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 Take another ride on the sunshine highway ... {Griffith Hartfly}

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MessageSujet: Take another ride on the sunshine highway ... {Griffith Hartfly}   Mar 26 Jan - 1:23
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  • Take another ride on the sunshine highway ...






    SBAAAAM !

    - Argh ... Grmbllbl ... Nom de ... MAIS QU'EST-CE QUE CE BOUQUIN FICHE ICI ?

    Une entrée fracassante dans la salle commune. Il était environ huit heures du matin et Aisling avait passé une nuit horrible. Se réveillant au moins une dizaine de fois à cause de cauchemars plus horribles les uns que les autres, elle avait finalement trouvé le sommeil aux alentours de six heures alors que les premiers rayons du soleil entraient déjà par l'unique fenêtre sans rideau du dortoir des filles, fenêtre qui se trouvait bien entendu pile poil en face de son lit de façon à ce qu'elle ne puisse rester bien longtemps endormie une fois le soleil levé. Ô comme elle maudissait ce soleil, ces oiseaux qui chantaient à l'extérieur et ces filles qui piaillaient dès le réveil. D'un naturel pourtant jovial, l'irlandaise était ce matin là d'une humeur massacrante. L'idée de pouvoir tuer quelqu'un d'un simple regard lui paraissait tellement plaisante. Si seulement elle avait pu. Même Cathal, son familier et compagnon de toujours avait senti qu'il ne valait mieux pas l'énerver aujourd'hui et l'évitait avec grand soin depuis son réveil, prenant garde de ne surtout pas se faire les griffes sur les affaires de la jeune fille comme à son habitude.

    Ramassant ce qui s'avèra être un magazine sur la Quidditch, elle l'envoya valdinguer à l'autre bout de la pièce sans même faire attention si personne ne risquait de le recevoir sur la tête ce qui ne manqua biensûr pas d'arriver. La pauvre fille de première année déguerpit sans demander son reste alors qu'Aisling s'avançait vers elle pour s'excuser. La réaction de sa camarade surprit la jeune fille qui jeta un coup d'oeil à son reflet dans le miroir au dessus de la cheminée. Effectivement, elle faisait peur. Ses cheveux blonds étaient tout ébourriffés et des cernes aussi profonds que des gouffres se dessinaient sous ses yeux gris. Sans même parler de son pyjama. Boutonné de travers, les fils de l'élastique pendant à l'extérieur du pantalon, elle ne portait qu'une chaussette au pied gauche, l'autre ayant sûrement décidé de prolonger la grasse matinée dans son lit. Poussant un grognement peu distinguée chez une jeune fille, elle remonta l'escalier d'un pas lourd, s'appuyant sur les pierres apparentes pour minimiser l'effort. Trifouillant pendant cinq bonnes minutes dans ses couvertures, Aisling finit tout de même par trouver sa deuxième chaussette et l'enfila en soupirant. Décidément, on avait beau être le week-end, c'était une journée plutôt mauvaise qui s'annonçait. La veille au soir, elle avait eu une grosse dispute avec son cousin, Justin, au sujet d'une bêtise sans importance. L'altercation s'était poursuivie tard dans la nuit et, aucun des deux partis n'ayant voulu céder à l'autre, ils étaient montés se coucher encore fâchés.

    S'il y avait bien une chose que détestait la noir et or, s'était de se disputer avec son cousin. Seul membre de sa famille proche d'elle, elle tenait énormément à lui et le considérait comme le frère qu'elle n'avait jamais eu. La relation qu'ils entretenaient était certe houleuse mais elle n'aurait échangé leur complicité pour rien au monde ... La complicité ... Une si belle chose que peu de gens peuvent partager. Il y avait Justin mais aussi Griffith ... Sacré Griffith, il lui en avait fais voir des belles. Un jour, alors qu'il errait dans les couloirs du château, désoeuvré, il eut l'idée de voler une des créatures du professeur de soins aux créatures magiques. Biensûr, après son larcin, il ne su quoi en faire et ne trouva rien de mieux que de le cacher dans les affaires d'Aisling. C'était elle qui s'était faite punir et elle n'avait pu aller à Pré-au-lard pendant trois semaines. Inutile de préciser à quel point elle en voulait à Griffith. Mais elle avait trouvé bien des vengeances et ce n'en était surtout pas privée. Elle adorait le jeune homme mais leur amitié était basée sur les taquineries et elle avait souvent peur qu'en étant trop gentille avec lui, il ne se lasse et ne l'abandonne. Ils s'entendaient comme chien et chat et passaient leur temps à se chercher mais dès que l'un était dans une situation délicate, l'autre venait tojours à la rescousse.

    C'est avec ces réflexions plein la tête que l'irlandaise se rendit dans la salle de douches. Elle fit couler un instant l'eau pour la régler à la bonne température et se glissa finalement dans la cabine. Elle passa environ un dizaine de minute sous l'eau chaude à se détendre. Sa colère était presque entièrement partie quand la jeune fille sortit de la douche, une serviette enroulée autour du corps. Elle enfila un jean et un simple tee-shirt de coton blanc. Inutile de porter l'uniforme aujourd'hui puisqu'ils étaient en week-end. Saisissant son sac de cours au passage, Aisling le jeta sur son dos et descendit d'un pas rapide les marches menant à la salle commune des Poufsouffle. Elle arrivait à la dernière marche quand elle avisa le même magazine de Quidditch que celui sur lequel elle avait glissé le matin même. Sa colère remonta immédiatement et elle s'emporta.


    - Très bien ! Qui est le petit malin qui s'amuse à laisser trainer ce magazine pour que les gens se cassent la figure ? Je veux une réponse ! Personne ? Très bien, si je l'attrape, sachez tous, vous ici présent qu'il va passer un très mauvais quart d'heure et que je vais ... Enfin vous m'avez compris. Ca va saigner !

    Fulminant, elle se jeta dans l'un des canapés faisant face à la cheminée et fourragea furieusement dans son sac, froissant au passage un bon nombre de parchemins, avant de finalement sortir un livre de sortilèges. Croisant les jambes en tailleur, elle posa le livre sur ses genoux et se plongea dans la lecture du grimoire, tentant de calmer sa colère.


