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 Retour dans les couloirs { Terminé.

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MessageSujet: Retour dans les couloirs { Terminé.   Jeu 3 Mar - 1:00
Les pieds dépassants du lit trop petit pour lui le musicien fut réveillé par le ululement mécanique de son horloge suisse. Une matinée ensoleillée mais terriblement fraîche. La bûche dans le feu finissait de se consumer en crépitant de temps à autres. Le musicien se passa une main dans les cheveux et se frictionna le visage pour mieux se lever. Il faisait bon dans ce grenier aménagé en chambre. L'un des fenêtres laissait entrevoir un bout du lac et l'autre le château. En descendant au rez de chaussée le parquet grimaça en grinçant à tout va. D'un automatisme le musicien fit voler sa main dans les airs d'un geste fluide et gracieux. Les instruments s'animèrent afin d'offrir une petite musique d'ambiance. Il était trop tôt pour en faire partager la rue mais le musicien semblait déjà un peu plus heureux. Comme à son habitude depuis son arrivée à Préaulard il sortit dans une tenue trop légère pour l'époque avec une serviette sur le dos. Il salua Mr Hurt qui allait rendre visite à son troupeau dans la vallée. Arrivé devant l'immense lac de Poudlard Bartholomew laissa son regard voguer au grès des ondulations sur l'eau. Puis il s'étira et s'échauffa la nuque par des assouplissements. Il s'agenouilla et fit tomber ses maigres vêtements sur une pierre pas trop humide. La chair de poule et le souffle court par le froid le musicien trempa sa main dans l'eau. Elle était glaciale, il n'aurait pas fallu grand chose pour que cette eau se transforme en glace. De sa main trempée il ferma ses yeux avec le pour et l'annulaire. Un silence de mort, un froid intense, le calme avant la tempête. Il plongea, sans hésitation les deux mains en avant dans le lac. Pas une éclaboussure, il pénétra l'eau comme un nageur de compétition. Peu de vague, peu de bruit, de l'élégance et de la souplesse. Le froid était bon pour la circulation de sang, ça lui permettait de mieux réfléchir. Il avait pris cette habitude de la nage matinale au Japon il y a quelques années. Dans l'eau enchaînant brasse et crawl il faisait le point de la situation. C'était l'endroit idéal pour un Brainstorming...

Les oeufs et le bacon de la taverne étaient toujours très apprécié par Bartholomew après sa nage. On lui servait à la même table et à heure fixe désormais. Il faut dire que sa musique était plutôt apprécié, elle enjouait les passants, c'était bon pour le commerce. Après son petit déjeuner il retourna dans son office pour s'habiller plus officiellement. Il était encore tôt mais les grilles de Poudlard allaient s'ouvrir d'un instant à l'autre. En sortant il verrouilla le loquet magiquement et tapota au carreau afin de lancer un concerto en mi bémol, juste ce qu'il fallait pour bien animer la rue à cette heure. Vêtu de son costard habituel et d'un long manteau noir avec un chapeau en guise de couvre chef il se présenta aux grilles. Argus Rusard, sempiternel sentinelle de l'école était à son poste. Il venait d'ouvrir les grilles et sembla un peu surprit d'avoir un visiteur de si bonne heure.
Bien le bonjour Monsieur Rusard ! S'exclama le musicien en inclinant son chapeau légèrement. Rusard grimaça, comme à son habitude. Bartholomew prit sa pour un bonjour. Le concierge avait les cheveux en bataille et les traits du visages tirés. Un coup des élèves cette nuit ou juste l'ambiance cadavérique du moment.. Je viens livrer ces quelques commandes à des personnes du corps professoral si vous n'y voyez pas d'objection. Argus ouvrit la bouche mais l'étranger le noya son un flot de parole tout en avançant vers l'entrée de Poudlard. Ces "cadeaux" sont très fragiles et coûtent très chers, sans vous offenser ils doivent représenter une bonne partie de votre salaire annuel donc je préférerai les remettre en mains propres à leurs destinataires puis je m’éclipserai, je dois en avoir pour une bonne heure. Si je me souviens toujours des chemins pour se rendre là où je dois aller bien entendu ! Peut être aimeriez vous me guider ?! Ce serait vraiment fort aimable de votre part, allons y, ne perdons pas de temps. La bouche grande ouverte Argus suivit comme son ombre le livreur. Les premières minutes Rusard se contenta de rester en retrait en essayant de réfléchir plus vite qu'il ne le pouvait. Puis le musicien le sollicita pour trouver son chemin. La salle de cours des sortilèges et enchantements, Rusard passa donc devant et laissa son expérience prendre le dessus. On pouvait dire ce qu'on voulait de lui mais ce bougre pouvait vous faire économise bien du temps de trajet dans les méandres des couloirs. Un escalier, encore un autre puis à droite, à gauche. Le duo ne cessait de bifurquer pour finalement arriver devant la porte de la salle de cours. Le musicien ne put s'empêcher de remarquer que les couloirs étaient vides. De son époque même à cette heure si matinale il y avait déjà foule en général. Une fois devant la porte Rusard s’interposa et tenta une nouvelle fois de s'imposer auprès du livreur si pressé. C'est lourd vous savez, annoncez mon entrée et faites place, merci du fond du coeur mon ami, vous m'êtes d'une aide précieuse. Les yeux grands ouvert, dévisageant le visage dur et déterminé du visiteur Rusard cogna sur la lourde porte puis leva loquet pour laisser entrer Bartholomew. Il n'y avait personne dans cette pièce, par contre dans la petite tout au fond il y avait bien du bruit. D'un geste agile le musicien gratifia le concierge d'un sourire et d'un merci puis referma la porte du bout du pied, prétextant la surprise de la livraison. Rusard médusé, face contre la porte se gratta la tête, il voulait prévenir qui de droit mais la porte s'ouvra de nouveau, la tête du livreur en belle tenue dépassa et lui indiqua qu'il n'en avait que pour 10 minutes, qu'il serait vraiment gentil si il pouvait l'attendre ici de façon à pouvoir le guider par la suite. La porte se referma une nouvelle fois sur Rusard.

