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 -Oups désolé, je t'avais pas vu... [PV Danaé]

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Griffith Harftly
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MessageSujet: -Oups désolé, je t'avais pas vu... [PV Danaé]   Dim 14 Mar - 13:40
Lorsque Griffith se réveilla, un coup de tonnerre fit trembler son lit. Le garçon grogna, déjà de mauvaise humeur. En effet, il avait espéré faire un tour dans le parc afin de se vivifier le corps et l'esprit avant une journée. C'était foutu, et cela le mettait en rogne. Un ami à lui s'approcha du garçon qui s'était assis sur son lit après avoir mit son chapeau sur son crâne. Essentiel. Le jeune homme avait un sourire aux lèvres, et étrangement, cette expression ne plût pas à Griffith. A juste titre, car son ami se jeta sur lui en le chatouillant. Il eut juste le temps de retenir son chapeau à l'aide de sa main avant de s'écraser sur son matelas sous le poids de son ami qui hurlait en rigolant. Griffith se débattait, essayant de faire voler le garçon hors de son propre corps.

-Allé Griffith, sors de ton brouillard! Quand tu te lève avec une moue énervée c'est que c'est pas normal! Souris mec!
-Dégage! Mais lâche moi merde!
-C'est mort mon gars, pas jusqu'à ce que tu rigole.
-Hahahahaha! Voilà, content?
-Pas sincère, mec!
-Ma parole, je vais te tuer! DEGAGE!

Griffith était rouge tellement la colère était en lui. Son ami sentit qu'il dépassait les bornes, et il lâcha Griffith en lui disant qu'il ferait bien de vite se calmer, et d'autres choses que le garçon n'écouta pas. Il fonça directement sous la douche et tourna le robinet d'eau froide, d'eau gelée. Quand il était aussi énervé dès le matin, la journée s'annonçait tendue, et il détestait ça. Alors à chaque fois, Griffith fonçait sous une douche glaciale, en espérant qu'elle anéantisse le brouillard de colère qui l'entourait, et laisse entrer en lui les pensées positives dont il faisait preuve chaque journée. Mais comme à chaque fois, l'eau ne fit que le calmer, et lorsqu'il en sortit, Griffith soupira. Il sécha ses cheveux en les ébouriffant à l'aide de sa serviette, puis posa le cuir sur son chef. Personne n'était présent dans les douches, car il faisait en sorte de se laver lorsque tous étaient descendus déjeuner. Ainsi, il pouvait enlever son chapeau sans risque que quelqu'un ne le surprenne. Lorsqu'il revint dans son dortoir, en effet, il était seul. Griffith prit donc le temps de choisir ses habits en ce jour de week-end. Nous étions Samedi, et il pourrait voir Anaconda. Il savait qu'elle était bien la seule avec Aisling en mesure de le remettre de bonne humeur. Aussi prit-il le temps de soigneusement choisir ses habits du jour. Le garçon enfila un jean qu'il accrocha plus fortement à sa taille à l'aide d'une ceinture de cuir. Puis il prit une chemise noir, assortie à son humeur et à ses chaussures: baskets à semelle fine. Griffith fit passer la pierre de lune de Celian par dessus sa chemise afin de mettre un peu plus de luminosité dans sa tenue tout de même. Il enfila également une petite veste grise avec un col en V par dessus sa chemise, et passa la pierre de lune par dessus. Enfin, il se décida à quitter les dortoirs.

Dans ses pensées, Griffith ne faisait pas attention à l'endroit où il posait les pieds. Aucune surprise donc lorsqu'il glissa au bord d'une marche et s'écroula sur les escaliers. Une flopée d'injures sortirent alors de sa bouche malgré les mâchoires qu'il avaient serrées lors du choc. C'était la cerise sur le gâteau! Se relevant précautionneusement, le garçon entreprit de rapidement quitter la salle commune et d'aller se noyer dans le lac. Mais alors qu'il arrivait à la dernière marche et s'apprêtait à traverser la salle commune à une vitesse éclair, Griffith rentra dans quelqu'un. Il réussit à ne pas tomber. Il se voulait vraiment de ne pas avoir été capable de faire attention à son entourage, mais une note d'énervement sonnait dans sa voix lorsqu'il s'excusa auprès de la personne qu'il n'avait pas encore identifiée.

-Oups désolé, je t'avais pas vu...






