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 Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]

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MessageSujet: Re: Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]   Lun 24 Mai - 3:35
    Après que j'ai pu prendre le contrôle en main, on s'embrassa de multiples fois. Timidement au début, puis plus passionnels. Ensuite, de baisers passionnels on passa à des baisers à des baisers corporels. On unit nos corps et comme certains jeunes moldus diraient, on est en train de passer un moment de fou. De toute façon, je pouvais passer pour une vraie petite sainte, mais en fait, quand on me poussait vraiment, je pouvais me révéler complètement déjantée. Déjantée, folle, tarée, appelez ça comme vous voudrez. J'étais un démon aux allures d'ange. Un démon qui, face au problème, trouvait toujours une solution. Ou presque. Quand il n'était pas influencé, ce démon. Là, l'alcool m'avait poussé à faire ce que je n'aurais jamais fait en temps normal, à savoir me mettre presque nue devant Elliyöt. C'est vrai, on se connaissait depuis quelques mois déjà et on venait juste d'avouer qu'on s'aimait. On commençait tout juste à sortir ensemble et voilà que je me retrouvais dans ses bras, son corps contre le mien, nos mains se baladant partout, des baisers se perdant sur la moindre parcelle de peau nue. Enfin, je ne saurais décrire ce moment tant j'étais heureuse d'être avec celui que j'aimais, tant je trouvais que lui et moi formions une parfaite alchimie. Je pensais sincèrement qu'en fait, on aurait dû être ensemble depuis longtemps. Mais, auparavant, je ne le connaissais pas, donc je ne pouvais pas savoir. Pourtant, le simple fait de lui avoir parlé, le jour où on s'est rencontré, le simple fait de l'avoir réconforter, j'ai eu l'impression que je le connaissais depuis un bon moment. J'avais l'impression de le connaître. Après tout, peut-être était-ce mon imagination qui me jouait des tours. Peut-être qu'en réalité, je ne le connaissais pas et que, par cet échange corporel ( si on pouvait dire ça ), j'apprenais à le connaître. Je ne demandais que ça, de le connaître encore plus que ce que je savais de lui. Maintenant qu'on sortait ensemble, je voulais apprendre à savoir qui il était, quels sont ses goûts et autres choses du genre.
    Après ce corps à corps rapproché, qui pour moi avait été un pur moment de bonheur, on s'endormit, serré l'un contre l'autre. Collés comme on l'était, ça me faisait penser à une phrase que j'avais lu dans un livre. Une phrase sortie tout droit de l'Antigone d'Anouilh. « Deux bêtes se serraient l'une contre l'autre pour se tenir chaud,. ». A quelques mots près. J'esquissais un sourire. Sauf que nous, on n'avait pas besoin de se coller l'un à l'autre pour se tenir chaud. On va d'ailleurs passer outre cet épisode. Je ne suis pas là pour parler de ça, et franchement, je pense que je devrais garder ça pour moi même. Enfin peut-être que je demanderais quelques conseils à Diana ou à Evelyn. Elles sont mes meilleures amies, elles sauront me conseiller. Ou pas. Enfin, c'est sur un nuage d'euphorie totale que je posais la tête sur le torse du Rouge et Or et que je fermais les yeux afin de le rejoindre dans le monde des rêves.

    J'étais trop bien dans mon rêve. Je ne voulais pas le quitter si vite. Je me disais que, si j'ouvrais les yeux, j'allais de nouveau rencontrer la terre ferme. J'allais de nouveau devoir faire face à la dure réalité. Et je me rendrais alors compte que tous les derniers instants passés avaient été inventés. Et je n'aurais que mes deux yeux pour pleurer. Il fallait que je garde les yeux fermés. Je ne voulais pas me réveiller. Je voulais continuer à rêver, à alimenter mon imagination. Mais, je le devais. Je ne sentis pas le baiser qu'on me mit sur l'épaule. Ça se passait dans un rêve, je ne pouvais pas le sentir. En revanche, je sentis comme un léger courant d'air sur la peau de mon cou. Allons bon ! Dans un rêve, de toute façon, tous nos sens étaient annihilés. Peut-être qu'en fin de compte, ce n'était pas un rêve. Peut-être que mon euphorie, ma joie, mon bonheur, était réel. Je sentis une main passer dans mon dos. Je frissonnais et me collais davantage à... Un corps ! Je clignais plusieurs fois des yeux avant de les ouvrir. Je tombais sur un visage. Un visage illuminé par un sourire radieux. Je ne pus pas m'en empêcher d'en esquisser un à mon tour.