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Griffith Harftly
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MessageSujet: Re: Take another ride on the sunshine highway ... {Griffith Hartfly}   Mer 27 Jan - 21:26
Mais quelle journée sublime! Le temps était radieux lorsque Griffith se réveilla, d'une humeur des plus excellente qu'il soit. Un sourire s'afficha automatiquement sur son visage dès l'instant où ses paupières se levèrent. Il avait dormi comme un bébé, en mille fois mieux. Ce sommeil l'avait revivifié, si bien que lorsqu'il sauta de son lit, le garçon s'autorisa quelques étirements matinaux. Ceux qu'il faisaient environs une fois tous les quatres mois, et encore.
Après avoir fait son lit (un tic), il était allé saluer tous ses camarades les uns après les autres, leur demandant des nouvelles, même s'il ne parlait réellement à même pas le quart d'entre eux. Tous le prirent pour un égaré d'asile, mais lui n'en avait que faire: il était bien, voire plus. Il rayonnait littéralement. Ses yeux d'Ambre luminaient, prenant des reflets d'or. Sa peau hâlée semblait refléter le soleil qui la chauffait, créant une bulle de bien-être autour du garçon, et ses cheveux prenaient des airs blonds.
Torse nu, le torse bombé, montrant ses muscles pas très dévellopés mais pas non plus inexistants, Griffith attrapait une serviette de bain ainsi que son chapeau et allait prendre une bonne douche qui mettrait un point d'honneur à la bonne humeur du garçon.

Après quelques trentes minutes sous l'eau bouillante du château, Griffith se fit éjecter par ses camarades, tous les uns derrière les autres pour garder une hygiène convenable. Il s'habilla légèrement, certain qu'une chemise blanche et qu'un jean feraient l'affaire pour ce jour de repos. Quel bonheur, le week-end! Ne pas avoir à mettre cette robe de sorcier affreuse, c'était tout ce que demandait Griffith. Il sécha ses cheveux en les ébouriffant avec sa serviette humide, puis lorsqu'ils prirent forme, le Poufsouffle posait la serviette sur le bord de son lit histoire de la faire sécher. Puis petit passage devant le miroir, comme à son habitude. Il repositionna son chapeau sur le derrière de son crâne, pour paraître plus décontracté, arrangea ses cheveux, puis inspecta son visage précautionneusement. Tout était bon, il n'avait plus de boutons, sa barbe commençait tout juste de repousser, inutile donc de la raser tout de suite, ses dents étaient assez blanches, c'était parfait.
Le pantalon lui tombait sur les hanches, la chemise était à moitié ouverte et les manches retroussées. Ainsi, avec le colier en cuir qui soutenait la pierre de lune que Celian lui avait offerte, et son chapeau sur la tête, Griffith donnait l'impression d'un jeune homme qui revenait de vacances, parfaitement décontracté.

Le Poufsouffle quitta son dortoir après un dernier coup d'oeil dans la glace. Lorsqu'il arrivait dans la salle commune, un silence pesant l'oppressa, calmant tout de suite sa bonne humeur. Tous les yeux étaient rivés vers une jeune fille blonde qui proloférait des menaces à tout bout de champs envers une personne X qui semblait avoir posé un objet là où il ne fallait pas. Dès l'instant où il avait entendu la voix de la fille, Griffith avait deviné qu'il s'agissait d'Aisling. Cette révélation le fit ricaner. Ce n'était pas sa faute s'il rigolait dès que la jeune femme se mettait en colère, il adorait ça. Il tenta une première approche, mais elle passa devant lui sourcils froncés et l'ignora royalement pour s'enfoncer dans un canapé et lire un grimoire. Ah, c'était à ce point là? A s'en frotter les mains.
Le garçon toussota, le sourire jusqu'aux oreilles. Le match s'annonçait facile, vu l'état dans lequel elle était. Histoire de marquer son arrivée, Griffith prit de l'élan et atterit très, TRES lourdement juste à la droite d'Aisling, faisant rebondir le canapé dans un fracas épouvantable.
Puis, l'air de rien, il passa son bras gauche par dessus les épaules de son amie, et l'embrassa sur la joue.


-Saaaaaluuuut Aislingounette d'amouuuuuuuuuur!

Griffith lui fit plusieurs baisers, plus fougueux les uns que les autres, histoire de la faire rager. Une sorte d'avant-goût...!






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MessageSujet: Re: Take another ride on the sunshine highway ... {Griffith Hartfly}   Mer 27 Jan - 23:17
    Le livre de sort ouvert sur ses jambes croisées, Aisling sentait peu à peu sa colère s'apaiser. Lire avait toujours été une libération pour elle. Dès que la jeune fille commençait, c'était comme si elle entrait dans un monde à part dont elle seule avait l'accès. Le reste était sans importance, plus rien ne comptait. Enfin, cela marchait surtout avec des romans, les manuels scolaires n'offraient qu'une évasion limitée, néanmoins les livres traitants des différents sortilèges l'intéressaient réellement. Ce n'était pas pour rien que c'était sa matière préférée et d'ailleurs la seule où elle obtenait toujours un Optimal. Ayant déjà emmagasiné un savoir conséquent sur les sortilèges, elle pouvait prétendre à un certain pouvoir, si seulement elle appliquait les bons sorts au bon moment.. Son plus gros problème résidait là. Ah quand il s'agissait d'aller faire les quatre cents coups avec Griffith, pousser à bout un de leur professeur ou d'autre bêtise du genre, là elle trouvait toujours le bon sort mais dès qu'il s'agissait de quelque chose de plus important, niet. Ainsi elle se retrouvait souvent prise au dépourvu comme lors du cours de défense contre les forces du mal où sa malheureuse salamandre avait souffert le martyr, une patte transformée en fleur, l'autre en sac à main, jusqu'à ce que Rogue mette fin à ses souffrances.

    *Videntrailles ... Maléfice inventé par Urquhart Rackharrow, utilisé par les sorciers guérisseurs dans les soins apportés aux malades ... Sympathique le nom, je pourrais peut-être l'utiliser si quelqu'un m'embête* pensa Aisling, un léger sourire aux lèvres. Elle s'apprêtait à continuer le paragraphe quand un soudain cataclysme fit sauter le livre de ses genoux. C'était comme si le divan se mettait tout d'un coup à trembler sous elle. Une voix bien connue retentit alors mais son parfum l'avait devancé de toute façon, la or et noir savait parfaitement à qui elle avait affaire. Peut-être qu'elle pourrait mettre en oeuvre son idée de tester le maléfice Videntrailles ? Non.. Ce serait salissant et elle portait un tee-shirt blanc. Tant pis, elle devrait faire sans. Elle hésita tout d'abord sur la marche à suivre. Crier de toutes ses forces sur son ami afin d'évacuer sa colère et, si possible, lui crever les tympans au passage ou faire comme si de rien était et lui préparer un coup bien tordu ? Se laissant le temps de réfléchir, elle tourna la tête du côté de son ami et planta son regard gris dans le sien. Ses lèvres ne remuaient pas mais au sourire qui commençait à s'étirer sur ses lèvres, dévoilant une rangée de petites dents régulières et blanches, le jeune homme pouvait se douter que quelque chose clochait. En effet, une espèce de corde mi-végétale mi-synthétique commença à grimper le long du canapé, derrière le garçon, de telle façon qu'il ne pouvait la voir.

