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 Broken || Diane ♥ TERMINE

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Sorrow C. Caldwell
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MessageSujet: Broken || Diane ♥ TERMINE   Dim 23 Jan - 1:42
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D.I.A.N.E.&.E.L.L.I.Y.O.T




    Je voulais le tuer. Je voulais le massacrer. Je voulais le… Calme-toi Elliyöt. Calme-toi. Non. Non. Je ne peux pas me calmer. Je ne peux pas. Il la touché. Il a touché à Danaé. Mais si c’était faux ? Non. Elle avait de l’attirance pour lui. Je ne suis pas bête, je l’ai bien vu. Tu divagues Elliyöt. Non je ne divague pas. Je l’ai vu, ‘est ce que tu comprends. Je vais le tuer. Je vais le tuer. Calme-toi bon sang…. Et une main douce se posa sur ma main pour me calmer. Mon regard se posa sur Lulvia. Elle sentait ma colère, ma haine et je crois qu’elle avait compris ce qui se passait. Je m’en voulu soudain d’être si en colère. Je gâchais quelque par cette soirée… mais à vrai dire, elle n’avait pas commencé dans une très bonne atmosphère. Alors un peu plus ou un peu moins. Qu’est ce que ça changerais ? Je regardais alors mon assiette. Je n’avais pas faim, pas soif. Il m’avait coupé l’appétit. Dieu que je le détestais. Que je le haïssais. J’aurais dû le tuer tant qu’il en était encore temps. J’aurais pu le faire. C’était tellement facile. Nous étions tous seuls, tout seuls… Arrête Elliyöt, tu ne pourras pas le tuer. Tu es incapables de faire du mal à qui que se soit ? Tu crois ? Je vais lui arracher les tripes une à une, je t’en fais le serment. Il la touchée… Le verre que je tenais dans ma main se brisa en milles morceaux. Je tremblais de tous mes membres. Plusieurs personnes sursautèrent autour de moi et on me regard longuement. Ma main était en sang. Lulvia prit alors une serviette et me la mise sur la main. Je la remerciai silencieusement incapable d’émettre le moindre son. J’avais mal, mais sans plus. Je regardais les gens autour de moi, les priants du regard que tout allait bien et de regarder ailleurs. C’est alors que je croisai son regard. Danaé me regardait de la table des Poufsouffle. Je croisais alors son regard rempli d’une si grande tristesse, mais aussi de colère et de haine. Mon cœur se souleva. Ne me haïs pas s’il te plait. S’il te plait. Son regard quitta alors le mien. Une lame venait de s’enfoncer dans mon cœur. Rupture. C’était fini. Je l’avais perdue pour toujours. Mon souffle s’accéléra. Damnez-moi, je vous en supplie. « Elliyöt, tu saignes ! » Je regardais alors ma main. Oui, c’est vrai je saignais. Il devait y avoir des morceaux de verres incrustés. Lulvia me suggéra d’aller à l’infirmerie. Je me levais alors. Il fallait que je sorte d’ici. J’avais l’impression d’étouffer. Son regard restait incruster dans mon esprit. Mon Dieu. Je ne l’avais pas assez protégée. Elle c’était donnée à lui. Aillez pitié d’elle. Tout est ma faute. Je me dirigeais alors vers la sortie. Je ne pouvais pas rester ici. Mes pas se firent plus précipités. Je sortis alors de la Grande Salle. Arrivé dans le hall, je regardais ma main. Il fallait que j’aille à l’infirmerie… mais je n’en avais pas envie. Ce n’était qu’une blessure mineure. Il fallait que je me calme, que je pense à autre chose… Le repas serait bientôt terminé, nous étions au dessert et je n’avais pas envie de voir la foule ce soir. Alors je me mis à monter les escaliers et marcher vite. Je ne savais pas où j’allais, ça n’avait aucune importance, je voulais juste être seul. Je voulais juste casser quelque chose sans faire de mal à personne. Je traversais les couloirs encore et encore. Ma main me faisait mal, je la regardais. Il fallait que j’enlève ses morceaux de verres. J’entrais alors dans des toilettes. Je ne savais pas si c’était celles des filles ou des garçons. Finalement, ça n’avait aucune importance, personne ne viendrait me rejoindre, tout le monde mangeait. Je me dirigeais vers les lavabos et fit couler l’eau. Je passais ma main dessous et le sang parti au fur et à mesure. Je regardais alors mon reflet dans la glace. Mes traits étaient tendus, ma mâchoire crispée et il y avait du sang sur ma chemise. Et tout ça grâce à Noah. Rien que de penser à lui, je me remis à trembler de rage. Il fallait que je le tue. Il le fallait. C’était mieux pour tout le monde. C’était mieux pour Nelly, Danaé, moi…. Tout le monde. Il avait osé toucher à Danaé. Il avait fait la plus grosse erreur de toute sa vie. Et d’un seul coup, mon poing partit tout seul et vint cogner contre la glace, qui se fendit. La douleur fut fulgurante. Je me retenais de pousser un cri de douleur. Mes dents se serrèrent encore plus. J’allais le tuer. J’allais le tuer….


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MessageSujet: Re: Broken || Diane ♥ TERMINE   Dim 23 Jan - 12:28
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La nuit commençait à tomber. Assise à la longue table des Poufsouffle, Diane soupira. Frustration. Amertume. Colère. Mépris. Rage. Depuis quelques temps, elle n'était plus que l'ombre d'elle-même. Elle avait maigri, était plus agressive et ne se donnait même plus la peine de séduire pour le plaisir. Elle avait perdu son étincelle de malice depuis que les Carrow étaient arrivés à Poudlard.
Avant, elle avait été quelque chose. Elle avait compté, pour tous. Les élèves connaissaient tous plus ou moins Diane Cavendish, la Poufsouffle pas si Poufsouffle que ça, prête à tout pour sortir du lot et faire ses preuves. Elle avait eu des amis Sang-Pur, connu des Serpentard, avait joui d'une certaine popularité. Cette époque était désormais terminée, et elle en subissait les conséquences.
Aux yeux des Carrow, elle n'était qu'une moins que rien. Une vermine. Elle était tout en bas de la chaîne alimentaire, et son caractère rusé et manipulateur leur importait peu. Sept ans auparavant, elle avait rejoint Poudlard avec la ferme intention de se forger un nom, malgré son statut de sang. Et voilà que désormais, elle devait se résoudre à baisser la tête lorsqu'elle passait devant un Sang Pur. Un comble, pour elle qui s'était plus ou moins efforcée de faire régner la Justice.
En son for intérieur, Diane complotait déjà une vengeance. En la méprisant, ils ne savaient pas ce qu'il perdaient. Elle était un atout indéniable, une maître pièce dans l'échiquier. Elle avait des qualités rares, qui, associées à son caractère, faisaient d'elle une personne unique. La jeune fille savait ce qu'elle voulait; et elle voulait du pouvoir.
Assouvir son ambition en même temps que son principe de justice aurait pu être réalisable. Ils devaient juste ouvrir les yeux sur elle, et arrêter de traiter les nés-moldus comme des déchets. Diane était certaine que si les Mangemorts faisaient un effort en acceptant - ou en tolérant - les nés-moldus, beaucoup pourraient rejoindre leur cause.
À commencer par elle, elle et Caleb. Deux nés-moldus motivés par le Pouvoir, représentant des atouts pour le jeu Mangemorts, mais délaissés à cause de leur sang. Caleb ne perdait pas espoir et se battait pour qu'on lui accorde de l'attention, mais qu'était-il? Un traître de plus. Et elle n'était que la sous-fifre de ce traître.

