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 Take my hand tonight, we can find some place to go [ Evy ]

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MessageSujet: Take my hand tonight, we can find some place to go [ Evy ]   Mer 3 Nov - 3:24
J
'étais seule. Seule dans la Grande Salle froide, vide, morte. Seule sous le plafond qui montrait un immense soleil entouré de nuages. Seule, perdue dans un monde qui échappe à mon contrôle. Je ne savais plus où aller, je ne savais plus quoi faire. Déboussolée, désespérée, déprimée. Je n'avais plus le goût à rien. Je n'avais qu'une envie; c'était sombrer. Comme le Titanic. J'étais brisée et je coulais. J'étais la Rose DeWitt Bukater de l'histoire. Je flottais et je mourrais. J'espérais secrètement qu'on viendrait me sauver. Mon Jack, lui, était parti. J'aurais pu lâcher mon morceau de bois et me noyer. Pourtant, quelque chose me retenait. « Partir et vivre ou rester et mourir ».J'en étais certaine. En mourant, j'aurais pu vivre. J'aurais vécu. J'aurais été plus heureuse. J'aurais dû partir, oublier ce passé. Ce passé qui me retenait prisonnière. Je mourrais. Ce passé qui m'empêchait de partir, m'empêchait de mieux vivre. Je souffrais. Je n'aimais pas que ma liberté soit ainsi entravée. Je rêvais de liberté. Je voulais cette liberté et je l'aurais. Il faudrait que je déploie mes ailes et que je prenne mon envol. Mais je n'en avais pas le courage.
J'écrivais. Des lettres noires sur une feuille blanche. Des mots écrits à l'encre. Des phrases de souffrance brouillées ici et là par des larmes de tristesse. J'essayais de me concentrer, en vain. Ma main était décidée à trembler et mes pensées étaient désordonnées. Je rayais pour la énième fois un mot. Je n'arrivais pas à coucher sur papier mes propres sentiments. L'impression d'avoir été trahie était là et me faisait verser de nouveaux torrents de larmes. Et lorsque je réussissais enfin à ne plus pleurer, je repensais à tous ces moments où nos corps s'étaient unis dans la plus parfaite harmonie, où nos lèvres s'étaient jointes dans un élan de passion, où nos regards parlaient d'amour. Fichue nostalgie ! Elle me faisait mal ! Je l'aimais encore, pour sûr. J'essayais de comprendre ce qui l'avait conduit à rompre avec moi. En vain. Une larme roula sur ma joue et s'écrasa sur la feuille. « … tu m'as trompé ce qui prouve que et j'étais prête à te dire tout ce que je pen à te pardonner. » Je lui aurais pardonné, c'en était certain. Je tenais bien trop à lui pour le laisser tomber comme ça du jour au lendemain. Je tenais beaucoup trop à lui. J'aurais mis en œuvre mille et une façons pour qu'il ne rompt pas. Et malgré tout, mon imagination si débordante s'était tue à ce moment-là, me laissant dans un chaos le plus total. Cœur contre pensée. Mon cœur me dictait de continuer ma route, d'ignorer ce que ma pensée disait. Mais ma pensée me disait d'aller vers lui et de ne pas faire attention au cœur. Cruel dilemme dans lequel j'étais plongée. J'étais prête à lui pardonner. Il fallait que je lui propose un marché. Un de ces marchés qu'on ne peut pas violer. Un de ces marchés que l'on fait quand on est gamin, quand on se donne un bracelet ou un pendentif et qu'on jure d'être amis. Sur le coup, ça nous paraît tellement stupide mais par la suite, c'est tellement symbolique. Il fallait que je lui offre quelque chose. Mais je lui avais déjà offert mon cœur, ma chasteté, mon corps. Ca n'avait pas suffit. Il n'avait pas tenu la parole. Lorsque je lui avais fait don de ma personne, ça ne m'avait pas paru stupide. Je vivais un grand moment, de ces moments qui nous font évoluer. On avait été amis, certes et on s'entendait bien. Mais là, une amitié, un amour venait de se briser en mille morceaux. J'aurais bien voulu prendre ces morceaux et les jeter au loin, dans un lieu où ils ne me reviendront jamais. Et pourtant, tout m'y ferait penser. « Il faut toujours semer derrière soi un prétexte pour revenir, quand on part ». Si je me séparais de ça, c'est comme si je me séparais d'une partie de ma vie. Incomplète, je n'existerais plus. J'écrivais et je souffrais.
En fait, je ne devrais pas écrire. Pas pour lui. Ca fait lâche. Je devrais aller lui parler et lui dire ce que je n'ai pu lui dire en face, lors de notre rupture. Mais je ne voulais pas qu'il essuie mes larmes, qu'il me prenne dans ses bras pour me consoler, qu'il me dise que tout ira bien. Je ne voulais plus. Il fallait que je me débrouille seule. Certes, il m'avait fait devenir une femme et toute seule je n'aurais pas pu y arriver mais maintenant... Maintenant, fini ! Plus besoin d'Elliyöt ! Je me trouverais quelqu'un d'autre qui le remplacerait. Je trouverais un autre homme qui ne se jouera pas de moi. J'avais une envie soudaine de faire souffrir Elliyöt comme il m'avait fait souffrir, en cassant avec moi. Un sourire sadique se dessina sur mon visage. L'espace d'un instant, je ne me sentais plus mélancolique, plus triste. En y repensant, si je me vengeais, je devrais me séparer de tous mes amis ou du moins, ils se sépareront de moi car ils ne me reconnaitraient plus. Une fois lancée dans mes idées, on ne m'arrête guère. Sauf, peut-être, les gens qui me connaissaient très bien. Je posais ma tête dans ma min et tout en fixant la feuille sur laquelle j'écrivais, je dessinais des choses sans grande importance.
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Evelyn R. Caulfield
Nombre de chapitres écrits : 347
Sang : J'SUIS UNE NÉE MOLDUE YO
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Date d'inscription : 12/10/2009
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MessageSujet: Re: Take my hand tonight, we can find some place to go [ Evy ]   Mer 3 Nov - 23:15
    Le syndrome de la page blanche. C’est une abomination. Si horrible est-elle, incalculable est le choc qu’elle peut avoir sur un écrivain. Et Oh Combien Malheureusement, ce foutu syndrome s’abattait cruellement sur la pauvre Serdaigle, sans défense, qui ne pouvait rien faire pour l’en empêcher. Ça faisait des heures entières qu’elle était là, devant un morceau de parchemin, attendant le choc, sans que le courant ne la frappe. L’inspiration ? Quelle inspiration ? Pffft, celle-là, elle devait être partie bien loin. Cette foutue malpolie venait de sortir se promener sans crier gare, la laissant là, dans son coin, devant les immenses fenêtres de la tour de Serdaigle, où elle remarquait plusieurs des élèves dehors, profitant des doux rayons du soleil. Il était passé depuis longtemps l’heure du déjeuner. Il y avait peu de monde dans la Salle Commune, et les surveiller, c’était un peu long. Surtout quand on ne trouve aucune inspiration. Ah, que la vie peut être compliquée, par moments ! Elle aurait bien aimé que quelque-chose, n’importe quoi, puisse se produire. Il fallait dire qu’elle en avait déjà fait beaucoup pour tenter de s’occuper : la jeune Caulfield venait tout juste de refaire une coloration magique de ses cheveux, justement. Changer du coucher de soleil au bleu marin faisait du bien, donnait un nouveau style. Ça lui plaisait, c’était au moins ça.