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MessageSujet: Re: -Oups désolé, je t'avais pas vu... [PV Danaé]   Dim 14 Mar - 23:22
Se retourner. Encore se retourner. Ouvrir les yeux et les refermer. Tenter de trouver le sommeil. Compter les moutons. Regarder la lune. Se lever et descendre dans la Salle Commune. S'asseoir devant le feu presque éteint et rester à le contempler. Remonter dans la Salle Commune, se glisser de nouveau sous les draps et recommencer tout ce cirque. Ce n'est que sur les coups de minuit que je réussis à trouver un semblant de sommeil. Je m'étais réveillée quelques heures plus tard à cause d'une chouette qui hululait à ma fenêtre. La propriétaire de la bête dormait profondément. J'avais beau balancer mon oreiller sur le lit de celle à qui appartenait la bête, il s'échouait lamentablement contre les rideaux du baldaquin. Je ruminais, de rage. J'avais du mal à m'endormir, et, quand je sombrais enfin, une saloper** de bête venait me troubler ! Et la propriétaire qui ne se bougeait pas le derrière ! Malgré mes lancers incessants d'oreiller, elle dormait toujours. Déprimant.
Et je me tournais, retournais, en ignorant les hululements de la chouette. Puis, au bout d'une trentaine de minutes, je me levais, mes membres douloureux, et me dirigeais vers la fenêtre que j'ouvris. Un vent frais s'engouffra par la fenêtre en même temps que la chouette. Elle déposa au pied du lit de sa propriétaire la lettre qu'elle tenait dans son bec et continua d'hululer. En vain puisqu'elle ne se réveilla toujours pas. Déçu, l'animal volant repartit d'où il venait. Je reposais la tête sur l'oreiller que j'avais été rechercher par terre. Et je fixais maintenant le rideau qui se tendait au dessus de mon lit.
Le lendemain matin, mes yeux étaient bouffis de sommeil. Lourds, pesants. Mes rêves étaient venus et repartaient aussi vite. Je m'étais levée dès que le dortoir commença à sortir de sa léthargie. Elles se levèrent en se plaignant de ne pas avoir assez dormi. Et moi alors ???? Je devais dire quoi ? Que j'avais passé une nuit en enfer ? Ou qu'alors, j'avais passé une super nuit à observer la poussière voler dans un rayon de lumière lunaire ? Bien sûr, je n'allais pas me vanter de mon exploit personnel : j'avais réussi à compter plus de huit cent moutons. C'était magnifique de voir ces boules de poil noir ou blanche sauter par dessus l'unique barrière de bois qui se dressait dans le champ. Elles auraient pu la contourner. Ça éviterait que les trois quart se cassent la figure sur le rocher dissimulé derrière.
Je me dirigeais vers la salle de bain et m'aspergeais le visage d'eau avant de me regarder dans le miroir. J'avais d'énormes cernes sous les yeux. On avait l'impression que je venais de fumer comme pas possible et que j'étais complètement défoncée. C'était dur, le réveil après une nuit blanche. Je regardais la douche avec un air d'envie, mais je me disais aussi que je l'avais prise avant de me coucher, la vieille au soir. Et puis, à quoi bon d'en prendre une ? Pour me réveiller ? Non merci. Une douche froide m'aurait énervée et une douche chaude m'aurait endormie. Je laissais donc de côté tout ce que j'aurais voulu faire dans la salle de bain. Je retournais m'habiller dans la chambre.
Je descendis un quart d'heure plus tard, aussi rapidement qu'une tortue tentant de battre le record du 100m. J'avais la tête dans l'c.. Enfin dans un certain endroit et, quand j'étais comme ça, il ne fallait pas me déranger. J'étais aveugle à ce qui se passait autour de moi, concentrée à ne faire aucune bêtise. C'était mon défi de la matinée. J'avais le regard vague, lointain, lorsque je rentrais dans quelqu'un. Le temps que je fasse le lien entre ce qui m'arrivait et ce que je devais dire, la personne venait de s'excuser. Enfin s'excuser était un bien grand mot. « Oups désolé je ne t'avais pas vu... » était plus approprié. Je tournais mes yeux éclatés ( au sens figuré hein ! ) vers la personne et je l'observais cinq minutes comme si je la connaissais pas. Puis, son visage s'imprima dans ma mémoire et ma voix dit d'elle-même :
« MAIS TU POURRAIS FAIRE ATTENTION, ABRUTI ! T'AS PAS LES YEUX EN FACE DES TROUS, MA PAROLE ! »
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Griffith Harftly
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MessageSujet: Re: -Oups désolé, je t'avais pas vu... [PV Danaé]   Lun 15 Mar - 19:46
-MAIS TU POURRAIS FAIRE ATTENTION, ABRUTI ! T'AS PAS LES YEUX EN FACE DES TROUS, MA PAROLE