Bartholomew avait posé ses colis sur le bureau et ôta ses gants en cuir. Il les posa à côté de ses colis et appela le professeur Flitchwik. A sa grande surprise le professeur avait bien grandi et opté pour des formes plus généreuses....



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MessageSujet: Re: Retour dans les couloirs { Terminé.   Sam 5 Mar - 0:50
    Dans son bureau, à côté de la salle de classe, Seija s’affairait doucement à nettoyer la paperasse de plusieurs élèves, des travaux remis il y a quelques jours et dont elle venait de finaliser la correction. D’un coup de baguette, les documents de deux mètres de parchemin se remirent en ordre sur le long bureau d’une couleur de bois de cerisier, dans des piles partagées de la première à la septième année. Ce travail, certes différent pour chaque année, avait constitué des questions sur les derniers cours, un peu comme une évaluation mineure qui ne compterait qu’à peine mais qui pourrait l’aider à déterminer les capacités dans la matière de chacun, dans le théorique, ceci dit, car la pratique se faisait en classe, sous ses yeux qui cherchaient les erreurs et tentaient de les corriger. Chacun ses forces et ses faiblesse, se disait-elle, car un élève est toujours différent que celui qui se tient à côté de lui, et malgré les talents qu’un peut avoir, l’autre peut exceller dans un autre domaine. Ainsi allait la vie, le cours des choses, dans tous les domaines que pouvait contenir le monde, encore plus vaste que seulement celui de la magie. Un autre coup de baguette et chaque document se rangea dans l’étagère, chacun à sa place, dans des piles droites et bien placées. Le bureau en lui même semblait assez propre, ce qui ne manquait pas à la vue de ceux qui pouvaient regarder : on pouvait assez bien voir les murs de pierre et les plusieurs étagères, sans oublier les trois chaises, une devant et deux autres de l’autre côté du bureau couleur rouge foncé, peut-être pour la visite de certains élèves, quoiqu’elle aimait mieux les recevoir dans sa classe, juste à côté, que dans cette petite pièce qui ne lui servait que pour le rangement et parfois quand elle voulait s’isoler. Elle n’avait aucun mal, si ce n’était que ça, à corriger et faire tout le reste entre les quatre murs de la classe, là où elle faisait face à nombreux bureaux vides ou parfois pleins d’élèves à l’écoute, parfois plus que d’autres, parfois turbulents, quoique les fois étaient rares, son cours peut-être apprécié, si non avaient-ils peur de son calme légendaire.

    Car oui, elle était si calme que parfois ça pouvait effrayer, d’après certains des élèves.