    « Bonjour mon ange. »
    Hum, une voix que je ne connaissais que trop bien. Une main vint caresser mon visage. J'observais le sourire amoureux qu'Elliyöt affichait. Là, j'eus la certitude qu'il m'appartenait. Cette caresse faciale s'ensuivie d'un baiser. Que je rendis, bien évidemment. C'était tout naturel pour moi de rendre ce qu'on me prêtait. Enfin, on ne prêtait jamais un baiser. Mais, pour moi, c'était une marque d'engagement. Je m'étais engagée vis-à-vis du Gryffondor. Le soutenir. Le réconforter. L'aimer. Puisque c'était pour ça que j'étais avec lui. Je lui adressais à mon tour un sourire éclatant, amoureux, limite fascinant, envoutant. Je l'aimais, il n'y avait rien à redire. Je posais à mon tour ma main sur son visage et je l'observais longuement. Avec mon pouce, je dessinais des arcs de cercle sur sa joue. Je respirais son odeur. Je ne savais pas comment la qualifier, d'ailleurs. Une odeur d'amour, sûrement. Puis, d'une voix basse, mais sûre et un peu langoureuse, je lui dis :
    « Bonjour, monsieur Caldwell. »
    Je lui adressais un immense sourire, plein d'espoir, un sourire rempli de joie, un sourire. Je l'observais avec des yeux amoureux, eux aussi remplis de joie. Je fixais ses iris vert d'eau, et je vis, et je vis... Pleins de choses. Des choses qui firent faire des bonds à mon cœur, qui me donnèrent des bouffées de chaleurs, qui me firent frissonner, par la même occasion. Quelque chose brûla en moi, dans mon ventre, dans mon cœur, dans ma tête. Je brûlais et par sa faute. De toute façon, j'étais prête à parier que lui aussi ressentait la même chose. Bon, après, je n'étais pas en lui pour savoir ce qu'il ressentait. Même si j'aurais aimé me fondre en lui, là, en cet instant, ne faire plus qu'un avec lui, avoir un seul cœur qui bat pour deux esprits qui s'aiment. Une unique raison de vivre. Je continuais de l'observer. Le soleil jouait avec sa peau, la teintant de reflets dorés. Il la chauffait et il s'en dégageait une odeur agréable. Une odeur de beau temps. Une odeur de soleil. Une odeur de bonheur. Ma main vint à quitter sa joue et partit à l'aventure sur son bras. Je passais mes doigts là où était le soleil. Je glissais ma main dans son dos et fermais les yeux tout en collant ma tête contre son torse. Je gémis un petit peu et je restais quelques secondes ainsi. Puis, je rouvris les yeux, décollais ma tête de son torse et je plongeais de nouveau mon regard dans le sien.
    « Comment vas-tu ? Bien dormi ? »
    Je lui adressais un ultime sourire avant de promener mon regard sur ce que je pouvais voir de la salle. Il y avait encore la table basse, qui avait un peu bougé de place. Quelques vêtements étaient posés dessus, pèle-mêle. La plupart d'entre eux résidaient par terre, eux aussi complètement mélangé. Je voyais, de là où j'étais, la fenêtre, avec laquelle je me sentais si bien, quelques heures auparavant. Ma robe gisait à ses pieds, gros tas de chiffon. Je me relevais à moitié, suffisamment pour voir par dessus le dossier du canapé. Un marteau venait de prendre possession de ma tête. Et ça me faisait mal ! Non, mais vous pouvez pas imaginer la douleur que je ressentais là. Je vis, quelque part derrière le canapé, des éclats de verre. Tiens, des bouteilles s'étaient cassées ? La douleur qui martelait mon crâne devenait de plus en plus insupportable. Je croisais mes bras sur le dossier et y enfouis ma tête. Dedans mes bras croisés, s'entend. Je gémis, mais cette fois-ci de douleur.
    « Dis, Elliyöt, quel heure est-il ? Et qu'ai-je fait cette nuit ? Je ne garde presque aucun souvenir. Sauf... »
    Ma phrase resta en suspens. Parfois, les silences parlaient plus que de simples mots. Je sais qu'il n'aurait aucun mal à deviner. On dit aussi que des paroles peuvent se révéler réconfortantes. Comme un baume qu'on applique sur la partie blessée. Mais les silences eux-mêmes pouvaient se révéler tout aussi bénéfiques que les mots qu'on pouvait prononcer à la personne ayant subi un choc dont elle s'en remettait difficilement. Cependant, les paroles et les silences n'étaient pas seulement fait pour réconforter. Ils étaient aussi fait pour faire passer des messages, comme moyen de faire comprendre quelque chose à quelqu'un. Quand les circonstances nous obligeaient à parler, il fallait le faire, avec de la retenue, quand même. Et, lorsqu'on devait se taire, bah on se taisait, tout simplement. De toute façon, autant de fier à son instinct et à son cœur. C'étaient eux, les meilleurs guides qui pouvaient exister. Je relevais la tête au bout d'une dizaine de minutes, en soupirant. Je me retournais vers l'homme allongé sur le canapé, à côté de moi. Je fixais son visage serein, souriant. Je soupirais de nouveau.
    « Que m'est-il arrivé ? Pourquoi... Pourquoi je ne me souviens de rien ? Pourquoi... Qu'ai-je fait ? Enfin je veux dire, je suis arrivée dans la salle, je t'ai vu là, seul. Avec une bouteille, il me semble. Je suis venue te parler, et tu étais... Bizarre. Ensuite, je t'ai empêché de vider d'autres bouteilles. Ensuite, il y a eu cette promesse. Qu'on s'est redite. Je me souviens aussi que je t'avais raconté ma vie. On a dansé ensuite, on s'est embrassé. Puis, après, plus rien. Elliyöt... Je... »
    Je me rallongeais sur le canapé, me blottissais de nouveau tout contre son corps. Je soupirais de nouveau. Je restais songeuse, attendant sa réponse. Je dessinais, sur ses hanches, des choses invisibles. Je sentis le soleil taper contre sa peau. J'aurais voulu lui conseiller de se tourner de l'autre côté, afin qu'il ne bronze pas que d'un seul côté. Ça ne serait pas esthétique après. Mais je m'en fichais. Je savais que pour l'instant, j'étais privilégiée car je le voyais tel qu'il était, dans son plus simple appareil. Il m'avait tenu dans ses bras, moi aussi vêtue comme Ève. Aucun garçon n'avait eu le droit de me voir comme ça. Il fallait bien une première fois à tout. Donc, de toute manière, il aurait bien fallu que ça tombe tôt ou tard. Je posais mon front contre le sien, nez contre nez. Je remontais ma main qui dessinait vers ses épaules. Je plantais, sur ses lèvres, de furtifs baisers, aussi légers que les ailes d'un papillon. Je sentis de nouveau la fièvre m'envahir. De nouvelles bouffées de chaleur vinrent s'emparer de moi et un nouveau truc bizarre me faisait un truc bizarre dans le bas du ventre. Il n'y avait aucun doute dessus, j'étais vraiment, mais vraiment, amoureuse de lui. Bon, vous me direz : elle est tellement amoureuse de lui que quand ils se sont déclarés l'un à l'autre, ils ont couché ensemble. Et bien, je vous répondrais que l'alcool m'a beaucoup aidé. Elle m'a fait devenir une femme moins timide, plus extravertie, dévergondée. Alors, pour commencer, je remercie chaleureusement la bouteille d'alcool que je me suis faite hier ( et qui, accessoirement, est maintenant réduite en éclats de verre ). Je remercie Elliyöt de m'avoir fait passer une nuit telle que je n'en ai jamais connu. Et enfin, je remercie le Bon Dieu qui ne m'a pas puni ( ou tout du moins, pas encore ).
    « Elliyöt, je t'ai déjà dit que je t'aimais ? Que je ne t'aimais pas de cet amour platonique, de cet amour qui ne me fait pas rebondir le cœur, mais de cet amour qui t'enivre les sens, qui te fait perdre contrôle de toi-même, qui te rend capable de faire n'importe quoi pour l'aimé. Tu as su faire rebondir mon cœur. Pas comme les autres abrutis avec qui je suis sortie. C'est différent cette fois-ci et je sens qu'on pourra aller très loin. Cependant, comme je ne suis pas devin, je préfère qu'on la vive au jour le jour, qu'on s'affiche comme étant heureux, qu'on se découvre encore au fil des jours. Car je t'aime. Ah !, et une dernière chose. Si je viens à mourir brutalement, ne me suis pas dans la tombe. Je ne voudrais pas ça. J'aimerais que tu sois heureux avec quelqu'un d'autre. Pourtant, je ne suis pas contre le fait de te retrouver directement là haut. Juste une question. Jusqu'où es-tu prêt à aller, par amour pour moi ? »
    A présent, je le regardais, un sourire énigmatique sur les lèvres. Je voulais savoir quelle était la grandeur de ce qu'il éprouvait pour moi. Car s'il avait couché avec moi pour rajouter une conquête à son tableau de chasse... Pourtant... Pourtant ! Pourtant rien. Que savais-je de lui, en fin de compte ? Je savais juste qu'il était bi, que ses parents l'avaient abandonné. Mais rien de plus. De toute façon, comme je lui ai dit, on va se découvrir au fil des jours. Mais, il ne nous reste plus beaucoup de temps. Les grandes vacances approchent à grands pas. Ensuite, on choisira des voies différentes. Lui pour faire médicomage, moi pour devenir auror. Rien que de penser à cette future séparation, ça me fichait le cafard. Je ne voulais pas le quitter. Je voulais qu'il reste auprès de moi, et pour un bon bout de temps. Certes, il ne fallait pas voir notre début de relation à long terme, mais je ne pouvais pas m'empêcher de penser qu'un jour, je serais seule. Seule. Face à la réalité. Non. Non, il avait dit qu'on ferait un bout de chemin ensemble. Ça voulait donc dire qu'il ne m'abandonnerait pas après les grandes vacances, hein ? Hein, que ça voulait dire ça ! Il ne pourrait pas de toute façon. Il a encore trop mal, plus qu'il ne le pense, sûrement, pour pouvoir se passer de moi. Il était plongé dans l'enfer des vices. J'étais son Ange. Je devais le sortir de là. Pas question de le laisser dans un tel état. S'il le faut, je ferais tout ce qui est dangereux pour qu'il oublie l'alcool. La cigarette, encore ça passe. Et aussi pour qu'il oublie d'aller voir ailleurs si jamais il trouvait que c'était le calme le plus total entre nous.
    Un parchemin puis une plume apparurent dans ma tête. Enfin façon de dire. Ils apparurent dans mes pensées. Qu'est-ce que ça vou... Me*de ! Les cours ! Mais je ne voulais pas partir. Ah ça, je ne pouvais pas. J'étais trop bien, là, à sentir ses mains sur moi. A sentir son souffle sur ma peau. A sentir ses lèvres sur les miennes.

    « Tu sais quoi, Elliyöt ? Les cours, ça ne me dit trop rien, aujourd'hui. Enfin, on peut louper les deux premiers cours et ensuite on y va histoire de ne pas se faire passer pour des fainéants. Et puis, il y aura bien quelqu'un pour deviner qu'on était ensemble, n'est-ce pas ? »
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Sorrow C. Caldwell
Nombre de chapitres écrits : 1970
Sang : Sang-mêlé
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MessageSujet: Re: Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]   Mer 26 Mai - 23:07
Un sourire. Et le monde lui sembla merveilleux. Elle lui avait sourit. Il lui avait sourit. Il était aux anges. Il n’avait plus envie de détacher ses yeux de son si joli sourire. Il avait envie de rester là, de la laisser dans ses bras. Il voulait que le temps s’arrête et qu’ils restent tout les deux. Pour toujours, à jamais. Jusqu’à la toute fin. Jusqu’à son dernier souffle. Jusqu’à ce que ses yeux se ferment. Mais il ne veut pas fermer les yeux. Il veut admirer pour toujours ce visage si joli qu’il aimait tant, ces traits si doux et si fins, ce sourire avec toutes ses belles dents blanches et alignées. Il ne voudrait jamais la laisser, ne jamais la quitter. La tenir dans ses bras pour toujours. L’aimer encore et encore, encore et toujours. Car oui, il l’aimait, de plus profond de lui, de son être et de son âme. Il l’aimait à en crever. Même Lulvia n’avait pas eu droit à un amour aussi fort. Même pas elle. Et cette fille-là, celle qu’il avait un jour aimé, il avait envie d’aller la voir et la narguer, et lui dire : « Tu vois, j’ai trouvé mieux que toi. » Oui, il avait trouvé mieux. Beaucoup mieux même. Il avait trouvé un ange, une femme, une perle inespérée. Et lui tout petit et misérable qu’il était, il avait réussit à lui faire sentir son amour, à ce qu’elle l’aime elle aussi. Un autre sourire sur son visage à lui. Il était heureux. Tellement, tellement heureux. Mais surtout et irrévocablement amoureux. Il lui appartenait. Oui. Il savait qu’il ne pourrait pas se détacher d’elle car sans elle, tout serait dépeuplé. Tout serait vide, moche, sans intérêt. Tout serait terne triste et il n’y aurait plus autant de lumière. Il n’y aurait plus cette lumière si éclatante, si magique, si belle, si lumineuse qui la représentait tellement. Il n’y aurait plus son ange à lui. Il n’aurait plus tellement de raison de vivre.