Griffith écarquilla les yeux devant tant d’énervement. Il haussa les sourcils, les nerfs à vifs. Ne prenant même pas la peine de regarder l’insigne de Préfet qui scintillait sur l’habit de la jeune femme qui se tenait devant lui, le garçon se contenta de l’observer avec un regard méprisant. Elle était belle, blonde, avec ce qui pouvait être un beau sourire dans le cas où elle décidait d’étirer ses lèvres au lieu d’ouvrir grand sa bouche pour lui crier dessus. Griffith avait remarqué les cernes qui tiraient la peau de ses yeux. Visiblement, elle n’avait pas passé une très bonne nuit, et cela se ressentait dans son humeur plus que médiocre au vu de l’hurlement qu’elle venait de pousser.
Le garçon essaya de se retenir, mais cette phrase était trop offensante pour qu’il n’en fasse abstraction. Aussi, après s’être raclé la gorge, il la regarda droit dans les yeux.

-OH TU TE CALME OUI ? C’est pas ma faute si t’as passé une nuit à en égorger un innocent, alors fais gaffe à ce que tu dis, je suis pas d’humeur. Et puis je me suis excusé, t’espère quoi ? Que j’implore ton pardon ? Non mais ça va pas bien toi hein !

Ce n’était pas dans les habitudes du Poufsouffle de s’énerver ainsi. Surtout pas dès le matin. Voulant énerver un peu plus son adversaire, le garçon la regarda des pieds… à son insigne. Il la remarqua, toute brillante et imposante. Préfète. Il venait de mal parler à sa propre préfète. C’était une des choses qu’il ne fallait pas faire à Poudlard. En temps normal, Griffith se serait de suite excusé. Ou mieux, il n’aurait pas eu à le faire car sa bonne humeur n’aurait pas énervé la jeune fille. Mais ce matin là, il était vraiment en rogne contre tout et tous, et même la Préfète en Chef ne l’aurait pas arrêté dans son brouillard. D’un geste brusque et machinal, il remit son chapeau en place. Comme si le cuir l’aidait à se calmer, à atténuer la colère qui serrait ses mâchoires.
Un grondement sourd d’éclair retentit dans toute la salle commune, énervant Griffith un peu plus. Cela faisait dix secondes durant lesquelles il avait oublié le sale temps qui hurlait au dehors. Et cette nouvelle lui rappela alors la journée exécrable qui s’annonçait. Une sorte de dominos express de mauvaises nouvelles qui suffit à abattre quelqu’un jusqu’au coucher.

-Et merde ! Quelle journée de merde, quel matin de merde, quelle colère de MEEEERDE !

Jamais il n’était vulgaire. Jamais il ne prononçait de jurons tellement il détestait ceux qui se servaient de ces mots. C’était pour lui un tel manque de respect que lorsqu’il en disait, c’était par une occasion vraiment spéciale. Il jeta un coup d’œil par une fenêtre de là où il était, et, ne voyant que des trombes d’eau s’abattre sur le parc, il soupira bruyamment. Puis son regard se posa sur sa Préfète qu’il regarda dédaigneusement.

-C’est bon, t’as fini de passer tes nerfs sur moi ou t’as encore besoin d’un bouc-émissaire ?

Vint alors le temps de la réalisation : il n’avait pas son sac. Il devait retourner dans son dortoir, fouiller dans ses affaires pour trouver ses livres et ses cahiers, puis descendre et se retrouver nez-à-nez avec quelqu’un qui l’énerverait encore et toujours. Soupirant, il ne prévint pas la jeune femme et retourna dans son dortoir. En arrivant devant son lit, le garçon attrapa son sac de cours qui gisait au sol. Il le vida entièrement puis attrapa un bout de papier sur lequel était écrit son emploi du temps. Vint alors une question des plus essentielle : quel jour était-on ? Samedi. Oui, c’était d’ailleurs pourquoi il s’était habillé en tenue décontractée, pourquoi il avait mit tant de temps à se réveiller et pourquoi il était dix heures alors qu’il était encore dans son dortoir. Il jeta son sac sous l’énervement. La pression était telle qu’il hurla un bon coup, espérant cracher les idées noires qui l’entouraient. Quittant une nouvelle fois son dortoir, le garçon descendit encore les escaliers, et rentra une fois de plus dans sa Préfète. Mais elle faisait tout pour le mettre à bout ou quoi ?