    L'étrange lien se glissa sans bruit le long de la jambe du Poufsouffle qui dû alors ressentir un léger chatouillis. Se déplaçant de plus en plus vite, l'espèce de liane s'enroula avec un bruit de succion autour de la cheville de Griffith et s'éleva soudain dans les airs. Le jeune homme se retrouva alors suspendu dans les airs, le contenu de ses poches s'éparpillant sur le canapé et les pans de sa chemise se relevant jusqu'à ses joues, dévoilant ainsi une tâche de naissance de la forme d'une croissant de lune au niveau du torse, juste sous le sein gauche. Attrapant le chapeau de son ami au passage, Aisling le déposa sur sa longue chevelure blonde légèrement ondulée. Elle savait qu'il tenait beaucoup à ce chapeau et n'aurait pas permis qu'il tombe à terre comme un vulgaire objet. Cette situation cocasse et plutôt anormale était très représentative de leur amitié. Des moments de rire, de tendresse et beaucoup de dérapages avec la magie. Le visage de Griffith à présent au niveau du sien, bien que celui du jeune homme fut la tête en bas, Aisling se planta devant son ami et lui dit, un grand sourire aux lèvres :




    - " Voyons Griff' ... Tu sais pourtant que je déteste les gens communicatifs au réveil ... Et puis ces sorts informulés sont vraiment ... magiques ! " poursuivit-elle avec un air à la fois songeur et amusé.


    Elle avisa soudain un collier avec un étrange pendentif au cou de son ami. Fronçant les sourcils, elle chercha un instant dans sa mémoire si elle l'avait déjà vu avec. Il ne lui semblait pas. De plus Griffith n'était pas vraiment du genre à porter de bijou, il était la simplicité incarnée, quoique faisant très attention à son apparence. Curieuse, la jeune fille ne pu s'empêcher de lui demander alors que ce dernier était toujours suspendu dans les airs :



    - " Tiens, je n'avais jamais vu ce collier, il est super joli ! Ca fait longtemps que tu l'as ? "


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Griffith Harftly
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MessageSujet: Re: Take another ride on the sunshine highway ... {Griffith Hartfly}   Jeu 28 Jan - 22:30
Qu'Aisling attaque lui paraissait si évident que Griffith n'avait pas protégé ses arrières. Sombre bêtise de sa part, puisque le garçon se retrouva tête à l'envers ni une ni deux. Dès cet instant, la seule chose qui le fit réagir fut son chapeau. Mais très étrangement, ce dernier n'avait quitté son crâne que quelques secondes. Secondes durant lesquelles le garçon se sentit affreusement nu et minable. Heureusement, Aisling avait rattrapé le cuir et lui avait fiché sur la tête dans un geste soucieux que Griffith apprécia. Elle était une des seules (si ce n'était pas la seule) personnes qui comprennaient ce que qu'il ressentait envers son chapeau. Elle était comme ça, Aisling: soucieuse. Même si elle lui faisait des coups tordus, elle prenait soin de lui malgré tout. Et réciproquement, car Griffith appréciait énormément la jeune fille d'un an son aînée. Le garçon ne fit aucun commentaire aux paroles d'Aisling. La dernière question que venait de lui poser la jeune femme l'avait bloqué. Il attrapa machinalement la pierre de lune, comme s'il eut peur qu'elle la touche. C'était entre Celian et lui, seulement eux. Puis Griffith se souvint des baisers échangés, des contradictions que les deux garçons disaient, puis de leur amitié nouvelle, basée sur quelque chose de plus sain que la sauvagerie.
Il ne voulait cependant pas expliquer ce qu'il s'était passé dans les cachots avec le Serpentard, désirant garder ce bon souvenir pour lui quelques temps. De plus, il n'avait jamais parlé de sa prétendue homosexualité, et la réaction qu'Aisling pouvait avoir l'effrayait. Lui n'avait jamais pensé à ce qu'en diraient ses parents avec lesquels il était pourtant si proches, la désillusion qu'ils auraient en apprenant son orientation sexuelle. Peut-être l'accepteraient-ils grâce à la confiance absolue qu'ils cultivaient envers Griffith, ou peut-être allaient-ils mal le prendre ou pire, renier le Poufsouffle?
Cette simple idée le fit frissoner. Il secoua la tête pour reprendre ses esprits et penser à la vengeance qu'il allait faire subir à Aisling.


-Rigole, tant qu'il en est encore temps...

Il avait sa baguette à la main. (Oui, car le garçon était certes peu réactif, mais pas fou) En effet, Griffith l'avait dégainée juste avant de se jeter sur le canapé. Il se rappela la bouteille de Bièrraubeurre qu'il gardait comme souvenir d'une soirée organisée pour son anniversaire l'an dernier. Un "accio bouteille" suffit pour que l'objet se retrouve dans sa main gauche en quelques secondes. Il alternait entre les deux mains pour tenir le cuir sur sa tête malgré tout. Rapidement, il décapsula la bouteille, passa sa main derrière le dos d'Aisling pendant une seconde d'innatention de sa part. Il abaissa son poignet, et le liquide devenu verdâtre au fil du temps s'écoula sur le t-shirt blanc de la jeune femme. Une odeur pestilentielle se dégagea aussitôt de l'immonde tâche. Griffith rigola, ravi de lui. Après tout, ce n'était que rendre son mauvais coup! Aisling le connaissait trop bien pour penser qu'il ne ferait rien. Mais cette fois-ci, c'était assez horrible il fallait l'avouer. D'autant plus que Griffith se trouvait à la totale merci de la fille. Il avait une main occupée à maintenir son chapeau sur sa tête, et l'autre avait la baguette magique.
Lorsqu'il avait lancé le sort, Griffith avait ressenti les mêmes frissons que toutes les fois où il se servait du morceau de bois. Lui n'avait toujours pas défini ce qu'était la magie. Il ne comprenait pas pourquoi ce don lui avait été offert, comment, par quel miracle les objets volaient grâce à la prononciation d'un et d'un seul mot. C'était quelque chose de parfaitement abstrait pour le garçon, une énigme qu'il comptait bien résoudre sous peu. Mais cela faisait maintenant quatre ans que ce "sous peu" était de mise, et le temps devenait long...

