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 Intrigue ▬ Chapitre 4. Jour 5. 15H56

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MessageSujet: Intrigue ▬ Chapitre 4. Jour 5. 15H56   Mer 6 Avr - 15:46
Chapitre 4 : La Découverte.

C’est le cinquième jour d’enfermement. Les repas, insuffisants mais réguliers marquent les deux évènements autours desquels la journée se fait. Les élèves sont fatigués et apeurés.
Arthur Powell, en sixième année à Serdaigle, a décidé de se lancer dans l’examen de la pièce. Cet élève passionné d’archéologie magique a décidé de s’occuper avec les moyens du bord. C’est donc avec entrain qu’il étudie « La Cage » depuis deux jours.
Il est 15H54 lorsqu’il observe une pierre qui bouge étrangement. Il décide de la déloger pour voir si elle cache quelque chose. Ses yeux s’ouvrent de stupeur et d’admiration devant une petite boîte en bois vernis. Une découverte historique !
Sans attendre, le jeune garçon se saisit de l’objet dans le but de l’examiner. Mais au moment où il rentre en contact avec la boîte, ses yeux se fermèrent et son corps tomba au sol. Il était mort.
Les élèves de « La Cage » tournèrent la tête vers leur camarade au bruit que provoqua sa chute. Le silence prit place, chacun essayant de comprendre ce qu’il se passait.
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 4. Jour 5. 15H56   Jeu 7 Avr - 15:30
Cinq jours qu’ils étaient enfermés dans cette pièce plus que déprimante. Cinq jours ! Nan mais où étaient les droits des sorciers là-dedans ? Parce que bon, ok les conditions d’emprisonnement à Azkaban sont terribles, mais on enferme des criminels, qui ont été mauvais avec le reste de la population. Là c’était des élèves, des enfants et des ados, qui avaient seulement exprimés leur mécontentement. Rien de criminel, et pourtant ils étaient traités comme de véritables dangers pour le reste du monde des sorciers. Les mangemorts étaient tout simplement de vrais psychopathes pour se comporter de cette manière. En tout cas, après 5 jours, c’était toujours autant le chaos. Certains faisaient des crises d’angoisses et de peur. C’était difficile de s’organiser pour mettre en place une vie en communauté plus agréable. Il y avait pas grand-chose et franchement, avec si peu de moyens à bord, difficile de trouver des solutions. Malgré tout, chacun commençait à s’habituer et à essayer de trouver des manières de passer le temps. Il n’y en avait que peu mais il y en avait.

Nelson avait opté pour le plus banal cette après-midi, discuter. De quoi ? De tout, de rien, il espérait juste qu’il n’allait pas épuiser ses sujets de conversation avant de sortir d’ici. Il débattait avec deux camarades de maisons et de classes sur le nouveau concept de Défense Contre les Forces du Mal qui se rebaptisait en Initiation à la Magie Noire. Aux yeux de Nelson, le but était très simple. Conduire la jeune génération de sorcier dans la magie noire pour que de plus en plus d’individus se rangent sous les rangs de Voldemort. C’était un plan diabolique et absolument terrifiant. Une armée de sorcier, voilà ce que voulait le grand mage noir. Il n’avait que faire des pertes que certains de ses partisans meurent. Dommages collatéraux voilà tout. En fait, il n’avait plus une once d’humanité, et n’avait donc ni pitié ni remords. Sa vie devait être bien fade sans toutes les émotions qui nourrissent les hommes. Mais sans doute avait-il volontairement renoncé à l’homme qu’il avait été pour se concentrer sur son unique objectif : dominer le monde. Et finir tout seul sur terre, ce qui n’avait rien de réjouissant pour Nelson, qui ne voulait pour rien au monde être le dernier homme sur la planète. Ca devait juste être ennuyant, et puis pour répondre à tous ses besoins seul, faire pousser la nourriture, construire et réparer sa maison … C’était juste impossible. Ok ça partait loin, mais vu le nombre d’heures à tuer dans une journée, il valait mieux avoir de l’imagination et creuser les sujets. Sinon, la conversation se terminait bien vite.

Mais un bruit stoppa son activité. Tout le monde se retourna pour regarder de quoi il s’agissait. Arthur gisait sur le sol, inanimé. Nelson plissa les yeux, essayant de comprendre ce qui avait pu se passer. Le corps du Serdaigle ne bougeait pas, et d’un coup Nelson comprit que la situation était pire qu’un simple malaise. IL déglutit difficilement alors qu’il s’avouait à lui-même que le destin avait encore frappé. Il n’osait pas bouger, comme si un simple mouvement pouvait amener une nouvelle tragédie. C’est vrai qu’ils enchaînaient les catastrophes ici. Il ne parlait pas, comme pour encaisser ce nouveau choc. Il ignorait ce qu’il se passait autour de lui, restant concentré et choqué de la nouvelle. Et puis d’un coup, il se leva. Ca se trouve il était pas mort, il avait juste vraiment fait un malaise impressionnant. IL s’avança d’un pas déterminé vers le cadavre et jeta un regard sur le côté, comme pour vérifier que personne n’essayait de le dissuader de s’approcher du corps. Peut être aurait-il voulu avoir un avis supplémentaire afin de réellement se décider sur ce qu’il allait faire. Mais personne ne lui adressant la parole, il s’accroupit près d’Arthur. Les yeux clos, il semblait sans vie. Nelson déglutit de nouveau, comprenant que son impression avait été bonne, malheureusement. Mais maintenant qu’il était là, il devait le faire, histoire de vérifier. Il avança sa main dans le cou du Serdaigle pour vérifier que le pouls. Il n’y en avait plus. Nelson murmura pour lui-même, histoire de se rendre compte de ce qui venait de se passer, « Il est vraiment mort … ». Mais pourquoi le sort s’acharnait contre eux ? Et puis, comment il pouvait être mort alors que rien ne s’était passé ? Sous le choc et dans l’incompréhension, il ne remarqua même pas la boîte en bois vernis qui était sur le sol, près de la main du cadavre. Il fallait encaisser la nouvelle. Il ne connaissait pas Arthur plus que ça, il le connaissait de vue et lui avait adressé la parole une ou deux fois. Mais ça ne changeait rien au fait que c’était tragique et triste.
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Sorrow C. Caldwell
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 4. Jour 5. 15H56   Sam 9 Avr - 12:18
    Ma main me lançait. J’avais mal, atrocement mal. Mais quel idiot j’étais d’avoir frappé dans ce mur. Quel idiot ! Maintenant, j’étais handicapé d’une main et je m’étais sans doute fêlé un os. Je soupirais. Je voulais sortir d’ici, l’attente était bien trop longue. Ca faisait déjà un jour qu’Alyssa était sortie de cet endroit. Je devais avouer que j’étais totalement désespéré. La nourriture que l’on nous donnait n’était pas des plus riches et je me demandais réellement s’ils comptaient nous faire mourir à petit feu ou non. Cette perpespective était pour le moins horrible. Mourir comme ça était vraiment horrible, on finirait forcément par tous devenir fou. Et peut-être que c’était déjà le cas. Peut-être que nous l’étions déjà mais que tout le monde l’ignorait. Non, il était impossible d’ignorer la folie. Elle nous ronge, nous bouffe de l’intérieur. Elle fait disparaitre le moindre grain de lucidité. Elle fait disparaitre la joie. Elle ne laisse que le désespoir, la peur et la paranoïa. Et peut-être que moi j’étais déjà atteint. Ou alors peut-être que Voldemort et sa clic nous manipulait tous. Ils voulaient nous insulfer cette folie qui nous détruisait petit à petit. Ils voulaient nous rendre fous encore et encore et j’étais sûr qu’ils adoraient nous voir dans cet état de faiblesse. Je suis sûr qu’ils souriaient en nous voyant mourir à petit feu. Je suis sûr qu’ils se mettaient à jubiler devant la folie qui nous gagnait. Ca y est, je suis fou. Définitivement fou. Totalement fou. Pitiez, aidez-nous.

    J’étais totalement silencieux. Je regardais dans le vide et réfléchissais. Quand j’entrevis Arthur, un Serdaigle que j’avais rencontré plusieurs fois ans les couloirs et qui était fort sympathique. Il semblait s’intéresser fortement aux détails de cette salle. Je le regardais faire, mais ne me levais pas pour l’aider. Je n’en avais pas la force ni le courage. Il était comme une distraction pour moi. Il avait l’air de totalement être absorbé par cette salle. Peut-être l’envie de sortir d’ici le motivait. Et sans doute avait-il raison. Ca ne coûtait rien d’essayer. Je le vis alors s’arrêter. Mes sourcils se froncèrent et je regardais attentivement ce qu’il faisait. C’est alors que je le vis bouger une pierre du mur. Il la posa sur le sol et prit quelque chose dans le mur. Je me redressais alors pour voir ce que c’était. C’est alors que je vis quelque chose d’effroyable. Le corps d’Arthur tomba au sol dans un bruit moue. Tout le monde c’était tourné vers l’origine du bruit. Et moi, je restais pétrifié sur place. Allez Arthur, relève toi. Ne nous fait pas ça. Dis-moi que c’est une blague. Allez Arthur ! Mais rien à faire, il ne se releva pas. Je vis alors Nelson allez vers lui et poser une main sur son cou. Et la sentence tomba. Il était mort. Je restais la bouche ouverte. Mon cœur se serra.

      ELLIYÖTMerde…


    Je ne savais que dire d’autre et puis ça m’étais sortit de la bouche tout seul. J’avais envie de pleurer. Bon Dieu ! Le sort s’acharnait sur nous ! Etions-nous maudits ? Pourquoi nous infligeaient –ils ça hein ? Ils voulaient vraiment nous tuer c’était pas possible. Pauvre Arthur, comment réagiraient ses parents quand ils apprendraient que leur fils était mort ? Je n’osais même pas imaginer et cette pensée me tordit le cœur. Comment pouvaient-ils nous faire ça ? Comment les autres professeurs pouvaient nous laisser comme ça ? J’étais choqué. Je n’arrivais pas à bouger. J’étais incapable de faire sortir quoique ce soit de ma bouche. Et alors mon regard tomba sur la boîte qu’il avait sortit du mur. D’un seul coup, je me levais et m’accroupis pour regarder la boïte. Je n’osais pas la toucher. Je pourrais moi aussi mourir de cette chose. Et je ne voulais pas. Pas comme ça. Pas ici. Je regardais alors la boïte. Elle me faisait penser à la boîte de Pandore qui causait la mort et les maux des humains. Cette boîte était responsable de la mort d’un de nos élèves mais aussi des tourments que nous donnait cet acte. Il fallait pourtant comprendre ce qui c’était passé.

      ELLIYÖTIl… Il a trouvé cette boîte dans le mur… Je crois… Je crois que c’est ça qui…


    Les mots s’étranglèrent dans ma gorge.


Animal I have become

i can't escape this hell so many times i've tried but i'm still caged inside somebody get me through this nightmare i can't control myself so what if you can see the darkest side of me? no one would ever change this animal i have become help me believe it's not the real me somebody help me tame this animal © belzébuth
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 4. Jour 5. 15H56   Sam 9 Avr - 16:15
Un estomac, ça se nourrissait. C’était la base de tout, le fondement même de la société, tout ça ne tenait qu’en six lettres : manger. Et Seth Alec Bradsburry ne mangeait pas à sa faim. Il n’était pas glouton, mais en tant que jeune homme sportif et énergique – quand il n’était pas en mode flan-loque – il devait se nourrir. L’absence de denrées alimentaires ternissait son humeur et le mettait sur les nerfs. En plus, il se sentait sale. Sa cravate n’était déjà plus digne de ce nom : le rouge chatoyant tournait rouge crasseux, et le tissu partait en lambeaux. La chemise de son uniforme se constellait de taches noires éparses dont l’origine resterait à tout jamais inconnue. Bien sûr, chaque jour, il se lavait à la fontaine. Dans le noir total, c’était bien moins gênant, mais le seul fait d’être obligé de réaliser ses ablutions quotidiennes a) dans un semblant de bassin public et b) entouré de garçons qu’il n’aimait pas forcément (par exemple un Serpentard, grand, brun, yeux bleus, sang-mêlé, prise de tête etc…) et de filles, surtout de filles en fait, représentait déjà une humiliation.