-Tu comptes stagner ici, ou attendre mon suicide avant de te mettre hors du chemin des escaliers ?






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MessageSujet: Re: -Oups désolé, je t'avais pas vu... [PV Danaé]   Mer 17 Mar - 20:11
Après avoir lancé les diatribes qui me brûlaient les lèvres, j'avais arrêté de hurler. Je reprenais tout simplement mon souffle. Après avoir poussé mes cordes vocales à leur capacité maximale, c'était normal que je sois un peu essoufflée. Comme si j'avais couru un marathon en piquant un sprint ( bon j'avoue, jamais je ne courais un marathon en piquant un sprint. On n'est pas encore à Noël, non mais oh ! ). Je respirais par grands à-coups. Comme si... Oui, je l'ai déjà dit, ça. J'espérais avoir enfin la paix après ça, mais non. Non, il a fallu qu'il ouvre sa grande gu... Je me tais. Respire. Expire. Pense à ton havre de paix, Danaé ! Pense-y ! Ne t'énerve surtout pas. Reste zen ! Reste calme. Très cal...
Et voilà qu'il rouvrait sa grande bouche ! Il n'allait pas se la fermer, lui ? J'allais devoir lui clore le bec avec une bonne centaine de pots de glue éternelle. Il me sortait par les trous de nez, ce mec ! C'était impressionnant à voir. Et il me criait dessus. Rester calme ? Comment pouvais-je rester calme avec un mec qui me hurlait dessus alors que je ne lui avais parlé que gentiment ? Ile me fixa dans les yeux avant de me répondre.
« Ouais, ce que j'espère, c'est que tu te jettes à mes pieds, que tu me les lèches par la même occasion et que tu t'y traines en me demandant de pardonner tous tes pêchés. Mais franchement, tu crois quoi ? T'es c*n de naissance ou tu l'es devenu ? »
Puis, il commença à me détailler. Des pieds à la tête. Enfin son regard se posa sur mon insigne. Qui brillait bien. Mise en évidence sur ma poitrine, afin qu'on la remarque ( n'allez pas voir d'allusions perverses à tout ceci ! ) et il ne disait rien. Il semblait toujours bouillir. Comme une cocotte-minute. Comme une bombe à retardement. Il attendait le moment pour exploser. Et puis soudain, un immense assourdissement retentit. Qui ébranla les objets instables dans la Salle Commune. Je tournais mon regard vers la fenêtre et vis le temps qu'il y faisait. De la pluie. Un ciel noir, entrecoupé de zébrures blanche, rose pâle, voilette. C'était beau. Mais je n'avais pas le cœur à m'attendrir sur les colères de la nature. J'étais bien prise par ma propre colère pour me préoccuper de celle, plus vaste, du monde. Et l'autre Poufsouffle se mit à se parler. Je haussais un sourcil.
Je le laissais se calmer un petit peu. J'étais de mauvaise humeur, certes, mais je ne voulais pas non plus qu'on en vienne aux mains. Je m'y voyais bien tiens. Mais, le temps de l'époque primaire était passé. Puis, tout d'un coup, je ressentis un coup de barre. Une immense fatigue m'envahir. Je me sentis fléchir sur mes jambes. Mes bras ne répondaient plus. Ma tête se fit lourde. Mes paupières me brûlaient et papillonnaient. J'étais soudainement fatiguée.
« C'est bon, t'as fini de passer tes nerfs sur moi ou t'as encore besoin d'un bouc-émissaire ? »
Je tournais vers lui le regard que j'avais fixé, sans m'en rendre compte, sur un meuble. Je le regardais comme si je n'en avais rien à faire de lui. Je le dévisageais. Peut-être qu'il me prenait pour une imbécile, mais je m'en fichais. Je n'en avais rien à faire de ce qu'il pensait de moi. Je vivais pour moi et non pour lui. Alors, s'il avait des commentaires sarcastiques à mon sujet, il pouvait les remballer. Je mis encore quelques secondes à me demander comment on parlait.
« Oh mais ferme-là ! J't'ai pas sonné à ce que je sache ? Ton bouc-émissaire, tu te le mets là où je pense et tu me fous la paix, compris ? J'suis pas d'humeur à converser de petites fleurs, de papillons et de beau temps. Donc, soit tu me lâches les basques soit tu t'en vas, compris ? »
Quelques secondes plus tard, il partit dans son dortoir. Il avait oublié quelque chose, mais je n'allais pas savoir quoi. De toute façon, il n'en valait pas la peine. Il ne valait pas la peine que je m'intéresse à lui. J'avais d'autres chats à fouetter que de me préoccuper de cet énergumène. Pour moi, il s'approchait plus des chimpanzés qu'on voyait dans les zoos que d'un véritable homme. Et, j'avais eu la phobie des chimpanzés. Maintenant, je les évite au maximum. Histoire de ne pas m'attirer d'ennuis. Et là, je n'ai pas pu éviter celui qui m'avait percuté. J'étais tellement plongée dans mon délire que je ne l'entendis ni le vis arriver et que, lorsqu'il me sortit sa réplique, je tournais vivement la tête vers lui en sursautant. Je ne mis pas longtemps avant de lui répondre du tac au tac.
« En fait, je t'attendais pour te balancer des cacahuètes. Tu les préfères salées, sucrées, avec une couche craquante autour ? Et décide-toi vite car je vais pas attendre des plombes ici. Et si tu avais mis tes binocles, tu aurais vu que je ne stationne pas devant l'escalier. Je vais vraiment finir par croire que t'es c*n. C'est pas possible ! »
Je tournais le dos avant de faire quelques pas en direction de la porte. Je savais pertinemment que ça ne s'arrêterait pas là.
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Griffith Harftly
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MessageSujet: Re: -Oups désolé, je t'avais pas vu... [PV Danaé]   Jeu 18 Mar - 23:19
Il hallucinait. Complètement. Déjà elle se mettait en travers du chemin, mais en plus il faisait les frais de sa mauvaise humeur. Non mais elle se prenait pour qui à la fin ? Choisie Préfète et ça se sent plus péter ! Il haussa les sourcils devant tant de colère. Puis il décida de l’ignorer totalement, et de ne pas laisser la colère devancer ses émotions. Il était en pleine tentative de rétablissement, se persuadant de demander pardon à sa Préfète, en lui avouant qu’il était responsable et qu’il n’aimait pas être en mauvais termes avec quelqu’un lorsque c’était pour une raison aussi futile que la mauvaise humeur lorsqu’elle commença une phrase dénuée de sens, mais utilisée pour blesser Griffith et rien d’autre.

