne voulait pas que Nelson s'approche d'elle. Il connaissait sa réputation. Il ne voulait pas empêcher Emily de vivre sa vie, mais il ne voulait pas qu'elle soit considéré uniquement comme un jouet sexuel, ce que faisait Nelson avec toutes les filles qu'il croisait. On se demandait même parfois s'il ne s'était pas tapé sa propre sœur par désespoir (oh putain j'viens d'avoir une trop bonne idée de rumeur !). Passant à côté d'un élève qui n'arrivait pas à utiliser sa baguette, il continua son chemin.

    "Au moins j’aurais plus besoin de mes mains pour te déshabiller" Il était arrivé à temps apparemment. Il l'avait déshabillé. Il voulait recommencer. Mais comment Emily pouvait-elle être stupide au point d'accepter ?! Serrant son point droit, Aiden débarqua en poussant Nelson.

    - Dégage, tu la touches pas.

    Il n'aimait pas se battre mais il n'aimait pas non plus qu'un pauvre con s'en prenne à sa meilleure amie. Surtout que là il se rassurait en se disant que Nelson devait être affaibli par la cage et qu'il serait surement moins fort que d'habitude. Il posa ensuite son regard sur Emily, constatant que ce séjour ne lui avait pas fait de bien du tout. Il eut une mine désolée mais se sentait bête à ne pas savoir quoi dire, ah si. La phrase type, dite avec un petit sourire timide :

    - J'suis content que tu sois enfin sorti.

    En fait, ce qui le gênait, ce n'étaient pas les retrouvailles. C'était le fait qu'elles se passent devant tout le monde et qu'il n'osait pas trop dire ou faire ce qu'il voulait. Il avait envie de la prendre dans ses bras mais devant tout ce monde autour, il n'osait pas trop. Mais bon, elle le connaissait bien, elle devait s'en douter.





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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 5.   Jeu 12 Mai - 21:47
Il n'en revient pas vraiment. Il se regarde dans la glace et finalement il sourit – il ne pensait pas qu'il pourrait maigrir encore, à vrai dire. Enfin. Vitaly n'est pas maigre, pas réellement, il n'en sait rien. Il ne porte pas sur son être un regard vrai, objectif, un jour il voit ses os, le lendemain il se sent obèse. Ridiculement adolescent. Ces préoccupations lui semblent étrangement loin et pourtant il se doute qu'il y retournera bien vite. A ses délires superficiels, ses rires avec Constance, sa correspondance avec Maria. L'eau qui coule, qui perle dans sa nuque le fait mourir de plaisir. La crasse enlevée, les cernes presque disparues, il a l'impression d'avoir un visage humain à nouveau. Il sourit même à son reflet, comme un gosse stupide. Tant qu'il ne commence pas à se tirer la langue, ça va.

Il croise quelques élèves dans les couloirs – après les cris de ceux du dortoir, voilà que s'y mettent des presque inconnus dont le Gryffondor ne connait pas même le prénom, et ne devine la maison qu'à la couleur de la cravate. Marcher dans les couloirs, fumer près du lac. Sourire tranquillement comme si rien n'était arrivé, comme si la Cage était réellement finie. Il a dormi comme un bébé, à sa propre surprise, il a dormi profondément, sans s'en rendre compte, d'un sommeil lourd et sans rêve, le genre dont on se réveille endolori et poisseux, sans souvenir, sans savoir où on est.
L'odeur qui s'échappe des grandes portes le fait sourire et penser que ça ne peut définitivement être un rêve. Ces odeurs mêlés de mets tous plus délicieux que les uns que les autres, ça ne peut qu'être vrai. Un rêve, aussi puissant soit-il, ne pourrait reproduire l'odeur des œufs brouillés et du bacon, du café fumant et fraichement moulu à la perfection/

Il se jette d'abord sur l'un des plats, sans trop faire attention à ce qu'il contient. L'adolescent n'a même pas vraiment faim – il n'a jamais faim le matin, et il s'est bourré de chocogrenouilles au réveil – c'est avant tout pour le plaisir, le plaisir de prendre à main nue les fruits, de se sentir vivant, ce genre de choses, de regarder le plafond magique qu'il pensait sincèrement ne jamais revoir.
Il croque dans la deuxième pomme verte avec entrain et relève sa tête de son assiette, ce n'est qu'à cet instant qu'il remarque l'attroupement. Vitaly hausse un sourcil et s'avance, il doit pousser quelques élèves gentiment pour apercevoir les baguettes posées négligemment sur le sol. Mon dieu. Il a une sorte d'excitation puérile qui le prend, le cœur battant alors qu'il se jette à terre pour fouiller entre les morceaux de bois celui qui lui appartient. Le joli brésilien n'aurait jamais pensé qu'il serait aussi heureux d'être un jour face à sa baguette. Certes, il aime être sorcier, certes, il aime la magie, mais il s'est toujours considéré comme moldu, en quelque sorte, un moldu en sursis, un faux sorcier de pacotilles, incapable et désastreux. Et à cet instant, alors qu'il serre le morceau de bois entre ses doigts fins, le brun a l'impression d'être réellement entier, lui qui n'a jamais considéré sa baguette comme un prolongement de son être.
Il ne l'avait jamais considérée comme un privilège jusqu'à ce qu'il en soit privée. Il ne s'était jamais rendu compte à quel point il en avait besoin.

L'adolescent, un sourire en coin étirant ses lèvres, caresse le bois de sèvre. « Lumos », il murmure. Il ne se passe rien. Le gosse hausse un sourcil. Il n'a jamais été doué pour la magie, certes, mais c'est un sort de première année ! Dans le doute, avec une petite pointe d'inquiétude, il tente : « Accio Pomme » avec un geste sur, mais non. Il n'y a aucun fruit qui semble daigner obéir.
Vitaly reste silencieux, il regarde un peu autour de lui, il remarque deux trois jeunes, qui ont un air paniqué, qui tentent des sorts au hasard sans que rien ne semble opérer. Il comprend presque tout de suite, un peu comme une pierre qui lui tombe dessus et l'écrase entièrement, le cloue au sol, il ne bouge pas.

Elle ne marche pas.
C'est ridicule.

Il se dirige vers les cheveux blonds d'Emily. Elle, elle sait se servir d'une baguette. Il se glisse à côté de Nelson, il fait d'une voix qui se veut calme.
« Vos baguettes marchent, n'est-ce pas. »
C'est une affirmation. Il aimerait qu'ils répondent par la négative, mais il n'est pas naïf, et toujours prompt à s'imaginer le pire, le joli éphèbe passe une main nerveuse et rageuse dans ses cheveux, il regarde Elliyöt, puis Emily, il lâche avec un sourire amer.

« Ils ont dû faire quelque chose à celles de né-moldus. »


Quelque chose.
C'est ignoble.
Il garde sa baguette à la main, mais la laisse pendre, inerte et inutile. Il ne sait même pas pourquoi il est venu leur dire ça. Il a juste envie de défoncer un mur. Ou un Carrow. Ou un Serpentard. Un Serpentard, oui, ça devrait être plus simple. Enfin. Ca le serait s'il savait lancer un sort plus compliqué qu'un accio. Ah, non. Il ne pourra plus lancer de sort. Il demandera à Constance.
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 5.   Ven 13 Mai - 0:47
    Une éternité. Ça faisait une éternité qu’ils étaient là, entassés les uns sur les autres dans cette « Cage ». Du moins, elle en avait l’impression. Elle ne savait pas vraiment depuis quand ils étaient là, elle avait perdue toute notion du temps. Elle n’en pouvait plus, elle ne pouvait plus supporter tout ça. Une fois, elle avait craqué. Elle s’était mise dans un coin et avait pleuré en pensant à ceux qu’elle aimait. Lucas, Basile, Tiago, Jake, Freja… Tous lui manquaient. Même ses parents avec qui elle était en froid. Elle avait juste eu besoin que quelqu’un la prenne dans ses bras et qu’on lui dise que tout allait bien se passer. Mais comment garder espoir quand tout semble montrer que rien ne s’arrangera ?
    Nombreuses étaient les fois où Cassidy avait imaginé les retrouvailles avec ses proches, notamment avec Basile. Maintenant qu’elle savait qu’elle l’aimait, elle était impatiente de lui dire. Quand elle sortirait de là, elle courrait dans ses bras et lui dirait ces simples mots « Je t’aime ». Et tout serait parfait. Parfois, elle se surprenait à sourire en pensant à cette scène, et son cœur battait la chamade. Puis elle revenait à la réalité. Elle se rendait compte que Basile n’était pas là et qu’elle se trouvait toujours dans cette pièce sombre à l’air presque irrespirable, enfermée avec bon nombre de ses camarades.
    De nombreux évènements s’étaient déroulés dans « La Cage ». De nombreuses disputes à la mort d’un élève, en passant par la sortie prématurée d’Alyssa Carter, la préfète en chef de Serpentard. Cassidy avait tant haït cette fille pour avoir eu la chance de sortir de cet endroit, déjà qu’à l’origine elle ne la portait pas dans son cœur, là c’était pire.
    Mais l’événement qui l’avait d’abord attristée, puis ensuite vraiment remplie de haine était sans aucun doute la mort d’Arthur Powell. C’était un élève de Serdaigle qui était en même année qu’elle. Elle ne lui avait parlé que rarement, mais il lui semblait être un garçon sympathique. Il était passionné d’archéologie magique et était donc souvent à la recherche de « nouvelles découvertes ». C’est d’ailleurs ça qu’il cherchait dans « La Cage », le jour où il était mort. Cassidy l’avait observé pendant plusieurs heures, en train de tâter chaque recoin de la petite pièce. Au bout d’un moment, il avait fini par trouver quelque chose dans un des murs. En effet, derrière une pierre mal logée se trouvait une petite boite noire. Mais au moment où il avait touché, il était tombé raide mort. Cassidy s’était alors levée d’un bon, murmurant « Arthur… ? » mais s’était finalement assise, encore sous le choc. Elle avait observé les autres débattre sur ce qu’ils devaient faire du corps, de la boite et de l’origine de celle-ci. Elle n’avait plus dit un mot de la journée.

    C'est alors que la porte s'ouvrit. Cassidy, qui était assise contre un mur et qui luttait pour ne pas vomir - l'odeur que dégageait le corps d'Arthur était tout simplement abominable -, releva soudainement la tête. Cela faisait des jours et des jours que la porte ne s'était pas réellement ouverte, ce qui la fit se méfier. Un homme - ou plutôt quelqu'un qui semblait avoir le même âge qu'eux, elle n'arrivait pas bien à le voir - entra. Elle crut d'abord qu'il était venu pour les abattre ou quelque chose comme ça. Mais quand elle le vit mettre son doigt sur ses lèvres, signe qu'il ne fallait pas faire de bruits, elle fut quelque peu rassurée. Il les incita à sortir de la pièce, et c'est seulement en voyant les premiers élèves sortir qu'elle sut qu'ils étaient libres. Libres, enfin.
    Avant de sortir à son tour, elle se retourna une dernière fois vers la petite pièce sombre, qu'elle espérait ne plus jamais revoir. Elle eut aussi une pensée pour Arthur, un garçon qui aurait sans doute fait une brillante carrière, et qui n'aura jamais l'occasion de sortir d'ici.
    Une fois sorti, la jeune fille se dirigea presque directement vers sa salle commune, sans vraiment faire attention aux autres. Elle n'avait qu'une hâte : retrouver son lit. Lorsqu'elle arriva dans la salle Jaune & Noire, elle se sentit vraiment chez elle, en sécurité. Elle monta lentement les marches qui menaient à son dortoir et, dès qu'elle franchit la porte, elle s'effondra sur son lit. Pour le moment, tout ce qui l'importait, c'était dormir. Elle s'occuperait de tout le reste demain.
    Contrairement à ce que Cassidy avait imaginé lorsqu'elle était dans « La Cage », elle ne dormit pas bien cette nuit là. Elle se retournait et se retournait encore dans son lit, revoyant sans cesse les évènements qui s'étaient déroulés lors des 12 derniers jours. Les disputes, les visages apeurés, désespérés, Arthur qui tombe au sol... Ces images la hantaient, et continueraient de la hanter pendant un bon moment.
    Le lendemain matin, elle fut réveillée par les filles de son dortoir, qui étaient à la fois étonnées et contentes de la revoir. Elle leur fit part de la réciprocité de leurs sentiments et s'excusa avant de se diriger vers la salle de bain. Cassidy sursauta presque en se voyant dans le miroir. L'espace d'un instant, elle cru que ce n'était pas son visage qui se reflétait dans le miroir. La jeune fille qu'elle voyait en face d'elle était blanche, maigre, elle avait l'air extrêmement fatiguée et avait une entaille assez profonde sur le coté droit de son front (Elle s'était cognée sur le bord de la fontaine). Mais il fallait voir la réalité en face, c'était bien elle. Et elle faisait peur.
    Elle termina sa contemplation et entra dans la douche. Elle resta un long moment sous l'eau chaude, se savonnant délicatement. Elle avait l'impression que ça faisait une éternité qu'elle ne s'était pas lavée, même si elle se rinçait régulièrement dans la fontaine. La jeune fille d'habilla et descendit lentement les escaliers qui menaient à la Grande Salle. Elle était à bout de force et elle sentait que si elle accélérait, ses jambes ne tiendraient pas le coup.
    Cassidy pénétra dans la salle aux milles odeurs, odeurs qui fit son ventre gargouiller un peu plus. Elle aperçut ses "camarades de La Cage" : Elliyöt, Emily, Evangelina, Nelson, Vitaly et d'autres personnes. Aiden était également là, il venait juste d'arriver.
    La jeune fille se dirigea vers le centre de la pièce où étaient posées les baguettes que l'on avait prises aux rebelles. Elle chercha un moment la sienne avant de la repérer dans un coin. Elle la ramassa et la mit dans sa poche. Le fait de l'avoir à nouveau avec elle la fit se sentir mieux, vivante, sorcière, elle-même. Elle se retourna vers ses camarade et regarda Elliyöt. Malgré le fait qu'ils étaient été enfermés ensembles pendant un certain nombre de jours, celui-ci restait distant avec elle. La jeune fille s’inquiétait toujours à propos de ça mais elle décida de ne pas aller le questionner. Pas maintenant, pas après tout ça. Elle se contenta de lui sourire faiblement, ou du moins elle essaya. Il lui était difficile de sourire après ce qui leur était arrivé.

