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 Effet ricochet [Pv Eliott]

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MessageSujet: Effet ricochet [Pv Eliott]   Jeu 18 Fév - 20:00
    Apollon était de sortie dans cette fin d’après midi, il avait terminé son cours sur l’étude des runes. Il faisait frais dehors, il portait une longue cape noire, ouverte sur une chemise blanche, elle-même entrouverte sur un torse d’homme, un pantalon noir et des chaussures vernies qu’il allait regretter de trainer dans cette boue de fin février. En réalité il trottinait légèrement, les cheveux dans le vent, le regard vague et la tête dans les nuages, dans des cas comme ça il était difficile d’atteindre Apollon. Il était comme totalement déconnecté du monde réel étant dans son propre monde. Des élèves le croisaient et le saluer et il ne se rendait pas compte de leurs présences. Il était éveillé, son regard dissimulait toujours cette légère souffrance de cette blessure qui ne c’est jamais réellement refermée au plus profond de lui. Il ne comprenait pas vraiment cette douleur il avait pensé qu’elle s’éteindrait avec le temps et pourtant elle le constituait, elle faisait partie de lui. Il vivait avec elle tous les jours, il ne savait pas si un jour si elle disparaîtrait. Serait-ce un soulagement ou au contraire une crainte pour lui ? En cet instant Apollon était dans son Neverland. Il glissa à certain moment, il faillit même tomber à un instant. Son regard bleu azur était comme fixe, il arriva enfin au bord du lac. L’eau devait être glaciale, on était que fin février en écosse. Il n’allait pas se baigner mais cette pensée le perturba, il avait pensé se planté les pieds dans l’eau. Il fit la rive du lac et ramassa dans un sac toutes les pierres plates qu’il pouvait trouver, il devait en trouver le maximum. Une fois qu’il eut trouvé toutes les pierres qu’il souhaitait, dans son petit sac de tissu brun. Il alla de nouveau vers l’eau, il retira ses chaussures, ses chaussettes et retroussa son pantalon.

    Il regardait au loin, et entra dans l’eau, une petite grimace, il était vraiment glaciale mais il s’en moquait, cela lui importait peu la température de l’eau, il se trouvait toujours dans son monde imaginaire. Il prit la première pierre dans le sac, et la lança avec un petit mouvement de bassin et il fit huit ricochets sur la surface lisse du lac, il ne faisait pas grand soleil, juste un temps grisonnant pas très agréable, bien que quelques rayons perçaient en cette fin d’après midi. Il avait les cils qui battaient régulièrement, ce qui indiquait qu’il revenait dans le monde normal. Il se mit alors à siffler un petit air tout en faisant des ricochets avec des pierres, peu à peu se fut avec entrain, un air à la con que tout le monde pouvait se mettre à siffler et peu à peu cette légère musique un peu bizarre de sifflement, on aurait eut l’impression au départ d’un animal à l’agonie. C’est alors que cela devint beaucoup plus mélodieux, de plus en plus jusqu’à que ce fut un réel enchantement à l’écoute. Il avait un peu l’oreille pour la musique et remarquait quand les tons en musique étaient totalement faux. Il continuait, jusqu’au moment ou il entendit des bruits de pas qui venaient derrière lui, il ne se prit pas la peine de tourner la tête pour voire qui c’était. Il avait envie de garder le mystère sur cette personne qui était derrière lui.


    « Ne serait je pu seul ? J’aimerais deux indices…est ce quelqu’un que je connais ? Si c’est le cas, j’aimerais un indice pour deviner c’est qui, une phrase, un fait… »

    Il venait d’arrêter de siffler, un léger sourire sur ses lèvres rosées, il n’avait pas envie de se retourner, il avait envie de deviner. Apollon adorait les jeux et les mystères ce qui expliquent sûrement sa voie dans le monde des runes et de leurs décryptages. Il ne savait pas ce qu’allait répondre cette personne et ne savait même pas qui c’était. Mais pour qu’elle s’arrête derrière lui, c’est qu’elle devait le connaitre. Il attendait patiemment continuant de faire des ricochets. Les pieds dans l’eau.


Dernière édition par Apollon Zephrona le Lun 9 Aoû - 21:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Effet ricochet [Pv Eliott]   Lun 26 Juil - 22:06
Eliott s'était senti étrangement lourd toute la journée. Un bourdonnement constant semblait siffler dans ses oreilles et il n'aurait su dire d'où venait cette impression. L'accalmie de cette fin d'après-midi calma son malaise quelque peu. Le surmenage était peut-être la cause de son trouble. Il l'espérait. Assis à son bureau, il préparait ses cours de la semaine prochaine, un gros livre ouvert. Ses lunettes glissaient légèrement sur son nez tandis qu'il luttait contre l'ennuie. Il avait passé la journée là, à ce même bureau, écrivant des mètres et des mètres de parchemins, entre autres rêveries. Il avait souvent levé les yeux à sa fenêtre pour observer la position du soleil et se donner une idée approximative de l'avancement de la journée. Là, il était sur le point de se coucher, et il descendait tranquillement à l'horizon du Lac Noir et imbibais l'atmosphère d'une douce teinte orangée. Cependant, aujourd'hui, cela ne l'atteignit pas. Il se surpris même à observer les gens qui, d'où il était, ressemblaient plus à des fourmis qu'autre chose. Il y avait un petit groupe d'élèves ameutés dont la plupart étaient assis et qui avaient l'air de rire aux pitreries d'un garçon qui était debout. C'était en tous cas ce que laissait penser leur mouvement. Son regard se détourna d'eux et alla se nicher sur les quelques arbres alentours dont il ne distinguait que la cime. Quelques oiseaux volaient pardessus, disparaissant et apparaissant de derrière leur feuillage fourni. Le spectacle le lassa finalement aussi vite que le premier. Il jeta désormais son dévolu sur les rives du lac, où cette fois il ne vit personne, tout du moins, il ne cru voir personne, car quelques minutes après alors qu'il s'était enfin décidé à se remettre au travail mais qu'encore une fois il s'est vite rendu compte que cela commençait à le peser et qu'il jeta une nouvelle fois un œil à travers la fenêtre, il vit quelqu'un sur la rive, s'approchant de l'eau. Eliott le reconnu immédiatement, et sauta littéralement de sa chaise et alla enfiler sa cape, avant de claquer la porte de sa chambre. Il dévala les escaliers qui le séparaient du grand hall à une allure assez modeste, histoire de ne pas inviter les élèves à la spéculation sur la raison de son agitation qui ne regardait que lui. Il se permit cependant d'ignorer quelques salutations en cours de route. Une fois dehors, après avoir vérifié que personne en particulier ne faisait attention à lui, il accéléra le pas. Il ne mit pas longtemps à avoir en vu Apollon qui était là, planté comme un pic. Eliott lui aussi ne bougeait alors plus. Il était encore assez loin pour que son ami ne se rende pas compte de sa présence, mais sa soudaine apparition dans son champ de vision l'avait paralysé, comme pris dans une torpeur qui ne l'avait pas déconnecté du monde. Il hésita, mais après avoir dégluti à plusieurs reprise il pris le parti de continuer sa marche et d'aller à sa rencontre.

