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 Ce que ne nous dit pas l'Histoire de Poudlard. | Terminé.

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Constance Morel
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MessageSujet: Ce que ne nous dit pas l'Histoire de Poudlard. | Terminé.   Ven 25 Fév - 2:01
Moi je savais jouer de la trompette.
C'est étonnant à quel point ça peut être inutile, quand la guerre est là.


{ Ce topic se déroule ultérieurement à l'intrigue }
    « Il ne reste que cinq minutes, tu devrais te dépêcher, sinon on va encore se faire disputer. » Constance ouvrit la bouche, ne sut d'abord que dire, referma un oeil puis un autre, se confondit dans sa position stupide puis attrapa sa plume avec laquelle elle remplit d'encre noire le trou béant de la table où elle travaillait. L'encre déborda et se répandit, tâcha ses doigts et un bout de sa chemise un peu trop proche. Elle allait prononcer un sort de nettoyage quand elle se résolut à s'occuper de son sort de métamorphose avant que le professeur McGonagall vienne lui demander des comptes de sa voix sévère et exigeante. Seuls son majeur et son annulaire étaient touchés et la forte odeur du pigment noir ne parvenait pas encore à son nez pour qu'elle s'en inquiète. Secouant sa main gauche plusieurs fois dans le vide en dessous de la table dans le but de la faire sécher, la jeune Poufsouffle s'affola lorsqu'elle réalisa que la cloche sonnait et qu'elle n'avait pas encore abordé la difficulté du sortilège de la métamorphose humaine.

    Autour d'elle, les quelques Poufsouffle et Serdaigle présents semblaient prendre de leur temps avant de sortir, sans doute d'avance angoissés par le fait que les Carrow ou leurs subalternes étaient sûrement déjà en train de patrouiller afin de surveiller les moindres de leurs faits et gestes. S'il y avait à choisir entre la paranoïa de pacotille d'Ombrage et la véritable tyrannie des Mangemorts de Voldemort, estima Constance en amassant son sac au sol et en tendant l'épingle à cheveux à son enseignante de métamorphose avec un regard désolé, elle se serait contentée de prendre Severus Rogue comme professeur particulier. Elle posa l'ouvrage dont elle s'était servie pour glaner certaines informations de métamorphose avancée sur le bureau du professeur, fit demi-tour et eut un regard pour Carl qui lui paraissait depuis quelques temps un peu trop préoccupé à son goût sans mot dire enfin se dirigea vers la porte de sortie. Pressant son pas vers les escaliers du deuxième étage vers le premier dont il manquait de nombreuses marches, elle manqua de tomber en se rattrapant par le biais d'une pirouette incompréhensible. Son sac glissa au bout de l'escalier et sa cheville foulée l'empêchait de descendre normalement ; Constance dut se contenter d'un piètre cloche-pied, rattrapa son sac en éternuant bruyamment et tenta un sort de soulagement sur sa jambe, les yeux plissés, le teint pâle.

    Postée près de l'entrée de la salle des trophées, Constance relève son sac, avide de finir un ouvrage sur les créatures magiques au fil des âges emprunté en bibliothèque dont elle a déjà entamé les trois quarts. Cela faisait quelques jours que dans la précipitation et dans l'urgence, Constance avait donné un rendez-vous à Seth en cette fin de semaine, tendue à cause des Carrow qui continuaient à faire régner leur loi. Si elle n'avait pas aperçu Noah passer avec des Serdaigle, il y a quelques jours de cela, bloquant ainsi toute réflexion logique, Constance aurait sans doute écopé d'un délicieux séjour dans les cachots, qu'elle pouvait ainsi éviter grâce au statut commun de son sang. Voir un garçon de première année se faire menacer d'une injuste et difficile punition pour avoir défendu de deux ses amis d'origine moldue, querellés pour un Serpentard, avait provoqué un sentiment de profonde indignation chez la jeune Poufsouffle qui avait préféré se concentrer sur autre chose. Était devenu un fait commun que de voir sortir des cachots des enfants dont le visage était fraîchement cicatrisé et qui n'affichaient pas une mine des plus reluisantes.