    Pourtant, seulement ceux qui méritaient vraiment de faire face à cette froideur et ce calme étaient ceux qui le cherchaient, cette peur était celle que ceux qui n’écoutaient pas ressentaient. Elle était loin d’être un prédateur qui n’attendait que le bon moment de sauter sur sa proie. Ses yeux d’un vert pomme étudièrent lentement la pièce pour bien conclure qu’elle était dans un bon état, qu’elle pouvait certainement la quitter d’ici quelques minutes encore. Cependant, elle n’était pas satisfaite de la manière dont le bureau et le reste du mobilier était placé : Peut-être devrait-elle bien tout modifier. Pendant un moment, l’enseignante de Sortilèges et Enchantements se fit perplexe pendant quelques instants alors qu’elle réfléchissait à une manière un peu plus accueillante de placer tout cela. Et après quelques minutes encore, elle leva le menton quelque peu. Elle reprit sa baguette dans sa main, et, d’un mouvement agile, presque gracieux, elle fit lever les chaises, le bureau, les armoires et tout le reste à quelques centimètres des airs, tandis que d’autres se faisaient plus haut pour laisser place aux autres de bouger. Et alors, le bureau changea de coin, les chaises le poursuivant, les étagères pas loin se positionnant dans un autre coin de la salle. Il y avait au sol un tapis qui prit vie et se secoua tel un chien, la poussière s’envolant doucement par la fenêtre et disparaissant dans la lumière de la matinée. Le dit tapis restait seul au milieu de la pièce.

    Une armoire se remit alors à bouger pour aller se positionner près de la porte, suivant le regard calme de celle qui l’animait. La jeune femme fit un soupir. Au loin, elle avait cru entendre un petit rire familier, mais qu’elle savait étant que le fruit de son imagination. Et alors, quelque peu prise dans ses pensées, un bruit de cognement la fit sursauter et lâcher prise sur l’armoire, qui retomba lourdement sur le sol, la porte s’ouvrant et laissant glisser au sol pots d’encre et plumes d’écriture dans un vacarme assourdissant. Qui pouvait bien venir dans la salle de cours à cette heure ? Elle regarda le désastre qu’elle venait de causer en soupirant une nouvelle fois, reprenant son calme après avoir été quelque peu sous le choc. Il n’y eut cependant aucune voix, rien qui annonçait l’arrivée d’une quelconque personne. Peu importait, par contre, aux yeux de la Finlandaise qui devait nettoyer ce grand bazar. Elle lança plusieurs sortilèges de reparo sur les pots d’encre, quelques récurvite par ci et par là, les remettant dans les étagères de l’armoire et refermant la porte d’une main, évitant que celle-ci ne refasse du bruit. Le tout fut fini quand une voix, celle d’un homme qu’elle ne connaissait pas, appela le professeur Flitwick. Intriguée, son regard se porta sur la porte, fermée, qui menait vers la salle de classe.

    Une visite surprise ne lui aspirait certes pas confiance, encore moins quand cette personne était inconnue et se croyait encore dans la classe de l’ancien professeur de Sortilèges. La Scandinave avança vers la porte de la salle de classe et en tourna la poignée. Un clic sonore, résonnant comme un écho dans la salle quasi-vide. La porte s’ouvrit doucement et alors elle mettait pied dans la salle, dévisageant le nouveau venu, un homme, en l’occurrence, trop âgé pour être un élève et ne faisant aucunement partie du personnel de l’établissement. Dans les temps qui couraient, il fallait se méfier de tout le monde, personne ne pouvait savoir s’il appartenait au bien ou au mal. Élégant, on pouvait dire qu’il s’était bien habillé, mais la rencontre en elle-même lui semblait bien inattendue. Seija n’était certes pas le personnage qu’il avait appelé et on pouvait bien le voir dans ses yeux. Elle arborait certes un visage dur et presque froid à la vue de cet homme, n’appréciant guère sa venue, même si celle-ci était un malentendu.


      « Le professeur Flitwick a quitté l’établissement. »


    Sa voix fit tout aussi calme, tranchante et froide qu’à son habitude avec la gente masculine. Cependant, elle parlait avec respect, même si une certaine touche de rancune subsistait. Il y aurait été bien impoli, par contre, de rester sur ces paroles. Elle continua donc.

      « Mon nom est Seija Kylli Toivonen. Je suis celle qui le remplace, donc la nouvelle enseignante de cette matière. »


    Suite à la mort de Dumbledore, beaucoup de choses avaient dû changer. Beaucoup de professeurs, bien qu’elle ne les avait jamais vraiment connu, sauf pour ceux qui étaient dans l’Ordre. Les faits étranges est que certains avaient fui, d’autres étaient restés, pour la sécurité des élèves des Mangemorts, tandis que certains étaient en eux-mêmes d’horribles meurtriers. Seija restait au même endroit, à quelques mètres de l’homme, mais avança tout de même d’un pas. Elle ne porta aucune attention aux paquets sur son bureau.