La légère brise faisait flotter ses quelques cheveux au vent. Il sifflait quelque chose. Les pieds dans l'eau, une image angélique s'insinua dans son esprit. Qu'il soit resté là toute l'après-midi n'aurait pas étonné le professeur de Divination. Son ami était... spécial, même si ses extravagances sont finalement devenus une partie de ce qui fait qu'Eliott l'appréciait tant. Apollon l'étonnait constamment, il était imprévisible, même des années après l'avoir côtoyé. C'est d'ailleurs aussi pour ça qu'Eliott s'était senti assez mal toute la journée. Dans d'autres circonstances, il aurait été furieux. Cependant, c'était son ami, et malgré ce qui c'était passé la veille, il ne le voyait pas différemment. Son comportement, l'a juste... désarçonné ! C'est ça...

Eliott fit un pas, mais Apollon parla et il se stoppa net. Il avait l'air de vouloir jouer, mais ce coup-ci, lui n'en avait pas envie. Après un long soupir, il se mis à rire nerveusement. Il lui dit:

    « C'est Eliott, soit un peu sérieux deux secondes. »


Il pris garde que rien n'était sous lui et s'assit dans l'herbe et d'un signe de tête, il l'invita à faire de même.
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MessageSujet: Re: Effet ricochet [Pv Eliott]   Ven 30 Juil - 18:59
    Apollon était certainement l’un des professeurs les plus étranges de Poudlard, il y avait une incapacité de pouvoir le cerner, il était là sans être là, quand on pensait avoir capté son attention, il pouvait la détourner aussi sec pour un phénomène comme une mouche qui vol dans le contraire des aiguilles d’une montre. C’était ça le plus dur avec lui, à savoir quand il était sérieux et qu’il ne l’était pas. Il se tenait droit comme « i » et avait arrêté de siffler si soudainement quand il avait entendu des pas derrière lui. Il voulait jouer et avait demandé quelque chose qui pourrait faire connaître la personne. Il émit un léger grognement, il n’avait pas pris le temps de lui faire deviner, Eliott lui demandait d’être sérieux pendant deux secondes, Apollon pencha la tête vers la droite, et sortit sa baguette de sa poche. Malgré la présence de son ami, qu’il n’avait pas ignoré, il fit un sort de lévitation qui permit de faire sortir les différents galets utilisés de l’eau, dans un petit bruit de ruisseau, lévitant il les amena sur le bord. Il les aligna parfaitement, il les observa s’avançant lui-même sur ce qu’il venait de faire. Il les compta ensuite, comme si le nombre qu’il avait jeté était important. Il fit un rapide calcul, il posa son doigt sur la lèvre d’un air pensif.

    « C'est un trou de verdure où chante une rivière. Accrochant follement aux herbes des haillons. D’argent, où le soleil, de la montagne fière. Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons. »

    Il se saisit ensuite de l’une des pierres et la glissa dans sa poche comme si de rien n’était, son contact froid et mouillé lui fit reprendre conscience qu’il y avait Eliott assis pas très loin, tournant le visage vers lui, il sourit, il aimait bien Eliott. Il était comme un grand gamin, il n’était pas fou, il s’approcha de lui. Il lui revint ce rire nerveux et incontrôlable qu’avait eut Eliott, il prit un air sérieux. Apollon s’approcha toujours, il s’arrêta à une distance raisonnable, le regardant droit dans les yeux, il se mit assis, non à cotés de lui, mais en face. Assis dans ce qu’on pourrait appeler une position du lotus, il glissa une main sur le visage de son ami, sa joue légèrement râpeuse de sa barbe de fin de journée accrochait sous ses doigts. Une larme coula le long de sa joue, brillante au soleil comme une étoile, c’était une larme comme de joie mais il ne la comprenait pas.

    « Eliott… ! »

    Il souffla son prénom, comme perdu, si soudainement. Il était comme quelqu’un qu’on avait besoin de protéger. Il retira sa main, il ne dit pu rien essuyant sa joue, il pensait à la veille, il n’y avait pas eut de mal pour lui, est ce qu’il voulait le refaire ? Peut-être. Est-ce que cela changeait quelque chose ? Il ne le savait pas encore. Les choses arrivaient parce qu’elle devait arriver, Apollon croyait au destin et aux runes. Ainsi qu’à la poésie.

