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 MAI 1997 | J'ai peur de la suite. { Drake | TERMINÉ

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Rika N. Winfield
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MessageSujet: MAI 1997 | J'ai peur de la suite. { Drake | TERMINÉ   Sam 15 Jan - 8:00
MAI 1997 – 5:57 am
LENDEMAIN DE LA MORT D’ALBUS DUMBLEDORE




    Dumbledore est mort. Mort. Ce grand homme a rendu la vie hier soir, et encore, personne ne peut croire à ce qui s’est passé. Il est mort, il est mort dans cette nuit noire qui a séparé le soir au matin, cette nuit qui a coupé hier, laissant apparaître demain, dans un cycle continu qui jamais ne s’interrompt. Il est mort. Le phénix a chanté. Il a chanté son désespoir et tout le monde était éveillé. Tout le monde a su. Personne n’a pu éviter. Ils étaient tous là. Réveillés, perdus, contrariés. Des mangemorts dans Poudlard. Des tonnes de mangemorts s’infiltrant dans le château qui pourtant avait été si bien protégé. Depuis le début, ce mensonge, cette grande période de doutes. Dumbledore est mort et tout le monde est sous le choc de cette atroce nouvelle. Certains pleurent, certains tentent de raisonner, certains sont tellement confus que rien ne peut se dire. Rien ne sort de leurs lèvres. Tout est tellement silencieux que même les plus bavards se taisent tandis que la nouvelle est projetée, tandis que leurs directeurs de maison les renvoient dormir… Et eux, si confus, ne savent plus où donner de la tête. Le sommeil leur est impossible, après des heures, malgré leur fatigue, leur sommeil leur est enlevé, arraché. Les pensées les plus obscures rôdent, envahissent, éteignent les feux d’espoir. Rien ne reste que de la fumée noire qui envahit l’esprit, qui brouille, qui tue. Dumbledore est mort. Des mangemorts… Plein de mangemorts. Mort, Mort, Mort. Le cadavre tombant du directeur. Les élèves qui accourent dehors. Ce serrement de cœur et tout ce doute qui les envahit. Et ils le voient. Lui, le sorcier le plus puissant de tout les temps, le plus sage, le meilleur… Mort. Mort. Un visage pâle sans une seule goutte de vie. Un cadavre qui ne pourrait jamais revenir à lui.

    Dans la salle commune, ce fut le désastre, car personne ne pouvait dormir, personne ne le voulait, et tout le monde semblait encore sous le choc. Personne ne voulait le croire. Personne ne voulait le penser… Il ne pouvait vraiment être décédé. Pourtant, les yeux ne trompaient pas : Ils l’avaient tous vu. Tous. Dans les larmes et dans les cris d’horreur, ils avaient tous vu la même chose, cette même mort atroce. Tellement atroce… Elsa avait eu un air tout aussi troublé que les autres, tout aussi incompréhensif. Elle ne voulait pas y croire, elle refusait de voir quelque-chose de ce genre arriver. Et pourtant, la vérité est frappante, trop frappante pour croire en autre chose. Sous le choc, elle s’était dirigée rapidement, la main sur la bouche, les larmes aux yeux, dans les dortoirs, avec Evy, où les deux n’avaient fait que se regarder sans rien dire pendant de longues minutes. De longues minutes qui avaient été intenses, sans qu’aucune ne puisse fermer l’œil ni dire un seul mot ; les paroles étaient inutiles, entre elles. Ce lien était puissant et profond, un lien qui ne pouvait se briser et qui resterait à jamais solide. Elles se serrèrent dans leurs bras silencieusement, pleurant avec des larmes tout aussi discrètes, sans sanglots, leurs regards tout aussi traumatisés, rond, incrédule, confus et à quel point attristé.

    Il était alors dans les petites heures du matin, peut-être deux heures, quand elle finit par fermer l’œil, comme au bout de ses forces, tellement fatiguée, comme tous les autres qui eurent du mal à retrouver ce sommeil si troublé. Elle ne dormit pas longtemps, ses rêves bloqués par des tonnes de pensées, des pensées qui venaient troubler et qui la hantaient, revoyant le corps de Dumbledore, revoyant les mangemorts converger et partir. Elle n’avait que fermé l’œil que deux petites heures quand, incapable de se rendormir, traumatisée et tremblante, elle sortit de son lit sans vouloir réveiller les autres, certaines autres filles dans le même dortoir la voyant passer avec des regards tout aussi troublés que le sien, quand elle refermait la porte derrière elles et qu’elle se dirigeait vers la Salle commune. Dans les fenêtres, elle n’avait vu que noirceur totale. Aucunement que le soleil ne s’était encore levée. Il était trop tôt. Beaucoup trop tôt pour que quiconque puisse même avoir une seule pensée pour se réveiller. Pourtant, elle savait très bien qu’elle n’était pas la seule qui devait être dans cet état désastreux. La Salle Commune n’était pas remplie, mais certains dormaient malgré eux sur les chaises et les canapés. Les Poufsouffles étaient des personnes émotives, beaucoup avaient pleuré, beaucoup avaient eu du mal. Les Jaunes et Noirs souffriraient atrocement de cette perte. Comme tout le monde…

    Oui, comme tout le monde.

    Elle ne pouvait rester en place. Elle avait trop de mal, et ne pas bouger lui rappellerait ce mal qu’elle ne voulait pas ressentir, lui rappellerait cette terreur de la veille, lui rappellerait cette douleur intérieure qu’elle aurait à vivre pour les prochaines semaines. Qu’arriverait-il s’il y avait des cours ? Ils ne pouvaient pas… Non, elle aurait trop de mal à se concentrer. Il n’y en aurait pas, se disait-elle. Non, il n’y en aurait pas. Elle tenait ses coudes de ses deux mains, tremblante, les yeux toujours remplis de larmes. Ses longs cheveux noirs descendaient dans son dos de cette manière si gracieuse qu’ils avaient, bougeant à chaque pas qu’elle prenait, des pas lents, posés, qui effleuraient à peine le sol sans faire de bruit. Son cœur lui faisait tellement mal. Elle semblait souffrir de partout. Comme si plus rien ne pouvait se faire ressentir que cette douleur qui l’envahissait. Pourtant, ses larmes restaient silencieuses, comme il y a quelques heures. Des larmes coulant sur son visage meurtri par la tristesse, le contour de ses yeux mauve par le manque de sommeil, tout le reste de son visage humide. Elle avait peur, elle était en doute. Elle ne pouvait accepter. Non, elle ne pouvait tout simplement pas. Son pas la menait vers la porte des Poufsouffles, où elle sortit sans mal, la poussant de cette main tremblante, regardant le château. Comme tout était pareil, comme tout était différent. Tout semblait prendre une teinte de gris plus prononcée. Elle monta les escaliers à côté des grands escaliers de marbre menant aux étages supérieurs, toujours de ce même pas hésitant, frôlant à peine le sol.

    Et alors, ses yeux rivés au sol depuis le début, elle levait finalement la tête pour regarder les portes de la Grande Salle. Les rubis de Gryffondor éparpillés. Toutes les marques de bataille qui jonchaient le sol. Les armures détruites, les portraits déchirés. Elle eut un horrible frisson à la vue de tout cela, une nouvelle envie de larmes qui montait en elle, une petite lamentation qui fit un écho dans ce qu’il restait de Poudlard. Ce qu’il en restait. Ce rien qu’il restait sans lui, le directeur, Dumbledore. Elle tremblait toujours, tandis qu’un nouveau frisson l’animait. Tout semblait si froid, si gris. Si dévasté. Comment pouvait-elle seulement penser pouvoir revenir ici sans avoir ce sentiment de cœur qui se serre, de gorge nouée, de larmes ? La jeune Rosefield ne pouvait par contre pas s’arrêter de marcher, et alors elle continuait dans les couloirs, elle montait cette fois les escaliers de marbre, regardant autour, n’entendant que sa respiration, l’écho presque inédit de ses pas. Comme si toute vie avait été stoppée. Pourtant, des âmes perdues comme elle virevoltaient dans l’air de l’école, dans leurs dortoirs, partout. Elle n’était pas la seule. Elle n’était pas la seule et personne ne serait là pour la contredire. Elle ne voulait pas… Être laissée à elle-même. Et pourtant, elle continuait de marcher, comme si rien ne pouvait l’arrêter. Elle voyait des tableaux, certains pleuraient. Sûrement qu’eux aussi étaient au courant, incapables de fermer l’œil. Certains la regardaient passer sans dire mot, certains autres compatissaient, d’autres sanglotaient en approbation avec la tristesse de la jeune femme.