    Mais maintenant, que faire ? L’écriture était vaine, elle n’arriverait à rien. Il fallait donc trouver qu’elle trouve… Autre chose. Elle porta une main à son menton, réfléchissant. Elle en arriva à la conclusion que si son inspiration n’était pas pour l’écriture, peut-être serait-elle pour autre chose. Donc, elle se leva, replia son parchemin et rangea son encrier, avant de monter dans le dortoir. La jeune femme y déposa ses choses, avant de sortir son cahier de dessins, le feuilletant, couchée sur son matelas. Plusieurs œuvres y avaient leur place. De créatures mythiques à scènes mystérieuses aux paysages envoûtants à aller jusqu’aux arbres et aux personnes. Des visages. Des connaissances. Des amis. Elle tourna une nouvelle page, et son regard s’y arrêta pour plusieurs secondes. Ces traits fins, ces fines bouclettes, ce sourire et ce regard. Sans qu’il n’y ait de couleurs, elle distinguait le blond de ses cheveux et l’éclat de ses yeux, dessiné par sa main d’artiste. C’était Danaé, le jour où elles s’étaient toutes deux assises sous un arbre au début de cette année, discutant, et où elle s’était amusée à la dessiner sans qu’elle ne remarque ce qu’elle faisait. Peut-être n’avait-elle pas été curieuse. Ou peut-être savait-elle, avec les petits regards furtifs et le sourire en coin de sa meilleure amie, que ce qu’elle dessinait, c’était elle. Dans les deux cas, elle n’avait jamais vu ce dessin. Elle aurait une bonne surprise une fois qu’Evelyn lui montrerait, on ne sait trop quand. Le perfectionnement de celui-ci avait duré plusieurs semaines, mais c’était la première fois depuis un bon moment qu’elle y reposait le regard.