    « Tu es venu pour me parler, il y a quelque chose qui semble te perturber ? Puis je te porter une aide quelconque ? »

    Il parlait toujours de cette façon, tellement structurer, prononcer pas comme s’il chantait, mais presque, ses mots se suspendaient dans l’air, cela collait parfaitement dans le personnage. Il regarda sa main et il la posa sur son genou droit. Il avait un regard perçant en cet instant. Apollon venait de quitter son Neverland, il avait peur, on pouvait le voire, il avait peur de la douleur qui pouvait revenir en lui, cette douleur totalement incompréhensible. Il n’y avait personne en cette heure et s’il y avait eut quelqu’un, il aurait été contrarié, il ne voulait pas qu’il arrive quelque chose à un élève avec ce monstre qui trainait dans les passages.


Dernière édition par Apollon Zephrona le Lun 9 Aoû - 21:02, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Effet ricochet [Pv Eliott]   Sam 31 Juil - 4:22
Il faisait beaucoup plus doux qu'il ne l'avait imaginé du haut de son bureau en zieutant vers l'extérieur. Aidé par la fraicheur printanière que lui communiquait l'herbe en dessous, il se sentait bien là. Le silence, quelque peu troublé – rythmé- par les clapotis de l'eau du lac. Il avait la subite envie de s'allonger et de s'endormir après cette journée au combien ennuyante. Son regard s'était un peu baladé et avait quitté son ami lorsqu'il vit qu'il commençait à jouer avec des cailloux. Il reconnu les oiseaux qu'il avait vu quelques minutes auparavant voler plus près du sol. Il n'avait aucune notion d'ornithologie, mais il les trouvait sympathiques. Pas particulièrement coloré pourtant, ils lui inspirait de belles pensées d'été et de plage, loin de l'austérité ambiante. Ah, qu'il les attendait ces vacances, tout en sachant qu'il ne verrait jamais cette plage, mais il aurait tout du moins à l'esprit la possibilité de s'y évader si l'envie lui aurait pris, loin du travail...

Lorsque Apollon eut enfin la gentillesse de lui accorder un peu d'attention, il abandonna ses rêveries. Il ne fallait surtout pas manquer une de ses minutes d'attention, car elles étaient si imprévisible et inconstantes que cela avait parfois le don de l'irriter. Mais son irritation était rapidement attendrie par sa bouille ingénue et ses centres d'intérêt qu'il jugeait infantiles. Alors qu'il s'attendait à ce qu'il vienne s'assoir à ses coté, il pris place devant lui à une distance telle que pour le toucher, il aurait eut à se pencher en avant. Eliott ne savait pas quoi en penser. La mine un peu renfrognée, il s'accorda au final à pense que ce n'était pas plus mal. Il resterait peut-être beaucoup plus concentré de cette manière, il l'espérait.

    « Apollon, tu sais- »


Ce qu'il fit le désarçonna quelques peu. Apollon s'était mis à lui caresser la joue, et Eliott lui vit une larme perler au coin de son œil, puis finir sa course un peu plus bas sur le visage en appelant son nom. Il ne savait pas vraiment quoi dire, ni comment réagir, cependant, il ne pu retenir un sourire. Il voulu lui retirer sa main de son visage, cela le perturbait, il ne savait pourquoi. Il n'eut cependant pas à le faire car l'avait à peine effleuré qu'il retira sa main de lui-même pour sécher ses yeux. Eliott soupira subtilement, comme pour se parler à lui même. Il réalisa soudain qu'il ne savait pas le pourquoi de cette larme. Lui était-ce adressé, ou était-ce le remord d'avoir écraser par mégarde un de ses « sujets d'attention », ne serait-ce qu'une fourmi ou autre chose du genre. Il avait espéré que la raison soit plus profonde. Oui, qu'il ait un peu d'égard envers lui, voilà ce qu'il aurait voulu... Des remords peut-être... Qu'il souffre un peu de la situation, comme lui en avait souffert toute la journée en s'imposant cet isolement dans son bureau... Qu'il prenne conscience que ce qu'il faisait ou pas avait des conséquences...

Penser ce genre de choses, surtout envers un aussi bon ami le terrifia toute la journée et ne lui ressemblait pas. Pourtant, ce n'est pas comme s'il n'avait connu de précédant du genre... Mais ce n'était pas avec un ami... Voilà de quoi il voulait en fait discuter. Ce n'était pas de l'odieux lapin qu'il lui avait posé au réveil ce matin, ni même ce qui s'était passé la veille. Il espérait que, tout comme lui, il penserait que ce n'était qu'une façon comme une autre, aidée par des sens troublés par l'alcool, de se témoigner la grande amitié qu'il avait l'un pour l'autre. Enfin, il avait peur de sa réponse depuis qu'il avait remarquer son absence ce matin, ça l'effrayait. Il était trop imprévisible

Mais ce n'était, au fond... pas grand chose... Qu'il l'ai blessé l'importait que faiblement maintenant qu'il le voyait, là devant lui, les jambes croisée d'une manière étrange.

    « Je voulais... Tu sais, à propos d'hier... On est amis, vrais ? »


Il bégaillait presque. Il avait peur que sa question soit mal formulée. Apollon accordait une immense importance à ce qu'il disait et à la manière dont il le disait. Eliott se mordit la lèvre, tandis qu'il regardait Apollon
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MessageSujet: Re: Effet ricochet [Pv Eliott]   Sam 31 Juil - 11:53
    Apollon s’étira un peu. La formulation de la phrase d’Eliott le perturba un peu, le « Tu sais », il semblait qu’Eliott voulait revenir sur l’événement qui c’était passé la veille, Apollon s’en souvenait parfaitement. Dans les moindres détails et aussi dans les moindres soupirs, le professeur Foster se montrait particulièrement. Il y avait eut cette larme et cette caresse, elle fut comme cristalline, figé dans un temps lointain. Apollon avait toujours des choses qui arrivaient tellement particulières, il était peut-être excentrique mais rien ne le gênait. Le vent passa de nouveau dans ses cheveux les soulevant à nouveau, quelques mèches glissèrent devant ses yeux qu’il remonta rapidement, Eliott avait beaucoup moins de problèmes avec sa coupe en brosse. Le visage même d’Apollon évoquait l’innocence et la pureté, il serait incapable de pouvoir faire le mal pour le mal. Brillant sorcier et brillant décrypteur des runes, il eut ses pensées qui vagabondèrent sur la nuit écoulée. Cette merveilleuse nuit, il lui accordait énormément d’importance. Tellement elle fut magique pour lui, rare était les fois où il c’était offert dans des rapports humains aussi intenses. Eliott semblait gêné il ne fallait surtout pas.