Humilier signifie « détruire ». Abaisser plus bas que terre, dégrader, exposer à la haine et à la violence. Seth s’estimait humilié, et même un peu plus que ça. À bien y réfléchir, il ne se sentait pas triste ou haineux, mais juste honteux. Honteux de s'être laissé prendre, honteux de n'avoir pu éviter ça à sa soeur, à ses amis. Ses amis… Seth tourna la tête. Beaucoup de Gryffondor se trouvaient là, avachis dans un coin de la Cage, visages durs, tête baissées. Avaient-ils peur ou honte ? Étaient-ils en colère ou défaitistes ? Rien ne permettait de le savoir, et Seth se sentait au bord du gouffre. Dans ces moments-là, lui venaient à l’esprit des pensées qu’il n’aurait jamais eu auparavant. Ses parents, par exemple. Où étaient-ils en ce moment ? Que faisaient-ils ? Savaient-ils ce que leurs enfants enduraient ? Il en doutait. Seth pensa à leur maison, à sa chambre aux murs beiges. Sa pièce attitrée était sobre mais confortable, pourvue d’un immense lit deux places, incroyablement confortable. Une grande fenêtre laissait couler à flots la lumière du jour, et les rayons du soleil se promenaient tranquillement sur les meubles, réchauffant tout à tour son bureau, sa bibliothèque ou bien encore sa penderie.

Si on lui avait accordé un vœu, n’importe lequel, Seth aurait souhaité se retrouver dans sa chambre. Avec Emily dans la pièce d’à côté, occupée à lire ou bien dans la cuisine à préparer un gâteau. Son père serait dans le jardin, et sa mère téléphonerait à une amie. Les jumeaux Bradsburry auraient invité quelques connaissances, comme Elliyöt, Oliver, Constance évidemment, Diane peut-être, Evelyn, Vitaly même, Evangelina aussi, pourquoi pas, Anaconda, May, Cassidy, Enora, pendant qu’on y est Lulvia, et même Nelson, après tout… ils auraient invité toutes les personnes se trouvant dans la Cage (sauf peut-être Alyssa Carter et Madison, à part si elles se tenaient correctement) et ils auraient organisé une petite fête, comme ça, hop, c’est la fête, pump it up.
Pas de Cage, pas de cris, pas de souffrance, pas de douleur. Juste une journée ensoleillée, des rires résonnant au loin et des chamailleries bon enfant. Seth s’éloignerait un peu de la foule enthousiaste avec Constance, et ensemble, ils ouvriraient un secret qu’ils se partageraient. Emily viendrait les surprendre à l’improviste et ils feindraient de se disputer, et ça finirait en bataille de farine.

Seth sent quelque chose de mouillé sur son visage. Pourtant, il ne pleut pas, dans la Cage : l’air est déjà saturé d’humidité… Intrigué, il passe sa langue sur ses lèvres et en récolte une perle d’eau salée. Ah, il pleure. Secoue la tête, sèche tes larmes, vieux. Va retrouver Emily, serre-là dans tes bras. T’as besoin d’elle, et pas qu’un peu. Oui, gros malin, je veux bien, mais elle est où, Emily, hein ? Comment veux-tu la localiser dans un cube où l’obscurité est omniprésente ?
    — Emily ?
Avec un peu de chance, elle entendra son appel au secours.

Soudain, un bruit lourd se fait entendre. Seth sursaute. Il aperçoit une chevelure blonde à quelques mètres de lui, se rue vers elle.
    — Reste près de moi.
C’est un ordre. Emily ne bouge pas tant que la nature de ce bruit n’est pas déterminée. Possessif ? Un peu. Protecteur ? À la folie. La plaçant derrière lui, Seth s’avance, vers ce qui est tombé au sol. Croisant le regard de Nelson, il le laisse s’approcher. Arthur Powell git au sol. Une brusque envie de vomir s’empare du Rouge & Or ; il n’a pas besoin d’entendre le murmure de Nelson pour savoir de quoi il retourne. « Il est vraiment mort… » Seth croit halluciner. Arthur, il ne le connaît que de vue, un chouette gars, apparemment. Et là, paf, plus rien. Seth cligne des yeux plusieurs fois, jette un regard inquiet vers Emily. Malgré les bougies, il distingue mal son visage ; est-ce qu’elle a entendu ?

Elliyöt vint à son tour près du cadavre d’Arthur. Seth restait là, les bras ballant, ne sachant quoi faire, et il se décide. Il avance à son tour. Arthur est mort. Un des leurs est mort. Un adolescent, peu importe son sang, son origine, son clan ou sa Maison, le résultat est le même : il a perdu la vie. C’est trop. Un, c’est déjà trop. Avec inquiétude, le jeune blond réalisa que chacun d’entre eux pourrait se trouver à la place d’Arthur, lui tout autant qu’Emily. Surmontant son mal aise, Seth s’approcha d’Elliyöt, qui semblait avoir remarqué la présence de quelque chose aux côtés du mort. Tout d’abord hésitant, Seth croisa le regard de Nelson. L’heure n’était plus aux bêtes querelles, c’était bien plus grave que ça. Ils devaient agir en adultes.
    Il… Il a trouvé cette boîte dans le mur… Je crois… Je crois que c’est ça qui…
    C’est quoi, une boîte ? Juste une boîte. Alors c’était ça, Arthur était mort à cause d’une bête boîte ? Avec un sang-froid dont il ne se serait jamais cru capable, Seth se mit à parler d’une voix lente et assurée. Ok, bon. On reste calme, hein ? Personne ne touche ce truc, elle peut avoir été ensorcelée. Je… n'ai aucune idée, strictement aucune, de ce qu'il faut faire, de comment on est censés agir, mais le pire serait de se mettre à paniquer. Je suppose qu'on doit rester prudent; si quelqu'un trouve quelque chose d'insolite, il ne faut pas... rien toucher, d'accord? Seth anticipa une réaction venue d'un élève devant lui. J'essaie pas de m'imposer ou de donner des ordres, juste de calmer le jeu. Après un court instant, il reprit la parole, mais cette fois, il avait beaucoup de mal à cacher l'angoisse et la nervosité qui lui étreignait le coeur. Sa voix trembla lorsqu'il s'adressa à Nelson dans un murmure afin que les autres n'entendent pas. On fait quoi pour Arthur?
Seth avait du mal à respirer normalement. Putain de merde, qu'est-ce qu'ils avaient fait au Ciel pour mériter ça? Un sombre pressentiment avertit le jeune garçon que ce n'était pourtant que le début des ennuis.
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Emily Bradsburry
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 4. Jour 5. 15H56   Sam 9 Avr - 16:55
    Emily soufflait inlassablement sur son genou puis son coude pour apaiser les lancements qui l'attaquaient depuis qu'elle avait chuté le jour d'avant. Bêtement, elle s'était prit les pieds dans elle ne savait pas trop quoi -peut-être les jambes d'un élève qui dormait- et s'était ramassé bien comme il fallait. La plaie du coude avait beaucoup saigné et son genou également mais les plaies étaient superficielles. Toujours était-il qu'elle avait horriblement mal et que le manque de soin n'arrangerait certainement pas son cas. Entre l'humidité de la pièce, la fatigue et l'hygiène déplorable qui régnait, le risque d'infection était démultiplié et c'est pourquoi elle se rinçait quotidiennement et soigneusement les plaies. Déjà que ses membres étaient bien tuméfiés, une infection serait désastreuse et il fallait à tout prix l'éviter.

    La Gryffondor s'en voulait d'être tombé aussi bêtement. Déjà que la soupçonnée fracture de la main d'Elliyöt lui avait confirmé qu'il valait mieux rester prudente dans cette pièce car le garçon souffrait de martyr et personne n'était en mesure de lui venir en aide, elle avait voulu éviter d'autre blessés, mais c'était elle la blessée.

    Elle était assise aux côtés de quelques élèves avec qui elle n'avait pas échangé de mot depuis qu'elle était assise près d'eux. Elle avait mangé sa part entière le matin même pour la première fois depuis qu'elle était ici et cela lui avait redonné quelques forces, ou du moins se sentait elle moins fatiguée et amorphe que d'habitude. Depuis deux jours Emily avait décidé de se battre. Elle avait réalisé que des élèves ici comptaient sur elle (et ce certainement car elle dirigeait l'AD) et elle se devait de les aider, de leur montrer que rien n'était perdu et qu'ils ne devaient pas baisser les bras. En reprenant l'AD avec Seth, elle s'était engagée à s'entraîner avec ceux qui s'y étaient inscrits, à leur montrer les sorts qu'elle maitrisait et à se battre à leurs côtés. Elle avait certes renoncé à l'espoir durant une journée car dénuée de sa baguette la jeune femme se sentait incapable de quoi que ce soit. On lui avait enlevé la seule chose avec laquelle elle se sentait vraiment capable d'avancer.

    Cela faisait un moment qu'elle regardait Arthur Powell suivre tous les murs de la pièce, comme à la recherche d'une sortie secrète ou de quelque chose qui pourrait les aider. Tout au long des recherches du Serdaigle, elle le regardait silencieusement. Comme si elle espérait au fond d'elle qu'il trouve effectivement quelque chose qui pourrait les sortir d'ici, mais elle n'allait pas l'aider car d'un autre côté, elle trouvait ça absurde. Absurde d'espérer trouver une sortie, absurde d'espérer la trouver en tâtant les murs. On était à Poudlard, pas chez les moldus. Et tout ce qui se trouvait dans ou dehors cette pièce était truffé de magie pour ne pas qu'ils s'échappent.

    Quelqu'un l'appela mais elle ne bougea pas. Arthur semblait avoir trouvé quelque chose car il s'était arrêté plus longtemps que d'ordinaire sur une parcelle de mur. Il lui semblait que le Serdaigle tendit la main vers quelque chose puis boum. Il tombe. Emily reste bouche bée devant ce qu'elle vient de voir et alors qu'elle veut se lever, Seth se place juste devant elle. Il a pleuré. Elle le devine avant même de voir son visage et la jeune femme place une main rassurante sur le dos de son jeune frère alors qu'elle est aussi terrorisée que lui. Elle ne voit pas Nelson se rapprocher du corps du jeune homme mais elle entend distinctement sa voix annoncer ce qu'elle avait toujours redouté entendre tant le silence dans la salle est. Plus personne ne bougeait, on dirait même que les élèves n'osaient plus respirer après ce qu'ils venaient de voir et d'entendre.

    Lorsque Seth se leva, Emily fit de même, suivant de près son frère à pas feutrés vers le corps sans vie d'Arthur. Elliyöt remarqua une boite sur le sol et Seth annonça quelque chose de certainement très intelligent mais elle ne l'écoutait pas. Son regard, son être était obnubilé par la vue du Serdaigle étendu là, mort. Mort. Le visage figé dans sa dernière expression, dans un dernier sourire d'espoir après avoir trouvé cette boite. Lentement, ignorant la douleur que lui infligeait ce seul mouvement, elle s'accroupit et passa une main sur le visage de son camarade. De sa main gauche, elle ferma les paupières du jeune homme après lui avoir caressé une joue comme pour réaliser d'elle même ce qu'il venait de se passer. Emily et Arthur n'étaient pas d'excellents amis. C'était à peine si elle le connaissait mais ils avaient déjà parlé plusieurs fois. Ils ne se parleraient plus jamais.

    Après plusieurs dizaines de secondes sans un mot, sans un murmure, sans un regard vers une personne autre que le défunt, la Gryffondor prit une grande inspiration et se leva. Regardant tour à tour Seth, Elliyöt et Nelson, elle prit enfin la parole.

      "On cache le corps et on le met dans un coin à part où personne n'ira le voir. On... On cache le corps."


    Elle attrapa deux couvertures au hasard et les posa le long du corps du jeune homme. Peu à peu, des élèves crièrent, pleurèrent, et la panique s'installa dans la salle. Emily regarda ses mains trembler comme pour leur ordonner d'arrêter mais c'était impossible. Son corps ne fonctionnait que grâce à son instinct de survie et la jeune femme ne réfléchissait pas avant d'agir. On n'avait plus le temps de réfléchir.