Elle posa sa main sur son visage il ferma les yeux. Ce si doux contact. Jamais il ne voudrait qu’il cesse. Sa main était si douce, si chaude, si fine et si belle. Il rouvrit les yeux et vit apparaître ce sourire-là. Ce sourire qui le transportait de bonheur. Qui lui donnait chaud au cœur et au bas du corps. Qui le rendait encore plus fou amoureux qu’il ne l’était. Plus possessif aussi, car il voulait que personne, aucun homme autre que lui, ne voit ce sourire magnifique, ce sourire amoureux, mystérieux qu’il aimait tant. Il voulait la garder pour lui. Il la garderait alors tout contre lui, possessivement. Car il lui appartenait et elle lui appartenait. Mais il savait que personne n’aurait droit à ce sourire et n’avait eut droit à ce sourire. Personne à part lui. Juste lui. Rien que lui. Elle fit des cercles sur sa joue. Il posa sa main dans ses cheveux, les caressa doucement. Ils étaient doux, beaux et blonds. Comme ceux des anges. Il sentait leur odeur. Une odeur de vanille et de cannelle. Une odeur d’ange, de douceur, de générosité et d’amour. Et puis elle ouvrit la bouche et puis il l’écouta. Et elle lui dit bonjour de cette voix magnifique. De cette voix langoureuse et envoutante. Il regarda alors sa bouche. Cette bouche qu’il avait tant embrassée durant cette nuit, tant aimé aussi. Et cette bouche qui l’avait tant martyrisé et tant embrassé. Cette bouche où ces lèvres avaient un si bon goût. Un goût de promesse d’éternité, d’amour infini, de dévouement acharné. Jamais il n’aurait pensé qu’un ange lui offre son corps et surtout sa bouche. Parce que le corps et la bouche des anges étaient sacrés. Les toucher étaient une profanation. On devrait avoir une malédiction si on les touchait. Mais là, pouvait-on dire que lui, petit humain qu’il était, pouvait subir une malédiction ? Après tout c’était l’ange qui c’était donné à lui, l’ange qui l’embrassait, ce même ange qui l’aimait encore et encore et qui était allongé sur lui en cette instant. Alors non. Là, la malédiction ne fonctionnait pas.

Ils se regardèrent. Et il fut hypnotisé par ses reflets dorés qui étaient dans les yeux marron de l’ange. Et puis, le soleil emplissait la pièce et ses cheveux blonds étaient eux aussi illuminés. Son cœur rata un battement. Et il ne lui manquait plus que les ailes et l’ange pourrait prendre son envole. La lumière du soleil donnait cette impression qu’elle portait une auréole autour de la tête. Il lui donnait un air rêveur, doux et terriblement chaleureux. Il continua de jouer avec ses cheveux les enroulant entre ses doigts, les emmêlant, les démêlant, en faisant ce qu’il voulait. Oui, il aimait un ange. Un magnifique ange. Il sentit alors la main de l’ange se poser sur son bras, le caresser. Un frisson lui parcourut le corps. Puis, les mains de l’ange descendirent dans son dos. Il la laissa faire. Il était comme une poupée entre ses doigts. Chaque endroit qu’elle touchait, le laissai fébrile, faible et lui laissait une trainée de feu. Comme-ci elle le brûlait. Ses mains à lui, passèrent sous ses cheveux, pour toucher sa nuque. Il la caressa, la massa doucement. Elle ferma les yeux, se laissa faire elle aussi et posa sa tête sur son torse. Il ne voyait plus son visage, mais sentait son souffle dessus. Il sourit alors. Et sa main continua de lui caresser cette nuque si fragile, si douce et qu’il avait tant de fois embrassé. Elle gémit, il sourit un peu plus. Un souvenir de cette nuit lui revint. Ca avait été si agréable, si chaleureux. Ca lui ressemblait peu à elle. Mais l’alcool y avait été pour beaucoup. Il se souvint alors de ses baisers, de son souffle sur sa peau, quand il entrait en elle, quand ils se disaient « je t’aime » et s’embrassaient avec passion, et fougue. Il avait tellement aimé cette nuit. Jamais, il n’oublierait ce moment passé avec elle. Jamais.

Elle rouvrit les yeux se redressa et la main du jeune homme tomba au niveau de ses reins. Elle lui demanda alors s’il avait bien dormit. Il sourit alors. Oui il avait bien dormit. Comment ne pas bien dormir dans ses bras ? Comme ne pas bien dormir dans les bras de sa bien aimée ? Il lui sourit alors doucement, amoureusement. Il posa alors ses lèvres de son front et lui déposa un bisou. Son nez croisa le sien et il joua avec. Il lui répondit alors avec douceur et gaieté dans sa voix :

ELLIYÖT♠♠ Je vais très bien. J’ai très bien dormi dans tes bras. Comment ne pas bien dormir dans les bras d’un si joli ange ?

C’était presque un murmure. Il lui sourit et se mit à caresser son dos. Il monta et remonta sa main. Et son autre main toucha son cou qu’il avait tellement embrassé la veille. Et qu’il aimait embrasser d’ailleurs. Elle se releva alors à moitié et il eut une vue sur sa poitrine. Sa main caressa alors sa taille et son ventre doucement. Il y dessina des cercles amoureux. Sa peau était si douce. Il regardait son cou. Il ne voulait prêter aucune attention à ce qui se passait autour. Il ne voulait plus penser à ce qu’ils avaient fait la veille, à ce que son ange avait pu cassé, ou à sa crise de folie devant les démons de son passé. D’ailleurs, il sentit que tout ceci était bien loin derrière lui. Comme-ci c’était un souvenir éphémère. Un cauchemar ancien, qui s’effaçait de sa mémoire. Il ne pensait qu’au magnifique corps qu’il avait devant lui et sur lui, mais aussi aux douces caresses qu’ils c’étaient donnés la veille et qu’ils se donnaient toujours. Elle croisa les bras et se mit à gémir de nouveau. Cette fois, pas comme tout à l’heure. Il comprit alors qu’elle avait mal quelque part. Il fronça un sourcil et caressa son bras et sa poitrine, et sa taille et son ventre.

DANAE♠♠ Dis, Elliyöt, quel heure est-il ? Et qu'ai-je fait cette nuit ? Je ne garde presque aucun souvenir. Sauf...

Elle laissa sa phrase en suspens. Et il sentit alors quelque chose en lui. Il revenait à la réalité. Il fit une petite moue contrariée. Il ne voulait pas revenir à la réalité. La chute était trop brutale. La réalité était trop brutale. Il voulait qu’elle ne pense pas à quel heure il était, ni à ce qu’elle a bien pu faire… Sauf ce qu’ils avaient fait tout les deux, en amoureux. Et il avait parfaitement compris où elle voulait en venir. Et il ne lui en voulait pas. L’alcool avait dû lui faire totalement oublié ce qu’elle avait fait la veille. Notamment l’épisode de la fenêtre. D’ailleurs rien que d’y penser, il avait envie de rire. Il avait été jaloux d’une fenêtre. Magnifique n’est ce pas ? D’une fenêtre. Danaé ne devait pas être habituée à l’alcool. Et elle devait avoir un bon mal de tête. Lui, il avait tellement l’habitude de se prendre de telles cuites, qu’il n’y faisait plus attention. C’était tellement habituel ; une routine comme une autre. Boire n’était jamais un sujet tabou chez lui. Il l’avait toujours fait depuis un an et demi. Il avait donc prit le pli, l’habitude. Et les mal de tête ne lui faisaient plus peur. Douce débauche, tant aimé. Il savait que ça serait sa dernière soirée à boire. Et à fumer aussi. Généralement, il fumait juste pour le plaisir de le faire, juste comme ça parce que les autres le faisaient. Ce n’était pas désagréable, mais il pouvait facilement s’en passer. Après tout, ce n’était très indispensable. Contrairement à l’alcool qui géraient pratiquement toutes ses soirées. Petit garçon plongé dans le vice. Il voulait s’en sortir. Et il le ferait pour son ange. Parce qu’elle méritait qu’on remue ciel et terre. Parce qu’elle était tout pour lui. Et puis, les anges ne devaient découvrir ce milieu-là. Ce n’était pas un milieu pour elle, ni un endroit. Elle méritait le paradis, les fleurs, les lettres enflammées d’amour. Elle méritait tout l’amour du monde. Elle méritait tout. Et elle commença à paniquer toute seule. Elle voulait savoir ce qui c’était passé la veille. Quand elle eu finit, elle se rallongea sur son torse et attendit alors sa réponse en dessinant des choses indivisibles avec son doigt sur ses hanches. Il passa ses mains dans son dos et continua à le caresser. Il massa une nouvelle fois sa nuque et elle se décontracta. Il lui embrassa les cheveux. Alors il lui dit doucement et tendrement tout en lui caressant le dos, la nuque et les hanches :