Elle leur ferait payer. Hors de question de rejoindre l'Armée de Dumbledore, cette organisation dont on lui avait si souvent parlé, mais elle trouverait bien autre chose pour les réduire en miettes. L'A.D. représentait le moyen le plus sûr et le plus facile d'obtenir vengeance, mais elle avait déjà trop refusé les invitations et ne pouvait plus faire machine arrière. Ce ne serait pas fair-play.
Tout à coup, l'ouïe fine de la brune la prévint qu'un verre s'était brisé quelque part. Elle chercha autour d'elle, et une fugace expression de surprise passa sur son visage.
Elliyöt.
Diane se surprit à sourire, pour la première fois depuis... hem, des lustres. Diane ne souriait presque jamais, et ses rares sourires n'étaient jamais joyeux. Toujours plus ou moins machiavéliques, car lorsqu'elle souriait, c'était que quelque chose lui faisait plaisir, et généralement, lorsque quelque chose lui plaisait, elle pouvait toujours en retirer un bénéfice. Et ainsi tourne le monde.
Soudainement intéressée, Diane suivit le regard d'Elliyöt, et eut la bonne surprise de tomber sur sa camarade, Danaé. Bien bien bien. Ainsi, Elliyöt était en colère à cause de Danaé - non, de quelque chose qui se rapportait à Danaé. Diane vit Lulvia - l'amour de toujours du Gryffondor - aider ce dernier, mais il finit par quitter la Grande Salle, visiblement à bout de nerfs.
Sans plus réfléchir, Diane se leva d'un bond et marcha d'un pas félin derrière lui. Elle le suivit à travers le dédale de couloirs, pour finalement voir s'arrêter leur course dans les toilettes des hommes. Bah.

Dissimulée dans un renfoncement du mur, Diane pouvait observer Elliyöt dans le miroir. Puis, sans prévenir, il fracassa la vitre avec son poing. Diane sursauta. Ça ne ressemblait pas à Elliyöt d'agir ainsi.
Souffrant, il se tenait le poing, et s'efforçait de ne pas crier. Une expression de haine absolue, une haine à l'état pur, couvrait les traits de son visage. Néanmoins, Diane s'avança. Elliyöt vit son reflet avant de la voir elle, et il se retourna. Face à face, séparés de deux mètres envrion.
Elle le dévisagea un instant, et s'approcha, le visage lisse de toute expression.
    Je me demande si tu es masochiste, ou tout simplement un peu sur les nerfs.
Son ton sarcastique tranchait avec la gravité de la situation. Diane se baissa, effleura du doigt un bout de verre.
    Ta maman ne t'as jamais appris à ne pas jouer avec les objets tranchants? Tu pourrais te faire mal.
Elle se releva, et toisa Elliyöt d'un air goguenard.
Ça faisait longtemps.
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MessageSujet: Re: Broken || Diane ♥ TERMINE   Dim 23 Jan - 14:22
    J’avais le souffle court et la douleur aiguë de ma main était atroce. Je me concentrais pour ne pas hurler de douleur quand je vis dans le miroir fendu une ombre, fine, élégante, une silhouette de fille. Je fis alors volte face et me retrouva devant Diane. Et je la détaillais de toute part. Une expression de surprise fit place sur mon visage et puis de la tristesse. Diane avait bien changé. Trop changé même. Elle c’était amaigrie, son corps était devenu plus vulnérable, plus fluet qu’avant. Sa peau était devenue trop blanche, d’un blanc laiteux. Elle semblait fatiguée. Et puis ce qui me frappa le plus c’était ses yeux. Ils étaient vides, vides de cette petite lueur de malice. Et cette vision de Diane me souleva le cœur. Elle semblait plus fragile, plus faible encore qu’avant. On aurait dit que sa dignité en avait prit un coup. Mon cœur se serra de tristesse. Je savais pourquoi elle était comme ça, c’était évident après tout. La présence des Carrow suffisait. Mon Dieu, il fallait les tuer eux aussi. Il le fallait à tout prix. Rien que durant cette rentrée, j’avais pu constater le changement d’atmosphère. J’avais vu des petits premiéres années se faire maltraités par des sang-purs. Je crois que si j’avais pu le faire, je les aurais tous étrangler. Mais Lulvia m’avait retenu de justesse. Elle savait que j’étais à fleur de peau en ce moment. Elle aussi d’ailleurs, mais elle s’emportait moins vite que moi. S’il y avait bien un défaut qui pouvait me caractériser, c’était mon impulsivité. En fait, dans la famille Caldwell, c’était un gêne qu’on pourrait déclaré d’héréditaire. Mon père était très impulsif et je me souviens que mon grand-père aussi. Il était évident que je le sois aussi. En tout cas, toutes ses tensions et toutes ses choses que je voyais et dont j’étais impuissant, me révoltaient. De plus, Noah y était aussi pour beaucoup. Mon visage prit alors une expression de colère ce qui traduisait ma haine. Bon Dieu, il fallait que je me calme. Il fallait que j’arrête de penser à lui et de ce qu’il avait fait. Je me doutais que Diane avait vu le coup que j’avais donné dans le miroir derrière-moi. Plus d’un auraient été surpris de ce geste violent et impulsif. Et moi le premier. Je n’aurais jamais pensé un jour posséder une telle colère, une telle force et une telle violence. Même quand j’étais souvent avec Diane et que mon côté « sombre » se montrait, je n’avais jamais été aussi violent. Le pouvoir de la haine sans doute. Et l’envie de sang surtout. Je vis alors la silhouette fluette de la jolie Poufsouffle s’approcher de moi et me dira sur un ton sarcastique que soit j’étais masochiste, soit j’étais visiblement sur les nerfs. Je méditais un instant sur sa question. Masochiste ? Sans doute. Sur les nerfs ? Je crois bien que oui. Et encore le mot était faible. Et puis elle effleura ma main et j’eus un léger tremblement. J’avais mal et le fait même qu’on effleure ma main, me lançait une douleur atroce. « Ta maman ne t'as jamais appris à ne pas jouer avec les objets tranchants? Tu pourrais te faire mal. » Sourire et regards qui se croise. Un léger frisson me parcourut et un sourire apparut sur mon visage. Diane était toujours la même malgré son état physique. Au moins quelque chose qui n’avait pas changé. Au moins quelque chose de rassurant. Ma colère et ma haine s’apaisaient progressivement. J’inspirais et expirais profondément. Inspiration. Expiration et mes membres s’arrêtèrent de trembler. Inspiration. Expiration, et mon poing non mutilé se détendit légèrement. Inspiration. Expiration, et les traits de mon visage se détendirent. Ouf. Relaxation. Je regardais un instant Diane et puis soudainement, je la prise dans mes bras pour la serrer contre moi. Dieu que ça faisait du bien de la retrouver entière ou presque. Je ne lui avais pas beaucoup envoyé de lettres durant les vacances. Disons que la dernière fois que l’on c’était réellement parlé c’était à la Tour d’Astronomie. Je me souvenais de cette soirée comme si c’était hier. Et je me souvenais surtout du baiser que nous avions échangé. Ca avait été la dernière fois que nous nous étions réellement vus avant la mort de Dumbledore et le début des vacances. Je me détachais alors finalement d’elle et lui demanda alors : « Comment vas-tu ? Tu sembles bien fluette, qu’est ce qui t’arrive ? »