      "Que les plus âgés rassurent les plus jeunes et que tout le monde reste calme! C'est maintenant plus que jamais qu'on va devoir se serrer les coudes."Cria-t-elle à la salle.


    Puis Emily pivota vers les trois garçons et regarda la boîte qui devenait leur cauchemar. Non, à ce point c'était même plus du cauchemar c'était de l'inconcevable.

      "Faut laisser personne s'approcher de... cette chose. Si il le faut on se relai autour mais en aucun cas il ne faut la laisser elle et Arthur seuls. Pendant ce temps faut aller voir les autres élèves et leur expliquer la situation, leur dire... je sais pas moi, mais les rassurer autant que possible..."


    Son regard croisa celui de Seth et Emily s'approcha de lui. Elle avait mal. Elle avait peur. Plus que jamais elle avait besoin de lui. Si cela avait été lui à la place d'Arthur... Certainement serait-elle morte avec lui. Elle l'attrapa dans ses bras.



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Evelyn R. Caulfield
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 4. Jour 5. 15H56   Sam 9 Avr - 22:16
    La panique. Totale. Ce corps tombant doucement, cette boîte chutant au sol, inerte, encore intacte, tandis qu’Arthur, lui, s’effondrait, sans un cri, sans rien. Elle avait regardé la scène, incrédule, ses yeux d’un brun/vert éteint ouverts à un tel point que ses paupières semblaient inexistantes, ses pupilles dilatées par ce manque de lumière constant. Figée. Totalement figée. Aucun mouvement ne pouvait être discernable, paralysée. Jamais ne pourrait-elle bouger, c’est-ce qu’il semblait en devenir. Elle murmura doucement son nom, encore sous le choc, effarée. Non. Ça ne pouvait être vrai. Arthur, elle l’avait connu. Il avait été un ami, quelqu’un d’assez sympa et cultivé avec qui elle avait aimé parler dans la salle commune. Elle ne pouvait simplement pas y croire. Evelyn se mit à trembler. Violemment. Mais pourtant, c’était comme si les larmes ne voulaient pas tomber. Les larmes ne coulaient plus. Peut-être que la force de pleurer en elle-même l’avait quitté. Elle ne pouvait bouger. Regarder cette scène, regarder cet effondrement, silencieux, avait été de trop. Doucement, elle paniquait, retenant un cri de peur face à la scène, tandis que Nelson se levait, d’une démarche lente, pour vérifier ce qui se passait, marchant vers le cadavre. Son cœur battait à tout rompre. Peut-être n’avait-il fait qu’un malaise ? Peut-être, épuisé, s’était-il tout simplement effondré de sommeil ? Peut-être… Si seulement… Oui, si seulement.

    Car Nelson, tandis que tout le monde retenait son souffle, se relevant, avait prononcé les mots fatidiques. Ce n’était pas que de la fatigue… Ce n’était pas qu’un malaise. Non. Il était parti. Il était mort. Mort. Et alors son cœur sembla sauter un battement, une boule se prenant dans sa gorge, l’empêchant de dire quoi que ce soit. Elle entendit de partout des lamentations, des cris de peur, des sanglots. Et elle, elle ne faisait rien. Écoutait la panique des autres en retenant la sienne, ressentant la leur. Arthur… ! Elle ne pouvait tout simplement le croire. L’information en elle-même ne semblait pas vouloir rentrer. La Serdaigle tenta de se lever, les genoux vacillants, son corps en entier semblant la résister, résister à son esprit têtu qui faisait quelque-chose qu’il ne voulait pas. Et alors son regard se posait sur tous ceux qui étaient là, eux aussi surpris, terrifiés. Il y eut la voix d’Elliyöt. La boîte. Les yeux d’Evvie se posèrent sur celle-ci. Intacte. Intouchée. Dangereuse. Elle le semblait, même si elle était si simple. Ne pas toucher à rien. Si c’était le cas, la boîte avait bien pu être celle qui avait causé tout cela.

    Emily reprenait alors la parole. Elle aussi, troublée, disait de cacher le corps, et s’exécutait à l’aide de couvertures. Ses mouvements étaient saccadés, traduisaient cette peur qu’elle ressentait et qui semblait l’envahir de partout. La situation était de crise, c’était presque difficile de ressentir autre chose que de la peur et de l’étonnement, sur ce qui venait de se passer. La Serdaigle tentait de savoir quels sorts pouvaient vraiment tuer d’un seul toucher. Rien ne venait. Sauf l’Avada. Mais ce n’était pas au toucher… Qu’est-ce qui aurait pu vraiment tuer Arthur… ? Ce devait être un sort puissant. Connaissant le fait qu’il était dans l’archéologie magique, ce devait être des sortilèges très anciens qui avaient scellés cette boîte. Des sortilèges meurtriers. Si seulement la professeure Toivonen aurait pu les éclairer ! C’était vain, cependant. Ils ne savaient pas où ils se trouvaient. Ils mourraient tous doucement.

    Son regard refaisait le tour de la salle. Des premières et deuxièmes années… Des jeunes enfants. Ils se tenaient les uns contre les autres, les larmes aux yeux, tremblotants. Ils retenaient à peine leurs sanglots. De pauvres Né-Moldus. Ils n’avaient rien à faire ici. Mais quelle cruauté les mangemorts pouvaient faire preuve ! C’était totalement insensé. Et alors, déjà debout, la Préfète se dirigea vers les jeunes élèves, les larmes lui montant aux yeux.

      « Ne vous inquiétez pas. »


    Sa voix avait semblé si faible, si tremblotante, comme si elle ne croyait pas ce qu’elle disait. Elle avait été loin d’être convaincante. Elle tendit le bras vers le petit groupe, qui contenait deux Serdaigles, un Gryffondor et un Poufsouffle. Et alors elle s’agenouillait vers eux et tendait ses deux bras, voulant tous les serrer dans ses bras. S’il fallait qu’ils s’entraident, le moral pourrait bien remonter. Ils étaient si faibles et si vulnérables… Peut-être même plus que les plus vieux. Moins expérimentés, nouveaux, n’ayant jamais vu de la magie. Ils semblèrent s’effondrer dans les bras de la Préfète, tous tremblants comme des feuilles bougées par le vent d’automne, prêtes à s’effondrer. Et elle, elle les serrait tous les quatre, deux qu’elle connaissait un peu plus que les autres, sans pour autant faire aucune discrimination.


      « Ça va aller. »


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Anaconda Lewis
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 4. Jour 5. 15H56   Dim 10 Avr - 15:20
« Il y a ton sourire qui s'élève
C'est comme une lueur d'espoir »


Anaconda se sentait détenue. Calme dans la tempête, elle était l'oeil de l'ouragan. La brune avait épuisé ses larmes au cours de ces cinq horribles jours, et désormais elle se tenait droite et digne. Elle attendait simplement. Attendait qu'on vienne les secourir, le bruit de la clé tournant dans la serrure, une silhouette se dessinant dans l'encadrement. « Sors. » Ce mot, elle l'avait entendu tellement de fois... Les autres n'avaient jamais connu ça. Ils ne savaient pas vraiment ce que c'était d'être enfermé, traité comme un déchet. Anaconda aurait voulu les rassurer, mais elle ne s'en sentait pas la force. Si elle restait statique et maîtrisait ses émotions, elle n'en était pas moins désespérée et passait la plupart de son temps assise dans un coin. Elle n'avait pas faim, mais elle avait froid. Très froid. Certains croyaient encore en l'espoir, mais comment le pouvaient-ils? Certes, il était évident qu'on viendrait les libérer. Cependant, ils retourneraient au Château couverts de honte, salis. Il ne seraient pas des héros victimes de leur courage, mais des victimes coupables de leur rébellion. Elle retrouverait Griffith et il verrait à quel point elle avait changé pendant que la vie continuait pour ceux de l'extérieur. Ils loupaient tous des épisodes de leur vie, mais la terre tournait toujours.

Depuis toute petite, la jeune fille avait su se montrer responsable, et elle avait grandi bien avant l'âge. Sa maturité précoce avait pris le pas sur son insouciance et sa légèreté de vivre. Beaucoup de gens pensaient qu'elle était incapable de se dérider, ils la trouvaient trop sérieuse. En même temps, Anaconda était trop sérieuse. Elle avait peut-être dix-sept ans, mais elle agissait déjà en adulte. Ce décalage la rendait un peu marginale, bien qu'elle sache comment redevenir une adolescente quand le besoin s'en faisait sentir. À la différence des gens de son âge qui rêvaient de fêtes, de bruit et de magie, elle n'aspirait qu'à une existence tranquille et paisible avec Griffith. Loin.
Tous ceux qui se trouvaient enfermés dans la Cage n'avaient d'autre choix que de mûrir. Les querelles puériles n'étaient plus à l'ordre du jour, ils devaient se prendre en charge. Grandir. La Cage était une épreuve qui marquerait chacun d'entre eux jusqu'à la fin de leur vie. Tous se souviendraient d'avoir été un jour traité comme des bêtes, humiliés et maltraités. Et avec un peu de chance, tous prendraient conscience de l'absurdité de la chose, la banniraient à jamais et empêcheraient quiconque de recommencer. Le pire pouvait-il entraîner le meilleur?

Anaconda tourna la tête. À quelques mètres d'elle, un Serdaigle dont elle ignorait le nom tâtait le mur. Elle eut un sourire amusé; il pensait trouver une sortie comme dans les vieux châteaux moldus? Elle ferait mieux de lui dire qu'il n'avait aucune chance. Cependant, avant qu'elle eut pu ouvrir la bouche, elle entendit une exclamation. Anaconda fronça les sourcils; le Serdaigle avait-il trouvé quelque chose?
    « Hé... »
Puis, tout se passa très vite. Dans l'obscurité étouffante, Anaconda ne vit pas précisément ce que fit le garçon, mais en moins de temps qu'il n'en faut pour dire « Souaffle », il s'effondra au sol comme une poupée de chiffon. L'instinct de survie d'Anaconda s'anima instantanément: elle se leva en un bond et s'éloigna du corps. Tous ses sens étaient en alerte, ses pupilles dilatées et son souffle court. Elle porta sa main à sa ceinture, mais fut bien vite désillusionnée lorsqu'elle constata l'absence de baguette. Étouffant un juron entre ses dents, Anaconda eut juste le temps d'entendre la sentence fatidique prononcée par Nelson, sentence qui la cloua sur place.

Elle resta bouche-bée. Pas un mot ne venait à ses lèvres, rien. Néant. Puis elle entendit dans une rumeur confuse la voix d'Elliyöt, celle des jumeaux Bradsburry, tour à tour. Son cerveau allait exploser sous peu. Ne pas paniquer? Anaconda eut envie de rire, malgré la situation tout sauf comique. Un des leurs était mort et on leur demandait de ne pas paniquer? Supporter l'insupportable? Non, ce n'était définitivement pas possible. Pourtant, Ana ne paniquait pas. Elle ne respirait pas normalement, mais ne cédait pas à la terreur. Elle était simplement terrassée: elle avait vu et trop d'horreurs dans sa vie. Pourquoi s'acharnait-on sur eux?
Le jeune Serdaigle était mort. Elle ne l'avait jamais connu, et l'occasion de faire connaissance ne se présenterait jamais plus. Soudain, un vertige s'empara de la Vert & Argent, et elle s'assit maladroitement sur le sol. Comment, pourquoi, qui? Tellement de questions et si peu de réponses! Il faudrait bien que ce carnage cesse un jour!
Une voix douce s'éleva alors à ses côtés, aux intonations rassurantes. Evelyn. La jeune femme inspira un bon coup et se releva, habitée d'une force nouvelle. Décidée à prêter main-forte à sa meilleure amie. Se lamenter sur le sort ne les tirerait pas de là: il fallait plutôt rassurer les enfants, leur donner l'affection dont ils étaient privés, qu'ils aient onze, treize ou dix-sept ans. Sans réfléchir, Ana enserra de ses bras le petit groupe formé par la préfète, constitué de quatre enfants. À eux six, ils formaient un bloc compact.
    « Ça va aller.
    Bien sûr que ça va aller. Tant qu'on reste soudés, ça va aller. Pas vrai Evvie? »
Sa voix n'était qu'un murmure ténu, mais réconfortant - du moins le pensait-elle.

