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 La mésaventure de la bibliothèque. | Alexander

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Evelyn R. Caulfield
Nombre de chapitres écrits : 347
Sang : J'SUIS UNE NÉE MOLDUE YO
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MessageSujet: La mésaventure de la bibliothèque. | Alexander   Mar 7 Déc - 23:43
      « CHOCOLATE ! REVIENS ICI ! Espèce de chouette indigne que tu es ! Donne-moi cette lettre ! »


    Voletant en cercle autour de sa propriétaire, ses ailes brunes majestueuses ouvertes grandement, la chouette rayée semblait bien emballée de faire souffrir sa propriétaire en lui privant de sa missive qui lui était si importante. Les bras dans les airs, les battant, comme si elle-même tentait de voler, la Serdaigle avait l’air totalement désespérée. Visiblement, ce petit jeu ne semblait pas du tout lui plaire. Le parc de Poudlard, en ce début d’année, était chaud et très accueillant. Nous sommes un vendredi. Vendredi où notre chère Evelyn n’a pas du tout besoin d’étudier et où elle attendait avec impatience une lettre de la part de son frère, qu’elle avait averti en début d’année de mentir sur son sang pour ne pas qu’il se fasse sauvagement attaquer par une bande de Mangemorts. Ce n’était qu’une précaution : Tous les nés-moldus de l’école subissaient de graves serments de la part de tous ceux qui étaient au courant. Et peu ne l’étaient pas, il fallait le dire, ce qui était assez inquiétant. Du coup, sachant que le courrier devait sûrement être intercepté avant d’être envoyé à destination, il fallait ne rien dire à propos de quoi que ce soit et prétendre. C’est avec une touche d’inquiétude qu’elle avait vu Chocolate arriver, alors qu’elle dessinait calmement des silhouettes sombres dans un paysage sombre avec des visages sombres (Bah ouais, avec les temps qui courent, le sombre gagne la partie, qu’est-ce que vous voulez !) qu’elle avait vu son oiseau arriver devant elle.

    Mais bon, pour l’instant, fallait vraiment le dire, elle l’énervait, sa belle petite chouette adorée de son cœur qu’elle aimait tout gros ! Son écharpe au vent, ses longs cheveux bruns voletant eux aussi derrière elle, elle courait comme une défoncée, sautillait comme une débile, battait des bras comme une folle mentale qui venait de sortir des Soins intensifs de Sainte-Mangouste. Sa chouette, quant à elle, hululait avec un plaisir non caché devant toute cette scène. Essouflée, elle arrêtait quelques secondes, maugréant dans son souffle des insultes à la chouette qui, la voyant stopper, continuait de voleter joyeusement autour d’elle comme un aigle qui aurait repéré sa proie et qui se préparait à piquer tout droit vers elle. Cependant, Chocolate ne semblait pas vraiment de cet avis. Tourner, c’était plus amusant. Insultée que sa chouette rit d’elle avec tant d’audace, elle croisa les bras, soupirant un bon coup, rapidement, pour lui faire comprendre que ce tour qu’elle lui jouait était loin d’être amusant.


      « Parfait, alors, petite, fais à ta tête ! » Beugla Evvie, découragée du comportement de son volatile.


    Ce jeu dura encore plusieurs minutes avant que la Bleue, ayant soudain un éclair de génie, esquisse un sourire totalement meurtrier vers son animal. Elle sortit sa baguette de sa poche. Cependant – OH NON, ne vous trompez donc pas ! Evelyn n’est pas du genre à maltraiter les oiseaux ! – Elle la déposa plus loin, cherchant plus loin. Ses doigts fins touchèrent alors leur but et son sourire se fit plus moqueur. Elle sortit donc de sa poche quelques gâteries pour hiboux qu’elle présenta à son animal. Intriguée, la chouette planta ses yeux bruns dans la main de sa propriétaire. Aussitôt, elle se fit plus docile, au bonheur de la Serdaigle qui s’en vit soulagée. Et alors qu’elle se posait sur son bras et qu’elle la nourrissait de ces petits délices, son regard se fit un peu plus doux. Ce qu’elle était belle, celle-là ! Quand elle eut fini, elle lui flatta l’intérieur de l’aile doucement, puis la tête. Elle détacha sa lettre de ses longues serres pour par la suite se mettre à la lire. Son sourire se fit alors plus heureux. Son frère allait bien. Il lui racontait qu’il avait pris contact avec leur mère, que celle-ci semblait toujours aussi désagréable quand le nom de la dernière-née était prononcé. Mais bon, pourquoi s’en faire ? Elle continua à lire. La dernière nouvelle lui fit avoir une petite exclamation de joie : la jeune fille qu’il fréquentait, sa petite amie depuis bientôt un an, déjà, emménageait avec lui ! Assez heureuse nouvelle ! Dans ces temps sombres, Evvie ne pouvait que s’en réjouir. Surement lui réecrirait-elle dans la semaine. Pour l’instant, cependant, elle devait attendre. Elle laissa son hibou partir pour l’instant. Chocolate méritait son temps de repos. Elle la laissa s’envoler vers la volière après l’avoir remercié et caressé une nouvelle fois.

    Après l’avoir longuement regardé prendre son envol, ayant repris son cahier à dessins tombé par terre après sa course contre son animal, ses pas la guidèrent, en cette fin de journée douce au soleil couchant, vers le château, où personne ne pouvait vraiment se sentir en toute sécurité. Les couloirs étaient presque vides. Tout le monde était ailleurs, forcément. Presque tous en train de manger, aussi. Il restait plusieurs longues minutes, si ce n’est pas une bonne heure, avant le couvre-feu. Avant, aussi, qu’elle doive faire sa ronde. Elle aurait donc amplement le temps de se rendre à la bibliothèque. Elle devait y rapporter un livre, aussi devait-elle en emprunter un nouveau sur quelques trucs qui restaient toujours flous dans son esprit. Des livres… Ah ! combien en avait-elle lus ? Il lui était impossible de les compter ! Alors voilà, elle se faisait en quelque sorte un but. Celui de lire la quasi-totalité des livres de cette bibliothèque. But dans lequel elle excédait assez bien, il faut le dire. Ce qu’elle aimait cette bibliothèque et son calme. Ce qui la décourageait un peu, c’était que l’ancienne bibliothécaire, Mme Pince, était partie, ayant laissé place à ce nouveau qu’elle ne connaissait pas. C’était tout de même seulement la deuxième semaine de cours… Celle d’adaptation. Elle avait été à la bibliothèque seulement deux fois, depuis… Cette fois serait la troisième.