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MessageSujet: Re: Broken || Diane ♥ TERMINE   Dim 23 Jan - 17:20
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Il la dévisageait. Elle savait qu'il savait qu'elle avait changé. Longuement, ils se regardèrent dans le blanc des yeux. Diane ne laissait rien transparaître de ses émotions, alors qu'Elliyöt tentait visiblement de se calmer. Plus elle le regardait, plus les souvenirs de l'année passée affluaient. Ils ne s'étaient pas vraiment contactés pendant les vacances, et leur dernier et réel contact avait été leur baiser à la Tour d'Astronomie. Si elle regrettait que ça se soit terminé ainsi? Non. Désormais, Diane reconnaissait qu'elle avait eu une mauvaise passe, et qu'elle avait eu besoin d'une personne partageant sa peine. Elle avait frappé à la porte d'Elliyöt, et il l'avait accueillie à bras ouverts. Ça lui avait fait du bien, même si ça avait un peu dérapé. Les souvenirs occupaient entièrement son esprit; leurs paroles échangés, les gestes qu'ils avaient partagés...
Diane cligna des yeux pour chasser l'image qu'elle avait en tête; et vit Elliyöt inspirer l'air en grandes quantités. Une technique de relaxation qui marchait plutôt bien, à sa connaissance. Puis, sans prévenir, il la prit dans ses bras et la serra. Après quelques secondes d'étonnement pendant lesquelles elle resta stoïque, Diane répondit maladroitement à son étreinte. Elle était plus douée pour la sensualité calculée que pour les marques d'affection spontanées. Il se détacha enfin d'elle, et Diane admira son visage. Il avait changé, lui aussi. Plus mature, affirmé et sûr de ses choix. Lui aussi savait ce qu'il voulait.
Il lui demanda de ses nouvelles; après un court instant de réflexion, elle répondit de façon laconique.
    Ça peut aller. J'ai évité le pire mais j'ai comme l'impression que ça ne va pas durer. Pause. Ah, toi aussi tu as remarqué que j'avais maigri? C'est à force de vivre dans l'ombre... on finit par en devenir une nous même.
Ce n'était pas très joyeux, certes, mais ç'avait le mérite d'être vrai. La belle et magnétique Diane était si loin, à présent... ça, la jeune fille le regrettait. Perdre son charme, c'était perdre son atout principal. Mais bon, peut-être Elliyöt était-il encore sensible à sa personnalité? Un étrange sourire apparut sur les lèvres fines de la jeune fille. Ce serait à tester. Pour le moment... elle devait voir à quel point il avait changé. Sans oublier qu'elle avait toujours ce plan de vengeance contre lui. Mais ça faisait si longtemps... cela valait-il encore le coup? De l'eau avait coulé sous les ponts, et le contexte changeait à chaque seconde. Certes, elle avait mal vécu la trahison d'Elliyöt, mais il était devenu son allié. Ils le savaient, car même si leurs motivations étaient différentes, il souhaitaient l'abolition du régime Carrow. Si elle perdait du temps à échafauder un plan afin de mettre en route une vengeance pour un affront datant de l'année passé, elle en perdrait pour les Carrow. Diane avait le sens des priorités, et blesser le Gryffondor n'était plus vraiment à l'ordre du jour. Et puis, après tout, quel intérêt? Il avait assez souffert avec ses deux princesses qui lui avaient broyé le coeur. D'une certaine manière, c'étaient Lulvia et Danaé qui avaient accompli la vengeance de Diane. Soudainement, celle-ci décida que c'était terminé. Cette futile bataille ne servait à rien. Des choses plus importantes étaient en jeu, et quoi qu'il en soit, son amour propre et son ego étaient bien assez importants pour pouvoir se consoler tous seuls.
Diane entortilla machinalement une mèche autour de son doigt.
    Alors, qu'est-ce que tu fais ici, à part jouer au délinquant de seconde zone?
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MessageSujet: Re: Broken || Diane ♥ TERMINE   Dim 23 Jan - 18:19
    Diane mit un petit moment avant de me rendre cette étreinte. De ce côté-là, elle n’avait pas changé : elle restait toujours surprise face aux marques d’affections. Mais cette étreinte était douce et le contact me calmait un peu plus. Elle m’avait manqué. Ca faisait près de deux mois qu’on ne s’était pas vu et c’était toujours bon de la revoir, même si son état physique était pour le moins déplorable. J’évitais de la tâcher avec ma main ensanglanté et puis l’étreinte se rompit et nous nous regardèrent un petit moment. Diane n’exprimait rien et pourtant, je devinais qu’elle était perturbée par cette rentrée. Je me doutais aussi qu’elle avait dû passer des vacances pas terribles. Ca avait été plus ou moins la même chose pour moi. Disons que voir Maman dans une si grande tristesse à cause du départ de mon père était douloureux, mais le côté positif c’est que j’avais pu partager certains instants avec elle. Mais bref. Diane me répondit alors. Ca pouvait aller en effet. J’étais tout de même content qu’elle soit revenue à Poudlard malgré son sang. Bon nombres de mes amis étaient des nés-moldus et certains n’étaient pas rentrés à Poudlard cette année. Je me doutais que quelque chose clochait, qu’ils devaient sans doute être en fuite, ou même morts, et ça me faisait de la peine. Mais malheureusement, je ne pouvais pas y faire grand-chose. Enfermé dans le château, je n’étais pas d’une grande utilité. Et puis si j’avais envie de demander de l’aide à l’extérieur, je savais qu’on lirait mon courrier. Alors pour le moment je ne faisais rien. J’agissais dans l’ombre. L’AD m’aidait bien. On étaient tous mobilisés contre le régime des Carrow et bien qu’on s’en prenne plein la tête, on tenait bon. Je me doutais que Diane ne rejoindrait pas l’AD. Elle était bien trop fière pour cela. Et puis se serait aller contre ses convictions et ses choix qu’elle avait si soigneusement fait au début. Et pourtant, je me doutais qu’elle n’appréciait pas d’être autant mise à l’écart. Je voyais certains élèves nés-moldus se faire tous petits face à des sang-purs, et Diane ne devait pas échapper à la règle. « C’est à force de vivre dans l’ombre… » Cette phrase resta un moment dans mon esprit. Avait-elle dû se cacher durant cet été ? Et sa mère ? Qu’en avait-elle fait ? Plusieurs interrogations me vinrent à l’esprit, mais, je lui poserais plus tard. Chaque chose en son temps. Je l’observais encore. Le teint cireux de Diane était tout de même inquiétant. Ses joues étaient trop creuses. On aurait presque dit un fantôme. Si je n’avais pas connu Diane, j’aurais dit que c’était un esprit errant, comme pas mal dans le château. Pourtant, bien que sa forme physique soit changé, elle en restait tout de même belle et ça me donnait encore plus envie de la protéger. Je tâcherais de garder un œil sur elle tout de même. Je ne veux pas qu’il lui arrive quelque chose. Je remarquais alors un sourire sur les jolies lèvres de la Poufsouffle dont j’avais déjà eu le plaisir d’y gouter. Je ne savais pas ce que cela signifiait mais ça me réchauffait tout de même le cœur de la voir sourire. C’était déjà ça. Diane entortilla une mèche de ses longs cheveux bruns. Elle n’avait pas perdu cette manie et cela me fit sourire. Elle me demanda ce que je faisais ici. Et j’eus un léger sourire à sa phrase. Mais celui-ci disparu bien vite quand je réfléchis à ce que j’allais lui répondre. Je ne pouvais pas lui dire la vérité sur Noah, elle ne me croirait pas. Il avait trop d’emprise sur tout le monde. Et puis finalement, qu’est ce que Diane ferait de plus ? C’était un combat entre Noah et moi. Pourtant, je ne pouvais pas lui mentir. De toute façon, elle le saurait, alors ça ne servait à rien. Je lui montrais alors ma main et lui répondit : « Je venais pour enlever les morceaux de verres dans ma main. C’est pas que ça fait mal, mais c’est que c’est un peu ça en fait. Et toi, tu m’as suivi j’imagine ? » Je me doutais qu’elle n’était pas là par hasard et qu’elle ne m’avait pas trouvé ici par hasard.