    « Pourquoi tu doutes de notre amitié mon tendre amant ? Hier, ce fut magnifique. Tu as donc peur que cela change quelque chose ? Les choses changent seulement parce qu’on le veut, non en se cherchant des excuses. »

    Il n’avait pas envie de mettre cette soirée sur le compte de l’alcool, le compte d’une envie passagère, il trouvait ça beaucoup trop facile, il avait du se ronger les sangs pendant toute la journée d’hier, il pouvait le concevoir. Apollon ramassa un brin d’herbe et l’observa, il était toujours présent, il leva au niveau de son visage, cette fine courbe de verdure.

    « Regarde bien ! Ce brin aurait pu rester à sa place je l’ai déplacé, je peux en faire ce que j’en veux. Le tordre, le briser, ou au contraire lui rendre sa liberté. Ce brin représente notre vie. Et moi je suis le moteur de celle-ci. J’en décide les tournants. Et toi Eliott après avoir arraché ce brin hier soir dans ton lit que veux tu en faire ? »

    Apollon parlait sérieusement, il aimait parler avec des images et de certaines façons un peu mystérieuses comme maintenant, le matin même alors que son corps dénudé à peine recouvert d’un drap, endormit dans les bras de son amant d’un soir avait pris son réveil. Il était partit, ce n’était pas posé un lapin, il c’était levé et avait pris un parchemin, à l’aide d’une plume il apposa sur des parchemins son art calligraphique, lisible expliquant l’endroit où il se trouvait, il s’amusa alors à cacher l’un de ses parchemins sous l’oreiller d’Eliott, l’autre dans la poche extérieur arrière de son pantalon et un dernier qu’il décida plus difficile ce fut dans sa commode de linge, en se disant qu’il prendrait ce tiroir pour s’habiller.

    « Tu sais que tu es beau quand tu dors ! Je me suis réveillé, je me suis assis et je t’ai regardé dormir, ne voulant pas gâcher tes rêves matinaux, j’ai prit le temps de faire des notes t’expliquant que tu pourrais me trouver dans mon bureau et j’ai aussi mit mon emploie du temps. Sous ton oreiller, poche arrière de ton pantalon et troisième tiroir de ta commode. Je n’avais pas préparé mon cours du matin et je devais me dépêcher. Comme c’est regrettable. Ensuite je t’ai embrassé délicatement sur les lèvres. Tu as aimé, j’avais cerise ? »

    Quand il disait le nom d’un fruit, c’est qu’Apollon s’amusait à faire différentes potions avec des fruits qu’il déposait sur ses lèvres le matin, comme il était un homme il ne voulait pas que cela se voit comme un stick à lèvre comme les femmes, c’était donc transparent, comme ça pendant la journée quand il était pensif, il se léchait discrètement les lèvres et il avait un petit goût fruité dans la bouche. Actuellement il portait goût fraise, mais son préféré c’était à la pomme. Apollon avait vraiment différentes excentricités. Ca le rendait vraiment différent, il ne voulait pas, mais il était comme ça. Il eut un sourire en coin, son visage immaculé de touts remords, il ne regrettait rien de la veille.


Dernière édition par Apollon Zephrona le Lun 9 Aoû - 21:04, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Effet ricochet [Pv Eliott]   Mer 4 Aoû - 2:45
Quelques années auparavant, Eliott n'aurait même pas oser imaginer pouvoir fouler ne serait-ce qu'une dernière fois la tendre pelouse qui bordait le lac. S'imaginer une seconde respirer l'air parfumé par le brassage régulier du vent qui perturbait, par moment, l'immense étendue lisse lui aurait fait trop de mal. La nostalgie ne lui sciait guère car c'était toujours avec douleur qu'il repensait aux bons moments passés et irrévocablement terminés. C'est pour cette raison que malgré le bonheur qu'il eut à faire parti du corps professoral, quand il y pensait, il était un peu morose. Il se retrouvait ici alors que son esprit avait verrouillé l'hypothèse même d'y revenir. Tout cela représentait une gymnastique bien particulière pour son esprit et son cœur assez simples, avouerai-t-il sans histoire. Il n'avait pas l'ancienneté de certains professeurs et trouvait, parfois, sa place à Poudlard illégitime. Il ne se sentait pas trop à la hauteur de ses collègues et malgré le bonheur avec lequel il avait à enseigner la divination et le peu d'investissement que cela demandait avec le recul, pour lui, être professeur à Poudlard signifiait bien plus. De surcroit, en tant que directeur des Poufsouffles, il pensait qu'il devait se faire guide et patron, acquérir la confiance entière de ses éléments aussi mollassons soient-ils. Il ne pouvait faire preuve d'autant d'abnégation. Le professeur était bien trop égoïste. Toutes ses aspirations tournaient autour de lui. S'il pensait aux autres, cela se restreignait à ses amis les plus proches, ou encore, ses bons sentiments étaient beaucoup trop généraux. Eliott était du genre à souhaiter la fin de la faim dans le monde, ou encore défaire les tensions à l'intérieur de la communauté magique et espérer la paix. Quelque soient le sujet de ses souhait, ils revenaient inlassablement à sa petite personne. Non, même s'il en avait l'envie, devenir professeur n'était pas sa vocation.