Bref. Griffith savait parfaitement que quand Aisling s'énervait (et il savait trèèèès bien à quel point elle pouvait partir vite), elle ne faisait pas semblant, et qu'il risquait sa peau à rester la tête pendue ainsi. Il pointa sa baguette sur le lien qui le portait, et chuchota "Incendio!". La corde prit feu au niveau de son mollet, et se déchira. Le garçon atterrit lourdement sur le sol, se heurtant contre la pierre. *Aïe* pensa-il en atteignant le sol, bien que le coup ne lui fit pas plus mal que ça. Griffith se releva rapidement, et se tint droit devant Aisling qui faisait presque sa taille. Grande, cette petite!


-Aisling, je t'ai nombre de fois fait comprendre que tu te considère vainqueur bien trop tôt durant la bataille! Cela te porte préjudice à chaque fois.

Soupirant de ne pas répondre à la jeune fille, de ne pas pouvoir lui annoncer simplement "C'est Celian qui m'a offert ce collier. Tu sais, Celian, mon petit ami!". Aisling n'était arrivée à Poudlard qu'en sixième année, et elle n'avait donc jamais eu l'occasion de voir les deux garçons ensembles. Elle ne devait même pas connaître l'existence de Celian. Griffith fit mine de ne penser qu'à la fierté que la farce qu'il venait de faire pouvait lui procurer, puis il sourit à son amie.






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MessageSujet: Re: Take another ride on the sunshine highway ... {Griffith Hartfly}   Jeu 28 Jan - 23:38
    Aisling ne se formalisa pas du fait que Griffith évite sa question. Bien que curieuse de nature, elle savait quand il fallait s'arrêter et ne voulait absolument pas violer l'intimité de son ami. S'il devait lui en parler, il le ferait spontanément et non pas après des zillions de questions. La jeune fille fut cependant prise au dépourvue et ne compris ce qui allait lui arriver qu'au moment où le Poufsouffle s'emparaît de la bouteille. Après seulement quelques secondes, il la lui déversait déjà dessus et c'était trop tard. Surprise par la texture à la fois liquide et poisseuse, Aisling frissonna en sentant la Bièrraubeure couler le long de sa colonne vertébrale. Elle bondit de droite à gauche parcourue de frissons glacés tandis qu'un début de chair de poule se dessinait sur ses avant-bras. Le résultat n'en fut que pire. L'infâme breuvage s'étalait maintenant sur toute sa poitrine collant quelques mèches au bas de ses cheveux. La jeune fille s'immobilisa d'un coup et baissa les yeux sur son tee-shirt dégoulinant et à l'odeur douteuse. Il était évident qu'elle pouvait le jeter. Même si un sort pouvait le rendre propre comme neuf, l'odeur nauséabonde ne quitterait plus ce haut. Levant les yeux vers son ami, Aisling sourit et se jeta sur lui en le serrant très fort dans ses bras.

    - Mon Griffouuuuuuuuuuneeeeeeeeeeeeet d'amouuuuuuuuuuuuuuur !! Tu sais que je ne peux pas me passer de ces bras musclés et protecteur ! dit-elle en se frottant avec application au torse du Poufsouffle, étalant ainsi la Bièrraubeure sur sa chemise à la base d'une blancheur immaculée. Reculant de quelques pas, Aisling admira son oeuvre d'un air songeur. Tiens ... Cette tâche ressemble à s'y méprendre à Rogue !

    Leurs sorts lancés à la volée et le remue-ménage qu'ils causaient depuis un moment attirait bon nombre de leurs camarades de Poufsouffle qui les observaient maintenant, tournant la tête dès que Griffith ou Aisling les regardaient. Ce genre de choses avaient le don d'agacer la jeune fille au plus haut point. Un mélange à la fois d'hypocrisie et de couardise. Mais pour l'instant peut lui importait. Ce début de journée qui s'annonçait extrêmement mal avait finalement tourné en un agréable moment grâce à son ami. Le jeune homme avait l'air heureux et c'était plutôt communicatif comme avait pu le voir l'irlandaise. Oubliés les cauchemars à répétition qui l'empêchaient de dormir depuis quelques semaines déjà. Malgré sa bonne humeur, ses traits étaient marqués et il était clair qu'elle n'avait pas eu de bonne nuit de sommeil, complète et réparatrice depuis longtemps. Ses yeux d'habitude d'un gris bleu troublant avait viré au gris souris et d'énormes cernes les soulignaient. Malgré tous les efforts de la jeune fille pour cacher ces traces, elle ne parvenait pas à tout effacer complètement. Même ses cheveux d'ordinaire d'un blond doré semblaient ternes. Bref elle n'était pas dans un très bon état mais pour l'instant elle riait aux éclats, contemplant la chemise maculée de Griffith.

    - Ne t'avoues pas vainqueur non plus trop vite mon vieux ! Je pense qu'on est tous les deux bon pour une douche. Enfin j'espère que cette odeur affreuse partira surtout. Mais on pourrait profiter de notre ignoble état pour aller torturer quelques élèves ou professeurs ?

    **********


    Deux petites voix, tapies dans une zone d'ombre d'un couloir. Le château est pour une fois calme, les élèves étant tous paisiblement endormi.

    - Allez viens Aisling ! Tu vas voir c'est drôle !
    - Griffith ... Je ne suis pas très rassurée.. Je viens d'arriver tu comprends et si je me fais virer de Poudlard, je n'ai pas vraiment d'autre endroit où aller ... Non vraiment, je ne peux pas.
    - Mais si allez ! Sinon j'y vais sans toi de toute façon.


    Le garçon s'éloigne d'un pas qui se veut discret mais la forme étrange que donne le chapeau à sa tête le rend extrêmement repérable. La fille soupir et s'élance à sa suite.

    Bon je viens ! Mais c'est uniquement pour voir ta tête quand Rusard t'attrapera ! dit la jeune fille d'un ton qui se voulait moqueur.

    Malgré sa fierté apparente et son ton de dur à cuire, elle n'en menait pas large. Elle venait pour éviter le plus possible les ennuis à son ami. Il était tout simplement imprudent, irresponsable et totalement irréfléchi. C'aurait fait longtemps qu'il aurait été viré de Poudlard si elle ne s'arrangeait pas à chaque fois pour que tout aille bien. Biensûr il l'avait lui aussi couverte plusieurs fois, c'était un genre d'accord sous-entendu.


    *Griff ... Pourquoi faut-il toujours que tu nous mettes dans de pareilles situations ... Tu cherches les ennuis* pensa la jeune fille en serrant très fort contre elle les pans de sa robe.