ELLIYÖT♠♠ Chut mon ange. Calme-toi, détend-toi. C’est normal que tu ne te souviennes de rien. L’alcool y est pour beaucoup. Et j’imagine que tu as mal à la tête. Le contre coup. Tu n’as pas la l’habitude de ce genre d’expérience. Mais e t’inquiète pas, tu n’as pas trop fait de dégâts. Enfin façon de parler hein. Il se mit à rire et désigna les bouteilles par terreOn va dire que l’alcool m’a fait rappelé tous les mauvais souvenirs que j’avais en moi. C’est pout ça que tu m’as trouvé si bizarre, si étrange, si fou et si désespéré. D’habitude l’alcool me fait oublier, mais là elle a tout amplifié. Après s’être embrassé, tu as vidé une bouteille d’alcool. Et tu t’es éprise de la magnifique fenêtre là-bas. Il la désigna alors un sourire amusé sur les lèvres.Tu l’embrassais, la chérissais plus que moi, même. J’avoue j’étais jaloux. Et puis après, il c’est passe ce qu’il c’est passé…

Il lui sourit alors amoureusement. Ses mains vinrent relever sa tête et il caressa son visage et arriva au niveau de ses tempes qu’il massa doucement. Le mal de tête allait passer. Il lui fallait juste un peu de calme et un peu de repos. Elle n’avait pas la langue de bois c’était déjà ça. Il avait l’habitude lui. Et c’était rare maintenant qu’il est ce genre de problème. Mais pour Danaé c’était sa première fois. Et boire autant n’était pas le mieux on va dire. Il lui avait conté leur soirée. C’était à peu près tout ce qu’elle avait fait. Il sourit. Elle n’avait pas été trop dévergondée avec l’alcool. Contrairement à d’autres filles qu’il avait vu… Quoique, tombée amoureuse d’une fenêtre ! Il fallait le faire. Mais bon, il ne lui en voulait pas. Il avait été pire pour sa première fois : les gens on eu droit à un streap tease intégral. Oui, il n’était pas très fier de ce qu’il avait fait. Quoique, maintenant en y pensant : le ridicule ne tue pas. Elle posa alors son front sur le sien et il sentit son souffle chaud et ses lèvres toutes près. Sa main monta sur sa joue, la caressa. Et puis elle l’embrassa. Des baisers cours, doux, enflammés. Il chercha plusieurs fois à prolonger le baiser mais elle ne se laissait pas faire. Sa main descendit alors dans son cou, le redessinant. Et puis il mordilla sa lèvre doucement, sans lui faire mal.

DANAE♠♠ Elliyöt, je t'ai déjà dit que je t'aimais ? Que je ne t'aimais pas de cet amour platonique, de cet amour qui ne me fait pas rebondir le cœur, mais de cet amour qui t'enivre les sens, qui te fait perdre contrôle de toi-même, qui te rend capable de faire n'importe quoi pour l'aimé. Tu as su faire rebondir mon cœur. Pas comme les autres abrutis avec qui je suis sortie. C'est différent cette fois-ci et je sens qu'on pourra aller très loin. Cependant, comme je ne suis pas devin, je préfère qu'on la vive au jour le jour, qu'on s'affiche comme étant heureux, qu'on se découvre encore au fil des jours. Car je t'aime. Ah !, et une dernière chose. Si je viens à mourir brutalement, ne me suis pas dans la tombe. Je ne voudrais pas ça. J'aimerais que tu sois heureux avec quelqu'un d'autre. Pourtant, je ne suis pas contre le fait de te retrouver directement là haut. Juste une question. Jusqu'où es-tu prêt à aller, par amour pour moi ?

Elle venait de lui faire une véritable déclaration d’amour. Il sourit. Il était content, heureux. Elle avait raison : vivre cet amour au jour le jour. Et maintenant c’est ce qu’il faisait, il vivait sa vie au jour le jour sans penser à demain. Ce qu’elle lui dit lui transporta le cœur. Elle l’aimait. Elle l’aimait ! Et pas d’un amour quelconque, d’un amour comme celui qu’elle avait éprouvé pour les autres. Lui aussi il le savait. Ca irait loin, très loin même. Il le sentait plus que jamais. Ce qui était relativement étonnant chez Elliyöt c’est qu’il était toujours très empathe avec les gens. Il sentait des choses que peu de gens voyaient et il ne se trompait que très rarement sur le compte des gens. Ca avait toujours été. Il était intuitif et savait parfois les choses à l’avance. Il avait toujours un petit pressentiment par ici ou par là. Et il faisait toujours confiance à son intuition. Et là, il le sentait. Il le savait. Ca irait loin tout les deux. Et il savait de toute façon, que cette fille-là, il ne la laisserait pas s’en aller. Jamais. Si elle voulait partir, il la laisserait. Il ne pouvait forcer quelqu’un à rester. Mais ça lui ferait mal, très mal. Encore plus mal qu’avec Lulvia. Et il savait que cette fois, il ne s’en relèverait pas. Parce qu’on oubli pas un être pareil, une personne aussi magnifique et un ange aussi majestueux. Il savait tout ça. Il le sentait au plus profond de son être. Et quand elle lui parla de si elle allait disparaître, son cœur rata un nouveau battement. Non ! Son ange ne pouvait pas disparaitre. Les anges étaient immortels…. Pas celui-là malheureusement. Il ne voulait même pas y penser. Il ne voulait même pas penser à ce qu’elle disparaisse. S’il y avait bien un mot qu’il ne comprendrait jamais c’est bien le mot « veuf ». Pour lui ça ne voulait rien dire.Être veuf. C’était totalement débile. Comment continuer à vivre quand l’être que vous aimez le plus au monde, l’amour de votre vie disparait et vous laisse ? Comment ? Lui, il ne pourrait pas. Jamais. Il mourrait avec elle. Comme Roméo l’a fait pour Juliette. Comme Cléopâtre avec Antoine. Comme Junie avec Britannicus. Mourir pour la personne qu’il aimait par-dessus tout. Une mort respectable à ses yeux. Une mort qui valait le coup. Alors rejoindre sa bien aimée dans les cieux, ne le dérangerait pas. Il se dévouerait jusqu’à la fin pour elle. Pour l’amour de sa vie. Pour son amour. Alors penser que son ange s’éteindrait lui fit un choc. Non. Impossible. Instinctivement il la serra un peu contre lui, la rapprocha. Jamais. Sans elle, plutôt mourir.

ELLIYÖT♠♠ Danaé. Ne dit pas ça s’il te plait. Ne dit pas que tu vas t’éteindre, ne dit pas que ta lumière va se faner, que ton sourire va disparaître. Impossible. Je ne veux pas y penser. Jamais. Je t’aime Danaé. Je t’aime comme un fou. Je t’aime à en crever. Alors je vais répondre à ta question : je serais près à mourir pour toi. A soulever ciel et terre. A défier les dieux et les forces de la nature. A tuer même s’il le fallait. Cet amour là, celui que je ressens, qui fait battre mon cœur à tout rompre quand nos lèvres se croisent ou quand je te vois, ou quand je te souris, il est unique, magnifique, grandiose. A ta hauteur. Et encore, il n’y aurait pas assez de mots pour décrire ce que je ressens pour toi mon Amour. Aucun mot ne pourrait qualifier mon amour pour toi. Alors je ne pourrais pas refaire ma vie si tu disparaissais. Tu sais, si on venait à se marier, avoir des enfants et que tu disparaissais d’un coup, comme ça, je ne referais pas ma vie. Jamais. Je te rejoindrais parmi les anges. Ou alors peut-être irais-je en enfer, je ne sais pas, et si c’est le cas je défierais le diable et viendrait te rejoindre dans les cieux pour t’enlever et t’emmener dans un endroit calme où les anges et les démons s’aiment. Je te suivrais donc sous terre. Car tu sais, il existe un mot qui pour moi ne veut rien dire. Ce mot est « veuf ». Jamais je ne serais veuf. Jamais. Vivre sans l’être cher, sans l’amour de sa vie. Jamais. Plutôt mourir. Et donc, s’il le fallait bel ange, je mourrais, me sacrifierais pour toi. Parce que je t’aime. Et je peux te dire que même Lulvia n’a jamais eu un amour pareil. Je t’aime et je ne cesserais jamais de t’aimer bel ange.