      « Vous désirez ? »
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Severus Rogue
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MessageSujet: Re: Retour dans les couloirs { Terminé.   Sam 5 Mar - 14:56
    Rogue avait instauré une nouvelle organisation pour les professeur de Poudlard. Il avait récemment annoncé qu’il allait surveiller l’avancée des points afin d’avoir un contrôle sur la le futur vainqueur de cette compétition. A vrai dire, si l’an passé et les années précédentes il avait accordé beaucoup d’attention à ce tournois et qu’il espérait toujours voir sa maison gagner, cette année il n’en avait que faire. Préoccupé par sa mission et par l’avancée des actions du Lord, il avait bien mieux à penser et plus urgent à faire. Mais en tant que nouveau directeur mangemort, il devait faire attention à la crédibilité de sa position. Il avait donc étudié l’avancée des points et remarqué que Poufsouffle avait tout récemment pris la tête de la course. Cette nouvelle n’avait pas tardé à énerver et contrarier les Carrow qui ne comprenaient pas comment cela était possible. Etant donné la quantité de points donnée injustement à Serpentard, la seule hypothèse plausible à cette situation était que les autres professeurs favorisaient toutes les maisons sauf celle des verts et argents. Juste retour des choses selon lui vu le favoritisme à l’égard des Serpentards de la part des Carrow. Mais il devait agir en tant que mangemort partisan de la pureté du sang. Il lui fallait donc intervenir auprès du corps professoral afin de le mettre en garde avec ce comportement. Il avait décidé de débuter par le professeur de Sorts & Enchantements, pour une question d’expérience si l’on peut dire. Connaissant ce professeur pour son calme magistral, il était quasiment sûr qu’elle n’allait pas se révolter de ses propos.
    Il quitta donc son bureau pour commencer sa tournée. Il commençait à établir un ordre dans sa tête, plaçant MacGonagall en dernier évidemment. Il n’avait pas besoin d’aller voir les Carrow. Il envisageait en second le professeur de Botanique, puis les frères Liebgott probablement. Il soupira en constatant qu’il puisse penser à cela alors que des élèves étaient en ce moment même enfermer dans une effrayante pièce de Poudlard. Les Carrow étaient chargés d’accompagner les repas afin de surveiller chaque ouverture de la salle, il ne pouvait donc pas prétexter quelque chose pour aller voir de ses propres yeux les conditions de vie de ces malheureux élèves. Il lui fallait trouver une autre raison pour se présenter devant la salle, mais il n’arrivait pas à la trouver. Il avait pourtant besoin de voir par lui-même le traitement qui leur était infligé. Peut-être allait-il détecter quelques petites choses qu’il pourrait améliorer sans que personne ne s’en rende compte. Enfin bon, pour le moment il lui fallait d’abord trouver un prétexte.
    Il descendait les escaliers. C’était comme si même eux le craignaient puisqu’il n’eut aucun changement de direction imposé. Une chance, ou pas. Il n’était pas particulièrement pressé d’annoncer aux professeurs d’arrêter d’encourager les maisons de Serdaigle, de Gryffondor et surtout de Poufsouffle. Mais en quelques minutes, il gagna la salle de cours de Sorts é enchantements. Il entendit plusieurs voix à l’approche de la porte. Il tendit l’oreille, comme pour reconnaître quelqu’un, mais ne ralentit pas son allure. Ainsi donc il arriva dans la salle et pu y trouver Seija, ainsi que Bartholomew, ce qui était inattendu. Il laissa son regard poser sur l’homme un moment, comme s’il cherchait dans sa mémoire la raison de sa venue. Mais s’il avait laissé venir un membre de l’Ordre qui n’était pas membre du personnel, il s’en souviendrait. Toujours impassible, il posa alors un regard froid sur le professeur, comme pour lui indiquer qu’inviter des « inconnus du château » était inapproprié. Quelques secondes plus tard, il regarda à nouveau l’homme et lâcha d’un ton sec.

    « Le château n’est pas ouvert aux visiteurs. »

    Cela voulait dire sortez. Il n’aimait pas que l’Ordre vienne ici. Il avait toujours peur d’un plan qui ferait foirer toute la mission qu’ils ignoraient. Il était perçu comme le plus grand des traîtres et n’avaient donc plus leur confiance. Il devait par ailleurs se comporter comme leur ennemi mangemort. Il n’y avait donc rien d’étonnant à ce qu’il demande à un membre de l’Ordre de partir.