    Mais bon. On ne pouvait pas dire que c’était un super méga dépaysement comparé à cette chère Irma Pince ! Ce nouveau avait cette même face toujours grognonne. De plus, il semblait protéger les livres de la même façon. Alors bon, notre jolie brunette s’habituerait assez vite à celui-ci, pour cette dernière année. Peut-être lui demanderait-elle quelques questions, histoire de savoir s’il était si mauvais qu’il semblait l’être. On racontait de lui qu’il avait une petite fille qui vivait dans sa suite, près de celle des professeurs. Quoi en penser ? C’était bien la première fois qu’elle entendait parler d’un prof ou d’un membre du personnel avec un enfant dans l’école… Mais bref. Sur ces pensées, Evelyn rentrait dans le dortoir des filles de Serdaigle pour y déposer son calepin à dessins sur son lit. Elle prit le livre de la bibliothèque, qui parlait des potions anciennes, avant de redescendre les escaliers, sortant du dortoir, arpentant une nouvelle fois les couloirs, pour finalement arriver à la bibliothèque.

    Elle y retrouva quelques autres Serdaigles studieux, ainsi qu’une minorité d’élèves des autres maisons. Elle se déplaça entre les allées et remit le livre là où elle l’avait pris. Sortant de cette section, elle tenta de retrouver un livre qu’elle avait remarqué la semaine dernière, qui parlait des anciens alchimistes Sorciers du moyen-âge et leurs moyens ancestraux de se cacher des Moldus. Il était intéressant de revenir sur les origines… Cependant, le livre n’était plus là. Dubitative, la Bleue chercha dans les autres allées environnantes. Elle n’y trouva rien. Rien du tout. Aucune trace de ce vieux livre à la reliure usée d’un rouge vin délavé. Mais alors ! Où pouvait-il bien se trouver ? Elle chercha dans tous les recoins sans le dénicher. Mais merde… Ce livre ne devait pas être loin ! De plus, la jeune femme était persuadée qu’il n’était pas pris. Et puis, après sa mauvaise expérience avec l’Accio et un livre, elle aimait mieux ne pas retenter. Juuuste au cas que TOUS les livres décident qu’ils étaient ceux qu’elle appelait ! L’ecchymose qu’elle s’était faite… Ouf ! Elle lui faisait encore mal seulement en y pensant !

    C’est ainsi qu’elle se dit qu’il était mieux de justement ne pas y penser. Le livre restait cependant toujours introuvable. Sa seule solution serait maintenant d’aller voir ce nouveau bibliothécaire… Sûrement en savait-il plus long qu’elle sur ce bouquin et sur l’endroit où il pouvait se trouver. Bon, nouvelle mission : Trouver le bibliothécaire ! Mais voilà, la bibliothèque est immense. C’est comme essayer de trouver une aiguille dans une botte de foin. Elle chercha cependant pendant plusieurs minutes. Résignée, après un temps, elle alla voir un collègue de Serdy’ qu’elle connaissait bien.


      « Dis-moi, Thomas, tu sais où il se trouve, le nouveau bibliothécaire ? Je n’arrive pas à le trouver... »


    Le dénommé Thomas haussa les épaules avant de lui répondre.

      « Bah, la dernière fois que je l’ai croisé, il se dirigeait vers la section, par là-bas. »


    Il lui pointa alors une direction. Avec un petit merci, la jeune femme se dirigea vers l’endroit indiqué par son ami. Et voilà que devant elle… Se trouvait une grosse pile de livres qui semblait avoir tombé sur quelque-chose… Ou quelqu’un. La pile était assez haute pour cacher un corps, assez vaste pour ne pas laisser de traces. Même pas un soulier !

    Elle se dirigea rapidement vers cette pile et tenta d’enlever quelques volumes pour y découvrir soudainement le visage du bibliothécaire. Elle sursauta à sa vue et, les yeux grands ouverts, elle plaqua une main sur sa bouche.


      « Par la Barbe de Merlin ! Est-ce que ça va ? »


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MessageSujet: Re: La mésaventure de la bibliothèque. | Alexander   Mer 8 Déc - 2:56
[Le dialecte en anglais a été écrit parce que la langue parlée dans les romans est l’anglais, et que par simple caprice, j’avais envie de m’immerger un peu plus dans le contexte selon lequel on se trouve actuellement au Royaume-Uni ^w^]

La jolie petite fille qu’était Véronique s’accrochait au chandail de son père alors que l’elfe de maison essayait tant bien que mal de lui faire enfiler sa nouvelle robe pour qu’elle puisse aller à l’école. La pauvre Estelta, qui avait atteint presque un siècle d’existence, devait éternellement se battre avec sa protégée pour l’habiller, et cela était encore pire quand le père de l’enfant n’était pas là pour l’empêcher de faire une crise. Alexander était néanmoins un homme patient et calme, mais si imposant que la petite rechignait un peu moins qu’à l’habitude. À cet âge, les enfants ne reconnaissaient les ordres que d’une personne; celle qui les a élevés et qui s’occupait d’eux. Ne disait-on pas « on ne mord pas la main qui nourrit » ? Eh bien, c’est exactement ainsi que la petite agissait. Elle avait beau se débattre, elle ne faisait pas de scène sur les genoux de son père de peur de se voir être grondée. La voix de son père raisonnait tel un tonnerre lorsqu’il était décidé à instaurer la discipline et ses ordres étaient sans appel. La gamine fut donc habillée sans être soumise à une telle démonstration d’autorité naturelle et surtout paternelle. Le bibliothécaire lui caressa tendrement la tête puis, comme à tous les matins, il lui demanda d’être bien sage, de bien écouter les professeurs et de ne surtout pas se servir de son charme pour détourner les professeurs de leur travail pour avoir le droit de jouer, sinon il sévirait. Elle rentra la tête entre ses épaules et hocha misérablement de la tête, ne voulant pas du tout être punie.