« En fait, je t'attendais pour te balancer des cacahuètes. Tu les préfères salées, sucrées, avec une couche craquante autour ? »

C’était le pompom. Le garçon serra les poings devant une telle humiliation. La colère lui monta immédiatement à la tête, et il n’entendit pas la fin de la phrase tellement ses pensées tournaient autour de comment se venger de cette ingrate personne. Il cherchait tout ce qu’il pouvait dire de blessant et de méprisant, mais rien ne lui passait à l’esprit qui vaille le coup d’être dit. Puis il eut une étincelle. Le genre de déclic inattendu qui tombe pile poil au bon moment et vous tire d’une situation gênante. Un rictus s’afficha sur ses lèvres. Jouer. Il allait jouer avec la colère de sa camarade et la pousser à bout. Malgré son combat pour la gentillesse, quand Griffith était énervé, ‘fallait pas le déranger. Or elle l’avait bien cherché. Donc elle n’avait que ce qu’elle méritait.
Avant qu’elle ne quitte la pièce, Griffith s’approcha rapidement d’elle. Il posa une main sur l’épaule de la jeune femme, puis rapprocha sa bouche de son oreille, avant de lui murmurer :

-Personnellement, je préfère quand c’est craquant si tu vois ce que je veux dire…

Il lui fit un clin d’œil puis s’écarta d’elle en allant s’asseoir sur un canapé. Tout en s’excusant moralement à Anaconda pour avoir dit ça, car quand même, c’est mal. Sur le canapé, Griffith faisait mine d’être décontracté et content de lui. Intérieurement, il se détestait de la réaction qu’il avait. Il détestait jouer un rôle, surtout celui du mec sûr de lui. Il était bien LE garçon à ne pas l’être, sûr de lui. Bien au contraire. Bref, Griffith s’évertua quand même à regarder sa Préfète fixement, d’un air que lui-même n’arrivait pas à définir. Il la fixait et essayait de se donner un genre, c’était tout. En espérant qu’elle n’aimerait pas ça. Parce que malgré tout, il aimait voir les autres s’énerver, les voir en rage. Cela le faisait rire et il ne savait pas pourquoi. Mais il aimait ça. Une sorte de sadisme caché qu’il ne se connaissait pas, car il n’en avait pas conscience.
En lui, tout s’était calmé. Il se sentait comme maître de la situation. Un marionnettiste à l’œuvre. Ce qu’il n’était pas. Enfin si, il l’était. Perdu.
La colère se mélangeait avec la honte, la joie et les excuses qu’il commençait dors et déjà à formuler pour le moment où il déciderait qu’ils étaient allés trop loin dans la méchanceté. Et pour l’instant ce n’était pas le cas. Il était comme possédé par un démon qui le rendait sadique. C’était comme s’il venait de boire une bouteille de whisky pur feu, en fait. Et il ne comprenait pas ce qui le mettait dans cet état. Tant pis, il allait faire avec !