    Ses mains s'attardèrent sur le revers de son uniforme, dont elle plaqua les motifs autour du blaireau de sa maison. À cause de sa récente virée sur le stade de Quidditch, il s'était teint d'une étrange couleur légèrement boueuse qui l'avait contrainte à chercher un moyen pour régler le problème par elle-même sans alerter ses enseignants en posant une question qui attirerait leurs foudres. Consciente du probable mauvais sort qu'avait dû subir son uniforme – et pas simplement à cause d'un leste tour sur le terrain de Quidditch – elle avait tout d'abord naturellement tenté de le contrer grâce à un Evanesco mais toutes ses tentatives s'étaient révélées infructueuses.

    Constance se trouvait encore à une centaine de pages de la fin. Glissant son marque-page dans le revers de son uniforme, elle sentait que des pas se faisaient entendre. Fermant son livre d'un coup sec, s'attendant à voir apparaître Seth, elle fut déçue de rencontrer une Serpentard de première année qui lui livra un regard neutre, retrouvant simultanément l'envie qui lui ferait gagner des points lors du prochain cours du professeur Liebgott. Enfin, Seth apparut, Constance s'illumina et fit tomber son ouvrage par terre. Glissant rapidement pour le récupérer d'un geste agacé envers sa propre personne, elle plaça son bout de parchemin griffonné à l'endroit où elle s'était arrêtée dans sa lecture, plaça l'ouvrage dans son sac, le rapprocha de l'entrée de la salle et invita Seth à la suivre d'un regard ravi.
    « Bienvenue chez toi. » Elle lui lança un sourire joueur et embrassa sa joue gauche de ses lèvres en se levant de la pointe de ses pieds. Constance s'adossa sur une colonne, mains croisées en dessous de sa poitrine, l'air faussement énervé. « Ça faisait un peu trop longtemps à mon goût que je n'avais pas croisé les jumeaux Bradsburry. Emily-blondie doit être à mon avis en train de tenter d'avoir je ne sais quel garçon sur lequel elle a fait l'objet d'un pari .. – ne me regarde pas comme ça, Seth, ce n'est pas moi ! Par rapport à ta jumelle, je suis intègre, pure et intègre, ce n'est pas moi qui lui donne des idées salaces à expérimenter sur votre espèce. D'accord, en cinquième année, c'était peut-être-moi, mais de toute façon, tu le savais, et puis .. »

    Constance s'interrompit et lui lança un regard joyeux, le sourire aux lèvres. Le fait qu'il fasse quelques têtes de plus qu'elle ne l'avait jamais gênée lorsqu'ils conversaient. Elle observa son visage trop vite grandi, ses cheveux qui régnaient dans un désordre sans nom, ainsi que son air toujours un peu nanti qu'elle trouvait adorable. D'un rapide regard sur les trophées et récompenses reçues par les élèves depuis la création de l'école, Constance repéra de loin le monument, une coupe d'or faite par les élèves en l'honneur de Fred et George Weasley, eut un petit soupir tout en expliquant à son ami d'un air fataliste ; « Dire que j'ai toujours voulu leur ressembler .. Des génies ! Mais il faut croire qu'ils ont emporté leur inventivité avec eux parce que vu le nombre d'élèves qui ici .. » Constance se frappa le front d'une main. « J'ai complètement oublié de rendre le devoir à Slughorn. Par la barbe de Merlin, il n'acceptera plus rien ! Oh .. tant pis. » Elle contourna la colonne en faisant un léger mouvement de danse et s'adossa près de Seth. « Quitte à être pendu, mieux vaut que ce soit pour avoir volé un dragon plutôt qu'un mouton. » Songeuse, un instant, elle demeura. « … Le mouton, d'ailleurs, c'est un peu vieillot comme expression, ils sont vraiment peu originaux, ces moldus. Il n'a rien de très intéressant à part sa fourrure. .. Tu vas bien ? »




    Don't listen to a word I say.– Hey !– The screams all sound the same.– You're gone, gone, gone away,I watched you disappear.All that's left is a ghost of you.– Now we're torn, torn, torn apart, there's nothing we can do,Just let me go, we'll meet again soon.– Now wait, wait, wait for me, please hang around– I'll see you when I fall asleep. ✖


L'ABSENTE.