    En y repensant, elles étaient bien heureuses, sur ce portrait.

    Evvie eut un soupir. Ça lui manquait, ça, les bons moments passés avec sa meilleure copine. En levant ses yeux noisette au ciel, elle se demanda où elle pouvait bien se trouver. Elle eut un petit moment de réflexion. Elle voulait revoir Danaé, et ce serait peut-être une bonne chose à faire, non ? La revoir, maintenant. Prendre de ses nouvelles. Ça faisait longtemps. Trop longtemps, et ce temps-là, à attendre, était définitivement trop long. Sans plus attendre, se levant de son lit, amenant avec elle son cahier de dessins et un crayon, qu’elle plaça derrière son oreille, elle descendit les escaliers d’un pas relativement rapide. Elle sortit de la salle pour s’engouffrer dans les couloirs. En croisant quelques amis communs, tous lui répondirent qu’ils ne l’avaient pas vu. D’autres Poufsouffles lui dirent qu’elle n’était pas dans leur salle commune, et dans lequel des cas ils l’avertiraient qu’elle la cherchait, ce qui la rassura. Elle ne pourrait certainement pas lui parler si elle était dans la salle commune.

    La Bleue fit donc le tour de toutes les salles, sans voir une trace de la Jaune et Noire. Peut-être était-elle dehors ? Cette pensée en tête, elle se dirigea vers les grandes portes. Sur son chemin, elle remarqua les portes de la Grande Salle ouvertes. Evelyn s’arrêta alors, portant son regard sur les tables vides ; ou presque. En effet, là, assise à celle des Poufsouffles, se tenait sa tête de blondinette préféré. Elle était penchée sur une feuille de parchemin, avec un sourire indéchiffrable, de si loin, sur les lèvres. Étrange. Pourquoi était-elle seule, ainsi ? Ce n’était pas vraiment elle, de se tenir seule, comme ça. Evvie rentra dans la salle, ses pas résonnant sur le carrelage, dans l’écho infini de la salle presque vide. Tout était intensifié, et elle savait que Danaé pouvait l’entendre arriver, même si elle ne relevait pas le regard. Elle semblait cependant bien loin dans ses pensées. Arrivée à sa hauteur, la jeune femme se baissa pour inspecter le visage de son amie d’enfance. Des traces de larmes restaient ; ses yeux étaient toujours humides, rouges. Elle avait pleuré. Et dans son visage, on pouvait presque voir, malgré ce sourire plus qu’étrange, des traces d’une certaine tristesse que l’on cache, qu’on ne veut aucunement montrer. La jeune femme eut un air songeur à ce constat, et une moue inquiète fit son apparition peu après.


      « Hé… »


    Elle mit son cahier sur la table avant d’y prendre place, sur une des nombreuses chaises, juste devant son amie. Elle plaça ses mains sur son cahier, tenant l’extrémité de celui-ci. Un faible sourire, celui que l’on fait quand on a mal de voir quelqu’un dans ce genre d’état, s’affichait sur son visage.

      « Danaé, y’a quelque-chose qui va pas ? »


    C’était une question simple, dit d’une voix douce, toujours inquiète. Elle porta ses yeux sur son bout de parchemin, où l’on pouvait voir les taches d’encre couvertes de larmes, des taches humides détruisant les mots, les signes, les symboles. Son visage pouvait se traduire en ‘est-ce que je peux faire quelque-chose pour toi, as-tu besoin d’aide ?’
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