-Viens t’asseoir, on va parler un peu !

Il souriait, certain qu’elle refuserait. Après tout, elle avait l’air particulièrement remontée contre lui –et elle avait ses raisons. Griffith lui souriait aussi hypocritement que possible.

Quelle ironie !






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MessageSujet: Re: -Oups désolé, je t'avais pas vu... [PV Danaé]   Dim 21 Mar - 17:28
Je regardais l'autre en face de moi. J'affichais un air qui voulait clairement dire qu'il fallait pas me chercher. Mais, depuis quelques minutes, il me courait sur le haricot. Je ne pouvais plus le supporter !! Il ne voulait pas que je passe ma mauvaise humeur sur lui, mais que faisait-il avec moi ? Il tricotait ? Non, il s'énervait contre moi, comme moi je le faisais contre lui. Je plissais mes yeux et je l'observais toujours en silence. Il semblait se maîtriser, ou il tentait de se maîtriser. Je commençais à esquisser un tout petit sourire en coin lorsqu'un sourire que je nommerais plus grimace qu'autre chose, apparut sur ses lèvres. Il préparait un mauvais coup, mais j'étais trop en colère pour y faire attention. Et, j'avais tourné les talons et je me dirigeais vers la porte de la Salle Commune. Je lui tournais à présent le dos et je soupirais. Cette confrontation m'avait exténuée. J'aurais pu me laisser tomber à terre, m'évanouir aussi tant cela m'avait épuisé mais il n'en fut rien. Je ne voulais pas me faire passer pour une raté aux yeux des autres Poufsouffle présents. Je sentis une main sur mon épaule et je me retournais.
« Personnellement, je préfère quand c'est craquant si tu vois ce que je veux dire... »
Je me retournais en sursautant, sans pouvoir retenir ma main qui entra en contact avec sa joue. J'avais pas fait attention à son clin d'œil. Oui, c'était sous l'effet de la surprise là. Je suis comme ça, moi. Quand on me surprend, je peux être douce comme je peux être violente. Douce si j'ai été calme auparavant, et violente si j'avais éprouvé de la colère. Là, je venais d'en montrer l'exemple. Je regardais durant l'espace de quelques secondes le jeune homme qui se dressait en face de moi. J'avais des yeux aussi rond que des soucoupes. Mais, en le voyant partir vers le canapé, je commençais à me dire que je n'avais pas fait ça. Vu ses réactions quelques minutes plus tôt, il n'aurait certainement pas laissé tomber l'affaire. Je le suivis lentement des yeux. Et il s'assit sur le canapé.
Il affichait un air de triomphe, de gaieté, comme s'il venait de remporter une bataille. Comme si la baffe que je lui avais donné lui avait fait plaisir. Aime-t-il la douleur physique infligée par autrui ? Quel genre d'homme était-il pour ne pas riposter ? N'importe qui aurait rendu la pareille, sinon pire. Peut-être qu'en fin de compte, ce n'était pas un homme. Peut-être se considérait-il comme l'égal du bon Dieu ( et personnellement, le bon Dieu, je ne le connais ni implicitement ni explicitement ) ou quelque chose qui s'en approchait. Peut-être avait-il en lui la force de surmonter la douleur et de tout effacer ? Peut-être...
« Viens t'asseoir, on va parler un peu ! »
Je le fixais encore quelques instants, ne sachant pas si je devais y aller ou pas. L'indécision, le doute s'installa en moi. Que penser de lui, du Poufsouffle avec qui je venais de me prendre de tête ? Il venait de m'énerver au plus haut point et là il souhaitait que je m'assoies près de lui pour discuter ? Mais il croyait en qui là ? Le Père Noël n'existe pas, la Vierge en short et tongs, n'a jamais été vu de mémoire d'homme vivant et en pleine possession de ses capacités. Et puis, que souhaitait-il ? Qu'on fasse ami-ami ? Ouais c'était certain, il rêvait. J'lui remettrais bien les idées en place avec une petite droite et un revers mais la violence physique n'était pas mon point fort. Je me contentais alors de restée plantée en plein milieu de la Salle, à le dévisager, ma fureur s'éteignant petit à petit en moi. J'ouvris alors la bouche pour parler.
« Tu sais quoi ? J'préfère encore discuter avec un scrout à pétards que de m'asseoir à côté de toi pour discuter. Et puis, tu veux parler de quoi ? De la pluie et du beau temps ? Des plantes ? Oh non, je sais de quoi tu veux parler ! Tu veux que je te déballe toute ma vie ? Dans ces cas-là, mon coco, tu te fourres le doigt dans l'œil. »
Je le regardais d'aussi haut que je pouvais. J'allais être en retard à mes cours de la matinée mais tant pis, je ne voulais pas perdre la partie. D'habitude, j'étais du genre à me la fermer, à me taire quand je m'engueulais avec les autres, et pourtant, là, je n'arrivais pas à rabattre mon clapet. Je n'arrivais pas à garder mon self-control. Je voulais, pour une fois, faire ployer les autres sous moi.
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Griffith Harftly
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MessageSujet: Re: -Oups désolé, je t'avais pas vu... [PV Danaé]   Lun 22 Mar - 23:17
Griffith était las. Il avait joué dix minutes, mais c’en était fini. La colère avait laissé place à l’ennui total. Le néant. Il n’avait plus envie de jouer un rôle de méchant tellement il trouvait cela sans intérêt et décourageant. Voir sa Préfète en colère ne lui apportait finalement aucune, absolument aucune satisfaction. Pire, il se sentait presque coupable de la mettre dans un état pareil. C’était juste méchant et sournois. Et aucun de ces deux mots ne lui correspondait. Loin de là ! Griffith soupira puis passa une main sur son visage, fatigué. Il leva les yeux vers la jeune femme, décidé à tout remettre dans l’ordre et de sauver ce qu’il pouvait de leur relation.