    C’était atroce de penser que tout ça s’était vraiment passé.

    Où était son optimisme et son sourire ? Où était-elle passée ? Pourquoi devait-elle se sentir si perdue ? Tant de questions… Pourquoi avait-il dû mourir et les laisser dans la panique… ? Et… Voldemort… Que ferait-il maintenant ? Il devait jouir de ce nouveau pouvoir, ce pouvoir que tout le monde craindrait. De ce pouvoir qui faisait peur.ils mourraient tous de ses mains. Ils allaient périr de ses assauts incessants. Il serait immortel, règnerait sur tous. Personne ne pourrait lui échapper. Les moldus seraient traités comme des esclaves, les autres comme des vulgaires chiffons. Seulement les Purs pourraient survivre dans la panique. Ils allaient tomber comme des mouches les uns après les autres… La peur envahissait la Poufsouffle, la panique faisant trembler une nouvelle fois tout son corps. Elle avançait, tournait un nouveau couloir, sans même regarder devant elle, trop prise, cette fois, dans ses sombres pensées. Les larmes coulaient et continuaient comme une rivière incessante sur ses joues. Jamais ne pourrait-elle s’en remettre. Jamais ils ne pourraient un jour se sortir ce pétrin. Tout cela était fini. Depuis le début, Harry Potter n’avait été qu’un simple gamin qui jouait les héros. Ils étaient perdus à jamais.

    Trop de choses rôdaient dans son esprit, tellement de choses qu’elle se sentait sur le point d’exploser. Elle n’en pouvait plus, plus de toute cette pression en elle, plus de se retenir, elle n’en pouvait simplement plus. L’écho de ses pas semblait plus pressant, plus dur au toucher du sol de marbre. Sortie de sa bulle, elle remarquait les dommages, son cœur battant la chamade, ses tempes criant leur douleur, comme si sa vie entière allait basculer – comme si elle ne l’avait pas déjà fait, comme si tout cela n’était qu’une illusion. Qu’une foutue illusion. Ils étaient perdus depuis le début. Perdue, agonisant du sort qui les attendait, incapable de continuer cette errance, elle s’effondra dans un coin, derrière une armure, enfoncée dans le mur, le dos contre le mur, se recroquevillant doucement, se mettant à sangloter doucement.

    Que feraient-ils maintenant ?


Well, you can't get what you want
But you can get me.
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Christabella I. Lockwood
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MessageSujet: Re: MAI 1997 | J'ai peur de la suite. { Drake | TERMINÉ   Mer 19 Jan - 1:44
    Dumbledore est mort.... Assassiné. Tué. Trahi. Quoi ? Qu’est-ce que je dis là ? C’est impossible, me direz-vous. Dumbledore est le plus grand magicien au monde et ne peut être vaincu, me direz-vous. Et bien la triste vérité est que, oui, le plus grand sorcier de la Terre, non.... De l’univers était mort hier soir. Comment ? Pourquoi ? Qui l’a tué ? Ces questions là, Drake n’en avait aucune idée. Ce qu’il savait, c’était que personne n’était capable de dormir. Certains pleuraient... D’autres avaient peur. Les couples se réunissaient pour se consoler l’un l’autre. Drake en avait des larmes aux yeux. Dumbledore était mort et il avait énormément de la difficulté à se le rentrer dans la tête. Allez, Drake... Réveille toi de ce foutu cauchemar. Ouvre les yeux et montre que tout cela n’était que le fruit de ton imagination. Sauf que peu importe les fois où il se pinçait... qu’il essayait de se prouver que ce n’était qu’un mauvais rêve, il ne se réveillait pas. Il était déjà réveillé. Tous avait vu l’ancien directeur de Poudlard décédé. Oui, tout le monde. Les Poufsouffles étaient tous dans le même état : sur le bords des larmes (ou en pleurs), ne trouvant pas le sommeil, déprimés, apeurées, terrorisés, même.


    Drake traînait dans la salle commune depuis un bon moment. Il regardait le vide tout en se promenant sans vraiment voir où il se dirigeait. Il pensait. Qu’allait-il arriver maintenant que Dumbledore avait été assassiné ? L’école allait-elle fermer ? Les mangemorts seraient maintenant capable d’entrer dans l’école des sorciers... Ça allait être l’enfer. Est-ce que ses parents le laisseraient retourner à cette école ? Sûrement, mais pas avec autant d’enthousiasme. Puisque c’était la seule école de sorciers en Angleterre et qu’il avait besoin d’y aller pour ses études, il n’avait pas vraiment le choix. Ce ne serait pas sans peurs et stresse, par contre.


    Dake avait énormément sommeil, mais comme la plupart des garçons (quasiment la totalité) du dortoir, il ne trouvait pas le sommeil. Drake était allé se coucher après une autre heure à tourner en rond. Il avait extrêmement besoin de dormir, mais il ne venait pas, ce foutu sommeil. Trop de choses lui tournait dans la tête. Puis, il ne pu se retenir et les larmes coulèrent. Des pleurs sans sanglots. Coulant de chaque bords de son visage en allant s’écraser contre son oreiller. Les heures passèrent. Une après l’autre. Certains réussirent finalement à s’endormir, mais pas Drake. C’était maintenant les petites heures matinales (environ trois heures du matin) et le Jaune et Noir n’arrêtait pas de bouger dans son lit. Il ne trouvait aucune position confortable pour dormir. C’est probablement une des raisons qui poussa Drake à sortir de son lit et de se lever. Probablement que d’autres, ne trouvant pas le moyen de s’endormir eux aussi, le regardait. Tant qu’à rester dans son lit à ne rien faire pendant toute une nuit complète, pourquoi ne pas aller tout simplement jouer un peu de guitare en bas ?... Non. Ce n’était pas le temps de jouer de la guitare... Woah pour que Drake Isaac Atkins ait le courage de dire quelque chose comme ça, il fallait que sa déprime soit au plus bas. En fait, c’était peut-être le cas. C’était le cas pour tout le monde.


    Drake se rendit dans la salle commune des Poufsouffles. Il y avait encore des étudiants, même si la plupart étaient partis dans les dortoirs. Dans ceux qui restaient, certain dormaient, d’autres regardaient le vide, etc. Drake vit une chevelure de jais qu’il ne connaissait que trop bien. Elsa ou Evy ? Telle est la question. S’approchant de cette jumelle Rosefield, il posa doucement sa main sur son épaule pour ne pas lui faire peur. Elle était assise à une table et regardait le vide, comme la plupart des Poufsouffles. Le jeune sorcier lui demanda si c’était Elsa ou Evy avec une voix compatissante ainsi que triste, en même temps. C’était Evy.. Pas que Drake était déçu de la voir, mais Il aurait bien voulu la voir. Elle devait être aussi triste que lui, si ce n’était pas plus. Elsa était très émotive. De plus, elle adorait l’ex-directeur. Elle devait être dévastée... Il fallait que Drake la retrouve au plus vite. Lui demandant où elle était, la petite Evy lui répondit qu’elle était sortie de la salle commune depuis un bout de temps et qu’elle n’était pas revenue.


    Elsa toute seule dans le château ? Avec des mangemorts qui rôdaient encore peut-être ? Elle allait se faire tuer ! Flashback. Juin 1996. Elsa qui arrive, tremblante et en pleurs. Traumatisée par quelque chose ou quelqu’un. Il se souvenait encore de son regard apeuré. Ses larmes coulant sur ses joues. Elle qui s’était lancée dans les bras de sa sœur pour se faire réconforter. Tremblante comme une feuille. Elle qui semblait si fragile... Maintenant, Drake détestait la voir arriver un peu plus tard que d’habitude. Il avait peur que, quoi que ce soit qu’il s’était produit, il ne fallait pas que cela arrive encore une fois. Jamais. Maintenant, il fallait absolument la retrouver. Donnant un câlin à Evy en essayant de se faire le plus réconfortant possible en lui disant que tout irait bien, Drake pris la porte de la salle commune pour sortir. Lorsque celle-ci se referma sur un petit “bans”, ce fut le silence total dans les couloirs du château. Drake n’avait pas souvent vécu ça... Et probablement que pendant les prochains jours, ce même silence sera présent même pendant la journée. Les cours (s’il y en avait) seraient probablement extrêmement silencieux et personne ne réussirait à se concentrer... Non c’était impossible qu’il ait des cours. Complètement impossible.


