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 [Intrigue II] Alerte Jaune {Ouvert à tous les Poufsouffles}

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Leon Moorhead
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MessageSujet: [Intrigue II] Alerte Jaune {Ouvert à tous les Poufsouffles}   Sam 7 Aoû - 7:00
Alerte Jaune

Stan se remettait tranquillement du dernier cours de soin aux créatures magiques, et l'idée de sortir de l'enceinte du châteaux ne l'effrayait plus autant. Il avait été chanceux, il n'avait pas vraiment vu l'auror se faire estropier par la bête. Il n'avait pris pleinement conscience de ce qui c'était passé qu'après coup, une fois sain et sauf dans le grand hall. Il était possible qu'il eut assisté à sa fin, mais avec toute l'agitation, son esprit ne l'avait pas plus remarqué que les blessés qui étaient à terre, qu'aux élèves qui courraient dans tous les sens, et qu'à l'imposante silhouette de la bête. Tout compte fait, sa vie avait repris un cours normal et avec le recul, il avait connu pire ici. Les détraqueurs en troisième année et la mort de Cédric l'année d'après... Voire même la chambre des secrets en deuxième année. A coté de ça, la bête paraissait bien ridicule, en effet.

Stan revenait de la volière. Il avait envoyé une lettre à l'attention de ses parents pour leur demander s'ils étaient disposés à envisager qu'il puisse passer ses vacances de Pâques à l'extérieur, non pas qu'il eut quelque chose de prévu, mais sait-on jamais. Son cousin lui avait parfois laissé entendre qu'il apprécierait le recevoir une semaine ou deux au manoir des Sword, histoire qu'il puisse constater lui-même à quel point ils étaient puissants, et donc, l'influence dont il pourrait disposer s'il prenait conscience d'être aussi bien né. Peut-être que d'ici quelques jours, Carl et Bryan lui proposeraient quelque chose déjà qu'ils avaient prévu de passer une partie des grandes vacances ensemble. La perspective d'un petit séjour chez les Bishop lui donnait, par contre, des frissons dans le dos désormais. Depuis que Carl leur avait avoué, à lui et à Bryan, que les frères Liebgott étaient ses oncles, Stan s'était à plusieurs reprises imaginé qu'un jour l'occasion de côtoyer ses professeurs à l'extérieur de Poudlard se présenterait, et rien que l'idée le mettait mal à l'aise.

Le jeune Poufsouffle ne mit pas longtemps à rejoindre le couloir qui menait à sa salle commune. Il y avait plus de monde que d'habitude. C'était certainement dû à l'heure tardive. Le soleil se couchait doucement et éclairait d'une lueur orangée l'allée. La plupart étaient des Poufsouffles, assez jeune il fallait dire. C'était après tout normal, enfin, c'est ce qu'il avait toujours constaté : Les plus jeunes étaient moins occupés mais pourtant, passaient beaucoup plus leur temps libre dans un périmètre proche de la salle commune. Il ne savait pas trop pourquoi, mais pensait que c'était peut-être rassurant, qu'ils s'y sentaient en sécurité... Les jeunes jaunes étaient souvent les victimes de l'imbécilité de certains Serpentards. Stan se faufila à travers la masse jusqu'à atteindre l'entrée de la salle commune. L'ambiance y était beaucoup plus calme. La plupart des tables étaient occupées par des élèves qui étaient affairés à leur devoirs, quant au autres, ils lisaient où alors discutaient tranquillement. Le Poufsouffle appréciait ces moments paisibles où il n'était pas obligé de s'isoler dans son lit ou même de s'ensorceler pour apprécier un livre tranquillement. Il avait dans sa besace son manuel de potion et un bouquin retraçant l'histoire des trois plus grandes équipes de Quidditch de Grande-Bretagne. Il n'hésita pas longtemps et continua sa lecture « sportive ».

Il n'eut le temps de lire dix pages complètes que des cris retentirent au delà de la salle commune, et soudain, une masse d'élève important se glissait à l'intérieur. L'agitation gagna également ceux qui étaient confortablement installés. Stan se leva d'un bond. Il ne savait pas où placer son regard. Il essaya de prêter attention à ce que pouvaient dire les gens et un mot revenait souvent à ses oreilles : « monstres ». Ses yeux s'écarquillèrent. Il ne savait pas s'il devait s'inquiéter ou non. Il tenta alors de voir à l'entrée où les derniers élèves finirent de se réfugier. Une fois la voie libre, il put alors voir ce qui trainait dans le couloir, et ceci ne le rassura pas. C'était des créatures immondes. Des sortes de goules qui se mouvaient avec l'agilité d'une araignée. Stan croisa le regard de l'une d'elle – il n'y en avait pas qu'une – et son sang se glaça. Une fois qu'elle quitta son champ de vision, remplacée par deux autres de ses congénère qui ne semblaient pour le moment pas inquiétées de leur présence. Cependant, rapidement, les cris et l'affolement de ses camarades alertèrent les créatures qui se mirent à observer dans leur direction et commencèrent à se déplacer. Une montée subite d'adrénaline l'envahit et le fit réfléchir instinctivement. La porte étaient grande ouverte, il fallait la fermer.

Stan « Vite ! La porte ! »

Seulement, l'acte ne joignit pas la parole. Il était pétrifié en réalité. Il ne pouvait plus bouger.


Dernière édition par Stan Sword le Mar 10 Aoû - 0:12, édité 1 fois
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Griffith Harftly
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MessageSujet: Re: [Intrigue II] Alerte Jaune {Ouvert à tous les Poufsouffles}   Sam 7 Aoû - 20:28

Alerte Jaune

    La journée s'était déroulée dans un calme et une simplicité déroutants. Griffith s'était levé le matin d'assez bonne humeur, ayant l'esprit motivé par le rendez-vous qu'Anaconda et lui s'étaient fixés quelques jours auparavant. Ils devaient se retrouver l'après-midi dans le parc, d'où ils décideraient leur programme du jour. C'était pour lui une broutille que de décider que faire, car ils pouvaient bien rester toute une journée debout à ne rien faire qu'il ne broncherait pas. Tant qu'elle était là, à ses côtés, il se fichait entièrement du reste. La seule occupation à laquelle il était abonné était l'échange de regards avec la Serpentard. Ses yeux océan l'hypnotisaient littéralement, et Griffith donnerait tout pour pouvoir les voir du matin au soir sans interruption.

    La journée se passa donc à merveille, mue par la joie d'un amour retrouvé. Lorsqu'ils se séparèrent le soir -avec un mal fou-, le Poufsouffle souriait d'une oreille à l'autre. Il avait encore sur lui l'odeur de sa bien aimée, et se rappelait de chaque seconde qu'il avait passé à ses côtés. Mu par un bonheur sans limite il s'autorisa même un petit détour à la bibliothèque, juste pour voir encore une fois l'endroit où il avait rencontré Ana. C'était un petit rituel qu'il s'était lui-même proposé, et dont il ne se lassait pas. Comment pouvait-il réagir autrement qu'en souriant niaisement en regardant le sol sur lequel ils s'étaient assis?
    En général, lorsque des élèves passaient par là et le trouvaient en train de sourire à un souvenir, il haussaient les sourcils puis partaient en ricanant, s'empressant certainement de relater ce comportement étrange à leur petite troupe d'amis. Griffith lui faisait mine de ne pas les voir. Il s'était toujours fichu de la réputation qu'on pouvait lui donner, et cela ne changerait pas.

    Après ce petit moment de mélancolie, le Poufsouffle prit enfin la direction de sa salle commune. Il ajusta son pull après un frisson du à la température fraîche du mois de Mars. Il regarda à travers une fenêtre le temps qu'il faisait dehors, juste à temps pour se rendre compte que la nuit tombait. Accélérant le pas, il entendit quelques bruits de cliquetis et de respirations qui l'alertèrent sans non plus l'effrayer. Les hurlements stridents qui résonnèrent ensuite dans les couloirs le figèrent sur place. Ne comprenant pas la cause de ces cris d'élèves, il commença à courir pour essayer d'en comprendre quelque chose. Ce ne fut que lorsqu'il croisa un monstre qu'il comprit. Aussitôt il tira sa baguette magique, la pointant sur l'immondice qui ne l'avait pas encore remarqué. Après quelques secondes de tremblements incoercibles, il lâcha un juron et prit la fuite.

    Il les avait déjà vues, ces bêtes. Lors de l'expédition nocturne qu'il avait faite avec plusieurs autres élèves. Elles les avaient attaquées, et c'était un miracle s'il était encore en vie. Car malgré leurs bras physiquement fins, la force musculaire qu'ils pouvaient dégager était monstrueuse. Il se souvenait encore avec quelle facilité l'un d'eux l'avait plaqué au sol. A cause (ou grâce) à l'épiderme visqueux du monstre Griffith avait pu se dégager de son étau, mais il n'était pas persuadé de pouvoir recommencer l'exploit, bien au contraire.

    Arrivant devant l'entrée de sa porte commune, il vit avec effarement et bonheur que l'entrée était ouverte. Après un coup d'oeil derrière lui, il fonça jusqu'à la salle commune en claquant la porte derrière lui. Il resta adossé dessus durant une longue minute, à la fois pétrifié de savoir ces monstres dans Poudlard, mais aussi vérifiant qu'aucune ne l'avait remarqué. Il n'avait pas vraiment prit la peine de se faire discret, pensant juste à sauver sa peau. Son souffle était haletant, et ses yeux écarquillés se posèrent sur Stan, qui le fixait. Il se décolla de la porte délicatement, comme si ses mouvements étaient perceptibles dans le boucan que les élèves faisaient sous l'effet de la panique, puis se rapprocha de lui à pas de loup. Sa main serrait si fort sa baguette magique que ses jointures en étaient blanches, et il ne cessait d'être parcourut de tremblements de terreurs.


      Stan y'a les monstres dans le château.Savait-on jamais, il ne les avait peut-être pas vus. Griffith se fit bousculer par une fille qui semblait vouloir rejoindre son dortoir comme si sa vie en dépendait. Ah oui, elle en dépendait vraiment.Faut qu'on trouve les préfets, ou alors faut qu'on fasse quelque chose pour calmer tout le monde parce que sinon c'est pas les bêtes qui vont nous bouffer mais on va tous s'entretuer!


    Il n'avait pas totalement tord, car les Poufsouffles semblaient prêts à tuer toute personne qui les empêcherait de se ruer vers leurs affaires. C'était peine perdue, car tous souhaitaient visiblement s'y rendre, comme si se balader avec leur valise dans Poudlard allait leur sauver la vie.
    Il était bien incapable de savoir quoi faire pour les calmer, et n'avait pas l'autorité nécessaire pour leur en donner l'ordre. Une série de jurons le poussèrent à se mettre debout sur une table. De haut, il aurait certainement plus la possibilité de trouver Danaé De Chysellos qui était accessoirement leur préfète et en l'occurence la seule qui pouvait calmer tous les élèves, à moins qu'un professeur ne se décide à venir les aider. Mais il ne vit ni Danaé, ni Aisling, ni personne qui aurait pu les aider, dans toute cette foule. On aurait dit que tout Poudlard avait décidé de se planquer là.
    Descendant de la table, il allait dire à Stan qu'ils devaient appeler un professeur par n'importe quel moyen lorsqu'un bruit sourd imposa un silence de mort dans la salle.

    Il fit volte face vers la porte, sentant son coeur sur le point de briser sa cage thoracique. Une sorte de grattement se fit entendre, puis un cri de bête, et enfin un autre bruit sourd. La porte tremblait, sur le point de céder aux attaques des monstres. Les Poufsouffles semblèrent comprendre l'horreur de la situation, car ils se tassèrent tous vers le fond de la salle en hurlant de l'aide. Griffith lui n'avait même plus la capacité de tenter de se cacher. Son regard était rivé vers la porte. Il n'arrivait même pas à crier, ni à regarder si Stan était encore à côté de lui.







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Leon Moorhead
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MessageSujet: Re: [Intrigue II] Alerte Jaune {Ouvert à tous les Poufsouffles}   Mer 11 Aoû - 4:59
Stan se trouvait désormais planté comme un piquet au milieu d'un foule mouvante de petite gens qui accouraient apparemment dans tous les sens, mais en réalité en direction des dortoires. Le jaune fixait toujours l'entrée, effarée. Il avait cependant sans s'en rendre compte sorti sa baguette de sa poche et la serrait fort entre ses doigts. Soudain, à travers ses paupières à demi fermées et avec sa baguette pointée en direction de l'entrée, soutenue par sa main tremblante, il cru reconnaître Griffith. Il baissa alors sa garde, ne retenant un soupir de soulagement. En rentrant, il avait fermé la porte derrière lui. Lorsqu'il s'avança vers lui, Stan lui adressa un sourire en demi-teinte. Son entrée avait apparemment alerté la vigilance des créatures à l'extérieur, qui tambourinaient.

Griffith • « Stan y'a les monstres dans le château. »
Stan • « J'avais pas remarqué, tiens donc ! » Le stresse le rendrait parfois un peu caustique. « Dis moi, est-ce que tu sais ce que c'est ? Et .. Et pourquoi elles sont dans le châteaux ? Et .. Et que font les aurors ! J'en ai croisé des tas dans le châteaux en remontant et ya soudain plus personne ! » Le stresse lui faisait également déverser des flots de paroles dont il n'avait l'entier contrôle. Stan se calmait peu à peu. A vrai dire, le chaos ambiant avait pour effet de le calmer, comme si la salle avait dépassé son quota d'anxiété et qu'il était impossible qu'une personne supplémentaire pète les plombs. Son cœur, lui par contre, continuait de tambouriner dans sa poitrine.

Griffith • « Faut qu'on trouve les préfets, ou alors faut qu'on fasse quelque chose pour calmer tout le monde parce que sinon c'est pas les bêtes qui vont nous bouffer mais on va tous s'entretuer! »
Stan • « Tu envisages vraiment de te battre contre ces... trucs ? C'est de la folie, simplement ! »

Un gros boum le fit sursauté comme jamais il n'avait sursauté. Les bestioles avaient l'air de plus en plus féroces et têtues. Tout portait à croire qu'elle voulais rentrer à l'intérieur, coute que coute. Tandis que Griffith s'éloignait pour trouver une quelconque trace de préfet, Stan tourna sur lui même. Il tremblait de partout et n'avait toujours pas lâché sa baguette. Il ne savait vraiment pas ce qu'il fallait faire. Rester cloitrer ici jusqu'à ce que l'on vienne les chercher. C'était la seule option envisageable pour lui. Mis à part l'envie de prendre son balais et de voler loin d'ici. Il y avait quelques fenêtres. Mais son balais était loin, et il ne se pensait pas assez puissant pour pouvoir l'attirer d'aussi loin. Stan pensa à tous les enfants qui patientaient encore dans le hall. Pour certains, la peur avait laisser place à une curiosité malsaine. Ils se pensaient certainement en sécurité la porte fermée. Il essayait de penser de la même chose, c'est vrai, mais le tambourinage constant et toujours plus fort le lui laissait présager de rien.