Elle ferma les yeux pendant quelques secondes, afin de se remémorer son visage. Ses cheveux couleur miel, l'éclat de ses yeux dorés, la chaleur de sa peau, la magnificence de son sourire, l'ampleur de leur amour. Il restait et resterait à jamais sa lueur d'espoir, cette minuscule étincelle qui lui permettait de tenir bon. De continuer à vivre, et d'affirmer que tant qu'elle n'aurait pas revu Griffith, elle ne s'effondrait pas.




after all this time ?

a l w a y s
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Sorrow C. Caldwell
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 4. Jour 5. 15H56   Lun 11 Avr - 22:00
    J’avais du mal à respirer. C’était pas possible, il ne pouvait pas être… Je ne pouvais même pas penser à ce mot. Ca n’était que quatre lettres et une syllabe, pourtant, il m’était impossible de le prononcer. Je ne pouvais pas me faire à l’idée qu’Arthur était… que son corps était sans vie, que ses yeux n’avaient plus cette petite étincelle de curiosité. Il ne pouvait pas être… Impossible. Et pourtant, c’était la vérité. Son corps était étendu là, sur le sol, comme une vulgaire poupée de chiffon qu’aurait lancé une petite fille trop gâtée. Et si c’était ça la vie ? Et si ça n’était qu’une petite fille trop gâtée avec pleins de poupées et dés qu’elle en avait marre, elle les laissait tomber sur le sol, les laissait tomber dans l’oublie ? Et si cette petite fille avait décidé de nous jeter tour à tour sur le sol ? Un frisson parcourut mon corps. Notre destin n’était plus entre nos mains.

    J’entendis alors des pas à côté de moi. Mon regard était toujours fixé sur la boîte de Pandore (j’avais décidé de la baptiser comme cela). Mais bon sang, qu’est ce qui avait bien pu tuer Arthur ? Qu’est ce qu’elle avait cette boîte hein ? Pourquoi était-elle là ? Que devions-nous faire de ça ? Tant de questions sans réponses. J’entendis alors la voix de Seth. Sur le coup, je sursautais. Je posais alors mon regard bleu fatigué sur le jeune homme et essayait de l’écouter malgré les battements de mon cœur qui me semblèrent, résonner dans toute la pièce.

      SETH C’est quoi, une boîte ? Ok, bon. On reste calme, hein ? Personne ne touche ce truc, elle peut avoir été ensorcelée. Je… n'ai aucune idée, strictement aucune, de ce qu'il faut faire, de comment on est censés agir, mais le pire serait de se mettre à paniquer. Je suppose qu'on doit rester prudent; si quelqu'un trouve quelque chose d'insolite, il ne faut pas... rien toucher, d'accord? J'essaie pas de m'imposer ou de donner des ordres, juste de calmer le jeu. On fait quoi pour Arthur?


    Rester calme. Ca devenait bien compliqué avec ce qui venait de se passer. Arthur était mort et il y avait cette boîte là, seule, étrange, dangeureuse, maudite, et qui attirait le regard. Rester calme. Il avait raison Seth. Il le fallait pour tous et pour ne pas qu’il y est encore un mort. Ca ne servirait à rien d’engendrer la panique. Je respirais un bon coup. J’avais l’impression que pendant les quelques minutes qu’il y eu, je m’étais retenu de respirer. Mon cœur battait toujours à tous rompre, j’avais l’impression qu’il allait lâcher. Mais ça n’était pas le moment, je ne voulais pas mourir ici, pas d’un arrêt cardiaque j’étais trop jeune. J’eus envie de rire alors. Je me mettais à penser à n’importe quoi. Une crise cardiaque à dix-huit ans… mais bien sûr Elliyöt. Mon regard se posa de nouveau sur le corps d’Arthur. Que faire ? Il n’y avait pas grand-chose à faire à vrai dire. Mais j’étais d’accord avec Arthur, mieux valait ne pas toucher cette boîte. Ou du moins pas directement. Je ne bougeais pourtant pas. C’est alors qu’Emily se mit à parler, je l’écoutais, mais ne la regardais pas, trop absorbé par la contemplation de la boîte sur le sol.

      EMILY On cache le corps et on le met dans un coin à part où personne n'ira le voir. On... On cache le corps


    Elle semblait paniquée. Et je ne pouvais que la comprendre, je l’étais tout autant qu’elle. Pourtant, je me ressaisissais déjà. Elle avait raison, il fallait mettre le corps ailleurs, loin des regards. Emily demanda aux plus grands de rassurer les plus petits et demande à ce qu’on ne s’approche pas de la boîte. Par la suite, Evelyn, ma camarade préfète se mit à rassembler les plus jeunes et essayer de les rassurer. Anaconda se joint à elle pour l’aider. Je voulus lui adresser un sourire, mais je crois que j’avais plus grimacé qu’autre chose. Je me tournais une nouvelle fois vers le corps d’Arthur et me penchais vers lui. Il était plus jeune que moi. Il ne devait pas avoir dix-sept ans. J’eus envie de pleurer, mais me retins. Je pris alors délicatement le cadavre du jeune garçon par les épaules et je sentis alors une douleur aiguë dans ma main droite. Ma fracture me faisait toujours atrocement mal et je crois que je ne pourrais pas utiliser beaucoup ma main. Je me tournais alors vers Nelson et Seth qui étaient toujours près de moi et je leur demandais, un regard qui exprimait pas douleur sur le visage :

      ELLIYÖT Est-ce que vous pouvez m’aider les gars ? j’ai un peu de mal avec ma main…


    Je me penchais alors vers le corps d’Arthur et remontais la couverture posée sur son visage. Il avait l’air paisible comme ça. On aurait presque dit qu’il dormait. Son teint était blanc. Bientôt, le sang finirait pas aller vers le point le plus bas de son corps pour stagner. Dans deux jours, une tâche verte apparaitrait sur son ventre, signe que ses organes commençaient à pourrir. Je me demandais si on supporterait l’odeur du petit jusqu’à ce que l’on sorte d’ici… Si on sort d’ici.

    Mon regard se posa de nouveau sur la boîte de Pandore. Quel était donc cet objet qui avait ôté la vie à Arthur ? Personne ne le savait et je crois que personne ne voulait vraiment le découvrir. Même pas moi.


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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 4. Jour 5. 15H56   Mar 12 Avr - 17:40
Peu à peu, des élèves s’approchèrent des lieu pour constater par eux-mêmes qu’Arthur était réellement mort. C’était la grosse merde. Le moral était déjà au plus bas, mais avec cette nouvelle supplémentaire ça allait complètement plomber l’ambiance, et la manique allait probablement s’emparer de certains. Nelson aurait aussi volontiers paniquer, mais il ne fallait surtout pas parce que là, ça allait devenir le chaos. Et ce n’était pas le meilleur des modes de vie.
Elliyöt fut le premier à ajouter quelque chose «Il… Il a trouvé cette boîte dans le mur… Je crois… Je crois que c’est ça qui… » . Il indiqua une boîte que Nelson n’avait pas remarqué. Ce dernier fronça les sourcils devant ce petit objet qui paraissait si anodin, même innocent, si l’on pouvait dire ça d’une chose. C’était un bel objet, une jolie petite boîte en bois vernis, sans doute artisanale vu le détail qu’elle présentait. L’hypothèse du jeune Gryffondor était que cette boîte était responsable de la mort du Serdaigle. Nelson adhéra tout de suite à l’idée, puisqu’il n’y avait rien d’autre ici qui pouvait avoir provoqué le décès. Ils ne savaient rien de cette boîte, personne ne l’avait vu avant. Il n’y avait donc aucun doute, c’était la responsable de ce drame. Nelson savait qu’Arthur avait entrepris l’examen de la pièce. Il l’avait entendu dire à d’autres élèves qu’il allait s’occuper de cette manière, étant passionné par l’archéologie. Personne n’avait tenté de le dissuader, après tout si le temps passait de cette manière, c’était tant mieux. En fait, personne n’avait pensé que la situation pouvait être pire. C’est vrai, ils étaient déjà dans un truc affreux, alors comment pouvait-on imaginer que cela pouvait se dégrader ? C’était même hallucinant que cela puisse se dégrader.
Nelson sortit de sa contemplation lorsque Seth proposa de ne pas céder à la panique. Réflexion plutôt pertinente étant donné que des dizaines de jeunes paniquant dans un espace clos et réduit pouvait sans doute provoquer des blessures voir pire. Puis il souleva une question existentielle « On fait quoi pour Arthur? » à laquelle sa jumelle ne tarda pas à répondre. Cacher le corps, réponse évidente mais nécessaire à entendre dans un moment pareil. Les plus jeunes ne devaient pas s’approcher du corps, car voir la mort de près, c’était vraiment choquant. Déjà, Nelson se trouvait assez jeune pour être confronté à ce genre de choses, il aurait d’ailleurs préféré ne jamais voir ça, mais la vie ça ne se passe pas toujours comme on l’avait prévu. Il avait 18 ans, il faisait parti des plus âgés du groupe, c’était donc son devoir de s’occuper des sales trucs. Emily enchaîna, l’âme de leader qu’elle était ne tarda pas à organiser un peu les choses. Evelyn continua avec un « Ça va aller. ». Enfin bref, jamais prenait son rôle bien en main pour ne pas virer dans le chaos. Ana évoqua l’importance de l’union dans de telles circonstances, mais déjà Elliyöt les entraîna à installer le corps dans un coin en demandant aux autres de l’aider. Il demanda uniquement l’aide des personnes de sexe masculin, ce qui pouvait paraître un peu macho. Mais on ne pouvait pas nier le fait que physiquement, les mecs dominaient. C’était pas une question de fierté, c’était juste prouvé scientifiquement. Il y avait des exceptions, mais en règle général, c’était vrai.
Nelson s’avança vers le corps. Il attrapa les poignets d’Arthur, un dans chaque main, et attendit que d’autres prennent place. Il fallait le porter délicatement, en signe de respect. Faire attention à sa tête, qui ne devait pas basculer en arrière de manière brutale. En bref, se comporter comme les mecs dont le travail est de porter mes corps suite à la découverte de cadavre. Travail qui donnait peu envie. En attendant les autres, Nelson observa la boîte. C’était étrange, il se rappelait plus vraiment quelles étaient les caractéristiques de la boîte de Pandore, mais il savait que c’était lié au malheur. « Je croyais que la boîte de Pandore était un mythe, et qu’elle n’existait pas vraiment. J’trouverais ça plutôt étonnant qu’elle soit cachée, voir perdue dans l’école. ». Et puis, la boîte de Pandore apporte plus des malheurs indirects, elle n’agit pas directement sur la personne. Là, Arthur avait été comme foudroyé par la mort. Personne ne s’y attendait, même pas lui. Nelson baissa les yeux en imaginant que le jeune Serdaigle avait du être fière de sa découverte, avant de mourir subitement. C’était vraiment tragique, comme si il n’en avait pas bavé assez depuis qu’ils étaient enfermés ici. Surtout qu’un corps en décomposition, c’était porteur de maladie, et ça puait, c’était dégoutant. Qu’allaient-ils faire ? Peut être pourraient-ils essayer de prévenir des gens en leur disant ce qui c’était passé lorsqu’on apportera leur prochain repas. Et soudain, une idée lui traversa l’esprit. « Vous croyez que c’est la Carrow qu’a mis la boîte ici pour nous tendre un piège ? »
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 4. Jour 5. 15H56   Mar 12 Avr - 23:17
    Cinq jours, oui déjà cinq jours que les élèves se trouvaient dans cette pièce sombre, à moitié lugubre. Le manque d'hygiène, de nourriture et de tout autre choses se faisait sentir ; certes il y avait de quoi se laver, ou encore ils emmenaient de la nourriture, mais cela n'est pas suffisant car il y a des inconvénient ici, alors, certes, il y a une fontaine mais pas de quoi se laver tout bien tout propre et puis même si ils apportaient de la nourriture, cela ne nourrissait pas beaucoup de gens étant donnés que certains préférés laissés leur part à d'autre personnes qui en avaient plus besoin qu'eux même. Et certaines personnes comme Evangelina vivait cette situation, en effet la jeune femme était enfermée dans « La Cage », qui d'ailleurs commençait vraiment à peser sur son moral. Elle avait beau chercher encore et encore, elle ne comprenait toujours pas à quoi cela leurs servaient d'avoir enfermées des élèves dans une pièce comme celle-ci, enfin bref dans tous les cas, elle se disait qu'elle était condamnée à être enfermée ici de toute manière donc cela ne servait pas à grand-chose de ce poser ce type de question, à moins qu'elle n'est déjà des solutions en tête, mais vue que ce n'était pas le cas et bien la jeune femme préféra "abandonner". D'ailleurs quelque-chose dans cette pièce qui semblait tranquille, éveilla son attention, en effet un jeune homme était près d'un mur, il était en train de faire quelque chose avec une pierre et découvrit quelque chose que la jeune femme ne vit pas vue qu'elle était assez éloignée du jeune homme, juste après avoir découvert la boîte, il tomba au sol. Sur le coup de la surprise, la Serpentarde crut qu'elle venait de rêver, que le manque de sommeil venait de lui faire un mauvais tour, mais, non cela était bien réelle, c'était bien la réalité, le jeune homme venait bien de tomber par terre sur le sol, apparemment il ne bougeait plus enfin à ce que voyais la jeune femme. En effet, elle ne pouvait pas trop vérifier sa conclusion pour la simple et bonne raison qu'elle était encore assise sur le sol froid à regarder là où était le jeune homme quelques secondes plus tôt. Elle était complétement surprise, abasourdie par ce qui venait de se passer ; d'habitude elle se serait moquer de ce genre de situation, elle aurait fait comme-ci de rien était et aurait continué ce qu'elle était en train de faire ; mais là c'était différent même très diffèrent, car oui même si elle ne devait sûrement pas connaître le jeune homme décédé, cela venait quand même de se passer sous ses yeux, dans la pièce où elle se trouvait. Après quelques minutes, elle essaya d'être moins surpris par l'événement qui venait de se passer et vit différentes personnes se diriger vers le corps, elle entendit quelques-unes de leurs paroles. Elle ne fit pas vraiment gaffe à certaines paroles que certains pouvaient dire mais d'autres paroles intervinrent dans son esprit plus facilement.