    Drake se mit alors à marcher. Où ? N’importe où. Il allait chercher toute la nuit s’il le fallait. Evy ne semblait pas savoir où Elsa était allée alors... Il fallait chercher chaque endroit. Chaque étage. Chaque salle.... Si c’était possible, bien sûr. Les couloirs étaient dévastés. Il y avait eu une bataille incroyable ici, quelques heures avant que Drake ne mette les pieds sur le lieu de la bataille. Une bataille qui avait tout ravagé. Des tableaux brisés sur le sol. Des armures presque complètement détruites, des marques de sortilèges sur les murs, etc. C’était désastreux. Leur belle école... Elle qui avait tant servi à Drake et à tant d’autres élèves avant lui. Ça lui faisait mal au cœur de la voir aussi... Sombre. Drake continuait de marcher. Regardant dans les salles de classes si c’était possible. Où était Elsa ? Depuis une heure, environ, Drake cherchait sans arrêt. Il montait les escaliers, les descendais, regardait dans tous les coins, mais ne la trouvait pas... Elle était peut-être retournée à la salle commune finalement... C’est ce qu’il commençait à penser.


    La Grande Salle. Drake en avait presque des larmes aux yeux. Elle faisait pitié... Tout était détruit au complet. Les assiettes, les verres ainsi que presque tout se retrouvait par terre. C’était une catastrophe. Complètement... Drake n’en revenait tout simplement pas. Tout allait mal. Il avait vécu la pire journée de sa vie en une seule petite soirée. Et merde si en plus il ne retrouvait pas Elsa... Il ne pourrait simplement pas le supporter.


    Plus Drake cherchait et plus il s’inquiétait. Une autre demi-heure avait passée. Une autre interminable demi-heure où le Poufsouffle cherchait sans arrêt. Maintenant, son cœur battait fort dans sa poitrine. Avait-elle été enlevée par un ou une mangemort/e ? Non... Ça ne pouvait pas arriver ça. Pas ce soir. Pas après tout ce qu’ils avaient gagnés, ces meurtriers. Ils la laisseraient tranquille. La pauvre petite Elsa... Elle n’avait jamais rien fait de mal à personne. Quand est-ce que vous verrez Elsa menacer quelqu’un ou faire du mal ? Jamais. Jamais jamais jamais. Elle est trop gentille pour ça. Trop douce. Elle se sentirait trop mal de faire quelque chose de mauvais à quelqu’un. Elsa la Terreur !.... Non ça n’arrivera jamais. Concentre-toi Drake...


    C’est en revenant au premier étage que Drake eut son premier indice. Des tableaux parlaient entre eux. L’un d’eux disait avoir vu, et je cite : une jeune fille aux cheveux noirs si rayonnante et joyeuse qui, maintenant, était si dévastée... Un seul nom venait dans la tête du jeune sorcier : Elsa. Qui d’autre ? Qui se promènerait dans le château à cette heure si alors que les mangemorts venaient d’attaquer ? Même les fantômes semblaient avoir désertés l’école. Une fois que Drake eut demandé la direction par laquelle Elsa était allée, il la suivit. Demandant maintenant aux tableaux qu’il croisait, certain lui disaient qu’ils ne l’avaient pas vu. D’autres, dans une telle direction. Monte les escaliers. Par là... À gauche. À droite. Puis. Finalement. En arrivant quatrième étage, après plus de deux heures et quart de recherche, Drake entendit un son. Son premier signe de véritable vie depuis qu’il était sorti de la salle commune des Poufsouffles. C’était des reniflements. Quelqu’un qui respirait fort. Hésitant un instant avant de parler, il s’essaya tout de même.


      « .....Elsa ? »



    Aucune réponse. Drake avança vers le bruit. Ses pas résonnant dans le couloir, son cœur battant dans sa poitrine comme un tambour. Puis, il s’arrêta devant une armure. Elle semblait en bon état, tout de même. Le son semblait venir d’ici... Drake regarda autour et la vit enfin. En boule contre le mur. Elsa Danielle Rosefield. Sa meilleure amie qu’il avait cherchée pendant ces deux dernières heures... Peut-être trois. Il avait perdu la notion du temps. Drake murmura un tout petit Elsa. Elle faisait pitié. Elle pleurait toute seule dans son coin. Drake s’assis à coté d’elle, la prenant dans ses bras. Il frottait ses mains sur ses bras pour essayer de la réconforter. D’une voix douce, il prit la parole.


      « Qu’est-ce que tu fais là ? Ça fait deux heures que je te cherche... J’étais tellement inquiet.... Je ne sais pas ce que je ferais si tu n’étais plus là.... »



    Avec sa main droite, il commença à lui jouer dans les cheveux. Drake avait remarqué au cours des mois qu’elle aimait beaucoup ça. Peut-être est-ce que ça aiderait à la calmer... Drake était soulagé. Il l’avait finalement retrouvé. Le Poufsouffle sentait un stresse s’enlever. Maintenant, il devait faire ce qu’un meilleur ami est sensé faire : la réconforter du mieux qu’il le pouvait. De plus, son amour pour elle le motivait encore plus à essayer de lui redonner ne serait-ce qu’un petit sourire. Déjà, ce serait un énorme gain...

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Rika N. Winfield
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MessageSujet: Re: MAI 1997 | J'ai peur de la suite. { Drake | TERMINÉ   Sam 22 Jan - 7:02
    La pauvre Elsa avait du mal à seulement ouvrir les yeux et affronter cette affreuse réalité qui était présente tout autour d’elle. Non seulement tout venait de s’effondrer d’un seul coup, mais en plus de tout cela, la pitoyable réalité, la vulnérabilité de l’être humain à lui seul reprenait de l’ampleur. Tout cela était un coup très dur. Personne n’était immortel. Pas même le grand Dumbledore, ce sorcier exemplaire, ce directeur attentionné, ce puissant allié dans une guerre qui semblait maintenant perdu d’avance. Enfin, quel espoir pouvaient-ils avoir d’un jeune garçon comme Harry Potter ? Non, c’était impossible : jamais serait-il capable de tuer l’impossible, d’en finir avec Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Il fallait y faire face. Ils étaient tous morts, des âmes damnées d’avance, seulement des âmes, si faciles à écraser, si facile à détruire d’un simple souffle de vent. Ils étaient finis. Elle ne voyait que le noir s’étendant devant ses yeux comme une épaisse couverture, entendant seulement que le bruit non-rassurant de ses reniflements et de sa respiration presque haletante. Des pensées si noires dans un corps qui avait pourtant été si pur et si dénudé de toutes ces affreuses choses. Une jeune femme pourtant si optimiste... Comme si rien ne pouvait rester comme il était, maintenant, elle pleurait son âme et son corps en souffrait. Comment pourrait-elle faire autrement ? Ses pensées divaguaient sur ses parents, ses chers parents. Ils sauraient la nouvelle très bientôt. Ils voudraient les ramener à la maison le plus vite possible, elle et Evy. Poudlard n’avait plus rien de sécuritaire. Les mangemorts... Les... Elle frissonna une autre fois avant que d’autres larmes amères et salées coulent sur son visage dans ce qui semblait être une immense chute incessante. Elle n’osait même pas les essuyer, ces foutues larmes. ÇA ne donnait rien, elle était beaucoup trop triste pour oser faire quoi que ce soit, pour même bouger.

    Ici, elle était isolée. Personne ne la dérangerait dans sa tristesse. Cette tristesse se mêlant à cette peur intense qui ne cessait de monter plus le temps avançait. Sa soeur... Elle espérait tellement qu’elle ait pu trouver le sommeil. Qu’elle ait pu dormir au moins quelques heures de plus qu’elle. Qu’elle ne soit pas autant apeurée qu’elle à l’idée même de se retrouver ici. À l’idée qu’elle soit partie comme ça de la salle commune sans rien pouvoir dire. Il était encore tôt. Encore très tôt. Sûrement que personne n’était réveillé. Elle l’espérait. Elle voulait être seule, sans que personne ne puisse la déranger. Pas maintenant, non, car maintenant, elle devait se retrouver seule, penser, pleurer. Ses songes allaient rapidement vers Drake. Son meilleur ami. Elle l’avait vu. Il avait été tout autant dévasté qu’elle. À voir le corps inerte de Dumbledore. À être réveillé en plein soir par une horde de mangemorts s’en prenant à plein de gens, à tellement de gens. Tellement de blessés pour un seul mort. Tellement de terreur pour ... Cette mort. Pour cette simple mort. C’était sans dire que c’était sûrement quelque-chose de stratégique... Et rien de tout cela n’annonçait quelque-chose de bon. Tout le monde en était totalement conscient. C’était la panique, la terreur. Des temps noirs venaient de commencer. Et elle, isolée derrière cette armure, semblait se cacher de ce monde horrible.