    « Vos baguettes marchent, n'est-ce pas. »

    Quelle idiote ! Elle n'avait même pas pensé à tester sa baguette pour voir si elle marchait toujours. Apparemment, celles des nés-moldus ne fonctionnaient plus, ils n'étaient plus capables de lancer des sorts. Elle sortit sa baguette et murmura « Wingardium Leviosa ». Un muffin s'éleva dans les airs pour finalement finir dans sa main et elle mordit dedans. Par Merlin, que ça fait du bien de manger ! Elle l'engloutit en une fraction de seconde avant de se diriger vers Vitaly.

    « Je crois que tu as raison… Quels c*nnards ! »

    Elle ne jurait que très rarement, mais là, elle était vraiment énervée. La haine l'avait à nouveau envahie. Ça faisait beaucoup de fois en si peu de temps. Jamais elle n'avait été comme ça avant. Même si une chose pareille était arrivée, elle aurait à tout prix essayé de garder son calme. Cette expérience l'avait changée.

    « Désolée »
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Sorrow C. Caldwell
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 5.   Ven 13 Mai - 22:12
    Le goût de la pomme emplissait ma bouche. Ainsi, mes papilles s’évaillaient toutes seules et un sourire c’était formé sur mes lèvres. Cela faisait trop longtemps que je n’avais pas manger quelque chose de sain, quelque chose de bon. Je sens que j’allais sécher tous les cours d’aujourd’hui pour aller dévaliser les cuisines de Poudlard. Mes 12 jours passés dans cette pièce m’avaient affaiblit et je ne pouvais pas aller en cours comme ça. J’étais trop fatigué, trop affaibli, et j’avais trop mal à ma main. D’ailleurs, mon regard se posa sur celle-ci. Elle était dans un sal état. Bleue, gonflée, moche. Je soupirais. Il fallait vraiment que j’aille me faire guérir de ça. En espérant simplement que l’infirmier pourrait me la guérir correctement et que je n’ai aucune séquelle. Parce que si c’était le cas, je ne pourrais sans doute pas jouer au Quidditch et je devais avouer que ça m’embêterait beaucoup à vrai dire.

    Une main se posa alors sur mon deux. C’était une petite main. C’était une main douce, une main de fille. Je me tournais vers la personne qui était à côté de moi et vis alors Emily. Alors la vision de son visage me fit de la peine. Elle avait beaucoup maigrit et elle avait les joues creuses et cireuses. Son regard semblait triste et même paniqué. Elle semblait ne pas tout à fait réaliser encore qu’elle était hors de la Cage. Elle semblait être totalement perdue et elle me fit penser à une petite fille qui avait peur. Elle essaya de sourire mais ce fut une grimace qui apparut sur son visage. Elle regarda ma main et puis leva les yeux vers moi pour me dire quelque chose. Mais aucun son n’en sortit. Je passais alors une main dans ses cheveux pour essayer de la rassurer et la prise dans mes bras. Aucun son n’était sortit de ma bouche. Elle était encore sous le choc. Et je ne pouvais que la comprendre. Personne n’aurait dû vivre ce que nous avions vécu. Personne n’aurait dû être enfermé dans cette pièce autant de temps. Les Carrow étaient totalement inhumains. Ils nous avaient tous délibérément enfermés et si cet homme n’était pas venu nous libérer, nous serions tous mort parce qu’aucunes des personnes qui dirigent cette école n’aurait bougé le petit doigt pour nous. Aucune. Nous étions seuls. Totalement seuls. Nous étions seuls face à des gens qui étaient capables du pire. Qui étaient capable de mettre une boîte quelque part et de tuer un élève indirectement. Le monde devenait fou. Le Ministère était corrompu. Les gens de cette école était corrompus. Toutes résistances de notre part était durement réprimée et nous étions si seuls enfermés ici… Si seuls… Livrés à nous même. Livrés à eux. A ces bourreaux.

    Je la lâchais alors avec regret. Et je lui souris alors gentiment avant de lui dire doucement qu’on était enfin sortit de ce cauchemard. Et puis je vis d’autres personnes arrivés. Evangelina prit place à la table des Serpentard. Elle était tout aussi amaigrie que nous. Et puis Nelson venait d’arriver près de nous. Il semblait tout aussi faible et plus aussi impressionnant qu’avant à vrai dire. Je lui souris alors poliment et il regarda autour de lui avant de me dire :

      NELSON C’est une impression ou les nés-moldus ont un soucis avec leurs baguettes ?


    Et je regardais autour de moi. En effet, certains avaient essayé de lancer des sortilèges avec leur baguette retrouvée mais rien n’y faisaient : aucun sortilège ne se produisait. Je fronçais les sourcils. Qu’est ce qui se passait ? Pourquoi ma baguette répondait parfaitement à mes désirs alors que la leur non ? Et alors, une réalité me frappa : c’était évident, ils avaient fait quelque chose aux baguettes des nés-moldus. Il y avait trop de haines à leur égard. Et on savait tous qui avait eu cette idée, la même personne qui avait prit le pouvoir cette année. Et alors, la colère commença à me submerger de nouveau. C’était injuste. Totalement injuste pour eux tous. Ils ne méritaient pas ça. Je connaissais la plupart des personnes qui avaient été enfermés dans la Cage et je sais que ça leur faisait mal de se retrouver sans défense, sans baguette. Maintenant, ils ne pouvaient plus rien faire ici à Poudlard. Ils ne pouvaient plus participer aux cours de DCFM ou d’Enchantements. Ils ne pourraient que nous regarder, nous qui avons du sang de sorcier en nous, avec cette jalousie dans leur regard. Cette jalousie qui les rongeraient tous à petit feu et pourraient même déclencher des conflits. Pourtant, j’étais bien décidé à que tout ne se passe pas comme ça. Il fallait rester solidaire, pour nous tous. Pour montrer aux Carrow et à toute leur clic que rien ne nous atteindra plus. Mais je savais que ça allait être difficile très difficile.

    Aiden arriva alors. Je crois que Nelson avait dit quelque chose à Emily mais à vrai dire je n’avais pas tellement écouté et le jeune homme de Serdaigle l’avait mal prit. Je fronçais les sourcils. Cette histoire ne me regardait pas et je crois que je ne devais pas m’en mêler. Je fus quand même content de revoir Aiden. Je lui souris alors et lui posais une tape sur l’épaule :

      ELLIYÖTComment tu vas Aiden?


    Et puis je vis alors Vitaly du coin de l’oeil. Il semblait avoir un problème avec sa baguette. Il vint vers nous et nous affirma plus qu’il nous demanda que nos baguettes marchaient. Je le regardais alors tristement, impuissant. Il lâcha un sourire amer et dit alors :

      VITALY Ils ont dû faire quelque chose à celles de né-moldus.


    Sur ce point, j’étais d’accord avec lui. Et j’eus de la peine pour lui alors. J’eus de la peine pour cet ami qui devait à présent se sentir bien nu. C’était immonde et ignoble de se retrouver dans une telle situation. C’était terrible. Et puis Cassidy arriva alors. Elle injuria les personnes responsables de ça et puis s’excusa par la suite. Je soupirais et passais une main sur mon visage encore fatigué avant de dire :

      ELLIYÖTEn meme temps, il fallait s’y attendre. Vu les personnes qui dirigent cette écoles c’était obliges qu’ils fassent quelque chose contre les nès-moldus. Après tout, dans leur logique, vous ne méritez pas d’utiliser la magie. Ils ont trouvé un moyen de vous retirer le droit de l’exercer… Et je crois que malheureusement, nous ne pourrons rien faire. Ni protester, ni se rebeller. A moins d’être suicidaire et de vouloir absolument retourner dans cette…


    Ma voix se brisa. Il m’était totalement impossible d’en dire plus. La blessure était encore trop profonde et j’étais encore trop choqué de ce qui c’était passé. Pourtant, la vérité était là : nous étions seuls. Seuls dans ce monde de fou.


Animal I have become

i can't escape this hell so many times i've tried but i'm still caged inside somebody get me through this nightmare i can't control myself so what if you can see the darkest side of me? no one would ever change this animal i have become help me believe it's not the real me somebody help me tame this animal © belzébuth
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Emily Bradsburry
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 5.   Sam 14 Mai - 0:00
    Elle vit dans le regard d’Elliyöt qu’il était désolé de la voir comme ça et qu’il comprenait totalement l’état dans lequel elle était. Lorsqu’il la prit dans ses bras, l’adolescente le serra fort dans les siens. Emily voulait juste pleurer. Relâcher la pression qui s’était accumulé sur ses épaules, sur leurs épaules durant tout ce temps, et juste pleurer d’en avoir enfin fini. C’est d’ailleurs ce qu’Elliyöt lui dit lorsqu’il relâcha l’étreinte. Ils étaient sortis de ce cauchemar.

    Emily lui sourit faiblement puis prit une grande inspiration. A son tour, elle se rendit compte que plusieurs élèves semblaient rencontrer des problèmes avec leur baguette et par peur, elle attrapa la sienne et la testa avec un Lumos. Le bout de la baguette s’alluma, et la Gryffondor l’éteignit immédiatement d’un Nox pour ne pas enfoncer les élèves dépités de perdre leur seul moyen de se protéger. Comment était-il possible de pousser cette discrimination jusqu’à enlever à des nés moldus ce qui prouvait leur appartenance au monde magique ? Comment les Carrow pouvaient-ils les humilier encore plus que ce qu’ils ne l’avaient déjà fait ?
    La Gryffondor n’eut pas le temps de réagir sur la chose car Nelson arriva, leur disant ce qu’elle venait de réaliser. Elle était contente de le voir, jusqu’à ce qu’il lui dise cette chose si déplacée qu’était « Au moins j’aurais plus besoin de mes mains pour te déshabiller ». C’était juste ahurissant de voir que ce garçon ne s’arrêtait jamais. Il était la preuve même que son cerveau ne se trouvait pas là où il se devait d’être mais entre ses jambes. Autant Nelson pouvait être gentil et divertissant, autant il devenait lourd quand il dépassait les limites. L’adolescente n’eut pas le temps de lui dire ce qu’elle pensait de ça car Aiden arriva en poussant Nelson et en lui disant de dégager. Emily se figea et planta son regard dans celui de son meilleur ami. Aiden était là.

      «J'suis content que tu sois enfin sorti. »


    La banalité de la phrase ne la surprit pas. Emily connaissait Aiden, et elle savait qu’il n’était pas à l’aise avec les effusions d’amitié en public. Mais elle s’en fichait. Elle posa une main sur le torse du Serdaigle, comme pour se prouver une fois de plus que tout ça n’était pas un rêve. Puis elle se jeta littéralement dans ses bras et le serra de toutes les forces qui lui restaient. Elle reconnu son odeur bien à lui, reconnu le contact de sa peau, la chaleur de son corps. La chaleur de son cœur. Des larmes coulèrent des yeux d’Emily qui faisait tout pour s’imprégner de son meilleur ami.