    Seth« C’est quoi, une boîte ? Ok, bon. On reste calme, hein ? Personne ne touche ce truc, elle peut avoir été ensorcelée. Je… n'ai aucune idée, strictement aucune, de ce qu'il faut faire, de comment on est censés agir, mais le pire serait de se mettre à paniquer. Je suppose qu'on doit rester prudent; si quelqu'un trouve quelque chose d'insolite, il ne faut pas... rien toucher, d'accord ? Je n’essaie pas de m'imposer ou de donner des ordres, juste de calmer le jeu. On fait quoi pour Arthur ? »

    Emily« On cache le corps et on le met dans un coin à part où personne n'ira le voir. On... On cache le corps. Que les plus âgés rassurent les plus jeunes et que tout le monde reste calme! C'est maintenant plus que jamais qu'on va devoir se serrer les coudes. Faut laisser personne s'approcher de... cette chose. Si il le faut on se relai autour mais en aucun cas il ne faut la laisser elle et Arthur seuls.
    Pendant ce temps faut aller voir les autres élèves et leur expliquer la situation, leur dire... je ne sais pas moi, mais les rassurer autant que possible... »


    D'autres personnes parlèrent, en fait la pièce devenait de plus en plus un lieu d'inquiétude où les gens se demandaient ce qui venaient de se passer. Evangelina n'avait rien dit, elle était toujours à la même place que tout à l'heure. Elle regardait les différentes personnes qui s'activaient à cacher le corps. Dans sa tête elle se disait que c'était une bonne initiative, oui il ne fallait pas que les plus jeunes voient cela. Elle tourna la tête et vit Evelyn et Anaconda en train d'enlacer des élèves plus jeunes, qui étaient visiblement déboussolés. Elle se dit alors que chacune personne présente dans la « La Cage » prenait de bonnes initiatives, oui tout compte fait ils avaient raisons, chaque parole ou chaque geste était justifiés. "Voir les autres élèves et les rassurer autant que possible", oui cela n'était pas bête mais quand la Serpentarde se souvient de cette phrase, elle se dit alors qu'elle ne savait pas qui aller rassurer, certes, elle connaissait presque la moitié des personnes présentes dans cette pièce mais, elle ne savait pas à qui aller se confier, à vrai dire elle n'avait jamais été confiés à ce genre de situation. Elle vit Elliyöt, Seth et Nelson s'occupaient du corps du jeune homme, elle aurait bien voulut parlés à un des trois à ce moment même, mais, elle remarqua qu'ils étaient occupés et peut-être voulaient-ils d'abord se débarrasser du cadavre avant de rassurer des gens. Prenant une grande bouffée d'air et se passant les mains sur le visage, la Serpentarde arriva vers eux. Quand elle arriva, elle entendit Nelson dire :


    « Je croyais que la boîte de Pandore était un mythe, et qu’elle n’existait pas vraiment. J’trouverais ça plutôt étonnant qu’elle soit cachée, voir perdue dans l’école. »


    Elle vit alors la boîte dont il parlait, elle n'avait jamais vue cette boîte, c'était la première fois qu'elle voyait quelque chose de ce genre ; puis son regard se posa sur la couverture qui recouvrait le corps d'Arthur Powell, à cette vue sans raison particulière, sa voix se noua et elle sentit l'émotion lui montait aux yeux, se retenant elle arriva à côté d'Emily et lui adressa un vague sourire qui devait être sacrement bizarre. Puis elle entendit encore Nelson demandait si c'était la Carrow qui avait mis cette boîte ici pour leur tendre un piège. C'était une très bonne question, mais dont la jeune femme ne connaissait pas la réponse. Il y a un temps où elle aurait répondue avec ironie à cette question et aurait provoqué quelques disputes avec certaines personnes mais, pour le moment ce n'était pas vraiment le bon lieu ni le bon moment. Mais, elle ne put tout de même s'empêcher d'intervenir.


    « Je ne pense pas que ce soit la Carrow qui es mis ça là, elle aurait... pensé... à la conséquence que cela aurait fait, je ne pense pas qu'elle soit stupide pour commettre la mort d'un élève et peut-être ensuite la mort d'autres élèves. Puis si ça se trouve... c'est réellement une découverte cette boîte...»


    Quand Evangelina décidait d'intervenir cela n'était pas pour dire des paroles inutiles non, en effet c'était plutôt pour dire ce qu'elle pensait et elle se moquait un peu de ce que les autres personnes penseraient de ce qu'elle venait de dire. La vue du jeune homme mort devenait trop affreuse pour la jeune femme (même si il était recouvert d'un drap), elle trouvait que cela rendait la pièce plus lugubre qu'elle ne l'était déjà. Elle n'osa même plus sourire à quelqu'un, elle se contenta juste de balayer du regard la pièce où les élèves devenaient au fur et à mesure presque terrifiés.
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 4. Jour 5. 15H56   Mer 13 Avr - 18:41
      NELSON Je croyais que la boîte de Pandore était un mythe, et qu’elle n’existait pas vraiment. J’trouverais ça plutôt étonnant qu’elle soit cachée, voir perdue dans l’école.


    Je le croyais aussi. Après tout la boîte de Pandore n’était qu’un mythe gréc. Pandore n’avait été qu’une légende parmi tant d’autre. Pourtant, maintenant, toutes mes hypothèses étaient totalement renversées. Cette boîte existait bien et même-si ça n’avait pas été la même boîte que jadis Pandora avait ouverte, elle s’en rapprochait toute autant. Je comprenais pourquoi cette femme et Arthur avait ouvert cette boîte. Elle était belle il fallait le dire. Elle avait une très jolie forme, un bois lisse, des formes parfaites. Elle n’était ni trop grande, ni trop petite. Elle était parfaite. Si je n’avais pas vu Arthur ouvrir la boîte je l’aurais moi-même fait. Mais maintenant qu’elle avait été ouverte que j’avais vu qu’elle était capable de donner la mort, je n’oserais pas le faire. Pourtant, le mystère de cette boîte éveillait en moi la plus grande des curiosités. Je fronçais les sourcils. Décidément, nous n’étions pas au bout de nos surprises.

      NELSON Vous croyez que c’est la Carrow qu’a mis la boîte ici pour nous tendre un piège ?


    Je me figeais alors. Cette idée était tout de même pertinente. Je ne savais pas si c’était elle qui l’avait mit mais elle était déjà assez folle pour tous nous enfermer ici, alors pourquoi pas. A vrai dire, ça ne m’étonnerais pas d’elle du tout. Elle était capable de tout. Tout comme son frère ou Rogue. Après tout c’étaient des Mangemorts, ils avaient actuellement le droit de vie ou de mort sur nous et si cette boîte avait été placée ici par eux, ça voulait dire qu’ils voulaient nous tuer lentement. Parce que s’ils ne voulaient pas nous faire sortir d’ici, nous finirons par nous rendre fou et je savais que certains préféreraient ouvrir cette boîte que de souffrir encore pour mourir seuls et oubliés. Et je ne pouvais que les comprendre. Moi aussi je voulais une mort douce. Non, en fait, je ne voulais pas mourir. On croit qu’on n’a pas peur de la mort… mais c’est faux, quand ont s’y trouve confronté, on ne veut reculer et demander d’être gracier… Mais c’est déjà trop tard car la mort vous emporte, belle et impitoyable.

    Je n’avais pas demandé ça par machisme. Juste parce que les deux garçons étaient les plus proches de moi et qu’à trois, on pourrait mieux le poser. Nelson se pencha alors vers le corps du garçon et le prit délicatement. Il ne fallait pas faire de gestes brusques. Il fallait prendre le plus soin possible du petit corps tout fébrile du garçon. C’était la moindre des choses pour lui maintenant, et c’était le seul hommage que l’on pouvait lui rendre. Il fallait faire attention le plus possible. Mieux valait éviter de blesser plus Arthur. L’odeur et la vue du sang ne ferait que paniquer certains et la panique était déjà à son comble. Je pris à mon pour les pieds du garçon. Ma main me faisait atrocement mal et mon visage se tordit de douleur. J’aurais dû laisser la place à quelqu’un d’autre pour ne pas aggraver ma fracture mais je ne voulais pas. Je voulais déposer moi-même ce gosse loin des autres et lui rendre ce dernier hommage. Alors j’essayais de faire abstraction de la douleur et de faire comme-ci de rien n’était. Je sentis alors un regard sur moi et je sus tout de suite qui c’était : Lulvia. Je n’osais pas la regarder en face trop préoccupé à soulever le corps d’Arthur. Nelson m’aida alors à le prendre et nous parvinrent à la mettre un peu à l’écart des autres et le plus loin possible de cette boîte qui avait causé sa perte. Nous déposâmes le petit corps à terre en faisant bien attention à sa tête. Je réajustais la couverture sur le corps d’Arthur et me relevais. Mon visage était toujours tiré par la douleur. Je ne sentais plus ma main à vrai dire. Je me dirigeais alors vers la fontaine et la passait sous l’eau pour essayer de faire disparaitre la douleur. Je n’avais que ça pour le faire. Je regardais ma main en soupirant quand j’entendis une autre voix derrière moi qui répondait à Nelson :

      EVANGELINAJe ne pense pas que ce soit la Carrow qui es mis ça là, elle aurait... pensé... à la conséquence que cela aurait fait, je ne pense pas qu'elle soit stupide pour commettre la mort d'un élève et peut-être ensuite la mort d'autres élèves. Puis si ça se trouve... c'est réellement une découverte cette boîte...
      ELLIYÖT Elle est déjà assez folle pour nous enfermer ici, ça ne m’étonnerais pas qu’elle l’ait mise ici.