Pour vous illustrer un peu ce à quoi ressemble notre jeune amie, imaginez-vous une petite fille aux cheveux noirs, mignonne comme un cœur avec de grands yeux noirs avares d’informations mais débordant d’innocence (pour ne pas dire « de stupidité ») qui fixent tout et n’importe quoi avec un intérêt qui pourrait faire frémir une chouette qui jouerait trop longtemps à « qui cligne des yeux en premier ?» avec elle. L’enfant portait habituellement un pull blanc qui lui cache les genoux. Cette jolie jeune fille était dotée de l'un des plus incroyables et plus dangereux pouvoirs du monde. Non seulement était-il possible qu'elle ait obtenu un don pour la magie, mais en plus, cette enfant avait en elle les pouvoirs mystiques des Nymphes de ce monde, les plus grandes beautés que nul ne pourrait contempler sans en devenir complètement fou d'amour, le pouvoir caché et pourtant très puissant des Vélanes; leur charme absolument irresistible. À l'état pur, ce "charme" est représenté par la beauté même de l'innocence, et si Véronique manquait quand même de beauté, elle était dotée d'un ravissant petit visage et d'un corps menu aux bras légèrement potelés, n'ayant pas encore perdu sa graisse de nourrisson, qui la rendaient totalement mignonne. Son charme de Vélane évoluera lorsqu'elle sera plus âgée pour laisser le "mignon" derrière et développer une "beauté" toujours grandissante. D'ailleurs, l'enfant refusait obstinément de couper ses cheveux, qui lui tombaient maintenant aux hanches. "Si ta maman te voyait aujourd'hui, elle pleurerait de joie tant tu lui ressembles!" disait souvent son père, qui avait, bien sûr, caché la sinistre vérité sur la mère infanticide que Marine aurait pu devenir.

La gamine sauta immédiatement sur ses pieds une fois que l’elfe réussit à lui mettre sa foutue robe. Celle-ci grommela encore une fois en prononçant des termes inintelligibles, un tic bien familial qui prouvait hors de tout doute que le père n’était personne d’autre que le bibliothécaire de Poudlard, puis elle s’empressa d’aller se cacher sous le lit de son père. Celui-ci poussa un soupir en allant la chercher.

-Not again, Vero… you have to go to school… soupira le père
-Don’t want to! gronda la petite voix de l’enfant, sous le lit.
-Please, don’t make things more complicated than they already are...
-Vero’ll bite boys! Rajouta l’enfant en sortant la tête du lit
-No, sweetheart, you won’t.
-Vero stays home? Fit-elle avec son petit air suppliant rivé sur son géniteur.

Ah, le charme des vélanes. C’était vraiment l’arme la plus terrifiante de ces magnifiques créatures. Lorsqu’une petite fille de cette race vous regardait avec les petits yeux de chiot battu que Véronique exécutait à ce moment-là, c’était assuré que vous ne pouviez pas résister à tous ses caprices… à moins de vous nommer Alexander Belmont et d’avoir été confronté à la pire des semi-vélane que le monde eut connu qui savait parfaitement se servir de ses pouvoirs. La jeune fille avait beau essayer de charmer son père pour obtenir sa clémence, celui-ci était immunisé, avec le temps, à cette sorte de petit jeu. Il sourit néanmoins puis il déposa le chapeau sur la tête de sa fille, la saisit sous les aisselles puis il l’extirpa de sous le lit.

-Come on, honey, don’t make your daddy angry, alright?
-Daddy meanie! Hoqueta la petite alors qu’elle se dirigeait vers la trappe qui la menait automatiquement hors des limites de l’école
-Daddy loves you, so please, be a good girl.

Elle lui lança un regard noir avant de disparaitre dans la trappe. Bien sûr, comme il était impossible de transplaner dans l’école, le sorcier a dû user d’un peu plus d’intelligence et créer une « boucle » entre sa maison et la limite du territoire de Poudlard. En gros, son sortilège défiait les lois de la physique pour percer un petit trou, de la taille d’un elfe de maison, entre deux espaces, à l’image de la boite à disparaitre de Barjow et Beurk, et la petite fille s’en servait pour arriver à la limite de l’école de sorcellerie avant d’emprunter un portoloin.

Le sorcier poussa un soupir de soulagement avant de s’empresser de prendre le chemin de la bibliothèque, son sanctuaire, sa maison de toujours, le seul endroit où il se sentait encore heureux et libre. Au milieu de toutes ces connaissances, ayant même accès à la réserve, il ne pouvait qu’être au paradis… ou en enfer, dépendant du point de vue. Globalement, tout se passait très bien, mais parfois, il arrivait que certains élèves, surtout ces sales gosses de pro-Carrow, viennent chercher des noises au bibliothécaire… il va s’en dire qu’il n’est pas rare qu’un de ces petits prétentieux se prend un magnifique sortilège de poussée qui vous fait faire une fantastique rencontre avec la porte de la bibliothèque en le temps de le dire!

Enfin, bref.

Alexander se promena dans les rayons de la bibliothèque, parcourant les archives de l’alchimie, ou si vous préférez, l’art de la transmutation. Contrairement à la métamorphose, cette sorte de magie relevait d’un lien DIRECT entre l’objet de départ et l’objet obtenu par la transmutation. Si la métamorphose était un art similaire, elle était bien loin d’être la science que recherchait habituellement les savants tel que notre petit génie d’ancien Serdaigle. Alors qu’il parcourait les livres du regard, balayant par moment la poussière de ses livres adorés d’un mouvement du bras (dans la manche duquel sa baguette était cachée) avant de poursuivre sa recherche ma foi minutieuse et certainement fastidieuse, un pro-Carrow passait par là. Le problème avec cette bibliothèque, c’était que les livres n’étaient pas totalement inoffensifs. Dès que le gredin lança sa mauvaise farce (et très mauvaise), une énorme pile de livres tomba des étagères pour couvrir le sorcier en dessous. Étrangement, cela ne l’énerva pas plus que cela, même qu’il poussa un cri de victoire assourdi par l’épais bouquin qui lui cachait le visage.

-Hey! Exactly what I was looking for! s’exclama-t-il avec un sourire satisfait.