    Après plusieurs dizaines de secondes dans les bras du jeune homme, l’adolescente se sépara à contre cœur de lui et le regarda une nouvelle fois dans les yeux. C’était si bon de le revoir. Elle voulait lui dire à quel point il lui avait manqué, lui dire qu’elle l’aimait, qu’ils ne devaient plus jamais se séparer comme ça et qu’elle l’aimait encore. Mais c’était trop tôt, trop fort pour qu’elle ne puisse l’exprimer. Un léger sourire s’afficha sur ses lèvres.

      «J’aurais préféré ne jamais partir. »


    C’était la première fois qu’elle parlait depuis sa libération de la Cage, et Emily se rendit compte que sa voix s’était aggravée, comme si elle avait eu une extinction de voix durant plusieurs jours et qu’elle commençait à la récupérer. L’adolescente toussa en espérant qu’elle récupère ainsi sa voix.
    Elle le prendre une nouvelle fois dans ses bras et ne jamais le lâcher. Tout ça était tellement irréel, cette libération soudaine, ces retrouvailles, l’absence de message des Carrow ou de Rogue. Finalement, ils faisaient tout pour les écraser, les humilier, les affaiblir, mais jamais ils n’agissaient en face. C’était encore plus lâche qu’elle ne l’avait pensé.

    Vitaly les rejoignit et Emily comprit immédiatement en voyant le visage du jeune homme que sa baguette était hors circuit. Elle soupira, l’air désolé, se détestant de ne rien pouvoir faire dans cette situation tout comme depuis qu’ils avaient vécu la Cage.
    L’adolescente avait passé un bras dans le dos de son meilleur ami, ne voulant absolument pas le lâcher maintenant qu’elle l’avait retrouvé. Puis Elliyöt prit la parole, et elle acquiesçait d’un mouvement positif de la tête à chacune de ses phrases. Lorsque la voix de son camarade se brisa à la fin de sa phrase, elle lui caressa amicalement le bras, comprenant parfaitement le blocage qu’il avait avec la Cage.

      «Je pense qu’on est pas au bout de nos peines. »


    En effet, plus le temps passait, plus les malheurs s’accumulaient. A chaque petite lueur d’espoir, un immense seau d’eau était versé sur eux pour l’éteindre : d’abord la révolution et l’espérance de changer Poudlard, puis leur enfermement. Aujourd’hui, leur libération et la découverte des baguettes. Ils étaient entrés dans un cercle vicieux qui laisserait à jamais ses marques au plus profond de leurs âmes.

      «Qui sait ce que l’avenir nous réserve encore... »


    Elle avait murmuré cette dernière phrase et elle regarda successivement ses camarades puis voulut pivoter vers l’entrée de la grande salle pour voir si Seth arrivait, mais elle fit un faux mouvement et son genou la lança violemment. Emily grimaça, lâcha Aiden et se plia sur son membre qu’elle tenait entre ses deux mains pour le maintenir le plus immobile le temps que ça se calme. Seth n’était toujours pas là, et elle s’inquiétait de plus en plus.




Only one person can sometimes combine two others.




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Constance Morel
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 5.   Sam 14 Mai - 2:43
Silence is golden
But I think it's gonna kill me now
Everything I've seen
Never seems to fill me now
No one told me that the world could fall through

Yeah

In between this
Am I gonna find a way
To defeat this
Living inside yesterday


    Le semi-état de conscience dans lequel Constance avait appris la libération des élèves de la Cage l'avait empêchée de finir complètement sa nuit. Elle s'était d'abord longtemps demandée s'ils avaient pu manger à leur faim, boire à leur soif – le genre exact de considérations trop rapides. Elle eut ensuite l'envie de quitter son lit pour aller les retrouver voire héler le moindre élève de sa maison. Elle aurait été incapable de définir clairement tous les sentiments contradictoires qui la traversaient à la fois. D'abord, le soulagement, immanquable, celui de savoir qu'elle pourrait désormais les revoir, que les jours longs passés à arpenter les couloirs de Poudlard à leur recherche était révolu, que toutes les retenues qu'elle avait en compagnie des Carrow seraient désormais dérisoires parce qu'elle pourrait en rire. Le désir de s'adonner à des danses de tous genres au travers du dortoir des septième années l'obséda pendant quelques minutes mais il lui suffit d'observer le cadran de sa montre pour se raviser et rabattre la couverture sur son visage.

    Ils jouissaient désormais des mêmes possibilités que les élèves à qui il n'était rien arrivé. Mais seraient-ils assez forts pour élaborer une vengeance qui permettrait de faire comprendre à Rogue et aux Carrow que leur défense était immuable ? En auraient-ils seulement l'envie ? Constance se savait incapable de prendre les allures d'une stratège de son propre chef. La seule notable qualité qu'elle possédait lors des réunions de l'Armée de Dumbledore était de réussir à faire sourire les plus anxieux de telle façon à ce qu'elle n'empiétait jamais sur l'orateur ou sur les exercices d'entraînement. Et pour les rares fois où elle prenait concrètement la parole, la jeune fille n'y donnait aucun style, aucun emblème de sa personnalité. Elle récitait, inlassablement, avec, s'il le fallait, un regard affectueux çà et là pour un quatrième ou un troisième année qui avait bien voulu les joindre pour la toute première fois.

    S'imaginer menant ses camarades à la victoire était dérisoire. Pourtant, il ne fallait pas se leurrer : les plus virulents avaient été enfermés dans la Cage, les Carrow savaient sans doute pertinemment à qui attirer pour amenuiser les troupes de l'adversaire .. Constance, malgré tout, dans son agitation égoïste ne pouvait s'empêcher de penser que sa présence aurait été moins improductive près de ses amis. Seth, Emily .. Vitaly .. À bas les considérations tactiques qu'elle n'avait jamais, ils étaient sortis ! Il lui suffirait de tenter de se calmer, de finir sa nuit en la poursuivant comme elle avait commencé et de foncer dans la Grande Salle aux aurores. Elle voulait être celle qui accueillerait Emily, même à moitié inconsciente.

    Quand Constance se réveilla quelques heures plus tard, le temps avait passé. Le timide soleil automnal qui leur parvenait des fenêtres de la tour annonçait les huit heures du matin passés. Encore enroulée dans sa couverture, elle s'étira dans la hâte avant de s'interrompre : ce n'était et ça n'avait jamais été dans ses habitudes. Elle se résolut à une rapide douche avant d'enfiler son uniforme. Son cœur, dans sa poitrine, s'affolait plus qu'assez pour qu'elle s'arrête quelques secondes. Tout irait bien .. Elle retrouverait ses amis.

    En toute logique, le peu de force qu'il lui restait devait être sensément dépensé dans une ascension longue et difficile vers la Grande Salle, poussant, se récriant des élèves qui marcheraient un peu trop lentement à son goût. Dans les faits, Constance marcha tellement vite qu'elle fut arrivée près des portes de la Grande Salle en moins de deux minutes. Ce fut quand elle s'avança une dernière fois qu'elle réalisa qu'elle était inapte à entrer dans la salle : son pouls reprenait ses droits, une fine pellicule de sueur s'ajoutait à l'humidité sur sa peau à cause de sa douche enfin des fourmis parcouraient désagréablement ses mains et ses jambes.

    Il n'y avait plus de baguette, plus de magie, plus de Mage Noir mégalomaniaque, plus de Serpentard, Poudlard lui-même n'était plus présent. Il n'y avait plus que des adolescents, des enfants perdus, précipités dans une machination dont ils ne mesurent pas même la conséquence. Elle ne sait s'ils sont tous dans son cas – ce vital besoin de vivre, de s'écorcher les genoux à n'importe quel prix, de s'oublier dans un jeu inoffensif, celui des sentiments.

    Elle lève le regard.
    La silhouette de Vitaly se détachait de celle des autres. L'envie de pénétrer en trombe dans la Grande Salle la taraudait, salace. Où était Emily, Seth ? Elliyöt .. ? Tous ces inconnus qu'elle ne pouvait nommer ? Après quelques minutes passées à se calmer, Constance put de nouveau bouger. Elle se cala nerveusement contre une des portes de la Grande Salle avant de s'élancer en criant son nom de toutes ses forces.

    Elle court sans s'arrêter, Constance ne voit que lui. Vitaly. Plus personne n'existe. Lentement, elle s'arrête, lui fait face, lève son regard vers lui, toise sa silhouette de son regard halluciné. Elle croit se rappeler qu'elle a déjà fait de nombreuses chutes entre les bancs avant de pouvoir l'atteindre. Son cœur n'a jamais battu aussi fort. Elle pense qu'il va le voir, lui en faire la remarque, l'air amusé, un peu méprisant parce qu'elle ne sait pas cacher ce qu'elle ressent. Ils ne sont pas faits pour être amis, pourtant elle l'adore et sait que c'est réciproque. Constance n'a même pas faim, Vitaly est devant elle, il l'observe, paraît préoccupé, elle ne se soucie pas de regarder les adolescents avec qui il parlait il y a encore quelques secondes.

    Constance ne voulait pas savoir de quoi elle avait l'air en cet instant – l'aspect de son visage, la lueur dans son regard, le possible négligence de son uniforme d'habitude impeccable. Elle ne veut pas qu'il lui demande ce qu'elle a fait pendant cette longue semaine, si elle a pensé à lui :elle ne saurait pas réagir si tel est le cas. Quoi qu'il en soit, contre sa volonté, Constance sentit d'énormes larmes s'échapper de yeux : elle laissa fuir un sanglot qui se sublima, produisant sans doute la surprise autour d'eux. Mais il était trop tard et la rousse fondit en larmes tout en attrapant le bas du pull de son ami, violemment, d'une manière agressive que l'on ne lui connaissait pas.


Patience can wait for now
I think I've waited for too long




    Don't listen to a word I say.– Hey !– The screams all sound the same.– You're gone, gone, gone away,I watched you disappear.All that's left is a ghost of you.– Now we're torn, torn, torn apart, there's nothing we can do,Just let me go, we'll meet again soon.– Now wait, wait, wait for me, please hang around– I'll see you when I fall asleep. ✖


L'ABSENTE.
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 5.   Sam 14 Mai - 13:50

« Désolée »

Il grimace un peu dans une sorte de sourire bizarre et hausse les épaules à moitié. Il aimerait bien crier, faire quelque chose, se battre réellement, mais qui en a réellement le courage à cet instant ? Le gosse est dégoûté, certes. Il ne sait pas, il ne sait pas trop comment il est sensé réagir, enfin. Il se sent inutile et incapable. C'est bien beau de s'énerver et de faire partie de l'AD mais ça ne sert pas à grand chose s'il n'a aucun moyen de. Il devrait être resté moldu, il aurait eu une vie conne et sans histoire, dans les backrooms et dans l'ignorance bénie. Non. Vitaly aurait pensé ça avant la cage, avant de se rendre compte pleinement de la situation. A cet instant il se déteste d'avoir pensé ça. Il n'a plus vraiment envie de fuir, fuir comme il le faisait, en étant engagé qu'à moitié, en jouant l'hypocrisie jusqu'à ne plus savoir sourire, à baisser les yeux devant les Carrow.
Elle s'excuse pourquoi, Cassidy ? Vitaly l'a toujours trouvé jolie. Il fait glisser la baguette dans sa poche et murmure.

« Tu n'y es pour rien. »


C'est plus qu'évident. En disant ces mots qui sonnent comme un renoncement étrange, le gosse lève ses yeux noirs vers la table où sont assis les professeurs qui ignorent avec brio la situation. Certains sont absents comme une résistance passive et, inefficace. Le soit-disant directeur. Il soupire en reportant son attention sur le groupe d'adolescents démunis. Il pensait, en réalité, ne plus se retrouver devant ce sentiment terrible d'incapacité à réagir. Naïvement, malgré son pessimisme résistant à toute épreuve, il avait pensé peut-être, ne plus avoir à rester là, la bouche serrée, regardant dans le vide avec un sourire vague pour donner l'illusion, la rage grondant et l'injustice dévorant le ventre. Il écoute d'une oreille vague le discours d'Elliyöt, qui le laisse plutôt indifférent, c'est tout le terrible de la situation – ils sont tous conscients à cet instant, de leur solitude.