Les directives de Griffith avaient été de trouver un moyen de tous les calmer. La meilleure chose à faire était pour lui de tenter de convaincre tout le monde de se parquer dans les dortoirs. Stan essaya de se faire entendre par les quelques élèves qui étaient à sa porté, mais apparemment, il n'étaient pas disposés à le faire. Déçu, ses mains devinrent moites et l'anxiété remonta doucement alors qu'un énorme boum résonna dans toute la salle.

Le temps sembla se suspendre un instant, ces créatures étaient hideuses et à cet instant précis, il pensa bel et bien que c'était la fin pour tout le monde. Après tout, il n'avait jamais eut à se battre contre de telles choses. L'espace de cet instant, il espérait tout de même, naïvement, que ce qui avait enfoncer la porte n'était rien d'autre qu'un professeur, ou même Rusard... Même son intervention lui semblait de suite utile bien que ça n'aurait d'aucune façon été le cas.

Quelque chose traversa la pièce, une lueur rouge avait fusée. Il reprit conscience de son environnement dès l'instant où le projectile magique frappa une des créatures qui s'était immiscée à l'intérieur. La bestiole n'eut pas l'air d'apprécier, si bien qu'elle s'était recroquevillée sur le sol, inanimée. Une étrange mélodie reprenait forme à ses oreille. Elle était composée en grande partie de cris stridents, de bruits de chaussure heurtant le sol, et d'occasionnellement un sort ou deux qui volaient pour contenir la menace. Stan se retourna. Il vit que certains élèves s'étaient manifestés et étaient en ligne de front, à quelques centimètres de lui. Subjugué, il les vit reculer de plus en plus, et lorsque qu'il se rendit compte de ce pourquoi ils avaient battus en retraite, Stan était déjà à terre, poussée avec violence à deux mètres en arrière. Les bestioles avaient gagnées du terrain et s'imposaient peu à peu dans la salle commune. A une trentaine de centimètres de lui se tenait la bête qui l'avait particulièrement agressé. Elle s'avança vivement dans sa direction. D'instinct, il fit un geste ample du bras et cria « protégo ». Le champ protecteur qu'il avait créé instantanément s'évanouit alors que la créature la heurta et était à son tour projetée plus loin dans la pièce.

Son rythme cardiaque s'était anormalement affolé et avait, à la vue de son opposant vaincu, transformé sa peur en adrénaline pur qui l'empêcha de fuir. Il se redressa rapidement et cibla les quelques créatures qui étaient le plus proche de lui. Il les garda à distance avec ses charmes du bouclier, et couru en direction du centre de la pièce. Il espérait y trouver Griffith. Une grande partie des élèves s'étaient réfugiés à l'intérieur des dortoir. Seuls les plus téméraires et curieux, était resté aux pieds des escaliers qui y menaient, si bien que la scène s'était montée en deux blocs, séparé d'un no man's land maintenu grâce aux boucliers de Stan et d'autre dont il n'avait pas l'occasion de se soucier. Il ne pouvait pas se permettre de se retourner.

Stan • « Griffith ! » Il avait crier son nom car malgré ses quelques coups d'oeils furtifs sur les cotés, il n'avait pas cru le voir.

Toujours plus de bestiolles entraient, et malgré le mal qu'il se donnaient à les tenir à distance, l'anxiété gagna de nouveau Stan. Il voyait leur nombre grandir de plus en plus. Ils devaient être septs maintenant, sans compter ceux qui étaient à terre et qui commençaient à reprendre conscience. Il fallait être plus agressif ! Les stupéfixer ne faisait que les neutraliser sur le moment, mais sous la pression, protego était le seul sortilège qu'il se pensait capable de prononcer correctement.
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R. Ophélie Hampton
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MessageSujet: Re: [Intrigue II] Alerte Jaune {Ouvert à tous les Poufsouffles}   Mer 11 Aoû - 23:35
Raphaëlle n'avait rien vu de tout cela arriver. Et quand je parle de «tout cela» je veux dire des bêtes monstrueuses et effrayantes qui avaient réussis à pénétrer dans un établissement scolaires alors que cet endroit était sécuritaire, enfin, il l'avait été un jour, et qui avaient décidé de détruire littéralement la maison Poufsouffle et tous ses membres. Bien évidemment, cela arrivait à Poudlard. Pourquoi ailleurs où les poufsouffles ne se trouvaient pas? Mystère! Il fallait que ça tombe sur cette maison, sur ce dortoir. Les Griffondors sont courageux, ils n'auraient pas eu peur de s'attaquer à ces créatures immondes. Les Serdaigles sont brillants et intelligents, ils auraient su quoi faire contre leurs ennemis. Et les Serpentards qui sont, eh bien, malicieux pour ne pas dire autre chose, ils auraient pu trouver quelques combines pour s'en sortir indemnes! Les poufsouffles, eux, ils sont patients et juste? Ils allaient attendre patiemment la mort? Mourir juste et plein de bonté? Eh non, je ne crois pas. En fait, mon opinion n'a pas vraiment d'importance puisque je suis la simple narratrice, celle par qui les aventures de Raphaëlle vous sont raconté.

Dire que la jeune poufsouffle croyait qu'elle aurait une soirée calme. Lire un bon roman moldu que sa maman lui avait envoyé dans lequel une certaine Isabella, une étudiante des plus stéréotypées, tombe en amour par dessus la tête avec un vampire! Et oui, les auteurs ont une imagination débordante de nos jours. Elle avait aussi son chocolat chaud journalier qui fumait encore sur la table située à côté de sa chaise. Elle aurait pu lire quelque chapitres de sa palpitant roman dont je vais taire le nom et puis hop! aller se coucher. Mais non, bien-sûr, la vie s'acharnait sur elle. Adios, la nuit tranquille.

Dans tout ce chaos, Raphaëlle n'avait rien compris à ce qui se passait. Bon, je vous explique: Raphy n'est peut-être pas une serdaigle mais elle a un minimum d'intelligence. Si elle avait vu la scène, elle aurait compris que les monstres dans la porte, bien, ils sont pas gentils. Cependant, de sa position, elle ne pouvait pas voir lesdites créatures, d'où son incompréhension totale. Pour mieux voir la scène, elle s'approcha un peu plus de la porte d'entrée de la salle, mais pas trop, rappelez-vous, elle est pouffy pas griffy! De là, elle apperçu un de ses coéquipiers de Quidditch, Stan. Elle se dit que le questionner allait peut-être l'informer sur la situation et sur son niveau d'alerte. Pourtant, elle n'eut pas le loisir de lui demander car elle les avait vus. Oui, elle venait de voir les choses. Malgré le chaos ambiant, elle avait vu les créatures.


Explications
Pour ceux qui s'interroge toujours sur les capacités intellectuelles de Raphaëlle, voici une excuse à son manque d'observation et de présence dans la salle, à croire qu'elle était absente du lieu pendant cette attaque. * Je ne dis surtout pas ça pour Griffith et Stan qui ont beaucoup trop avancé l'histoire... * Son roman était vraiment palpitant! Edward, le vampire de l'histoire, allait tout avouer à la simple mortelle de Bella. N'est-ce pas excitant? Plus que des bruits bizarres en tout cas... Raphaëlle n'était pas sourde aux cris de ses coéquipiers, elle avait simplement décidé de l'être. Elle voulait finir son chapitre, qui sommes-nous pour l'en blâmer?



▬ Stan! Tu cherches Griffith? Est-ce que tu sais ce qui arrive? C'est quoi tous ces... ces..., mais elle ne fini pas sa phrase puisqu'elle venait d'être coupée par un bruit assourdissant, encore un.

En effet, une des créatures avait tapé si fort du pied que la jeune Westfield avait cru perdre pied et tomber par terre. Elle se retourna vers Stan pour trouver un peu de courage, mais c'était raté. Il n'était pas plus sûr de lui qu'elle ne l'était. Elle vit cependant sa baguette sortie et elle l'imita aussitôt. Elle pensa tout haut qu'il fallait faire quelque chose. Elle pointa sa baguette magique tremblante vers une des créatures qui était assez près pour être à sa portée sans trop l'effrayer.

Petrificus totalus !, sort qu'elle lança sans aucune conviction tellement elle avait peur.

La créature ne bougeait plus mais ses yeux la fixaient. On pouvait y lire de la méchanceté et du malice à l'état pur. Ça lui rappelait vaguement le regarde de certains serpentards...

Grawr !

Une bête avait peut-être été contrôlée par le sort de Raphaëlle cependant un nombre grandissant de ces créatures semblaient plus en colère que tout à l'heure. Des grognements plus qu'effrayants arrivaient de la porte.

* Oups... *


The animals, the animals, Trapped, trapped, trapped 'till the cage is full, The cage is full, Stay awake, In the dark, count mistakes, The light was off but now it's on, Searching the ground for a bitter song, The sun is out, the day is new, And everyone is waiting, waiting on you, And you've got time.
 - You've got time, Regina Spektor.
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Rika N. Winfield
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MessageSujet: Re: [Intrigue II] Alerte Jaune {Ouvert à tous les Poufsouffles}   Sam 14 Aoû - 6:53
    Des bruits. Des cris. Hurlements stridents et bruits de pas précipités. Tout ça qui s’entrechoque dans la tête de la petite jaune et noire. Les couloirs défilaient devant ses yeux ; sa respiration était haletante, bruyante, elle tenait dans sa main ce bout de bois qui lui semblait si indispensable. Il y avait des bruits semblables à ceux des pattes d’araignée sur une surface, quand tout est silencieux, et des centaines de cliquetis rappelant les antennes des insectes de toute sorte. Presque des battements d’ailes. Mais aucun existant. Des silhouettes étranges et inconnues courant dans les couloirs de l’école, communiquant entre elles, comme pour échafauder un plan d’attaque, traquer les élèves, les décapiter, tous les manger, et les laisser mourir dans une mare de sang. Elle n’aurait jamais pu voir tout cela venir. Non… Et dire que toute cette journée avait été des plus calmes ! Maintenant, elle se retrouvait à courir comme une folle en direction de la salle commune, la peur sur son visage, tentant de sauver sa peau. Presque aucun élève dans les couloirs, seulement ces créatures. Elles devaient être une centaine dans l’école en ce moment-même, et peut-être même qu’il y en avait d’autres qui rentraient dans l’école, leurs bouches pleines de dents acérées prêtes à tuer.

    C’était la panique. Des élèves faisaient des tentatives désespérées pour rentrer dans des classes vides en refermant la porte derrière eux, tandis que d’autres brandissaient leur baguette devant eux avec une expression pâle au visage. Elsa vit alors devant ses yeux quelque-chose de merveilleux qui lui fit avoir un grand soupir de soulagement : Les escaliers dans le Hall d’entrée qui menaient au dortoir des Pouffy’. La jeune sorcière fit volte-face. Plus rien dans les couloirs. Peut-être les avaient-elles semées. Elle reprenait sa respiration, toujours aussi agitée, tremblante, la main sur le cœur.

    Il y eut soudainement un bruit sourd derrière elle, puis des griffes acérées se plantant dans son dos, un poids la faisant tomber par en avant. Elle heurta violemment le sol avec un cri de surprise mêlé à de la peur. Elle tenta de se débattre violemment en lançant des cris tandis que la créature lui bavait littéralement dessus. Prenant son courage à deux mains, sous une grosse poussée d’adrénaline, la jeune fille de la maison du blaireau serra sa baguette dans sa main droite très fortement, fermant ses yeux, avant de tenter du mieux qu’elle pouvait de pointer sa baguette sur le monstre pour prononcer la première formule qui lui venait à l’esprit.


      « INCARCEREM ! »


    Un bruit de corde surgit de la baguette d’Elsa, et cette pression sur elle, celle de la bête, disparut aussitôt tandis que celle-ci faisait part de son mécontentement dans des cris stridents. Aussitôt, la jeune femme se releva pour regarder la créature qui se débattait entre de nombreuses cordes la tenant captive. Les yeux de la jaune étaient ronds, et elle prit encore quelques secondes pour relaxer, passant une main dans ses cheveux. Elle eut un haut-le-cœur. La matière qu’était la bave de la créature était visqueuse, gluante, écœurante. En mettant sa main devant ses yeux, elle put découvrir que cette matière était d’un vert tournant sur le bleu tout à fait répugnant. Elle eut une exclamation de dégoût avant de lancer ce truc visqueux sur la créature, sautillant un peu sur place. Regardant autour, elle ne voyait plus aucune créature, sûrement s’étaient-elles affairées ailleurs. Elle eut cependant un violent sursaut quand la créature, le regard glacial rivé sur elle, lâcha un nouveau cri de rage face aux cordes, qui ne la retiendraient pas longtemps. Ce ne fut pas long qu’elle déguerpissait vers les escaliers, les descendant trois par trois, courant dans les couloirs pour se rendre au plus vite à la salle commune.

    La porte était ouverte. Mais elle était encore un peu loin de la salle. Alors elle courait, agitait les bras frénétiquement pour entrer dans la salle.


      « Y’A DES MONSTRES DANS L’ÉCOOOOLE !!! Y’A DES MONSTRES DANS L’ÉCOOOLE !!! »


    Elle criait ces paroles, reprenait son souffle après chaque coup. La salle était tout près maintenant. Elle y entrait alors, toujours en répétant les mêmes paroles et en agitant les bras de cette manière si furieuse.

      « DES MONSTRES ! DES MONSTRES !!! Des… Mon…Stres ? »


    Son regard se figea alors à ses premiers pas dans la salle. Des montres… Pas seulement dans les couloirs, dans le hall d’entrée, dans les couloirs et dans les salles de cours… Non, il y en avait même dans la Salle Commune ! La jeune femme déglutit d’une manière nerveuse, sortant sa baguette et la levant, pointant une des nombreuses créatures. Son regard se planta dans celui de certains Poufsouffles qu’elle connaissait. Connaissances, amis, gens qui ne la connaissaient pas mais qu’elle, elle connaissait… Derrière un mur invisible d’un bouclier. Certains dans les escaliers menant aux dortoirs… Contre une armée de créatures grotesques. Elle n’avait pas à les avertir, semblait-il, tout le monde le savait. Une des créatures sauta sur elle, mais elle réagit juste au bon moment, lançant un sort de stupéfixion sur la bête. Elle s’écroula mollement contre le sol. Elle regarda alors tous les autres et tenta de se ruer vers eux avec toute la vitesse qu’elle avait, passant devant les créatures qui lui tournaient le dos. Elle se heurta cependant à un bouclier d’un élève, qui retira rapidement celui-ci tandis qu’elle se ruait à l’intérieur de l’espace où il y avait tout plein de Pouffy qui tentaient courageusement de défendre les leurs contre ces bestioles.

      « Il faut faire quelque-chose... Il faut faire quelque-chose ! »


    Elle regarda encore une fois tous les Poufsouffles apeurés, tout autant qu'elle, tenant d'élaborer une stratégie d'attaque mais ne voyant rien.
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MessageSujet: Re: [Intrigue II] Alerte Jaune {Ouvert à tous les Poufsouffles}   Lun 16 Aoû - 4:53
Vous savez quel est le problème avec les dortoirs ? Le réel problème est qu’on ne peut jamais avoir la paix quand on le veut ou dormir dans un silence complet lorsqu’ il nous en prend l'envie. C'est exactement ce qui est arrivé à Justin ce soir là.