Alors qu’il savourait sa victoire, il remarqua enfin qu’il était complètement coincé. Il poussa un énorme soupir de découragement. L’Anglais tenta tant bien que mal de s’extirper de cette pile de livres, mais pas moyen. Il devait se rendre à l’évidence, il était réellement impuissant, surtout que sa baguette était bien cachée dans sa manche et certainement incapable d’exécuter la moindre acrobatie magique tant qu’il était dans cette situation. Il resta donc parfaitement immobile, mais il n’eut pas à attendre bien longtemps avant qu’une jolie jeune demoiselle apparaisse et retire le livre de son visage avant de pousser un cri de surprise.

-By Merlin’s beard, are you alright?

-To this question, I will answer by another one. *Ahem* If you take my place, how the hell are you supposed to be alright!?

Franchement, il savait que ce n’était pas pour l’agacer, et même que c’était parfaitement bien intentionnée comme question, mais il trouvait tellement que cette sorte de question n’avait pas sa place dans une conversation entre deux personnes dotées d’un cerveau pour s’empêcher de répondre avec cette mauvaise humeur, quoi que ses yeux ne reflétaient absolument aucune colère. En fait, il était parfaitement calme, détendu, même en train de se reposer, avec un sourire rayonnant sur les lèvres.

-Just kidding, girl. I’m just stuck under a pile of books which are heavier than a dragon in pregnancy… ignoring that fact, I am perfectly well, thank you.

Même si l’ironie était mordante, le bibliothécaire s’adressait à l’étudiante avec une voix fort agréable, voire douce.

-Would you, please, use a spell to put those books at their place… except the one who was on my face a minute ago? Demanda-t-il doucement.

Oh, ce n’est pas parce que vous êtes coincé et que vous adorez taquiner les gens que vous êtes pour autant une personne désagréable et foncièrement impolie. De toute façon, il était en bien mauvaise position pour se mettre à dos cette charmante élève qui avait pris la peine de lui éviter l’asphyxie en retirant les livres qui se trouvaient quelques secondes plus tôt sur son visage à la fois mur et pourtant dénué de toute superbe superficielle. Il se contentait simplement de sourire en attendant de voir s’il devait se débrouiller tout seul ou si elle allait l’aider.


Dernière édition par Alexander Belmont le Lun 3 Jan - 5:49, édité 1 fois
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Evelyn R. Caulfield
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MessageSujet: Re: La mésaventure de la bibliothèque. | Alexander   Ven 10 Déc - 4:57
    Evelyn reprit lentement le livre qu’elle avait échappé en surprenant le bibliothécaire sous la pile immense de livres le recouvrant de la tête aux pieds, après s’être remise de son choc, n’ayant plus ses mains sur ses douces petites lèvres toutes rosées. En effet, le jeune homme, il ne semblait pas vraiment dans l’état de répondre qu’il était bien… Mais ce qu’elle voulait vraiment dire par là, c’était qu’il pouvait s’être cassé quelque-chose, ou quoi que ce soit ! Même en ayant repris l’ouvrage, elle ne l’avait toutefois pas regardé, encore. Son regard d’un vert tournant sur le jaune et parfois même sur un brun noisette était beaucoup trop concentré sur le pauvre monsieur recouvert de bouquins ! Mais bon, ne nous attardons par sur ces yeux plus qu’étranges et mêmes carrément effrayants – même à elle, parfois, ça faisait peur – et continuons sur notre superbe histoire de départ. Vous voulez un petit résumé ? Non ? BAH ! Je m’en fous, je vous en fais un tout de même ! Alors, depuis sa rentrée pas très remarquée à la bibliothèque du superbe établissement qu’est Poudlard, cependant pas si superbe que superbe avant cette année, ce qui veut dire avant que les Carrow ne rentrent dans le portrait tête première tellement qu’ils ont cassé la toile (Aaaahhh, les vilains casseurs de toiles téméraires !) …Ahem, je m’éloigne. ALORS, après cette entrée, Evelyn se dirige vers les livres vieux et pleins de poussière pour y redéposer un volume emprunté à sa dernière visite. Alors, elle tente sans relâche de chercher un livre sur une bande d’alchimistes Moyenâgeux du temps des dragons et tout et tout pour nos chers amis Moldus qui les prenaient pour des comptes mais qui dans le fond avaient tort… Malheureusement, elle ne le trouve pas, ce foutu livre ! Rentre en scène son bon ami Thomas, qui l’énerve un peu mais puisque c’était le seul qui était là, on s’en fiche, qui lui dit que le noob qui s’occupe de la bibliothèque il est par là-bas où j’ai beau pointer mais personne ne va voir. C’est en s’y dirigeant gaiement que la jeune femme trouve… Un tas de livres suspects par terre.

    Nous sommes en ce moment devant ce tas de livres suspect avec une tête humaine qui parle. Enfin, elle n’a pas parlé encore, mais bref. Et c’est alors, mes chers amis, que ce tas de feuilles tenues ensemble par des reliures se met à parler à notre jolie petite brunette ! Il n’a pas l’air très joyeux d’être retrouvé sous une grosse pile de livres, celui-là, il faut le dire ! Il s’adresse à elle avec un ton tout à fait sarcastique, lui reposant une question qui rend notre Serdaigle un peu mal à l’aise. Enfin, il a raison, de dire ça comme ça, mais tout de même… Son regard devint soudainement plus incertain. Et alors, là, elle semblait timide, notre chère Evelyn ! Changement total de contexte. Ce monsieur venait carrément de lui faire perdre son sang froid et elle n’avait plus de mal à se faire normale. Bah, après un tel commentaire, il était simplement normal de se sentir comme ça… Non ? Elle eut un petit rire timide face à cette réponse un peu vilaine du bibliothécaire. Tout compte fait, sa ressemblance avec Mme Pince était un peu trop flagrante en ce moment.