Il se complaisait quelque part dans sa tourmente. Il aimait se dire qu'il était différent de ses collègues. Il aimait rêver à un autre endroit auquel il appartiendrai, comme s'il s'agissait d'une quête. Comme s'il rêvait d'une terre utopique qu'il n'atteindrai jamais, mais dont le seul espoir suffisait à l'apaiser. Cela l'aidait à relativiser sur certaines choses. Les choses, bonnes ou mauvaises, qui lui arrivaient présentement lui sembleraient dérisoires... C'était comme un bon coup dans le nez enfin de compte.

Seulement, il n'arrivait pas à se détacher autant qu'il l'aurait voulu dans la situation. Apollon était toujours devant lui, assis, et le vent continuer toujours de souffler cette légère brise qui chatouillait le nez d'Eliott. Il sentait l'herbe toujours aussi douce sous sa paume qu'il ne pu retenir de caresser, sans raison apparente. Sans raison apparente, ou tout du moins, sans réelle prise de conscience, il avait arrêter de regarder son interlocuteur dans les yeux. Le mot « amant » avait déclenché chez lui une réaction étrange. Il voyait flou. Et le discours de celui qui assurait être toujours son ami devint comme une nuée d'abeille qui chantaient à l'unisson, dans un brouhaha incompréhensible. Sa torpeur lui sembla durer une bonne moiter de minutes, et pourtant, quand il reprit « conscience », c'était comme s'il n'avait rien manquer de la conversation. Il déglutit.

Apollon « Pourquoi tu doutes de notre amitié mon tendre amant ? Hier, ce fut magnifique. Tu as donc peur que cela change quelque chose ? Les choses changent seulement parce qu’on le veut, non en se cherchant des excuses. »
Eliott « Je... Oui, certes... Mais ne m'appelles pas comme ça s'il te plait... »
Apollon « Regarde bien ! Ce brin aurait pu rester à sa place je l’ai déplacé, je peux en faire ce que j’en veux. Le tordre, le briser, ou au contraire lui rendre sa liberté. Ce brin représente notre vie. Et moi je suis le moteur de celle-ci. J’en décide les tournants. Et toi Eliott après avoir arraché ce brin hier soir dans ton lit que veux tu en faire ? »

Le poétique amalgame entre son brin d'herbe et sa pensée philosophique fit comprendre qu'il lui laissait le choix, ou enfin qu'il lui demandait son avis sur la façon dont il voulait que les choses évoluent. Eliott se tut quelques secondes. Enfait, il ne savait pas ce qu'il voulait. Il avait apprécier son moment t'intimider la veille avec Apollon, mais au fond de lui, il ne voulait pas de ça. Le professeur de divination comprit que ce qu'il s'était passé n'avait, au final, d'autre signification qu'un rapprochement, voire un approfondissement de leur relation, alors que pour Eliott, ça avait plus de sens. Jamais quelque chose de tel ne lui était arrivé avec une personne qu'il considérait comme étant un ami. Puis, il n'était tombé amoureux qu'une seule fois dans sa vie, et au final, ça a été sa seule réelle relation. Il n'aimait pas ambiguïté dans ses sentiments, et si le cerveau complexe de son ami pouvait faire avec, ce n'était pas son cas. Eliott releva la tête, une expression troublée sur le visage.

Apollon « Tu sais que tu es beau quand tu dors ! Je me suis réveillé, je me suis assis et je t’ai regardé dormir, ne voulant pas gâcher tes rêves matinaux, j’ai prit le temps de faire des notes t’expliquant que tu pourrais me trouver dans mon bureau et j’ai aussi mit mon emploie du temps. Sous ton oreiller, poche arrière de ton pantalon et troisième tiroir de ta commode. Je n’avais pas préparé mon cours du matin et je devais me dépêcher. Comme c’est regrettable. Ensuite je t’ai embrassé délicatement sur les lèvres. Tu as aimé, j’avais cerise ? »

Apollon en rajoutait une couche. Il lui avait déjà confié qu'il l'appréciait beaucoup dans certains de ses récits nébuleux, mais jamais il ne s'était passé de choses « sérieuses », c'était simplement quelques taquineries... Enfin, Eliott l'avait avant tout vu comme ça, même si, lui aussi lui témoignait aussi son affection en lui rendant la pareille.
Eliott tata sa poche et sentant quelque chose, il y introduit sa main puis en sortit un petit papier plié. Il le déplia sous les yeux de son ami ce qui était effectivement ses notes. Une vague de soulagement l'envahi avec la preuve de son intérêt envers lui dans les mains. Sur le moment, il eut envie de le serrer dans ses bras, mais il se retint quelques secondes avant de regarder aux alentours si personne ne les voyait. Il n'avait aucune emprise sur le piaillement des élèves. Il se redressa d'avantage et se mit sur les genoux, avant d'ouvrir ses bras et des les resserrer autour des épaules de son amis.

Eliott « Je veux vraiment qu'on soit ami, mais tu comprends, pas comme ça. » Il avait une certaine gravité dans la voix, même s'il se doutait que Apollon en prenne véritablement compte, avant d'avoir un petit rictus. « Mais pas comme ça... Non pas que ce n'était pas bien, rassures-toi, mais ce n'est pas ce que je veux. »