_Ecoute, je suis fatigué, tu es fatiguée. On est tous les deux sur les nerfs. J’avoue avoir allumé la mèche, mais j’en ai marre de me prendre la tête avec toi. Je n’ai pas l’habitude d’être aussi méchant, et je ne veux pas donner une fausse image de moi, même si c’est déjà fait.

Il ne savait pas comment s’excuser, comment expliquer son comportement débile. Jamais Griffith n’agissait sous impulsion. Chacune de ses actions était réfléchie, et menait à quelque chose d’un minimum constructif, pas à une engueulade devant des élèves de première année qui ne savent plus où se mettre. Aussi, il décida de tout reprendre à zéro. Se levant du canapé, il fila dans son dortoir, puis y resta une petite minute pendant laquelle il se motiva et implora il ne savait quel Dieu de faire venir la bonne humeur en lui, et d’évacuer le surplus de stress qui embrouillait ses pensées. Lorsqu’il descendit une nouvelle fois les escaliers et qu’il tomba sur sa Préfète qui n’avait pas bougé, il s’approcha d’elle lentement après avoir fait une moue surprise. Lorsqu’il fut près d’elle, un sourire fendit son visage.

_Hey ! C’est rare de voir notre Préfète de si bon matin ! Enchanté, moi c’est Griffith Harftly.

Aucune fausse note, aucune hypocrisie ne sonnait dans la voix du garçon. Ses yeux reflétaient la sincérité qu’il ressentait désormais. Il avait terminé cette mauvaise passe et désirait vraiment repartir sur de bonnes bases avec sa Préfète.

Au dehors, suivant les émotions de Griffith, la tempête se calma. Peu à peu, des rayons percèrent les épais nuages. Le vent qui soufflait calma sa course insoutenable, et la pluie cessa de tomber. La brise qui demeurait fit fuir les nuages, et le parc s’illumina. Des rayons traversèrent les vitraux de la salle commune des Jaunes. Lorsqu’un trait de lumière acheva sa longue course sur la peau de Griffith, il frissonna. La chaleur emplit alors tout son corps, et tout son cœur. Réagissant à la luminosité ambiante, la pierre de lune qui pendait autour du cou de Griffith s’illumina soudainement, boule de reflets irisés. Les yeux Ambre du garçon s’éclaircirent grâce au bien être qui avait annihilé tout ce qui restait de mauvaise humeur et de mauvaise foi en lui.