De toute sa semaine, cette journée était définitivement la pire dans son horaire, un tas de cours ennuyeux et/ou épuisant et une tonne de devoirs aussi palpitants les uns que les autres à faire. De quoi sauter de joie. Justin avait donc traversé le château à moitié endormi. Il faut tout de même préciser qu'il ne dormait pas très bien ses derniers temps, cela faisait au moins deux semaines qu'il n'avait pas dormi une nuit d'un bout à l'autre, mais cette journée-là, pour une raison obscure, il n'avait plus qu'une idée en tête: dormir. Il traversa donc les couloirs, emprunta les escaliers qui acceptèrent de ne pas faire d'histoire et marcha en direction de la salle commune des Poufsouffles. Une fois le rituel de passage accompli, il pénétra dans la vaste pièce très éclairée et remplie de jeunes étudiants un peu trop actifs à son goût. Il ne s'y attarda pas trop, ayant une destination précise en tête: son lit.

Après avoir escaladé les marches menant à son dortoir, il ouvrit la porte et constata avec horreur que le dortoir des garçons était pratiquement aussi bondé que la salle commune. Non seulement aussi bondé mais également tout aussi bruyant. Il passa entre ses compagnons de dortoir qui étaient apparemment mort de rire pour une raison inconnue et alla s'assoir sur son lit. Rien à faire, il ne réussirait jamais à dormir avec tout ce vacarme ambiant. Pendant un instant, il lui prit une envie de jeter un « Silencio » sur chacune des personnes présentes dans la pièce. Un peu violent comme solution. Justin sourit à cette idée, il y avait peu de chance que ces garçons l’apprécient beaucoup après un coup comme celui là. N'empêche, cette pensée lui avait tout de même donné une idée, s'il ne pouvait faire taire les autres, il n’avait qu'a se rendre sourd ! Un peu tordue comme idée, mais pourquoi pas. Il attrapa sa baguette, se visa lui même, sous le regard intrigué de quelques Poufsouffle, lança son incantation et un instant plus tard, tout bruit avait disparu. * Génial comme idée * se dit-il. Pourtant, il n'en avait encore aucune idée, mais il avait mal choisi sa journée pour faire des expérimentations. Néanmoins, grâce à cela, il réussit à s'endormir dans le silence de plomb, car la fatigue l’avait rattrapé bien assez vite...


* * *


Plongé dans un rêve, cela prit quelques secondes à Justin pour se rendre compte qu’on le secouait pour le réveiller et on n’y allait pas de main morte en plus. Il ouvrit donc les yeux pour s’apercevoir que la salle était trois fois plus bondée qu’à son arrivée et que tous les Poufsouffle s’y trouvant avaient l’air complètement paniqué. Il reporta rapidement son attention sur le garçon qu’il l’avait réveillé, un jeune élève de troisième année que Justin appréciait, pourtant, ses traits étaient déformés par la peur tandis que ses lèvres et ses bras bougeaient à une vitesse folle. Malheureusement Justin ne comprit pas un seul mot de ce qu’il lui racontait, étant toujours sous l’effet de son sortilège. Justin, à présent totalement éveillé attrapa sa baguette en vitesse, la pointa de nouveau sur son visage et prononça des paroles qu’il n’entendit pas " Finite Incantatem ". Soudain, un vacarme assourdissant vint à ses oreilles, un cahot total : des voix paniquées, apeurées, parlant à toute vitesse, des petits cris, et même des pleures. Justin était complètement sonné, mais que pouvait-il arriver. Le jeune garçon, toujours en face de lui, était incompréhensible et incohérent, lui aussi complètement paniqué. Justin l’attrapa par les épaules et lui dit d’un ton ferme " Calme-toi et dis-moi tranquillement ce qui ce passe. ". Ce qui eu comme résultat l’effet voulu, le jeune Poufsouffle reprit rapidement ça respiration et lui dit " Des monstres ! Il y en a plein partout dans la salle commune ! Ils veulent nous bouffer, ce sont des bestioles affreuse ! "

Justin n’en croyait pas ses oreilles, des monstres ? Malgré le fait qu’il était persuadé que le jeune exagérait, la peur le prit au ventre. Justin se leva d’un bon, écartant les Poufsouffles qui étaient sur son passage en se créant rapidement un chemin à travers la foule. Justin n’était pas courageux de nature et il n’était pas d’un tempérament naturellement héroïque, mais un mélange de curiosité et d’adrénaline s’était emparé de lui. Serrant sa baguette, il ouvrit la porte du dortoir et descendit les marches à toute vitesse. Ce qu’il vit lui coupa le souffle et le figea net sur place. Ce n’était en rien comparable à ce qu’il s’était attendu. Près d’une dizaine d’horribles monstres gluants étaient attroupés autour d’élèves de sa maison, l’intention de ses monstres étaient claire aux yeux de Justin, ils voulaient les dévorer. Pendant un instant, il eu une extrême envie de revenir sur ses pas, ce qu’il aurait immédiatement fait s’il n’y avait pas eu plusieurs personnes en danger dans la salle, et il était évident qu’il ne comptait pas abandonner quiconque à cet endroit.

Justin vit une fille passée au travers des bêtes avec énormément de chance pour rejoindre d’autre élèves. Il reconnut immédiatement Stan, puis vit à ses cotés…Raphaëlle. Justin ne perdit pas une seconde, plusieurs bestioles se tenaient entre lui et les autres Poufsouffle et il ne pensait pas pouvoir les aider de son mieux de l’endroit où il se trouvait. * Et merde ! * se dit-il juste avant de lancer un " Elasticus ! " pour sauter et rejoindre les autres sans craindre de se faire dévorer au passage. Aussitôt sur place, il se planta aux cotés de Raphaëlle et s’écria " Stupefix ! " à quelques reprises pour neutraliser les bêtes. Les sorts atteignirent deux d’entre elle. Pourtant, Justin ne s’en sentit pas plus rassuré, plus les Poufsouffle neutralisaient de ses créatures, plus les autres semblaient en colère. Pour couronner le tout, Justin ne savait pas si c’était lui qui délirait, mais il avait vraiment l’impression qu’il y avait de plus en plus de ses bestioles hideuses.

- Mais c’est quoi ces trucs là !?! s’écria-t-il aux autres personnes présentes d’une voix plus que paniquée.

C’était dans ces moments-là que Justin était heureux de s’être joint à l’AD l’année précédente…
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Griffith Harftly
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MessageSujet: Re: [Intrigue II] Alerte Jaune {Ouvert à tous les Poufsouffles}   Lun 16 Aoû - 17:30
    En quelques secondes, il lui sembla que Poudlard venait d'exploser. Une troupe d'élève prit fuite vers les dortoirs et Griffith se trouvait malheureusement sur le chemin des élèves qui hurlaient à s'en faire exploser les poumons. Il tenta vainement de remonter à travers les Poufsouffle, mais ils semblaient prêts à l'écraser pour passer. Griffith suivit donc le mouvement jusqu'à ce qu'il trouve que la situation ce soit suffisamment calmée pour qu'il puisse remonter jusqu'à Stan et les autres sans risquer de se faire tuer par un élève enragé. Tuer. Ils jouaient tous leur vie, face aux monstres. Chacun d'eux pouvait mourir aujourd'hui, et ils semblaient ne pas s'en rendre compte. Après tout, peut-être fallait-il mieux que les élèves qui avaient décidé de se battre ne pensent pas à cette option morbide, car elle aurait vite fait de réduire leur courage à néant. Et du courage, il leur en fallait.

    Griffith réussit à remonter la masse d'élève sans encombre, se permettant quelques insultes bien placées envers certains qui se montraient agressifs. Il arriva aux côtés de Stan plusieurs minutes après qu'il l'ait appelé -sachant qu'il n'avait évidemment rien entendu-, et juste au moment où une fille survoltée se faufila entre les monstres sans visiblement se soucier des risques qu'elle prenait. Griffith en avait le souffle coupé. Soit elle était bourrée, soit complètement inconsciente. Lorsqu'une créature se jeta sur elle, il faillit lancer un petit cri de peur, mais elle eut un bon réflexe et la bête gisait désormais au sol. Stan abaissa son bouclier le temps qu'elle passe de leur côté, et Griffith l'attrapa par les épaules.


      Tout va bien? T'as eu une de ces chances!


    Il ne la connaissait pas particulièrement, avait peut-être dû la croiser quelques fois sans vraiment lui parler. Sur le coup, il lui sembla qu'elle était certainement une personne avec laquelle il s'entendrait très bien, mais l'heure n'était pas aux présentations. Plusieurs élèves les avaient rejoints, plus ou moins à l'aise devant le nombre des monstres qui ne cessait d'augmenter. Plus on leur lançait des sorts, plus ils s'énervaient, et plus ils étaient nombreux. La bataille devait les attirer, et les Poufsouffle ne pouvaient rien faire d'autre que de se terrer dans leur salle commune en se défendant mollement.

    Il était indéniable qu'ils étaient tous terrifiés, à l'idée de tuer et d'être tué. Il n'était pas question des sorts impardonnables, non seulement parce qu'ils étaient interdits mais surtout parce qu'aucun d'eux ne pouvait s'en servir. Ils n'avaient ni la force, ni l'envie. Mais les faits étaient là: lorsqu'ils stupéfixaient un monstre, celui-ci pouvait se mouvoir que peu de temps après s'être fait frapper par le sort. Et en plus de ça, il se relevait avec plus de colère encore.
    Dans la salle régnait un silence de mort ponctué par quelques reniflements, grognements ou paroles.

    Alors qu'il s'apprêtait à avouer à ses camarades ce qu'étaient les monstres qui se trouvaient devant eux, car ils ne semblaient pas être au courant de leur nature, l'un d'entre eux se ramassa sur ses deux longues et puissantes pattes puis bondit sur eux. Par réflexe, Griffith se décida à opter pour une solution un peu plus efficace.


      Petrificus Totalus!


    Le monstre s'écroula à moins d'un mètre d'eux, entièrement paralysé. Il avait voulu lui lancer un Diffindo qui aurait mit un terme à la vie de la bête, mais n'avait pas eu le courage de se montrer cruel avec eux. Eh oui, il avait malheureusement encore de la pitié pour les créatures qui pourtant essayaient de les bouffer depuis plusieurs minutes. Intérieurement, le Poufsouffle se disait que les monstres allaient peut-être renoncer à se nourrir et s'en aller du château en laissant les élèves sains et saufs. C'était beau, de rêver.
    Son attaque énerva encore plus les monstres qui avançaient désormais vers eux lentement, presque en savourant l'effet de terreur qu'ils pouvaient certainement lire sur leurs visages. Ce fut ce moment que Griffith choisit pour dire tout ce qu'il savait sur les monstres à ses camarades.


      Je les ai déjà vus, ces trucs. Je crois que c'est genre les bébés du gros monstre qui a tué l'Auror pendant le cours de Soin aux Créatures Magiques, là. Tout ce qu'elles veulent c'est manger, et je vous fait pas un dessin pour savoir ce qu'elles ont l'intention de se mettre sous la dent. Donc faut qu'on... Stupéfix!... Trouve un plan, ou qu'on se montre plus méchants, sinon on est tous foutus.


    Un des monstres semblait avoir pensé bon d'attaquer pendant qu'il parlait, imaginant certainement qu'il se trouvait alors à la merci de tous. Or Griffith était bien trop terrorisé pour baisser sa garde. Autour de lui, plusieurs autres monstres commençaient à attaquer les Poufsouffle qui leur faisaient face, et les combats débutèrent. Dans un bruit assourdissant. Les sorts fusaient, les monstres sautaient, les regards se perdaient. Après avoir pétrifié un des monstres, Griffith se tourna vers Stan, puis essaya de ne pas perdre les autres de vue. Tentant de crier pour se faire entendre (chose dont il doutait de la réussite au vu du boucan qui régnait).

      FAUT PAS SE PERDRE DE VUE, ON DOIT SE RASSEMBLER!


    Mais il est dur de se préoccuper de ses amis alors qu'on est entouré de trois monstres affamés. Lui même n'était pas sûr de réussir à les garder à l'oeil.

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Leon Moorhead
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MessageSujet: Re: [Intrigue II] Alerte Jaune {Ouvert à tous les Poufsouffles}   Jeu 19 Aoû - 10:33
C'était la première fois qu'il vivait ce genre de chose. Les montées d'adrénaline, quand il n'était pas sur son balais, l'enivrait d'une façon étrange. Il avait l'impression d'être plus vif, plus intelligent, plus fort... Mais paradoxalement, la peur qui avait causé cette décharge l'entravait. Il était posté comme un piquet depuis quelques minutes. Il ne se sentait pas les moyens de bouger. Ses seuls mouvement étaient des rotation de cou, scrutant une à une les bestioles qui s'étaient immiscées dans leur refuge, et observant l'arrivé de Griffith qu'il avait appelé mais qui ne s'était toujours pas manifesté. Cependant, quelque chose fusa à travers le brouhaha ambiant. Une petite voix féminine avait tranché littéralement l'ambiance sonore, se faisant parfaitement entendre. Stan cru halluciner. Elle s'était ruée à dans la gueule du loup, criant que l'école était assiégée par les monstres. Cependant, elle avait l'air de savoir se défendre car Stan n'eut même pas le temps d'envisager quoique ce soit qu'elle s'effondra sur le tapis maculé par endroit d'une substance visqueuse. Il vit Griffith qu'il n'avait pas remarqué se ruer sur elle. Par réflexe, il annula son sort et le relança autour de l'attroupement des élèves autour de la Poufsouffle. Par chance et aidé par deux ou trois – il ne saurait dire- autres élèves, son bouclier pouvait résisté aux agressions physique des bestioles en théorie, cependant, bien trop peu expérimentés, il n'était que trop imparfait et s'avérait par moment être une véritable passoire. Heureusement, ses camarades étaient vif, et maintenant, malgré ses déficiences, il n'avaient pas grand chose à craindre tant que le nombre de créature n'augmentait pas. Tandis que Griffith essayait de « réveiller » le jeune inconsciente et tentait d'obtenir des informations sur ce qu'il y avait dehors, Stan surveillait encore et toujours les lieux. C'est ainsi qu'il vit Justin qui arriva presque de nul-part, le visage un peu figé et les cheveux avec quelques épis, comme s'il venait de se réveiller. A sa vu, il fut assez soulagé. Il faisait parti des plus vieux et était assez fiable. Le visage de Stan tenta d'esquisser un sourire de bienvenu à Justin mais il reprit rapidement ses traits inquiétés. Ses éfforts on été bien futiles puisqu'il lui avait semblé qu'il n'y avait pas fait attention. Il avait brandi sa baguette et avait lancé un stupéfix à une créature qui s'en prenait à un fille qu'il ne connaissait pas, un peu à l'écart.

Ils étaient tous en cercles, Griffith et la folle au milieu, entouré des autres poufsouffles dont la plupart s'étaient plus ou moins accroupis comme pour entendre ce que le jaune avait à dire. Stan et quelques autres élèves étaient resté debout, à surveiller si leurs enchantements tenaient le choc. Du coté des Poufsouffles, les murmures, les gémissements et les discutions s'étaient tuent. Pour la première fois, ils purent apprécier le doux rugissement – en tout cas, c'était ce genre de lamentation – que poussaient la meute de créature qui étaient tout autour, saccageant les meubles, montant sur les tables et grignotant les rideaux.