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MessageSujet: Re: Retour dans les couloirs { Terminé.   Dim 6 Mar - 13:03
Comment le musicien qui avait passé sa semaine à questionner les habitants et à surveiller Poudlard, ses environs et les vas et vient avez pu loupé une si grosse information. Il est vrai qu'il n'avait pas vu le professeur descendre à Préaulard comme il le faisait par le passé. Le musicien n'était là que depuis une petite semaine et il était possible que Flitchwik limite ses sorties par les temps qui court et donc il avait utilisé ce prétexte comme visite à Poudlard, entre autres.. Un peu embarrassé par son erreur et le fait de s'être montré si cavalier dans la pièce d'une dame le musicien s'empourpra légèrement. Une fois le moment de surprise passé il écouta attentivement la remplaçante de son ancien professeur et directeur de maison. Elle se présenta et confirma son poste au sein de Poudlard. Le musicien s'inclina légèrement et se présenta à son tour.

Bonjour, je m'excuse d'avoir si grossièrement pénétré dans votre salle de cours, je pensais tomber sur le professeur Flitchwik, mon ancien directeur de maison et mentor. Mais permettez moi de me présenter, Bartholomew Raven, adorateur de musique et gérant de la nouvelle boutique d'instruments à Préaulard.

Il s'inclina à nouveau légèrement puis reprit la parole.

Je suis ravi de faire votre connaissance et je ne vais pas vous déranger plus longtemps. J'étais venu rendre visite à ce cher professeur pour lui offrir un instrument de musique. Une sorte de remerciement pour son apprentissage, c'était mon cours préféré. Peut être que.. [légère pause] Vous savez où puis-je le trouver ?

Mais avant quelle puisse répondre la porte s'ouvrit et la tension monta d'un cran. Mr Gomina en personne venait de faire son apparition dans l'encadrement de la porte. L'homme en qui Dumbledore avait placé une grande confiance et qui l'avait trahi. Severus Rogue, en personne. Nouveau directeur de Poudlard s'était donné la peine de venir voir Bartholomew. Simple coïncidence ? Le musicien l'ignoré mais en tout cas il avait instinctivement rapproché sa main droite de son veston sans gestes brusques. Rogue ne se montra pas aussi poli que la charmante remplaçante et lui demande sans ménagement de quitter le château. Le musicien ne voyait pas le jeu de Rogue, après tout il avait trahi Dumbledore mais certains professeur membres de l'Ordre travaillent encore à Poudlard et n'était pas menacé. C'était un peu comme si Rogue avait obtenu ce qu'il désirait et que désormais, l'Ordre était devenu superficiel à ses yeux.

Bonjour professeur Rogue, félicitation pour votre promotion (un rien sarcastique). Je ne compte pas m'attarder d'avantage, j'étais juste de passage afin de revoir quelques vieux amis. J'étais venu offrir un instrument à mon mentor mais cette charmante demoiselle m'a expliqué la situation. Je vais donc m'en aller de ce pas, en espérant ne pas avoir trop dérangé la tranquillité des lieux. Ho.. juste une dernière chose, les paquets ici présents sont pour les frères Liebgott et Minerva, il y en a aussi un pour vous. Ils sont annotés, je les laisse ici et je vous demanderai bien un petit service Mademoiselle Toivonen. Si vous pouviez les remettre à qui de droit, ça serait vraiment très gentil. Pour le présent de monsieur Flitchwik, je vous l'offre, il ira parfaitement avec vous, c’est un bel instrument. Sur ces bonnes paroles Mademoiselle je dois vous laisser, un rendez-vous important m'attend avant le déjeuner. Au plaisir.

Il remit ses gants puis attrapa le cadeau de Rogue. Le musicien hésita puis s'avança vers son ancien camarade de l'Ordre. Il lui tendit le présent et lui siffla avec froideur:

Vous pourrez toujours penser à l'oiseau de feu ainsi..

Une fois le présent collé dans les mains moites de Severus Rogue, le musicien prit congés. Dans le couloir il salua Rusard. Une confrontation n'aurait rien donné de bon, Bartholomew n'était pas préparé et Rogue n'était pas seul. De plus le traître n'était pas à prendre à la légère, c'était un redoutable mage. Il valait mieux rebrousser chemin dès maintenant plutôt que de faire une bêtise. Il connaissait le chemin de retour, il le fit seul et retourna dans sa boutique. Il devait méditer sur ce qui venait de se passer. La journée ne faisait que commencer.. Il attrapa son violon et grattouilla quelques notes.