«Qui sait ce que l’avenir nous réserve encore... »
Vitaly ne peut s'empêcher d'être un peu triste à cette annonce, et instinctivement il se baisse un peu comme pour essayer de soutenir la blonde qui manque de s'écrouler mais comme un gosse maladroit il n'ose pour autant toucher ses épaules frêles. Emily est sensée être. L'espoir, un peu, l'incarnation de. Enfin. Il doit changer ça. Il doit arrêter de compter autant sur ceux qu'il estime plus dignes que lui. Il a bien vu à quel point c'était inutile, à quel point c'est bien trop dur, pour ces personnes qu'il admirerait presque. C'est toute l'attente des regards désespérés qui la pèsent et lui enlèvent ce sourire qui. Bref. Il est ridicule, il se fait presque niais, c'est désespérant.

Il n'a pas le temps de se dire de s'y habituer – mon dieu, pourquoi même RESTER à Poudlard ? Pour le plaisir de s'énerver dans le vide, de se battre contre plus grand que soi ? Parce qu'on ne peut plus fuir, sûrement, peut-être, quelle idée, il n'en sait rien. Il ne sait pas. Il ne sait pas quoi faire et pourquoi le faire. Il est attiré, un peu comme tous à cet instant, par les éclats, petits cris agacés et grincements de bancs et de plats qui manquent de se renverser, sous le passage éclair, brouillon et désespéré d'une rousse qui gueule. Mon dieu. Malgré lui, il ne peut pas s'empêcher de sourire, d'un sourire franc et amusé, et de passer sa main sur sa bouche, puis sa nuque, genre « oh mon dieu ». Il y croit à peine. Elle se rend compte qu'elle a une cuisse de poulet qui lui a volé sur le haut du crane ? Elle va devori se relaver – non, c'est con, comme réflexion.
Elle s'arrête devant lui, avec l'air désespéré, les yeux hallucinés, la bouche grande ouverte, la respiration haletante. Il ne l'a probablement jamais vue aussi pathétique et ça le fait presque rire. Elle n'a vraiment aucune retenue. Elle est vraiment incapable de contrôler quoique ce soit, c'est adorable et enfantin. Il lui sourit, il pose sa main large sur son épaule mince, il va ouvrir la bouche pour lui parler, pour la calmer, pour déposer un baiser amical et paternel sur son front, lui dire que c'est bon, c'est pas un hologramme, il est vivant, et que si elle chiale, il la tape.
Mais il n'a pas le temps, en quelques dixième de secondes à peine, voilà qu'elle fond en sanglot, qu'il se sublime en un hoquet terrible. Elle attrape le pull de Vitaly de ses mains nerveuses, elle vient tirer sur les fibres – hum, heureusement qu'il n'est pas terrible, ce pull – elle pleure. Vraiment, violemment.

Il reste un peu interdit, le temps d'une ou deux secondes, le temps de la surprise générale devant cette gosse toujours souriante qui d'un coup ressemble à une veuve éplorée. Finalement, il se reprend, il sourit, plein d'ironie, de ce sourire mi-amusé mi-cynique, un peu gêné, il passe sa main sur la nuque de l'enfant pour la coller contre lui, contre son torse – ahh mon dieu, son pull va être TREMPE, c'est terrible – et il enlace ses bras autour d'elle, cachant un peu son visage comme ça, il est un peu gêné, parce qu'elle n'est pas très discrète, son sourire est un peu hésitant par moment, il la lâche un peu pour plier ses genoux, se mettre à sa hauteur, essayer d'attraper ses yeux, il vient passer une mèche de cheveux roux derrière son oreille pour qu'elle le voit, il parle doucement, il ne la lâche pas, il murmure.

« Hey, hey.. Constance. On est là. »


Qu'est-ce qu'il peut dire de plus. On est là, c'est tout, tu as pas besoin de pleurer, c'est bon, c'est ridicule, chut. Il l'enlace de nouveau, il la câline un peu, ça ne lui ressemble pas, ça l'agace à moitié mais ça lui fait plaisir aussi, oui, sûrement. Enfin, oui. Évidemment. Il ne sait pas trop ce qu'il fera quand il se retrouvera seul dans Poudlard parce que tous ceux là auront passé leur BUSE.

« Tu vas tuer mon pull »
, il murmure en souriant.
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 5.   Sam 14 Mai - 21:39


    Heaven ouvrit faiblement les yeux. La fatigue, la faim, la solitude, et cette bon dieu d'odeur insupportable ne parvenait plus à la quitter. Toutes les minutes s'étaient succédées, identiques. Heaven ne savait pas comment cela avait pu arriver, mais lorsqu'Arthur s'était effondré, elle avait sombré à son tour dans un état de presque mort. Immobile, collé dans un coin de la Cage, elle s'était faite oublier.
    Pour la première fois de sa vie, Heaven Bridge s'était faite oublier.

    Il y avait des choses qui pouvaient changer toute une vie, et Heaven, lorsqu'elle émergea de son état de transe traumatique, eut la brusque révélation d'en avoir vécu une. Tremblante, fierté et orgueil oublié - pour une première et inédite fois - et tenta de comprendre ce qu'était la forme qui venait de pénétrer dans la pièce.

    -

    Assise là, elle recommence à respirer. Le poids qui l’oppresse depuis tout ce temps se retire peu à peu, et, mécaniquement, Heaven se lève.

    Elle n'ose pas croire qu'elle est libre.

    Elle quitte la pièce, suit le mouvement, ailleurs. Elle veut juste se laver, se débarrasser de l'odeur. Oublier. Se souvenir. Tout est encore trop confus pour qu'elle puisse faire lumière dans son esprit.
    Elle doit manger, d'abord, dormir, aussi, sur un lit confortable. Rêver d'ailleurs, se laisser emporter. Être faible pour une fois, et puis retrouver sa force et faire face au monde comme si elle le surpassait de nouveau.

    Seulement Heaven se sent brisée, elle n'est pas sûre qu'un jour, elle pourra retrouver cette arrogance qui la caractérisait si bien... elle pense même au passé. Comme si une vie avant la Cage n'était qu'un lointain souvenir. Un "avant" qu'elle n'avait pas assez savouré.


    -

    Lorsqu'Heaven se réveilla, à moitié reposée, la tête encore pleine des figures de cauchemars, elle se demanda un instant si ce qu'elle vivait était réel. Si tout cela n'était pas un songe dans lequel elle se serait perdue. Un peu hébétée, elle pinça sa peau que l'absence de lumière avait ternie.
    Le soupir de soulagement qui lui échappa fut si plein d'extase qu'elle se sentit presque honteuse de l'avoir lâché. Heaven ne savait pas trop comment se sentir : elle nageait en plein brouillard.

    Hésitante, elle se leva, vacilla un instant, puis le monde retrouva sa juste netteté et elle put se rendre devant son miroir. Le gémissement d'horreur qu'elle poussa, ne fut, heureusement, jamais entendu. Devant elle se tenait un reflet livide, des cheveux filasses d'un blond sans éclat. Ses ondulations habituelles se retrouvaient entremêlées dans des nœuds qu'elle devinait inextricables. Ses lèvres n'avait plus de vie, trop desséchées par la soif pour reluire comme elles en avait l'habitude. Le maquillage qu'elle avait appliqué la dernière fois - qui lui semblait remonter à des millénaires plus tôt - avait coulé lamentablement et sous ses yeux stagnait un noir délavé qui effraya Heaven plus que tout le reste.
    Ses pores risquaient d'en avoir souffert...
    Sa raccrocher à l'habituel, à ce qui avait été sa vie et sa façon de s'intégrer était si facile que des larmes faillirent perler au coin de ses yeux. Ses yeux émeraude éteints.

    Arthur tomba une nouvelle fois au sol, sans vie. Comme un film qui repasse sans cesse. Il tomba encore. Puis, par magie, il s'était relevé, redécouvrait encore la boîte, et retombait. Mort. Mort. Tous, mort... Arthur n'était plus Arthur. Arthur était tous les autres. Arthur était tous les hommes. Tous les hommes saissaient la boîte et s'effondrait dans un ralenti insurmontable. Morts. Tous morts.

    Elle rêvait éveillé.

    Le reflet lui renvoya tout son désespoir avec plus de force qu'un boomerang. Effrayée par cette vision d'elle si basse par rapport à celle qu'elle avait l'habitude de voir dans la glace, elle se précipita dans la douche et se frotta avec rage, hargne et force, s'imbibant du plus de savon aux odeurs les plus fortes et les plus variées possibles pour faire disparaître la monstrueuse odeur de mort.
    Lorsqu'elle ressorti, Heaven ne se sentait pas vraiment mieux, mais au moins, elle se sentait propre. Un peu.
    C'était comme si l'enfer s'accrochait à elle malgré ses tentatives pour le repousser.

    La jeune fille s'arrangea comme elle put - on ne pouvait pas laver l'enfermement en l'espace de quelques minutes - puis elle s'habilla avec les vêtements les plus beaux qu'elle trouva dans ses tiroirs.

    Alors seulement, redevenue ombre d'elle-même, elle s'inquiéta d'Ana. Balayant le dortoir d'un regard, force fut de constater que la jeune fille ne se trouvait pas là. Affamée, Heaven décida de remettre les retrouvailles à plus tard et descendit les escaliers pour se rendre dans la Grande Salle.
    Elle n'eut pas le temps de saliver devant les mets appétissants - elle aurait de toute façon mangé n'importe quoi, pourvu que cela puisse combler un peu de ce trou béant qui dévorait son ventre - que, déjà, son attention était attirée par l'étrange rassemblement.

    Un mauvais pressentiment grandissant dans sa poitrine, elle s'approcha et se faufila à travers les rangs, pour découvrir ébahie un parterre de baguettes magiques. Pourtant, sans qu'elle se l'explique, la seule image qui lui venait en tête était bien plus morbide. alors qu'elle aurait du brûler de joie de retrouver ce qui lui permettait de montrer qu'elle était spéciale, elle n'arrivait qu'à penser à une seule chose : on aurait dit un cimetière. Un cimetière de bout de bois.
    Heaven se jeta sur les brindilles et tenta de reconnaître la sienne. Lorsqu'elle la repéra, elle hésita cependant à aller la chercher. Quelque part, elle brûlait toujours du dégoût ressenti face aux Sang-purs et à leur magie qu'ils pensaient plus puissante que la sienne, juste à cause d'un sang qui n'était que rouge... merlin... que rouge !
    elle avait envie de tout balancer, de toutes les briser, et de jeter la sienne au loin. Mais elle l'attrapa, avec précaution, comme effrayée qu'elle ne soit dans le même état qu'elle et qu'au moindre mouvement brusque, elle puisse se briser.

    On dit des gens forts qu'ils ne s'effondrent jamais, et les gens forts en sont eux-même persuadés. C'est faux.
    Ce sont eux qui font le plus peur quand ils s'effondrent. Parce que ça leur arrive d'un coup. Comme la pression de toute une vie qui retombe sur des épaules qui s'avèrent trop fragiles pour les supporter.

    Heaven était à la rupture depuis la mort d'Arthur. La mort de sa baguette la fit franchir la ligne.
    Mais Heaven avait trop cultivé sa fierté, s'attachant à paraître noble tous les jours depuis trop longtemps pour que qui que ce soit l’aperçoive. Mais en regardant attentivement, une personne extérieure aurait pu déceler dans le soudain effondrement de toutes vie dans ses prunelles que Heaven avait sombré.

    Ils avaient réussi. Tous. Réussi.
    Elle n'était qu'une Serpentard ratée. Qu'une fille banale qui n'avait pour elle qu'un peu de beauté.
    Elle était une née-moldue.
    Et elle ne valait rien.

    C'était une chose qu'elle avait un jour crûe et qu'elle ignorait pouvoir croire de nouveau...