    Elle était là, recroquevillée sur elle même comme un enfant apeurée, n’osant même pas bouger, comme si tout cela pourrait lui amener que malheurs et monstruosité. Comme si tout le poids de ce vaste monde, ce cruel monde, lui retombait sur les épaules en un seul instant, cet instant fatidique qui la tuerait, cet instant qui amenait des pensées si noires que l’encre n’avait rien comparé à celui-ci. Elle se sentait tellement mal. Comme si rien ne pouvait aller plus mal qu’en ce moment. Elle aurait dû parler. Elle aurait dû dire ce qu’elle savait. Ce mangemort infiltré dans l’école... Elle aurait tellement dû en parler. Noah. Sûrement avait-il été dans ce plan tragique. Peut-être en était-il un des auteurs. Un de ceux qui avaient amené toute cette chose. Les larmes montèrent une nouvelle fois aux yeux de la Poufsouffle. Elle aurait dû agir au lieu de se faire menacer de cette manière. Elle aurait dû le dénoncer. Ne pas attendre que tout cela se passe. Ne pas attendre la fin. Il était trop tard, elle ne pouvait plus reculer. Mais que ferait-elle, quand devant elle, dans cette route, la seule dans laquelle elle pouvait avancer, était aussi périlleuse et menaçante que tous les détraqueurs du monde mis ensemble ? Elle devait faire face à cette vérité : C’était foutu. Tout le monde serait plongé dans un règne de terreur. Le pire ennemi de Voldemort venait de rendre l’âme. Les mangemorts seraient tous en euphorie totale, jouissant de chaque mort qu’ils provoqueraient. Et Evelyn... Et tous les autres Nés-Moldus... comme elle avait peur de les voir mourir. Elsa ne pouvait s’empêcher de sentir que cela pouvait aussi être de sa faute... Toute de sa faute, à elle seule, la pauvre Poufsouffle sous l’influence d’un mangemort infiltré, sous des menaces incessantes de mort et des regards plus que terrifiants. Elle avait croulé. Et encore, ses membres semblaient trembler sans vouloir même s’arrêter, comme perdus, eux aussi, entre la vie et la mort, mais voulant se faire sentir, voulant faire savoir qu’ils étaient toujours là. Qu’ils n’avaient pas sombré dans l’oubli comme l’âme de celle qui les possédait. Celle qui aurait aimé mourir au lieu de voir tout ce désastre envahir ses proches, celle qui aurait aimé faire n’importe quoi pour ne pas voir les larmes couler sur les joues de sa jumelle, sur les visages de ceux qu’elle connaissait. Sur le visage si doux de Drake. Dans ses yeux d’azur noyé. Le voir triste, lui et les autres, mais surtout lui, brisait son coeur. Car oui, il comptait énormément pour elle. Plus que ce qu’elle aurait aimé penser. Plus que ce qu’elle aurait aimé déjà ressentir et plus que ce qu’elle pouvait. Elle savait. Elle savait mais ne voulait rien avouer. Elle ne voulait rien briser.

    Et puis, brisant le silence ambiant, des pas sur le marbre des planchers. Des pas lents dans un couloir vide. Elsa ne cessait de renifler, de pleurer toutes les larmes de son corps et ne portait presque pas attention à ces pas qui, à la suite d’un de ses reniflements, s’arrêtèrent une petite seconde avant de s’approcher plus rapidement, plus confiants et décidés. Elle avait cru entendre une voix, mais elle ne voulait le croire. Personne ne devait être là, personne ne devait la déranger. Elle voulait être seule, le rester. Elle devait penser. Penser à ses erreurs. Penser aux pertes que tout cela allait causer. Penser à la sécurité de sa famille. Penser à tout le monde... Elle les aimait tant. Mais maintenant, il était trop tard... Même si elle révélait quoi que ce soit, personne ne la croirait... Et ça ne leur importerait en rien. Il était celui qui n’avait jamais été. Et personne n’y portait attention. Les pas... Ils s’arrêtèrent près d’elle mais, là encore, ses yeux étaient entrouverts, couverts de larmes salées qui l’aveuglaient. Elle l’entendit à peine murmurer, mais releva la tête pour le regarder, de son regard noisette baigné de larmes qui continuaient de couler sur elle, comme si elle se transformait lentement en une grosse mare d’eau. Juste à le voir, tout semblait encore pire. Les petites gouttelette émanant de ses yeux semblaient vouloir s’échapper beaucoup plus vite.


      « D...D...rake... »


    La vue simple de son meilleur ami ne semblait cependant pas la réconforter, même si au plus profond d’elle quelque-chose se mettait à battre plus vite et une flamme apparaissait doucement. Elle n’aurait pas voulu être dérangée mais n’avait pas la force de se lever et de le faire partir. Il l’avait trouvé. C’est tout. Son visage semblait tellement désespéré, autant que le sien. Il avait des airs si inquiets. S’était-il inquiété... ? Quelle heure était-il... ? Elle était dans les couloirs depuis longtemps, ça oui, à regarder le désastre et l’horreur. La Salle Commune en pièces, les armures, les tableaux... Ces pauvres tableaux... Et que deviendrait Poudlard ? Que deviendrait tout le monde ? Elle renifla encore quelques fois avant de voir qu’il s’approchait. L’idée ne sembla pas lui plaire, cependant, car elle fit des signes négatifs de sa tête quand elle vit qu’il envisageait s’asseoir à côté d’elle. Elle murmura un petit « Non... » Presque inaudible, mais plaintif, dans cette petite voix aiguë et brisée par l’émotion qu’elle avait à ce moment. C’est aussitôt qu’elle s’était remise en petite boule, les bras entourant ses genoux, les collant sur sa poitrine, la tête enfouie dans ses genoux. La Jaune et Noire entendit toutes ses paroles, mais ne voulait pas écouter et voulait qu’il parte. Elle ne voulait pas de compagnie, mais c’était inévitable. Il s’installa à côté d’elle, la prenant contre lui, dans la chaleur quasi-réconfortante de son corps, caressant doucement ses bras pour tenter de la faire sentir mieux, quelque-chose qui semblait évidemment échouer lamentablement et qui mènerait à rien avec cet état-d’âme dans laquelle elle était plongée. Elle tenta avant tout de le repousser, surtout quand sa main atteignit sa longue chevelure de jais, mais cependant ce moment où elle tenta de se débattre contre lui fut vain et sans force ni volonté assez forte. Elle finit par s’effondrer dans ses bras et sombrer dans une mare de sanglots incontrôlables et douloureux. La Poufsouffle n’eut aucun de mal à s’enfouir dans son cou pour y pleurer tout ce qu’il restait, ce qui n’était pas prêt d’arrêter.

    Tout ce qui lui tombait dessus était tellement dur à endurer. Elle ne pouvait contenir tout cela en elle. Ils allaient sûrement partir bientôt. Partir pour revenir à la maison. Avec ses parents. Peut-être pourraient-ils ainsi être biens dans leurs âmes. Il fallait l’espérer. Oui, espérer que tout s’arrange. Mais comment pourrait-ce s’arranger ? C’était... Non, c’était impossible, maintenant. Tout en elle faisait mal et elle ne pouvait empêcher des tremblements. Mais il y avait lui.
    Lui. Celui qui pourrait peut-être y changer quelque-chose dans sa petite tête d’adolescente troublée. Celui qui avait toujours été présent dans ses pires moments. Celui qui allait peut-être réussir à la sauver tandis qu’elle n’était que navire s’échouant.

    Elle tenta de murmurer son nom à plusieurs reprises entre ses sanglots, mais rien n’y fut. Elle tenta de dire ce qui la tracassait, mais elle ne pouvait rien formuler. Elle en était incapable tellement ses larmes rageaient, tellement sa gorge était nouée. Tout ce qu’elle voulait, c’était partir d’ici, ne plus jamais revenir. Comme une envie de se sauver loin pour ne plus regarder en arrière. Car tout cela n’était pas qu’un rêve, mais un affreux cauchemar. Un cauchemar dans la réalité qui était si frappant. Elsa tenta de relever la tête pour le regarder, mais elle se sentait tellement hors d’elle-même qu’elle avait peur de sa propre expression faciale. Car, oui, tout cela l’effrayait et elle ne pouvait se contenter que de cela. Il n’arrivait qu’à peine à la réconforter et c’était comme si tout cela dura des heures, tandis qu’elle pleura pendant dix minutes, peut-être un peu plus, dans ces couloirs qui faisaient résonner chacune de ses plaintes, chacun de ses mots qu’elle ne pouvait prononcer. Elle serra Drake contre elle de la force de ses petits bras si fragiles autour de son cou, toujours en pleurant.