Il la regardait droit dans les yeux quand il lui avait dit tout ça. Il reprit sa respiration. Voilà, elle savait à présent l’étendue de son amour pour elle. Elle le savait et ne pourrait l’ignorer. Comme lui d’ailleurs. Et il se sentait flatté d’être si aimé par un seul être, lui qui ne méritait pas tellement ça finalement. Il passa une main dans ses cheveux et les caressa doucement. Il ne pensait plus au temps. Pour lui, tout c’était arrêté. Il ne vivait plus que pour elle, que pour l’instant présent. Il ne voulait pas d’ailleurs sortir de cette pièce et aller voir les autres. Il voulait rester là, elle dans ses bras. Il voulait continuer à la caresser, l’embrasser, lui dire des mots doux. Il ne voulait pas se séparer d’elle. Il ne voulait pas. Mais voilà, Danaé ouvrit la bouche et lui rappela l’horrible réalité : les cours. Il l’écouta attentivement. Ca lui semblait équitable. Deux heures avec elle, et après les cours. Ils avaient dû déjà rater la première heure de cours de la matinée. Ce n’était pas bien gave après tout. Pas du tout même. Et puis elle avait raison : il y aurait bel et bien quelqu’un pour dire qu’ils sont ensembles. Et cette personne se serait lui. Car il avait envie de le crier de partout, à n’importe qui, n’importe quand. Il avait envie que les autres le sache, que le monde entier soit au courant qu’il aime un ange. Un magnifique ange. Et il ferait jalouser les autres. Par ce que les autres, eux, ils n’ont pas pour eux tout seuls l’amour d’un ange. Ils n’ont jamais vu le corps d’un ange, n’ont jamais goûté à leur peau, ni s’être fondu en un ange. Non personne. Et personne d’autre que lui et lui tout seul ne le saurait. Alors oui, il lui semblait que ça lui était équitable. Mais il profiterait des quelques heures avec son ange tout seul.

ELLIYÖT♠♠ D’accord. Ca ne semble équitable. Mais je compte bien profiter de ses deux heures avec toi.

Il afficha un sourire malin sur son visage. Puis un sourire séducteur. Il la regarda longuement, se mordit la lèvre se redressa légèrement, atteignit sa bouche et l’embrassa langoureusement. Ses mains se baladaient de partout. Elles ne restaient jamais à un même endroit. Jamais. Elles n’avaient aucunes limites. Elles allaient où elles voulaient mais surtout aux grés des formes de la belle jeune fille. Le baiser dura longtemps. Et quand leur bouche se séparèrent, leur souffle était court. Il lui sourit alors et posa son front contre le sien. Il ferma les yeux, respira un bon coup. Son odeur lui rempli les poumons et le délecta. Il l’embrassa une nouvelle fois et puis embrassa son menton et descendit dans son cou, sur sa gorge, et sur ses épaules, mordillant certaines endroits. Puis, il s’arrêta. Et lui demanda alors :

ELLIYÖT♠♠ Tu as faim ?


Animal I have become

i can't escape this hell so many times i've tried but i'm still caged inside somebody get me through this nightmare i can't control myself so what if you can see the darkest side of me? no one would ever change this animal i have become help me believe it's not the real me somebody help me tame this animal © belzébuth
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MessageSujet: Re: Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]   Mer 2 Juin - 21:07
    Je l'observais durant des minutes que j'avais arrêté de compter. D'ailleurs, en sa présence, je ne comptais plus les minutes, ça ne servait à rien. Quand on aime, on ne compte pas, hein ! Et puis, quand on aimait trop, fallait mieux ne pas compter, c'était dangereux pour les neurones. Et puis, je n'avais pas envie de compter. J'ai toujours été mauvaise avec les chiffres. Enfin pas tant que ça car je comptais le nombre d'heures que je passais avec lui. Et à chaque fois, je souriais, heureuse d'en passer un maximum, serrée entre ses bras. J'aimerais qu'il me garde tout contre lui, à tout jamais. Que ça fasse comme dans les contes pour enfants. On se mariera et on vivra heureux, pour très longtemps. Bon, après, les contes pour enfants n'étaient jamais fiables. Mais ça redonnait de l'espoir. Depuis mon enfance, j'étais persuadée que je vivais dans un conte de fées. J'étais persuadée que quelque chose m'arriverait. J'étais convaincue qu'un jour, un Prince Charmant viendrait m'enlever de mon donjon pour me mettre sur son blanc destrier et m'amener chez lui, loin, très loin de la misère qui rythmait ma vie. Je crois que là, je venais de trouver mon Prince Charmant. Celui qui m'avait emmené loin de mes problèmes. Celui avec qui j'avais conclu un pacte. Ce Prince là, c'était Elliyöt.
    « Je vais très bien. J'ai très bien dormi dans tes bras. Comment ne pas bien dormir dans les bras d'un si joli ange ? »
    J'esquissais un sourire qui aurait pu faire dix fois le tour de mon visage. Tout en moi semblait rayonner. Un mélange indescriptible de joie, de bonheur à l'état brut, pur. Cette sorte de bonheur, je l'avais cherché, pendant un long moment. En fait, le bonheur, c'est comme de l'or. On a beau creuser, fouiller, bêcher pour trouver de l'or, même si ce n'est qu'une paillette. On croit être heureux avec la paillette d'or. Pourtant, on sait qu'on va la perdre. Elle est si petite ! Au moindre coup de vent, hop ! Plus de paillette d'or. Alors on recommençait à creuser, fouiller, bêcher. On tombait toujours sur des paillettes, jusqu'au jour où on tombera sur la vraie grosse pépite d'or qui nous fera devenir complètement dingue. Ma pépite d'or, je l'avais trouvé. Après plusieurs paillettes, c'est elle qui me donnait de l'éclat dans les yeux, c'est elle que je voulais protéger plus que tout.
    Ange... Ange... Ange... N'avait-il que ce mot là à la bouche ? Non que ça me dérangeait d'être appelée comme ça, bien au contraire. Mais, je n'avais rien d'un ange. Les anges étaient des êtres prêt à aider n'importe qui. Moi, je n'aidais que les gens que je connaissais ou qui me le demandaient. Les anges n'étaient pas sensés porter de jugements sur telle ou telle personne. Ils n'étaient pas sensés faire de différences entre les personnes. Et les anges n'étaient pas sensés aimer qu'une seule personne. Ils se devaient d'aimer tout le monde. Mais, mon tout le monde à moi se résumait en un seul être : celui qui me tenait dans ses bras. J'avais envie de lui dire que j'étais loin d'être un ange, mais je n'avais pas envie de lui casser ses rêves, si je pouvais appeler ça comme ça.
    Après ce que je venais de dire, quant à savoir ce qu'on avait fait la soirée dernière, un silence s'installa. Je sentis la main du Rouge et Or qui parcourait mon corps et je me mis à frissonner. J'avais un peu froid, certes, mais aussi parce que je n'avais pas l'habitude de tant de contacts physiques avec le sexe opposé. Et puis, je me rendis compte que je me mettais à paniquer. Enfin c'était un bien grand mot, paniquer, mais je perdais la tête. Qu'avais-je fait ? Pourquoi mes souvenirs s'étaient envolés ? Comment ça se faisait ? Et pourquoi, pourquoi avais-je mal au crâne ? Pourquoi, quand je m'étais réveillée, je m'étais retrouvée nue contre Elliyöt, lui aussi nu ? C'est à ce moment là que je perdis pied, et que je commençais à m'affoler. Je m'étais ensuite rallonger contre ce torse contre lequel je m'étais pressée cette nuit, contre ce torse sur lequel mes mains étaient passées, sur lequel mes lèvres s'étaient plantées. Le torse de l'homme que j'aimais. Je sentis sa main passer sur ma nuque, sur mon dos et sur mes hanches. Je frissonnais de nouveau. Et il me répondit.
    L'alcool ? Comment ça l'alcool ? Je n'avais pas bu, c'était pas possible ! Pas moi ! Je n'étais pas comme ça ! Enfin j'avais pris quelques gorgées lorsque j'étais arrivée, mais c'était tout. Enfin je crois. Ah et nan, je me souviens de la bouteille que j'avais pris par terre. Je l'avais vraiment bu en entier ? Ah, ça y est, ma réputation de fille sage commençait à se dégrader. Ah et oui j'avais mal à la tête. Un mal de tête si... Indescriptible. J'avais l'impression qu'un marteau se baladait dans mon crâne et, dès que je bougeais ma tête, il venait taper un peu partout. Ah, en fait, si, j'avais fini la bouteille. Nan, c'est vraiment pas possible. Je ne pouvais pas avoir fini. Enfin comment expliquer mon mal de tête, après ? Et je m'étais éprise de la fenêtre ???? Lorsqu'il me l'a dit, il y a quelques secondes, je rigolais. Mais comment ais-je pu m'éprendre d'une fenêtre ? C'était complètement stupide, n'est-ce pas ? Je me redressais un peu afin de voir la fenêtre en entier. Le marteau continuait de taper dedans ma tête. Moi ? J'avais vraiment embrassé la fenêtre ? Je l'avais vraiment fait ? Je lui avais dit des mots doux et tout ? Oh mon dieu, heureusement que personne n'était là pour voir ça. Et puis, après, il s'est passé ce qu'il devait se passer. Elliyöt complètement bourré, moi complètement torchée, ça faisait un mélange qui ne devait pas se retrouver. Surtout si je m'étais amusée à le rendre jaloux. Je me rallongeais, encore une fois, posais ma tête contre son front et j'avais alors débité ma seconde phrase, après qu'il eût fini de me mordiller la lèvre. Enfin ma tirade, je devrais dire. Je n'ignorais pas les sourires heureux, amoureux qu'il me faisait et qui faisaient battre mon cœur.
    Lors de ma déclamation, je le vis sourire. Enfin, sur son visage, de multiples expressions passèrent. Je ne saurais pas les déchiffrer. J'étais captivée par ses yeux. Ses yeux d'un vert d'eau dans lesquels je plongeais volontiers pour m'y perdre. Je voulais plonger dedans et me noyer dans ses yeux. Mais ce n'était pas possible. Il me serra plus contre lui. Je me laissais faire. Je sentis malgré tout une grosse boule se former dans ma gorge, mais je ne dirais rien. Non, je ne dirais plus rien quant à ce sujet. Je ne voulais pas éclater en sanglots. Ce n'était pas le moment. Je n'avais pas envie de pleurer, une nouvelle fois. Pleurer de tristesse. Maintenant, je me devais de devenir une femme forte, une combattante, je me devais de passer outre les sentiments qui déchirent mon cœur avec une violence inouïe. Je me devais, pour le Nous qui existait désormais. Et il se mit à parler. Je l'écoutais d'une oreille attentive, malgré les bourdonnements de cette tristesse qui venait de s'accaparer d'une partie de mon esprit. Il serait prêt à tuer ? Mais, mais, mais ! Il est fou ! Jamais je ne voudrais cela ( même si, je dois l'avouer, je le pensais parfois bien fort ). A ces mots, je me mis à serrer son bras, du plus fort que je le pouvais, même si je ne m'en rendais pas compte. Plus il parlait, plus mon cœur se mit à battre de plus en plus fort. Je le sentais cogner contre ma cage thoracique, je le sentais prêt à percer ma poitrine pour aller s'échouer sur le torse du Gryffondor. Mais il n'en fut rien. Il continuait de parler, et, au fur et à mesure que les mots s'envolaient hors de sa bouche, je sentis en moi un sentiment de fierté, un sentiment d'amour puissant m'envahir. Là, tout de suite, maintenant, ici, j'aurais été prête à sauter sur Elliyöt et à l'embrasser comme je ne l'avais jamais fait auparavant. Après, est-ce que ma retenue aurait agi ? Est-ce que j'en aurais été capable ? Sûrement pas. Enfin, sauf s'il me le demandait... Là, ça se discuterait peut-être. Je serais sûrement prête à faire n'importe quoi pour lui. Non pas aller jusqu'à commettre un meurtre. Je ne suis pas bête à ce point là.