    J’allais alors vers le lavabo où le miroir était fendu par mon coup et je retirais au fur et à mesure les morceaux de verres incrustés dans ma peau. J’avais quelque peu mal, mais la douleur n’était pas si terrible que ça contrairement à tout à l’heure. Pour un futur Médicomage, je m’en sortais plutôt bien. Je regardais alors Diane et lui demanda alors : « Comment se sont passés tes vacances ? »


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Dernière édition par Elliyöt S. Caldwell le Lun 14 Fév - 19:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Broken || Diane ♥ TERMINE   Dim 23 Jan - 20:08
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Diane était maligne. En plus d'être une reine dans le domaine de la manipulation et des faux-semblants, elle savait déchiffrer les expressions des autres. Elliyöt était un garçon expressif, et suivre le cours de ses pensées était relativement facile. Il tenait à elle, mais visiblement, pas plus que ça. Dommage, elle avait bien besoin de quelqu'un, ces temps-ci. Bref; reprenons. Si elle se fiait à ce qu'elle voyait, le Gryffondor jouait les délinquants de seconde zone parce-que quelqu'un plus que quelque chose l'avait contrarié, fortement contrarié. Il se décida alors à lui montrer sa main ensanglanté:
    Je venais pour enlever les morceaux de verres dans ma main. C’est pas que ça fait mal, mais c’est que c’est un peu ça en fait. Et toi, tu m’as suivi j’imagine ?
Diane plissa les yeux; le jeune homme éludait la question, et elle n'aimait pas ça. Elle se foutait bien se savoir pourquoi il venait dans ces toilettes - d'ailleurs, le chemin qui y menait était parsemé de taches de sang. En plus, oui, c'est clair qu'il n'allait pas rester toute sa vie avec des bouts de verre plantés dans la chair... Elle voulait savoir ce qui l'avait poussé à éclater un verre avec sa seule main. Quant à la filature... oui, elle l'avait suivi, mais suite à une impulsion, elle décida de mentir.
    Ah bon... je croyais que tu aurais voulu garder une entaille sanguinolente à la main, c'est bien ton genre, non? Et nan, je ne t'ai pas suivi. Je traînais dans l'étage, et je t'ai aperçu imitant le Petit Poucet en semant des gouttes d'hémoglobine sur ton passage. Et du coup, je suis venue à toi. Tu vois, si tu te vides de ton sang, je tiens à être présente, ça risque d'être drôle.
Diane sourit de façon hypocrite tandis que le jeune homme alla retirer ses bouts de verre. Diane leva les yeux au ciel, et après un soupir, se sentit obligée de lui venir en aide.
    Allez, Rambo, fais moi voir... ouah, tu t'es pas loupé sur ce coup. La prochaine fois, porte des gants.
Elle n'était pas du genre à hurler devant la vue du sang, aussi pouvait elle faire le sale boulot. Elle n'allait pas le laisser se nettoyer ses plaies, c'était limite insultant pour elle. Un à un, Diane retira les petits éclats de verre, scintillants comme des diamants. Puis, elle sortit de sa poche un mouchoir en tissu, le mouilla avec l'eau, et pansa la main d'Elliyöt. Ce n'était pas du grand art, certes, mais c'était mieux que rien. Après tout, l'entaille était bénigne et il ce n'était pas avec ça qu'il allait choper la gangrène.
    Comment se sont passés tes vacances?
Diane fronça les sourcils. Ses vacances? Ses vacances? Elle ricana. Quelles vacances? Elle avait passé la moitié des congés dans sa chambre, à mater des films, et l'autre moitié avec Caleb. Ils avaient fait... des tas de choses. Cependant, Diane se doutait bien qu'Elliyöt ne voulait pas avoir le détail de son été avec Caleb, chez lui. Elle soupçonnait Elliyöt de lui demander sans en avoir l'air des nouvelles de sa famille. Ha ha ha. Quelle bonne blague... Diane avait ignoré sa génitrice pendant des années, elle n'était pas prête à lui accorder son attention, quoi qu'elle fasse. Elle s'était finalement rendue compte qu'elle détestait ses parents. Son père ne lui parlait plus depuis des lustres, et quant à sa mère... elle lui avait parlé une fois, en rentrant. Les deux Cavendish s'étaient violemment disputées. Diane n'avait pas supporté que sa mère critique et dénigre Caleb alors qu'elle ne le connaissait même pas. Et la mère de Diane, n'ayant pas apprécié que sa fille montre son caractère, l'avait comparé à son père. L'engueulade avait été inévitable, dès lors.
Diane n'avait que faire de ses parents, du moins était-ce ce qu'elle se répétait. Elle était assez indépendante et mature pour évoluer sans eux. Si elle avait besoin de quelqu'un, c'était d'une moitié qui la comprenne et qui prenne soin d'elle. Peu importe comment.
    Lentement. J'avais hâte de revenir, mais maintenant, je me dis que ce n'est pas mieux ici que chez moi. J'étouffe là-bas et je meurs ici. Enfin bon, je ne suis pas sûre que les tourments de Diane Cavendish t'intéressent beaucoup. Parle-moi de toi, plutôt.
Elle se rapprocha alors d'Elliyöt, qui était face au miroir, et elle l'enserra doucement de ses bras, puis posa la tête sur son épaule.
    As-tu changé, toi? lui glissa-t-elle à l'oreille.
Oui, ça faisait longtemps qu'elle ne s'était pas retrouvée seule avec son ami Elliyöt. Si elle voulait savoir s'il avait changé, quoi de mieux que de le lui demander directement?

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MessageSujet: Re: Broken || Diane ♥ TERMINE   Dim 23 Jan - 22:50

    Je ne cachais jamais mes émotions. Enfin, si. Il fut un temps où c’était le cas. Mais tout ceci remonte à longtemps. Et mieux vaut laisser le passé là où il est. Bref, Diane avait compris que je ne lui disais pas tout et je remarquais alors sa soudaine froideur mais aussi le ton de sa réponse. « Ah bon... je croyais que tu aurais voulu garder une entaille sanguinolente à la main, c'est bien ton genre, non? Et nan, je ne t'ai pas suivi. Je traînais dans l'étage, et je t'ai aperçu imitant le Petit Poucet en semant des gouttes d'hémoglobine sur ton passage. Et du coup, je suis venue à toi. Tu vois, si tu te vides de ton sang, je tiens à être présente, ça risque d'être drôle. » Mon genre ? Euh, ouais si tu veux Diane. J’évitais de garder des cicatrices sur mon corps, je n’aimais pas particulièrement ça. Oh je savais que ça affriolait certaines filles, mais à vrai dire, je m’en fichais un peu actuellement : j’étais amoureux et avec quelqu’un. Donc a la limite la seule personne qui verrait mes cicatrices c’était bien Lulvia. Elle trainait dans l’étage… Mouais, si tu le dis. Sa dernière phrase en revanche réussit à me décrocher un sourire. J’aimais son sarcasme, c’était peut-être ça finalement qui m’attirait le plus chez elle, ou alors sa beauté. Même sous cette apparence là, elle était belle, même-si elle semblait croire le contraire. Je ne lui répondis pas. Je crois qu’il n’y avait rien à dire en fait. Et puis j’étais un peu occupé avec mes morceaux de verres. J’essayais alors de les enlever mais Diane s’approcha de moi et commença à me les enlever. Sa phrase me fit rire. Je ne savais pas qui était Rambo, mais je me doutais qu’il devait être balèze le gars. « Si j’avais voulu y aller molo, Diane, je crois que je n’aurais même pas explosé ce verre et encore moins cogner dans ce miroir. » Ok, donc en conclusion, t’es un masochiste ? Comment t’as devinez ? J’observais donc la belle Poufsouffle à l’œuvre. Elle avait des gestes plus doux qu’à l’ordinaire ce qui la rendait plus belle encore et ce qui me donnait encore plus envie de la protéger. Finalement, au bout de cinq minutes, elle avait terminé. « Merci, jolie demoiselle »

