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 The morning thrusts my eyes [PV Amber I. Simmons]

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MessageSujet: The morning thrusts my eyes [PV Amber I. Simmons]   Sam 5 Mar - 23:23
L'horloge sonna facilement 8h00 du matin. L'air ne pouvait pas être plus sombre que cette journée là. De lourds nuages noirs recouvraient le ciel, et un orage était en train de rager à l'extérieur. Même à l'intérieur du château, il faisait froid... Si froid... Mais dans la salle commune des Serpentards, l'air était chaud. Un doux feu avait été allumé dans le foyer, et l'ambiance qui y régnait n'était pas une ambiance froide et austère. Il y eut un son strident qui parcourut la salle commune, et Tiresias se réveilla lentement, lançant un sort pour faire cesser ce son abominable. Il se leva paresseusement, prenant toute son énergie pour bouger ne serait-ce qu'un muscle. Il se dirigea vers sa penderie. C'était sûrement le samedi le plus triste qu'il eut la malchance de commencer. Il sentait que la journée allait être longue, surtout avec toute cette racaille de nés-Moldus tout autour de lui. Il ne savait pas s'il allait réussir à tenir aujourd'hui avec tous ceux qui ne méritaient même pas d'être ici. Il avait au moins la consolation de se dire que depuis le régime Mangemort, il pouvait enfin avoir un peu plus de pouvoir dans cette école, surtout depuis l'arrivée d'Alecto Carrow. Enfin, la racaille allait pouvoir un jour quitter Poudlard. Pour ce qui est de l'ordre du Phénix, qui faisait parfois des petites visites surprises, il n'en avait que faire. Ils n'étaient pas une menace pour lui. Ils ne pouvaient pas l'attaquer directement, sinon on pourrait évidemment les chasser sous décret du nouveau gouvernement dirigé par Pius Thickness. Il était donc libre de faire exactement comme il le sentait. Finalement, quand il y pensait, cette journée ne serait peut-être pas si mal après tout. Tout ce qu'il avait à faire, dans le fond, c'était ce qu'il faisait toujours à l'ordinaire: tourmenter les pauvres nés-Moldus qui croiseraient sa route. Ainsi, il appuierait sa réputation et deviendrait une véritable terreur, une personne à craindre. Les gens sauraient donc qu'il ne fallait pas se mettre Tiresias Ulrick Jones à dos, sinon c'est un détour par la case punition et, pour les plus (mal)chanceux, la case Mangemorts.

Il sortit de la salle commune vers 8h50, tout de suite après avoir mis des vêtements un peu plus chauds qu'à l'ordinaire. Il portait un grand pull noir, des jeans un peu déchirés ainsi que des souliers vernis noirs, gracieuseté de son père. Il sortit en grande pompe, et les jeunes dames de Serpentard, le voyant ainsi habillé et avec une coiffure aussi impeccablement envoyée par l'arrière, se mirent à soupirer d'admiration, mais également de tristesse. À quoi bon leur adresser la parole s'il n'était pas intéressé? La question se répondait toute seule. Il se mit à parcourir les couloirs, et il sentit bientôt quelqu'un le bousculer. Il se retourna et s'aperçut que le jeune homme ayant commis cet effroyable affront à son égard était un né-Moldu. Tiresias le connaissait de réputation. Ça commençait tôt, dis donc. Il pointa lentement sa baguette vers lui, et il lança d'un ton sifflant et colérique:


-Tu me touches encore une fois, racaille, et tu te plaindras bien d'être défiguré. Je m'en ferai grande joie, et espère surtout que tu ne finiras pas à Sainte-Mangouste!

Il se retourna et continua sa route, tout en observant par derrière. Voyant que le jeune homme ne le regardait plus, il lui lança un sortilège sur les jambes. Elles se mirent alors à se coller ensemble, et le pauvre jeune homme tomba. Tiresias, ravi, cria depuis l'autre bout du couloir:

-La prochaine fois, prends garde! Je ferai pire!

Il reprit alors sa marche et se dirigea vers la Grande Salle. Son estomac criait à n'en plus finir, et il était temps qu'il aille faire un arrêt pour manger. Il se mit alors à la table des Serpentards et se fit un plaisir de regarder tous les repas qui se trouvaient devant lui. Il prit avec délectation quelques toasts, avec quelques petites crêpes pour agrémenter son goût pour le sucré. Il mangea pendant une quinzaine de minutes avant de décider tout simplement de causer un peu de pagaille dans la Grande Salle, surtout là où se trouvaient les né-Moldus. Il prit sa baguette, la pointa sur les brioches se trouvant à la table des Gryffondors, puis cria:

-WADDIWASI!