Dernière édition par Heaven E. Bridge le Ven 20 Mai - 21:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 5.   Dim 15 Mai - 19:04
    La framboise, quel merveilleux fruit surtout quand cela faisait pas mal de temps qu’on n’en a pas mangé. C’est donc, tout naturellement que la jeune femme savourait ce délicieux fruit rouge qu’elle aimait temps. Cela lui avait tellement manquer de ne plus déguster son fruit favori. Il ne manquait plus que du chocolat pour savourer ce merveilleux et là elle nagerait dans le bonheur total. Mais alors, qu’elle croyait qu’elle était enfin libre, que ce qu’elle avait vécue était maintenant derrière elle, et bien elle avait tort. Car sans qu’elle ne sache vraiment la raison, elle surprit de petites larmes coulées sur ses joues creuses. Pourquoi pleurait-elle donc ? Elle ne le savait même pas elle-même. Maintenant, elle était –malgré elle- en train de manger une framboise qui commençait à avoir le goût de larmes. Elle essuya ses larmes d’un revers de manche et regarda autour d’elle. Il y avait toujours ce grand rassemblent d’élèves pas très loin des tables, ils étaient tous encore en train de chercher leur baguette. On aurait donc pu penser, alors, que ce serait une immense joie pour tout le monde –ils retrouvent leur baguettes, ils sont libres et tout-, dans un autre monde oui peut-être. Car cela ne se passa pas du tout de cette manière. Certes, il y avait un peu d’euphorie qui régnait dans l’air, mais il y avait aussi des peines. Et Evangelina s’attarda plus sur ceux qui avaient de la peine. Elle ne comprit pas très bien pourquoi est-ce qu’un voile de tristesse était venue sur leur visages. Avaient-ils encore le souvenir de la cage ? Non, malheureusement c’était encore bien plus terrible que cela. Elle ne mit pas très longtemps à comprendre, quand elle vit un élève essayer de faire un sort qui ne se réalisa pas. Les baguettes des nés-moldu étaient hors service. Impossible ? Et pourtant cela était si réaliste que la jeune femme sut alors que le cauchemar était loin d’être terminé. Elle se leva de la table des Serpentard où quelques minutes plus tôt, elle était tranquillement assise –elle avait fini de manger son fruit rouge-. Ses larmes avaient cessé de couler, ce qui la soulagea un peu car elle n’aimait pas trop montrait sa faiblesse. Toujours debout, elle regarda cette fois le petit groupe qu’elle connaissait, qui était composé de Emily, Elliyöt et à présent de Nelson. Quand, elle le regarda, elle ne put s’empêcher de se dire qu’il avait toujours cette impression de sûreté, du genre je vais essayer de prendre la situation en main ; mais cela venait se mélanger avec le genre du gars qui n’est qu’un dragueur né. Et ça la jeune femme le savait très bien. Toujours en train de regarder la scène, elle vit Aiden arrivé. Apparement il avait été mit au courant que les victimes étaient sortis de la cage. Elle vit lui et Emily se retrouver, elle se dit alors qu’il n’y avait rien de plus normal après tout. Mais, bon quand elle vit Constance et Vitaly se retrouver, cela lui fit sentir encore plus seule qu'elle ne l’était déjà. Elle s’en moquait un peu, mais, elle aussi elle aurait bien aimé avoir quelqu’un à serrer dans ses bras et pleurer sur son épaule.

    Evangelina s’avança vers le petit groupe, tout en avançant elle vit que certaines personnes se demandaient bien pourquoi une telle chose avaient été faites sur les baguettes de nés-moldus. Oui, cela était une belle question à se poser. Et comme on peut sans douter, quelques minutes avant –de réaliser sa profonde solitude- elle avait entendue quelques brides de leur conversation. Elle avait, plus ou moins, comprit que tous n’avaient aucune des réelles convictions qu’imposait cet enlèvement de magie aux baguettes. Elle avait –aussi- entendue Elliyöt dire une phrase –comme il sait si bien les dires- qui était pleine de bon sens, qui se révélait être exacte. Puis, Emily qui avait acquiescé d’une phrase pleine de suspens. Dans le fond, ils avaient tous totalement raison, personne ne sait ce que l’avenir réserve encore et ce que cela allait entrainer comme actes.

    Elle eut un petit sourire qui se transforma en un sentiment de tristesse quand elle fut face à eux. Elle n’alla pas directement vers eux, car, elles savaient qu’ils avaient tous plus ou moins quelqu’un avec qui partager leur souffrance. Et, elle vit Heaven, une Serpentarde, elle était dans la même année qu’elle et c’était une née moldue. La jeune femme savait que celle-ci venait de perdre l’usage de sa baguette et elle s’en voyait profondément désolée pour celle-ci. Elle aurait donc, put la prendre dans ses bras, ou commencer à insulter avec elle, ces immondes créatures qui avaient commis cela, mais, elle n’en n’eut pas le courage. La volonté d’aller consoler des gens, elle l’avait perdue (quoiqu’on se demande si elle l’a réellement eu). Mais, elle avait plus que besoin de voir la présence de personnes qui avaient vécus la même galère qu’elle. Tout en sachant que de petites larmes coulaient encore sur ses joues, elle alla vers le groupe. Elle jeta un regard furtif à Elliyöt, qui était à côté de la Gryffondor, ce qui au fond ne l’étonna guère.


    « Qu’est-ce qu’on peut faire ? A part rester impuissant face à ce chaos ? »

    C’était une question qu’elle posa à tous –par conséquent le petit groupe-, à part se déchaîner, se rebeller, ce qui ne servirait à rien, ils étaient carrément impuissant. C’était encore plus monstrueux, abominable, qu’on ne pourrait le penser. Evangelina se retourna vers Cassidy. Depuis leur altercation dans la cage, les deux jeunes femmes ne s’étaient pas adressé la parole, et la Serpentarde trouvait cela dommage car certes la Poufsouffle l’ennuyait quelques fois, mais, elle n’avait pas réellement d’arguments pour la détester. Et maintenant elle avait envie que cela s’améliore, qu’elles ne restent pas sur une banale dispute qui s’était passer dans une pièce glauque. Essuyant ces maudites larmes qui perlaient un peu sur ses joues, elle s’avança vers la jeune femme et hésita à un faire un sourire, qu’elle fit mais être un réel sourire de bonheur.

    « Cassidy… je… euh… veux m’excusez pour ce qui c’était passer dans la cage. Je sais bien que ce n’est ni le bon lieu, ni le bon moment, pour m’excuser, mais… je tenais quand à te présenter mes excuses. »

    Oui, ce n’était guère le bon moment, mais, elle s’en moquait, elle avait –pour une fois- besoin de présenter ses excuses. Tout en disant ces paroles elle regarda la brune dans les yeux et évita de lancer un regard à des personnes à qui elle n’aurait pas spécialement envie de parler…

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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 5.   Dim 15 Mai - 20:19
Nelson sentit une frêle main moite venir le pousser. Il haussa un sourcil et posa son regard sur Monsieurjesaispasmarcher, alias Aiden. Aiden, A-I-D-E-N. Fautes d’orthographes volontaires un véritable problème de prénom ? Question qui va rester en suspens. En tout cas, il n’était pas autorisé d’agresser les gens comme ça, sans raison valable. Surtout qu’il se mêlait d’histoires qui ne le regardaient pas, et il manquait de maturité pour s’en occuper d’ailleurs. « Dégage, tu la touches pas. ». Ha mais dit donc, il s’improvisait garde du corps en plus. Elle était quand même assez grande pour se défendre toute seule. Nelson lâche d’un air moqueur « C’est pas parce que t’es puceau et sûrement asexué que c’est le cas de tout le monde. ». Il secoua légèrement la tête, affligé par cet être des plus étranges, puis s’éloigna. Cette effusion de joie, qu’on pouvait être heureux de se retrouver face à cette vision d’horreur de la démarche d’Aiden, ça le dépassait.

Tout en observant certains nés-moldus qui constataient avec effroi qu’on leur avait retiré le droit d’exercer la magie, il s’approcha de Constance, de Cassidy et d’Ev’. Il y avait quelque chose qu’il avait du mal à comprendre. La magie était un domaine très vaste, probablement qu’il y avait encore des parties inexplorées. Mais, retirer la magie de certaines baguettes ? Comment c’était possible ? Qui était capable de faire ça ? Rogue probablement … C’est fou comme ils l’avaient sous-estimés. Il s’avérait être bien plus puissant qu’il ne laissait paraître. Son côté associable et antipathique semblait nourrir un incroyable savoir sur la magie. Il fallait se méfier de lui, de plus en plus. Les dossier s’accumulaient sur son dos, Nelson était dégouté par cet homme. Complètement dégouté. Il fallait vivre sans remord ni conscience pour faire autant de saloperies autour de soi. Ils étaient sortis oui, mais les ennuis n’étaient pas terminés. Qu’est ce qui allait leur tomber sur la gueule ensuite ? Il en avait aucune envie, mais une certitude le taraudait. Ce n’était pas terminé.

Il partagea ses interrogations. « C’est quand même fou d’être capable de retirer la magie d’une baguette, alors que le sens de l’objet se résume à la magie-même. ». Une chose était sûre, ce n’était pas à la portée de tout le monde. Cela prouvait qu’on pouvait réguler la magie dans le monde, et l’accorder ou la retirer. Dans les mains de ceux qui avaient cette arme, elle prenait une ampleur dangereuse. Si l’on retirait la magie des anti-Voldemoriens, il n’y avait plus aucun moyen de contrer le pouvoir qui se mettait en place, cette répression, cette dictature intolérante. Mais, ou était passée la magie des baguettes ? Est-ce qu’elle avait été supprimée ? Eradiquée ? Ou simplement emprisonnée hors des baguettes. Dans le premier cas, il serait impossible de retrouver la magie pour les baguettes. Dans le second, ça restait possible. Encore fallait-il savoir où la magie se trouvait, et comment la libérer. C’était incroyable. Il fallait prévenir quelqu’un à l’extérieur, quelqu’un qui allait pouvoir étudier le problème. Et surtout alerter les autres de ce nouveau danger qui planait.
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Aiden J. Foster
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 5.   Lun 16 Mai - 20:19
    Il y avait de plus en plus de monde mais Aiden restait concentré sur Elliyöt et Emily, tellement heureux de les retrouver. D'ailleurs Elliyöt lui adresse la parole et Aiden put constater que lui aussi était dans un sale état. La Cage n'avait épargné personne, sauf la garce de Carter. C'était d'ailleurs étrange qu'elle n'ait pas remué ciel et terre pour en faire sortir son cousin. Peut-être qu'elle s'était rendue compte que ce n'était qu'un con ? Il lui avait fallu 18 ans pour ça ? ..

      - Si tu savais comment j'ai du mal à ne pas te retourner ta vanne des squelettes... Qu'est-ce qu'il s'est passé avec ta main ? Tu devrais filer à l'infirmerie.


    Et puis, il y avait Emily. Elle qui lui avait tant manqué. Il n'avait pas été à l'aise et n'avait pas fait grand chose mais elle venait de se jeter dans ses bras. Alors, il l'entoura de ses bras pour la serrer fort tout contre lui. Bon pas trop non plus parce qu'il se doutait qu'elle devait manquer un peu de force suite à son séjour dans la Cage. Ça lui faisait tellement de bien de la retrouver, de pouvoir la prendre dans ses bras. Mais alors, il avait fallu qu'un imbécile gâche tout. Oui, ce mec là, celui qui se prend pour une bête du sexe alors que la plupart des rumeurs disent qu'il est mauvais. Celui qui se croit populaire alors qu'il ne peut dire merci qu'à son nom. Celui qui croit qu'il peut draguer ouvertement et salement Emily. Celui qui croit qu'il peut la souiller. Il venait de lui faire un remarque qui lui monta un petit peu le rouge aux joues. Il était vexé. Oui, vexé. Mais c'était quoi cette jeunesse qui rapportait tout au sexe ? Ouais, Aiden n'était pas le genre de mec à s'enchainer n'importe qui mais où était le problème hein ? Peut-être que pour l'autre obsédé du cul c'était un drame mais lui vivait bien avec. Bon bien sûr, c'était un mec, il avait parfois des envies, mais il n'allait pas se prendre la première venue. Il trouvait que c'était un manque de respect et on lui avait toujours dit de ne jamais considérer les filles comme des jouets, qu'une fille, on la traite avec respect (C'est ça d'être éduqué par une féministe). Enfin bref, tout ça pour dire qu'il était quand même pas mal vexé.

      - Connard.


    Dit-il alors que Nelson fuyait juste après sa remarque. Comme quoi il n'avait pas de couilles. Aiden avait bien envie de le rattraper et de lui foutre son poing en pleine face mais il avait Emily dans ses bras. Il préférait ce contact. Nelson aurait tout le reste de l'année pour être défiguré, ou castré. Surtout qu'Emily venait en quelque sorte de se plier en deux pour maintenir son genou, ce qui n'échappa pas aux yeux d'Aiden.

      - Viens, je t'emmène à l'infirmerie. Elliyöt tu devrais venir avec nous, pour ta main.


    De toute façon, c'était la meilleure chose à faire. Surtout qu'il avait peur qu'un des Carrow se ramène pour les remettre dans la Cage. Il trouvait même ça bizarre qu'ils les aient fait sortir.




Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 5.   Mer 18 Mai - 18:36
Seth ne dormait plus. Depuis trois jours, il ne trouvait pas le sommeil. Trop de choses se bousculaient dans sa tête. La Cage, le corps d’Arthur, le dangereux rapprochement observé entre Emily et Nelson, les conditions de vie et d’hygiène lamentables, l’humidité, la faim, la peur. Le jeune homme était censé appartenir à la Maison de Gryffondor, et montrer un courage à toute épreuve. Il avait atteint sa limite. Endurer Rogue comme directeur, ça passe. Formation de la Brigade des Carrow avec deux psychopathes sadiques et violents, on subit sans rien dire. Application des mesures anti-moldus, ça, ça n’allait pas le faire. Ils s’étaient soulevés, ils avaient été battus. Et maintenant ? La Cage. Insupportable, insoutenable. Seth avait peur, non plus peur de sa situation (tomber plus mal ne devait pas être possible, en fait) mais de l’après. Après. Quand ils sortiraient, parce-que c’était une évidence, ils allaient sortir. Les espèces d’enflures qui bousillaient le Château et violaient les lois de la Magie ne se contenteraient pas de neutraliser leurs victimes. Il leur fallait le besoin de leur souffrance, de leur humiliation. Seth savait qu’ils se réjouiraient de voir leurs mines de désespérés s’illuminer lorsque cette maudite porte s’ouvrirait. Ils jubileraient de les voir retrouver leur « Liberté » et se penser en héros. Et ils jouiraient enfin lorsqu’ils les piègeront à nouveau.
Seth eut envie de vomir. Le jeune garçon était dégoûté. Il se retint de cracher par terre, mais son opinion était faite. Tant que les élèves, les Résistants, n’auraient pas écrasé les Carrow, ils ne seraient jamais libres, quelques soient les artifices utilisés pour les tromper. Avec un sourire sans joie, le blond réalisa qu’il n’avait pas eu de pensée aussi intelligente depuis longtemps. Peut-être était-ce le fait de se retrouver seul avec soi-même ? Un changement s’était effectué en lui, comme en chacun d’eux. Pour sa part, le Rouge avait gagné en maturité ; sa douceur et son flegme habituel s’effaçant au fil des jours pour laisser place à la détermination et à la soif de vengeance. Il n’aimait pas être pris pour un imbécile. Il essuya des larmes de rage qui perlait aux coins de ses yeux, et entreprit de méditer. À défaut de dormir, il s’était mis à la médiation (ou un truc du genre, il n’était pas très calé dans ce domaine). De toutes façons, il avait toujours rêvé de devenir moine bouddhiste.

Ce fut un changement de rythme dans les respirations qui l’entouraient qui l’alerta. Soulevant une paupière, puis l’autre, il vit comme dans un rêve les silhouettes de ses camarades d’infortune se lever et marcher en direction de la sortie, comme des zombies. Seth cligna des yeux plusieurs fois. Sceptique, il se releva, épousseta son pantalon en piteux état et s’étira. Chaque chose en son temps. Il voulut, naturellement, chercher Emily mais la foule était si dense qu’il ne put discerner sa tête blonde favorite. Il ne voulait pas la laisser, mais le cube se vida et il ne restait aucune trace de sa jumelle. Seth fut l'un des derniers à sortir. Semi-conscient, il s'arrêta devant la silhouette qui tenait la porte. C'était irréel.
Mais Seth était un bon garçon, et situation irréelle ou non, il ne se posa pas de question. Monta les escaliers à la manière d'un automate. Ne pensant à rien. Il discernait à peine les marches sur lesquelles il posait son pied. Son corps pesait des tonnes et sa tête au moins le triple. Mot de passe, entrée dans la Salle Commune des Gryffondor. Seth pensa qu'il aurait largement le temps d'apprécier sa résurrection le lendemain et se dirigea vers le dortoir. Il fit un vague effort pour poser ses chaussures, enleva au péril de sa vie son pantalon et sa chemise et s'effondra sur son lit comme un chiffon tout mou. Avant même que les paupières de Seth se soient refermées sur ses yeux clairs, le jeune blond s'était endormi.

***
Il se réveilla tout seul comme un grand, dans la même position que la veille. Pourtant, il ne se leva pas de suite, prenant le temps d'analyser cette réalité incompréhensible. Alors quoi, il était libre? Comme ça, d'un coup, pouf? Quelqu'un devait se foutre de leur gueule. Il avait cessé d'exister, de compter les jours, et ça n'en valait même pas la peine? Il se redressa, désespéré. Pourquoi les avait-on libérés? Il aurait du se sentir heureux; il ne l'était pas. Il passa sa main dans ses cheveux et alla prendre la douche, vidant par la même occasion au moins deux fois la citerne de Poudlard. L'eau ruisselant sur son corps tuméfié et endolori lui faisait un bien fou. Puis, il entreprit de s'habiller. Son uniforme étant complètement fichu, il enfila un simple pantalon et une chemise blanche. Il releva la tête et resta interloqué devant le garçon qui lui faisait face.

C'était un garçon qu'on aurait pu, à une époque, qualifier de beau. Cependant, il était trop maigre et son visage était trop émacié pour que ça soit le cas aujourd'hui. Sa chevelure blonde avait perdu de sa splendeur, sa peau était pâle et de nombreux hématomes et cicatrices s'y étaient logés. Il avait l'air profondément abattu, et sa mâchoire était contractée. Ses lèvres, serrées, exprimaient la colère et la tristesse, tandis que dans ses yeux, on lisait à quel point il était perdu. Seth détourna le regard de cette vision pénible. Le Seth d'avant lui manquait. Beaucoup. Il se laissait du personnage qu'on lui avait imposé. Il ne voulait plus être cet garçon dur et responsable qui avait vécu de manière misérable ces derniers jours. Il voulait redevenir le gentil Seth, chaleureux et tranquille d'avant la Cage, mais il savait que ce n'était plus possible. Prenant une grande inspiration, il quitta le dortoir et la Salle Commune en ne parlant à personne, évitant les regards et accélérant devant les groupes d'élèves. Il n'éprouvait pas la moindre envie d'être mis au courant de tous les racontars et rumeurs s'étant développés en son absence. Surtout, surtout pas.
Il répéta le chemin de la veille en sens inverse, cette fois attentif à tout. Il avait l'impression de se prendre une énorme claque dans la gueule à chaque fois qu'il passait devant un camarade, une statue, un tableau. Eh ouais, mec, le monde a continué de tourner. Eh non, tu n'es pas accueilli en héros. Eh oui, tout le monde s'en fiche de toi. Tu vois leurs regards coupables? Peut-être qu'ils ne comprennent pas. Après tout, pourquoi le pourraient-ils? Toi-même tu n'es pas capable de mettre un mot sur ce qui t'arrive. Pauvre chou, tu es traumatisé.
Peut-être, effectivement. Il subissait en ce moment le contre-choc d'un traumatisme puissant et bouleversant qui l'avait profondément remué.

Enfin, il arriva devant la Grande Salle dont les portes étaient grandes ouvertes. Un noeud dans le ventre, il resta planté là quelques instants, incapable du moindre geste. S'il avait eu le choix, il se serait échappé en courant, s'enfuyant de ce lieu désormais sinistre. Mais il ne pouvait pas, n'est-ce pas? Emily, Constance, Elliyöt et tous ses amis étaient réunis en cet endroit. Partir signifiait leur tourner le dos, à tous. Eux qui devaient se demander où il se trouvait. Eux qui devaient penser à lui. Eux qui devait le chercher.
Un pas. Puis l'autre. Encore un. Ainsi de suite, il pénétra dans la vaste salle, pauvre hère misérable. Le blond se força à garder la tête haute, pâle fantôme d'une dignité souillée. Un tas de baguettes magiques éparpillées sur le sol détourna son attention, et Blond Bradsburry prit quelques minutes de son précieux temps pour retrouver la sienne. Il ne prit même pas la peine de vérifier si elle marchait - après tout, quel intérêt? Il avait été privé de magie pendant assez longtemps pour pouvoir encore s'en passer.
Finalement, il ne put se retenir et accéléra, désireux à présent de retrouver ceux qui comptaient pour lui. Et il les vit. Aiden, Emily, Elliyöt, Nelson qui s'éloignait. Il reçut une décharge électrique en apercevant Constance dans les bras de Vitaly, mais réussit à sourire faiblement. Il arriva juste à temps.
    - Connard.
Il arqua un sourcil.
    — Sympa l'accueil, Aiden!
Il savait bien que cette insulte ne lui était pas destinée, aussi tenta-t-il de sourire, et cette fois, le coeur y était. Il donna une tape amicale sur l'épaule du Bleu, puis s'approcha de sa soeur, l'air grave. Elle semblait souffrir du genou, et il la laissa se relever. Une sensation de bonheur délirante s'empara de lui, et il l'étreignit, enfouissant son visage dans les longs cheveux de son double. Aucune parole ne fut nécessaire. Les jumeaux pouvaient aisément communiquer sans les mots..
    - Viens, je t'emmène à l'infirmerie. Elliyöt tu devrais venir avec nous, pour ta main.
Seth se détacha délicatement de l'emprise d'Emily, sourit à Elliyöt et repéra encore une fois Constance. Il lui adressa un signe de la main et reporta son intérêt sur ses potes, attrapant aussi discrètement que possible une pomme dans laquelle il croqua. Ah oui, il crevait de faim.
    — On dirait que j'ai loupé un épisode... quelqu'un pour me mettre au courant?

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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 5.   Ven 20 Mai - 21:48
    Heaven dérivait, son âme en plein naufrage.

    Traumatisée, absente, des larmes qui s'étaient refusées de couler depuis plus de sept ans menaçant de rouler hors de ses yeux, elle se releva brusquement, l'air hagard. Elle semblait chercher désespérément quelque chose - quelqu'un - à qui se raccrocher. Ses yeux tombèrent en tout premier sur Eliyött et son groupe d'amis, dont elle ne connaissait plus aucun membre, maintenant que Nelson venait de les quitter. Amère, elle songea que bien des choses avaient changé, et que même l'une des exceptions à qui elle avait accordé sa confiance ne le méritait même plus. Le capitaine de Quidditch qu'elle avait adulé n'était qu'un connard de bas étage, comme le faisait admirablement bien remarquer le garçon qui enserrait étroitement la jeune fille attaquée verbalement par le Serpentard.

    Heaven se sentit soudainement mieux. Pas mieux parce qu'elle arrivait à passer outre sa déception, mieux parce qu'elle eut la soudaine impression de ne plus s'appartenir. C'était une chose autant étrange à dire qu'à penser, mais ce fut brièvement comme si elle était devenue un fantôme. Un spectre hors de son corps, froid, sans sentiments, juste doté d'une omniscience capable de percer à jour les plus communs des mortel.
    Pis l'impression s'en alla aussi vite qu'elle était venue et la vague de désespoir la doucha une seconde fois en l'espace de deux minutes.
    Harassée par toutes ces émotions trop fortes pour être supportées sans broncher, elle chancela, ce qu'en d'autres circonstances, elle aurait tenu pour le sommet de la honte. Mais, ici, maintenant, cela n'avait aucune importance. Elle aurait juste voulu quelque chose - quelqu'un - à qui se retenir. Et son regard tomba une nouvelle fois sur Elliyöt, puis coulissa vers Vitaly, à peine plus loin, étouffé par Constance.
    Sans trop savoir ce qu'il lui prenait et pourquoi elle faisait cela, elle pivota vers le groupe d'Elliyött.

    Il lui fallait de la vie. Et le duo triste de Vitaly et Constance ne lui en inspirait aucune. Si le trio semblait au moins aussi alourdi par ce qui était sans aucun doute le poids de la Cage, au moins semblaient-ils arriver à l'oublier quelques secondes. Et Heaven devait oublier la Cage. Même pour quelques secondes.

    Alors, sans comprendre, elle aborda Elliyött, alors même qu'elle s'était juré que leur amitié devrait rester à jamais secrète, et ses deux autres amis, oublieuse du fait que l'un était un gryffondor, et du fait que l'autre - elle ne savait pas trop, puisque son dos lui cachait son écusson - en était probablement une aussi.

    - Salut, fit-elle pitoyablement, juste en quête d'une discussion normale avec un être humain.

    Ses actes n'avaient peut-être aucun sens, mais ils lui étaient devenus vitaux. Il lui fallait un contact autre que celui perverti par la Cage, perverti par l'odeur de la mort - du mort - d'Arthur.

    Pâle ombre d'elle-même, Heaven était méconnaissable. Sans son orgueil, ni sa parure de fierté, elle n'était plus qu'une enfant fragile qui avait trop vite grandi dans un univers qui n'était pas le sien.

    Dans sa main, sa baguette magique sans pouvoir pendait tristement, pointe vers le bas, poignée à peine tenue entre ses doigts.

    Comme à l'abandon.