      « Je ne peux pas croire... » Commença-t-elle, parlant chaque mots entre chaque hoquet de douleur. « Poudlard... L.. Les autres... D.... D....Dumbledore.... Ee-et – et.... Ooooh, j’ai si peur, Drake, j’ai tellement peur...! »


    Elle se remit à pleurer contre lui, sans pouvoir arrêter ce flot de larmes se répandant sur son chandail. Il en était recouvert. Elle devait se calmer. Ses larmes arrêtaient peu à peu, ses sanglots devenant un peu moins forts. Elle avait ce sentiment maladif, comme si son coeur au complet se déchirait, sa gorge était irritée, ses yeux la faisaient souffrir le martyr. Elsa ne ressemblait plus à la Elsa que tout le monde connaissait. Et même si Drake n’était pas prévu, car elle aurait préféré être seule, maintenant, peut-être se sentait-elle mieux par sa simple présence, qui lui était rassurante. Elle leva ses yeux dans les siens d’un azur clair si beau. Elle se perdait dedans si facilement... La sorcière rabaissa les yeux en laissant quelques autres larmes couler.


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Christabella I. Lockwood
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MessageSujet: Re: MAI 1997 | J'ai peur de la suite. { Drake | TERMINÉ   Sam 5 Fév - 5:29
    Drake était dévasté. Il n’avait jamais vu Elsa aussi détruite. Il ne l’avait jamais vu autant pleurer. Avoir peur. Où était la Elsa énergique, joyeuse et amusante qu’il avait connu ? Ouais et bien Drake, tu ne la verras sûrement pas avant un petit moment, cette Elsa là... De plus, elle n’avait jamais essayé de le repousser lorsqu’il voulait la réconforter. Drake le savait. Au fond d’elle, Elsa souhaitait avoir sa compagnie. Il fallait juste lui laisser un peu de temps. C’est pourquoi Il ne la laissa pas aller. Il avait beaucoup trop cherché pour la laisser encore une fois s’échapper. Le Poufsouffle n’avait fait que pleurer et essayer de trouver sa meilleure amie, cette nuit. Avait-il dormis ? ... Non, probablement pas. Il ne s’en rappelait même plus.


    Elsa lâchait quelques sons que Drake perçut comme une négation. Elle ne voulait pas le voir... Pourtant, il ne bougeait pas. Continuant de passer la chevelure de jais de sa meilleure amie entre ses doigts, Drake ne la laisserait pas se dégager. C’est alors qu’après sa tentative pour éloigner Drake eut échouer, Elsa fit ce qu’il avait prévu qu’elle fasse : pleurer toutes les larmes de son corps. Le Jaune et Noir eut un sentiment de soulagement quand elle enfonça sa tête dans son cou pour pleurer. Comme Drake l’avait pensé, elle ne souhaitait pas vraiment qu’il parte. Le jeune homme la laissa pleurer. Sentant les larmes couler sur son cou, dans son chandail et s’imbibant dans ses vêtements. Ça ne le dérangeait pas. C’était principalement ce qu’il avait voulu. Il fallait laisser les émotions aller... Si on les garde dans nous trop longtemps, ça peut être dévastateur. Et ça peut aggraver notre problème. Drake versa des larmes aussi, mais sans sangloter. Il fallait que ces deux élèves de Poudlard émotifs se vident...


    Elle tremblait... Sa meilleure amie tremblait de tout son corps. Ses mains, par contre, étaient les pires, quant à lui. Avec sa main non occupée à passer dans ses cheveux, il lui pris la main en la serrant. Pas trop pour qu’elle aille mal, mais assez pour, qu’au moins, elle puisse être un peu réconfortée... Au moment du contact, un frisson passa à travers le corps de Drake. Il avait rarement été aussi proche d’elle, collé comme ils étaient, aussi longtemps. C’était aussi dans les seuls moments où Elsa n’était pas très énergique. Et c’était compréhensible. Dans un moment pareil, personne n’avait vraiment envie d’être heureux. De sourire. De rire. Tout ce qu’ils auraient fait si rien ne s’était passé, en fait.


    Elsa essayait de murmurer quelque chose. Elle en était incapable, la pauvre. La gorge sûrement trop nouée pour parler, tout ce qu’elle disait sortait quasiment comme un petit couinement. Il fallait qu’elle se laisse du temps... Drake aussi avait la gorge serrée par les émotions. C’était difficile pour chacun d’entre eux. Et tout le monde avait sa manière bien à eux de se rétablir. Pour les deux meilleurs amis, c’était de pleurer. Pleurer, pleurer et encore pleurer... Les deux Poufsouffles ne firent que ça pendant un bon 10 minutes. Il pouvait sentir les petits bras tremblant d’Elsa, qui s’étaient placés autour de son cou, le serrer fort contre elle de temps en temps. Réussissait-il au moins à la réconforter ? Peut-être... Peut-être pas. Dans ces moments là, Drake avait souvent la tendance à être pessimiste, mais il essayait quand même de garder un coté positif. Bien qu’il n’en trouve aucun à cette situation.


    Puis, la voix brisée d’Elsa s’éleva dans les airs. Drake pu comprendre ce qu’elle disait, cette fois. Le coeur de Drake se déchira en entendant la voix de sa meilleure amie. Elle était tellement dévastée la pauvre... Elle avait de la misère à parler. Elle avait peur. Ouais... C’était normal. Drake aussi, il avait vraiment peur. La serrant contre lui, le jeune Poufsouffle tentait du mieux qu’il pouvait de la réconforter. Il s’était remis à pleurer lui aussi, après les paroles de sa meilleure amie. La peur... Elle envahissait son corps telle une maladie. Une bactérie qui contaminerait chacune de ses cellules pour, ensuite, faire l’effet prévu au départ dans son système. Drake aussi, il avait peur. Il avait peur pour lui, oui, mais il avait surtout peur pour les personnes qu’il aimait. Sa famille, ses amis, Elsa... Sa meilleure amie qu’il aimait de tout son coeur. Par amitié, oui, mais aussi par amour et il ne laisserait personne lui faire du mal. Jamais. Il ne s’en remettrait pas. Se sentirait coupable de ne pas avoir été là pour elle si elle avait eu besoin de lui. Étant très protecteur, il ne pardonnerait jamais à quelqu’un d’avoir fait du mal à sa belle et douce meilleure amie. Il chercherait à se venger. De toutes les manières possibles (sauf tuer, évidemment...), il voudrait que justice soit faite. Mais qui voudrait du mal à Elsa ? Cette petite fille joyeuse, énergique et amusante que tout le monde aime ? Personne ne penserait à faire quelque chose d’aussi cruel, non ? Même un mangemort pourrait voir toute la bonté régnant dans cette petite boule d’énergie qui semblait inépuisable, non ? ... Évidemment, il y a toute sorte de personne, mais bon...


    Drake vit la tête d’Elsa se relever. Ils se regardaient. Les yeux dans les yeux. Les siens, si beaux habituellement, étaient rouges et rongés par la tristesse et la peur. Ça se voyait. Ses beaux yeux noisette qui le faisait tant perdre la tête étaient maintenant pleins d’eau... On ne reconnaissait pas la Elsa de tous les jours, en ce moment. Ses yeux baissèrent alors que quelques larmes coulèrent encore. D’une main, Drake essuya les larmes qu’Elsa avait sur les joues. Ses petites joues rondes et si douces... Le Poufsouffle eut un sourire qui se voulait réconfortant, mais qui avait de la misère à le réconforter lui-même.