    Je regardais de nouveau la boîte. Je m’en approchais alors et m’assit à côté. La curiosité était trop forte. Il fallait que je découvre ce que cette boîte cachait comme mystère. Je ne la toucherais pas bien sûr, mais quelque chose me disait qu’elle était ensorcelée. Parce que si j’arrivais bien à me souvenir, Arthur avait essayé de soulever le couvercle et il était mort. La boîte ne pouvait être qu’ensorcelée. Une boîte normal n’aurait pas dû faire une chose pareil. Ca voulait donc dire qu’il y avait quelque chose de précieux à l’intérieur. Mais quoi ? Là était la question.


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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 4. Jour 5. 15H56   Mer 13 Avr - 23:13
    Le temps semblait tellement passer lentement. Cette panique recommençait, inlassable, malgré tout ce qui pouvait se dire, tout ce qui pouvait arriver. Evelyn avait peur pour tous ceux qui se trouvaient ici. La mort était quelque-chose que tous savaient qui pouvait se passer, surtout dans des conditions aussi désastreuses que celles-ci. Cependant, elle n’était pas arrivée à en voir toute son ampleur avant qu’elle n’arrive vraiment, sur un collègue de classe, tout au plus. Et maintenant qu’elle faisait rage, que tout le monde réalisait, en fait, tout semblait devenir pire, pire que ce qu’ils subissaient déjà. C’était comme si jamais ils ne pourraient un jour sortir. Après cinq jours, toute espoir était parti, semblerait-il. Pourtant, il ne fallait pas la laisser aller. Il fallait rattraper cette lumière qui glissait aisément entre les doigts, la tenir dans le creux de nos mains, la serrer et la laisser nous réchauffer l’âme. Tout semblait cependant si froid que c’était impossible de même se concentrer sur l’espoir en elle-même. Personne ne méritait d’être ici. Elle ne pouvait que s’en faire pour chacun, car les conflits n’avaient plus leur place, seulement l’empathie restait, la camaraderie était de mise, aussi. Malgré notre sang, malgré tout le reste. N’étaient-ils pas tous réduits au même niveau, entre ces murs sales ?

    La serdaigle n’osait pas regarder en face Arthur ou même la boîte meurtrière. Sa gorge était toujours aussi serrée, et entre ses cheveux ébouriffés et sales, ses vêtements crasseux, comme tout ceux qui étaient ici, malgré la fontaine, malgré le fait qu’ils se lavaient tous, elle ne pouvait que consoler ceux qui en avaient réellement besoin. Entre ses bras, elle sentait les pauvres gamins trembler de peur, sangloter en silence, pleurer des larmes amers. La mort, impitoyable, ne pouvait laisser personne de glace. Non. Elle ne pouvait le croire. Malgré les mangemorts, malgré les tueurs…. Ne pouvaient-ils pas eux aussi ressentir cette perte qu’était une vie ? Ne pouvaient-ils pas voir l’âme sans défense s’envoler sans un mot ? La cruauté même devait avoir ses limites… Oui. Elle devait avoir ses limites. Elle sentait les larmes rouler sur ses joues. Peut-être avaient-elles été bloquées pendant un moment, mais cette fois, elle ne pouvait qu’à peine les retenir. Des larmes silencieuses. Des larmes qui n’auraient jamais aucun son, coulant sur son visage pâle, trop pâle, de ses yeux aux pupilles extrêmement dilatées dans le manque de lumière. Rassurer ces jeunes gens était la seule chose qu’elle pouvait faire. Elle était préfète. C’était… C’était son travail. De rassurer. De garder tout le monde ensemble. Et elle le ferait. Car eux avaient plus besoin d’aide qu’elle-même, même si elle craignait pour son frère, pour l’inquiétude qu’il devait ressentir à son égard.

    Elle sentit au milieu de ses paroles rassurantes d’autres bras s’enserrer sur elle et sur les jeunes gens. Cette voix. Elle résonna dans ses oreilles, aussi douces que la sienne, cette voix qu’elle connaissait depuis si longtemps. Elle n’eut pas besoin de détourner le regard pour savoir qui c’était, et des larmes semblèrent couler de plus belle sur son visage alors qu’elle entendait la voix rassurante de sa meilleure amie, qui venait l’aider, qui semblait avoir tenu dans ses mains cette lueur d’espoir qui brillait. Anaconda venait redonner cet espoir en Evelyn. Elle eut un faible, très faible sourire à ses paroles. Elle hocha doucement la tête, murmurant à son tour ce qui semblait bloqué par une gorge nouée, remplie d’émotions, de tristesse, mais d’espoir.


      « Oui. Tant que nous restons ensemble. Tout va s’arranger. On va s’en sortir… »


    Elle resserra quelque peu l’étreinte déjà formée, semblant déconnectée du monde extérieur, de tout ce qui se disait, des voix qui parlaient entre eux. D’Elliyöt qui demandait de l’aide pour traîner le pauvre Arthur, des questions posées, des réponses qui fusaient par la suite. Elle les entendait, certes, mais ne voulait pas entendre – elle ne voulait rien entendre de la machiavélique Carrow, des plans qu’elle pourrait avoir pour les faire souffrir, de cette boîte ensorcelée. Il fallait tout oublier. Il fallait parler, car ce simple truc pourrait rassurer. Parler d’autres choses. S’évader de ce monde lugubre, s’évader dans des endroits imaginaires, imaginer qu’ils n’étaient plus là. Le subconscient en lui-même s’avérait être une arme phénoménale contre ce qu’ils vivaient. Le subconscient aidait à faire passer au-travers. L’imagination, elle, pouvait s’occuper du reste. Oui. Ses yeux se posèrent sur sa meilleure amie. Griffith devait tellement lui manquer. Inconsciemment, elle savait que ses pensées étaient rivées sur lui, lui seul. L’amour à elle seule peut tout changer, peut faire gravir des montagnes, traverser des océans. Elle peut nous mettre dans les pires dangers et dans les meilleurs songes. L’amour peut guérir. Elle est une lumière ardente qui ne fait que briller, aveuglant les mauvaises pensées, laissant de côté les doutes, faisant avancer dans les moments les plus durs, éclairant les endroits les plus sombres. L’amour fait espérer. L’amour est un pouvoir plus profond que la magie. Oui. Et Evelyn avait espoir. Même si elle, elle ne vivait pas cet amour profond. Elle avait espoir car elle devait retrouver son frère, sa seule famille, seule personne qui importait réellement. Elle espérait sortir d’ici, le serrer dans ses bras, le rassurer – tout n’était en fait qu’un cauchemar duquel ils sortiraient intacts.

      « On peut y arriver. On peut passer au travers. On va y arriver. On n’a qu’à croire. Qu’à espérer. »


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Emily Bradsburry
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 4. Jour 5. 15H56   Jeu 14 Avr - 0:20
    Après avoir repris quelques forces dans les bras de son frère, Emily regarda Elliyöt et Nelson transporter le corps d’Arthur un peu plus loin. Nelson… Depuis qu’il s’était passé ce qu’il s’était passé entre eux, elle avait l’impression de s’éloigner de lui. Leur jeu lui paraissait éteint, comme terni par son erreur : céder. Emily n’avait jamais nié le fait que Nelson lui plaisait, qu’il l’attirait ; elle n’avait jamais nié qu’elle s’y attachait. Beaucoup. C’était pas de l’amour, elle en était sûre, mais maintenant qu’ils se parlaient moins, il lui manquait. Profiter de la proximité de la Cage pour lui parler et se rapprocher de lui lui paraissait malsain mais le fait était qu’elle avait aujourd’hui besoin de sa présence rassurante.
    « Je croyais que la boîte de Pandore était un mythe, et qu’elle n’existait pas vraiment. J’trouverais ça plutôt étonnant qu’elle soit cachée, voir perdue dans l’école. Vous croyez que c’est la Carrow qu’a mis la boîte ici pour nous tendre un piège ? ». La Gryffondor leva la tête vers Nelson après ses paroles. Elle n’avait aucune idée de ce qu’était la « boite de Pandore », peut-être un mythe moldu connu car Elliyöt semblait lui aussi adhérer à l’idée de la boite de Pandore. Quoi qu’il en fût, tout ça était… Trop.

    Ils avaient dix-sept ou dix-huit ans, certains quatorze, d’autres douze. Tous étaient des enfants. De simples adolescents qui ne demandaient qu’un ciel bleu, une herbe verte et une bande d’amis pour que la vie soit belle. Aujourd’hui ils étaient entraînés dans une guerre dont l’ampleur leur échappait totalement, et mus par des convictions en lesquelles ils croyaient du plus profond de leur âme ils se retrouvaient dans cette cage. Cette prison sans fenêtre, sans lumière, dans laquelle régnait désormais une odeur de mort. Emily passa une main nerveuse dans ses cheveux en secouant négativement la tête.

      «Vous enflammez pas, on sait pas d’où elle vient cette boite et on sait pas quels sortilèges la protègent. On sait juste qu’elle est dangereuse… Qu’elle est pire que ça. »


    Elle baissa le regard sur la boite et senti alors son aura maléfique. C’était comme si elle lui disait ‘’Viens Emily, prends moi dans tes mains. Tu veux savoir ce que je cache n’est-ce pas ? Tu le veux, alors prends moi !’’. Et c’était en effet tentant. Pour qu’elle soit protégée aussi efficacement, cette boite devait dissimuler un secret et il est bien connu que tout secret doit être découvert. Emily déglutit avec difficulté, la gorge nouée. Qu’allait-il se passer si l’un d’entre eux cédait à la tentation et, comme Arthur, touchait cet objet maudit ?
    Il ne fallait pas penser au pire mais après réflexion, elle ne pouvait tout simplement pas y penser. Le pire était déjà là. Elle avait dix-sept ans et venait de toucher la mort, et même si elle ne se rendait pour l’instant pas compte de ce qu’elle était en train de vivre, sa sortie de la cage serait terrible. Pour elle comme pour tous.

    Autour d’elle, les élèves semblaient peu à peu se calmer. Les plus paniqués avaient été rassurés par des élèves plus âgés et les autres pleuraient en silence. Son regard scruta circulairement la pièce et tomba au final une nouvelle fois sur la boite. Pour elle, il était strictement impossible que les Carrow l’aient mise là. Tout était allé trop vite pour que ce soit prémédité et personne ne pouvait prévoir la révolte ni la mort d’un professeur et de deux élèves. Avec Arthur, cela faisait donc quatre des leurs qui étaient tombés au combat. Quatre qui avaient perdu la vie alors qu’ils la commençaient juste. Elle trouvait ça presque injuste de ne pas être morte à la place de l’un d’entre eux. Après tout, elle était à la tête de l’AD et il y avait de quoi se sentir coupable.

    Emily souffla longuement en se frottant les yeux. Elle était courbaturée, avait mal au bras et au genou et était si profondément meurtrie que pleurer lui semblait obsolète. On l’avait humiliée, écrasée comme on écrase un simple moucheron et aujourd’hui elle se battait pour survivre aux séquelles. Lentement, elle s’approcha de Nelson après avoir regardé Elliyöt qui passait sa main sous l’eau froide. Il devait souffrir le martyr avec sa main –pensait-elle- cassée. Le membre était bleu et une bosse anormale témoignait de la fracture. Mais il n’y avait strictement rien qu’elle pouvait faire pour lui à part espérer qu’il n’y ait aucune complication. Avec la magie, on ne leur apprenait pas les premiers secours et Emily n’avait absolument aucune notion du massage cardiaque ou des gestes à avoir en cas de blessure grave. Elle avait toujours été habituée à ce que tout se soigne en une formule magique. Et elle se rendait compte à quel point elle avait eu tord de ne jamais imaginer un monde dénué de magie.

    Une fois face à Nelson, elle le regarda dans les yeux.

      «Je suis désolée. »Furent les seules paroles qu’elle réussit à prononcer. Sa bouche s’ouvrit comme si elle allait ajouter quelque chose.


    Mais rien ne vint ; et la Gryffondor détourna le regard, déçue de sa médiocre prestation. Elle avait juste réalisé que discuter d’eux maintenant était tout à fait inapproprié. Cela ne pouvait pas leur faire de mal de penser un peu à autre chose que l’horreur de ceux qu’ils vivaient mais elle n’avait pas réussit à franchir le pas.
    Elle continua son chemin et alla s’asseoir contre un mur quelques mètres plus loin.