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MessageSujet: Re: Retour dans les couloirs { Terminé.   Lun 7 Mar - 21:51
    L’air surpris de l’homme changea du tout au tout en quelques instants, alors que Seija disait ses dernières paroles, donc sa question, toujours de ce ton froid qu’il semblait si bien ignorer. Peut-être ne l’avait-il pas décelé. Cependant, son air calme et ses yeux pouvaient en dire assez long de ce qu’elle pensait des hommes en général, surtout de ceux qui venaient à l’improviste. S’il avait au moins averti quelqu’un de sa visite, peut-être aurait-il su qu’il n’était plus au bon endroit pour revoir ce cher ex-professeur de Sortilèges. Il s’inclinait alors, en homme galant qui savait ses bonnes manières, avant de laisser sa voix s’élever dans l’atmosphère de la classe, celle-ci résonnant dans la pièce vide, pas très forte mais quand même audible, un ton tout à fait normal. Ce qu’il disait pouvait en dire long sur sa visite. Encore revenait le nom de l’ancien directeur des Serdaigles, puis son nom, ses intérêts, tout de suite suivi d’une certaine boutique d’instruments installée à Pré-Au-Lard. La jeune femme restait cependant perplexe face à l’homme et ne disait rien, se contentait d’écouter, de son calme naturel et bien surprenant pour ceux qui ne connaissaient pas sa sérénité. C’était un certain respect, un trait de caractère, mais il fallait bien aller plus loin que cela pour savoir quelque-chose, que ce soit même une petite goutte de ce qu’elle ressentait vraiment. Peut-être cachait-elle bien son jeu, mais ses moments de faiblesse se faisaient plus sentir, elle s’arrangeait tout simplement pour être seule.

    Le musicien continuait de parler. Il lui demanda s’il pouvait retrouver le professeur qu’il était venu voir quelque-part. Malheureusement pour lui, Seija n’en avait aucune idée. Elle vint pour répondre à cette question, mais c’est à ce moment que les portes de sa classe s’ouvrirent une nouvelle fois, laissant entrer nul autre que le nouveau directeur. Les traits de Seija prirent une allure plus froide en le voyant s’avancer, surpris de la venue de l’homme, à ce qu’elle put comprendre, avant que son regard ne se pose sur l’ex-Oubliator, devenant subitement menaçant, un regard qui en disait long. Il n’était pas très heureux de voir qu’elle avait de la compagnie, à ce qu’elle put comprendre. Elle ne s’offensa cependant guère de ce regard méprisant, se contenta de relever la tête un peu, restant tout aussi calme qu’avant, comme si elle ‘acceptait’, en quelque sorte, ce qu’il venait de dire.

    Ce qu’il voulait signifier avec ce même regard se fit assez bien comprendre dans la seule phrase qu’il prononça, avant que l’homme, pas du tout intimidé, se mette à l’attaquer de phrases remplies de sarcasme. Il s’expliqua cependant de sa venue. La proximité évidente des deux hommes était pourtant choquante : Elle voyait, entre la colère que tout le monde devait éprouver pour lui, quelque-chose qui semblait les relier d’une autre manière que par cette simple connaissance. Son ton de voix et aussi cette fureur intérieure qu’il réprimait le montrait bien. La professeure ne chercha cependant pas plus loin, se contentant d’écouter, restant silencieuse, jusqu’à ce que le musicien s’adresse une dernière fois à elle, puis à Rogue, avant de partir de la classe d’une manière assez rapide, comme pour échapper aux yeux du Directeur. Elle fut tout bonnement surprise du fait qu’il lui offre ce qu’il voulait donner à l’ancien professeur de Sorts, ce qui était assez généreux mais aussi étrange qu’il pouvait l’être. Offrir des cadeaux aux étrangers n’était pas coutume, même en Grande-Bretagne, non ? Elle n’en fit rien, cependant, toujours avec ce même air calme. En silence, elle le regarda quitter la classe, refermant la porte derrière lui d’une manière quelque peu brusque mais peut-être involontaire.

    La salle fut alors plongé dans un long silence. Rien de très étonnant. Pendant un instant encore, elle avait les yeux portés sur la porte, avant de se retourner silencieusement vers le Mangemort, qu’elle méprisait maintenant plus qu’à l’origine, vu le simple fait de son origine partisane du Mal, qui lui avait cruellement enlevé son enfant. Peut-être même en savait-il quelque-chose. Elle ne pouvait cependant être certaine de rien, et d’oser dire quoi que ce soit à propos de Pyry pourrait en effet être du suicide. Elle devait se montrer quelque peu discrète. Personne ne devait savoir la raison de sa venue. Pas même un mangemort. Si Christopher était au courant, il pourrait se terrer plus loin. Elle n’accepterait pas ce fait. Non, car elle avait une piste. Et elle devait le retrouver. Elle s’adressa alors au Directeur. Son ton se fit froid, ses dents étant presque serrées.