    Et puis je lui demandais comment c’était passé ses vacances. Je remarquais son froncement de sourcil. Ca n’était pourtant pas une question piège. J’étais simplement soucieux de savoir comment c’était passé ses dernières et surtout, si elle était en sécurité. Est-ce un drame ? C’est ce qu’un ami ferait. Demander des nouvelles. Et puis, c’était naturel. Enfin, sans doute que Diane n’avait pas les mêmes façons de faire que moi en tout cas, elle réfléchit un moment à ma question. J’attendais avec impatience. Elle me répondit finalement. Si, ses tourments m’intéressaient. Je devais avouer qu’elle avait raison : On mourrait tous ici. Qu’on le veuille ou non. Je sentis alors ses bras m’encercler et sa tête sur mon épaule. Elle me demanda si j’avais changé. Je réfléchissais à sa question. A vrai dire, je ne savais pas trop. Ma mère m’avait dit que j’avais changé. Lulvia aussi quand elle m’avait vu. On me disait plus mature, mais aussi plus sombre. Je remarquais aussi que les filles se retournaient de plus en plus sur mon passage. Peut-être étais-je devenu adulte ? Oui sans doute. J’étais responsable, plus sérieux, plus inquiet aussi. Avec tout ce qui se passait c’est normal après tout. Mais je restais tout de même un enfant dans l’âme. Je rigolais toujours avec les autres, j’étais toujours taquin et de bonne humeur… Enfin ça dépendait des jours pour ce dernier point. Donc je crois en fait que oui j’avais changé. Je posais ma main sur la sienne. Sa peau était toujours aussi douce. Je la caressais doucement et lui répondit alors, pensif : « Disons que vu que quand je suis rentré chez moi cet été, j’ai découvert l’état déplorable de ma mère après le départ de mon père, je pense que ça m’a fait réfléchir. On me dit plus mâture, plus sérieux, mais je ne sais pas trop à vrai dire. Je crois plutôt que se serait à toi de juger. Tu as ton propre regard. »


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MessageSujet: Re: Broken || Diane ♥ TERMINE   Dim 27 Mar - 17:31
Broken

    Si j’avais voulu y aller molo, Diane, je crois que je n’aurais même pas explosé ce verre et encore moins cogner dans ce miroir. Diane arqua un sourcil. Ça sentait l'envie de meurtre à plein nez.
    Cogner dans ce miroir ou cogner dans ce mec qui a fait je-ne-sais quoi à Danaé?
Pour sûr, la question avait pris Elliyöt de court. Il parut vraiment surpris, mais Diane songea qu'il n'aurait peut-être pas dû. Elle entendait tout, voyait tout et savait tout: trois des règles d'or d'un bon manipulateur. Là où elle aurait pu se justifier en évoquant les bruits de couloir ou bien dire qu'on le lui avait dit, Diane se tut. Elle n'avait pas besoin de citer ses sources, et était presque convaincue que le Rouge & Or se fichait bien de savoir comment elle avait appris ça. L'important, c'était qu'elle savait. Qu'elle savait, mais quoi au juste? Qu'elle savait qu'Elliyöt tenait à Danaé, mais qu'elle se laissait dépérir. Que quelqu'un avait profité de sa faiblesse et que ce quelqu'un avait exploité la fille jusqu'au bout, pour ne laisser qu'un corps vide. Le cadavre du placard d'Elliyöt. Diane avait une vague idée concernant l'identité du fourbe; un Serdaigle qu'elle avait déjà eu l'occasion de côtoyer et qui lui avait plu. Dans tous les sens du terme... Si Noah Cahill (si c'était lui) avait réussi à blesser Elliyöt, elle aurait dû être capable de le faire.
    Merci, jolie demoiselle.
Sauf qu'elle aimait Elliyöt. Elle ne pourrait jamais l'admettre, mais elle s'était trop attachée à lui. Bien qu'elle l'ait haï, malgré sa trahison, il restait toujours ce Gryffondor malicieux aux yeux magnifiques et aux gestes protecteurs. Il posa sa main sur la sienne, et Diane se surprit à penser à leur relation. Quelle était sa nature? Il avait été son jouet, puis un ami. Puis un ennemi. Puis une cible. Et maintenant? Ils étaient censés être amis.
    C'est toujours un plaisir de s'occuper de gentlemen en détresse.
Diane ne prétendait pas tout savoir, mais elle savait beaucoup de choses. Elle était douée pour lire les gens, elle savait déchiffrer les émotions et s'y engouffrer. Elle se trompait rarement. Ainsi, la Poufsouffle pouvait affirmer avec certitude qu'Elliyöt et elle n'étaient pas amis. Leur relation ne ressemblait pas vraiment à celle que deux vrais potes avaient. C'était plus, c'était moins. Le terme « amitié » n'était que la couverture, le masque, qui dissimulait quelque chose de bien plus complexe. Diane aimait le jeune homme plus qu'elle le détestait; elle voulait le séduire plus que le briser en somme. Elle ne se contenterait jamais de n'être qu'une « simple amie », car cette dénomination ne lui allait pas du tout - comme si on avait collé l'étiquette « poisson clown » à un grand requin blanc. D'ailleurs, Diane savait qu'Elliyöt ne passait pas à côté de son charme vénéneux, loin de là. Ils se cherchaient sans cesse, dansaient sur un fil, deux inconscients en équilibre instable. Constamment. Diane serra la main d'Elliyöt. Le contexte changeait: eux aussi, chacun de leur côté. Mais ensemble, comment évoluaient-ils?
    Je crois plutôt que se serait à toi de juger. Tu as ton propre regard.
    Hmm, effectivement. Je prendrai le soin d'étudier cela en détail.
Il ne ressemblait plus vraiment au Elliyöt avec lequel elle avait joué auparavant. Il savait ce qu'il faisait, désormais. Bien, au moins une de ses questions avait trouvé sa réponse. Restait à trouver la solution de la seconde.
Par un subtil glissement, Diane se retrouva face à Elliyöt, en prenant soin d'éviter son regard. Elle avait besoin de quelqu'un. Toutes ses marionnettes s'éloignaient, leurs fils se distendaient. Diane n'avait presque plus aucun pouvoir, alors elle devait tenter. Se rassurer. Se dire qu'il serait toujours là pour elle, même si elle lui faisait mal. Parce-qu'il l'aimait, hein? Il l'aimait au moins aussi fort qu'elle l'aimait. Même si elle leur faisait mal, même si elle jouait avec eux. Diane serra les dents très fort pour ne pas abandonner. Puis, elle plongea son regard sombre dans les yeux clairs du Gryffondor, et posa ses deux mains sur ses joues.
    ...
Elle ne put parler. Les mots étaient coincés dans sa gorge, ne semblant pas vouloir sortir.
Putain de merde. Pourquoi, pourquoi? À chaque fois qu'elle était avec lui, c'était la même chose. Ce qu'elle était conne. À chaque fois qu'elle croyait le manipuler, ou dominer la situation, c'était lui qui contrôlait tout. À chaque fois qu'elle le touchait, ses masques tombaient peu à peu. Comment faisait-il pour la rendre si vulnérable?

Elle ne savait que trop bien ce qu'elle faisait. Depuis tout ce temps... l'évidence avait enfin frappé à sa porte. Elle voulait savoir. Elle mourrait peut-être au cours de l'année, et Caleb également. Personne ne se soucierait de son corps parce-que personne ne tenait vraiment à elle. À part, peut-être, ce grand brun aux yeux rieurs. Il devait être à des lieues de s'imaginer que leur entrevue tournerait ainsi, mais c'était le moment où jamais. Seuls, au calme, sans personne pour les embrouiller, à part son esprit tordu et ses remords douloureux.
    Arrêtons de jouer. Dis-moi, Elliyöt, il faut que je sache. Dis-moi. Diane déglutit péniblement. On est quoi, toi et moi?
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MessageSujet: Re: Broken || Diane ♥ TERMINE   Sam 9 Avr - 1:32
    J’observais son petit nez légèrement aquilin, mais fin. Il était tout mignon. Tout mignon. Je l’aimais bien son nez. Je l’aimais bien son petit nez moi. Il était beau. Comme ses joues d’une douce pâleur qui autrefois étaient quand même plus éclatants et moins osseux. Mais sa transformation physique dû à cet été, ne me choquait pas plus que ça. Elle restait la Diane que j’avais connu c’est tout. Certes, je voyais que certains de son caractère étaient plus soulignés que d’autres, mais elle était toujours égale à elle-même. Et tant mieux d’ailleurs. Je ne voulais pas qu’elle change. Elle était parfaite comme ça. Elle était parfaite voilà tout. Je l’aimais comme ça. Une mêche de ses cheveux tombait alors sur ses grands yeux bruns profonds et remplit de cette tristesse qu’elle ne voulait pas faire apparaitre mais que je voyais malgré tout. Elle était belle. Elle était très belle. Moi qui n’aimais que les blondes, je devais avouer qu’elle était belle. J’avais envie de la prendre dans mes bras, j’avais envie de faire disparaitre ses tourments, qu’elle retrouve un semblant de sourire. Mais je savais que malheureusement je ne pouvais rien faire. Et cette impuissance me rendait totalement fou. Je détestais me sentir face impuissant devant la détresse des autres. Mais je crois que je n’avais pas remarqué que je faisais plus de choses que je ne pensais. Diane était un mystère malgré tout. J’avais beau commencer à la connaître relativement bien, elle restait un mystère. Un mystère que je voulais élucider. Ma curiosité était sans doute trop grande mais j’avais besoin de la satisfaire. Je savais que je ne finirais jamais de la découvrir. Jamais. Et c’était ça le plus plaisant. On ne se lasse pas de Diane. Jamais.