    « Elliyöt, et si je ne veux pas que toi tu meurs même si je pars, comment tu feras ? Si ce que je souhaite, si je venais à disparaître subitement de ce monde, c'est que tu refasses ta vie, tu ne le ferais pas ? Mais pourquoi ? Tu ne connais pas le mot veuf mais connais-tu le mot mort ? Et puis, tant que je suis là, je vivrais. Parce que maintenant, je n'ai plus le courage de me laisser aller. Tu m'as réouvert les yeux et je dois foncer sur la voix qui s'ouvre de nouveau à moi. Et pour ça, je te remercie. »
    Je lui lançais un regard amoureux. Un regard qu'il déchiffrerait facilement. Sans que je bouge la tête, je sentis mon cœur battre dans mes tempes. Le marteau semblait être revenu. Elliyöt m'avait massé les tempes mais ça n'était pas réellement passé. Tant pis, j'allais devoir faire avec. Je l'écoutais répondre à ma proposition et à ma question. Il allait rester ! Il voulait rester ! Il... Il n'allait pas partir ! J'étais prête, là, à laisser tomber les cours, pour passer le reste de la journée avec lui. Mais j'avais des examens en fin d'année. Et je voulais avoir un métier. Et je voulais avoir de l'argent pour avoir une maison, de beaux meubles et de quoi entretenir mes futurs enfants. Mais pourtant, l'amour était bien plus riche, bien plus précieux qu'un simple billet ou une simple pièce. Je caressais son visage, son torse, ses bras. Je caressais son âme avec mes yeux. Je caressais son cœur avec le mien. De nouveau, mon cœur fit un saut périlleux dans ma poitrine et je tentais de calmer les cabrioles qu'il faisait. Des cabrioles effrénées de petit poulain encore fougueux. J'aimais cette douleur. Car elle me mettait un baume là où j'en avais besoin. Une douleur qui me guérit. Étrange mais vrai.
    De multiples sourires passèrent sur son visage. Je le regardais changer d'expression, une fois de plus. Tout en se redressant, il se mordit la lèvre. Je fronçais des sourcils dans un air interrogateur, lui posant une question silencieuse à laquelle il répondit par un baiser empreint d'amour, d'une passion éclatante et encore nouvelle. Je me laissais faire, me contentant juste de me soumettre à ses mains inquisitrices et à ses lèvres demandeuses. Et le temps passait, sans qu'on s'en rende compte. C'était une union éternelle de nos lèvres. Jamais on se séparerait. Peut-être qu'il avait lancé silencieusement un sort de glu perpétuelle sur nos lèvres pour que quand elles se touches, elles ne puissent plus jamais se quitter. Oh, je suis sûre que quelqu'un l'a déjà fait. Je ne suis quand même pas la seule cruche à avoir pensé à ça. Non, il y en avait sûrement d'autres avant moi. Mais le baiser se rompit. On tentait de reprendre notre souffle. Il avait donc été long, ce baiser. Bah tant mieux ! La prochaine fois, on tentera de battre ce « record » ! Enfin, je ne me risquerais pas non plus à mourir rien qu'en embrassant Elliyöt. Tout son visage s'illumina lorsqu'il me regarda. Le mien devint alors un reflet du sien. Lorsque son front vint se poser contre le mien, je fermais les yeux. Mes paupières étaient brûlantes, fiévreuses. Comment ne pouvais-je pas l'être ? Je sentis son souffle me ravager le visage, mais je m'en fichais. Tant qu'il ne me faisait pas mal, tout pouvait aller. Je sentis la chaleur de ses lèvres se poser sur diverses parties de mon corps et des petites douleurs aiguës qui s'estompèrent vite à ces mêmes endroits. Puis, tout s'arrêta et j'entendis sa voix, une vraie mélodie parmi la cacophonie de mon cœur. Elle me chantait. Elle me demandait si j'avais faim. Un sourire espiègle, malicieux s'afficha sur ma figure et, tout en enroulant mes jambes autour de sa taille et tout en jetant mes bras autour de son cou, je lui répondis :