      « J’ai peur aussi, Elsa... On a tous peur. Mais on devra passer cette épreuve ensemble. »
    Il s’éclaircit la gorge en sentant que celle-ci se noue par l’émotion.
      « Nous allons nous en sortir... Ensemble. »



    Son gilet était trempé jusqu’à son ventre... Ils avaient tous les deux pleurés pendant une bonne dizaine de minutes ensemble. Il faudrait sûrement qu’il se change une fois rentré aux dortoirs... En parlant de ça, Evy y était encore. Elle devait s’inquiéter pour sa soeur qu’il était sensé rapporter là-bas... Mais à bien y penser, il n’avait pas du tout le goût de retourner. Pas tout de suite, en tout cas. Il avait simplement le goût de rester ici. Avec Elsa, sa meilleure amie qu’il considérait quasiment comme la personne la plus importante dans sa vie. Celle qui avait toujours été là pour lui quand il en avait besoin. Celle qui l’avait réconforté dans ces pires moments et qui l’avait fait rire dans ses meilleurs. Il fallait dire, cependant, que leur relation n’était pas au meilleure de sa performance, depuis quelques mois... Depuis la soirée où ils avaient failli... S’embrasser. Un autre frisson lui passa à travers le corps. Collé contre Elsa, il sentait son coeur battre plus vite depuis un long moment. Il n’arrêtait pas, lui... Elle devait le sentir, son coeur. Sa tête était directement collée contre sa poitrine, quelques instants auparavant, jusqu’à ce qu’elle ne lève la tête.


    La main dans les cheveux d’Elsa, il la regardait. Elle faisait pitié... Drake aurait donné n’importe quoi pour voir Elsa sourire. Pour réchauffer cette atmosphère de mort et de peur. Au moins pour qu’elle soit plus heureuse. Qu’elle ne se soucie de rien. Qu’elle oublie les problèmes... Sauf que ces problèmes là, ils ne feraient qu’augmenter après les semaines, les mois et les années. Si Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom n’était pas arrêté, Drake, Elsa, et toute la génération de sorciers d’aujourd’hui et future serait mise en péril. Il devait être arrêté à tout prix... C’était une priorité. Mais la seule personne capable d’une telle chose était morte la veille... Il fallait seulement espérer que Harry Potter, l’élève de Poudlard le plus populaire de tous les temps, arrive à mettre un terme à tout ça... Mais ce n’était qu’un jeune adulte. Il n’avait presque aucune chance... Quoique c’est en espérant, en souhaitant et en priant pour qu’il réussisse qu’il allait vaincre Vous-Savez-Qui. Il fallait se ranger de son coté. Pour vaincre le mal. Le bien gagne toujours, quoiqu’il arrive. Ce que Drake espérait, c’est qu’il n’allait perdre personne. Il ne voulait pas perdre ses amis ni sa famille. En parlant d’elle, avait-elle déjà reçu la nouvelle ? Probablement... Les nouvelles passent vite dans le monde de la magie. Si c’était le cas, ses parents devaient tellement s’inquiéter pour lui. Ils ne voudraient peut-être même pas qu’il revienne l’année prochaine, s’il y avait une année prochaine. Ce qui était sûr, c’était que tout le monde rentrait chez eux dans les jours qui suivaient... Personne ne pourraient se concentrer en classe. Les examens de fin d’année allaient probablement être annulés. Tout le monde serait déprimé. La joie ne régnerait sûrement plus jamais à Poudlard... C’était une quasi-certitude.


    Drake se perdait dans les yeux noisette d’Elsa. Des yeux si beaux, gâchés par des larmes de tristesse. Drake avait tellement pleuré qu’il en avait mal à la tête... Il ne devait même plus y avoir des larmes dans son pauvre corps. Et sa meilleure amie non plus. Les deux jeunes sorciers se regardaient depuis un bon moment. La main dans ses cheveux le réconfortait un peu. L’avoir collé sur lui aussi. Comme si une chaleur réconfortante émanait d’Elsa... Il espérait simplement que cette même sensation se dégageait de lui. Maintenant, Drake se demandait ce qu’il allait se passer par la suite...
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Rika N. Winfield
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MessageSujet: Re: MAI 1997 | J'ai peur de la suite. { Drake | TERMINÉ   Jeu 24 Fév - 23:13
    Depuis hier soir, le monde semblait s’être stoppé. Comme si jamais plus il ne reviendrait, s’étant évanoui dans l’espace de quelques secondes, des secondes qui semblaient elles aussi arrêtées, si loin. Depuis le chant du phénix, ce chant de tristesse, depuis l’écroulement, la vie entière semblait incapable d’avancer. La Terre avait complètement arrêté de tourner. Et le temps, toujours figé, restait vain. Son cœur était en miettes, son esprit troublé et incapable de réagir normalement. Comme si tout s’était envolé, comme si une partie d’elle-même l’avait quitté au moment où elle avait vu le corps du plus grand sorcier de tout les temps gisant au bas de la plus grande tour. Les cris et les larmes. La souffrance et le désespoir. Le malheur, la haine, la rage. La tristesse en elle seule la dévastait. Qu’allait devenir le monde des Sorciers maintenant ? Qu’allaient-ils faire, alors que tous les espoirs semblaient anéantis ? Dans sa tête repassaient tous les commentaires, tout ce qu’elle avait pu entendre à ce moment, ce silence qui avait régné en maître dans la salle commune quand ils avaient tous regagnés leurs salles communes, venant par la suite la peur grandissante qui émanait de tout le monde, une panique prenant vie dans tous les cœurs et se réunissant dans cet ensemble tellement compacte, émettant ce cri, ce hurlement inaudible mais tellement profond, comme si tous pleuraient, tous criaient sans jamais être entendu.

    Viendraient le désastre, le règne des Mangemorts et de leur Maître. Viendraient les hurlements audibles et déchirant la nuit. Viendraient les meurtres cruels et l’extermination de ceux qui n’avaient pas lieu d’être. Tous y passeraient. Tous. Ils mourraient tous. Et cette cruelle peine hargneuse envahissait tous ses pores, toutes ses petites cellules et son esprit en entier, sans même épargner une seule petite goutte de sa folie. La Poufsouffle avait si peur qu’elle ne pouvait contenir les tremblements la secouant violemment, même là, dans les bras réconfortants de son meilleur ami, des bras agissant comme des tours, comme les plus hauts des murs, comme s’il allait la protéger de sa moindre souffrance. Comme si elle était en sécurité. En sécurité dans ses bras, avec lui. Elle avait senti ses larmes se mêler aux siennes, ils avaient pleuré, elle en grands sanglots incessants, lui sans même pouvoir le remarquer. Son regard était cependant rempli de ces larmes, comme si le flot d’océan azuré que contenaient ses iris en eux seuls s’échappait de son regard, une pluie abondante dans une journée d’été. L’orage était passé. La pluie restait. Le beau temps ne reviendrait jamais.

    Elle sentait sa main dans sa chevelure de jais, une main qui se voulait rassurante, une main qui n’aidaient pas. Sa tristesse semblait trop profonde pour que quoi que ce soit l’en arrête. Pour que quoi que ce soit puisse stopper la peine qu’elle ressentait au plus profond d’elle-même. L’inquiétude résidait dans son esprit autant que cette peur, elle revoyait le visage radieux de ses parents, venant à être de plus en plus tordus par des émotions telles la tristesse et la peur, l’appréhension des temps qui viendraient, de voir quelqu’un d’autre souffrir. Une autre mort serait de trop. Et elle savait au plus profond d’elle que tout n’était que le début, le commencement de cette chose qui n’arrêterait peut-être jamais, sans aucune chance. Elle voulait rentrer, elle voulait être entourée de sa famille. Evy… Être avec elle, sa mère, son père. Ne plus les quitter, plus jamais. Non. La séparation serait trop dure, une déchirure qui ferait des ravages. La voix de Drake résonna alors dans ses oreilles tandis qu’elle rabaissait ses yeux noisettes, ne pouvant contenir cette douleur trop intense qui déchirait sa raison, lui donnait le cœur lourd, faisait couler une rivière de larmes sur ses joues et la faisant trembler comme une feuille agitée sous la brise violente d’un ouragan se préparant au loin.