C'était ouvert comme une véritable réunion. C'était comme si on leur avait accorder quelques minutes pour élaborer un plan. Avec stupeur, il appris que Griffith avait déjà eu affaire à eux. Stan laissa échappé quelques son inintelligibles d'incompréhension, de surprise. Il leur avoua que c'était certainement les rejetons de la créature, beaucoup plus massive et dangereuse qu'il avait eu le plaisir de voir à l'œuvre lors du précédent cours de Soin aux Créatures magiques. Il ne pu contrôler un frisson qui remonta le long de sa colonne vertébrale qui lui fit même détendre ses doigts qui seraient, comme un étau, sa baquette. Il revoyait subitement la créature se mouvoir, lourde et massive, causant des dégats considérables à chaque pas. Revoyait les coquillages qui formait sa carapace, et sentait même son odeur infecte. Son visage se déforma encore, s'imprimait alors une expression de dégout et de désespoir. Il regarde de nouveau vers Griffith, lui comprenait certainement ce qu'il ressentant à l'instant, étant donné qu'il a vécu les même choses, et même pire apparemment...

A l'écoute de Griffith, l'ensemble des Poufsouffle avaient reporté leur attention sur lui, délaissant quelques minutes ce qu'il se passait autour, il n'en fallut pas moins pour voir surgir une bête que Griffith, dans un élan instinctif de survie, neutralisa. Son geste fut comme un électrochoc. En l'espace de quelques secondes, les élèves devinrent une nouvelle fois le centre d'attention de leur assaillant. Stan étreignit d'avantage sa baguette, et la brandi, stupefixiant la bébête qui avait commencer à grignoter le rideaux. Stan acquiesça aux prérogatives de son ami. Une boule à sa gorge commençait à se former au fur et à mesure qu'il prenait conscience de ce qu'il envisageait de faire.

    Stan « Il faut être plus... radical. Il faut les découper ! Sinon, on ne pourra jamais sortir... »


Bien qu'il avait mit toute la conviction qu'il pu fournir sur le moment, il était lui-même resté bloqué à la case stupéfixion. Il n'oserait jamais être le premier à tenter de les tuer.. Il n'avait jamais rien tuer encore, ou tout du moins, rien de cette taille. Rien que l'idée de se retrouver face aux entrailles de ces monstres lui donnait des haut-le-corps. Ils étaient déjà si hideux à l'extérieur...
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Rika N. Winfield
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MessageSujet: Re: [Intrigue II] Alerte Jaune {Ouvert à tous les Poufsouffles}   Ven 20 Aoû - 3:39
    Il fallait croire que ces créatures hideuses et étranges n’avaient pas du tout fait attention, sauf pour celle qu’elle avait stupéfixiée, à son élan pour entrer dans les rangs des dizaines de Pouffy sous le bouclier créé par quelques-uns d’eux. Heureusement pour elle, d’ailleurs, car la jeune femme était quelque peu inconsciente à ce qui se trouvait autour d’elle, par moments, comme maintenant, dans le cas présent. Et heureusement pour elle, d’ailleurs. Qu’aurait-elle fait face à une meute de monstres sanguinaires et visqueux avec de telles… Dents ? Non, elle serait certainement morte en quelques secondes, sans que l’on puisse même retrouver son corps, tout mangé par différentes de ces bêtes. Elsa se dirigeait tout aussi rapidement entre tout le monde, l’esprit complètement ailleurs, tentant tant bien que mal de trouver quelque-chose, n’importe quoi, qui pourrait aider à tuer ces bêtes. Rien n’y arrivait. Son esprit était comme paralysé, comme si un gros nuage cachait toutes ses réflexions, comme si elle n’avait aucun contrôle sur ce qu’elle pouvait penser. Paralysée du cerveau ? Boah, nan, mais ça pouvait ressembler un peu, dirait-on.

    On lui agrippa fermement les épaules alors qu’elle tentait de marcher plus loin dans la foule. Elle devait être environ au milieu maintenant, sans bien s’en rendre compte. En faisant un court sursaut, tenant sa baguette très fort, elle leva la tête pour reconnaître un Poufsouffle avec lequel elle suivait plusieurs cours en commun, sauf ceux qui étaient optionnels dont certains différaient un peu. C’était Griffith. Elle l’avait toujours trouvé bien sympathique mais ne lui avait jamais vraiment parlé avant. Il lui adressa donc la parole, presque en criant, car en effet les paroles ne pouvaient être très audibles avec les cris de tous les jaune et noir et le rugissement des créatures. Ses yeux devinrent ronds comme des billes quand il lui dit qu’elle avait eu de la chance. Elle se retourna alors pour regarder toutes ces créatures éparpillées dans la Salle. Elles étaient nombreuses. La porte était assez loin d’où elle se trouvait. Elle cligna deux fois des yeux, stupéfiée par sa chance. Ouais, vraiment, il fallait juste une fille comme elle pour faire un truc aussi fou. Maintenant qu’elle le réalisait… Ouf ! Alors, elle se retourna une autre fois vers Griffith avec un air qui disait très bien «Mais j’ai vraiment fait ça ?! » La jeune sorcière hocha vivement de la tête par la suite, lâchant un petit « Oui, je vais bien » rapide.

    Il la lâcha alors, regardant tout le monde d’un air bizarre, certainement parce qu’il voulait dire quelque-chose, avant qu’une des bestioles derrière elle, puisqu’elle faisait face au jeune homme, leur bondisse dessus. Elle n’eut le temps que de voir Griffith lever sa baguette et lancer un sort qui fit tomber la créature, totalement pétrifiée, sur le sol, sans qu’elle ne puisse bouger d’une quelconque manière. Elles s’énervaient. Plus les élèves montraient le courage dissimulé au plus profond d’eux en sortant des dortoirs pour attaquer les créatures, et plus celles-ci grognaient, hurlaient, se montraient menaçantes, violentes. Le rang d’élèves en rond autour des bêtes se refermait un peu, tous reculaient pour ne pas avoir à faire à leur colère. Elsa tenait sa baguette bien haute, mordant nerveusement sa lèvre inférieure.

    Les monstres sautaient partout, ils attaquaient, et les élèves, sans relâche, lançaient des sorts qui fusaient de leur baguette dans des éclairs rougeoyant, défendant les leurs et leur propre vie avec ardeur. Il y eut Griffith, qui, une autre fois, prenait la parole, s’adressant à tout le monde. Quoi ?! Ces monstres étaient des enfants de la bête ? Cette… Affreuse… hideuse… Créature ? Aussitôt, elle se mettait à penser à comment vite ces créatures pouvaient grandir. Et si elles devenaient comme leur mère ? Déjà qu’elles infestaient le château, qu’en était-il du drôle effet que la créature avait, sur la magie ? Elle eut un gros frisson. D'autant plus qu’il était difficile de maîtriser ses sorts depuis cette année, qu’en serait-il si tout était encore plus accentué si les bébêtes devenaient plus… Grandes ? Et comment se montrer plus méchant face à ces affreusetés, comme le Poufsouffle le disait ?

    Il y eut un silence. Ce genre de silence tendu, presque inconcevable et qui semblait tellement dangereux dans lequel tous les élèves étaient tendus et regardaient cette idée avec une grande appréhension. Mais il y avait tout de suite après ce moment où les monstres reprenaient leur attention sur les pauvres Poufsouffles terrorisés, leur bave visqueuse coulant sur le sol tandis que leurs pensées primitives devaient se tourner vers la chair que tous ces sorciers devant eux avaient à donner. Et le combat continuait, toujours aussi ardu.


      « FAUT PAS SE PERDRE DE VUE, ON DOIT SE RASSEMBLER! »


    Elle se retourna une autre fois, ses cheveux bruns foncés suivant le mouvement de sa tête, pour revoir une autre fois le jeune homme qui lui avait agrippé les épaules. Alors, elle s’approcha de quelques centimètres, n’étant pas bien loin, le prit par les épaules d’un mouvement, et de l’autre, usant une force qu’elle ne semblait pas avoir, le colla contre elle avec un air terrorisé à la vue des monstres qui avançaient.

    Moment de silence.

    Et elle lève les yeux.

    En fait, il y a tellement un gros silence que ça en paraît presque étrange. Et tout le monde est trop concentré à s’approcher les uns des autres que ça rajoute un air effrayant à la chose. Griffith a l’air étonné. Ouais, c’est qu’il y a une différence entre se rassembler et se coller, quoi. Il n’est pas vraiment facile de se battre comme ça, non plus, remarque. Et c’est avec cet air qu’il a au visage qu’elle comprend alors et qu’elle se dégage, l’air étrange.


      « Pardon, mal interprété ! »


    Les paroles d’un jeune homme de sixième année la laisse alors bouche-bée. Les découper ?! Bien qu’elle ne fût pas très chaude à l’idée, ça semblait être le meilleur moyen de se montrer plus ‘méchant’ avec elles, histoire de les effrayer et de s’en débarrasser. Mais comment faire ? Il y en avait tellement que ce serait presque impossible de toutes les contrôler sans que quelqu’un soit blessé, gravement, ou même tué.

    Tué… Ce mot résonnait dans son esprit, écho incessant. Et aussitôt, l’image de sa sœur lui venait à l’esprit. Son cœur sauta un battement. Elle ne l’avait pas vu, dans toute la salle. Paniquée, elle se mit à regarder de tous les côtés sans s’arrêter, sans la voir. Il n’y avait que les monstres, que les élèves, mais aucune tête qui était pareille à la sienne.


      « Evy ?! EVY ! »


    La jeune Rosefield se mit alors à courir dans un sens au hasard, passant entre les élèves terrorisés. Il fallait qu’elle retrouve sa jumelle, au plus vite. Son regard se portait sur tout le monde, toutes les créatures, sur le sol, mais rien n’y était. Rien. Dans son élan d’adrénaline et de panique, elle prit les épaules d’un élève au hasard, une tête qu’elle reconnaissait, demandant s’il avait vu sa sœur. Elle refit la même chose plusieurs fois, en vain. Personne ne l’avait aperçu. Elle était comme aveuglée par cette panique, et par cette peur qui était de perdre sa jumelle à jamais par la cause de ces monstres dégoûtants. Un monstre bondit alors vers elle. Le bouclier que quelques Pouffy avaient mis en place avait cédé et elle brandissait devant elle ses griffes et ses dents.

      « NON ! »


    Elle pointa sa baguette sur la créature. Jamais elle ne pouvait envisager que ces monstres s’en prennent à sa sœur. Et si le seul moyen d’en arriver à bout était de les découper, alors les découper elle ferait.

      « DIFFINDO ! »


    La créature se fit alors découper en deux par le sort que la Pouffy déterminée et sous l’effet de l’adrénaline avait jeté. Elle tomba devant ses yeux, dans des éclaboussures d’un sang répugnant. La respiration d’Elsa était haletante, elle ne bougeait plus pendant un court moment.

    Il y eut encore un instant de silence.
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MessageSujet: Re: [Intrigue II] Alerte Jaune {Ouvert à tous les Poufsouffles}   Ven 20 Aoû - 21:00
Diane n'était pas d'une nature violente. Elle pouvait se montrer grossière, lorsqu'on la forçait à le faire ou lorsqu'elle piquait une grosse crise de colère, ce qui était extrêmement rare. Elle pouvait insulter ses meilleurs amis et avoir envie d'exterminer la Terre entière, mais ne se montrait jamais violente. De plus, sa patience sur-humaine l'avait conduite à Poufsouffle, où elle avait appris à canaliser ses émotions, donc où était le problème?

Pour le moment, elle était assise sur son lit, en train de lire un roman moldu assez étrange où il était question de disparitions et de créatures mutantes. Les personnages étaient attachants, et l'intrigue carrément excellente. Les yeux perçants de Diane parcouraient les lignes et les lignes sans pouvoir s'arrêter. Mais bientôt, la jeune femme fut ralentie dans sa lecture par des bruits. Ça n'avait rien d'inhabituel en soi, mais Diane aimait beaucoup le calme et les cris de joie qui lui parvenaient de la Salle Commune l'agaçaient légèrement. Elle prit une profonde inspiration, tenta de faire le vide dans sa tête et se remit à lire. Cependant, son esprit tordu avait quitté les aventures moldues de son livre pour s'interroger sur la raison des cris. Poufsouffle n'avait rien d'exceptionnel à fêter, il n'y avait pas d'anniversaire et une fête entre élève se serait sue. Non, ces cris étaient étranges. Et plus elle y pensait, plus Diane songeait que ces cris n'étaient peut-être pas joyeux. Elle se concentra, fermant son livre. Il lui semblait entendre des hurlements, des voix qui criaient et surtout, l'impression générale était un chaos surprenant de la part d'une Maison calme comme celle-ci.
Diane se leva pour aller voir la scène, vaincue par la curiosité, quand plusieurs élèves déboulèrent en même temps dans le dortoir, hurlant, pleurant et criant. Puis, avant que Diane ne puisse hausser les sourcils, ce fut la ruée. Les élèves couraient dans tous les sens en criant des phrases incompréhensibles. Vive comme l'éclair, Diane attrapa une fille par le bras:

    — C'est quoi le problème?
    — Créatuuuuuuures! fut la seule réponse de la fille.


Diane sentit un poids s'abattre sur sa poitrine. Elle s'efforça de demeurer calme et remonta la foule à contre-courant. Enfin, elle déboucha sur le palier de la Salle Commune et son visage, déjà pâle, perdit toutes ses couleurs. « Merde » fut le seul mot qu'elle parvint à souffler.
La Salle Commune des Poufsouffle, habituellement reposante et sereine était méconnaissable. Des élèves se terraient dans tous les coins, tandis qu'un tas de gros monstres visqueux pavanaient leur laideur dans la pièce, cherchant à se remplir la panse. Diane jeta un coup d'oeil à Griffith Harflty - un type qu'elle aimait bien - qui tentait de faire un résumé de la situation. Mais c'est qu'il était perspicace, lui. Trouver un plan sinon on est foutus, tiens, c'était original comme idée. Diane grimaça, refoulant tant bien que mal la peur qui lui serrait l'estomac. Pas se perdre de vue, hein?

Du coin de l'oeil, Diane vit quelques sorts jetés contre les bestioles, et deux se faire découpées: l'une par Griffith, l'autre par cette folle d'Elsa Rosefield. Diane était toujours pétrifiée quand le blanc s'installa. Un silence pesant s'était fait sur l'assemblée et la panique était omniprésente. À ce moment, une gamine éclata en sanglots, juste à côté de Diane, ruinant le silence. Ce fut l'étincelle qui mit le feu au poudre, et les membres agiles de la Poufsouffle furent ainsi sortis de leur apathie. Le bruit de la gifle sonna comme un coup de tonnerre, et tous les yeux se braquèrent en sa direction. Diane sentit la colère et la peur prendre le contrôle d'elle-même; elle ne pouvait pas lutter. Ce n'était plus elle qui était aux commandes.

    — Mais bordel, bougez-vous le cul! Vous attendez qu'ils nous trucident ou vous prévoyez de faire quelque chose? Massacrez-les, merde!

Et sur ces bonnes paroles, Diane tira sa baguette, le combat reprenant de plus belle.