Dernière édition par Constance Morel le Lun 22 Aoû - 22:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ce que ne nous dit pas l'Histoire de Poudlard. | Terminé.   Mar 5 Avr - 20:35

J'ai décroché mon ombre pour mieux t'enlacer.

Seth bâilla. Peu discrètement, pas du tout élégamment. Puis, il s’étira. Tendit les bras en avant, fit craquer ses doigts, roula sa tête sur ses épaules. Lâcha un soupir de contentement. Il était tout ankylosé et le cours franchement ennuyeux d’Arithmancie ne l’aidait pas à garder les yeux ouverts. En revanche, Monsieur Carrington, lui, avait bien les yeux ouverts et fusilla le jeune blond du regard. Vaguement honteux, le Rouge marmonna quelques mots d’excuse et se rendormit presque aussitôt. Seth n’était pas exactement ce qu’on appelle un « intello », « bourreau de travail », « génie », « surdoué » ou même un « bosseur ». Sans tomber dans la médiocrité, le garçon ne travaillait que dans les matières qui l’intéressaient, et malgré le jeune professeur dynamique et sympathique – rime -, l’Arithmancie n’en faisait pas partie. C’était déjà dur à écrire, alors à comprendre… Cependant, il avait une très grande admiration pour les élèves capables d’intégrer les notions du cours sans problèmes. Emily en faisait-elle partie ? Tout en retroussant les manches de sa chemise blanche – il mourrait de chaud, le jumeau Bradsburry réfléchit. Emignonne était quand même sacrément intelligente, peut-être qu’elle arrivait à étudier correctement la divination des nombres. Non ? Bien, il lui demanderait dès qu’il la verrait.

Le tintement de la cloche le tira de sa léthargie, lui donnant brusquement un sursaut d’énergie. Il prit rapidement les devoirs pour les prochains cours, se dit qu’il trouverait bien quelqu’un d’assez aimable pour l’aider, et jeta vite fait ses parchemins dans son sac, constatant avec une certaine satisfaction qu’il n’était pas seul à vouloir sortir au plus vite de cette pièce. Il sourit à ses camarades et au moment de franchir la porte, lança un chaleureux « au revoir » à son professeur. Il l’avait bien mérité, le pauvre. Supporter une marmotte blonde pendant une heure ne devait pas être spécialement exaltant.
Une fois sorti, Seth ne put résister au flot d’élèves et fut entraîné malgré lui dans la direction opposée. Légèrement agacé, il remonta la rivière à contre-courant, poussant, s’excusant, souriant, transpirant, pour enfin rejoindre l’escalier descendant.
Il devait faire vite ; on l’attendait. S’engouffrant dans les escaliers, qui pour une fois ne bougeaient pas trop, il descendit les trois étages qui le séparaient de son but quatre à quatre, manqua de glisser au niveau du troisième, mais se rattrapa in extremis à la rampe puis à la cape d’un élève qui passait par là. Enfin, le premier étage. Le Gryffondor s’arrêta quelques instants pour reprendre son souffle, se dirigea vers un tableau vide dont la surface vitrée renvoyait une image nette, pouvant servir de miroir d’infortune.

Ses cheveux blonds partaient dans tous les sens, ses yeux verts brillaient d’espièglerie et sa peau habituellement pâle était rougie par l’excitation. Il se sourit, son reflet l’imita. Bien, au moins une chose normale. Seth desserra sa cravate, lissa du plat de la main sa chemise. Il devait être présentable pour elle. Forcément.
Il se mit à marcher d’un pas lent, mais assuré. Sourire aux lèvres, il ignora superbement un groupe de vipères malveillantes, et s’en réjouit. C’était bon signe s’il pouvait toujours se permettre de narguer implicitement ses ennemis ; la situation n’était pas totalement désespérée. Tant qu’il arrivait à sourire et à espérer, alors l’issue de la guerre restait toujours incertaine. Seth avait grandi avec une sœur pour qui l’espoir et la foi étaient une seconde nature, et inévitablement, il avait copié ces traits de caractère. Alors, face aux Carrow, face aux menaces, face au désespoir et à la violence, Seth se taisait et souriait. C’était sa révolution.