    Le garçon avait déjà atteint la porte du concierge et un léger miaulement se fit entendre. Miss Teigne. En voilà une qui porte bien son nom. Sa gamelle posée à côté d'un bol d'eau était à moitié pleine. Sortant un paquet aux couleurs vives, Griffith versa son contenu dans la gamelle et se tourna vers Aisling, les yeux pétillants et un grand sourire aux lèvres. Un bruit de pas retentit soudain tout près d'eux. La jeune fille poussa son ami vers la porte la plus proche. Un placard. Ils s'y entassèrent et la Poufsouffle se retrouva assise en position du foetus, collée à Griffith qui n'avait guère plus de place. Les pas se rapprochaient de plus en plus et Aisling ferma les yeux en enfouissant sa tête dans la cape de son compagnon d'infortune, pensant qu'ainsi l'autre personne ne les verrait pas. C'était tout à fait puéril et inutile mais l'irlandaise était paralysée par la peur et cela lui paraissait la chose la plus censée à faire. Les pas s'éloignèrent finalement et elle sortit enfin la tête de la cape de Griffith, lui lançant un regard noir.


    C'est la dernière fois que je t'accompagne ! dit-elle d'un ton rageur.

    Bien entendu à l'accompagna dans ses expéditions nocturnes encore de nombreuses fois. Mais le jeu en valait la chandelle. Miss Teigne n'avait cessé de changer de couleur et de cracher de petites souris pendant une semaine entière.


    **********


    Aisling sortit de ses pensées et posa son coude sur l'épaule de son ami, se servant de lui comme d'un accoudoir. Elle remit quelque peu ses habits en place et, se tournant vers le jeune homme, lui demanda les yeux pétillants :

    - Dis tu te souviens du jour où on est descendu dans les cuisines des elfes et remplacé toutes les crèmes anglaises par des Crème Canari ?


Dernière édition par Aisling Volk le Jeu 11 Mar - 17:25, édité 4 fois
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Griffith Harftly
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MessageSujet: Re: Take another ride on the sunshine highway ... {Griffith Hartfly}   Mar 23 Fév - 20:04
Dès lorsqu'il entendit Aisling parler des crèmes Canari, toutes les précédentes paroles qu'elle avait pû lui dire s'étaient éffacées en lui. Seul un sourire résidait de cette dernière phrase tandis que l'esprit du garçon divaguait dans le passé.

~~~~~~~~

Deux silhouettes marchent le plus silencieusement possible, collées aux murs froids du château. L'une d'elle porte un petit sac. Les ombres se faufilent en douceur dans les recoins du château jusqu'à atteindre leur but: les cuisines.
Même à l'exterieur on entend les voix des elfes qui s'organisent pour préparer le repas du soir. Les deux silhouettes se tassent face à la porte pour mettre en action leur plan si bien ficelé.
D'un geste de la main, Griffith fait un signe à Aisling qui, comme prévu, entre dans les cuisines en silence. Puis Griffith la suit, un sac orange en tissus dans la main droite. Ils pénètrent dans cette immense pièce, salués par des dizaines d'elfes. L'un d'eux s'approche d'eux et leur demande ce qu'ils souhaiteraient.


-Rien, merci, Aisling et moi faisons un tour pour admirer votre travail. Ne vous occupez pas de nous!

Le petit être aquiesce puis file. Griffith lance un regard malicieux à Aisling. Le plan fonctionne alors à merveille. Sifflotant, faisant mine de n'avoir aucun but précis, les deux jeunes gens traversent les cuisines jusqu'atteindre le frigo géant comme le surnommait le garçon. Ce dernier pose la main sur la pognée en fer forgé, puis pousse la porte. Ils entrent rapidement dans la pièce et referment derrière eux après un rapide coup d'oeil pour vérifier que personne ne les a vu.
Dans cette pièce réfrigérée par de multiples sorts d'isolation, de glace et autre, la température contraste avec celle ambiante des cuisines. Griffith ouvre son sac, et en sort deux capes bien chaudes.


-Bien. Maintenant, on se doit d'être rapides. J'ai deux sacs que ma mère a enchantés et qui ont une contenance énorme. Celui ci -il lève le sac- contient les crèmes canaries ainsi que -il plonge la main dans le sac- cet autre sac vide dans lequel on va jeter les crèmes anglaises. Pendant que l'un enlève les anglaises l'autre met les canaries, ok?

Les deux jeunes gens s'affairèrent ainsi durant une bonne heure. Lorsque leur travail fut terminé, Griffith rangea un sac dans l'autre, ils ôtèrent leurs capes et quittèrent la chambre froide.

-Mais tout de même Griffith... Ils vont bien le voir que ce ne sont pas leurs crèmes!
-Mais non, ils préparent les dessers au tout début pour qu'ils prennent forme. Et ben on va dire que la forme de leurs crèmes anglaises sera un peu plus jaune que d'habitude et c'est tout! Ils ont trop de travail à faire pour se soucier de ça au dernier moment... Vite, quittons les cuisines, le repas va bientôt commencer!


Arrivés à leur table, Aisling et Griffith s'asseillèrent côte à côte et mangèrent aussi vite qu'ils purent pour erriver au moment qu'ils attendaient: le dessert. Lorsque le plat chaud disparu, le garçon donna un léger coup de coude à sa voisine en lui faisant un sourire complice. Enfin, les crèmes Canari arrivèrent. Aussitôt, les deux Poufsouffles scrutèrent la salle entière pour voir quel élève serait le premier transformé en Canari géant. Cela arriva à la table des Serdaigle. Aussitôt, tous les élèves de toutes les maisons hurlèrent et jetèrent leurs crèmes, chacun recevant les éclaboussure de toute cette crème étalée. Griffith et Aisling firent mine d'avoir la même réaction que tous leurs camarades, sauf que leur fausse surprise était ponctuée d'un rire à n'en plus respirer. Cela s'aggrava lorsqu'un second élève visiblement trop têtu pour comprendre, ou bien trop affamé goûta lui aussi ce qui se devait d'être une crème anglaise. Lors de sa transformation, les cris redoublèrent de fréquence et de volume, et Griffith et Aisling étaient par terre tellement leur coup avait marché.

S'en suivirent alors de nombreuses recherches pour découvrir les coupables de cette "supercherie minable" (comme le disaient si bien chaque professeur), le sujet fut clos par un discours de Dumbledore sur la méchanceté gratuite et le respect envers autrui qui avait fait rire Aisling et Griffith.


-Tope la Aisling, on a géré!

~~~~~~~~

Griffith avait un sourire aux lèvres lorsqu'il quitta ce souvenir et revint au présent, dans la salle commune. Aisling était là, devant lui, et il ne put s'empêcher de lui sauter dessus pour la prendre dans ses bras tellement ce souvenir lui avait réchauffé le coeur. Il lui glissa un "et comment, que j'men souviens!", puis profitant de ce corps à corps, il lui fit un croche-pattes projetant de la mettre à terre, mais il rata son coup et ils s'étalèrent tous les deux l'un sur l'autre dans une position plus que grotesque. Malgré l'instant peu propice aux déclarations, Griffith ricana.

