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 Travailler, travailler, il n'y'a que ça de vrai!

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MessageSujet: Travailler, travailler, il n'y'a que ça de vrai!   Lun 12 Juil - 16:02
    Deux heures du matin, non mais deux heures du mat' quoi! Qu'est-ce-que je pouvais bien faire à cette heure à trainer dans les couloirs? Et ben je vous le donne en mille...j'allais bosser! Oui oui, ne me regardez pas avec ces yeux là, c'est la pure vérité! J'étais tout simplement en train de me diriger vers la salle sur demande, les cheveux en bataille, ma robe de sorcier enfilée à la hâte, tout cela pour une séance de travail nocturne avec Joan. La dites Joan qui se trouvait être précisément à mes côtés. Etant de la même maison, nous nous étions retrouvés dans la salle commune avant de partir en expédition...violant ainsi le couvre feu.

    Bon en fait cette séance était prévue, mais j'ai toujours eu du mal à me réveiller en pleine nuit, alors que voulez vous, je râle...mais ça ne dure jamais. Une qui n'est pas au courant de cette escapade en revanche, c'est Mélie. Mama mia, si elle apprend que je suis sorti en pleine nuit, mais en plus accompagné de Joan, je crois que je serais bon pour une mise en quarantaine cette fois. C'est que les deux charmantes demoiselles ne s'entendent pas très bien, mais ça se comprend. En tant que petite amie, elle n'apprécie pas que je passe du temps avec une autre fille qu'elle, et du temps, j'en passe beaucoup avec Joan il est vrai, mais c'est pour la bonne cause.

    Nous voilà enfin arrivé au bon étage, au bon endroit. L'avantage de cette salle, c'est qu'il n'y a ni porte à fermer, ni serrure à vérouiller...si vous voulez protéger vos secrets, ils vous suffit de penser à ce dont vous avez besoin, la salle s'ouvre et vous y faites et entassez ce que vous voulez en toute sécurité. Remarquable, un vrai génie celui qui l'a conçue. Nous nous exécutons et pensons très fort à ce que nous voulons: un endroit tranquille et calme pour travailler en paix.

    Ce n'est pas la première fois que nous venons ici, des semaines que ça dure en fait, mais nous n'avons pas le choix, il est rare de tomber sur quelqu'un qui soit votre parfait binome dans le travail, même si sur le plan relationnel pur c'est loin d'être la même chose. Elle et moi nous accordons parfaitement pour préparer des potions et mettre des sorts au point; en revanche pour ce qui est de communiquer, c'est une autre paire de manche.

    Nous ne sommes pas du genre à garder nos langues dans nos poches, alors forcément de temps à autre, tout le temps en fait, les noms d'oiseaux fusent. Mais j'en viens à me dire que c'est avant tout un jeu. Qui pourrait d'ailleurs s'avérer moins anodin qu'il n'y parait.

    Nous nous mettons à l'oeuvre, pas de temps à perdre, encore une nuit qui va être fort courte, mais je commence à en avoir l'habitude. Ces ASPICS je les veux, et pas simplement les avoir comme tout le monde, non, je veux être le meilleur, je veux être au dessus du lot pour avoir le plus de chance possible d'accéder à mon rêve: soignez les gens. Oui je sais à me voir comme ça je n'ai pas l'air d'être altruiste, et bien tout faux! Je dévoue ma vie aux autres, je ne le montre pas c'est tout.

    Alors ça avance cette préparation? J'vais pas t'attendre toute la nuit!

    Voilà qui va mettre un peu d'ambiance dans la pièce, le silence commençait à me peser, et puis je suis capable de me concentrer sur ce que je fais tout en faisant autre chose. Évidement elle est tout à fait dans les temps, mais je n'ai pas résisté à l'envie de l'entendre me répondre à sa manière, l'habitude sans doute...et aussi le fait que je ne sois pas la personne la plus indiquée si vous désirez profiter d'un peu de calme. Le calme, je le laisse aux autres. Pour moi, il faut que ça bouge!
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Invité
MessageSujet: Re: Travailler, travailler, il n'y'a que ça de vrai!   Lun 12 Juil - 18:08
Par la fenêtre embuée, je contemple l’extérieur, encore, sans raison apparente. Et, il n’y en a précisément aucune. Voilà simplement une heure que je suis éveillée, intérieurement bien trop excitée à l’idée de poursuivre mes recherches pour continuer à dormir. Dans moins de dix minutes, je me rendrai à la salle commune et y attendrai Bryan. Pas trop longtemps je l’espère, mais je ne me fais guère d’illusion à son sujet. Le temps que cette larve se réveille, j’ai dix bonnes minutes supplémentaires devant moi. Le temps de me préparer un bon café, de quoi tenir le reste de la nuit.