      « Uhm… Not really… »


    C’est aussi simplement que ça que notre brunette lui donna son point, toujours mal à l’aise. Elle passa sa main libre dans ses cheveux, avec un sourire en coin hésitant, jouant avec cette petite plume venant tout droit de sa chouette rayée, qu’elle avait accrochée dans ses cheveux ; un de ses accessoires préférés. LA voix de l’homme s’était avérée un peu vilaine, alors elle se sentait quelque peu intimidée par ce nouveau personnage. Après tout, autant se méfier de ceux que nous ne connaissons pas, surtout dans ce nouveau règne à l’école, et surtout pour une née-moldue comme elle ! En plus, ses joues lui brûlaient amèrement. Sûrement que son commentaire un petit peu inutile lui revenait en mémoire… Eh oui, ses joues devaient être d’un rouge aussi frappant que l’emblème de nos chers Gryffondors. La pauvre, ce qu’elle aurait aimé avoir ses lunettes de soleil pour pouvoir cacher sa honte ! Ouf, je vous dis, moi… Il la rassure par la suite en lui disant que ce n’était qu’une…Blague ? Alors, là, c’est fou ce qu’elle ce sent soulagée, notre petite artiste ! Elle rabaisse ses épaules et soupire longuement, passant doucement sa main jusqu’au bout de sa chevelure, la reposant un peu plus au niveau de sa poitrine. Il continuait avec une histoire de dragonne enceinte qui la fit rire une nouvelle fois, un peu moins gênée. Il ne semblait pas si méchant que ça, finalement. Même dans sa voix un peu ironique, c’était toujours mieux que se faire crier dessus. Il semblait totalement relaxé, même qu’il souriait. Alors, il n’était pas si pire qu’il n’y paraissait. Enfin, ça restait à voir, par contre. Ce n’est pas en une minute et demie qu’on peut vraiment connaître une personne. Qui sait ? Il pourrait se retourner contre elle quand elle aurait le dos tournée et lui donnerait un coup de livre sur la tête… Ah, les livres sur la tête. Toute une mauvaise expérience ! Mais bon, revenons à notre ami.

    Sa voix était aussi assez douce. Par contre, elle remarquait, plus en l’écoutant, avec son petit côté observateur d’une curieuse comme elle, qu’il avait une drôle de manière de parler. Enfin, drôle, c’est trop dire, mais une manière de parler qui ne semblait pas être totalement d’origine Anglaise. Il parlait l’anglais avec un accent particulier. Mais quoi ? Un… Roulement d’r ? Ouais, c’est ça ! Un roulement d’r ! Et ça, c’est pas du tout familier, en Grande Bretagne, des gens qui roulent les r ! Ce qui lui faisait penser à leur nouveau professeur de Sorts. Elle aussi, elle roulait élégamment ses r et elle avait un accent particulier ! Mais bien qu’un tout petit mini rikiki semblable… Ce n’était pas le même. Tandis qu’elle semblait venir de Scandinavie, lui avait un ton un peu plus étrange… Un Russe ? Peut-être bien. Il sonnait un peu dur dans ses tons, alors ça pouvait être le cas, dans un certain sens. Si elle avait la chance, peut-être lui demanderait-elle. Mais là, tandis qu’il était pogné carrément entre des tonnes de livres, je ne crois pas qu’elle prenait ça comme une priorité ultra importante, de lui demander sa nationalité. Vous la voyez, vous, arriver comme ça, d’une manière totalement inattendue, et dire ‘Oh! Et vous venez de Russie ? Vous sonnez comme un Russe. C’est le cas ? Owiii je vois !’ Meuh non, pas le temps de lancer une grosse discussion… Les priorités passent avant, chère petite Serdaigle…

    Parlant de priorités, voilà que notre petit tas de livres à tête de monsieur demande une question à notre chère Serdaigle. La question est très simple même ! C’est simplement une question sur les livres, si elle peut l’aider à tout les replacer. Ouf… Replacer des livres… Est-ce une bonne idée avec ce système de fou ? Il y en a tellement ! Une attaque pourrait être évidente !! Mais bon, il faut dire aussi que ce n’est pas l’Accio qui doit être utilisée cette fois… Même avec ce raisonnement, elle fit une grimace à l’idée de faire un sort quelconque. Par contre, elle se résigna enfin après quelques minutes d’hésitation : il fallait bien qu’elle l’aide, ce pauvre bibliothécaire. Alors, elle sortit doucement sa baguette de sa poche pour la pointer sur les livres, et avec l’aide d’un sort informulé, un par un, ils se levèrent et regagnèrent les étagères, un peu dans le désordre mais à quoi bon, au moins, ils étaient placés. Ses sorts de rangement n’étaient pas si ordonnés qu’elle aurait aimé qu’ils soient. Mais bref ! Au moins, l’homme qui s’occupait de cet endroit était maintenant libéré ! La brunette l’aida à se relever avant de lancer un petit commentaire.


      « Wow ! That was not as bad as I thought it would have been… Do you feel better? I wonder who did this to you… It’s not a thing to do, after all! That’s really mean of them… »


    Après tout, peut-être étaient-ce les livres qui avaient décidé de lancer un assaut surprise, aussi… Mais cette option était un peu tirée par les cheveux. Ils étaient peut-être vraiment bizarres par moments, mais jamais ils ne s’étaient lancés comme ça sur un innocent ! Evelyn eut un sourire à cette pensée, les yeux un peu plus pétillants que tout à l’heure. Autant se montrer gentille, pour ne pas que la rage de l’homme se fasse imminente contre elle, cette pauvre petite enfant innocente. BREF. Evelyn se mit à tendre le livre qu’elle tenait toujours au bibliothécaire, qui semblait le chercher, puisqu’il lui avait dit de ne pas le mettre de côté comme tous les autres. C’est en lui tendant qu’elle posa une prochaine question.

      « So… I came to ask you if you knew where the book ‘ancient alchemist-sorcerers from… » Commença-t-elle, se mettant à lire le titre du livre tandis que ses yeux devenaient ronds comme des billes, continuant sa phrase tandis que ses yeux suivaient chaque lettre. « …the middle ages’ …was. …Urm. »


    Bon, moment d’incertitude. Tandis que son interlocuteur prenait le livre, Evelyn criait à l’intérieur. C’est EXACTEMENT le livre qu’elle cherchait qu’elle venait de lui tendre, elle ! Mais ce livre, il n’y en avait qu’un seul, et si lui aussi voulait le lire, elle se retrouvait dans un sacré pétrin, la pauvre ! Sa mine fut totalement scandalisée pendant un court moment. Elle fit une moue déçue par la suite. Elle eut un petit son qui pouvait ressembler à une mini lamentation.

      « Yeah… I was kind of searching for that book… What a coincidence. »


    D’un autre côté de sa déception, la jeune femme eut une idée brillante. ET alors son visage s’illumina quelques instants.