    — REDUCTO!

Si les créatures étaient plus petites, elles seraient moins dangereuses, non?

En fait, le problème était que Diane vivait une situation inédite. Jamais elle n'avait perdu son sang-froid à ce point et jamais elle n'avait sorti autant d'insultes à des membres de sa Maison. Et elle n'avait, de plus, jamais giflé une gamine apeurée. La jeune brune repoussa ces pensées. Il serait bien tant de s'excuser plus tard... s'ils étaient toujours en vie.
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R. Ophélie Hampton
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MessageSujet: Re: [Intrigue II] Alerte Jaune {Ouvert à tous les Poufsouffles}   Mar 24 Aoû - 17:25
Plus le temps passait, plus les bêtes devenaient méchantes, sournoises et surtout plus fortes. On aurait dit que ces créatures se nourrissaient d'abord de votre angoisse pour se faire des forces et puis de votre corps pour tout simplement manger. Elles étaient horribles et construites pour faire le mal. De vraies machines à tuer. La magie peut souvent nous aider à vaincre le mal, mais cette fois-ci, personne au grand personne n'avait préparé les poufsouffles à un tel combat. On s'entend que les créatures était pas celui dont il ne faut pas dire le nom. ▬ VOLDEMORT! Ha ha! Je suis la narratrice, je peux le dire moi! ▬ Pourtant, elles étaient très effrayantes.

Le pire dans le cas présent, c'est quand les poufsouffles ne s'entendent plus. Comment peut-on battre un ennemi commun s'il y a des batailles dans les infanteries? Raphaëlle savait que la discorde est la reine des emmerdeuses quand on veut gagner un même prix commun. Cependant, certains poufsouffles *hum Diame hum* n'avaient pas l'air au courant. Ils agissaient au détriment d'autres soldats et mettaient en péril la survie de la maison jaune.

▬ Non mais tu es malade? Est-ce que tu vas bien, Diane? Une petite fille! Une pauvre petite fille! Non mais merde! Calme-toi un peu, tu trouves pas que c'est déjà la galère, faut que tu en rajoutes? Tu la reclaques, je te claque aussi, compris?, avançait Raphaëlle, d'un ton des moins patients du monde. Comme ça tu trouves qu'on fout rien? Tu as raison! Les bêtes que tu vois là, couchées au sol, immobilisées, elles sont arrivées comme ça. Nous, on a rien fait. On est resté à avoir peur. On t'attendait! Une chance que la grande Diane est arrivé. Raphaëlle haussait le ton pour que tout le monde l'entende. Mes amis, reprenez espoir. Notre sauveuse est arrivé! Raphaëlle avait fait un signe de révérence très exagéré, tout empreint de sarcasme, à l'endroit de Diane.

Comme s'ils n'avaient rien fait depuis le début! Non mais! Pour qui elle se prenait? Diane était peut-être l'amie de Raphaëlle, mais il y a tout de même des limites à charrier ses camarades! Comme si les monstres se tuaient en quelques secondes. Ils étaient pas Merlin ou un dieu de l'Olympe. Leurs pouvoirs étaient limités, pour leur plus grand malheur.

▬ Barnabas le Follet! Vilain chat! Vilain! Qu'est-ce que tu fais ici? Tu vois pas les monstres?

Le chat de Raphaëlle, Barny pour les intimes, venait de faire son entrée, tel un pacha ou un souverain, dans la salle commune. Son entrée, loin d'être aussi spectaculaire que celle de Elsa, avait tout de même fait une vague. Il venait sûrement de se réveiller seul sur le lit de Raphaëlle et avait décidé de trouver sa maîtresse. Le bon petit chat à sa maman! Lorsqu'une bête voulu s'attaqué à Barnabas le Follet :

Petrificus totalus ! et la bête s'échoua par terre comme une baleine sur une côte. Barny! Viens ici mon coquin! et elle le prit dans ses bras délicatement.

S'en suivit une longue période de «minouchage» comme disent les Québécois, contrée sauvage d'où vient la narratrice. Raphaëlle le flattait, le caressait, lui donnait plein de surnoms affectueux embarrassants et le minouchait quoi. Elle sortit de sa bulle quelques minutes après. C'est alors qu'elle partagea son éclair de génie aux autres. Bien, c'était pas LE plan, mais bon, c'était un plan tout de même!

▬ Il faut qu'on trouve de l'aide! On pourra jamais vaincre toutes ces créatures tous seuls. De toute façon, il faut avertir les préfets et les professeurs. Et les aurors. On pourrait envoyer un petit clan de poufsouffles chercher de l'aide et garder une partie ici pour se défendre. Des volontaires? Raphaëlle fit le tour du cercle de discussion pour voir les réactions des gens. On sera quand même ensemble! Juste en deux groupes! et elle attendit une réponse.


Hors jeu: La prochaine personne à poster est Justin ♥ ! Merci les jaunes pour votre compréhension! (:


The animals, the animals, Trapped, trapped, trapped 'till the cage is full, The cage is full, Stay awake, In the dark, count mistakes, The light was off but now it's on, Searching the ground for a bitter song, The sun is out, the day is new, And everyone is waiting, waiting on you, And you've got time.
 - You've got time, Regina Spektor.
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MessageSujet: Re: [Intrigue II] Alerte Jaune {Ouvert à tous les Poufsouffles}   Mar 31 Aoû - 6:20
    « Je les ai déjà vus, ces trucs, leur annonça Griffit,je crois que c'est genre les bébés du gros monstre qui a tué l'Auror pendant le cours de Soin aux Créatures Magiques, là. Tout ce qu'elles veulent c'est manger, et je vous fais pas un dessin pour savoir ce qu'elles ont l'intention de se mettre sous la dent. Donc faut qu'on... Stupéfix!... Trouve un plan, ou qu'on se montre plus méchants, sinon on est tous foutus. »

    -Géniale, marmonna Justin à peine audible, si ça c’est des bébés, je veux vraiment pas voir leur mère…

Par la suite, Justin perçu plusieurs conseille, idée, phrases et cri plus distinct que les autres lors de quelques silence dans le vacarme ambiant :
    « FAUT PAS SE PERDRE DE VUE,
    ON DOIT SE RASSEMBLER ! »


    « Il faut être plus...
    radical. Il faut les découper !
    Sinon, on ne pourra jamais sortir... »


    « Evy ?! EVY !
    NON !
    DIFFINDO
    ! »

Puis, l’oreille de Justin fut attiré par un sont sec et fort, un son de gifle. Il se retourna vivement pour s’apercevoir que se son n’était non pas dirigé contre les bestioles, mais bien contre une jeune fille en larme. Il ne rêvait pas, une fille de sont année venais bien de claqué une gamine apeuré. Et comme si ce n’était pas assez, elle se mit à crié contre les quelques combattants présent dans la salle.
    « Mais bordel, bougez-vous le cul !
    Vous attendez qu'ils nous trucident
    ou vous prévoyez de
    faire quelque chose?
    Massacrez-les, merde! »


Justin n’en croyais pas ses yeux ni ses oreille, bien sûre, il était compréhensible que tout le monde sois sur les nerfs et à bout de patience, mais de la à évacué sa colère sur de plus jeunes élèves apeurés, s’en était trop. Justin était en train de virer au rouge et à l’instant même ou il avança d’un pas vers la Poufsouffle pour lui faire comprendre ce qu’il en pensait, Raphaëlle éclata avant lui, à sa plus grande surprise :
    « Non mais tu es malade? Est-ce que tu vas bien, Diane? Une petite fille! Une pauvre petite fille! Non mais merde! Calme-toi un peu, tu trouves pas que c'est déjà la galère, faut que tu en rajoutes? Tu la reclaques, je te claque aussi, compris?, s’était exlamé Raphaëlle, d'un ton des moins patients du monde. Comme ça tu trouves qu'on fout rien? Tu asraison! Les bêtes que tu vois là, couchées au sol, immobilisées, elles sontarrivées comme ça. Nous, on a rien fait. On est resté à avoir peur. On t'attendait! Une chance que la grande Diane est arrivé.Mes amis, reprenez espoir. Notre sauveuse est arrivé! »

Puis, pour couronné le tout, Raphaëlle ponctua sa dernière phrase d’une révérence. Malgré les circonstances, Justin ne pu tout simplement pas s’empêché un sourire en coin au discourt de sa grande amie. La gentille, douce et extrêmement patiente Raphaëlle n’était plus du tout la même lorsqu’on s’en prend aux autres à tord. En bref, il n’aurait pas dit mieux ! Pourtant, Justin, qui avait été si fière de son amie quelques seconde plus tôt, se découragea sur-le-champ lorsque le grand et noble Barnabas le Follet (le chat de Raphy) fit son entré dans la salle, insouciant, comme à son habitude, des monstres qui s’y trouvais, lorsqu’une créature eu le malheur de s’approché de lui. La réaction de sa maitresse fut instantanée, elle pétrifia le monstre sur-le-champ. Là n’est pas le problème, le vrai problème était que Raphaëlle devenais complètement gaga et déconnecté de la réalité lorsque sont chat était à ses côtés et ça Justin le savais. Puis, se qui devais arriver arriva. Raphy, trop absorbé par les beaux yeux de sont minet oublia complètement le combat pour le câliné. * C’est pas vrai ! * se dit Justin. Voyant que son amie allait probablement se faire dévorée rapidement s’il n’intervenait pas, il se flanqua devant elle et lança un « Protego » pour s’assuré de leurs sécurité, à Raphy, lui-même…et au chat. Puis, abasourdit qu’elle ne réagisse toujours pas et continu de couvrir Barnabas de bisous, Justin se retourna vers elle en lui lançant un :
    - Hého ! Raphy, on se réveille !

Se qui eu l’effet désiré. Sortie de sa rêverie momentané, Raphaëlle leurs proposa u plan d’action :

    « Il faut qu'on trouve de l'aide! On pourra jamais vaincre toutes ces créatures tous seuls. De toute façon, il faut avertir les préfets et les professeurs. Et les aurors. On pourrait envoyer un petit clan de poufsouffles chercher de l'aide et garder une partie ici pour se défendre. Des volontaires? On sera quand même ensemble! Juste en deux groupes ! »

Content que son amie soit de nouveau lucide il fut le premier à parler :
    - Pourquoi pas, je suis partant. Après tout c’est toujours mieux que de resté ici à attendre de se faire bouffé !

Puis, il se demanda si le reste du château était infesté de bestiole également ou si seul la salle commune des Poufsouffle avait été touchée.
    - De quoi sa à l’aire dehors, est ce qu’il y en a plein le château ? demanda Justin en désignant les créatures du menton.

Puis, Justin se rappela que la seule personne à être entré par la porte principale était en fait Elsa et que seule cette dernière pourrais probablement répondre à sont interrogation. Il la chercha donc des yeux.


Hors Jeu : Evy H. Rosefield se retire du RP,
alors il n'y a pas de next pour
le poste suivant...

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Rika N. Winfield
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MessageSujet: Re: [Intrigue II] Alerte Jaune {Ouvert à tous les Poufsouffles}   Jeu 9 Sep - 4:23
    C’était un véritable chaos qui continuait de faire rage dans la salle d’ordinaire paisible qu’était le repère des Jaunes et Noirs. Il y avait tellement de bruit qu’il était difficile d’entendre quoi que ce soit, un bruit, un son, une voix. Après le court moment de silence causé par son élan de cruauté envers la créature impitoyable qui faisait barrière entre elle et sa jumelle, à ce moment toujours introuvable, les bêtes semblaient s’énerver, encore plus qu’avec les petits Stupéfix et les Pétrificus Totalus. Comme si elles étaient tous connectées entre elles et que la mort d’un des leurs pouvait les affecter émotionnellement, elles étaient enragées. Sans pitié, elles sautaient sur les pauvres élèves qui faisaient de leur mieux pour les neutraliser. En vain, bien malheureusement. Elsa ne pouvait pas trouver sa jumelle. Partout où elle mettait les yeux, aucune tête d’un noir de jais ne semblait lui appartenir. La pauvre, toujours en cherchant, elle ne pouvait trouver. Son regard se posait sur la bête, morte, son sang gluant dégoulinant sur le tapis. Elle eut un frisson. C’était horrible, en y pensant. Tuer. Mais c’était tuer pour la bonne cause, c’était tuer… Tuer pour sauver les siens. Elle pouvait faire ça, non ? Sachant qu’elle ne devait pas rester ici, elle enleva son regard de la créature décapitée pour poser son regard ailleurs.

      « Evy ! »


    Son cri était presque inaudible, sa respiration irrégulière, la peur lui montant doucement dans les entrailles. Le fait de n’avoir aucune réponse l’inquiétait terriblement.

      « Diffindo ! »


    Une autre créature, la tête coupée, tombait au sol, inerte. Et elle courait dans toutes les directions, évitant les monstres, leurs griffes et leurs dents pointues. Avec encore des regards stressés de gauche à droite, elle prit durement les épaules d’une jeune blondinette qui descendait du dortoir.

    « Toi ! » Paniquait-elle, tandis que la pauvre jeune fille sursautait et lui pointait la baguette au nez, l’ayant prise pour une de ces viles créatures qui lui aurait sauté dessus pour la dévorer tout rond. Elle se détendit, cependant, ses épaules s’affaissèrent. Ses yeux, par contre, restaient ronds face à la panique de la jeune femme devant elle. Cette jeune fille, elle connaissait Evy. Du coup, elle connaissait aussi sa jumelle. Restait à savoir c’était laquelle des deux.

      « Evy ! As-tu vu Evy ?!! Je ne la trouve pas ! Nulle part ! »


    Sa tête se secoua négativement à une vitesse folle, expliquant clairement que sa sœur, elle ne l’avait pas vue, très malheureusement pour elle, qui lâcha les épaules de la jeune blonde, doucement, les yeux aussi ronds qu’elle les avait eu en se rendant compte qu’Elle manquait à l’appel. Pas dans le dortoir, ni dans la salle commune. L’endroit, le premier lui venant à l’esprit, c’était la bibliothèque. Oh, qu’elle espérait qu’elle y soit, et que les monstres, eux, n’y soient pas. Encore une fois, une nouvelle flamme s’élevait en elle, comme si le feu animait ses yeux, une étincelle. Les monstres affluaient dans la salle, de plus en plus, d’une manière menaçante. Il ne fallait pas se laisser avoir comme ça. Malgré sa panique, elle devait continuer. Elle reverrait sa sœur par après. Oh oui, il fallait qu’elle la retrouve. Pour cela, ils devaient combattre. Elle prit son courage à une main, (la baguette de l’autre), s’avançant vers la créature devant elle, qui, bavant, s’apprêtait à lui sauter dessus. Elles étaient cependant plus petites, une Poufsouffle ayant dégénéré leur ayant fait un sort de Reducto, ce qui était intelligent. Enfin, en théorie. Plus petites, elles semblaient se déplacer plus rapidement, ce qui était ne tâche atrocement compliquée pour les pauvres sorciers qui tentaient de leur lancer des sorts sans y arriver. Elles évitaient trop vite. Beaucoup trop vite. La panique envahissait tout le monde.