Sans bruit, j’enfile à la hâte ma robe de sorcier, avant de jeter un regard alentour. Par habitude, un soupir s’échappe de mes lèvres. J’aurai été bien plus tranquille seule, mais voilà maintenant sept années que je partage ce dortoir avec les mêmes… gamines. Non pas que je les déteste, en réalité. Mais elles sont si… naïves, et parfois superficielles. Celle que j’apprécie le plus encore est Zooey, la sœur jumelle de Bryan justement. Bien qu’elle soit agaçante, elle est une personne que je n’aime pas voir atteinte par le chagrin. Dans la faible ambiance tamisée de la pièce, son air paisible à la voir endormie m’arrache un imperceptible sourire. L’un de ceux, sincère et aimant, que peu auront l’occasion de voir sur ma bouche.

D’un pas déterminé, pourtant sans précipitation, je quitte le dortoir baguette à la main et rejoint rapidement la Salle Commune. A l’aide d’un sort, ou deux, je fais rapidement infuser quelques feuilles de thé dans de l’eau chaude et verse le tout dans un bol, que je savoure en l’attendant.

Ce ne sont pas dix mais vingt minutes durant lesquelles je m’impatiente, jetant de réguliers coups d’œil à l’horloge de la Salle. Enfin, je discerne sa démarche lourde et loin d’être discrète et le devine descendant les escaliers de pierre avec un enthousiasme mitigé. Je sais parfaitement que se lever en pleine nuit n’est pas ce qu’il préfère. Et rien que pour cela je continuerai à le faire lever si tôt. Mais il ne râlera pas longtemps, je commence à le connaître. Il connaît l’intérêt de ces escapades nocturnes, et c’est tant mieux pour lui.

A son arrivée, je ne lui adresse qu’un glacial regard. Inutile de lui témoigner mon agacement. De même que de lui rappeler mon amour de la ponctualité. Sans un bruit, je quitte la grande table et dépose mon bol dans le plus proche évier, avant de quitter la Salle en sa compagnie.

Nous traversons les couloirs sans bruit, hormis celui de ses pas pesants. Plusieurs fois l’envie me prend de lui faire remarquer sa démarche d’éléphant, mais je me contiens. Il n’y a rien de plus énervant que d’être ignoré. Surtout pour lui.
Enfin nous pénétrons l’antre rêvé et je m’approche de notre petit dispositif avec un enthousiasme réservé. Voilà près de 3 semaines que nous travaillons sur cette potion d’éveil permanent. Mon but est de pouvoir l’utiliser sur la durée, sans voir les effets estompés au bout d’une journée. Et réduire au maximum les effets secondaires… J’ai besoin de pouvoir travailler des nuits entières sans n’être jamais fatiguée. Dormir est une perte de temps. Cela serait très utile pour toute la saison des ASPIC mais ce serait aussi tricher, quelque part, et je n’ai pas besoin de cela pour obtenir mon OPTIMAL à toutes les matières. Utiliser ce genre de choses équivaudrait à prendre le risque de se faire prendre et échouer si près du but n’est pas vraiment dans mes intentions. Par la suite, cette potion révolutionnera probablement mes recherches. Mais je profite de la présence de Bryan pour la concocter. Inutile de s’en cacher. Il est meilleur question potions que je ne le serai jamais.

Je m’installe donc devant le chaudron mijotant et ajoute pour la 50ème fois au moins l’un des ingrédients à mon humble avis indispensable à cette préparation. Ou plutôt, je pensais ajouter, car alors que je m’apprête à laisser tomber la poudre de boursouflet à l’intérieur, mon acolyte se charge de perturber mon sang-froid en me priant de me dépêcher. Ma main s’arrête net au dessus du liquide déjà bouillonnant, et je lui lance enfin le regard méprisant qu’il mérite.

    -Veux-tu le faire ? Tu serais davantage ici à ta place à jouer les esclaves…


Mais voilà qu’il ne relève pas même ma remarque et attrape ma main, envoyant valser les minuscules particules de bestiole magique à travers la pièce. Ma patience est à bout, ce genre de choses ne se trouve pas aussi facilement et voilà qu’il vient de tout gaspiller… Pourtant, au moment de lui hurler dessus, mon regard furibond croise le sien, pétillant. Je connais ce regard, le génie à l’état brut. Il vient probablement de trouver la solution à notre problème… la poudre de boursouflet ne convient pas…
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