      « OH! Would you mind if we would read it together? It could be an alternative… But if you don’t want to… I’ll just come back another time for the book. I’ll find another one. Don’t worry about that. »


    Sa voix déçue démontrait tout de même une touche d’espoir, toute minime mais tout de même là. Ça lui ferait quelqu’un avec qui parler, après tout, et là serait sa chance de connaître mieux celui qu’elle verrait si souvent pendant le reste de l’année scolaire ! La Préfète des Serdaigles lui fit un sourire, bien qu’elle ne savait pas trop ce qu’elle allait faire par la suite. Tout cela, c’était en attente. Voyons voir ce qu’il dirait, sa nouvelle connaissance qui semblait michante sans vraiment l’être !
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MessageSujet: Re: La mésaventure de la bibliothèque. | Alexander   Jeu 13 Jan - 0:22
Alexander dévisagea la jeune femme. Ah, comme elle semblait troublée par son caractère sarcastique. Il étira un énorme sourire amusé quand elle se décida enfin à l’Aider à retirer la grosse pile de livres de son corps. Il se mit à jurer intérieurement de retrouver ce petit salopard de pro-Carrow et de lui faire goûter les talents d’un homme dont les capacités équivalaient un sorcier de l’ordre de Merlin de seconde classe. Si le sortilège Doloris était un sortilège interdit, il y avait encore une grande marge de sortilèges qui permettaient encore d’en faire voir de toutes les couleurs à un gamin qui se croit doué pour les farces. Ah, si ces gosses savaient à quel point il était doué, à leur âge, pour causer des problèmes aux gens qui le provoquaient… c’est d’ailleurs surprenant que leurs parents ne les mettent pas en garde avant de les envoyer à l’école de sorcellerie. Le bibliothécaire regarda le plafond, roulant de gros yeux alors qu’il tentait encore de se défaire des énormes volumes qui écrasaient son corps. Ce qui le frappa, dérangeant ses efforts, c’était l’accent de la petite demoiselle. Cette gamine avait une voix toute mignonne, comme une enfant… une enfant Russe, il va s’en dire. La nuance entre cette voix douce qu’elle possédait et l’accent rude et agressif des femmes de la Mère-Patrie était si évidente que cette jeune demoiselle semblait chantonner à longueur de journée. Alors qu’il la regardait se débrouiller avec sa baguette, il ne put qu’étirer un sourire amusé, nostalgique. Il se souvenait de l’époque où Marine s’amusait à lui balancer des livres au visage à coups d’Accio. Avec le temps, il en était venu à se pencher à chaque fois qu’il entrait dans la bibliothèque et il se glissait derrière elle pour la surprendre, provoquant un cri de stupeur qui alertait la légendaire et sévère madame Pince. Ah, c’était les bonnes années, ça, les meilleures années de sa vie.

En voyant la grâce des mouvements de la baguette de la jeune demoiselle, il se dit que le jour où il mettrait une baguette dans les mains de sa fille n’était pas près d’arriver. Cette gamine risquait de prendre sa baguette magique pour une à la réglisse. Vraiment, les fabricants de confiseries devraient penser aux enfants dont la naïveté risquait de les pousser à comparer un de leurs produits avec un objet réel, et peut-être même se blesser avec. Malgré tout, juste à penser à Véronique regardé avec intensité une baguette à la réglisse et une baguette magique lui arracha un sourire amusé. Franchement, il avait peut-être la fille la plus bête du monde, mais il avait la chance d’avoir celle qui était aussi la plus débrouillarde et la plus mignonne de l’univers (ou du multivers, dépendant de la philosophie adoptée lors de la lecture de ce post). Enfin. Alexander n’était pas un si mauvais père que cela. S’il n’était pas très présent dans la vie de sa fille, il n’en était pas moins un homme qui se souciait éperdument du bonheur de la petite rouquine et qui était particulièrement préoccupé par le bien-être des gens, et surtout de leur petite caboche toute creuse, faute de lire de bons livres complexes et riches en mots. Ouais, Alexander était un Serdaigle, c’était dans sa tête depuis qu’il était jeune; tout apprendre, tout connaître et surtout tout transmettre. Il entendait bien faire la classe de sa fille lorsqu’elle serait en âge de comprendre les termes qu’il emploierait pour lui enseigner, mais d’ici là, il devait surtout s’occuper de ce qui importait, soit les Mangemorts infiltrés dans l’école. En soi, notre bon bibliothécaire était un homme inoffensif, mais tout le monde s’en méfiait, et surtout les Mangemorts qui l’ont connu dans sa jeunesse. Son père étant un homme parfois violent et régulièrement ivre, il avait appris à supporter moult problèmes psychologiques et encore, il savait comment l’esprit des gens fonctionnait. Si un Mangemort avait le malheur d’être sur son chemin ou si un de leurs sous-fifres cherchait des noises à leurs camarades, il valait mieux pour lui de ne pas s’éterniser en sa présence; Belmont est un homme intelligent et cruel dans la colère. Enfin, ca, c’est uniquement quand il n’est pas déjà énervé. Il y avait un Mangemort, d’ailleurs, dans les donjons dont on a plus jamais entendu parler.

-Bah. Probably one of thoses, pardon the word, shitheaded of Pro-Carrow. If I put my hand on him, he’ll go back to his mommy as a crybaby!

Une fois libre, le Russe de nation fit rouler ses massives épaules pour en assouplir les muscles ainsi que ceux de ses bras, grommelant un peu à chaque mouvement. Il avait l’habitude qu’on lui joue cette sorte de farce, mais quand même, c’était toujours très désagréable quand on manquait de se luxer tous les muscles du corps sans avoir fait quoi que ce soit pour se blesser. Enfin bref. Il regarda sa nouvelle « amie », du haut de son deux mètres, la toisant presque de toute sa grandeur, puis il étira malgré lui un sourire en songeant qu’elle n’avait encore que dix-sept ans. «Eh bien. Elle sera fort jolie une fois adulte!», songea-t-il avec enthousiasme. Notre ami basait bien sûr l’âge de cette jeune femme sur son accoutrement, sa taille, le soin de ses cheveux, la maturité de son regard et peut-être aussi le «relief» qui manipule secrètement son vêtement (bah ouais, faut pas rêver, c’est l’une des meilleurs bases). Il s’étonna néanmoins qu’elle aille envie de s’attaquer à un livre aussi compliqué que le «Livre d’Alchimie» par le Maître Sharden Ghod. Bien qu’en soit, cette femme n’ait jamais créé une pierre philosophale, comme l’a fait feu Nicolas Flamel, dieu ait son âme, Sharden reste tout de même l’une des plus importantes Alchimistes que les sorciers eurent connus. Certains disaient même que si elle n’avait pas été tuée par Voldemort lors de sa première manifestation, elle serait LA plus importante Alchimiste du monde. Étant fasciné par l’alchimie depuis des années et surtout pour la prétendue «capacité» de cette science à créer même la vie (et cette même fascination ne vous sera pas totalement expliquer car je suis un méchant monsieur qui aime faire durer le suspense, muahahahahatchoum!), il entendait bien le garder pour lui seul, mais comme cette jeune demoiselle semblait franchement intéressée, il se sentait un peu mal de lui priver des connaissances que ce bouquin pouvait lui fournir.