Il resserra alors son étreinte d'avantage, comme s'il voulait le protéger de ce qu'il venait de lui avouer. Comme si ce qu'il venait de dire allait beaucoup le blesser.
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MessageSujet: Re: Effet ricochet [Pv Eliott]   Mer 4 Aoû - 10:52
    Pour Apollon c’était comme une nouvelle branche de sa vie qu’il avait débutée en revenant à Poudlard, il avait suivit aucune formation d’enseignement ou d’éducation et avait du apprendre sur le tas. Alors qu’il était revenu de son périple de trois années en Grèce, qu’il considère en quelque sorte comme son pays natal autant que l’Angleterre, ce sont deux parties qui le constituent entièrement et dont il est assez fier. En revenant de Grèce il n’avait pas réussit à retirer ce petit accent dans son vocabulaire britannique gardant en lui cette marque tendre dans ses mots. Apollon était quelqu’un d’assez secret qui avait un mystère ancré au plus profond de son être. Il c’était lancé dans une discussion assez étrange avec son collègue et ami. Elliott était pour lui comme une sorte de modèle, de cet être dont il pourrait avoir besoin. Malgré leur aventure de la veille, il doutait aussi mais avait préféré refouler ses doutes, ses peurs, ses abnégations, les sens contraires de ses tourments qui étaient devenus de fidèles compagnons dans sa vie. Il avait cru un jour en une histoire d’amour, on l’avait blessé, c’est comme cet être qui l’avait fait tant rêver avait pris une large épée et l’avait transpercé de part en part, il n’était pas mort mais avait survécu gardant cette cicatrice dont il ne parlait à personne. Il avait eut cette veine tentative de se débarrasser de tout souvenir de cette relation dramatique et mensongère cependant il avait gardé cette photo, de lui et de cet homme image de leur tendresse lointaine pour lui montrer à quel point ce fut une illusion. Pouvait-il encore croire que c’était possible ? Il n’y arrivait pas. La veille il avait eut une pulsion et un besoin primaire et avait du compter sur cet ami pour lui offrir ce moment de tendresse.

    Il ne se recula pas, il c’était expliqué comme il se devait, il eut un petit sourire, la façon de parle d’Apollon était vraiment très particulière, lui donnant un surnom, un qualificatif, Eliott eut cette réaction, lui demandant de ne pas l’appeler comme ça. Il avait arraché un brin d’herbe tout bête. Et avait fait de ce brin insignifiant une métaphore. Tentant de donner une explication sur ce qu’il ressentait lui-même au moment présent, étaler ses sentiments n’étaient pas un exercice facile pour Apollon mais il devait le faire, c’était important. Il donna aussi diverses explications, sur comment c’était passé le matin, de la façon dont il avait procédé pour prévenir de son départ à Eliott ce n’était pas malin, il avait vu son visage troublé, quand il avait dénié relever de nouveau la tête. Ce n’était pas une image qu’il affectionnait de son ami. Il avait peur de ce visage, peur de ce qu’il pourrait signifier, ce fut à ce moment qu’il vit ce parchemin qui n’avait pas été touché, resté intact dans la poche de tissu, Eliott le prit entre ses doigts pour le regarder. Apollon était une personne de foie, il ne serait jamais partit sans rien dire, ce serait terriblement vexant comme situation. Il témoignait à sa façon l’importance qu’avaient certaines personnes pour lui. Apollon ne su comment réagir, quand Eliott après un regard d’espion se redressa pour l’enlacer au niveau de ses épaules, le serrant contre lui. Apollon ferma les yeux restant figé comme une statue dans les bras de son ami. Aucune réaction pendant les premières dix secondes. Doucement il glissa ses mains sur la chemise de son ami, et serra celle-ci entre ses doigts, froissant le tissu. Il glissa son visage dans le creux de son cou, il pourrait certainement sentir la respiration chaude. Eliott ne voulait pas de ça, pour Apollon c’était un mensonge éhonté.

    « Eliott, on m’a arraché le cœur une fois, ce que cette personne m’a fait est inqualifiable. C’était un être noir appartenant à ce mage venu des ténèbres pour déverser sa haine. Je l’ai prit pour un ange et ce fut moi qui me suis brûlé les ailes ! Hier … chaque mot était soufflé, comme si sa grammaire lui provoquait une douleur. Une torture dont il était obligé de murmurer pour ne pas hurler. J’ai eut de nouveau cette tendresse avec un homme, preuve qu’on pouvait me désirer, chose qui remonte à de lointains souvenirs erronés par une vérité cruelle.»

    Il ne se laissait pas toucher facilement, à chaque fois que quelqu’un ne l’approchait et voulait poser la main sur lui, il avait un mouvement de recul, Apollon aux premiers abords pouvait faire penser à une personne tactile mais pas du tout. Il ira de lui-même serrer quelqu’un dans ses bras mais quand quelqu’un osait manifester un mouvement envers lui, il le voyait comme une menace. Il avait l’impression qu’Eliott l’abandonnait maintenant, il s’ouvrait totalement à lui, chose qu’il faisait aussi peu de fois, jamais il n’avait évoqué cette relation avec quelqu’un et encore il n’était pas entré dans les détails. S’accrochant à lui, il allait lui formuler une demande assez étrange.

    « Je te veux en ami et en amant ! Je ne te demande aucune exclusivité, ni de devenir un compagnon, mais juste de m’offrir quelques rares fois ce moment de la veille pour m’évader. A moins…que cela ne te dérange. Je suis capable de faire la part des choses. Je ne crois pratiquement pu en ce sentiment de l’amour me concernant. »

    Une larme coula sur sa joue de nouveau, il avait l’impression de faire pitié, il croyait que les autres pouvaient s’aimer, lui avait peur de ce sentiment et ne voulait pas s’y frotter. Il se redressa un peu dans les bras de son ami pour le regarder droit dans les yeux, il allait se faire jeter, il allait l’invectiver, l’admonester. Le prendre pour encore plus fou qu’il ne l’était déjà. Ce parc berçait l’adolescence d’Apollon et il y était revenu car sa vie au moment de ses études fut une délivrance et un moment unique. Même s’il avait ses bizarreries on l’avait accepté au sein de Poudlard. Il resterait ami mais leur relation allait se rapprocher. Il était certain qu'ils étaient capable tous les deux de garder cette complicité.

    « Je ne veux pas te prendre ta liberté ! Tu es quelqu’un pour moi. Tes bras…ton torse puissant…je me sens en sécurité avec toi ! »

    Il n’avait jamais dit cela à personne, même à son ex compagnon. Apollon était un grand sorcier qui pouvait manier sa baguette magique avec énormément de dextérité mais ce fut l’une des premières fois à Poudlard qui montrait cet être fragile qui avait besoin de protection, cet Apollon qui devenait accessible, qu’on pouvait atteindre et toucher. Qui était dans le monde réel. Eliott avait comme un privilège. Mais allait-il casser ce moment ? Ou profiter d’avoir cet être rien que pour lui ?