    Rassurants. Mais pourtant loin de l’être au même moment. Elle se sentait bien avec lui, tellement bien que s’en était presque trompeur, tellement elle avait du mal à réagir à tout, dans des moments comme ceux-ci. Il lui faisait tellement mal de constater que tous n’étaient pas immortels, d’une manière tellement brusque que son être en entier était totalement déboussolé entre un vortex de sentiments trop forts pour n’être ressentis qu’à moitié. LE château était tellement dévasté… Combien avaient dû mourir pour une telle cause ? Combien d’autres devront mourir pour faire comprendre que malgré nos différences, nous sommes tous les mêmes ? Avec nos peines, nos amours, nos joies. La vie en elle-même réunit. Ceux qui sont trop sots pour le comprendre s’égarent, font des choses horrible que nul ne pourrait imaginer ; une triste réalité qui ne cessait de comparaître devant eux avec férocité et hargne. Et comment s’en sortir ? Il n’y avait aucun moyen de penser qu’il y aurait une quelconque issue. Sa main essuyant ses larmes la fit frémir, sous les tremblements qui se faisaient moins ardents. Et il serrait sa main dans la sienne avec tellement de douceur… Elle ne put qu’en avoir une nouvelle boule dans la gorge, plus intense, plus douloureuse, tentant sans merci de la faire partir, sans y arriver, en vain. Derrière cette armure, ils ne pouvaient se sentir en sécurité. Les rubis avaient coulé comme le sang, tout le long de la Grande Salle, avec les démolitions intenses que les Mangemorts avaient causé, tuant tous ceux qui se mettaient sur leur passage.

    Anéantissant le monde de tous ceux qui tenteraient de se défaire des liens infinis qui les envahissaient, les liens infernaux du Mal, de la destruction et de l’agonie.

    Ils ne pourraient vivre longtemps dans un nouveau règne de terreur. Ils mourraient tous dans cette atroce souffrance, sans merci aucune, car jamais le Lord ne voudrait faire quoi que ce soit pour empêcher les crimes atroces qu’il allait commettre, avec plus d’ardeur que la dernière fois, car jamais plus il n’allait s’arrêter et il ne laisserait personne lui nuire cette fois. Ils s’apprêtaient à plonger dans l’Enfer en lui-même. Une chute aride et difficile qui les brûlerait avant de les détruire en des milliers de cendres. Elle ne voulait qu’à peine parler, dire quoi que ce soit. Les mots s’échappaient avant d’arriver à la barrière de ses lèvres, son cœur trop lourd pour quoi que ce soit. Ce serait inutile. Les mots s’envoleraient, les gestes, eux, seraient importants. Drake avait toujours été là quand elle avait eu des crises de larmes, quand le monde entier était contre elle. Lui, sa sœur, ils avaient toujours été là. Encore, il était là, l’aidait à se remonter, malgré sa propre peine, cette peine commune qui était tellement désolante. Que tout le monde ressentait comme une atmosphère poignante, une grande couverture planant au-dessus d’eux à la manière d’un voile, bloquant toute clarté, toutes émotions positives.

    Ils allaient s’en sortir ensemble. C’est ce qu’il disait. Ensemble, ils sauraient braver cette chose ignoble qu’est la mort. Ils se battraient. Ils se battraient pour la justice qui n’avait pas été rendue. Pour cette justice qui ne serait rendue qu’à la fin. Ils se battraient même si la mort devrait les prendre. Ils se battraient pour le bien des gens autour, pour une nouvelle vie. Pour que le monde ne fonce pas dans une telle noirceur. Pour que l’Immortel redevienne Mortel, pour que le Seigneur croule. Rien de plus. Rien de moins. Un combat aride qui allait devoir en prendre beaucoup. Un combat qui allait peut-être démolir tout, mais qui afficherait un avenir meilleur. L’espoir. Elle fait vivre, elle anime les cœurs. L’espoir serait leur seule sortie, leur seule cri, leur seule libération. L’Espoir les sauverait. Elle prit son autre main, celle qui était libre, pour essuyer une nouvelle fois ses larmes, le regard bas, avant de poser celle-ci sur la main de Drake, serrant la sienne. Une certaine détermination, faible certes, mais elle y était, animait la jeune fille troublée, égarée dans ses songes. Elle serra quelque peu, relevant le regard vers celui de Drake, une touche désespérée malgré cette telle initiative qui l’animait soudain, après les larmes. C’était cette même énergie qui lui faisait ouvrir la bouche, maintenant entrouverte, les lèvres tremblantes, frémissant sous sa respiration forte et mal coordonnée.


      « On doit en finir. On… Il faut réclamer justice. Qu’il ne meurt pas en vain. »


    Le respect qu’elle avait pour Dumbledore se faisait plus intense, sa volonté d’agir plus forte. L’espoir la regagnait, après les larmes, après cette détresse intérieure. Elle était toujours aussi triste, mais comprenait. Comprenait qu’il fallait se battre, qu’il fallait vaincre le Mal qui régnait dans toutes les manières possibles. Pour ceux qu’on aime, pour l’avenir, pour les autres et pour nous, pour recréer un meilleur monde après le chaos, même si la Terre ne pourrait vivre sans cet équilibre maléfique. Il fallait le rétablir. Rétablir le bien, malgré le mal. Rétablir les valeurs. Oui. Il fallait les rétablir. Elle étouffa un nouveau hoquet.

      « Je t’en prie, ne me laisse pas. » Sa voix fut comme un gémissement, presque inaudible, un murmure plaintif dans une gorge nouée. Elle serra une nouvelle fois ses mains dans les siennes, brisée, les larmes se remettant à tomber.

      « S’il te plaît. »


    Elsa recolla sa tête contre le torse de son meilleur ami, les larmes aux yeux, les sanglots ne voulant cette fois pas sortir. Des larmes silencieuses et tristes, des larmes qui en avaient long à dire et qui devaient sortir. C’est outre tout ce qui l’entourait qu’elle se concentrait seulement sur lui, car peut-être était-il le seul à pouvoir la réconforter, le seul qui pourrait une bonne fois pour toutes, dans ce moment, si tôt, lui redonner le courage qu’elle avait besoin.

    Elle approcha son visage du sien, et, sans la moindre hésitation, doucement, colla ses lèvres sur les siennes.


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Christabella I. Lockwood
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MessageSujet: Re: MAI 1997 | J'ai peur de la suite. { Drake | TERMINÉ   Lun 16 Mai - 6:11
    Il y eut un long moment de silence. Aucun des deux ne parlaient, mais Drake savait ce qu’Elsa pensait. Bien que c’était une jeune femme extrêmement optimiste et enthousiaste, On pouvait facilement voir dans ses yeux qu’elle ne voyait aucune petite goutte d’espoir dans ce qui arrivait. Il fallait dire que Drake non plus n’en voyait pas du tout. Comment pourrait-il y avoir quelque chose de positif dans la mort du plus grand sorcier du monde ?... De l’ancien plus grand sorcier du monde ? La tristesse, la peur, la colère, toutes ces émotions négatives qui régneraient en maître pendant longtemps. Drake sentait les larmes couler sur ses joues. Il pensait à ses parents, ses amis, Elsa.. Juste sous ses bras. Il faisait tout ce qu’il pouvait pour essayer de la rassurer, mais il n’était certain que rien n’allait la tirer de sa peine. Même lui ne pouvait enlever une telle tristesse... Un tel effroi. Le jeune homme n’en revenait pas non plus. Dumbledore était mort. MORT. M-o-r-t. Vous savez ce que signifie ce mot, non ? Ce n’est pas à prendre à la légère. Ça voulait dire que l’ancien directeur ne serait plus jamais là pour les défendre, les aider. Il ne reviendrait jamais. On aurait dit un poignard dans le coeur du jeune sorcier. Ça lui faisait carrément cet effet. Quelqu’un lui avait ouvert le thorax pour lui planter une dague dans le coeur. Le coeur : l’espoir. Le sang : ses larmes. Bien que Drake essayait de rassurer Elsa en lui disant qu’ils allaient traverser cette épreuve ensemble, il avait de la misère à se convaincre lui-même. Ouais, la vie était vraiment dure avec eux, en ce moment... Elle était cruelle et sans pitié pour ces élèves de Poudlard et tous les sorciers du monde entier qui pleuraient la mort de celui qu’ils considéraient comme leur maître. Leur supérieur.