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Severus Rogue
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MessageSujet: Re: Retour dans les couloirs { Terminé.   Dim 13 Mar - 19:23
Le petit numéro tragique de Bartholomew ne plu guère à Rogue. Il n’avait jamais aimé ceux qui avaient tendance à prendre la vie pour une tragédie grecque et à sur jouer les choses. Il trouvait ces personnes très nombrilistes, toujours avec un penchant pour l’égocentrisme, la terre qui tourne autours d’eux, et tout le reste. Là, le sarcasme était bien justifié mais cette attitude de drame, quelle horreur. Et puis, ça ne l’arrangeait. Toute intrusion de l’Ordre, chacune de leurs actions pouvaient anéantir sa mission et il ne pouvait prendre ce risque. Il n’en avait que faire d’être traité comme un traite, cela voulait dire qu’il tenait son rôle à merveille. Mais les risques, il ne pouvait tout simplement pas les tolérer. Pour le moment, le membre de l’Ordre ne faisait que discourir à propos de musique et de présent. Il tenait une boutique d’instrument, le sujet n’était pas étonnant. Mais Rogue se renferma lorsque ce fût son tour. Une partition nommée l’oiseau de feu, juste pour lui. Ca ne le faisait absolument pas rire. Il attrapa le bout de papier et le chiffonna légèrement dans son poing comme pour montrer qu’il n’appréciait pas du tout. Mais il ne fit rien d’autre et laissa l’individu partir, sans rien ajouter. IL ne fallait pas envenimer les choses, il n’avait pas envie d’en venir à la baguette avec l’Ordre. C’était terrifiant, il devait calculer chacun de ses actions, mesurer les conséquences de ses comportements. Voilà pourquoi il ne sortait que peu de son bureau, par peur de faire un faux pas.
Une fois l’individu parti, un silence des plus désagréables s’installa dans la salle de cours. Il en avait presque oublié la raison de sa venue, et le professeur savait évidemment qu’il y en avait une. Rogue ne se déplaçait pas sans raison, et comme il n’adressait presque plus la parole à ses anciens collègues professeurs c’était toujours surprenant de le voir s’approcher. IL détourna donc son regard vers Seija lorsqu’elle lui demanda ce qu’il faisait ici. De manière polie évidemment. Ce n’était pas le genre de femme à être rude, il le savait bien. Il marqua un temps d’arrêt, puis décida de s’atteler à la tâche. Il fit un pas vers elle, sans la lâcher du regard. Cette manière d’intimider les gens, qu’ils soient élèves ou non, avaient fait ses preuves. Il fallait toujours se méfier de Rogue. Auparavant car il avait été l’homme qui avait changé de camp. Et maintenant parce qu’il avait été le traitre de l’Ordre. Tout le monde se méfiait de lui, certains tremblaient sur son passage, et le silence s’installait. Chacun cessait de respirer, craignant d’être l’objet de son déplacement. Il avait toujours aimé qu’on le craigne les années précédentes, car au moins on le respectait. Cette année, il considérait cela comme un outil. On ne venait pas l’importuner par peur des conséquences. Et ça l’arrangeait.
Ainsi approché de Seija, il brisa le silence.

Il serait fort apprécié que vous cessiez de favorisez les maisons Serdaigle, Gryffondor et Poufsouffle au détriment des Serpentards. Soyez responsable et impartiale Mademoiselle Toivenen. Votre comportement est incorrect et j’attends un changement de votre part dans les plus brefs délais.

Il l’observa une seconde supplémentaire et quitta la salle rapidement. Ce n’était pas un conseil, ni un ordre discutable. Elle devait s’exécuter et hors de question qu’elle refuse de suivre ses indications, même si elles étaient injustes. Il fallait qu’il tienne son rôle, soutenir les Serpentards et les sangs purs. Quoiqu’il en coûte. Il savait qu’il était mal placé pour critiquer le favoritisme et l’interdire. Lui qui avait été le professeur le plus injuste que Poudlard ait jamais vu. Mais encore une fois, il devait assurer sa position par tous les moyens possibles.