    « Oui, de toi ! »
    Je partis dans un petit rire joyeux avant de l'embrasser une fois encore. Je ponctuais ses lèvres de baisers plus ou moins longs qui étaient sensés aviver la passion qu'il ressentait pour moi. Pour moi c'était tout trouvé. Sans lui, je serais devenue une loque. Dès qu'il me quitterait, je serais comme un papier très très vieux qu'on sort d'une étagère très très vieille et remplie de poussière. Je m'effriterais lorsqu'on viendra me retrouver. Lorsque je mis fin à cette série de baisers, je lui adressais un sourire très très immense avant de lui demander d'une voix complice et aussi malicieuse que mon sourire :
    « Tu m'offres le petit déjeuner au lit, si je peux dire ? Bah c'est super ça ! Mais tu me proposes quoi ? En attendant que tu le prépares, je vais aller m'habiller. Même si t'es là pour me réchauffer, je commence à avoir froid. »
    Tout en rougissant, je le repoussais gentiment avant de me lever. Je m'assis sur le rebord du canapé et, quand je me mis debout, je fus prise de vertiges et d'un mal de tête douloureux. Je restais debout durant quelques minutes, la tête dans une main avant de faire le tri entre les vêtements qui se mélangeaient par terre, sur la table basse et ailleurs aussi. Ils avaient littéralement voltigé. Je me mis à rougir encore plus. Ouais, bon j'étais officiellement gênée. Je ramassais mes sous-vêtements, mon collant et je les enfilais. Sitôt qu'on quitterait cette salle, j'irais me doucher et je changerais de fringues pour en mettre des propres. Mais en attendant, je me contentais de ce que j'avais. Je me dirigeais vers l'endroit où gisait ma robe. Lorsque je la pris à pleines mains, elle était un peu humide. Mais elle sentait le vin ! Une odeur qui « m'engloutissait le cœur » ( Georges Dandin, Molière ), qui me donnait encore plus de vertiges. Mais, je pris le pas sur moi et décidais que malgré tout, ces vertiges et ces maux de tête dûs à l'alcool ne me vaincront pas. Je dépliais ma robe et l'agitais devant moi tout en demandant :
    « Euhhh... Je lui ai fait quoi à ma robe ? Je l'ai chérie, elle aussi ? »
    J'éclatais de rire. Non mais vraiment. La fenêtre. Fallait être sacrément débile, sacrément con pour pouvoir s'amouracher d'elle. Et pour rendre jaloux aussi celui qui nous aimait plus que tout. Après, les effets de l'alcool y était pour quelque chose. J'essayais de m'imaginer de multiples scénarios. Et chaque scénario déclenchait une nouvelle vague de rire. J'avais peut-être l'air idiote, à rire seule, mais j'avais tellement l'habitude ! Et puis le ridicule ne tuait pas. Pour toutes les fois où j'avais été ridicule... Je n'étais pas morte pour autant et heureusement ! Sinon, je serais morte née. Enfin non pas quand même, mais dans ma plus tendre enfance alors. Mais, à cet âge là, on ne se rend compte de rien. Qu'on ai l'air ridicule ou non, ça ne comptait pas. On se fichait de tout. Je bénissais cette époque où on avait tous été aveugles face à la réalité. Je bénissais cette époque où nos parents nous protégeaient pour faire de nous des hommes et des femmes de demain. La génération future sur laquelle se reposait désormais tout l'espoir des Hommes. Désormais, le destin du Monde était entre nos mains. A nous de jouer. Mais, franchement, comment le Monde pouvait tourner si la tendance était aux ados dépressifs, noyant leur chagrin, leur douleur dans tous les objets de la dépravation. Il n'y avait, pour eux, aucun moyen de s'en sortir. Enfin si mais c'était coûteux. Les cures de désintoxication n'étaient pas souvent très aimées de ces jeunes. Il y avait un moyen sûr de s'en sortir. Trouver quelqu'un qui avait la volonté de les faire sortir de cet enfer permanent.
    L'odeur de vin me remontait dans les narines. Gloups ! Fallait que je trouve un moyen de nettoyer cette fichue robe avant d'aller en cours. Enfin ouais, il fallait que je trouve une solution. Je n'avais pas envie qu'on me repère grâce à l'odeur de vin. Je n'avais pas besoin de ça. On saurait que j'avais picolé et des rumeurs partiraient de là. Alors, tandis que je regardais la nature, au dehors, je réfléchissais à un moyen de la nettoyer. Je n'avais pas encore étudier de sorts me permettant de le faire. Et je vis le soleil, à mi-chemin entre l'horizon et le zénith. J'ouvris des yeux ronds. Bon, il était approximativement 9neuf heures. Autrement dit, on venait de louper une heure de cours. Oh punaise ! Ça veut dire que j'aurais à rattraper trois heures de cours ? Oh Mon Dieu ! Et mes Aspics qui arrivaient à la fin de l'année ! Tant pis, j'allais devoir mettre les bouchées doubles pour pouvoir valider toutes les matières. Je me mis à soupirer avant de décider de faire un sort de récurvite à ma robe. L'odeur du savon qui bullait sur le tissu me rappelait l'odeur des vêtements du Rouge et Or. Bon, elle différait un peu, mais c'était toujours ça. J'allais pouvoir l'avoir sur moi toute la journée. J'allais pouvoir respirer le tissu et me rappeler cette soirée, cette nuit, où tout avait basculé. Un baiser, un je t'aime et un cœur qui bat pour deux. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.

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Sorrow C. Caldwell
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MessageSujet: Re: Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]   Mar 22 Juin - 20:57
ELLIYÖT♠♠ Tant pis Danaé, je partirais. S’il n’y a plus rien qui me retient, s’il n’y a rien qui m’attend après toi, je partirais. C’est égoïste, je sais. Mais l’égoïsme est humain, et je suis près à faire le sacrifice de ma vie pour toi. Oui, je sais ce qu’est la mort. Ne me demande pas pourquoi, ni comment, mais je le sais. C’est tout…

Sa voix partit dans le vague. Oui, il avait déjà côtoyer la mort. Mais à cette époque, à l’âge de deux ans, on avait bien prit soin de lui effacer sa mémoire. Quoi de plus légitime ? S’il s’en était souvenu, il n’aurait pas été le même petit garçon qu’il a été. Ses parents avaient jugés utile de lui effacer la mémoire. Il c’était fait agresser par un psychopathe qui avait presque faillit le tuer. Heureusement, à l’heure qu’il est, celui-ci n’était plus en liberté. Enfin ? c’est ce qu’il pensait. Il fronça un sourcil. Il ne se souvenait pas de l’année de ses deux ans. Il se souvenait toujours de tout. Mais l’année de ses deux ans jamais. Il trouvait ça curieux, et parfois impossible. Mais voilà, le sortilège d’oubliette faisait son effet. Et ses parents ne voudront jamais lui révéler quoique ce soit. Doux instinct parental. Doux amour filial. Mais à quel prix ?

Elle commença à caresser ses bras, son visage, son torse. Une bouffée de chaleur le prit alors. Un soupire. Son cœur s’emballa. Un sourire, puis un autre sourire. Il était heureux. Et ce petit bémol dans son enfance était oublié. Avec elle, il oubliait tout. Son nom, ses cours, le temps. Il était ailleurs, dans un autre monde, autre part. Et ça c’était le plus beau. La plus magique des choses. Elle arrivait à le transporter ailleurs. C’était magnifique. C’était magique. C’était la puissance de l’amour et du désir. Un désir flamboyant, brûlant. Un désir magnifique. Jamais il n’aurait pensé aimer de cette manière, jamais. Et le voilà repartit dans ses caresses. Toujours à la recherche des courbes de sa dulcinée, de ses lèvres rouges sang et d’émotions encore plus intenses les unes que les autres. Leur souffle étaient court. Il était définitivement heureux. Mais surtout amoureux. Amoureux d’un ange aux ailes blanches et au sourire éclatant. Un ange magnifiquement magique. Il avait chaud. Tout son corps brûlait, ainsi que tout son être. Il frissonna alors. Douces sensations. Du pur bonheur. Il lui demanda si elle avait faim. Elle sourit doucement. Il aimait ce sourire. Il aimait ses lèvres. Il aimait la courbe de son visage quand elle montrait ses dents. Il aimait ce petit bout de femme assise sur lui. Elle enroula ses jambes autour de sa taille. Son bas ventre se mit à chauffer. Elle passa ses bras autour de son cou, il caressa son dos. Et elle parla. Il sourit encore plus et se mit à rire. C’était tellement logique après tout. Elle l’embrassa et ne pu s’arrêter. Il eut un sourire. Il avait envie de rire. Il aimait quand elle faisait ça. Et elle s’arrêta. Il lui sourit. Elle lui sourit. Ils se sourirent.

DANAE♠♠ Tu m'offres le petit déjeuner au lit, si je peux dire ? Bah c'est super ça ! Mais tu me proposes quoi ? En attendant que tu le prépares, je vais aller m'habiller. Même si t'es là pour me réchauffer, je commence à avoir froid.

Il rigola. Il n’avait pas envie qu’elle parte. Mais voilà, elle était déjà partie. Il eut une petite moue déçue. Bah, il l’aurait dans les bras après. Il se leva alors et alla ramasser ses affaires. Elles étaient relativement froissées. Il réussit à trouver tout ce qui lui appartenait. Il se rhabilla. Il mettait sa chemise quand il entendit la phrase de Danaé. Il explosa de rire. Rectification, elle ne l’avait pas chérie, elle l’avait baptisée. Mais comment lui en vouloir, elle était bourrée. Il la regarda alors et lui sourit doucement. Puis, il regarda la table basse et ferma les yeux. Quand il les rouvrit, un magnifique petit déjeuner les attendait. Il fut étonné par autant de couleurs, de saveurs différentes qu’il pouvait y avoir. Ses sentiments pour la jaune et noir influençaient-ils ses choix ? Possible. En tout cas il eut un sourire satisfait. Il reporta son regard vert sur sa petite amie et s’approcha d’elle doucement. Il lui prit alors sa main la caressa doucement et la tira vers le canapé. Il lui sourit doucement, puis lui fit un bisou sur le front et lui dit alors :

ELLIYÖT♠♠ Voilà, prend se dont tu as envie ! S’il n’y en a plus, la salle sur demande sera ravie de remplir les assiettes !