-Well… I don’t know why I would keep all this knowledge for myself… and as I know the Ravenclaws students… I assume that if I don’t, you will steal it from me when I won’t be there!

Bien sûr, il la taquinait. Il savait parfaitement que les Serdaigles n’étaient pas des voleurs, mais leur avidité de connaissances était aussi grande sinon pire que la sienne, lui qui avait déjà la tête bien remplie! Sur cela, il posa gentiment sa grande paluche sur la tête de la jeune demoiselle (il sait que les filles détestent cela, mais c’est plus fort que lui) puis il l’invita d’un mouvement de la tête à le suivre vers une section de la bibliothèque qu’il avait récemment organisée; un grand salon où plusieurs canapés étaient installés se trouvaient devant eux, ainsi qu’un feu magique qui dégageait une douce chaleur dans de grandes coupes de fer, à l’image de la légendaire Coupe de Feu. Ce prodige était réellement issu de la magie, puisque le plan originel du château n’avait pas été établi de manière à avoir une si grande pièce. Alexander avait simplement créé un espace qui, comme la salle sur demande, existe tout en n’existant pas. Le procédé en soi était compliqué, car seuls ceux qui entraient dans la bibliothèque remarquaient cette nouvelle réalité, alors que, de l’extérieur, la pièce n’avait pas grandi d’un pouce.

Il s’installa donc sur l’un des grands canapés puis il fit approcher une petite table. Celle-ci, animée d’une volonté propre, résista et courut se cacher derrière le canapé. Il grommela puis ordonna sèchement à la table de venir à lui. Elle refusa encore un moment puis, devant les ordres énervés du Russe, elle s’approcha enfin et se mit en place. Il déposa sur cette table résiliente son énorme livre et il en chassa la poussière. Il était souvent surprit par la quantité de poussière qui pouvait s’accumuler dans un livre et il dût lancer d’autres sortilèges pour le nettoyer et le restaurer pour pouvoir s’en servir sans ruiner cette petite merveille qu’aucun libraire ne vendrait sans voir devant lui des centaines de milliards de gallions. Il regarda ensuite sa jeune amie et l’invita à s’asseoir.

-This book is too old to get out of the library. I’ll read it for you, alright? Just sit here and remember the sweet memory of your grand-father who read you a good story before you sleep.

He was obviously teasing her.
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Evelyn R. Caulfield
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MessageSujet: Re: La mésaventure de la bibliothèque. | Alexander   Sam 15 Jan - 6:12
    Rah, ces foutus Pro-Carrow. N’y avait-il pas assez de raisons qui la poussait à les détester ? De un, ces idiots pensaient qu’ils étaient meilleurs que les autres car ils étaient de Sang-Pur et bla bla bla. De deux, ils suivaient Voldy, qui n’était pas un personnage des plus gentils au monde, si vous ne le saviez pas déjà. De trois, ils étaient des têtes vides qui ne pensaient souvent qu’à la popularité et la richesse. Des valeurs, qui, au point de vue de notre jolie petite brunette, étaient inutiles, voire même déplacées. Ne savaient-ils pas que ce qui comptait vraiment était la famille, les amis et l’amour ? Bon, ça sonne quétaine de cette manière, mais il faut comprendre. Elle l’avait compris, elle, que l’argent n’égalerait jamais la fraternité, que la popularité n’égalerait jamais de bons amis et que ce sentiment d’être supérieur aux autres ne rivaliserait jamais avec celui d’être aimé, de le savoir et de le sentir au plus profond de notre être. Elle avait quand même été le vilain petit canard de la maison, celle à qui personne ne voulait parler, celle qui était détestée, sans attention, sans rien. En fin de compte, celle qui n’aurait dû jamais naître. Toute cette haine que l’on ressent par la suite et ce sentiment d’être mal-aimé reste encré, nous apprend ce que sont les vraies valeurs. Elle le sait, elle l’a appris, elle adore cette vie qu’elle mène. Même si la peur est ambiante et reste, en ces moments où tout le monde doute, où tout le monde a peur. Elle fit une moue dégoûtée face aux noms des Pro-Carrows, ces idiots.

      « Well. They need a lesson. Those stupid kids don’t know anything about life. I would be grateful if you did so, believe me. »


    Il se releva par la suite. Heureusement, d’ailleurs, car s’il n’avait pas réussi à se relever elle aurait tellement forcé à l’aider qu’elle se serait casser le bras. Elle le remarqua assez vite. Il était grand, et elle, plus petite que la moyenne, déjà, se sentait totalement dépassée. Il faisait deux têtes au moins de plus qu’elle ! Son regard fut totalement surpris, interloquée, pendant quelques temps. Bon, elle se reprit assez vite. La pauuvre petite Evelyn qui venait de perdre son livre, celui qu’elle venait quérir et qu’elle avait cherché partout, même pour demander à son ami Thomas, semblait totalement désorientée à ce moment précis. Elle affichait tellement d’espoir dans ses petits yeux de chien battu que ça en faisait presque peur à ceux qui ne la connaissaient pas. Mais bon, ceux qui la connaissaient assez bien savaient que cette petite passe n’était qu’un truc qu’elle faisait assez souvent quand elle était déçue et qu’une idée venait la voir. En plus, ce livre d’Alchimie regorgeait de trucs qui venaient de tellement longtemps que ça aidait à connaître la base… Oui, un vieux livre tout poussiéreux, ce genre de gros livre qui a passé des années sans être lu et qui persiste encore dans sa noblesse de vieux livre. Comme elle adorait les livres de Poudlard. Ils regorgeaient de savoir. En plus, semblerait-il que celui-ci en particulier avait des savoirs que les autres n’avaient pas, un des livres qu’elle n’avait pas lu, en effet, dans cette grosse bibliothèque. Combien de livres avait-elle lu pendant ses années ici ? Où elle découvrait cette nouvelle vie qu’elle avait ? C’était bien, en fait. De découvrir de nouvelles choses. De croire que tout ce qui avait été impossible dans sa vie de Moldue l’était vraiment. En plus, elle, la Serdaigle, qui voulait toujours en apprendre plus, ne pouvait pas s’ennuyer avec tout ça !