      DIANECogner dans ce miroir ou cogner dans ce mec qui a fait je-ne-sais quoi à Danaé?


    Je la regardais alors surpris. Elle était au courant. Comment étais-ce possible ? Je ne le savais pas, mais je me doutais qu’elle savait des choses sur moi que je m’efforçais à cacher. Finalement, ça ne m’étonnais pas d’elle. Encore une fois, Diane était pleine de mystère et le fait qu’elle sache des choses sur moi que pratiquement personnes ne savaient, montrait qu’elle était pleine de ressources et des surprises. Pourtant, le fait qu’elle sous-entende le prénom de Noah, éveillait déjà en moi cette colère et cette haine destructrices. C’était bient plus fort que moi. Il avait ce pouvoir sur moi. Il avait le pouvoir de me mettre tellement en colère, de me mettre tellement en dehors de moi, que j’en devenais fou, fou et dangereux. Parce que j’étais autant capable de casser cette vitre, que de le tuer lui ou encore de sacager une salle de classe. Etait-il possible que quelqu’un vous mette tellement en colère que ça ? Etait-il possible de haïr à ce point ? Quitte à en devenir fou et avoirs des envies de meurtres ? Oui, Noah était là pour me le montrer et Diane venait de me le rappeler. Je choisis alors de ne pas répondre à sa question. De toute façon, elle savait déjà la réponse.

    Sa seconde phrase me fit sourire. Je n’aimais pas le terme « gentleman en détresse » qu’elle avait employé. Je n’aimais pas me sentir si démuni, si haineux, si hors de moi. J’avais totalement l’impression de perdre le contrôle de moi-même et de tout ce qui m’entourais. Et pourtant, c’était bel et bien ce qui m’arrivait malheureusement. Là aussi, je choisis de ne pas répondre à Diane. De toute façon, je n’avais plus rien à dire là aussi. Je regardais ma main. Je regardais le bandage qu’elle m’avait mit pour constater qu’il était parfait. Elle savait faire des choses avec ses mains. Elle était douce quand elle le voulait… comme elle pouvait ne pas l’être parfois. C’était ça Diane. C’était un paradoxe.

    Ses deux mains se posèrent alors sur mes joues. Elles étaient douces. Comme ses lèvres. Je me souvenais de ça. Et j’en gardais un délicieux souvenir, un délicieux baiser. Comme la fille avec qui je l’avais échangé. Je fermais alors les yeux pour mieux les sentir, pour mieux m’encrer leur douceur dans la peau, pour toujours me rappeler que ces mains lui appartiennent à elle et à elle seule. Je me détendis alors et j’oubliais Noah, Danaé et tout ce qui pouvait exister autour de nous. Seul, elle et moi comptait en cet instant. Elle et moi. Seuls. Dans cette pièce. C’est tout. Je rouvris les yeux et plongeais mes yeux bleus dans ceux chocolat de la Poufsouffle. Elle ouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais aucun mot n’en sortit. Aucun. Alors j’attendis. J’attendis. Elle finirait bien par les trouver les mots de toute façon.

      DIANE Arrêtons de jouer. Dis-moi, Elliyöt, il faut que je sache. Dis-moi. On est quoi, toi et moi?


    Elle avait mit un moment avant de prononcer ses mots. Je savais qu’elle avait du mal. Et je savais aussi qu’elle voulait une réponse. Mais que lui répondre exactement ? Moi-même, je ne savais pas trop ce qu’elle était. Elle n’était pas mon ennemie, mais ma face plus sombre. Elle n’était pas mon amie, mais plus que ça. Je l’aimais Diane. Je l’aimais d’un amour particulier, je l’aimais du même amour qu’elle sans doute, mais je ne savais pas lequel. Je ne savais pas. Tout était confus à vrai dire. Nous étions trop proches pour être des amis et trop ambiguë pour être des ennemis. Diane et moi, ça n’était pas une relation comme les autres. Diane et moi c’était l’attirance mutuelle l’un pour l’autre et l’amitié légère, friable, fragile. Je savais qu’elle était capable de faire mal. Mais je l’acceptais. C’était le prix à payer pour être proche d’elle. Et je continuerais de l’aimer malgré tout. Je continuerais de l’aimer mais si je souffre. Et jamais, jamais, je ne la ferais souffrir. Pas comme la dernière fois. Je ne la trahirais plus parce qu’elle m’était trop chère et trop indispensable. Un monde sans Diane serait bien triste. Trop triste et tellement monotone.

    Je la regardais toujours droit dans les yeux. J’ouvris alors la bouche, mais ne su pas quoi dire en fait. Alors je la refermais. J’essayais de comprendre ce lien mystérieux qui nous guidait, mais j’en étais incapable. Incapable.

      ELLIYÖT Pas des ennemis et pourtant tu fais apparaitre en moi certaines tâches noires de mon esprit. On est trop proches pour être des amis et je ne saurais te considérer comme une simple amie. Je crois… je crois que nous sommes plus. Bien plus. C’est compliqué. C’est ambiguë. Il y a cette attirance qui est là malgré tout, cette attraction, qui nous pousse l’un vers l’autre. Mais que sommes-nous vraiment ? Je sais pas. Nous sommes. C’est tout.


    Ca n’avait été qu’un murmure. Je n’avais pas voulu parler fort. Je ne voulais que ce ne soit qu’elle qui entende. J’avais dit la vérité. J’étais sincère. Je ne savais pas. Nous sommes. Et c’est tout ce qui comptait. Je passais alors une main sur sa joue et caressa ensuite ses cheveux bruns. Nous sommes. C’est tout.


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MessageSujet: Re: Broken || Diane ♥ TERMINE   Dim 22 Mai - 11:39
Broken

Ce n'est pas une scène de film. Les deux personnages qui se parlent ne sont pas des acteurs. Il n'y a pas de musique tragico-romantique en arrière plan, la fille n'est pas maquillée, le garçon n'est pas impeccablement coiffé. Il s'agit simplement de deux jeunes gens, de deux adolescents. Le garçon est beau, et a l'air bienveillant. Des yeux bleus, une chevelure noire, mais un air indescriptible sur son visage. Surpris, apaisé, en colère, désireux. La fille qui lui fait face a de longs cheveux bruns. Elle tient le visage du garçon dans ses mains, s'approche. Ses yeux noirs sont emplis de douleur et de peur. La position de son corps trahit ses émotions, ses envies - pourtant, on devine qu'elle n'a pas l'habitude de laisser transparaître ce qu'elle pense. La scène n'est pas figée, mais il n'y a pas de bruit. Pour le moment, seules leurs respirations décalées troublent le silence. Elle attend. Il comprend, mais ne sait pas quoi dire. Il s'attend, elle le comprend.
La question trouve finalement sa réponse dans un murmure furtif. Les mots se sont déjà évanouis dans l'air tandis que lentement, il caresse sa joue, passe sa main dans ses cheveux. Elle ne le quitte pas des yeux. N'est pas du genre a être complètement comblée par les murmures. S'avance. À petites touches, comme on peint un tableau. Elle sait qu'il veut tout autant qu'elle; elle sait qu'il ne peut se le permettre, tout comme elle. Mais elle sait que les choses ont changé, elle sait encore qu'elle n'est plus la même. Elle devine que l'avenir est sombre, elle croit qu'elle peut ignorer les conséquences - c'est ce qu'elle a toujours fait. Le succès lui a toujours tendu les bras, mais à présent, c'est la chance qui lui ferme la porte au nez. Quant au souvenir... Elle se rappelle ses moindres faits et gestes. Toutes leurs paroles, tous leurs sourires, ils sont ancrés dans sa mémoire. Ce soir-là était magique. Et aujourd'hui....