Toutes les brioches se mirent alors à voler dans tous les sens, selon les endroits où Tiresias pointait sa baguette. Bientôt, il y eut un véritable vacarme, les gens fuyaient les brioches volantes, et Tiresias ne pouvait s'empêcher de rire. Un rire glacial et effrayant s'échappa alors de sa gorge, et il se plut à regarder les pauvres Sang-de-Bourbes courir affolés... sauf une personne, bien assise à la table des Serdaigles. Il relâcha l'étreinte de son sort, et renvoya toutes les brioches directement sur la table des Gryffondors. Il se leva et se dirigea vers la jeune femme. Ses cheveux de feus luisaient à la lueur des chandelles, qui donnaient un peu plus de vie à cet endroit malgré le jour maussade. Ses yeux, quant à eux, semblaient regarder dans le vide. Pour lui faire savoir qu'il était devant lui, Tiresias s'empara du collet de la jeune femme et l'attira vers lui. Leurs visages étaient maintenant à quelques centimètres l'un de l'autre, et Tiresias pouvait presque écouter la respiration de la Serdaigle. Une respiration lente et pesante, comme si elle semblait détendue... trop détendue. Il lui dit alors:

-Regarde-moi... Pourquoi tu n'as pas décidé de partir, comme tous les autres?

Lorsqu'il vit vraiment son visage comme il faut, il la reconnu. C'était la folle, Amber I. Simmons, et elle semblait véritablement perdue dans ses pensées. Elle ne semblait pas remarquer la présence du Serpentard, qui redoubla d'effort pour qu'elle le remarque, cette fois en parlant d'un ton plus autoritaire:

-Allez, parle! Parle, Simmons, espèce de folle, ou bien tu devras aller soigner les furoncles que je vais te donner à l'infirmerie.... Dis donc, tu m'écoutes?

Il avait dit la phrase sur un ton plus colérique, la secouant un peu pour tenter de la «réveiller».
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Amber I. Simmons
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MessageSujet: Re: The morning thrusts my eyes [PV Amber I. Simmons]   Dim 6 Mar - 9:12
    Le vide. Seulement le vide. Qu’une salle déserte. Ou était-ce vraiment une salle ? Tout était tellement flou qu’il était difficile de discerner quelque-chose. N’importe quoi. Où était-elle ? Comment était-elle arrivée ici ? Tant de questions. Jamais aucune réponse. Pourquoi n’y avait-il jamais de réponse ? Elle se souvenait vaguement d’être arrivée dans la Grande Salle, pour divaguer de plus belle. Comme toujours. Comme jamais. Sans rien comprendre, toujours ce même vide. Comme si sa tête était remplie d’un épais brouillard, compacte, insensé. Intensément fort. Son esprit en lui-même semblait s’y perdre. Son âme, quant à elle, aussi dévastée fut-elle, ne pouvait que s’effondrer et se laisser jouer par cette étrange mélodie qui l’emportait toujours aussi loin dans ses songes, dans son esprit, au plus profond de ce qui pouvait sembler, comme le dirait un poète certain, L’Abîme du Rêve. S’effondrant de plus en plus, elle ne semblait que voir le vide, ce vide certain, cette Abysse qui ne cessait de tout rompre en elle, comme si tout la déchirait. Et cette pièce vide, ce flou incertain. Ces voix qui semblaient venir de nulle part et ces songes qui semblaient l’attaquer sans qu’elle ne puisse même rivaliser. Comme prisonnière d’elle-même. Rien de précis, rien, tellement rien mais tellement que ça venait chercher quelque-chose en elle comme un malaise. Elle se sentait comme incapable de bouger ne serait-ce qu’un seul de ses muscles.

    Ses yeux regardaient ce vide profond sans qu’elle ne puisse faire quoi que ce soit. Et ces voix ne venaient qu’à peine la chercher, comme s’ils faisaient partie seulement d’un coin de son esprit, comme s’ils n’étaient qu’illusion, doux murmure du vent l’entourant et reprenant sa course éternelle autour des plaines, des forêts. Il ne venait qu’effleurer sa peau, caressant doucement son visage, sa longue robe de sorcier. Mais où devait-elle être ?

    Pourquoi ne pouvait-elle pas replacer cet endroit dans lequel elle se trouvait ? Il semblait pourtant si familier...