[ Comme tu participes à l’intrigue des prof j’pense que t’as matière à t’énerver ]


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MessageSujet: Re: Retour dans les couloirs { Terminé.   Lun 14 Mar - 5:25
    Le Musicien parti, l’atmosphère dans la classe devint plus calme, mais en aucun cas était-elle moins tendue que tout à l’heure. Au contraire, tout semblait devenir plus bouillant que la lave d’un volcan. Être ainsi confrontée à Rogue, ce traître, d’autant plus qu’il était un homme, remplissait son être de colère et de haine. En aucun cas ne le voulait-elle réellement dans sa classe, quoiqu’en tant que directeur, tous les droits lui étaient permis, ce qui pouvait assez rapidement irriter l’enseignante, qui n’était certainement pas la seule à se sentir ainsi démunie devant le pouvoir qu’il détenait. Sa voix avait été sérieuse, polie mais tranchante, plus qu’à l’habitude. Elle jugeait qu’il le méritait et il devait en être le cas. Ça ne pouvait être autrement. Il me méritait même aucun respect, même si elle lui en donnait, car elle avait été éduquée ainsi et ne pouvait pas tourner le dos à ces bonnes manières que son père et sa mère lui avaient enseignés. C’était tout simplement en elle, comme sa seule manière d’être. Calme, sereine, respectueuse. Même avec ceux qui ne le méritaient pas. Tout dans son regard pouvait dire le mépris qu’elle ressentait à l’égard de l’ancien professeur de Défense contre les Forces du Mal. Quelle ironie.

    Oui, quelle ironie.

    Elle ne portait plus attention au ‘cadeau’ qui lui avait été offert, ni à toutes les lettres sur son bureau, adressés aux différents membres du personnel, à qui elle irait confier, un peu plus tard, tout cela. C’était comme s’ils n’avaient jamais daigné exister, comme des trous béants dans le temps et l’espace. Tout ce qu’elle voyait de cela était la partition que Rogue tenait dans sa main, chiffonnée d’une main de fer, hargneuse. Ses yeux couleur de bonne fixaient les siens, couleur onyx. Ne savait-il pas dans quoi il allait s’embarquer ? Dans quoi l’Ordre tenterait de le défaire ? Tout ce qu’elle savait, c’est qu’il allait souffrir de cette trahison. Qu’il n’allait pas triompher. Ils n’avaient peut-être pas les nombres, mais ils avaient l’intelligence, le courage, la coopération. Ils étaient unis et c’est peut-être ce qui les feraient gagner. Il suffisait d’être stratégique... Oui. Le directeur s’approcha alors d’elle, d’un seul pas, la toisant du regard comme un fauve, une bête, un prédateur, se faisant menaçant, de ce simple pas, comme s’il tentait de la dominer, de lui faire peur, qu’elle n’ose contredire. Elle eut un mouvement de recul, mais sans bouger ses pieds, approchant instinctivement sa main droite de sa baguette qui reposait dans la poche gauche de sa longue robe blanche, sans même le lâcher du regard, méfiante, sur ses gardes. Prête à frapper si quelque-chose arrivait.

    Il n’en fut pas question, cependant. La voix grave et pesante du Mangemort retentit une nouvelle fois dans la salle. Il était vrai qu’elle tentait de favoriser ne serait-ce qu’un grain de plus les autres maisons que Serpentard, car ceux-ci étaient favorisés par les Carrow, des points se faisant enlever aux autres maisons inutilement. L’injustice des paroles du directeur furent ce qui frappa le plus la Finlandaise à ce moment. De privilégier les Serpentard serait une injustice profonde. Elle savait au fond qu’elle ne pourrait répliquer, qu’il faudrait qu’elle le fasse. Peut-être ajouterait-elle des points aux autres maisons dans les questions qu’ils répondraient avant les autres. Elle serait juste. Impartiale. Du moins, le laisserait-elle plus paraître. Car les autres maisons avaient tout autant droit aux points que les Serpentards, même si ces Carrow disaient le contraire. Ils pourraient en faire comme ils le voudraient. Ce ne serait certainement pas une raison.

    Elle eut un nouveau regard méprisant envers Rogue. Il ne méritait que ça. De le voir aussi dominateur n’attirait certainement pas la confiance d’une femme qui l’avait toute perdue par la cause des hommes. Elle prit une grande inspiration, comme pour calmer le torrent qui régnait en son fort intérieur. Elle avait l’air tellement calme qu’il était presque impossible de penser à ce qu’elle puisse réagir ainsi en elle.


      « Il en sera fait selon votre volonté. »


    Ce fut la seule chose qu’elle osa débiter. Il partit tout de suite après. Elle le regarda quitter la salle, et, à l’aide de sa baguette, referma la porte doucement, amenant les documents et le violon à l’aide d’un sort de lévitation dans son bureau. Tout serait remis en temps et heure. Les cours allaient bientôt commencer. Elle sortit les documents qu’elle utiliserait, attendant par la suite les élèves.
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