À travers le dédale de couloirs, Seth sait déjà qu’elle est là. Il le sait il le sent ; elle brille de mille feux comme l’unique étoile d’un ciel noir d’encre. C’est une boule d’amour et de joie à elle seule : les murs de pierres ne sont plus gris et froids, mais vert fuschia, rose canari et jaune pomme, le soleil perce même à travers les vitraux. Il fait beau dehors, une sensation de chaleur bienvenue s’empare de lui. Il rit tout seul, Constance est passée par là.
Seth avait eu raison. Un large sourire illuminant son visage fin, sa chevelure flamboyante indomptable attirant le regard, Constance l’attendait, devant la Salle des Trophées. Fixée il y a peu, cette entrevue promettait d’être très Constancienne.
    « Bienvenue chez toi.
    Salut la rousse. Merci, fais comme chez moi dans ce cas. » Il la suivit, regard malicieux et sourire taquin. Elle l’embrassa, il la serra dans ses bras, humant son parfum. Il hésita à souligner sa petite taille, mais elle le devança. « Ça faisait un peu trop longtemps à mon goût que je n'avais pas croisé les jumeaux Bradsburry. Emily-blondie doit être à mon avis en train de tenter d'avoir je ne sais quel garçon sur lequel elle a fait l'objet d'un pari .. » Euh, non, je crois pas, non. « Ne me regarde pas comme ça, Seth, ce n'est pas moi ! Par rapport à ta jumelle, je suis intègre, pure et intègre, ce n'est pas moi qui lui donne des idées salaces à expérimenter sur votre espèce. D'accord, en cinquième année, c'était peut-être-moi, mais de toute façon, tu le savais, et puis .. » Bouche-bée, Seth savait pourtant qu’il aurait du s’y attendre. Après tout, c’était Constance Morel, cette rouquine française jamais à court de mots, contrairement à lui, blondin britannique maladroit. Tyran versus Flan. Évidemment. Il rit de bon cœur, plissa le nez. « Hmm, tu sais, entre vous deux et depuis sept ans, la plus pure et intègre, c’est moi, et de loin. Et encore, je ne compte pas cette année, ce serait dommage qu’Emily se retrouve disqualifiée. »

Ses grands yeux clairs le fixaient, joueurs. Seth observa sa peau blanche, ses taches de rousseur qui lui donnaient un air candide et enfantin – elle l’était pour sûr. Elle s’interrompit, le balada entre les coupes scintillantes. S’arrête soudain devant la coupe des jumeaux Weasley, soupire. Il la trouve fantastique.
    « Dire que j'ai toujours voulu leur ressembler .. Des génies ! Mais il faut croire qu'ils ont emporté leur inventivité avec eux parce que vu le nombre d'élèves qui ici .. » Exclamation. « J'ai complètement oublié de rendre le devoir à Slughorn. Par la barbe de Merlin, il n'acceptera plus rien ! Oh .. tant pis. » « Je me demande toujours pourquoi les triplés Morel-Brasburry n’ont pas encore leur coupe en or massif sertie de rubis. On la mérite largement, non ? Ah, et en parlant de devoir, ça te dirait de me chaperonner pour mon devoir d'A-ri-th-man-cie? » Constance est en mouvement constant, et Seth se mêle à son jeu, voulant être de la partie. Suivre la demoiselle Morel dans ses délires nébuleux est l’une de ses activités favorites – après embêter Emignonne. « Quitte à être pendu, mieux vaut que ce soit pour avoir volé un dragon plutôt qu'un mouton. ». Blanc. Sourires échangées. « … Le mouton, d'ailleurs, c'est un peu vieillot comme expression, ils sont vraiment peu originaux, ces moldus. Il n'a rien de très intéressant à part sa fourrure. .. Tu vas bien ? » « Sûr qu'à côté de toi, les moldus – moldus Constance, pas moldus ! Où t’as appris à parler anglais ? – n'ont aucune chance de paraître originaux, même avec tous les moutons du monde. Je vais bien, enfin, je sors d'arithmancie donc mon humeur s'en trouve quelque peu altérée mais d'ici quelques minutes ça devrait aller beaucoup mieux... tu vois, quoi. Et toi, comment tu vas? »
Depuis le temps qu'il fréquentait Constance-constante-démence, Seth avait intégré quelques notions de français. Et il comptait bien s'en servir aujourd'hui.
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Constance Morel
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MessageSujet: Re: Ce que ne nous dit pas l'Histoire de Poudlard. | Terminé.   Mar 19 Avr - 13:37
C'est juste une illusion
À peine une sensation
Qui dirige tes pas
Et te montre du doigt
Où tu vas où tu vas
Juste une illusion
Comme une bulle de savon
Qui s'approche de toi
Que tu touches du doigt
Puis qui s'en va
Qui n'est plus là