    Même ces voix avaient quelque-chose qui semblaient la ramener en arrière, loin de ce monde étrange. Des silhouettes se mettaient à déambuler. Elle entendait rires et cris. Si lointains que seulement le mirage restait. Et elle ne pouvait bouger, rabaissée au point de seulement regarder, regarder rien en particulier. Fixer ce point, là-bas. Cette chose immobile qui semblait vouloir l’attirer dans un piège atroce. Fixer cette chose qui n’était rien, tandis que silhouettes aux yeux aussi blancs que des lanternes la fixaient, elle, dévisageant ses traits neutres, ses yeux de la couleur de l’émeraude ayant perdu cet éclat, comme les portes menant à son esprit venaient de se fermer, les fenêtres se verrouillant. Qu’un air tellement neutre qu’il pouvait effrayer. Que des yeux si intensément fixés que ça ne pouvait rien dire de bon. Un air si perdu. Si désolé. Des lèvres qui remuaient qu’à peine sous l’effet de mots qui tentaient en vain de se verbaliser, mais s’échouant sur la barrière de ses lèvres avant d’échapper sa bouche. Un souffle constant, étrangement rythmé. Aucun clignement, malgré cette douleur. Malgré tout ce qu’elle pouvait ressentir à l’intérieur. Elle pouvait sentir ses doigts trembler doucement. Mais rien de plus. Elle contemplait le vide et les ombres, mais cette même ombre fixée au loin qui semblait lui vouloir du mal. Figée, elle ne pouvait rien faire. Tenter de crier était une option qu’elle ne pouvait prendre. Ses cris seraient inaudibles – inutiles.

    Debout, elle était debout. Face à ce vide complet, cette noirceur qui semblait tellement claire. Et devant cette ombre éclatante, elle ne pouvait rien faire de plus. Rien faire de plus que de regarder ces yeux qui ne voulaient jamais dire de bien, regarder cette silhouette approcher, approcher... D’une démarche tellement menaçante. Effrayante, tellement que ses genoux semblaient fléchir. Elle ne cessait de gober la distance qui les séparaient, distance qui était primordiale. La Serdaigle ne pouvait rien faire. Elle n’était qu’un pion. Un pion qui allait bientôt se faire tuer. Assassiner. La rose tombant doucement sur le sol. Se faisant piétiner. Perdant ses épines. Ses pétales déchirées. Amassées partout sur le sol. Le sang coulant doucement. Sa tige gisant sur le sol. Douceur infinie. Colère ultime. Terreur incessante.

    Elle ne ressentit qu’à peine le fait qu’elle se faisait secouer. Encore, elle était dans ce monde. Celui où la silhouette se définissait. Prenait des formes familières... Avançait d’une démarche mal assurée, des pas lourds mais convaincants. Des pas colériques. Une respiration qui l’était tout autant. Terrifiée, elle ne pouvait qu’à peine bouger. Elle tremblait et seulement à ce moment, ses genoux la lâchèrent cruellement. Un gouffre sans fin craqua sous ses pieds, s’ouvrant et la faisant tomber. Elle ne pouvait crier. Crier était impossible. Crier serait vain. Car aucun son n’en sortirait. Aucun. Condamnée. Elle était cependant soulevée. Presque étouffée. Une voix forte l’appelait. Une voix colérique. Elle semblait venir de la silhouette lointaine. Cette silhouette aussi loin qu’elle puisse être se faisait de plus en plus terrifiante.

    Il y eut ce qui pouvait ressembler à un flash. Comme un éveil. Ses yeux, alors fixés vers le vide, changèrent rapidement de direction pour se poser dans ceux, colériques, du Serpentard qui la tenait, les dents serrés, la respiration presque haletante. Et alors, elle suffoqua, prenant une grande respiration, les yeux ronds comme des billes, avant de reprendre une respiration rapide, saccadée. La salle se faisait plus définie, pourtant, elle ne le voyait pas. Elle ne voyait que cette salle vide, où seulement quelques silhouettes d’un noir d’encre défilaient devant ses yeux. Ce long moment de silence sembla se prolonger entre le temps et l’espace, la vie et la mort. Comme si jamais il n’y avait vraiment eu quelque-chose, comme si toujours cette chose avait été figée. Elle ne reconnaissait pas la Grande Salle. Ne reconnaissait pas les quatre longues table. Rien ne semblait familier. Et alors, au plus profond du gouffre dans lequel elle plongeait, elle cligna des yeux, deux, trois fois. Ses lèvres se séparèrent, et alors, elles étaient tremblantes, incompréhensible terreur. Son souffle fut silencieux, mais on ne put entendre que deux mots. Deux seuls mots, aussi mystérieux qu’elle-même. Deux mots qui ne semblaient rien signifier.


      « Une tempête... »


    Une certaine angoisse colora alors ses yeux. Elle se mit à trembler plus violemment, son regard devenant humide. comme si elle reprenait conscience. Ou peut-être se perdait-elle encore ?


Could you remind me of a time when we were so alive?


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