      HJ:
       
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Sorrow C. Caldwell
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 5.   Sam 21 Mai - 12:27
    Emily avait raison. Nous n’étions pas au bout de nos surprises. Nous n’avions pas finit avec tous ses obstacles, tous ses malheurs qui s’abattaient sur nous. Je soupirais et mon regard se posais sur les nés-moldus qui commençaient à s’énerver sur leur baguette, d’autres étaient totalement désemparés. Je les regardais dans leur désespoir, impuissant. Et la colère monta alors en moi. Et la colère vint déchirer mes entrailles. J’avais envie d’aller frapper un des Carrow, j’avais envie qu’ils souffrent autant que nous avions pu souffrir dans cette Cage. Dieu que j’en avais tellement envie. Ca serait une douce récompense mais encore minime malgré tout ce qu’on a enduré dans cette pièce. Nous étions restés douze jours enfermés. Douze. Douze jours sans voir le soleil, sans pouvoir manger et boire à notre faim, sans pouvoir rien faire du tout. Douze jours d’enfermement. Et finalement nous étions tous sortis… Non, nous n’étions pas TOUS sortis. Il restait Arthur. Arthur qui pourrissait lentement dans cette Cage pour toujours. Arthur qui attendait désespérément un enterrement digne. Arthur qui aurait sans doute voulu dire au revoir à ses parents. Arthur qui pourrissait, seul, dans cette pièce quelque part dans le château. Quelque part où personne ne le retrouverait jamais. Mon ventre se serra et rien que de penser à son corps me donnait envie de vomir. Nous avions vécu avec ce corps, cette poupée de chiffon que la vie avait quitté, avec ce corps désarticulé qui pourrissait et qui laissait une odeur immonde derrière lui. Nous avions vécu avec un mort et je savais que le fantôme de cet enfant viendrait me hanter encore longtemps après cet épisode monstrueux.

    Et puis au fur et à mesure, les gens rentrèrent dans la Grande Salle, nous découvrirent. On se jetais dans les bras l’un de l’autre. On souriait. On pleurait. On se jurait de ne jamais plus se séparer. Promesses éphémères parce que la mort pouvait surgir à tout instant. La mort pouvait sortir de derrière cette armure. La mort pouvait empoisonner la pomme que je mangeais. La mort pouvait se trouver en chacun de nous. Elle ne demandait qu’à surgir. Elle ne demandait qu’à frapper, qu’à prendre une vie et repartir laissant derrière elle des âmes perdues, des âmes détruites. Et je regardais tous ces gens. Et je regardais toutes ses âmes si seules, si petites, si insignifiantes face à la vie. Et instant, je me dis que nous n’étions rien. Rien.

    Et puis Constance vint se jeter dans les bras de Vitaly. Et puis la petite brune là-bas embrassa son petit ami avec passion et avec amour. Et puis les larmes coulèrent, amères, dures, blessantes. Et puis…

    Evangelina était venu vers notre petit cercle et demandait ce qu’on pouvait bien faire. Je la regardais alors et remarquais ces joues creuses, ces cernes autour de ses yeux, cette maigreur qui laissait apparaître ses os. Je la regardais alors, dépité et tellement désolé pour elle. Mais je ne lui répondis pas, parce que je ne savais pas quoi répondre si ce n’est rien. Nous ne pouvons plus rien faire pour l’instant. Nous devions subir en silence. Nous devions souffrir en silence. Nous devions mourir en silence. Nous étions seuls à présent.

    Nelson s’en alla alors après s’être fait rembarré par Aiden. Et puis Aiden s’adressa alors à moi. Je posais mon regard bleu sur lui. Et sa phrase m’arracha alors un sourire. Mais j’eus alors mal aux muscles de ma bouche. Ils tiraient désespérément mais en fait, c’était plus d’une grimace qu’il s’agissait. Pourtant, les mots d’Aiden me donnaient envie de rire. Et d’un seul coup, mon sourire disparu. Non, je ne devais pas rire de ça. Je ne devais pas rire du cadavre d’Arthur qui pourrissait là-haut et qui ne serait bientôt qu’un tas d’os laissé là. Je regardais alors ma main et répondit tout de même au Serdaigle :

      ELLIYÖTJ’ai fait le geste le plus stupide qui puisse existé. J’ai tapé dans un mur.


    Stupide ? Oui. Si je n’avais pas tapé dans ce mur je ne souffrirais pas comme un chien et ma main ne serait pas toute bleue et toute enflée. Je soupirais alors et finalement Aiden décida d’emmener Emily à l’infirmerie et me dis que je devrais venir aussi pour ma main. Je haussais les épaules. Il avait raison. Mais Seth arriva à ce moment-là et nous adressa un sourire. Et mon cœur se réchauffa un peu. De la vie. Je voulais de la vie, de la chaleur. J’essayais de lui sourire à mon tour et il demanda ce qui se passait. Je laissais le soin aux autres de répondre à ma place, car Heaven venait m’aborder. Mon regard bleu tomba alors sur un désastre. Que t’est-il arrivé Heaven ? Où est passé ta fierté, ton orgueil, ton désir de vivre et d’être libre ? Où es-tu belle Heaven ? Où es-tu ? Pourquoi te caches-tu derrière ses pupilles noirs de désespoirs de peur ? Pourquoi ? Je m’approchais alors d’elle, caressa un instant ses cheveux qui semblaient eux aussi avoir perdu de leur éclat, de leur vie. Et alors je la pris dans mes bras. Elle était si petite, elle était si pâle, elle était si perdue.

      ELLIYÖTPleure Heaven. Pleure, tu en as besoin.


    Comme nous tous.


Animal I have become

i can't escape this hell so many times i've tried but i'm still caged inside somebody get me through this nightmare i can't control myself so what if you can see the darkest side of me? no one would ever change this animal i have become help me believe it's not the real me somebody help me tame this animal © belzébuth
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Anaconda Lewis
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 5.   Sam 21 Mai - 12:37
Ana cherchait sa baguette du regard, fébrile. La repérant enfin, elle s'en saisit délicatement. La tourna entre ses doigts, apprécia le contact du bois dans sa main, retrouvant l'extension de son bras, sentant la puissance affluer à nouveau en elle. Ou presque.
Elle était squelettique. De ses cheveux auparavant noirs et soyeux ne restait plus qu'une chevelure terne et raide. Le manque de lumière avait blanchi sa peau, faisant ressortir ses cernes et ses grands yeux clairs. Elle avait l'air perdu. Une poupée de chiffon flottant dans un uniforme aurait été plus fringuante. Ses bras tremblaient, et elle ne regardait personne fixement. Fuyait la réalité. Qu'était-elle devenue?
Naïve. Se sentait en sécurité à Poudlard.
Naïve. Croyait que rien ne pourrait arriver.
Naïve. Voyait désormais les nuages de son futur se dissiper.
Naïve. Naïve naïve naïve.
Elle avait trop espéré.

La Cage l'avait bouleversé. Elle revivait la torture de son enfance, en pire. À dix ans, elle se sentait encore capable de se révolter plus tard. Elle voulait faire payer, avait la force de se relever et de continuer à se battre. Ce temps là était révolu. Aujourd'hui, Anaconda ne peut plus rien faire. Elle abandonne le combat, se rend. Elle est trop faible pour porter à nouveau ce poids sur ses épaules, sur sa conscience. Elle a trop souffert. Trop souffert. Qui pouvait permettre ça? Avec tout ce qu'elle avait enduré dans son enfance, sa vie aurait dû être le paradis. Un père violent, une mère inexistante, des soeurs indifférentes... son quota de souffrances avait été largement dépassé. Elle se fichait d'être belle, populaire, riche ou même aimée, finalement. Elle ne désirait que la paix. Que la paix et la sérénité. Elle ne tenta même pas de refouler ses larmes - elle ne s'en sentait pas capable. Personne n'était venu la sauver.

Elle fut parmi les premiers à sortir. À respirer l'air nouveau, à prendre contact avec le dehors. Mais elle n'avait pas rejoint sa Salle Commune. Au lieu de ça, elle avait quelque peu erré dans le Château, à la recherche de Griffith. Elle ne l'avait pas trouvé. Alors, à la manière d'un zombie, elle s'était rendue à son dortoir et s'était mise en colère. Une colère froide, majestueuse, stupéfiante. Les filles de son dortoir l'avait accueillie avec indifférence. Tu es sortie? C'est bien. Puis, elles étaient retournées à leur petites affaires. Anaconda n'avait pas tenu le coup. Une vague de violence et de colère avait déferlé en elle, la rendant inconsciente de ses actes. Elle avait frappé l'une de ses camarades au visage et avait menacé de se tuer. Les autres, paralysées, ne faisaient aucun geste. Finalement, Ana avait lâché sa victime et était allée se doucher. La nuit avait été agitée.
Et nous étions le lendemain. À la table des Serpentards, certains l'avait repérée. La rumeur s'était déjà répandue. Cette traître d'Ana Lewis avait pété les plombs... Depuis le temps que ça couvrait. Oui, c'est sûr, vu comme ça, on ne dirait pas... toujours l'air si calme, si maître d'elle. Ana détourna le regard, toujours incapable de bouger.
On voyait en elle la petite fille de ses onze ans. Mal à l'aise, timide, fermée, mais en même temps rayonnante de cette beauté intérieure qui la caractérisait. Sauf qu'aujourd'hui, cette beauté intérieure s'était fait la malle. Ne restait qu'une adolescente de dix-sept ans fermée, brisée, perdue.

Sa vie n'avait plus aucun sens.

Alors, Anaconda marcha vers ce qui lui paraissait être la meilleure solution. Ils étaient tous là, les Survivants. Sous les regards incrédules des Serpentards, elle courut vers ces gens qui avait partagé ses souffrances. Lorsqu'elle arriva, Heaven était dans les bras d'Elliyöt. Elle adressa à ce dernier un regard reconnaissant, puis réalisa brutalement qu'elle voulait, elle aussi, une étreinte. Une étreinte rassurante, confortante, aimante. Et celle qu'elle attendait n'était pas là. Elle se tourna vers la table des Poufsouffles, chercha son point de repère. Le seul, l'unique.
Mais ne le trouva pas.

Ana ferma les yeux et s'assit, à bout de souffle. Elle pria pour qu'on lui vienne en aide.




after all this time ?

a l w a y s
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 5.   Sam 21 Mai - 14:08
    - Pleure Heaven. Pleure, tu en as besoin.

    Heaven ne pleura pas. Elle ne pleurait jamais. Elle ne pleurait plus et ne pleurerait plus. Ce n'était pas une promesse, mais elle comptait bien tenir cette résolution. Mais elle s'abandonna à l’étreinte rassurante. Elle n'avait pas conscience de ce qui se passait et des conséquences que cela risquait d'entraîner. Cela n'avait aucune importance. Tout ce qui la préoccupait était ces bras qui l'enserraient et lui apportait un peu de réconfort, de chaleur humaine.
    Cette chaleur qui avait tant manqué depuis qu'on l'avait enfermée dans cette immonde Cage.

    En fermant les yeux, Heaven se prit à croire que celui qui la tenait ainsi contre son torse était Théo. Théo qui lui manquait tant, Théo qui n'était pas là, Théo qui l'avait laissée là, seule et sans bouée à laquelle se raccrocher. Mais l'odeur d'Elliyött l'empêcha de croire trop longtemps à ce miracle. Théo n'était pas là, et Elliyött était incapable de le remplacer.

    La respiration un peu plus détendue, elle sembla soudain réaliser ce qu'elle faisait. Mais se tendre et reculer brusquement ne résoudrait rien. Ce qui était fait était fait, et si Heaven ne se préoccupait le plus souvent que d'elle-même, elle était trop blessée et trop reconnaissante - même si elle ne l'avouerait jamais - pour blesser Elliyött en agissant de façon si stupide et puérile.

    - Merci, murmura-t-elle si bas qu'elle douta même l'avoir prononcé.

    Heaven ne remerciait jamais personne. Parce qu'elle n'avait personne à remercier ou parce qu'elle considérait cela comme s'abaisser devant l'autre ? Elle ne savait pas, et au fond, cela n'avait pas plus d'importance que le reste.

    Doucement, elle s'extirpa des bras d'Elliyött, incapable de supporter plus ce contact, maintenant qu'elle en avait réalisé toutes les implications, mais le gratifia d'un sourire, ce, qui, venant d'Heaven revenait presque à une déclaration d'amour.
    La jeune fille était d'ordinaire si froide et si distante, si faussement amicale et si véritablement blessante que de la sincérité venant d'elle relevait du miracle. Seulement, la lueur qui dansait faiblement au fond de ses yeux exprimait plus que les mots tout ce que pouvait ressentir la Serpentard.

    Comme si, l'espace d'une seconde, sept années passées à s'endurcir s'étaient envolée pour laisser place à la petite fille blessée et ignorante qui était montée pour la première fois dans le Poudlard Express. Une enfant qui s'était demandé si quelqu'un d'autre avait aussi un père en prison et une mère qui ne la regardait plus de la même manière depuis qu'elle avait appris que son précieux bébé était une sorcière.