    Dans l'imaginaire inconscient de Constance, Emily avait ravi à Seth tout son déterminisme pour lui laisser une ingénuité pimpante. Si cela ajoutait un certain charisme à la jeune femme et renforçait sa méfiance, il en était tout autrement pour le jeune homme qui s'offrait aux autres avec une force incroyable. Il était ce qu'Emily n'était pas, avec, sans doute, une attention plus accrue pour les autres, un œil plus affûté qui le rapprochait de la jeune femme : si Emily complétait Constance, Seth, lui, la parachevait. Il n'y avait de plus aucune comparaison à faire ; lorsqu'ils se rejoignaient tous trois, ils devenaient enfin le tout à proprement parler qu'Emily aimait évoquer un sourire malicieux aux lèvres. Le zèle qu'avait mis Constance à s'intégrer aux Bradsburry lui offrait la certitude de deux amitiés solides et immuables.

    L'accentuation de certains voyelles n'avait pas lieu d'être, Constance le savait. Bien que les remarques de ses amis anglais étaient souvent pertinentes, elles restaient répétitives à son plus grand dam. S'obstiner à lui apprendre l'anglais à défaut de s'en amuser et utiliser cette anomalie pour rire d'elle était une perspective beaucoup plus intéressante – l'intonation moqueuse qu'utilisait Seth l'emplissait d'un incroyable sentiment de justice – les choses étaient à leur place.
    « Je vais te dire, c'est parce qu'Emilyrousse est trop politiquement correcte avec sa petite bande, de même que tu es trop gentil. Et moi trop française – on aime bien les français, c'est connu, mais on aime aussi la distance. Tu comprends .. on ne sera jamais dans les papiers officiels de Poudlard. » Elle fit mine de lui tapoter l'épaule d'un air compatissant et attristé. « Alors, non, je ne vais pas si bien que ça, mon amour … Je suis condamnée à être une personne géniale sans popularité, c'est dramatique. »

    Elle savait sans doute parler un anglais courant plus qu'elle ne voulait le faire croire, de même que s'appliquer à parler une heure de français par semaine en compagnie de Christian Brandt entretenait le souvenir de cette langue qui se faisait lointaine. « On peut espérer que d'ici à quelques années, j'oublie la langue de l'hexagone pour parler “english” avec une perfection qui surpasse celle d'un anglais normal. En attendant .. » Constance tournait autour de Seth, la mine joueuse. « Je peux parler du “people” de Poudlard sans trop de regret. Même si je crois que MacGonagall a l'impression que j'outrage son honneur d'écossaise. » Envahie par un relâchement soudain, Constance posa lentement ses mains sur les épaules de Seth, sans savoir si c'était le de l'avoir aussi proche d'elle ou simplement cette énième conversation sans queue ni tête qui l'encourageait à sourire avec un air particulièrement convaincu. « Tu crois que c'est vraiment le cas ? Non, parce qu'en plus, quand elle me voit avec Christian – un bouclé en sixième année à Serdaigle -, tu sais, l'ami d'Oliver, on dirait deux frères ! J'ai l'impression qu'elle se retient de dire quelque chose. Je suis sûre que Dumbledore aurait a-do-ré. »