    Définitivement…

    Oh ! Il a dit oui ! Evelyn eut un énorme sourire quand il lui dit cela, et eut même un petit rire quant à son petit commentaire à propos du fait que si non elle irait lui voler quand il aurait le dos tourné… Truc qu’elle n’aurait certainement pas fait, bien au contraire, puisque ce genre de choses n’était pas dans ses priorités. En fait, elle serait juste venue assez souvent dans la bibliothèque pour lui demander s’il avait fini avec ce livre… Ce qui, dans ce cas-ci, aurait semblé plus énervant qu’un vol, en effet. D’une manière ou d’une autre, par la cause de sa motivation et de sa détermination, elle l’aurait eu, ce foutu livre ! Mais bon, pour le moment, là n’est pas vraiment l’important, vous pouvez vous en douter, chers lecteurs. Puisqu’il venait de dire oui à sa proposition, elle était plus qu’heureuse. Il ne restait qu’à trouver un coin tranquille de la bibliothèque qui serait confortable où travailler – ou dans ce cas-ci lire – en paix. Bah, dans un endroit comme celui-ci, on ne pouvati pas dire pour autant que les étudiants étaient dérangeants. Il régnait tout un silence dans la bibliothèque immense et presque vide du château.


      « Of course. I would have stole the book in your sleep and would have kept it for me ! Mwahaha ! »


    Elle accompagna ses paroles de ses deux mains dans les airs à la manière d’une sorcière qui n’aurait pas utilisé de baguette, faisant onduler ses doigts avec un sourire machiavélique, quoique comique en même temps, un grand sourire aux lèvres. Bah, quoi, il n’avait plus l’air si méchant que ça, celui-là. En fait, il était seulement exaspéré de l’attitude des Pro-Carrows. Un peu comme elle. Du coup, ils s’entendraient sûrement bien. Elle rit encore une nouvelle fois avant de sentir sa main sur sa tête, ce qui stoppa net son envie de rire et la fit regarder le grand Russe d’un air confus et hésitant. C’était un peu comme son frère faisait. Quoique… Lui, il n’avait pas décidé de tout lui emmêler les cheveux et avait simplement retiré sa main pour l’inviter dans un coin de la bibliothèque qu’elle n’avait, jusque là, jamais remarqué. Elle laissa s’échapper une petite exclamation de surprise à la vue de ce truc. Ouah ! La bilbiothèque élargie. Évidemment, la magie devait en être la cause, car le château n’avait pas du tout changé. C,était comme un coin de relaxation, avec de grosses torches et des canapés. Un peu comme une salle commune, quoiqu’elle ne ressemblait en rien à celle des Serdaigles, avec ses grandes fenêtres qui donnaient vue sur le parc. Bref, elle en restait tout de même bouche-bée mais enchantée qu’il y ait un petit coin détente, et non des chaises en bois qui ne sont pas toujours très confortables. Les canapés, pour leur part, semblaient avoir beaucoup plus de point Sims par rapport au confort que les chaises, du coup, ça remonterait le moral de la jeune femme…. Mais de quoi je parle, moi ? Bon, revenons au rp.

    Elle resta un bon moment là, à regarder, tandis que le bibliothécaire prenait place sur un des canapés en demandant gentiment à une petite table toute timide et toute mignonne de s’approcher. Mais non, la table, elle, elle veut pas, hein. Elle a peur, dirait-on, et elle va se cacher derrière le canapé. Evelyn resta surprise devant ce geste de la table. Enfin, malgré toutes ses années ici, les tables qui bougent et qui ont un esprit, c’est encore assez peu commun pour qu’elle reste comme ça, quoi. Elle s’empêcha de rire en voyant la table trembler u peu derrière le canapé tandis que l’homme lui ordonnait de venir. Enfin, après un moment, elle approcha et se positionna, après quoi le bibliothécaire invita une petite Evelyn toute perdue à s’asseoir. Elle le fit, bien évidemment. Pourquoi refuser, elle allait enfin lire ce foutu livre, après tout ! Il lui fit part que le livre était trop vieux pour quitter la bibliothèque, ce qui la déçut quelque peu. Elle en revint vite, cependant. La Serdaigle ne se laissait pas abattre par de petits obstacles ! En plus, elle aimait bien la bibliothèque, alors pas trop de problèmes de ce côté. Le reste de sa phrase la fit cependant sourire.

    Ce n’est pourtant pas à son grand-père qu’elle pensa, mais bien à son grand frère. Celui qui, à la place de ses parents, lui avait tout apprit. Celui qui s’était occupé d’elle toute sa vie, le seul qui l’aimait. Oh, comme ça ramenait de belles petites anecdotes à son esprit d’adolescente ! Les histoires, oh que oui ! Tous ces vieux contes, toutes ces vieilles histoires. Shakespeare, Molière et quoi d’autre ? Il y en avait tellement qu’elle ne pouvait les énumérer. Sans parler des propres histoires de son frère, aussi artiste qu’elle. Cette mémoire était douce et rassurante. Elle espérait bientôt le revoir, celui-là. Vivement les vacances, se disait-elle, même en début d’année. Pas qu’elle n’aimait pas Poudlard, loin de là, mais avec tout ce qui se passait, il était difficile d’aimer. Enfin, il fallait dire que tout cela n’était que de la pure folie, après tout, avec ce nouveau règne… Elle se positionna donc plus confortablement sur le fauteuil : les mains sur les jambes, celles-ci croisées, elle regardait le livre qui n’avait plus de poussières en se préparant à écouter attentivement.


      « All right. I hope you don’t have a soporific voice. I surely don't want to sleep this time ! »


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La mésaventure de la bibliothèque. | Alexander

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