    Jamais il n’avait été si difficile de garder ses émotions en contrôle. Elle pointa sa baguette sur la créature, s’apprêta à lancer une nouvelle formule de découpage, ouvrant la bouche, quand elle fut violemment projetée par terre. Hurlant de surprise, elle se débattit de l’autre créature l’ayant mise à terre, tandis que d’autres s’apprêtaient à lui sauter dessus.[i]

      « P… P…P–Pétrificus Totalus ! »


    [i]Le sort projeta une lumière inhabituelle vers la bête, suivie de plusieurs petites explosions et d’étincelles. Elle eut un choc, tandis que, baguette tendue, elle regardait le sort jaillir, le monstre se tordait de douleur tandis qu’il tombait au sol, impuissant, émettant un cri strident, tandis que les autres tentaient de se débattre de cet enchantement qu’elle n’avait pas voulu lancer. Le sort n’avait pas fonctionné… Ce n’était pas un Petrificus Totalus… Elsa se releva du plus vite qu’elle put, sautant sur une des tables pour être vue et entendue de tout le monde, agitant les bras rapidement.


      « SORTEZ !! SORTEZ !!! LA SALLE COMMUNE EST EN FEU !! SORTEEEZ !!! »


Well, you can't get what you want
But you can get me.
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Griffith Harftly
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MessageSujet: Re: [Intrigue II] Alerte Jaune {Ouvert à tous les Poufsouffles}   Sam 11 Sep - 14:38
    Tout allait à une allure déroutante. Des sorts étaient lancés de toutes parts, des monstres s’écroulaient ici et là au rythme de surprise et de terreur des élèves qui tentaient tant bien que mal de survivre aux assauts mortels des bêtes qui leur faisaient face. Griffith ne faisait pas tellement attention aux autres bien qu’il ait proposé l’idée de rester grouper. Mais la chose était plus facile à dire qu’à faire, car dans la position dans laquelle ils étaient, chacun d’eux ne pouvait se préoccuper des autres. Aussi fut-il surprit lorsque des mains l’agrippèrent et qu’un corps se colla au sien. Les yeux écarquillés, Griffith ne fit même pas un mouvement d’accolade tant il était surprit du geste d’Elsa. Il n’avait même pas fait le rapprochement entre ses propres paroles et ce « câlin » improvisé. Ce ne fut que lorsqu’elle ajouta en s’écartant de lui la mauvaise interprétation qui était à l’origine de ce quiproquo qu’il put enfin comprendre ce qu’il avait prit pour un élan d’affection inopiné et soudain.

    Les paroles de Stan le tirèrent de sa stupeur et Griffith secoua la tête en jetant un petit regard interloqué à Elsa tout en pointant sa baguette face aux monstres. En temps normal, il aurait trouvé la situation drôle et en aurait grandement rigolé. Mais il s’avérait que la situation n’était pas vraiment propice à un moment de rigolade, aussi se concentra-t-il plutôt sur la peur qui le tiraillait que sur cet instant. Et il fut plutôt ravi de constater qu’il n’était pas le seul à penser qu’il fallait qu’ils se montrent tous plus agressifs envers les bêtes s’ils voulaient s’en sortir. Car entre l’énervement qui les agitait de plus en plus et le fait que les stupéfixions ne les bloquaient pas indéfiniment, cela devenait de plus en plus dangereux pour les Poufsouffle.
    Et Griffith avait réellement peur d’en arriver là. Tuer n’était pas quelque chose qu’il prenait à la légère, et ce même lorsqu’il s’agissait d’horribles créatures sorties de nulle part qui ne souhaitaient que leur mort à eux.
    Alors il regardait ses camarades, attendant de voir si l’un d’eux allait oser tuer. Et c’est ce qu’il se passa, car Elsa lança un sort qui trancha littéralement le monstre en deux. Littéralement. Dans une éclaboussure d’un sang vert et gluant. A la vue de ce spectacle, Griffith faillit vomir tant cela l’écœurait. Mais malgré tout, malgré ce dégoût, il était au fond content qu’elle ait fait le premier pas car il était pour lui le symbole qu’il était possible de les tuer. Et qu’après tout, c’était pour la bonne cause, non ?

    Il n’entendit pas la claque qu’asséna Diane à une élève plus jeune qu’elle ni les réprimandassions de Raphaëlle car un monstre attaqua, et Griffith lança enfin un « Diffindo » qui le tua sur le coup dans une gerbe de sang monstrueuse. Le sol de la salle commune devenait de plus en plus glissant, envahi par les flots de sang vert qui s’échappaient des cadavres encore frais des bêtes. Le Poufsouffle ne s’attarda pas sur celle qu’il venait d’abattre, non seulement car la vue de ce corps tranché le répugnait, mais aussi car un silence significatif l’avait alerté. Un chat se pavanait dans la salle commune, la traversant comme si les monstres n’étaient pas là. Puis naturellement, il vint se blottir dans les bras de sa maîtresse, Raphaëlle, qui se permit de le cajoler. C’était fou, ils agissaient tous comme si leur vie n’était pas en danger, comme si ce qui se trouvait juste devant eux ne représentait pas un danger mortel et que la moindre inattention pouvait mettre un terme à leurs jours. Mais il sembla que câliner son chat permit à la jeune fille d’avoir une illumination car elle leur en fit part immédiatement. Griffith, contrairement à Justin, secouait la tête négativement.


      C’est trop dangereux, déjà qu’on a du mal à les contenir tous ensemble, imaginez ce que ce sera si on se sépare. En plus, si un groupe quitte la salle commune, des monstres vont forcément les courser et ce serait encore plus dangereux. Réfléchissez, vous pensez vraiment que s’il n’y avait des monstres que dans notre salle commune personne ne serait venu nous aider ? Je pense qu’on devrait juste rester ici et att…


    Les belles paroles de Griffith furent coupées par Elsa qui, hurlant et gesticulant, leur fit clairement comprendre que la salle commune prenait feu. Ecarquillant les yeux, Griffith tourna la tête vers les flammes qui, en effet, s’étendaient peu à peu autour d’eux. Un silence suivit cette annonce, et un concerto de hurlements de terreur prit place. La panique s’imposa et tout devint absolument chaotique. Les élèves qui s’étaient réfugiés dans les dortoirs semblaient avoir été avertis par quelqu’un (il n’était pas improbable que certains d’entre eux fassent quelques aller-retour pour les tenir au courant de l’évolution du combat) et n’avaient visiblement pas prit le temps de se demander de quelle manière la plus sécuritaire ils allaient tous sortir de là. Chacun d’eux se ruait vers la sortie, ignorant totalement les monstres qui heureusement semblaient eux aussi surpris de la tournure des choses.

    Griffith fut éjecté contre un mur avant même de comprendre ce qu’il se passait, et il se retrouva nez à nez avec un monstre qui fut, passé la seconde de surprise, tranché en deux par le sort de Griffith qui était trop effrayé par la vague humaine pour s’occuper d’être dégouté par le cadavre.
    Il regarda rapidement autour de lui pour essayer de trouver une personne avec qui il s’était battue ou au moins quelqu’un qu’il connaissait pour tenter de trouver une réaction adéquate pour limiter les dégâts. Mais le fait était qu’il ne pouvait pas jouer les héros et faire barrière entre les élèves et les monstres. Il n’était pas fou. Aussi opta-il lui aussi pour la fuite en courant hors de la salle commune.

    Une fois dans les couloirs où les élèves couraient en pleurant et en criant, il s’arrêta contre le mur qui faisait face à l’entrée de sa salle commune qui s’enflammait un peu plus à chaque seconde qui s’écoulait. Enfin, un visage connu passa le seuil de la porte, et Griffith l’appela.


      DIANE ! T’as vu les autres ?


    De la fumée épaisse commençait à sortir par la porte et les élèves qui sortaient de la salle commune toussaient. Il était impossible de savoir si l’un d’entre eux était coincé dans les dortoirs ou face à face à une créature, impossible de vérifier avec précision qui sortait de la salle et à quel moment. Impossible. Seule la fuite était une issue qui lui semblait abordable. Mais Griffith était bien trop inquiet pour partir tant que des élèves sortaient de la salle.

    Ses mains tremblaient, et il était entièrement obnubilé par les élèves qui passaient devant lui. Si bien qu’il ne voyait pas les autres monstres qui se rapprochaient d’eux par derrière.

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Brad Prettyheart
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MessageSujet: Re: [Intrigue II] Alerte Jaune {Ouvert à tous les Poufsouffles}   Mer 22 Sep - 18:50
Désolé, une erreur est survenue. Veuillez essayer d'actualiser la page.Désolé, une erreur est survenue. Veuillez essayer d'actualiser la page. Une soirée comme les autres? mais si seulement vous saviez, une journée d'étude des plus simples, après une longue journée de cours, les sorciers dînaient paisiblement, certains se goinfraient et d'autre se contentaient du stricte minimum pour la soirée. La journée était complète, les sorciers n'allaient pas tarder à retourner dans leurs dortoirs respectives. Hélas, Jacob n'allez pas rentrer immédiatement, il devait encore voir son petit-copain Celian et passer à la volière pour poster une lettre à sa famille. C'est pourquoi il avait décidé de quitter la table de poufsouffle pour envoyer sa lettre à la volière. Le meilleur moyen pour se promener le soir après le couvre-feu, c'était de quitter la table de la grande salle commune quelques minutes avant la fin du repas. En sept ans, Jake avait eu le temps de tester la technique, le seul problème apparent, c'était la volière, en effet rejoindre la volière en pleine soirée était très difficile vu que celle-ci se trouvait au cinquième étages de poudlard, le dernier étage de l'école tendit que la grande salle commune se trouvait au rez-de-chaussée. C'était bien partie pour faire du sport durant la soirée. Le jeune poufsouffle c'était éclipsé discrètement de la grande salle commune, c'était assez simple à-vrai-dire, de nombreuses personnes faisaient les cent pas dans cette salle. Lorsqu'il l'avait quitté, le poufsouffle était vêtu de sa cape noire et jaune, d'un jean, d'un t-shirt et pour finir de sa baguette, baguette qui se trouvait dans la poche intérieure de sa cape. En arrivant aux escaliers de l'école, il avait relevé un deuxième problème dont-il avait oublié de mentionner. Les escaliers n'en font cas leurs têtes, c'était simple il vous fallait plus de dix minutes pour traverser chaque étage lorsqu'ils disjonctaient. Heureusement pour lui, ils avaient mis plus de temps à l'aller que sur retour. Décidément, Jacob adorait se promener dans les couloirs le soir, ce n'était pas la première fois qu'il se baladait dans les couloirs sans craintes. D'ailleurs la dernière fois qu'il avait fait le mur, il avait officialisé sa relation avec Celian, bien évidemment la présence du vieux cracmol dans les couloirs avait presque tout gâché, quoique non, si Rusard n'avait pas été là, Jake et Celian ne seraient pas ensemble à l'heure actuel. Pour une fois, il espérait ne pas tomber sur le vieux et son félin pour une fois. Toujours en direction de la volière après une demie-heure de marche intense, les élèves commençaient déjà à rentrer dans leurs salles communes. Une fois de plus, Jacob avait dépassé le couvre-feu, pour se rattraper il n'avait pas traîné en postant sa lettre à sa chouette Parpita. Une fois le problème réglé, il prit la route en direction de sa salle commune. Le moment stressent de la soirée aller enfin pouvoir commencer, c'est-à-dire, descendre les cinq étages de poudlard sans se faire prendre par le gardien. Pour une fois, la descente des étages avait été très simple. Comme quoi les escaliers n'étaient pas si bornés quand ils le voulaient, Jacob avait rejoint sa salle commune sans grabuge pour une fois. Lorsqu'il avait rejoint sa salle commune, tout semblait paisible, enfin Jacob avait sa définition du mot "paisible" pour résumer, comme d'habitude, certains poufsouffle se trouvaient dans le salon et d'autres dans leurs dortoirs. C'est d'ailleurs ce que décida de faire le poufsouffle, il se dirigea vers les escaliers pour monter à son dortoir. Son dortoir se trouvait tout en haut, c'était l'une des dernières portes de l'étage des dortoirs des garçons. Dans ce dortoir, il partageait sa chambre avec plusieurs poufsouffle de septième année. Celle-ci était déjà bien remplie, les trois autres poufsouffle se trouvaient déjà dans leurs lits, certains essayaient de dormir et d'autre terminaient leurs devoirs et révisés encore. Il s'avança vers son lit où il se laissa tomber littéralement, le lit était décidément le meilleur ami de l'homme, du moins aux yeux de Jake. En quelques minutes à peine, il avait déjà rejoint le pays de Morphée.

*Un merveilleux rêve, plongé dans un magnifique rêve, une immense étendue d'herbe avec une multitude de fleurs de toutes les couleurs, du soleil, un paysage d'été, le poufsouffle et ce serpentard avec tout pleins d'autres amis autour. Une sorte de journée entre amis, et puis une immense étendue d'eau douce se formait devant eux. Avec une telle chaleur, sauter dans l'eau devait être la meilleur solution. Un rêve trop parfait, au point de se faire attaquer par des Lutins de Cornouailles *

Bien évidemment, les rêves sont si courts, mais si long, le poufsouffle n'avait même pas put connaitre la suite de ce rêve si doux, du moins presque. Lorsqu'il retrouva ses esprits, Jake se trouvait toujours dans son dortoir, quelques chose semblait avoir changé...le calme. Des poufsouffle se barricadaient à l'aide de meubles. Comment avait-il fait pour ne rien entendre? pour la simple et bonne raison que Jake avait le sommeil excessivement lourd, faire éclater un vase juste à côté de lui n'aurait rien changé. C'est l'un de ses camarades de chambré qui le réveilla après plusieurs secondes à se faire remuer comme un vieux chiffon. Une épaisse fumée commençait à s'introduire dans la chambré. Jacob venait de faire un bond lorsqu'il s'aperçut que leur salle commune flambait. Les poufsouffle pouvaient se montrer très crétin par moment, du moins, ce qui se trouvait dans sa chambré. Même si Jake n'était pas au courant de l'attaque des créatures, rester dans une pièce close quand le lieu était en feu, rester dans cet endroit était du pur suicide. Le poufsouffle retira les meubles qui se trouvaient devant la porte, l'un d'eux l'empêcha l'informant de l'attaques des montres.

_Tu veux rester ici? bah vas y, moi je veux vivre, j'ai plus de chance de m'en sortir si j'essaye de quitter cet endroit.

Avant même d'avoir terminé sa phrase, un choc contre la porte venait de le surprendre. Il se plaqua contre la porte pour empêcher l'intrus d'entrer, il ordonna aux autres poufsouffle de le suivre dehors après avoir ouvert la porte, à l'aide de sa baguette, il ouvrit la porte fessant bondir la bête à l'intérieur de la chambré, les sorciers se ruaient vers la sortie, Jacob ferma la marche enfermant la bête dans la chambré. Le petit groupe de poufsouffle se dirigeait vers la sortie, la salle commune était ravagé par les assaillantes flammes qui prenaient de plus en plus de terrain. La salle commune des noirs et jaunes n'était plus que l'ombre d'elle même. A l'aide de quelques sorts, ils se frayèrent un chemin entre les flammes, une abondante fumée se libérait d'une brèche, la sortie de la salle commune. Le petit groupe de sorciers apercevant la sortie de jetèrent dans la brèche, la fumée leurs brulèrent les poumons et Jake était le dernier à sortir de la salle commune. Une fois à l'extérieur de la salle commune, le petit groupe de poufsouffle s'éloignait de la salle commune, la fumée dans les poumons les forçaient à tousser et recracher de la fumer. Quant à Jacob, lui, il se redressa apercevant un poufsouffle tenant sa baguette fermement.