    Évoquer l'ancien directeur ne posait aucun problème à Constance quand c'était avec Seth – sachant pertinemment que l'affaire aurait été tout autre si Emily lui avait fait face. Elle n'aurait certainement pas pu supporter la lueur triste de son regard, même involontaire. Et bien qu'elle soit active dans son Armée, le directorat de Rogue ne lui faisait ni chaud ni froid. Pas une seconde elle n'avait pu croire au froid assassinat qu'il avait fait de son ancien collègue mais était incapable d'engager une lutte active – mue par un optimisme ostentatoire, la Pouffsouffle était persuadée que l'échéance de la fin de la Guerre, celle de la Bataille, se rapprochait. Chacune des pierres du château suintait d'une macabre tension tandis qu'élèves et adultes étaient aux aguets. Elle n'avait pu ignorer les regards du professeur de vol sur elle et de les lui rendre, alors qu'ils se croisaient sporadiquement dans les couloirs. Comme tous, elle était incapable de faire l'impasse sur le pire. Mais l'enseignant était prudent – malgré tout.

    « En parlant d'Oliver, le pauvre, j'étais avec Em, l'autre fois, quand je l'ai vu tourner la tête vers nous .. Je ne sais pas si c'est mon imagination qui m'a jeté un sort mais tu penses pas qu'il paraît un peu trop timide quand on – enfin Em, OK, tu as gagné – est dans les alentours ? » Il fallait également noter que Constance était passionnée par la vie amoureuse de sa meilleure amie : premièrement parce qu'elle attirait les convoitises d'une grande partie des garçons des différentes promotions de Poudlard. Le moment où elle avait sans doute le plus ri de sa scolarité était lorsqu'un troisième année de Gryffondor, l'année dernière était venu aborder son amie pour des conseils en études des runes alors qu'Emily n'en avait jamais pratiqué. Avec facétie, elle l'avait annoncé au garçon pour éviter à son amie une éviction gênée, en lui expliquant qu'elle était en revanche pour sa part parfaitement disponible pour tout aide qu'il soit. Refusant tout net et les quittant d'un pas incommodé et confus, Constance l'avait regardé, attendrie, loin d'être contrariée puisque elle était alors avec Noah qui avait fait son bonheur pendant un court laps de temps. Rejetant le Serdaigle dans un coin de son esprit, Constance approcha son visage de Seth et continua dans un français rapide et ouvertement argotique. « Tu crois qu'il pourrait être .. » Son visage s'approcha un peu plus – il lui fallait en réalité une bonne vingtaine de centimètres en plus pour lui faire réellement face mais elle s'en contenta, reprenant un accent français prononcé, chuchotant. « “In love for her” ? » Sans même attendre la dénégation de son ami, Constance hochait déjà la tête d'un air faussement contrarié. « Il ne sait malheureusement pas qu'elle a un problème avec les hommes et n'accepte que les roux ! Tu crois que c'est pour ça qu'on est devenus amies ? Parce qu'elle me croyait masculine ? Si c'est le cas, la situation est critique mon très cher Seth ! Il faut agir et la laisser s'ouvrir au peuple masculin ! Genre .. Imagine .. » Elle recula de quelques pas et lui faisait face, les mains soulevées près de son visage, phalanges préludant l'annonce d'une idylle merveilleuse avec un élève inexistant. « Elle .. Lui .. Avec leurs diplômes, une maison, à Paris .. Elle serait priseuse version sorcière – gérante de biens, en gros – et nous inviterait dans son château en Bourgogne parce qu'elle ferait fortune, et … Ah oui ! Je veux bien t'aider pour ton devoir d'Arithmancie. » Et doucement, elle l'enlace.