... c'est la même chose. « Nous sommes? » C'est un bruissement éphémère. La fin d'un soupir, la mort d'un murmure. Une question, une réponse également. Ils sont.
Et elle joint leurs lèvres délicatement, comme la première fois.

La réalité les rattrape.

Elle, c'est Diane, lui, Elliyöt. Elle est une âme en peine, torturée, déchirée entre sa tête et son coeur. Entre sa part d'humanité et sa part d'ombre. Il n'est plus un garçon, c'est un homme solide et fier. Heureux, il se contente de faire le bien autour de lui. Elle est censée avoir un petit ami - Caleb. Il est amoureux d'une magnifique jeune femme, Lulvia. Et pourtant. Elle le fascine, elle le désire. Il est sous le charme, elle est piégée. Et ils sont tous les deux, pour la seconde fois, partageant un moment d'éternité dont eux seuls ont le secret.
Elle met fin au baiser, bouleversée. Elle ne doit pas, il ne peut pas. Ils ont tous deux faits des promesses qu'ils doivent tenir, sont liés à des serments d'honneur et de fierté. Mais ils sont... improbables, imprévisibles. Ils sont différents, ils sont une seule entité. Ils sont tourmentés, ils sont brisés. Ils ont mutuellement besoin de l'autre. Et ils le savent, même s'ils le nient.
Diane s'éloigne, n'osant pas regarder celui qui était. Son coeur bat tellement fort, sa respiration est hachée. « Je suis désolée, sincèrement... désolée. » Elle se détourne rapidement pour ne pas qu'il voie ses larmes, marche vers la sortie d'un pas décidé. Pauvre petite Diane. Que lui arrive-t-il? Deviendrait-elle faible? Elle ne préfère pas y penser, pose la main sur la poignée avec l'espoir, futile peut-être, qu'Elliyöt la rattrapera. Elle ne peut faire taire son coeur qui ose penser l'impensable. Diane ne se retourne toujours pas, quelque chose la retient. Se retourner, c'est le regarder, c'est revenir vers lui, c'est être faible. Elle n'a pas le droit de gâcher son bonheur, pas à lui. Pas après tout ce qu'il a fait pour elle, pas après tout ce qu'elle a fait à cause de lui. Il est heureux, c'est bien. Elle ne l'est pas, tant pis. Elliyöt mène la danse. S'il veut, il fera. Sinon, si elle ne sent pas sa main se poser sur son épaule, ses bras enlacer ses hanches, alors elle partira.

Ils sont, et elle partira de sa vie.


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MessageSujet: Re: Broken || Diane ♥ TERMINE   Dim 22 Mai - 16:12

        I let it fall, my heart, And as it fell, you rose to claim it It was dark and I was over Until you kissed my lips and you saved me My hands, they're strong But my knees were far too weak To stand in your arms Without falling to your fee But there's a side to you That I never knew, never knew. All the things you'd say They were never true, never true And the games you play You would always win, always win But I set fire to the rain, Watched it pour as I touched your face, Well, it burned while I cried 'Cause I heard it screaming out your name, your name! ▬ ADELE-Set Fire to the Rain




    Son odeur. Ses yeux. Ses lèvres. Ses joues. Son nez. Ses mains. Son corps tout entier. Je désirais tout. Tout m’attirait. Tout me donnait envie. Quelque chose me poussait vers elle. Quelque chose qui balayait tout sur place. Mes promesses. Mes sentiments. Mon amour. Tout en devenait déstabilisant. Et j’oubliais le monde. Et j’oubliais Lulvia. Et j’oubliais Caleb. Et nous étions seuls. Seuls au monde. Et elle m’attirait. Et elle était irrésistible. Et il n’y avait plus aucune manipulation dans ce jeu. Il n’y avait que les corps. Il n’y avait que les âmes. Il n’y avait que les sentiments. Et cette attirance était toujours bel et bien là, et nous attirait l’un contre l’autre. Elle s’approchait toujours un peu plus de moi et je ne pouvais pas reculer. Ma tête me disait de tout arrêter. Mon cœur lui, voulait tout autre chose. Déchiré entre la raison de la tête et la raison du cœur. Et mes jambes ne bougeaient toujours pas. Et mon corps palpitait à une vitesse fulgurante dans ma poitrine. Et j’avais si envie de l’embrasser. De ressentir ses lèvres sur les miennes. De ressentir cet instant magique que nous avions déjà vécu une fois, il y a si longtemps.

    Est-il possible d’aimer deux personnes en même temps ? Est-il possible d’aimer Lulvia et Diane en même temps ? Beaucoup m’auraient dit non. Et moi aussi j’aurais dit non. Mais aujourd’hui, je n’étais plus sûr de rien. Je n’étais plus sûr de savoir ce que je voulais. J’avais des projets avec une étoile mais je désirais la Lune. Et mon cœur battait pour l’un et puis pour l’autre. Etais-ce mal d’aimer deux personnes à la fois ? D’aimer deux femmes extraordinaires autant l’un que l’autre. D’aimer une jolie blonde qui se trouve être votre premier amour, qui malgré sa tromperie fait toujours autant battre votre cœur quand elle vous embrasse. D’aimer une brunette indomptable, qui malgré toutes ses manipulations fait battre votre cœur. Etais-ce mal d’être partagé entre deux femmes ?

    Elle parla. Ses douces lèvres se mirent à bouger, un doux son sortit de sa bouche, parvint jusqu’à mes oreilles. Un son très léger, mais que je compris parfaitement. Nous sommes. Nous sommes deux personnes, deux entités, deux âmes, deux adolescents un peu pommé, un peu perdu dans ce monde trop grand et trop violent pour nous. Nous sommes deux futurs adultes qui ont peur des autres, de ce monde impitoyable. Nous sommes deux adolescents qui se cherchent, deux êtres totalement opposés mais qui se complètent parfaitement. Elle la lune. Je suis le soleil. Nous sommes deux astres. Deux étoiles. Deux créatures que créa l’Univers. Nous sommes.

    Et alors ses lèvres se posèrent sur les miennes. Et alors, le monde disparut autour de moi. Et alors je volais, je rêvais, j’étais le plus heureux. Et je la serais un peu plus contre moi. Et nos lèvres s’étaient celées. Nous faisons la pire erreur que nous aillons commis. Et d’un seul coup, la magie s’en va, la réalité nous rattrape et ses lèvres quittent les miennes. Et j’ai froid d’un seul coup. Et j’ai si froid loin d’elle. Et nos regards se croisent un instant et j’ai peur qu’elle s’en aille. Mais elle s’éloigne quand même et nos deux corps se séparent, mes bras retombent le long de mon corps, mon cœur bat toujours vite. Elle s’excuse alors. Elle semble paniquée. Elle semble perdue. Et un instant, je m’en veux. Je m’en veux de lui faire mal sans le vouloir. Et un instant, je m’en veux d’avoir fait des promesses que je ne tiendrais peut-être pas. Et je m’en veux d’aimer Lulvia et d’aimer Diane à la fois. Et je m’en veux d’être moi.