Dans un dernier geste de grâce , Griffith tendit la main vers sa Préfète. Le même sourire ne quittait pas son visage. Il n’attendait plus qu’un geste de sa part.






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MessageSujet: Re: -Oups désolé, je t'avais pas vu... [PV Danaé]   Dim 11 Avr - 23:31
J'écoutais l'autre parler. J'essayais de me contrôler car il pourrait me lancer une grosse vacherie à la figure. Je me contrôlais pour éviter de lui sauter dessus et de le réduire. Je sais que je ne devrais pas avoir un tel comportement car c'était indigne du poste que j'occupais. Je me devais d'être toujours calme, de toujours garder mon sang-froid afin de régler toutes sortes de problèmes dans les plus brefs délais. Pourtant, aujourd'hui, c'était la goutte d'eau qui avait fait déborder le vase. J'étais trop sur les nerfs, trop tendue, et tout ça à cause de la fatigue. Je l'écoutais parler sans rien faire d'autre que de serrer mes poings. Et de tenter de reprendre le dessus de moi-même.
Il reconnut avoir déclencher cette querelle. Tout comme moi, il était sur les nerfs. Voilà pourquoi la mèche dont il parlait s'était embrasser comme pour consumer une bougie. Sous ses paroles, je sous-entendais des excuses. Elles étaient implicites, certes, mais c'en étaient quand même. Et oui, il m'avait donné une mauvaise image de lui. Là, en ce moment, j'étais en train de me dire de lui que c'était un homme arrogant, qui mériterait d'être baffé. Je n'avais jamais cru qu'un Poufsouffle pouvait être aussi c*n que lui. Quoique moi je l'étais aussi par moment. Donc en fait, ce que je lui reprochais, je me le reprochais aussi.
Je le vis se lever et repartir vers son dortoir. J'avais envie de lui crier qu'il allait louper le début des cours, mais je me retins. Je n'avais pas envie que la dispute reprenne. Je regardais encore les escaliers dans lesquels il avait disparu lorsqu'il redescendit, manifestement de bonne humeur. Je le regardais, interloquée. Lui, qui était aussi énervé que moi, il y avait quelques minutes, avait changé du tout au tout. Il semblait même heureux de me rencontrer. Il l'avait dit. Quel genre de garçon était-il ? Un sourire se dessina sur son visage. Il se présenta ensuite. Il s'appelait Griffith. Je me devais de le retenir afin de savoir à qui j'aurais à faire le matin, lorsque j'aurais la tête dans un endroit pas très éclairé. Durant l'espace de quelques instants, Griffith était plongé dans ses pensées. Le soleil le frappait et la pierre qui pendait à sa chaîne s'illumina. Je la fixais et plongeais dans ses reflets irisés. Je repensais alors à la petite boule de verre que mon père m'avait offert. Enfin, il sortit de sa courte torpeur pour me tendre la main. Je la regardais sans aucune expression sur le visage. Je ne la serrais pas. Et, sans prévenir, je partis à mon tour vers mon dortoir. Une fois arrivée là haut, je redescendis aussitôt les escaliers. Au fur et à mesure de ma descente, je me dessinais un air confiant, sûr de moi, content. Je vis que Griffith n'avait pas bougé.
« Salut Griffith ! Qu'est-ce qui t'amènes de si bon matin ? »
Ouais, bon, j'avoue que ça pouvait paraître faux-cul car on s'était engueulés peu auparavant. Les première année qui avaient assisté à notre dispute nous regardaient sans rien comprendre. Tantôt on se crêpait le chignon, la minute suivante, on était à la limite de se donner une accolade amicale. Les pauvres petits ! Ils doivent être complètement déboussolés ! Mais c'est ça Poudlard. Tout est imprévisible. Et en même temps, tant mieux car, sans imprévisibilité, il n'y aurait aucune rumeur, aucun événement, aucun rebondissement. Et c'est ça que j'adorais dans cette école. Le fait que tout pouvait arriver n'importe quand, sans qu'on s'y attende. C'était le charme de Poudlard.
« Oh tiens, je parie que tu n'as pas mangé ! Je meurs de faim. Ça te dirait de venir prendre un morceau avant que les cours commencent ? »
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MessageSujet: Re: -Oups désolé, je t'avais pas vu... [PV Danaé]   Aujourd'hui à 5:23
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-Oups désolé, je t'avais pas vu... [PV Danaé]

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