Dernière édition par Apollon Zephrona le Lun 9 Aoû - 20:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Effet ricochet [Pv Eliott]   Lun 9 Aoû - 17:41
Parler avec Apollon avait été moins facile qu'il ne se l'était imaginé. Il n'avait pas imaginé à quel point il était attaché à sa personne. En fait, si, il le savait, mais qu'il lui avoue de vive voix l'avait chamboulé. Il ne savait pas ce qu'il voulait en fin de compte. S'il envisageait autre chose avec Apollon, il était intimement persuadé que ça capoterai et qu'il en souffrirai. S'il ne faisait rien, il avait peur de le blesser également. Apollon lui rendait les choses encore plus difficiles, ses révélations nourrissant sa chevaleresque envie de le protéger. Il ne lui avait jamais parler de cet homme, malgré leur proximité. Dans son esprit s'immisça un petit doute, et cela le démangea de tâter pour en savoir plus, seulement, ce n'était peut-être pas le moment.

Le voir comme ça, désemparé et fragile lui donna envie de le serrer encore plus fort contre lui et de combler ses moindre désir. Il était comme un petit frère pour lui que l'on voudrait protéger de la dureté du monde. C'était cette tendresse déplacé qui était certainement à l'origine de ses tourmentes, cependant, il ne pouvait aller à son encontre. Il avait besoin de lui, c'était évident, mais Eliott devait choisir: Choisir un chemin dans lequel il ne voulait pas s'embarquer, ou risquer de s'éloigner d'Apollon. Eliott senti sa chemise se tirer légèrement et la tête d'Apollon vint bientôt se glisser dans le creux de son cou.

Eliott « Je... Apollon, c'est mieux pour nous deux si ce genre de chose ne recommençaient pas. » Une boule se formait dans sa gorge. « C'est préférable... Surtout pour moi, c'est vrai. »

Le professeur de divination n'avait pas grande confiance en ce qu'il disait. Tellement inconstant il était avec son affection, il était probable, devant les dispositions d'Apollon, que ce qu'il s'était passé la nuit dernière recommence encore, et ce malgré ce qu'il venait de dire. Il espérait vraiment qu'il allait prendre conscience de ce qu'il voulait vraiment et peut-être se montrer moins volontaire. Il resserra son étreinte encore d'avantage. L'avantage de la position dans laquelle ils étaient, était certainement le fait qu'il n'ait pas à le regarder dans les yeux. Eliott songea d'abord que c'était plus facile de cette manière, mais il sentait sa cage thoracique s'ouvrir et se refermer au rythme de sa respiration, qu'il sentait au creux de son cou. Finalement, il étaient trop près l'un de l'autre maintenant, c'est alors que Eliott le libéra, lui adressant un jolie sourire. Ils devaient passer à autre chose, se changer les idée, agir comme si rien ne s'était passé, enfin, comme si ça n'avait pas d'importance au final. Il se leva alors et tendis la main à son ami.

Eliott « Et si on allait lire un peu à l'intérieur ? Il commence un peu à se faire tard et ça se rafraichit »

Il fit quelques pas vers le lac et ramassa les chaussures de son ami qu'il lui rapporta lui disant que c'était peut-être plus pratique de marcher avec plutôt que pieds nus. Mais connaissant Apollon, il était possible que l'évidence d'Eliott ne le soit pas vraiment pour le liseur de rune.
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MessageSujet: Re: Effet ricochet [Pv Eliott]   Lun 9 Aoû - 20:51
    Apollon se sentait tout esseulé dans les bras d’Eliott, désemparé, il se tenait à sa chemise, serrant d’avantage les poings, comme s’il se tenait à un rocher pour que la mer ne l’emmène pas. Son visage dans le creux du cou du professeur de divination, il aurait du deviner que ce genre de chose n’arrive, après tout c’était son métier, il aurait du voire dans ses boules de cristal qu’Apollon était sous le charme d’Eliott, qu’il avait quelque chose qu’il n’arrivait pas et ne voulait pas reconnaître car c’était trop dur pour lui de se dire qu’il pourrait encore avoir des sentiments pour quelqu’un. Il demandait donc juste ce plaisir charnel, ce besoin humain. Se disant qu’il se contenterait de ça et ce fut comme un refus de la part d’Eliott, c’était mieux pour lui. Alors qu’Eliott resserrait son étreinte. Apollon eut tous ses muscles crispés d’un coup. Il eut comme une goûte de transpiration qui glissa le long de sa tempe et un affolement qui s’insinuait en lui, il avait mal. Les paroles raisonnaient en son être, son esprit les assimilait et les faisait comme clignoter en rouge dans sa tête mais encore pire, il avait l’impression de faire du mal à Eliott. II secoua légèrement la tête, il tremblait son corps était secoué de léger spasme.

    « Je ne voulais pas te faire de mal ! Surtout pour toi ! Un besoin inconditionnel de répéter les mots déjà prononcés. L’obscure idée de nos deux corps l’un contre l’autre m’avait effleuré ! Je n’aurais pas du la faire partager. »

    Les yeux d’Apollon semblait plonger de nouveau dans un autre monde, son esprit reprit le dessus, il luttait pour ne pas plonger de nouveau. Prenant conscience qu’Eliott le libérer de ses bras, lui redonnant sa liberté, il fut pris comme de vertige, il avait encore mal, son cœur était comprimé dans sa poitrine. Une voix fluette sortit de sa bouche, comme un enfant qui parlait. « Je ne sais rien…mon père est partit ! MAMAN NON ! Ne touchait pas à ma maman…j’ai mal. Arrêté de me faire mal! », sa détresse ressortait en même temps que souvenir dont il n’avait pas conscience. Ses paroles étaient secouées de sanglots. Apollon venait de disparaître pendant quelques instants. Il reprit alors ses esprits, regardant Eliott droit dans les yeux. Prenant conscience de son ami, présent.