-N'empêche... J'me demande ce que je ferais, sans toi!






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MessageSujet: Re: Take another ride on the sunshine highway ... {Griffith Hartfly}   Jeu 11 Mar - 17:18
“ N'empêche... Je me demande ce que je ferais, sans toi !”

    A ces paroles, le visage d'Aisling se ferma et ses yeux d'ordinaire si clair prirent une teinte gris sombre. Elle était à présent en sixième année. Griffith étant plus jeune qu'elle, il lui restait encore trois ans à Poudlard mais pour elle ... l'école, les cours, la vie facile et surtout ses amis, tout cela était bientôt terminé. Elle se savait en sécurité ici ce qui ne serait sûrement pas le cas une fois hors de l'établissement. Que pourrait-elle faire si son père la retrouvait ? Et que ferait-il surtout ... La russe était certaine qu'il la tuerait sans hésiter. N'ayant absolument pas la fibre paternelle, il considérait son départ comme une immense trahison et non pas comme un appel à l'aide, ce qu'elle avait pourtant voulu faire. Cette perspective plus le fait de perdre un grand nombre d'amis qu'elle avait ici, à Poudlard, l'attristait énormément. Griffith.. Elle avait été habituée à sa présence depuis toujours, il l'avait toujours soutenue et aidé mais jamais elle ne lui avait parlé de son passé, de sa famille. A personne d'ailleurs. Seul Dumbledore et quelques professeurs le savait. C'était plus une question de sécurité que de confiance en réalité.

    Peut-être qu'après toutes ces années il était temps de parler à Griffith de cela ? Enfin ... Il se peut que le jeune homme n'en ait rien à faire. Mais dans tous les cas, cela lui enlèverait un poids énorme des épaules, une façon de soulager sa conscience. N'étant pas du genre à épancher ses sentiments, la jaune et noir ne savait absolument pas comment s'y prendre. Devait-elle tout dire d'une traite, s'arrêter de temps en temps pour expliquer plus en détail ? Tout cela lui semblait si compliqué ... Le plus simple serait de ne rien dire et de continuer à discuter de tout et de rien avec son meilleur ami, tout ce qu'il y a de plus normal quoi ! De plus, elle ne voulait surtout pas qu'il la juge. Aisling connaissait l'aversion de son ami envers les mangemorts et ce serait délicat de lui expliquer qu'elle venait d'une famille constituée de ce genre de sorciers. Bien que pour son père, Aisling nourrissait encore quelques espoirs. Après tout, il avait une enfant avec une sorcière de sang mêlé. Peut-être qu'elle arriverait un jour à le raisonner. S'il ne la tuait pas avant.

    Se relevant doucement, la russe tendit une main à Griffith et l'aida à se relever. Ceci étant fait, elle s'assit sur le canapé et fixa pendant un long moment le feu qui brûlait dans l'âtre. Les flammes vacillaient dans ses prunelles et ses pensées étaient rythmées par le crépitement du bois qui brûlait. Les bras croisés sur la poitrine, la jaune et or avait soudain froid, malgré sa proximité du feu et elle sentait la chair de poule lui parcourir le bras. Frissonnant légèrement, elle tira sur elle un vieux plaid aux couleurs de sa maison qui était jeté sur le dossier du sofa. S'emmitouflant à l'intérieur, elle jeta un coup d'oeil autour d'elle et s'aperçut que le peu d'élèves présent dans la salle était tous parti déjeuner. Ainsi, il ne restait plus que Griffith et elle. Si elle voulait lui parler, c'était le moment idéal. Elle observa un instant le jeune homme, semblant tout juste se rendre compte de sa présence. Respirant un grand coup, elle se lança.


    - Griffith ... Bientôt on ne pourra plus se voir. Moi j'aurai fini mes années à Poudlard et je partirai pour commencer une formation pour mon métier. Bien sûr, quand toi tu auras également fini on pourra se revoir et puis je t'écrirai aussi. Comme tu le sais, je suis originaire de Russie et il est possible que je reparte là-bas pour travailler. Ça ne simplifiera pas les choses c'est sûr ... Enfin s'il n'y avait que ça. J'ai .. J'ai une famille très particulière. Tu as sûrement remarqué que je ne pars jamais de Poudlard, même pendant les vacances, seulement l'été. La quasi totalité de ma famille est en Russie et j'ai quelques personnes du côté de ma mère en Irlande. Seulement ils se font vieux et ne pourront sûrement plus m'assumer longtemps. Il faudrait que j'aille en Russie tu me diras mais ... Je ne peux pas. Si j'y retourne, mon père me tue.

    Aisling s'arrêta quelques instants, effectuant un genre de marche arrière sur ce qu'elle venait de dire. Elle ne s'était pas arrêtée pour souffler et avait tout dire d'une traite, sans respirer. Un étrange son sortit alors du plus profond d'elle. Un bruit sourd tout d'abord qui se mua en un rire nerveux. Les larmes aux yeux, elle ne pouvait plus s'arrêter. Elle se calma finalement peu à peu et reprit ses esprits. Elle se rendait compte qu'elle n'avait pas était très claire et qu'elle devrait sûrement expliquer plus en détails certaines choses à Griffith. Pour l'instant, elle attendait sa réaction et verrait ainsi si elle continuait ou non. Elle essuya ses larmes d'un revers de main et attendit.
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Griffith Harftly
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MessageSujet: Re: Take another ride on the sunshine highway ... {Griffith Hartfly}   Jeu 11 Mar - 20:32
Griffith n'avait aucune idée derrière la tête lorsqu'il avait dit cela à Aisling. Jamais il n'avait pensé au fait que la jeune femme avait un an de plus que lui, et que par conséquent elle quitterait Poudlard avant lui. Jamais il n'avait envisagé l'école sans sa meilleure amie, sans son rire et les étincelles qui animaient chaque jour son regard. Aussi, lorsqu'elle lui annonça cela, le Poufsouffle perdit toute trace de son sourire, et son humeur en prit un sacré coup. Il allait enfouir quelques touches d'optimisme dans le discours d'Aisling, mais cette envie lui passa vite lorsqu'elle enchaîna sur son récit. Il la voyait se raidir au fur et à mesure de ses paroles, et le plaid sous lequel elle s'enfouit prouva au garçon que son amie n'était vraiment pas bien. Il vit une larme s'échapper de son oeil, brillant à la lueur du feu allumé.
Griffith jeta un coup d'oeil dans la salle commune. Personne. C'était donc pour ça qu'elle avait décidé de lui en parler. Mais pourquoi si tard? Pourquoi attendre un tel moment pour tout lui jeter dans la figure sans aucune explication préalable? Le garçon ne réalisait pas les dernières paroles que venait de prononcer Aisling tellement le choc était grand en lui. Passé la stupeur, il déglutit avec une difficulté apparente à cause de la sécheresse qui résidait dans sa bouche à cause du choc. Il était assit à côté d'elle, et le garçon passa une main protectrice autour des épaules de la jeune femme. Sa main se posa sur son épaule qu'il caressa lentement.

