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 Et si l'on rejouait toutes les scènes? [Benjamin]

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Anaconda Lewis
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MessageSujet: Et si l'on rejouait toutes les scènes? [Benjamin]   Sam 27 Nov - 14:22
Et si l'on rejouait toutes les scènes?



Le rayon de soleil qui vint caresser la joue de la jeune fille était froid. Pâle et terne, il semblait lui aussi être victime de la triste atmosphère qui régnait au Château. Anaconda soupira et referma son livre. Puis, elle jeta un coup d'oeil à sa montre. Quinze heures vingt. La Salle Commune était presque vide, et elle avait un après-midi entier à combler. Bon... tant qu'à faire, autant aller faire un petit tour. Avec un peu de chance, elle croiserai des amis. Après tout, c'était une bonne idée: quoi de mieux que de rencontrer des gens pour combattre la morosité? Son amie Heaven était partie retrouver un garçon, et Griffith l'avait prévenue qu'il ne serait pas disponible ce samedi: la jeune femme brune était donc libre d'aller où bon lui semblait. Elle attrapa sa cape, une écharpe, et sortit de la Salle Commune d'un pas gracieux. Elle déambula dans les grands couloirs d'un pas lent et mal assuré: ils lui faisaient froid dans le dos. Alors que l'année précédente, ils fourmillaient de monde et étaient sans cesse animés, ils n'étaient à présent occupées que par des petites bandes d'élèves s'échangeant des confidences à voix basse à la lumière vacillante des torches murales. Anaconda songea avec tristesse que le Château était devenu l'ombre de lui-même, à l'instar de ses résidents. Pour la Vert & Argent, la situation était désastreuse. Et encore, elle faisait partie des privilégiés apparentant à Serpentard.

Si elle avait pu par le passé, exprimer ses convictions haut et fort, et clamer sans crainte son aversion pour le parti de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom, elle devait à présent ses résoudre à faire l'hypocrite. À se taire. À se cacher.
Sa relation avec Griffith était mise en péril et ses amitiés avec les Poufsouffles et les Gryffondors devenaient de plus en plus difficiles à honorer. D'autant plus que certains "amis" commençaient à la dévisager avec une certaines méfiance... après tout, elle était protégée, elle. Ce n'était pas elle qui risquait des heures de tortures et de détention à cause de sa Maison ou de son Sang! Alors, où était passé la brave Anaconda qui en dépit de sa Maison se disait anti-Voldemort? On attendait d'elle qu'elle montre l'exemple, qu'elle conteste, mais dès lors, il n'y avait plus personne. Anaconda sentit son coeur se serrer, et elle ravala ses larmes. Ce n'était pas juste! Ils ne comprenaient pas... Elle n'était pas à Gryffondor, et son soi-disant courage était fondé sur le fait qu'elle était en sécurité. Avec la situation actuelle, elle ne pouvait pas se permettre le moindre écart! Le souvenir de sa précédente rébellion était encore trop présent en elle. Un Endoloris pareil à la douleur de mille couteaux tailladant sa chair, ou de la brûlure d'un feu incandescent lui consumant la peau, et puis toujours le sang, son sang qui coulait sur le parquet de sa chambre, son père claquant la porte derrière lui dans un rictus de mépris. Et ne subsistait en elle, à travers ses larmes muettes, que le seul désir de se laisser mourir.
La jeune fille eut un rire amer. Lorsqu'elle avait exprimé son dégoût pour les principes du Lord, c'était chez elle, six ans auparavant. Mais encore aujourd'hui, son dos était couvert d'une plénitude et cicatrices et sur son visage fin, et l'on pouvait distinguer les cernes résultant des longues nuits blanches passées enfermée dans un cachot sombre et humide.
Anaconda avait cru que le cauchemar serait fini en entrant à Poudlard. Au fil du temps, elle avait aimé se prendre pour la Serpentard rebelle et différente, fière de ce qu'elle était. Au final, cela n'avait été qu'un leurre. La mort de Dumbledore avait tout chamboulé, et ils avaient pris le contrôle. Ceux qu'elle avait essayé de fuir revenaient à présent la hanter. Ils n'obéissaient qu'à leurs propres lois: la loi du plus puissant.
Très peu de personnes connaissaient le passé, le vrai passé d'Anaconda, et ceux qui l'ignoraient n'éprouvaient probablement plus que du mépris pour elle, croyant qu'elle n'était, en somme, qu'une Serpentard parmi d'autre. Que de la gueule et rien dans le ventre.

Anaconda réalisa subitement qu'elle se trouvait devant les lourdes portes en bois du Château. Elle hésita un instant, puis les poussa. Au même instant, une larme roula sur sa joue. Comment leur dire? Elle ne voulait plus souffrir. Elle n'était pas l'Élue, elle! Elle avait déjà ses propres problèmes. Était-ce un choix égoïste que de vouloir vivre sereinement, sans crainte du lendemain? Ils ne pouvaient pas juger ses choix! Ils ne savaient pas à quel point c'était dur, de choisir entre le bonheur et la justice.
Une fois dehors, le corps mince d'Anaconda frissonna. Le vent était glacé: elle rentrerait vite fait après un petit tour. Vivons heureux, vivons cachés? C'était la meilleure solution.
Le ciel était couvert de nuages et le feuillage des arbres se secouait tristement. La brune marcha quelques instants, puis, n'ayant vu personne dont elle désirait la compagnie, décida de faire demi-tour.
Elle se dirigeait vers le Château lorsqu'elle vit une silhouette masculine en sortir. Son coeur fit un bond. Griffith? Non, ce n'était pas possible, il devait faire des recherches pour son cours de Métamorphose. Les contours de la silhouette se précisèrent alors, et le visage d'Anaconda fut illuminé d'un grand sourire. Cette chevelure dorée, cette démarche insouciante...
Sans réfléchir, elle se mit à courir en direction du jeune homme.
    « Benjamin! »
Il s'arrêta, et Ana en profita pour le rejoindre, hors d'haleine. Elle se plaça face à lui, rayonnante.
    « Ce que je suis contente de te voir! »
Puis, dans un sursaut d'affection, elle le serra dans ses bras.



« So I smiled and tried to mean it, to let myself let go
Cause it's all in the hands of a bitter, bitter man
Say goodbye to the world you thought you lived in »


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