    Heaven recula donc de quelques pas, et reporta son attention sur les deux autres personnes qui se trouvaient là.
    L'apparence de la jeune fille n'avait fondamentalement pas changée, et elle ne se sentait pas vraiment mieux, à peine moins perdue et moins effondrée. Mais au moins ne sentait-elle presque plus le poids de la baguette sans vie qui se trouvait toujours dans sa main.
    Jamais elle n'aurait un jour crû qu'elle viendrait chercher du réconfort chez Elliyött, et pourtant, cela était arrivé, défiant toute imagination, défiant toutes les statistiques.
    Heaven venait d'admettre une faiblesse devant la Grande Salle toute entière. Elle savait bien que peu de gens avaient du la voir... mais sa réputation de Serpentard sans tâche allait s'effondrer.
    Comme si ce n'était pas déjà le cas depuis que les nés-moldus étaient devenus plus insignifiants que des animaux. Un rire ironique retentit dans sa tête.

    La souffrance se changeait en rage, et la rage se changeait en haine. Oh oui, elle haïssait le Seigneur des Ténèbres et ses sbires, oh oui, elle haïssait tous ceux qui méprisaient son sang. Et ils allaient vite comprendre qu'on ne se mettait pas Heaven Bridge à dos sans le payer très cher.

    Car la haine et la colère étaient tout ce dans quoi Heaven pouvait se retrancher, là, ici et maintenant. Parce que c'était soit ça, soit s'effondrer et ne plus jamais se relever.
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Griffith Harftly
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 5.   Sam 21 Mai - 14:56
    Il ouvrit les yeux et se réveilla précipitamment, comme au sortir d'un cauchemar. Assis sur son lit, Griffith ne comprit pas tout de suite ce qui l'avait poussé à se réveiller aussi brutalement puis il se dit finalement que ce devait être un de ces cauchemars qui l'habitaient depuis qu'ils avaient disparus. S'asseyant au bord de son lit, le Poufsouffle soupira longuement. Chaque matin depuis douze jours, il se sentait de plus en plus impuissant face à ce qu'il était en train de se passer. Aucune information ne leur avait été donné, il n'allait plus en cours, ne voyait plus ses amis. Il avait perdu sa moitié, perdu l'envie de sourire, perdu l'envie de se lever le matin.

    C'était limite s'il ne s'en voulait pas de ne s'être pas fait attraper ce soir là. Une retenue l'avait bloqué dans une salle toute la soirée et il n'avait pas pu assister à la rébellion, n'avait pas pu se battre aux côtés de ses amis quitte à perdre face à la puissance des Carrow et du mage noir. Tout ce qu'il lui était resté était l'inquiétude, le repentir, l'inquiétude et encore l'inquiétude. Il comptait les jours, les heures et presque les minutes qui s'écoulaient avec une lenteur indéfinissable. Etaient-ils toujours en vie? Souffraient-ils? Est-ce qu'on les torturait? Avaient-ils de quoi manger, de quoi boire? De quoi se laver et s'habiller? Tant de questions dont il n'avait pas les réponses et certainement ne les aurait-il jamais.

    Un Poufsouffle entra dans le dortoir et surpris Griffith à déprimer sur le bord de son lit, les bras tendus sur son matelas, et s'approcha de lui avec un sourire aux lèvres. Un sourire. Depuis combien de temps n'avait-il pas vu quelqu'un sourire avec autant d'entrain et de sincérité? Griffith lui demanda ce qu'il se passait et son camarade lui répondit avec une phrase simple. Trois mots qui mirent immédiatement Griffith en ébullition, qui lui infligèrent une décharge électrique mémorable. "Ils sont revenus". Ils sont revenus. Le Poufsouffle se leva d'un bond, ne prit même pas le temps de remercier son camarade et fila sous la douche. Elle dura approximativement deux minutes, puis il s'habilla et partit en courant vers la Grande Salle. En fait, il n'était même pas sûr qu'ils se trouvaient là, mais c'était l'endroit le plus logique.

    Lorsqu'il arriva enfin à la Grande Salle, à bout de souffle, il parcourut des yeux les silhouettes qu'il voyait. Elliyöt, Seth et Emily, Constance, Cassidy, Heaven... Tous étaient regroupés au centre de la pièce, se prenant dans les bras, pleurant. Mais il était comme insensible de les voir, insensible d'avoir enfin retrouvé ses amis tant qu'il n'avait pas retrouvé sa moitié. Tant qu'il ne pourrait pas se dire c'est bon Griff, t'as le droit de respirer maintenant. Tu peux vivre, elle t'a enfin rejoint.

    Puis il la vit. Comme intemporelle au milieu de ce flot d'élèves qui se prenaient dans leurs bras elle était seule et semblait si perdue. Comme une enfant qui a perdu son point de repère et qui s'assoit en attendant qu'on vienne la chercher, elle s'était assise et avait le regard vide. Le coeur de Griffith accéléra et il s'approcha d'elle à grands pas, marchant toujours plus vite pour enfin la rejoindre. Il bouscula involontairement un élève qui s'était mis sur son chemin et enfin, il fut face à Elle. Anaconda. Lentement, il détailla le corps de celle qu'il aimait, remarquant ici et là un hématome, voyant son teint pâle et son corps amaigris, des cernes sous ses yeux. Il comprit alors toute l'ampleur de ce qu'ils avaient vécus et lentement il s'accroupit devant elle.
    Griffith respirait rapidement, à cause de sa course mais surtout à cause du choc que la revoir lui infligeait. C'était comme si tout ça était irréel. Il voulait juste tout détruire. Aller voir les Carrow et les frapper jusqu'à la mort tant il leur en voulait de ce qu'ils lui avaient fait. Ils l'avaient arraché et pendant plus d'une semaine il avait eu ce trou béant à la place du coeur.

    Lentement, il posa une main sur le visage de son âme-soeur, caressa sa peau à la fois si douce et froide. Il caressa sa nuque, il caressa ses cheveux. Puis, toujours sans un mot, Griffith attrapa Anaconda et la prit dans ses bras. Comme on berce un enfant il la serra tout contre lui, s'attachant à elle comme on s'attache à la vie. Puis il déposa un long baiser sur son crâne avant d'y poser son menton. Ses yeux rougirent et le Poufsouffle sentit les larmes monter.

      "Excuse moi mon Amour. Je suis là."


    Il s'en voulait d'autant plus que de la voir ne l'avait pas rassuré. Bien au contraire, car elle semblait abattue. Elle semblait sortie d'un autre monde et tout prédisait qu'elle ne remettrait les pieds à terre que difficilement. Elle était là sans vraiment être là. Et il se promit alors de tout faire pour qu'elle revienne. Il se promit de l'aider jour et nuit, de la soutenir à chaque seconde qui s'écoulait peu importe ce que cela lui demanderait. Elle devait revenir.






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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 5.   Lun 23 Mai - 6:34
[HJ: Bon, comme j'ai été absente un moment, il est possible qu'il y ai quelques incohérences, je suis désolé mais il y a vraiment trop de posts je peux pas tout lire depuis le chapitre 4 xD Je vais faire de mon mieux... ]

Elle y avait survécu. Physiquement, du moins. Mentalement, c'était une tout autre chose. Ces jours dans la Cage avaient été horribles. Ces jours dans la Cage l'avaient complètement détruite. Entre les engueulades et la mort, la faim et la douleur, très peu d'espoir était resté. Katelyn, comme tous les autres probablement, avait été vidée. Vidée de toute joie, vidée de toute force. À la fin, la fatigue la rongeant, elle avait eu du mal à simplement pleurer. Cela demandait trop d'énergie. Seule, dans son coin, Katelyn avait tenté de se faire petite pour la suite de leur emprisonnement. Ça avait plutôt bien fonctionné. On lui avait prêté très peu d'attention. Il fallait dire qu'elle s'était arrangée pour avoir un rythme de vie inverse à ceux des autres. Tentant de dormir alors que les autres discutaient ou non, et démontrant des signes de vie alors que les autres dormaient - ou pas. Combien de nuit a-t-elle passée à pleurer son désespoir près de la fontaine? Elle ne pouvait plus compter. Les Jours avaient été long. La douleur avait été atroce. Katelyn, normalement en bonne santé, bien arrangée, belle, était devenue maigre, pâle, qu'une masse squelettique quasiment sans vie. De longues cernes violettes ornaient le dessous des yeux clairs de la serpentard. Ses joues creusées par la sous alimentation lui donnaient des airs de morte-vivante. Pour une fois, on pouvait le dire, elle était laide. Mais en ces moments, qui ne l'était pas? Personne.

Quand la porte s'était ouverte cette nuit là, elle n'y avait pas cru. La sang-pur, la seule partisane des Carrows présente ne croyait plus avoir la possibilité de sortir. D'avoir une passe comme Alyssa avait eu. Si cet homme était venu pour quelqu'un, ce n'était pas pour elle. Pourtant, oui. Il était là pour tous. Katelyn, n'y croyant pas, avait attendue que tous soient sorti pour franchir le seuil de la porte à son tour. Tout ça n'était pas réelle. Tout ça était tout aussi irréel que la Cage elle-même.

Pourtant, la Nott se tenait là, debout avec tous ces anciens prisonnier, dans la grande salle, afin de récupérer sa baguette. Heureusement pour Katelyn, elle n'allait pas être difficile à trouver. Faite sur mesure lors de sa rentrée à Poudlard, elle se démarquait des autres baguettes. La sang-pur prit tout de même un certain temps à la retrouver. Il y en avait tant. Elle était si épuisée. La tête lui tournait et elle avait du mal à tenir debout. Dans la Cage, rares étaient les fois où elle s'était levée. Il fallait qu'elle s'y ré-habitue. Balayant la foule de baguette des yeux, elle s'arrête net. Restant immobile un moment, c'était comme si elle ne comprenait pas. Rien ne lui revenait encore. Pour elle, tout ça était faux. Tout ça n'était qu'un rêve qui n'allait pas tarder à se terminer... Regardant longuement sa baguette, elle se perdit dans ses pensées. Autour d'elle, plusieurs parlaient. Entre les dires de certains, elle crut entendre que les baguette des nés-moldus ne fonctionnaient plus. Prise d'une certaine panique, elle se pencha pour attraper sa baguette. Elle chancela un bref moment avant de retrouver son équilibre pour se relever. De retour sur pieds, son premier réflexe fut de la tester. Comme si elle ne voulait pas qu'on l'entende, elle chuchota un :

    « Aguamenti »
Sans se faire attendre, un jet d'eau sortit de la baguette, arrosant sur son passage un autre élève. Celui-ci se retourna pour râler, et Katelyn se contenta de s'excuser de se retirer. Et pourquoi elle n'avait pas utilisé un Accio comme tous les autres ? Stupide question.
Faisant quelques pas vers l'arrière, elle trébucha pour tomber directement au sol. La jeune sorcière se cogna à la tête, et se sentit perdre conscience un instant. Lorsqu'elle reprit ses esprits, elle s'assied puis recula pour aller s'adosser au mur le plus près. Tendant sa baguette devant elle, Katelyn voulait tenter quelque chose.
    « Spero... Patronum...»
Rien. Même pas un léger filet de lumière. Une boule se forma dans sa gorge. Était-elle si fragile à ne pas être capable de faire un Patronus même en l'absence de détraqueurs ?
    « Spero Patronum...»
. Qu'une faible lumière pratiquement invisible. La jeune héritière commença à trembler. Il n'y avait alors vraiment plus de joie en elle? Serrant sa baguette contre son cœur, les yeux fermés, elle tenta de retrouver un de ces moments, comme elle l'avait fait lors de l'attaque des détraqueurs. Elle n'y arrivait pas.
    « Spero Patronum !»
Cette fois, elle l'avait lancé assez fort pour qu'on puisse l'entendre assez loin dans la salle. Au même moment, un larme traversa sa joue. À nouveau, rien ne sortit de sa baguette. Sans même s'en empêcher, la jeune Nott fondit en larme, ne pouvant plus retenir ses sanglots.
Si seulement quelqu'un pouvait lui venir en aide...

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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 5.   Mer 25 Mai - 17:56
Peu à peu, la nouvelle se répand. Les baguettes des nés-moldus ne fonctionnent plus.
Une question est posée : la magie a-t-elle été détruite ? Ou est-elle enfermée quelque part ?
Une choses est sûre, cette nouvelle risque d'en inquiéter un certain nombre. Les parents et la société magique vont bientôt être mis au courant à travers les lettres que les élèves vont envoyer à leurs proches.
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 5.   
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Intrigue ▬ Chapitre 5.

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