_Kuff*kuff* il était moins une, c'est quoi ce délire?

Avant même qu'il ai pu finir sa phrase, qu'une mixture gluante s'enroula autour de sa jambe, la puissance de ces fameuse créatures étaient extraordinaire, elle l'avait renversé sans la moindre difficulté, étendu au sol il essaya d'atteindre sa baguette en vain. Il se débattait tant bien que mal contre la chose visqueuse.




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MessageSujet: Re: [Intrigue II] Alerte Jaune {Ouvert à tous les Poufsouffles}   Lun 4 Oct - 22:13
    Morosité, crainte, pensée négative.
    Cela faisait maintenant une semaine que la jeune femme passait son temps à broyer du noir. Elle s'était complètement isolée dans un des coins les plus sombres du château, passant son temps plongée dans les livres pour essayer en quelque sorte de se créer une autre vie, trouvant la sienne bien minable. Une semaine qu'elle avait reçu un hibou de Russie. Oh le message était on ne peut plus clair. Son père l'avait retrouvé. Chouette, les ennuis allaient commencer, il ne manquait que ça. Après donc une semaine d'exil total, mis à part pour les cours auxquels elle assistait dans un état quasi-comateux, Aisling n'avait aucun contact avec le monde qui l'entourait.

    Actuellement, elle marchait les yeux rivés sur le dernier livre qu'elle venait d'emprunter à la bibliothèque. A force d'y aller, la bibliothécaire commençait à l'apprécier et lui avait permis d'emprunter un livre un peu spécial, un livre de sortilège bien entendu, la lecture de la Poufsouffle se résumant à cela, mais d'un niveau bien supérieur à celui enseigné à Poudlard. La jaune et noir espérait ainsi, bien que cela soit un espoir stérile et parfaitement irrationnel, pouvoir être préparée pour affronter son père où l'un de ses sbires. Comme on dit, l'espoir fait vivre.

    Ses pas la menèrent finalement au couloir donnant sur sa salle commune. Celui-ci était étrangement désert mais comme la jeune fille ne levait presque jamais les yeux de son bouquin, elle ne s'en aperçut même pas. Quand Aisling lisait, plus rien n'existait autour d'elle. Les moldus pouvaient balancer l'une de leur bombe amomnique ou quelque chose du genre, l'irlandaise tressauterait à peine. Ainsi, elle marmonna dans sa barbe le mot de passe pour entrer dans sa salle et dû d'ailleurs s'y reprendre à deux fois tant cela était incompréhensible. La porte s'ouvrit et Aisling entra dans la salle commune, soupirant de devoir passer dans l'obscurité du couloir.

    Les cris de ses camarades lui parvinrent aux oreilles comme une lointaine clameur, comme si elle était plongée dans l'eau et que tout se passait à la surface. Elle lisait alors la description de l'utilisation d'un sort lors d'une bataille et elle pensa donc que ce léger bruit était en réalité dans sa tête alors qu'elle visionnait le combat. Elle fit quelque pas pour entrer dans la salle quand soudain le bruit creva à ses oreilles comme une bulle de savon éclatant dans les airs. Elle leva des yeux étonnés vers les Poufsouffles agglutinés dans la salle et les contempla d'un air plutôt béat, voire même abruti alors que tous avaient la baguette levée et lançait des sorts tantôt de protection, tantôt d'attaque.

    La scène était assez comique en vérité, elle avait l'impression d'être dans une de ces comédies moldues où tout était exagéré à un tel point que ça en devenait drôle. Là, de voir ses camarades se lancer à corps perdus dans le jet de sorts, Aisling fut soudain prise d'un fou rire. Ca faisait énormément de bien. Après une semaine passée à faire le zombie dans les couloirs de Poudlard, on bon fou rire lui remontait le moral. Toutes ces histoires de créatures n'étaient pas remontées jusqu'à elle étant donné l'exil total qu'elle s'était imposé et, quand elle eut fini de s'esclaffer, elle resta tout de même perplexe. Malgré le comique de la posture de ses compagnons, la situation était un peu bizarre

    Les cris de la cohue devinrent alors parfaitement compréhensibles à ses oreilles et la réalité de ces mots la frappa de plein fouet. “Créatures... Horreur... Près de toi... Vite... Stupéfix..” C'est en réalité le dernier mot qui l'a fit réagir. Il avait été prononcé par une fille qu'Aisling ne connaissait absolument pas mais elle l'avait aperçu néanmoins en entrant et à la vue de ses mains qui tremblaient et au son du sort qu'elle lançait, la russe savait que le sort serait pour elle. Elle fit alors un bond de côté, évitant de peu l'éclair rouge qui vint frapper le mur devant lequel elle se trouvait quelques secondes auparavant. Ceci étant fait, elle s'était rapproché de l'horrible créature gluante que tout le monde cherchait à fuir. Première réaction à la vue de cette chose ? Principalement de l'écoeurement, mais quand le monstre se jeta sur la Poufsouffle, ses réflexes prirent le dessus et elle lui balança l'énorme livre de sortilèges qu'elle lisait à la figure. Ceci étant fait, elle lança un Aguamenti en direction du feu qui se propageait. Elle avait parfaitement conscience de la présence de la créature dans son dos que le coup de manuscrit avait temporairement diverti mais Aisling comptait sur ses camarades pour lui laisser un champ d'action libre pour gérer le feu.
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Leon Moorhead
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MessageSujet: Re: [Intrigue II] Alerte Jaune {Ouvert à tous les Poufsouffles}   Sam 16 Oct - 17:46
Stan ne savait plus où donner de la tête. Il avait tant bien que mal tenté de se focaliser sur la tenue à l'écart des bêtes qui se faisaient de plus en plus insistantes et nombreuses. Les tentatives de stupefixion étaient vaines, pourtant certaines d'entre-elles étaient déjà à terre, leurs abdomens - si on pouvait appeler ça ainsi - entrouverts. Celle au-quelle il faisait face était à moitié éviscérée, l'entaille avait été faite dans le sens de la longueur. Si l'adrénaline n'avait pas eu effet sur lui, il aurait certainement rendu son déjeuné du matin. Il se contenta de dévier le regard, et de se concentrer sur celles qui étaient bien vivantes, hésitant encore à utiliser le sort qu'il avait plus tôt suggéré. Son charme du bouclier était encore bien actif cependant interrompu par intermittence par un stupefix qui faisait reculer un peu plus loin une bestiole qui se serait un peu trop immiscé à l'intérieur. Son visage était rouge et ses tempes battaient le temps au rythme d'un cheval lâchée au galop. Sa baguette fermement tenue glissait entre ses doigts moites de sueur. Ses muscles aussi commençaient à s'engourdir et à lui faire mal. Il surprit même quelque spasmes parcourir sa jambe, craignant de perdre la stabilité jusque-là inébranlable tant il était tendu. Une goute de sueur vint occasionnellement troubler sa vue.

C'était une situation qu'il n'aurait jamais osé imaginé, même si ses pensées ces derniers temps tournaient autour de ce qui est sorti du lac principalement. Cela faisait une bonne dizaine de minutes qu'ils étaient aux prises avec ces monstruosités, et le jeune poufsouffle commençait à saturer. Il semblait suffoquer et n'arrivait plus à distinguer quelque son que se soit, aussi clair et fort fut-il, tout ce qui atteignit ses oreilles n'était d'une bouillie sonore. Le bourdonnement s'installa dans son crâne et sa tête devint lourde. Suffisamment pour lui faire lâcher son seul moyen de défense et le faire tomber sur les genoux. Il commençait à suer d'une manière plutôt inhabituelle. Il n'en avait pas entièrement conscience, mais il avait chaud, très chaud. Le sol tremblait, plus sous les pas des élèves effrayés que sous l'avancée des créatures qui s'enfuyaient elles aussi. Ses moments de véritable lucidité étaient irréguliers. Il lui avait semblé entendre le mot feu distinctement lors de l'un d'eux. mais il n'eut ni la force ni l'occasion de savoir si cela était vrai.
Il crachait ses poumons. Sa toux était telle qu'elle le fit se renverser sur le coté. Il était maintenant allongé, en position presque fœtale. Ses paupières s'étaient alourdies, et il sombra dès que celles-ci s'étaient complètement closes.

Fin de Stan
[HRP : Si superman se sent de lui venir en aide (Fritt' ? 8D) Youpi o/. Sinon, je vous invite à sortir d'ici au plus vite, ou à vous évanouir, ou tout autre action qui pourrait symboliser la fin de votre action dans la salle commune ~ Après consentement d'un admin, le MJ passera clore le sujet et tous nous sortir de là ~]

Le poste de Diane est le prochain ~
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MessageSujet: Re: [Intrigue II] Alerte Jaune {Ouvert à tous les Poufsouffles}   Dim 17 Oct - 19:34
It's the end of the world as we know it (and I feel fine)

C'était étrange, ses pulsions. Autant elle savait se contrôler, autant parfois c'était quelqu'un d'autre qui prenait le contrôle dans sa tête et lui faisait perdre tous ses repères rationnels. Gifler une gamine et insulter ses camarades,, par exemple, n'étaient pas exactement les moyens les plus diplomates pour essayer de régler la situation sans paniquer. C'était même un peu extrême, oui, d'accord. Voire... euh, carrément déplacé. Mais sérieusement, c'était de Diane qu'il s'agissait. N'importe qui dans cette salle aurait dû se douter que mettre Diane en situation délicate ne donnait jamais de très bons résultats; elle s'emportait facilement et perdait son sang-froid et son sarcasme. Oui, ils auraient dû, mais ils ne pouvaient pas. Cela dit, ils n'étaient pas obligés de se jeter sur elle pour la lyncher. Au figuré.
La susceptibilité de Diane atteignit son comble lorsque la remarque de Raphaëlle fusa à travers la pièce, renversant tout sur son passage. L'espace d'un instant, la belle Diane oublia ce qui se passait, oublia les sorts et les créatures. Elle voyait seulement Raphaëlle, elle et son foutu sarcasme, elle et ses grands principes. L'idée traversa l'esprit de Diane comme un éclair blanc: elle pouvait très bien lui lancer un Diffindo par mégarde et hop, coupée en deux, l'emmerdeuse. Sauf que ça ne risquait pas d'être bien vu par les autres... même pas du tout. Tiens, ça ferait quoi de découper un être humain en deux?
Et puis, le stupide chat de Raphaëlle se ramena et Diane eut envie d'éclater de rire. Nerveux, le rire. Parce-que désormais, Raphaëlle commençait à câliner son chat? Ah ouais? Et après, c'était elle, Diane Cavendish, que l'on blâmait de réagir? Et puis quoi encore, cent Gallions et un Chocogrenouille?

Tout s'enchaînait très vite: les éclairs de lumières fusaient de toute part, les cris, encore des cris, les bêtes qui attaquaient... Mettant de côté sa colère contre Raphaëlle, Diane se lança dans le combat. Sort après sort, elle essayait tant bien que mal de repousser les créatures, avec quelques un de ses camarades. Mais pour une qui tombait, cinq arrivaient derrière. « On n'y arrivera jamais! Il faut que tout le monde sorte de là, et en vitesse! »
Ce fut à ce moment précis qu'Elsa se mit à hurler. Diane ne saisit pas immédiatement les propos de l'hyperactive, trop occupée à éloigner une bestiole qui menaçait de bouffer un Poufsouffle qu'elle n'arrivait pas à reconnaître. Ce fut l'odeur de brûlé qui força la brune ténébreuse à s'arracher au combat: les rideaux prenaient feu! Pire! La Salle Commune entière prenait feu! Le chaos était incroyable; chacun tentait de se sauver au détriment des autres, et se ruait par la sortie. Diane ne put s'empêcher de constater que malgré les principes de bravoure et de solidarité que prônaient certaines personnes, entre sauver sa vie et jouer les héros, peu de gens choisissaient la seconde option. À part les Gryffondor, peut-être. Mais les hardis courageux n'étaient pas là: ils n'étaient qu'une bande de Poufsouffle terrifiés, englués dans un mouvement de foule chaotique. Et elle aussi devait penser à se sauver avant qu'il ne soit trop tard...

Puis, une vision macabre lui arracha un cri d'horreur: les corps inconscient de plusieurs de ses « amis de Maison », victimes de la fumée qui se dégageait de l'incendie. Malgré son haut le coeur, Diane se força à partir. Si elle ne trouvait pas bientôt de l'air frais, elle aussi allait finir par succomber!
Une fois dehors, elle tomba à genoux, aspirant l'air extérieur à grandes goulées. C'était l'anarchie totale autour d'elle, des hurlements retentissaient, et partout, les gens se demandaient comment agir. Enfin, seulement, la brune prit conscience du désastre. Des monstres, un feu, et à l'intérieur, des gens. Des amis. Des connaissances. Des Poufsouffle. Elle n'avait pas le droit de les laisser, mais elle ne pourrait jamais les sauver seule!
Alors, elle se releva, avec difficulté. Son bras droit saignait et elle avait très mal à la tête. Puis, malgré le brouhaha et la confusion, elle entendit clairement son nom.
    — DIANE ! T’as vu les autres ?
Griffith. Ouais, lui pouvait l'aider!
    — Oui, beaucoup sont restés dans le dortoir! J'en ai vu asphyxiés sur le sol, il faut que l'on aille les aid... ATTENTION! COUCHES-TOI! DIFFINDO!
En un clin d'oeil, Diane se jeta sur Griffith tout en prononçant le sort qui percuta une créature de plein fouet. Elle s'abattit à quelques mètres d'eux dans une gerbe de sang visqueux et gluant. Cependant, dans son empressement, la tête de Diane avait heurté un mur de pierre et le choc l'assomma pendant plusieurs secondes. Décidément, elle ne serait jamais une grande et vaillante combattante. Bien trop réactive.
Elle se releva en grognant, et réalisa qu'elle était couchée sur son ami: elle l'empêchait de bouger. Ça pouvait paraître suspect, mais Diane n'avait pas vraiment la tête à se soucier de faire dans la dentelle. C'était toujours une vie de sauvée. Mais elle... elle souffrait énormément, et avait de violentes nausées. Elle saignait d'un peu partout et la fumée toxique qu'elle avait respirée quelques instants plus tôt peinait à sortir de ses poumons. Sa vue se troublait affreusement; elle ne distinguait que l'épais brouillard qui se dégageait de la Salle Commune et respirait mal. Le feu prenait de l'ampleur. Les larmes aux yeux - douleur? colère? frustration? rien ne permettait de le savoir -, la persévérante Jaune & Noire se releva en grimaçant. Elle était vraiment dans un sale état... Il serait temps de s'occuper de ça plus tard. Il fallait impérativement sauver les autres, prisonniers de la salle avant qu'ils ne finissent tous comme des côtelettes de boeuf au barbecue. Elle agrippa le bras de Griffith et se cramponna à lui:
    — Griffith... il, il faut aller retrouver les autres! Tu te sens de... de m'accompagner?
C'était stupide à elle de vouloir jouer les héroïnes, vu son état, mais une petite voix au fond d'elle lui suggérait qu'elle n'avait pas trop le choix si elle ne voulait pas avoir des cadavres sur la conscience pour le reste de sa vie.