Hey !
Qu'est-ce qui te fait nager
Contre le sens du temps
Pour au fond patauger
Dans le contre-courant
Qu'est-ce qui te fait vouloir posséder
Enfermer
Toutes ces images volages
Dans ta propre cage


{ Les paroles en italique sont en français et celles entre guillemets sont bien des mots anglais xD Elle parle trop @_@ }




    Don't listen to a word I say.– Hey !– The screams all sound the same.– You're gone, gone, gone away,I watched you disappear.All that's left is a ghost of you.– Now we're torn, torn, torn apart, there's nothing we can do,Just let me go, we'll meet again soon.– Now wait, wait, wait for me, please hang around– I'll see you when I fall asleep. ✖


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MessageSujet: Re: Ce que ne nous dit pas l'Histoire de Poudlard. | Terminé.   Lun 22 Aoû - 22:11

Il y a ton sourire qui s'élève,
C'est comme une lueur d'espoir.

C'est sans parler qu'il l'observe, comme souvent. Il n'est pas trop timide, il aime juste contempler cette lumineuse sorcière s'adresser à lui. Constance est l'élément parfait, la pointe du triangle. Emily et Seth à la base, et Constance au sommet, prête à s'envoler - il y a tant de choses légères dans sa tête. Seth se dit qu'il aimerait bien, parfois, avoir sa place dans les pensées de la rousse. Il doit se bousculer tant de choses dans son cerveau, de la lumière et des mots - beaucoup de mots, elle parle TOUT LE TEMPS - des rires et des expressions françaises bizarres. Et elle continue sur sa lancée - personne géniale sans popularité? Bien sûr, ce n'est pas comme si elle était sur une marche d'égalité avec Emily, sur un tableau différent, mais même. Il va pour la rassurer, se ravise, elle ne le mérite pas, elle n'a qu'à pas le vanner autant sur ses cheveux, cette rouquine qui lui tapote l'épaule avec un air dramatiquement dramatique.
« Chérie tu peux toujours graver ton nom sur les murs. Dans les cuisines, par exemple, tu y es tout le temps. » Clin d'oeil, non je ne te ménagerai pas. Et puis, il avait l'impression que c'était vrai. Des fois, lorsqu'il allait discrètement glaner quelques crêpes, gaufres et autres douceurs, il la voyait parfois déambuler entre les tas de nourritures. Et ils se souriaient.

Il hésitait toujours un peu avec elle - ne sachant jamais vraiment s'il devait la taquiner ou la prendre dans ses bras, les deux en même temps peut-être? Elle avait le don de le rendre un peu gauche, il se battait avec lui-même pour ne pas le montrer. Si elle aimait les hommes virils, il était hors course. Blond, déjà, constituait un critère assez décevant, bien que le Gryffondor se trouvait tout particulièrement attaché à sa tignasse. Et puis, ses yeux vert clair et son visage aux traits parfois rapidement féminins lui faisaient plus ressembler à un garçon sympa qu'à un bodybuilder macho.

Mais Constance n'aimait pas les bodybuilers machos, de toute façon.