-Comment ça il te tue? Enfin je veux dire : Pourquoi?

Griffith essayait tant bien que mal de garder son calme et de paraître peu touché par la déclaration qui venait de circuler en lui comme un poison. Mais malgré tous ses efforts, sa voix tremblait, et ses sourcils se fronçaient. Il n'avait jamais été préparé à une telle nouvelle, lui, le garçon à la famille parfaite. Aussi, comme dans toutes les situations qu'il jugeait difficile, il tâta son chapeau, comme s'il s'attendait à ce que le cuir lui parle, lui transmette son expérience ancestrale. Mais rien ne se passa à part la force qu'il sentit influer en lui. Ce qu'il avait sur la tête était une réelle réserve de soutien pour Griffith. Ce dernier était réellement dépossédé de ses moyens. Il n'avait aucune idée de ce qu'il devait faire. Devait-il faire une excursion en Russie et tuer le père d'Aisling? Impensable. Devait-il faire comme si elle ne lui avait jamais rien dit? Impossible. Le cuir sembla frétiller sous ses doigts, et il savait ce qu'il allait faire.

Le Poufsouffle se leva, et se rendit dans les dortoirs des garçons : Personne. Il écouta en direction du dortoir féminin, et au silence qui semblait régner, il en conclut qu'il ne restait qu'Aisling et lui, il s'approcha et reprit sa place initiale. Là, il détourna délicatement le visage de son amie vers le sien, son regard traduisant sa confiance en lui. Il prit une grande inspiration, et ôta son chapeau de son crâne avant de le poser sur celui d'Aisling, gardant une main dessus. Puis il plongea son regard dans celui de la jeune femme. Il ne se sentait pas nu, ni honteux, car il était en sa présence et cela compensait une partie de l'effet que le cuir avait sur lui. Il ne considérait pas cela comme une humiliation, car il s'agissait d'Aisling. C'était la première fois qu'il enlevait son chapeau devant elle. Il la fixait toujours.


-Avant que tu n'explique quoi que ce soit, laisse moi te dire ça: J'ai peur, Aisling. Peur que tu me caches quelque chose de grave, peur que tu sois en danger. Je suis littéralement terrorisé. Mais quoi que ce soit, je veux le savoir. Je ne peux pas te promettre de t'aider, car j'imagine que c'est au dessus de mes capacités. Alors je te soutiens, quoi que ce soit. Et tu sais très bien que ma maison t'es à jamais ouverte.

Sur ces paroles, le garçon laissa le chapeau quelques secondes encore sur la tête de son amie, puis il le remit sur son propre chef. Et il fixa le feu avant d'entourer Asling de son bras une nouvelle fois.






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MessageSujet: Re: Take another ride on the sunshine highway ... {Griffith Hartfly}   Dim 20 Juin - 0:26
    Tout d'abord surprise par le geste de son ami, elle en fut ensuite énormément touchée. Aisling savait pertinemment l'importance du couvre chef que portait toujours Griffith. Le fait qu'il ait pu s'en séparer et plus encore, le lui mettre, était une réelle preuve à la fois de confiance et d'amitié. La russe sentit des larmes remonter et s'arrêter juste au bord de ses yeux clairs. Elle les ravala tant bien que mal mais tout était brouillé, la salle devenait flou. Prenant une grande inspiration, elle décida qu'il ne servait à rien de se retenir et qu'après tout, elle pouvait s'accorder une pause. Elle lâcha alors prise et laissa lire cours à son chagrin légèrement teinté de désespoir. L'avenir lui semblait si obscur, elle se sentait piégée quelque soit son choix de futur. Les paroles de son ami lui allaient droit au coeur et la rassuraient. Bien sûr, Aisling savait déjà qu'elle pouvait compter sur lui mais jusqu'à présent, tout avait été très implicite entre eux.

    Les deux Poufsouffles passaient beaucoup de temps ensemble et avaient fait les quatre cents coups tous les deux mais jamais ils ne se seraient risqués à avouer à l'autre à quel point il y tenait. De même ils ne se remerciaient jamais vraiment l'un l'autre lorsqu'ils se sauvaient la mise. Se replongeant dans le passé, Aisling repensa à une anecdote qu'elle avait vécue en compagnie de Griffith.

    Il devait être aux environs de deux heures du matin. La pleine lune, pourtant si brillante, semblait jouer à cache-cache avec les nuages et elle diffusait une douce lumière blanchâtre par intermittence. Aisling ne parvenait pas à dormir, son lit était situé juste en face d'une fenêtre et les rayons de lune lui arrivaient en plein dessus. Certes elle aurait pu fermer les lourds rideaux de velours du lit à baldaquin mais quand ils étaient clos, elle se sentait oppressée, comprimée et il lui aurait été encore plus difficile de s'endormir. Le temps s'étirait indéfiniment tel un élastique qui ne reviendrait jamais à sa forme initiale avec une vitesse fulgurante et la jeune femme ne trouvait toujours pas le sommeil. Elle s'assit alors sur son lit en soupirant et glissa ses pieds jusqu'à alors maintenus au chaud sous les couvertures dans ses chaussons glacés par les dalles de pierre qui composaient le sol. Aisling avait toujours aimé les balades nocturnes et elle voyait en ses nombreuses insomnies une occasion d'explorer le château qui l'intriguait au plus haut point, comme ce devait être le cas de nombreux élèves à Poudlard.
    Sa passion pour le vol combinée à son envie de découverte la poussa alors à descendre dans la salle commune à pas de loup. Jetant un oeil sur la salle circulaire semblant vide, elle s'avança avec précaution, longeant les murs et atténuant autant que possible le bruit de ses pas. Les braises qui indiquaient qu'un feu brûlait ici quelques instants, rougeoyaient dans l'obscurité telles des yeux rouges et brillants qui la fixaient alors que la russe traversait la pièce. Un léger froissement de tissu sur sa droite l'alerta et la jeune fille s'immobilisa, les sens en alerte et le coeur battant la chamade. Observant du coin de l'oeil, elle vit une fenêtre entrouverte et un rideau dont les tentures bruissaient doucement. Le corps tendu et alerte d'Aisling se relâcha et elle laissa échapper un petit soupir de soulagement. Poursuivant sa marche, elle ne perçut pas l'ombre qui se glissait derrière elle et la suivait à l'extérieur.