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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 4. Jour 5. 15H56   Ven 15 Avr - 19:54
Nelson fronça les sourcils à la remarque d’Evengelina, ne comprenant pas vraiment son résonnement. La Carrow avait tué deux élèves et un professeur de sa propre baguette, puis fait enfermer des dizaines d’élèves dans une pièce sans fenêtre, où la carence de nourriture s’associait au manque d’hygiène et de santé. Alors, si, elle était largement capable de mettre une boîte tueuse dans la pièce pour faire des victimes supplémentaires. Elle serait heureuse de faire diminuer le nombre d’individus de sang mêlé ou de sang moldu. Une vraie tarrée. D’un autre côté, il pouvait comprendre qu’Evengelina réfléchisse de cette manière. C’était tellement insensée d’être capable de commettre des horreurs pareilles. C’était déroutant. Il adressa un faible sourire à la jeune Serpentard, n’osant pas vraiment la contredire. Mais Elliyöt s’en chargea, cependant avec tact. Il n’avait aucune preuve que la Carrow ait mis cette boîte dans « La Cage », il la savait capable. D’un autre côté, cette pièce semblait abandonnée, sans doute était-elle laissée ainsi depuis des dizaines, peut être même des centaines d’années. Poudlard était immense, même Dumbledore n’avait pas dû connaître la totalité des lieux. La boîte avait pu être mise ici il y a très longtemps, par la personne qui l’avait découverte, puis oubliée avec les années. Peut être que la Carrow ignorait la présente de cet objet, peut être pas. Il n’en savait rien. Mais spéculer sur l’événement paraissait inévitable, il y avait tout de même un mort dans la pièce. D’ailleurs, ce mort fût déplacé avec l’aide de plusieurs élèves. Enfin lui et Elliyöt. Ils le déposèrent avec douceur sur le sol. C’était difficile de se dire qu’ils étaient réellement en train de vivre ça. Il déplaçait un corps. Horrible, tout simplement. Il laissa d’autres personnes prendre le soin de le couvrir de couvertures, afin que personne ne puisse poser son regard sur cette dépouille si choquante. Il y avait vraiment des enfants dans la salle, et être confronté à ça n’était pas évident. En tout cas, Nelson n’avait qu’une envie : penser à autre chose. Mais en étant dans cet espace clos, où aucun paysage ne se présentait, il n’y avait pas de lieu pour se changer les idées. Il connaissait bien un remède, mais voilà, l’occasion ne se présentait pas.
Il jeta un coup d’œil autour de lui, pour vérifier que personne ne faisait une sorte de crise de panique. Les uns semblaient prendre soin des autres afin d’éviter tout débordement. Finalement, les choses s’organisaient de manière naturelle. Heureusement, mais on ne pouvait éviter les larmes qui coulaient sur certains visages. Normal, certains connaissaient réellement Arthur, ils étaient leurs amis, leurs camarades de classe ou de maison. Et encore un deuil. Il fallait arrêter ça, on était déjà à 4 morts, et c’était 4 mort de trop. Mais pour stopper, il fallait déjà pouvoir communiquer avec l’extérieur au minimum, et au mieux sortir d’ici. Mais pour le moment, personne ne semblait tenter de les aider. Ce qu’il pouvait comprendre, car c’était dangereux de s’opposer aux Carrow. Et si ça se trouve, très peu de gens savaient qu’ils étaient ici. En bref, peu d’espoir.
«Je suis désolée. ». Son regarde se posa sur un visage, plutôt joli, aux cheveux blonds. Ses yeux descendirent. Hmm pas mal le haut. C’était Emily. Qu’est ce que j’ai dit plus haut ? Aucune occasion de se détendre ? Je retire, c’était l’occasion rêver de se changer les idées, de se vider l’esprit et d’essayer de mener une vie normale. Elle paraissait triste, désespérée même. Désolée ? Désolée de … ? Ha oui, de ne plus trop lui parler. En même temps, lui non plus ne s’était pas franchement bougé. Il aurait du, il l’aimait bien, mais là pour le coup il aimait autre chose. Elle partait, oh non pas déjà. Il la suivit et la rejoignit contre le mur. Il glissa contre ce dernier pour se retrouver à son tour assis. Oh, ça faisait 5 jours qu’il avait rien fait, ça lui ferait franchement pas de mal de se laisser aller, et à elle aussi. Elle semblait vraiment triste, au fond du ravin. Pas de soucis, Nelson pouvait la faire remonter vers le ciel en quelques secondes ( prétention masculine, quand tu nous tiens ). Il jeta un regard pour repérer Seth, vérifier qu’il était bien occupé et qu’il viendrait pas l’emmerder, puis reposa son regard sur Emily. Il prit une petite voix innocente « Oh, ça m’a fait mal sur le coup, mais bon j’t’en veux pas … ». Il n’était pas sérieux, étant autant responsable qu’elle de leur éloignement. Il s’approcha d’elle, s’approchant plus précisément de son oreille pour y murmurer, d’une voix qui se voulait beaucoup moins innocente pour le coup « J’vais te remonter le moral … Sois pas triste comme ça … ». Il souffla légèrement sur le coup de la jeune Gryffondor, posant son regard sur sa peau qu’il savait douce et qui lui donnait subitement envie. Le frèrot devait être dans son coin, en train de discuter avec ses pseudo-potes, et il n’avait pas intérêt à venir l’emmerder à ce moment là. Car interrompre Nelson qui est sur un coup, c’est s’attendre à de lourdes représailles.
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 4. Jour 5. 15H56   Sam 16 Avr - 17:28
    On pouvait très bien remarquer que dans ce genre de situation, Evangelina ne faisait pas très attention à ce qu'elle disait, en effet elle était tellement choquée, déboussolée par ce qu'il venait d'arriver que tout espoir était bon à croire. Certes, elle sait que Alecto Carrow est une personne méchante, qui ne fait que du mal aux gens qui l'entourent, que c'est une personne infâme, sans cœur. Mais, bon là tuer un élève par une boite ensorcelée était vraiment cruelle ; parce que c'est un acte vraiment horrible, ba oui quand même. Enfin bref, la jeune femme voyait tous ces élèves qui étaient dans un coin ou alors ils essayaient de se réconforter dans les bras d'un proche. Que pouvaient-ils, eux des élèves, sans baguette pour pouvoir les défendre, et qui sont toujours dans leur période adolescente ? Et est-ce que Arthur allait être le seul mort de cette cage ? Qu'est-ce qu'ils allaient faire de cette boite ? Au final, elle se posait beaucoup de questions pour de vagues réponses. Elle vit les deux garçons qui déplacer le corps du jeune homme, le pauvre, lui qui avait cru faire une découverte spectaculaire, il fut décédé sans savoir comment réagir ; d'ailleurs, personne ne pourrait savoir quel avait été sa dernière pensée ou ses dernières paroles. C'était tellement horrible, misérable que peu de mots pouvaient définir ce bouleversement. La Serpentarde ne dit plus rien, elle se contenta juste de jeter un coup d'œil aux personnes qu'elle connaissait. Elle vit Evelyn qui était avec des élèves plus jeune, elle essayait de les réconforter ; au fond elle est plutôt sympathique cette Serdaigle, mais, pour autant elle ne l'appréciait pas depuis que celle-ci lui avait enlevée des points, elle savait que être tous enfermer dans cette pièce voulait dire qu'il fallait au moins se serrer les coudes, mais, comment voulez-vous se serrer les coudes avec des personnes que vous détestez ? Et bien c'est justement ce que vivait Evangelina, elle ne voulait pas passer pour la fille ingrate qui ne pense qu'à se disputer avec des personnes qu'elle n'aime pas, non, mais, elle se disait que plus les jours passeraient et plus cela allait être dur pour elle de contenir sa rage. Elle vit ensuite Anaconda, toujours avec Evelyn, qui l'aidait aussi à réconforter les plus jeunes, elle n'avait rien à reprocher à Anaconda, non elle l'aimait bien ; puis, c'était aussi une élève de Serpentard donc aucune raison de lui en vouloir, pour quoique ce soit se disait-elle. Elle déposa ensuite son regard sur Nelson et Elliyöt, elle vit le Gryffondor se dirigeait vers la fontaine pour essayer de soigner sa main, puis elle l'entendit ensuite répondre à ce qu'elle venait dire un peu avant. Il lui répondit que Alecto était déjà assez folle pour nous enfermer et que cela ne l'étonnait pas que ce soit elle qui est mise la boite ici. Bon d'accord, il venait de marquer un point, la Serpentarde avait tort, elle l'avait compris ; elle ne dit rien, c'est Emily qui se chargea de dire quelque chose :

    « Vous enflammez pas, on sait pas d’où elle vient cette boite et on sait pas quels sortilèges la protègent. On sait juste qu’elle est dangereuse… Qu’elle est pire que ça. »


    Elle avait aussi raison, décidément tout le monde avait de bons "arguments". Evangelina la regarda, elle ne dit rien, enfin elle ne disait plus rien, elle baissa son regard vers la boite, elle donnait vraiment envie de la prendre, de découvrir ce qu'elle contenait cette petite boite qui d'ailleurs était très belle. Elle regard encore autour d'elle, se demandant ce qu'elle allait bien pouvoir faire "maintenant", (certes le choix était très limité, mais bon). Puis, elle vit Emily qui devait sûrement être en train de parler avec Nelson, vu qu'ils étaient tous les deux assis côte à côte. Elle se demanda alors, de quoi ils parlaient, non, elle n'était pas du tout jalouse, loin de là... Bon, peut-être un peu, mais, elle ne le montrait jamais. Elle les fixa alors un peu du regard. Il y avait presque maintenant deux jours, que la jeune femme voulait essayer de re-séduire Nelson, mais, ça n'avait jamais été le bon moment car il avait toujours était occupé. Elle n'avait jamais caché qu'il lui plaisait toujours physiquement et que le fait qu'il l'ignore presque la déçoit. Alors soit elle écoutait son tempérament de garce de Serpentarde et aller les déranger ou soit elle ne faisait rien. Bon, elle n'était pas tout de même bête au point de louper à jamais une autre nuit avec le jeune homme et d'essayer que la Gryffondor l'écoute et avoue qu'elle est raison. Evangelina soupira et alla s'assoir à côté d’Elliyöt qui était occupé à regarder la boîte.


    « T'as pas l'intention de toucher à cette boîte, j'espère ? »


    Malgré elle même, elle eut quand même un léger sourire qui se forma sur ses lèvres. Cela faisait pas mal de temps qu'elle n'avait pas parlé avec le jeune homme, (enfin depuis l'épisode de la volière). De toute manière, a part parler, se disputer ou autre et bien il n'y avait pas grand-chose à faire dans cette maudite pièce.
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 4. Jour 5. 15H56   Mar 19 Avr - 10:54
      EVANGELINA T'as pas l'intention de toucher à cette boîte, j'espère ?


    Je sursautais alors et me retournais. Evangelina était à côté de moi. Elle avait ce petit sourire sur les lèvres malgré la situation. Je ne pu m’empêcher de le lui rendre. Cela faisait un moment qu’on ne s’était pas parlé. Ca faisait du bien de la voir même-si j’aurais aimé la voir dans d’autres circonstances. J’étais tout de même un peu surpris de la voir ici. Je ne m’étais jamais posé la question de savoir dans quel camp la demoiselle était. A vrai dire, on en parlait jamais quand on était ensemble. Disons que ma préoccupation principale était de récupérer ses photos très compromettantes. Mais je me doutais qu’elle ne les avait pas sur elle en cet instant. Ou si elle les avait, elle était forte et je crois qu’on aurait bien rigolé. Ca aurait mit un peu d’ambiance dans cette Cage où tous semblaient si tristes. La mort d’Arthur n’avait rien changé. Soudain, mon sourire disparut. Mon regard se posa alors vers le corps au fond de la salle. Finalement, c’était mieux qu’elle n’ait pas ses photos. Par respect pour Arthur, il ne fallait pas rire. Et puis, je crois que je n’en avais pas le courage. Pas aujourd’hui. Pas ici.