« Dans quelques années tu auras surtout convaincu les gens que ton anglais est parfait. Et tu n'arriveras jamais à égaler un véritable British - il te faudrait plus de flegme. Tu parles trop, Constance. » Son prénom résonnait drôlement dans sa bouche. Elle avait parfois essayé de lui apprendre la prononciation correcte mais Seth ne s'y était jamais résolu, un peu persuadé que Constance et Constance n'étaient pas les mêmes. « Tu effraies MacGonagall, j'ai le regret de te l'annoncer - je crois que ce sont tes brusques changements de langue. » Elle pose ses mains sur ses épaules - à lui. Il baisse le regard un quart de seconde, envahi par un sentiment de bien-être que lui procure toujours le moindre de ses contacts physique avec mademoiselle Morel. Lorsqu'elle évoqua cependant Dumbledore, Seth se raidit imperceptiblement, repoussant les pensées qui l'assaillaient. Seth n'avait jamais vraiment montré, ni à Emily ni à qui que ce soit, le chagrin qui s'était emparé de lui lorsque leur directeur était mort. Il avait même pleuré, tout seul dans les toilettes, un soir, après avoir appris que Rogue prenait le relais. Il n'avait pas été dévasté au point d'en faire un phénomène d'introjection, mais quand même, cela l'avait profondément touché. Seth admirait Dumbledore, qu'il considérait, à l'instar de tous ses camarades de Maison, comme le protecteur des Gryffondor et des nés-moldus. À l'inverse, Bradsburry frère considérait Severus Rogue comme la pire ordure sur terre. Si une part de lui haïssait cet assassin froid et sadique, une autre part ne pouvait simplement pas imaginer qu'un professeur de Poudlard ait pu tuer son directeur - LE directeur. Même si le vieil homme était mort, il restait pour Seth le seul vrai et unique directeur du Château. Avec un sourire dont il gomma la tristesse, il donna raison à Constance. Oui, Dumbledore aurait adoré.

Et avant qu'il n'ai eu le temps de s'apitoyer sur son sort une nouvelle fois, elle changea de sujet plus vite qu'un sortilège informulé. BIEN SÛR, les amours d'Emily.
Constance savait pertinemment que Seth était sensible à ce sujet - il niait toujours en bloc le fait que sa soeur puisse être amoureuse ou avoir un petit-ami (rien que l'idée lui donnait la nausée.) Emily n'avait pas de petit-ami, un point c'est tout.

Nanmého.

Et elle continue - il déteste, il déééééteste quand elle fait ça, il déteste - de lui en parler, de s'approcher de lui, de murmurer à son oreille les mots qu'il ne veut pas entendre. Mais finalement, il se met à rire, vaincu par le ton de Constance, une fois de plus. Même s'il fait mine de ne pas céder- il a sa fierté, il jouera le frère protecteur et effaré. Il ouvre de grands yeux, fait mine d'être choqué. « Tu sais bien que ma soeur n'a AUCUN petit-ami. C'est une fille pure. Et raisonnable. Et intègre. Et c'est vrai... ? » La fin de sa phrase manque de conviction, il le sait mais ne dit rien, la laisse imaginer le futur idéal d'Emily. Seth voudrait répliquer, lui signaler qu'il faudrait qu'Emily apprenne à parler français et qu'elle arrive à se marier avec Oliver sans qu'il ne sabote leurs noces, mais une sonnerie interrompt sa réflexion.

Il y a ses bras à elle autour de sa nuque à lui, il pose doucement sa tête blonde contre son épaule. Il la serre contre elle, un peu fort mais pas trop, l'embrasse sur la joue. « Il paraît que toutes les bonnes choses ont une fin. Le destin s'acharne, que veux-tu, je ne peux déjà pas dormir en cours, ça le tuerait de me laisser passer quelques moments avec toi? » Son ton est faussement fataliste, et après une dernière étreinte, il se détache d'elle, regarde son visage bienveillant et son auréole de cheveux roux. Il lui sourit, cherche quoi dire pour conclure cette courte entrevue, le temps presse, le professeur de vol n'acceptera pas un nouveau retard. « Prends soin de toi, d'accord? Pas de bêtises - et veille bien sur Emignonne, je compte sur toi... pas pour la caser avec Oliver, Aiden, Nelson, Elliyöt, ou encore Rogue ! Vu ? »

Il presse légèrement ses mains dans les siennes, puis la lâche. Un dernier clin d'oeil joueur et espiègle - signifiant que la partie ne fait que commencer - et il sort de la salle pour retrouver la fraîcheur des couloirs de pierre, et sa routine ennuyante.

RP TERMINÉ
enfin plus avorté que terminé mais bon c'est de ma faute ._______.


Challenge RP: crêpes ; gaufres & introjection.

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Ce que ne nous dit pas l'Histoire de Poudlard. | Terminé.

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