    « J’ai du m’assoupir pendant quelques secondes ! Rien de mal je l’espère. »

    Il eut un regard un peu vague tout en regardant les alentours, il voulait repartir il avait été cherché ses chaussures mais il était désintéressé, il ne savait pas encore s’il voulait partir, il fit quelques paroles poétiques comme il en avait l’habitude. « Frôlée par les ombres des morts, sur l’herbe où le jour s’exténue, L’arlequine c’est mis à nue, Et dans l’étang mis son corps. » Apollon s’allongea alors sur l’herbe. Il se sentait comme un prince. Ses paupières se refermèrent alors. L’étrangeté même de la scène fit ressortir la beauté d’Apollon, ses bras croisés sur sa poitrine tirant le tissu, dégageant ses pectoraux presque mis à nu, l’herbe prenant la forme autour de lui. On dirait un prince abandonnait, et endormit, dont un baiser on devait le réveiller.

    Le coin des yeux un peu humide, tout contrastait avec la peau d’Apollon, il était comme le dormeur du val, la belle au bois dormant en homme, comme tiré d’un compte. Son visage paraissait détendu, mais son esprit était partit dans son monde de réconfort, son Neverland à lui. C’était ce monde qui le protégeait, ce monde où pouvait vivre Peter Pan. Il le protégeait contre le mal extérieur. Contre le mal qu’on pouvait lui faire. Il avait réussit à s’en extraire au moment où il était avec cet homme qu’il avait aimé faussement, car il se sentait protégé et que rien ne pouvait lui faire du mal, c’était son substitut. Là, il n’en avait pu, donc son Neverland c’était tissé de nouveau comme une toile d’araignée. Le prenant prisonnier de son propre piège. Serait-il possible qu’un jour Apollon ne puisse se sortir de ce monde. Il pouvait rester toute la nuit, et attrapée froid se réveiller avec un rhume souvent c’était son sommeil qui lui permettait de reprendre le dessus. Serait-il possible que comme la belle au bois dormant un baiser ne le sorte de cette torpeur ? Apollon est étrange. Ce n’était pu un jeu mais sa réalité.

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MessageSujet: Re: Effet ricochet [Pv Eliott]   Mer 11 Aoû - 3:16
Apollon lui avait fait peur. Les mots qu'il avait murmurer l'avait fait froid dans le dos. Il n'avait l'air d'en avoir conscience et cela ne rassura Eliott guère. Il avait appeler sa mère non ? Pourquoi ? Il eut l'étrange sensation d'avoir été à l'origine de cette.. crise. Il se sentit mal, il avait maintenant une boule à l'estomac qui, malgré le visage apaisé d'Apollon qui était allongé dans l'herbe, semblait grossir au fur et à mesure qu'Eliott l'observait. Lui était toujours debout, ses chaussures à la main, hésitant. Devait-il le réveiller et rentrer avec lui comme il venait de suggérer, mais apparemment sans aucun auditoire ? Ou le laisser là, se calmer... Soupirant, il décida de s'installer quelques secondes à ses cotés ayant préalablement déposé sa chausse à ses pied.

Il s'était étendu près de lui. Il fixait d'abord le ciel, obscurcit par l'absence de lumière. Le soleil s'était presque couché, on ne le voyait dépassé que de quelques centimètres à l'horizon. Il resta comme ça quelques minutes, sans rien dire, ni rien faire. Il regardait simplement le ciel devenir de plus en plus foncé. Il tourna ensuite sa tête en direction de ce qui, de son point de vue, ressemblait à un angelot. Apollon n'avait pas bougé d'un pouce, seulement sa respiration troublait son immobilité. Eliott sourit à cette vision, sans raison particulière. Il ne l'avait jamais scruter ainsi. Il remarqua pour la première fois son nez. De profil, il prenait une nouvelle dimension. Son front aussi paraissait particulièrement osseux, mais le tout était parfaitement harmonieux. Ses paupières étaient close et Eliott ne savaient pas s'il dormait ou s'il était bien éveillé. Peut importait enfait, il comptait le laisser tranquille. Il avait une certaine chance. Lui pouvait couper court à ce qu'il se passait autour de lui et s'isoler, comme il le faisait maintenant, et comme il l'avait souvent déjà fait en sa compagnie. Il avait maintenant l'habitude, mais cela l'exaspérait toujours. Il fallait mieux le laisser tranquille. Il tendi le bras et passa tendrement sa main dans ses cheveux puis la retira, effleurant sa joue. Avec un nouveau soupir, il se leva.

Eliott « Si tu savais comment tu me rends dingue parfois... » Il avait murmurer. Il ne savait pas quel sens à cette phrase il avait accordé le plus d'importance, mais à son sens, elle illustrait parfaitement ce que Apollon lui causait... Jamais il ne s'était autant préoccupé pour ce genre de chose qu'il qualifiait de futile. Les gens se prenaient souvent trop la tête dans leur rapport aux autres à son goût, et il s'était souvent mis un point d'honneur à éviter tous ces genres d'apitoiements et de questionnements sans fin.

Il quitta Apollon et repris le chemin de chateaux. Il ne croisa pas énormément de monde. Ils devaient tous être affairés dans leurs salles communes avant le diner. Eliott commençait lui aussi à avoir faim, mais il avait encore le temps d'aller se reposer une demi-heure. Il entra doucement dans son cocon à l'ambiance feutrée. Il raccrocha sa cape à son porte manteau et s'allongea sur son lit, à en diagonale. Il resta tranquillement ainsi quelques minutes, avant que le sommeil ne vienne l'envahir.

Fin
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Effet ricochet [Pv Eliott]

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