Et puis, elle se sentait sur le point de faire une bonne action, là. Un jour à marquer d'une pierre blanche, qui deviendrait probablement noire de suie si personne n'intervenait.
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Griffith Harftly
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MessageSujet: Re: [Intrigue II] Alerte Jaune {Ouvert à tous les Poufsouffles}   Lun 25 Oct - 18:02
    C’est dans des moments comme celui que Griffith était en train de vivre qu’on aimerait s’appeler Superman. On aimerait pouvoir se tenir fièrement debout dans cette fumée étouffante sans tousser une seule fois, les mains appuyées sur les hanches et regarder tous ces monstres avec un regard défiant, presque hautain, parce qu’ilss ne nous feraient pas peur. Non, en un claquement de doigts, ils seraient d’ailleurs tous étendus sur le sol, gisant dans leur propre sang. On s’essuierai ensuite vaguement le front, histoire de montrer au monde à quel point la tâche était (ou pas) difficile, puis un par un, on évacuerait les élèves en leur murmurant des phrases rassurantes. Quelques égratignures pour le style, et tout serait finit. Chaque Poufsouffle serait en sécurité dans un coin du château que les bêtes auraient oublié et tout irait bien pour eux, la salle commune serait remise en état par des sorciers compétents et chacun laisserait le temps oublier la douleur de ce jour tandis que Superman ferait sa tournée de gloire dans les quatre coins du monde.

    En quelques secondes il fut subitement plaqué au sol par Diane. Son corps heurta lourdement les pierres et il en eut le souffle coupé. Il comprit que la Poufsouffle venait de lui sauver la vie lorsqu’une silhouette macabre s’effondra à quelques mètres d’eux, dans une gerbe de sang verdâtre. Détournant les yeux de ce spectacle ignoble, il se releva difficilement, sa tête ayant claqué sévèrement contre le sol lorsque Diane avait accompli son acte de bienveillance avec une douceur qui laissait à désirer. Mais il était encore en vie, c’était l’important.
    Se prenant la tête entre les mains, comme espérant qu’ainsi elle cesse de lui tourner, il ferma les yeux quelques secondes pour retrouver ses esprits et lorsqu’il passa ses doigts dans ses cheveux, un liquide chaud les lui empourpra. Après un juron bien placé, il se releva et aida Diane à faire de même.
    Son amie était dans un bien sale état : son bras saignait, et son regard semblait trop flou pour qu’elle soit en pleine possession de ses moyens.

    Griffith passa le bras encore valide de la fille autour de ses épaules, l’aidant ainsi à se maintenir debout, tandis qu’il scrutait la vision d’horreur qui se déroulait devant ses yeux.
    La fumée épaisse obstruait ses narines, sa gorge et ses poumons, et une horrible quinte de toux le prit. Sa gorge était tellement irritée, attaquée par ces particules de feu qu’il en eut le gout du sang à la bouche. On lui avait appris à se coucher au sol lorsqu’une telle fumée l’empêchait de respirer, car les particules avaient tendance à remonter, mais le fait était qu’il ne pouvait se permettre de jeter Diane et de se coucher à terre uniquement pour se sauver. C’était impensable, impossible. Mais il ne pouvait pas non plus sauver tout le monde, déjà qu’il peinait à se sauver lui.


      «Tu te fous de moi ? T’as vu dans quel état t’es ? J’vais te poser dans un couloir. »


    L’utilité de ce qu’il s’apprêtait à faire était moindre, car non seulement la fumée allait s’étendre dans tous les couloirs adjacents à celui de la salle commune, mais aussi car les bêtes ne tarderaient pas à reprendre leur exploration du château lorsqu’elles auraient bouffé tout le monde. Mais psychologiquement parlant, il était rassuré de la savoir un peu à l’écart de tout ça. Ils marchèrent peu de temps, Diane étant trop faible pour marcher plus longtemps, et Griffith se sentant lui aussi perdre des forces. Il la laissa contre le mur d’un couloir, et après avoir vérifié qu’elle était bien assise, il attrapa sa baguette fermement et rejoignit ses camarades à l’entrée de leur salle commune. Marquant un temps d’arrêt face à la vision d’apocalypse qu’il voyait, car décidément jamais il n’arriverait à s’y habituer, Griffith fut immédiatement asphyxié par la fumée. Une nouvelle quinte de toux le prit, et il ne vit pas le monstre qui se rapprochait dangereusement de lui. Ce ne fut que lorsque des crocs puissants s’emparèrent de son mollet droit qu’il comprit ce qu’il se passait. La puissance de la douleur le fit hurler, et il perdit immédiatement pieds. La bête appuyait de tout son corps sur lui, et Griffith était incapable de tout mouvement. Puis un éclair rouge, et la bête s’effondre juste à ses côtés. Impossible de savoir d’où le sort vient tant la vue est brouillée par la fumée.

    L’instinct. Vous savez, ce côté bestial que l’on cache tous au plus profond de nous même sans vraiment nous en rendre compte, ce côté bestial qui lorsqu’il reprend le dessus vous change du tout au tout. Il arrive que l’on en oublie même ce que l’on fait et que nos gestes, nos pensées et nos moindres choix soient conduits par cet instinct. Et si quelques heures plus tard on vous demande comment vous avez fait pour vous tirer de cette situation qui semblait désespérée, vous ne savez pas. Vous ne savez pas car l’instinct n’est plus là. Il fait son apparition et se terre à nouveau en vous.

    C’est ce qui arriva à Griffith lorsqu’il se releva d’un bond. Sa jambe saignait abondamment et il sentait bien la douleur, il sentait cette sensation qui lui montaient jusqu’à la hanche et qui faisait couler ses larmes. Mais il se leva, s’appuyant sur son pied avec un maximum de précautions mais en le faisant quand même, car s’il reste il est mort. D’asphyxie ou suite à une perte trop conséquente de sang.
    Son regard se pose sur Stan, recroquevillé au sol, et avant même qu’il ne puisse peser le pour et le contre du geste qu’il entreprend, le Poufsouffle attrape son ami par la robe de sorcier et le traine difficilement jusqu’au couloir où se trouve Diane. Mais malgré ses efforts, Griffith ne parvient pas à tirer Stan jusqu’à Diane.

    Et à bout de forces, il s’effondre.


[HJ : A ton service, Stan ]






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Rika N. Winfield
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MessageSujet: Re: [Intrigue II] Alerte Jaune {Ouvert à tous les Poufsouffles}   Mar 26 Oct - 0:48
    La panique, le chaos. Depuis qu’elle avait prononcé ces paroles, tout le monde l’avait regardé, une peur montante dans le regard, tandis que les secondes se givraient, le temps se stoppant momentanément. C’était, en fait, comme un gros pendule qui venait de perdre tout espoir de continuer à se balancer, qui allait de plus en plus lentement dans sa course pour faire avancer l’heure. Tout semblait au ralenti, et, devant les yeux de la Poufsouffle, les visages effrayés des élèves qui voyaient le feu se propager autant que sa fumée dévastatrice semblaient perdre tout espoir de sortir vivant. Et avec sa propre panique grandissante, elle ne pouvait que s’en vouloir et en vouloir grandement à sa baguette magique pour son sort qui avait totalement mal tourné. C’était très mal parti. Et déjà, les larmes lui montaient aux yeux, tandis qu’elle continuait de gesticuler comme une malade pour avertir tout le monde. Elle ne voulait pas que tout cela empire pour que ce ne le fût en ce moment. Évidemment, la belle aux cheveux de nuit avait une peur bleue de réutiliser sa baguette. Et si un simple Stupéfix tournait à être un sort totalement dévastateur ? Elle ne pouvait se le permettre, mais pouvait-elle assurer sa survie sans cet instrument pour terrasser cette menace ? Utiliser un Aguamenti sur le feu serait une perte de temps, déjà : il se propageait beaucoup trop vite.

    Elsa sauta de la table sur laquelle elle était, tout le monde étant maintenant au courant du désastre qu’elle avait causé, les larmes aux yeux, le cœur battant à 120 kilomètres/heure. Bon, okay, Elsa…Voit le bon côté de la chose… Hum. Elle regarda nerveusement autour d’elle, la baguette pointée devant, à la recherche de n’importe quoi qui pourrait lui être utile à savoir, comme bon point. Les bêtes semblaient craindre le feu. Ça, c’était un bon point, un excellent point. Par contre, le mauvais point dans tout cela, c’est qu’ils n’étaient que de simples humains courant pour sauver leur vie de ces créatures hideuses, qui, eux aussi, craignaient le feu et étouffaient à la fumée toxique qu’elles créaient en brûlant tout sur leur passage. Les flammes léchaient doucement les meubles, le plafond, les rideaux, d’une manière hypnotisante. Mais tout cela ne faisait guère de miracles quant qu’à la chaleur étouffante qui grimpait et ne faisait que ressortir les mauvais côtés du feu. Elle devait faire quelque-chose, n’importe quoi. Déjà d’avertir les gens avait été un excellent point, mais maintenant, il fallait faire autre chose, n’importe quoi pour fuir cette panique.

    La jumelle Rosefield eut à peine le temps de commencer à réfléchir qu’elle se faisait subitement emporter par un troupeau de Blaireaux hurlants de peur face aux flammes et aux créatures, se ruant en-dehors de la salle avec une vitesse fulgurante. Elle n’eut pas le choix de les suivre, malgré ses protestations pour rentrer dans le dortoir, aider ceux qui étaient restés par terre, qui n’avaient plus aucune chance, entre les bêtes assoiffées de sang et le feu. Elle ne voulait pas en arriver à une nouvelle atmosphère lourde chez la maison des Poufsouffles, comme celle qui les avaient durement frappés à la mort de Diggory. Souffrir de nouvelles pertes amicales lui ferait atrocement mal. Et ce deuil incessant qui régnait dans le château aurait le moral de tous les élèves d’un seul coup. Car les bêtes n’étaient pas seulement dans la salle des Poufsouffles… Non, elles étaient partout, partout où on pouvait mettre les pieds. Et elle qui avait cru que la Salle Commune avait été le seul endroit épargné… Quelle sotte elle faisait, vraiment.

    Et puis, la raison l’avait vite rattrapée en voyant tous les monstres dans la salle maintenant enflammée.

    Les élèves la bousculaient dehors avec une telle hâte qu’elle ne put se libérer seulement quand ils eurent mis le pied dans un deuxième couloir, loin des flammes et de la salle commune. Ils se dispersaient partout dans l’école, partout où il pourrait y avoir des endroits sûrs. Elsa tendit la main vers un groupe qui allait vers l’endroit où elle était venue, les yeux ouverts comme ceux d’un hibou, surpris, sous le choc.


      « NON ! N’allez pas par là ! Ils sont… »


    Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase. Les élèves, criants et courants, n’avaient rien entendu de son conseil. Elle soupira, désespérée, avant de jeter de nombreux coups d’œil partout. Tout le monde montait les escaliers pour fuir la bête. Sortir dehors. Les grandes portes étaient tout près. C’était la meilleure solution. Si le château était infesté, les alentours de Poudlard, le parc et tout le reste devait être sécuritaire… Non ? Elle secoua la tête, ses longs cheveux couverts de bave de la bête qui l’avait violenté au tout début de cette épopée lui fouettant le visage. Ce n’était pas le temps de penser à quoi que ce soit. Elle devait aider ceux qui étaient encore prisonniers de la salle brûlée. Les remettant en place, ne voulant rien savoir de sa blessure au dos ou à quoi que ce soit, elle fit demi-tour, se précipitant vers la porte qui avait été plus tôt défoncée, courant de son plus vite pour ne pas arriver trop tard. Elle arriva à la porte, où la fumée se faisait dense et où on ne pouvait presque pas voir deux mètres devant. Elle étouffa, mettant ses mains sur sa bouche et son nez, comme protection, bien qu’elle soit totalement inutile.

    Elle prit une grande respiration, avant de foncer, tête première, les yeux fermés, dans le chaos de la salle.

    Elle se heurta violemment à quelque-chose, et elle ouvrit les yeux, prise de panique, pour remarquer une élégante blonde, baguette levée, lançant un Aguamenti. C’était Aisling, qui arrosait les flammes. Ses efforts seraient vains. Elsa tenta de lui faire comprendre par quelques gestes précipités et un
    « Arrête ! Ça n’aidera pas, il faut sauver les autres ! »

    Elle ne tenta pas de voir sa réaction, elle était déjà à la recherche de corps inertes sur le sol. Elle vit alors deux silhouettes au loin dans la salle enflammée. Elle crut reconnaître Griffith, tentant tant bien que mal de tirer un autre jeune homme inconscient, par terre. À sa surprise, elle le vit s’effondrer mollement sur le sol, telle une poupée de chiffon. Elle sursauta, avant de se ruer vers eux, tenant sa respiration pour tenter de ne pas respirer cette fumée meurtrière qui rôdait dans la salle. Ses mains étaient toujours plaquées sur son nez et sa bouche. Elle reconnut le corps inerte sur le sol.

      « FRIFFITH ! CHTAN ! Owh non… Non… Vhous ch’inquietez pas, jhe... jhe vhais vhous chortir de là ! »


    Elle tenta de prendre une autre respiration, avant d’empoigner à la fois la robe de Griffith et de Stan, tentant de son mieux de les monter sur son dos, sans succès. Ses efforts étaient vains de ce côté. Rapidement, sous l’adrénaline, elle tenta de trouver une autre solution. En réfléchissant assez vite, elle savait que sa baguette ne serait pas un bon outil. Elle voulait les aider, pas les tuer, et s’il arrivait la même chose que tantôt, elle serait dans un trouble fou et s’en voudrait pour le reste de sa vie. Avec un nouveau signe de négation de la tête, elle pris rapidement le corps inerte de Griffith, l’emmenant du plus vite qu’elle pouvait à la sortie de la salle, avant de retourner à pas de guépard dans la salle, attrapant Stan, et l’emmenant à son tour. Les deux semblaient dans un état lamentable. Un était en effet pâle comme un drap tandis que l’autre saignait abondamment de derrière la tête et du mollet. Il fallait les tirer plus loin, encore plus loin. C’est ce qu’elle fit, du mieux qu’Elle put, elle les tira à l’embranchement d’un couloir, où une Poufsouffle qu’elle connaissait bien était, mal en point, elle aussi. Était-elle réellement la seule qui s’en était tirée sans trop de dommages ? Elle eut les yeux grands en pensant à Evy, à Drake. Elle espérait tellement qu’ils s’En soient sortis indemnes, peu importe où ils étaient…

      « Diane ! On… On doit sortir d’ici, maintenant ! Il faut évacuer le château, il faut… Vite… Je… Je veux pas… Evy… Drake… Et… Et… »


    Les larmes lui montèrent aux yeux, la panique la faisant trembler faiblement.

      « Aide-moi, je t’en prie, aide-moi ! »


Well, you can't get what you want
But you can get me.
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