    Je reposais mon regard sur Evangelina, puis la boîte. L’envie de toucher cette boîte était tentant bien sûr. Et je savais que si je la fixais trop longtemps, je finirais bien par l’ouvrir et être moi aussi frappé par la mort. Parce que c’était bien de ça qu’Arthur avait été tué. Il avait été frappé par la mort comme par la foudre. La mort frappait, prenait l’âme et la vie et repartait aussi soudainement qu’elle était venue, laissant derrière elle désastre, malheur, peine, douleur, folie. Voilà, c’était ce que la mort engendrait. C’était la façon dont la mort frappait, la façon dont elle ôtait la vie, sans pitié, avec ce sourire mâlin, destructeur. Je ne toucherais bien entendu pas cette boîte. Mieux valait pour ma survie et celle des autres. Et puis, je n’étais pas aussi désespéré que ça.

      ELLIYÖT Tu me crois si désespéré que ça ?


    Je la regardais droit dans les yeux. J’avais répondu sèchement. A vrai dire ça n’était pas comme ça que je voulais répondre. Je fermais les yeux. Tous ses evènements, le fait qu’on soit en fermer dans la Cage, qu’Arthur soit mort, changeait totalement nos esprits. Il n’y avait plus de joie, plus de rire, plus de vrais sourires. Ou alors ils étaient exceptionnels comme celui que j’avais fait à Evangegelina. Je rouvris alors les yeux et soupirais. Un silence c’était installé entre nous deux. Je repris alors avec une voix plus calme:

      ELLIYÖT Non, je ne compte pas l’ouvrir. Je sais que m’être explosé la main contre la mur était totalement stupide, mais je crois que si j’ouvrais cette boîte après ce qui vient de se passer, le seuil de stupidité serait largement atteint.


    Mon regard se posa sur ma main. Elle me faisait toujours mal mais moins. J’espérais simplement que ça n’empire pas. Mon geste avait vraiment été stupide, il fallait le reconnaître. Je n’avais certes aucune excuse si ce n’est que la colère et la folie c’était emparé de moi. Dorénavant, je saurais qu’il vaudrait mieux éviter de taper dans un mur tout en sachant qu’on ne pourrait pas sortir de la pièce. C’est toujours utile de savoir ça. Mon regard se posa de nouveau sur la boîte. Elle était là, toujours aussi belle, attirante. Son bois fin ne demandait qu’à être frôlé. Elle avait de jolies dessins graver dans son bois. Je me demandais en quel bois était-il fait. Je fronçais les sourcils. Elle voulait qu’on l’ouvre. Elle appelait. Elle m’appelait comme un aimant. Il était impossible pour moi de détourner le regard de la boîte. Mes yeux y étaient accrochés et ne voulaient pas, malgré le commandement de mon cerveau, regarder ailleurs. Il fallait vraiment que cette boîte soit cachée ou alors empêcher les gens de la voir. Je cherchai alors sur le sol quelque chose qui pourrait la cacher. Je tâtonnai sur le sol quand ma main effleura quelque chose de doux. Je pris alors la couverture que je balançais sur la boîte de Pandore. Aussitôt mes yeux purent enfin regarder ailleurs. Je me mis alors à penser tout haut :

      ELLIYÖT Mieux vaut que personne ne voit cette boîte. Elle est trop dangereuse.


    Je m’éloignais alors de celle-ci pour ne plus l’avoir dans mon champ de vision et surtout de ne plus me sentir obligé de vouloir l’ouvrir. Je m’assis alors contre le mur et regardais dans le vide. Pourquoi cette boîte était là ? C’était une excellente question.


Animal I have become

i can't escape this hell so many times i've tried but i'm still caged inside somebody get me through this nightmare i can't control myself so what if you can see the darkest side of me? no one would ever change this animal i have become help me believe it's not the real me somebody help me tame this animal © belzébuth
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 4. Jour 5. 15H56   Dim 1 Mai - 19:42
    Elle fut surprise de le voir s'approcher d'elle et plus encore lorsqu'il s'assit à ses côtés. Non pas qu'elle pensait que Nelson puisse lui en vouloir au point de faire une poupée vaudou d'elle (surtout qu'en soi elle n'avait rien fait) mais depuis qu'elle était dans la Cage, Emily voyait tout négativement et chaque petite chose prenait une ampleur démesurée. Toujours était-il que Nelson ne perdit pas de temps car il approcha son visage du cou d'Emily, leurs peaux se caressant légèrement. Il savait très bien qu'elle était sensible à ce genre de contact, d'effleurement, et il en profitait.

    Emily frissona lorsqu'elle sentit son souffle dans son cou, et la Cage prit soudainement un autre aspect. C'était comme s'ils étaient seuls et que le cauchemar n'avait jamais existé, que l'air qui les entourait n'était pas glacial... Et que Seth n'était pas dans les alentours. Seth. Il ne savait pas ce qu'il s'était passé avec Nelson et certainement Emily ne lui dirait jamais. Quand elle voyait les réactions qu'il avait à propos du Serpentard et d'elle, la Gryffondor se disait qu'il fallait peut-être mieux qu'il n'en sache pas plus. Ils avaient un mort sur les bras, il serait dommage que Nelson soit le suivant. Surtout que ce serait du gâchis.

    Emily avait un sourire en coin, à la fois à cause du côté agréable de la situation mais aussi car elle ne revenait pas du culot qu'avait Nelson. Il avait peut-être raison de vouloir passer à autre chose et ne pas se focaliser uniquement sur l'horreur qu'ils vivaient, mais cela paraissait irréaliste qu'il se détache ainsi de la réalité des choses. Elle pivota la tête vers lui de sorte que leurs visages se touchaient presque, que leurs lèvres s'embrassaient quasiment mais elle n'en fit rien (même si c'était vachement tentant) et elle profita de cette proximité pour lui montrer qu'elle résisterait.

      "Je vois que tu perds pas le Nord. Tu me crois si désespérée pour me jeter dans tes bras?"


    En fait, elle l'était. Mais elle ne l'avouerait pour rien au monde, et sûrement pas à lui. Emily voulait juste relancer leur jeu, lui montrer que même si elle avait cédé une fois elle n'était peut-être pas prête à le refaire aussi facilement. Mais il fallait le dire, ça allait être dur de renoncer à de la chair fraîche alors que tout était là pour les rapprocher. Entre les "douches" qui étaient communes (même si personne ne se dénudait entièrement, évidemment, les toilettes quotidiennes rapprochaient), l'air frais qui les poussait à tous se coller les uns aux autres pour ne pas avoir trop froid la nuit car il manquait des couvertures, la nourriture qu'ils partaigeaient volontiers et tout simplement le fait de vivre tous ensemble dans cet espace clos, il était difficile d'ignorer quelqu'un même avec la plus grande volonté.

    Elle se sépara avec un peu de regret de Nelson pour regarder circulairement la pièce et vérifier si Seth était dans les parages. Emily ne voulait pas non plus qu'il se sente rejeté, qu'il pense qu'elle préférait se faire remonter le moral par Nelson plutôt que par lui. Entre les deux jumeaux, les notions de possessivité et de jalousie étaient démultipliées et prenaient parfois des proportions incroyables. Dans la Cage d'autant plus, car tout le monde partait au quart de tour à la moindre embûche, et s'il y avait bien une personne avec qui elle ne voulait pas s'embrouiller, c'était Seth. Mais il ne semblait pas à proximité. Ils avaient le champ libre. Emily ne se rapprocha cependant pas de Nelson pour ne pas se contredire après ce qu'elle venait de lui dire.

      "Mais j'avoue que ta présence est pas si désagréable que ça, pour le coup..."



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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 4. Jour 5. 15H56   Lun 2 Mai - 15:55
Les spéculations sur la boîte allait bon train. Chacun avait sa propre théorie sur cette objet mystérieux, mais aucune n’étant vérifiable, ils n’auraient probablement jamais la réponse à leur question. Pourtant, il fallait bien prendre une décision car de toute évidence, c’était un danger que de l’avoir dans la pièce. Impossible de s’en débarrasser, quand à la cacher, c’était compliqué. On ne savait pas quelles étaient les propriétés de la boîte, dans quelles mesures elle tuait. Il fallait donc être extrêmement prudent, et mettre tout le monde en garde. De toute façon, personne ne voulait mourir en touchant un stupide objet. Nelson laissa Elliyöt gérer la situation, ce qu’il faisait bien.
Il s’était installé près d’Emily et reprenait ses vieilles habitudes quand aux phrases pleines de sous-entendus qu’il glissait assez souvent à la jeune femme. Elle répondait toujours à ce jeu, même si depuis quelques temps ils l’avaient cessé. Ce n’était pas par manque de temps, c’était juste qu’après avoir atteint le but, les choses étaient retombées. Par forcement dans un bon contexte, puisqu’il s’agissait du distraction très plaisante. Mais finalement, dans ce contexte des plus sombres, c’était l’occasion idéale de relancer tout ça. Et elle avait été réceptive à cette approche puis qu’il retrouvait ce visage malicieux qu’il avait vu quelques semaines plus tôt. Approchant ses lèvres des siennes, elle débuta avec brio. « Je vois que tu perds pas le Nord. Tu me crois si désespérée pour me jeter dans tes bras ? ». Comme si c’était une corvée de coucher avec Nelson. Ha provocation quand tu nous tiens. En tout cas, le Serpentard se mis à sourire avec malice. Elle voulait sans doute se faire désirer, faire croire qu’elle n’était pas du tout intéressée, mais c’était évidemment faux. Sinon elle n’aurait pas employé ce ton là. Disons plutôt que c’était reparti pour un tour. Nelson pris une mine faussement blessée et répondit « Ne sois pas méprisante. ».
Elle tourna à nouveau la tête pour s’éloigner du visage de Nelson, ce qu’il regretta bien vite. Il trouvait que son idée de se changer les idées de cette manière était carrément bonne, et ça fonctionnait. Il n’avait pas pensé à Arthur où à cette Cage depuis 2 minutes, un record ! Car, même s’il ne l’avouerait pas, il était tout autant effrayé que n’importe qui et la nuit, c’était bien cette pièce sombre qui venait hanter ses rêves. Il n’arrivait plus vraiment à espérer, car la sortie, la fin de ce cauchemar, on n’en voyait pas un seul signe. Les jours se suivaient, tous identiques, sans que rien ne s’améliore. Il commençait à penser qu’ils allaient tous finir leurs jours ici, dans d’atroces souffrances et dans une odeur qui n’allait qu’empirer. Peut être même qu’à l’extérieur, la situation avait changé. Le mage Noir étant aux commandes, il avait peut être ordonné l’extermination des moldus, puis des nés-moldus. Peut être que la terreur était telle que plus personne ne pensait à ce groupe d’élèves qui avaient disparus à Poudlard. Plus personne ne se souciait d’eux désormais. Qu’en savaient-ils au juste ? Rien.
« Mais j'avoue que ta présence est pas si désagréable que ça, pour le coup... ». Elle aussi appréciait de ne plus penser à leurs conditions, la preuve était bien ses mots. Un sourire plus sincère apparu cette fois-ci. Ils avaient tous besoin d’un grand bol d’air, et au qu’est ce qu’il donnerait pour voir la lumière du soleil et sentir l’air frais sur son visage. Il n’allait donc pas la lâcher, si c’était le moyen le plus efficace et le plus productif de s’évader un peu – chose très difficile quand on est enfermé -. « Au moins, si jamais on commence à mourir de froid … Sois sûre que je serais là pour t’éviter une mort si atroce. ». Il faisait évidemment référence au fait de remettre ça. Mais il joignait l’utile à l’agréable, peut être pour ironiser sur leur situation.

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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 4. Jour 5. 15H56   Lun 2 Mai - 16:01
Grâce aux décisions et aux précautions prises par certains, les élèves ne cédèrent pas à la panique.
Il fallait en revanche apprendre à vivre avec ce corps, ce camarade mort, dont les odeurs allaient bientôt en écœurer plus d'un.
Quand à cette boîte, cette petite boîte, elle a un nom. La Boîte de Madras. Les prisonniers ne savent pas encore qu'une malédiction vient d'être déclenchée. Malédiction qui va prendre forme d'une manière bien étrange.
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MessageSujet: Re: Intrigue ▬ Chapitre 4. Jour 5. 15H56   
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Intrigue ▬ Chapitre 4. Jour 5. 15H56

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