    Elsa s’essuya les larmes avec une de ses mains et, avec celle-ci, pris ma main qui ne lui jouait pas dans les cheveux pour la serrer. Ce n’était pas fort, mais c’était un début de quelque chose. Avait-il réussi à la rassurer ? Cette simple idée lui remontait un peu le moral. Pas de beaucoup, mais de savoir qu’il avait peut-être réussi à la faire sentir mieux était le petit brin de lumière à travers toutes ces ténèbres. Elle leva ensuite son regard vers moi. On aurait dit que ça lui prenait toute la force de son corps pour faire ce simple geste. Les yeux bleus azurs se tournèrent vers les yeux bruns noisette d’Elsa. Des yeux si beau, baignés dans une infinité de larme qui n’avait cessé de couler depuis des heures et des heures. Elle semblait vouloir parler. Pourtant, ses lèvres restaient collées. Pourtant, elles tremblaient. C’est lorsque les mots s’échappèrent de sa bouche qu'il vit toute l’énergie qu’elle mettait pour faire tout ce qui est si simple à faire lors d’une journée normale. Sa voix était tremblante. La peur était présente dans son être tout entier et ça se voyait. Elle faisait tellement pitié... Que pouvait-il faire de plus à part l’écouter ? Elle disait qu’il fallait en finir. Qu’ils devaient se battre. Pour que Dumbledore ne soit pas mort en vain... Oui. Ils devaient se défendre. Ils ne pouvaient pas laisser ça comme ça. Mais comment ? Comment deux simples petits sorciers sans importance dans cette grande école pouvaient-ils défendre les autres contre les Mangemorts ? Drake avait bien entendu parler de l’Armée de Dumbledore, mais n’avait jamais réellement pensé s’y inscrire... Jusqu’à maintenant. C’était l’organisation parfaite pour eux. Lui et Elsa allaient s’y inscrire. Une petite idée d’espoir se formait lentement dans l’esprit du sorcier. Une minuscule lueur d’espoir qui pourrait prendre vie si on l’alimentait bien.


      « Oui, nous allons nous battre... Dumbledore ne sera pas mort en vain. Jamais nous n’allons abandonner. Ensemble, nous pouvons tout faire... Oui, nous allons venger sa mort. »



    La voix du Poufsouffle tremblait aussi, mais beaucoup moins qu’Elsa. Cette idée de bataille était née dans sa tête et elle commençait à grandir. C’était ce qu’il comptait faire. Se battre pour Dumbledore. Se battre pour les élèves de cette école. Pour Elsa. Pour sa famille. Pour tout le monde. Le visage de ses parents apparurent dans la tête de Drake. Ils devaient tellement s’inquiéter pour lui... S’ils savaient ce qui était arrivé. Peut-être étaient-ils entrain de dormir tranquillement. Le Jaune et Noir ne savait pas trop à quelle vitesse les nouvelles se propageaient, mais demain, c’était plus que sûr qu’ils allaient être au courant. Puis, la meilleure amie de Drake dit encore quelques mots. Cette fois, sa voix suppliante lui demandait de rester avec elle à tout prix. Il ne l’avait presque pas entendu, mais il savait que c’était ce qu’elle avait dit. Ça il brisa le coeur de l’entendre comme ça. Jamais il ne pourrait la laisser toute seule. Jamais de la vie. Il l’aimait beaucoup trop. Il l’adorait. Comment pourrait-il penser, un jour, à l’abandonner ? C’était comme lui demander de laisser une partie de lui-même. Comme son bras, sa jambe... Son âme. Drake et Elsa devaient partager la même âme. Depuis toujours ils étaient ensemble. Depuis toujours ils partageaient les mêmes émotions. Les deux meilleurs amis étaient des inséparables. Le Jaune et Noir sentait encore Elsa serrer sa main alors qu’elle le suppliait de rester avec elle. Il serra sa main aussi. Sentant qu’ils étaient, en ce moment, plus proche que jamais, Drake ferait tout pour lui rendre son sourire. Elle recolla sa tête contre le torse de Drake et celui-ci se remit à lui jouer dans les cheveux. Son odeur emplit les narines du Poufsouffle qui frissonna. Un parfum sublime que seul lui pourrait apprécier comme il le faisait. La seule personne qui pourrait ressentir les mêmes émotions tout en étant aussi proche d’elle que ça.


      « Je ne te laisserais jamais. Tu le sais. Je serais toujours là pour toi quand tu auras besoin de moi. Ne l’oublie jamais. »



    Quelques instants plus tard, il arriva ce que Drake souhaitait depuis bien des mois. Tout s’était passé au ralenti. La tête d’Elsa se releva du torse du Poufsouffle et s’avança lentement vers son visage. Les secondes paraissaient durer des heures. Son coeur battait tellement vite et fort qu’on aurait dit qu’il voulait exploser. Drake regardait les lèvres de sa meilleure amie s’approcher lentement des siennes. Il les voyait venir. Puis, il ferma les paupières et attendit le contact qui ne vint que quelques autres longues et interminables secondes. Lorsque leurs lèvres se touchèrent, toutes pensées négatives disparurent de sa tête. Il ne pensait qu’à elle. Elsa prenait toute la place. Leur premier baiser. Finalement. Drake ressentait un grand frisson dans son corps tout entier. C’était comme s’il venait de gagner une guerre qui aurait duré des mois et des mois. Peut-être même plus que ça. D’autres larmes se mirent à couler sur les joues du Poufsouffle. Ces larmes n’étaient pas remplies de tristesse. Non, au contraire. Drake pleurait de joie. Il avait tellement attendu ce moment. C’était comme un rêve. La Terre avait arrêté de tourner. Le temps avait arrêté d’avancer. C’était comme si ce moment pouvait durer une éternité. Ne jamais partir. Ne jamais disparaître. Toutes les questions qu’il s’était posées durant la nuit d’un coté négatif revenaient dans sa tête d’un tout autre point de vue. Était-il entrain de rêver ? Ça ne pouvait être réel. Mais oui, tout était réel. Il ressentait tout parfaitement. Le contact de leurs lèvres mouillées, le souffle chaud d’Elsa contre lui. L’odeur extrêmement agréable que dégageait sa meilleure amie qui était maintenant devenue beaucoup plus que ça. Tout était vrai. Un autre frisson de bonheur extrême lui passait à travers l’échine. Lorsqu’elle s’éloigna, Drake ouvrit les yeux. Ils étaient pleins de larmes de joie. Dans un moment pareil, c’était étrange. C’était même incroyable qu’il soit encore capable de pleurer après tout ce temps où les larmes avaient coulé. Ne pouvant s’en empêcher, avec ses deux bras, Drake pris le visage de la jumelle Rosefield qui occupait son coeur depuis si longtemps avec ses mains et l’embrassa encore une fois. Il voulait faire sûr que tout ça était bien vrai. Que ce n’était pas encore son imagination qui lui jouait un tour. Pourtant, il ressentait encore toutes les mêmes choses qu’il venait de ressentir. Lorsqu’il s’éloigna, il la regarda dans les yeux et il murmura quatre mots. La gorge serrée par l’émotion, il n’était pas capable de parler normalement.


      « Je t’aime, Elsa... »



    Après le temps qu’il avait voulu lui dire, c’était fait. Je t’aime. Ces fameux mots que tout amoureux se disent. Ça peut sembler simple, mais ils signifiaient beaucoup pour celui visé et celui qui les disait. Les beaux yeux noisette de sa bien-aimée étaient plantés dans les siens. Ils semblaient encore plus beaux qu’avant... Tout, sur elle, semblait encore plus beau qu’avant. Son visage, ses cheveux, ses yeux... Oh ses yeux. Il les avait toujours adorés. Bruns noisette. Il n’y avait aucune étoile plus belle que ceux-là. Des vrais joyaux.


    Il fallait partir d’ici, maintenant. Il fallait quitter cet endroit isolé de tout le monde et retourner à la salle commune. Ce n’était pas sécuritaire, ici. Même si les Mangemorts étaient partis, certains pouvaient encore rôder dans le coin. Et il fallait dire que leurs pleurs étaient assez bruyants. Drake se releva tout en gardant son regard dans celui de celle qu’il considérait maintenant comme son ange. Sa lumière dans les ténèbres. Son amour. Il lui donna sa main pour qu’elle puisse se lever.



      « Viens. Allons nous en. »



    L’aidant à se mettre debout, un sourire se dressa sur ses lèvres. Un petit sourire heureux. La lumière qui était apparue en lui tout à l’heure avait grandit. Son coeur battait encore la chamade. Main dans la main, les deux jeunes amoureux retournèrent vers la salle commune des Poufsouffles. Bien que cette soirée ait été la plus difficile de leur vie, ils ne l’oublieraient jamais. Trop de choses c’était passé en moins de 24 heures. De plus, leur union en cette soirée désastreuse montrait que même dans les pires moments, les plus sombres qu’il soit, il y a toujours une lumière cachée, attendant de faire surface pour ranimer nos coeurs de bonheur. Cette lumière, pour Drake, c’était Elsa. Et il la chérirait jusqu’à la fin de sa vie.

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MAI 1997 | J'ai peur de la suite. { Drake | TERMINÉ

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