    Elle se détourne. Me tourne le dos et je reste planté là. Et ça me fait mal de la voir comme ça. Et ça me fait mal de la voir s’éloigner. Mais elle s’éloigne quand même et moi je reste pétrifié de peur. Et j’ai toujours froid. Et mon cœur bat toujours vite. Et j’ai envie de la rattraper et sentir encore une fois ses lèvres sur les miennes. Mais je ne peux pas. Parce qu’il y a Lulvia. Parce qu’il y a Caleb. Et elle finit par s’arrêter. Mon cœur bat toujours vite. Je l’entends dans ma tête. J’ai l’impression qu’il va sortir de ma cage toracique. Et elle s’arrête et j’entrevois alors de l’espoir.

    Mes jambes se mirent alors à bouger. Et je marchais et j’arrivais derrière elle, fermais la porte des toilettes pour ne pas qu’elle s’en aille. Ma main se posa sur son épaule et puis remonta vers son cou pour y dégager ses longs cheveux bruns. Je caresse alors son cou, puis sa joue et puis son cou et puis son épaule. Et finalement, je m’approche d’elle et lui murmure à l’oreille :

    ELLIYÖTReste. Je t’en supplie.

    Reste par pitié. Reste, j’ai besoin de toi, de ta voix, de tes baisers, de tes sourires, de tes regards, de tes remarques qui blesse, de ta présence qui est devenue indispensable. J’ai besoin de toi.

    Mais si tu veux partir, alors va-t’en, je comprendrais. Et je continuerais à t’aimer. Et je continuerais à voir te faire briller. Belle Diane. Belle Lune.


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MessageSujet: Re: Broken || Diane ♥ TERMINE   Lun 30 Mai - 20:52
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Elle attendit une éternité. Il lui semblait que jamais, jamais il ne viendrait. Manqua de défaillir lorsqu'elle sentit sa présence derrière elle, son souffle dans son cou, sa main dans ses cheveux. Elle était sur le point d'exploser. Un sentiment de bien-être l'envahit, dissipant ainsi tous ses remords, toute sa culpabilité. Diane n'avait jamais compris l'effet qu'Elliyöt exerçait sur elle. Si elle le rendait plus sombre, il la rendait lumineuse. Simplement lumineuse. Et finalement, heureuse. Diane cesse de respirer. Heureuse. Elle ne peut pas être heureuse, elle ne sait même pas ce que ça veut dire. Les larmes dévalent ses joues et meurent au creux de son cou. Elle se tourne vers Elliyöt, ses grands yeux noirs noyés de tristesse, lèvres tremblantes.
    — Reste. Je t’en supplie.
Elle cède, enfouit sa tête dans sa nuque, s'imprègne de son odeur. C'est d'accord, elle reste. Mais à quel prix? Elle trahit Caleb. Il trahit Lulvia. Diane trahit toujours tout le monde, de toute manière, pas vrai? Cette fois-ci, c'est peut-être différent, finalement. Peut-elle vraiment s'attacher à quelqu'un, durablement? Elle finit inévitablement par faire du mal à ceux qu'elle aime, bien plus qu'à ceux qu'elle n'aime pas.
Et est-ce qu'elle aime Elliyöt?
Les questions se bousculent dans sa tête, trop en une seconde, trop pour elle. Mais où est passé l'énigmatique, la forte, la sarcastique, la diabolique Diane? Elle ne se reconnaît plus. Deviendrait-elle une bonne âme? La question a de quoi faire rire. Elle qui a toujours été l'âme damnée du pire psychopathe de Poudlard, la voilà en train de se pâmer comme une adolescente pour un Ange. Pardon, elle est adolescente. Elle a l'impression qu'elle ne peut plus respirer normalement, alors que la réponse s'impose à elle comme une évidente évidence.
Oui, bien sûr qu'elle aime Elliyöt. Elle est amoureuse de lui. C'est flagrant, n'est-ce pas? Elle ne sait pas quoi dire, pas comment réagir. Et son coeur, entre deux battements, se souvient de Caleb. Elliyöt, Caleb. L'Ange, le Démon. Rouge versus Vert, lumière versus ombre. L'infini combat entre le Bien et le Mal, et elle, au milieu - funeste funambule en équilibre sur la mince frontière qui sépare les deux mondes. Diane est l'élément qui complète l'un ou l'autre: elle est le noir dans l'immensité immaculée d'Elliyöt, et le point blanc dans les ténèbres de Caleb. Diane a envie de pleurer. Son coeur bat pour les deux, à lui exploser la tête. Ses sentiments se mêlent et se brouillent, sa raison se glisse sournoisement dans l'histoire et disfonctionne tout.
Diane est un peu mal en point (elle le sera plus après La Cage - épisode dont elle n'a, toutefois et à l'heure actuelle, pas encore conscience). Elle a envie de stabilité, désormais. Elle ne veut plus être le souffre-douleur de son amant, elle ne veut plus être une garce - ce jeu l'amuse de moins en moins, vu la situation du Château. Elle veut qu'on l'aime, qu'on la soutienne, qu'on la rassure. Elle veut qu'on l'enlace, qu'on la berce, qu'on l'embrasse. Elle veut être sereine, pour une fois. Et elle sait que seul Elliyöt peut lui apporter ce sentiment de plénitude.

Mais Elliyöt n'a pas forcément besoin d'elle, n'est-ce pas? Il n'a pas besoin d'une fille brisée-rafistolée, aux pulsions obscures et aux desseins sombres. Il doit vouloir une belle princesse aux yeux bleus et aux cheveux blonds, souriante et lumineuse. Une vraie princesse de contes de fées, pas la méchante brune qui veut dominer le monde et tuer les gentils.
De légers tremblements commencent alors à secouer la faible, pauvre petite Diane. Si perdue entre ses deux amours. Et voilà qu'elle pleure, déversant son chagrin dans les bras de son ange gardien. C'est une sensation étrange... Avec Caleb, elle a toujours gardé ses larmes secrètes. Se contentait de lui offrir ses lèvres, de le laisser poser ses mains sur son corps, de se courber sous ses caresses et de soudainement, décider de tout arrêter. Car avec lui, elle pouvait jouer. Mais le Rouge & Or, lui, est une marionnette qui a brisé ses fils d'argent, et qui, inconsciemment, rend la maître terriblement esclave.

Sa voix continue de trembler. Son maquillage coule. Pauvre chérie, pauvre enfant.
    — Elliyöt, je...
Non, elle ne va pas le faire, quand même pas? Ces mots, elle les réservait pour Caleb, lorsqu'il se serait calmé. Lorsqu'elle aurait vu en lui autre chose qu'un mégalomane sociopathe avide de gloire. Lorsqu'il serait doux et aimant avec elle. Lorsqu'il lui dirait franchement, elle aurait pu lui répondre. Mais maintenant, ces mots, elle s'apprête à les offrir à un autre. Sa raison hurle oui, son coeur hésite. Bat trop fort, d'ailleurs. Elle peut toujours nuancer, n'est-ce pas? Ou même se taire; mentir? Non, le mensonge n'est plus envisageable. Pas avec Elliyöt. Comment pourrait-elle lui mentir une seule seconde encore, après ce qu'il vient de se passer? Les larmes ne s'arrêtent plus de couler. Elle ferme les yeux, n'ose pas le regarder, ne veut pas se laisser hypnotiser par ses iris d'un bleu surnaturel. Ne veut pas voir son visage bouleversé, ses lèvres appelant au baiser.
De toute façon, c'est trop tard maintenant. Elle doit aller jusqu'au bout. Et alors qu'elle ferme les yeux, très fort, un visage se dessine - c'est pour ça qu'elle tente de parler vite. Car ces mots, si elle les dit à Elliyöt, s'adressent également à Caleb, tandis que ses cheveux bruns, ses yeux chocolat, son allure de star et lui tout entier reçoivent une partie de la phrase.
Parce-qu'elle ne peut pas choisir.
Jamais.
C'est impossible.
    — Je crois que je t'aime.





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Broken || Diane ♥ TERMINE

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