    Les couloirs étaient déserts à cette heure-ci, ce qui était tout à fait normal vu l'interdiction de circuler dans le château la nuit, et Aisling n'eut pas à se cacher, les pas de Rusard ne résonnant pas à proximité. Cet affreux concierge l'avait déjà coincée à de nombreuses reprises lors de ses balades nocturnes et elle avait pour cela écopé d'un certain nombre d'heures de colle. Malgré tout, elle continuait à se promener la nuit, profitant de ces excursions pour réfléchir calmement et s'apaiser. Tournant au coin du couloir du troisième étage, il lui sembla entendre un bruit tout près d'elle et la russe se glissa derrière une statue disparaissant dans l'ombre de celle-ci. Elle s'attendait à voir passer un professeur ou bien même un élève mais ce ne fut que le silence qui lui répondit. Patientant cependant quelques minutes, la jeune fille dû bien se faire une raison et poursuivre sa route. Elle sortit de l'ombre et continua en redoublant de prudence. Le reste du voyage jusqu'à la lourde porte d'entrée se passa sans encombres et la noir et or se retrouva bien vite dans l'immense parc entourant Poudlard.

    Là, Aisling lança un sortilège d'attraction qui ramena à elle son balai qui traînait dans le stade de Quidditch après son dernier entraînement. Enfourchant son balai, elle s'éleva doucement dans les airs avant de foncer vers le terrain, frôlant du bout du pied la cîme des arbres. L'air qui filait dans ses cheveux lui procurait une sensation de liberté et d'intense bien être, chose qu'Aisling avait du mal à éprouver ces derniers temps. Un mouvement en contre-bas attira son attention et la jeune fille observa l'emplacement, les sourcils froncés. Elle avait une curieuse impression depuis qu'elle était sortie de la salle commune et même maintenant, elle n'arrivait pas à profiter pleinement du moment. Haussant les épaules, la Poufsouffle tenta de se convaincre qu'il s'agissait d'un animal et qu'il n'y avait aucune raison de s'inquiéter. Son balai commençait à montrer quelque signe de fatigue, après tout c'était un très vieux modèle qu'elle avait hérité de son oncle en Irlande. Elle avait appris à voler dessus et elle le gardait plus par affection que pour son efficacité. Malgré tout, la jeune fille pensait qu'un bon joueur de quidditch devait être capable de gagner peu importe son balai, tout résidant dans le talent du joueur. Aussi ne se préoccupait-elle pas tellement de sa “monture” ou alors pas autant qu'elle ne l'aurait du, les volutes de fumée s'élevant de l'arrière du balai le démontrant. Aisling se trouvait alors à une vingtaine de mètres du sol et elle savait pertinemment qu'une chute pareille lui serait fatale.

    La Poufsouffle réussit à diminuer quelque peu son altitude mais le sol était toujours aussi désespérément loin. Son balai réussi finalement à se stabiliser à une quinzaine de mètres du sol et Aisling poussa un soupir de soulagement mais alors qu'elle entamait la descente, le Brossdur11 s'emballa et piqua droit vers le sol. N'ayant d'autre choix, l'irlandaise sauta sur le côté et sentit son propre poids l'entraîner inexorablement vers le sol. On dit qu'on voit notre vie défiler devant nos yeux quand on sent la mort imminente, mais ce ne fut qu'un défilé de feuilles et de branches qu'aperçut la jeune fille. Fermant les yeux en prévision de la chute, réflexe absolument absurde et pourtant tellement courant, elle s'attendait à sentir son corps percuter violemment le sol d'un instant à l'autre. Etrangement, elle ne sentit que quelque chose de chaud et plutôt sous elle. Ouvrant craintivement un oeil, elle découvrit le visage rougie par l'effort de Griffith juste au-dessus d'elle. Il l'observait en souriant malgré le poids d'Aisling, malgré la force de la chute et malgré l'effort qu'il avait du fournir. Il la déposa délicatement au sol et s'assit près d'elle. A l'époque, ils ne se connaissaient que très peu et, à vrai dire, ils ne se parlaient pas. Mais au final, Griffith avait su être là quand il le fallait. Encore sous le choc de sa vertigineuse chute, Aisling l'observait d'un air ébahi, ses grands yeux gris clairs le fixant comme s'il était un extra-terrestre, ne comprenant pas un iota de ce qui venait de se passer. Elle sentit comme un noeud au creux de son ventre et des larmes à la fois de peur et de soulagement vinrent border ses yeux. Sanglotant, elle enfouit son visage dans l'épaule de Griffith, peu importait alors qu'elle ne le connaisse par réellement, elle lui devait la vie et avait eu la plus grosse frayeur depuis sa naissance. C'est là que naquit leur complicité et leur amitié.


    - Si tu n'avais pas était là.. murmura-t-elle. Cette nuit, si tu n'avais pas aussi eu envie de te balader ... La vie ne tient qu'à un fil, qu'à une succession de hasard en fait. J'ai fait tout un tas de rencontres ici, de bonnes comme toi, de mauvaises comme pas mal de gens, j'ai beaucoup appris de par les cours ou par l'expérience de la vie. Quand j'ai quitté la Russie, je n'avais rien, je ne savais rien. Je ne savais rien mis à part que j'étais douée pour la magie, c'était la seule chose que je faisais depuis que j'étais née en même temps. Mon père n'était ... n'est pas quelqu'un de fréquentable. Je dirais même que c'est plutôt quelqu'un d'horrible et d'effroyable. Je suis sa propre fille et pourtant je m'en rends compte, même quand j'avais quatre ans je le savais. C'est pour cela que j'ai quitté la Russie. Je suis venue en Irlande pour échapper à son contrôle et pour ne pas venir grossir les rangs de l'armée des ténèbres. Je sais au fond de moi que je ne veux pas être comme lui, je ne veux pas faire ce qu'il fait. Mais nous savons tout les deux qu'il est possible de changer quelqu'un peu importe sa véritable nature. L'être humain est maléable à souhait. Dans tout les cas, rien ne changera de mes sentiments envers toi. Je sais que tout à toujours était informel entre nous mais je t'aime énormément, tu es un ami, un frère, un compagnon de connerie et je te dois la vie.
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MessageSujet: Re: Take another ride on the sunshine highway ... {Griffith Hartfly}   Aujourd'hui à 12:00
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Take another ride on the sunshine highway ... {Griffith Hartfly}

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