Animal I have become

i can't escape this hell so many times i've tried but i'm still caged inside somebody get me through this nightmare i can't control myself so what if you can see the darkest side of me? no one would ever change this animal i have become help me believe it's not the real me somebody help me tame this animal © belzébuth
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MessageSujet: Re: Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]   Lun 28 Juin - 1:24
Et il repartit dans ses caresses. Se deux mains brûlèrent la moindre parcelle de ma peau et je sentais en moi brûler quelque chose donc je ne connaissais pas encore l'origine. Je pensais malgré tout avoir quelques soupçons. Je n'osais cependant pas m'avancer, de peur de rater totalement. Pourtant, ses caresses me renforcèrent dans cette idée. Peut-être qu'auparavant, je l'avais ressentie, cette sensation étrange mais je ne m'en rappelais pas. Du moins, ça ne m'avait pas marqué, sinon mes souvenirs auraient refaits surface et je m'en serais souvenue. Après, il fallait bien un début à tout, connaître de multiples choses, pour mieux connaître la vie. Il n'y avait que ça qui pouvait nous permettre d'avancer. De nouvelles expériences. Parfois quelques échecs, mais de ces échecs on en tire une leçon qui nous permet aussi de mieux avancer. Et là, en couchant avec lui, j'avais avancé sur le chemin que ma vie était. Certes j'étais bourrée, pour la première fois peut-être, certes, j'avais couché avec lui pour la toute première fois aussi, mais j'étais heureuse, heureuse d'être passée à la vitesse supérieure. Sur mon visage, je sentis son souffle, haché, court. Il tentait de reprendre sa respiration, tout comme je le faisais. On était épuisé par ces baisers, par ces touchers, par ce qu'on venait de vivre tous les deux. Ensuite, quelques paroles échangées par rapport au petit déjeuner. Et moi qui enroulait mes jambes autour de lui pour ne plus le quitter. Je faisais pareil pour les bras, autour de son cou. Je lui avais parlé, puis embrassé. Je ne pouvais pas me retenir là. Je devais déballer tout ce que je voulais dire. Mais seuls, les mots n'y auraient pas suffit, à traduire toute la portée des sentiments que j'avais. Les gestes, dans ces cas-là, étaient bien suffisant et ils se comprenaient facilement. Enfin, quand la personne était assez intelligente et éprouvait ce que l'autre ressentait.
Je regardais par la fenêtre tandis que je lavais et séchais ma robe. J'observais les cimes des arbres se balançaient doucement sous un faible vent. Quelques oiseaux allaient et venaient de dedans la Forêt Interdite. Des élèves assistaient à un cours de Soins aux créatures magiques et le remord de ne pas être en cours me prit de nouveau. Mais à la place, j'avais mieux. Il y avait aussi, près du lac, ceux qui, comme Elliyöt et moi en ce moment, décidaient de sécher certains cours car ils préféraient passer plus de moments entre eux seuls qu'avec le prof en plus. Je ne les comprenais que trop bien pour ça. Surtout si on devait passer deux heures d'affilées avec le professeur Rogue. Bien heureusement, quand on passait outre les sarcasmes qui sortaient de sa bouche, les cours étaient agréables. Et je continuais de regarder au-dehors. Le ciel était bien bleu, parsemé de quelques nuages qui avaient dû malencontreusement s'égarer ici. Le soleil jouait à cache-cache avec l'un d'eux. Je souris, ravie de voir que tout tournait normalement, comme la veille. Lorsque je sentis le regard du Rouge et Or se poser sur moi, je détournais mon attention du paysage. Mes yeux se posèrent sur son visage entier qui souriait. Qui me souriait. Et cela me rendit encore plus heureuse que je ne l'étais déjà. Ces yeux verts qui m'appelaient, cette bouche qui m'incitait à lui murmurer des mots doux, ces cheveux foncés qui étaient en bataille, résultat de la nuit passée, tout m'appartenait. Ce corps qui s'était pressé contre le mien, ça m'appartenait aussi. Je détournais mes yeux de l'homme qui se tenait pas très loin de moi, ne désirant pas lui sauter dessus par surprise. J'enfilais ma robe, une fois sèche, et je me retournais.
Sur la table basse, un florilège de couleurs, une explosion d'odeurs. Il y avait de tout, et en abondance, presque. J'esquissais un grand sourire en voyant tout ça, puis je me mis à rire. Parce que... C'était absurde ! Mais en même temps, c'était si mignon, si... Enfin, ça ressemblait au bonheur d'un matin quand on avait goûté celui d'un soir. J'observais mon bonheur qui s'avançait vers moi en tendant la main. Ses yeux verts resplendissaient, son sourire puait la joie à l'état pur. Et il me prit la main avant de me tirer vers le canapé. Il me guidait dans le labyrinthe que mes sentiments formaient dans mon cœur et dans ma tête. Il me guidait dans le capharnaüm de la pièce, qui était emplie de tout. De nourriture, de soleil, d'amour. Et de tant d'autres choses. Un baiser sur le front, une phrase m'incitant à manger, et je m'assis sur le divan; encore chaud de la tiédeur de nos corps. Et j'observais l'orgie qui attendait devant nous. Je poussais un soupir. Et je me mis à genoux devant la nourriture. Je cherchais des yeux une assiette.

« Sans assiette, ça va être dur, mon chou. Mais, laisse-moi m'occuper de ça. T'as déjà fait beaucoup. »
Je sortis la baguette de la poche de ma robe et visais deux belles poires que je transformais en magnifiques assiettes de porcelaine blanche avec de beaux dessins dorés apparurent devant mes yeux. J'en tendis une au Gryffondor et dans celle qui restait, j'y mettais des macarons de toutes les couleurs, une étrange mousse violette, des fruits bleus et je me servis d'un jus de citrouille qui trainait non loin. Ensuite, je me remis debout pour me rasseoir sur le canapé. Je regardais le Rouge et Or et lui adressais un sourire énigmatique lorsque je lui dis :
« Tout ça, ça m'a donné faim, tu ne peux pas savoir. La prochaine fois, je mangerais bien avant, histoire de ne pas avoir le ventre qui gargouille à la fin ! »
L'envie de lui étaler de la mousse violette sur son visage rayonnant me prenait, mais, en même temps, je n'avais pas envie d'une riposte de sa part. On retomberait en enfance, on retomberait dans les bras l'un de l'autre. Et qui sait ce qui se passera après. En deux heures, tant de choses pouvait survenir, rien n'était prévisible. Alors, je trempais un doigt dans cette mousse et le portait à ma bouche. Je voulais savoir si j'allais gâcher ou non de la bonne nourriture. Oh, et puis, tant pis, je l'embrasserais partout pour le nettoyer et je suis sûre qu'il apprécierait. Alors, l'air de rien, je replongeais le doigt dans la mousse, commençais à le porter à mes lèvres et à deux millimètres d'elle, je changeais subitement de direction, visant maintenant la joue du jeune homme.
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MessageSujet: Re: Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]   Lun 5 Juil - 20:50
DANAE♠♠ Sans assiette, ça va être dur, mon chou. Mais, laisse-moi m'occuper de ça. T'as déjà fait beaucoup.

Il regarda surpris la table. Comment avait-il pu oublier les assiettes ? Pourtant dans sa famille, on lui avait toujours appris pourtant à mettre le couvert petit. Et il avait toujours été très poli et très serviable. Comment avait-il pu oublier les assiettes ? Il avait honte d’un coup. Et elle allait penser qu’il était mal poli ! Mais non. Ne cédons pas à la panique voyons ! Il se reprit vite et Danaé fit apparaitre des assiettes. Et ben voilà ! Restons calme Elliyöt ! Il saisit une assiette. La faim le prit soudain. Ce qui est étonnant avec un mec c’est le fait qu’il atout le temps faim. Elliyöt était un peu dans ce cas-là. On lui donnait a mangé, il dévorait tout. Et le pire c’est qu’il ne prenait pas un seul kilos ! C’est ça d’être un homme ! Homme, homme, c’est vite dit hein ! Enfin, Elliyöt allait passer dans la catégorie des hommes. Et puis ça n’était pas pour le déplaire. Il avait hâte de finir ses études et de passer à la vie active. Le travail ! Commencer ses études de médicomagie, aider les gens. Fonder une famille avec celle qu’il aimait. Quoi de plus merveilleux ? Bref, il remplit son assiette de toutes sortes de choses et commença à manger. Et c’était délicieux ! Ah l’amour !!!!!

DANAE♠♠ Tout ça, ça m'a donné faim, tu ne peux pas savoir. La prochaine fois, je mangerais bien avant, histoire de ne pas avoir le ventre qui gargouille à la fin !

Il se mit à rire. Que c’était joli la façon dont elle lui avait sortit ça ! Il ne pouvait s’empêcher de rire en cet instant. Ah lalala, qu’elle était drôle. Il la laisserait manger comme elle voudrait ! Après tout son bonheur comptait aux yeux du Gryffondor. Il ne voulait la voir qu’heureuse et il ferait tout pour ne pas la perdre et la rendre heureuse. Il la protégerait. Et il l’aimerait comme elle l’aimera. Car il était fou amoureux d’elle. Et se sentir loin d’elle lui faisait vraiment mal. Et dire qu’ils allaient devoir aller en cours chacun de leur côté après. Son cœur se déchira. Être séparé d’elle, quel malheur ! Il décida de ne plus penser à ça. Restons sur l’instant présent. C’était tellement plus agréable d’être avec elle, de la sentir près de lui, de l’embrasser et de lui dire « je t’aime ». C’était tellement plus doux et plus reposant. Il mangea alors tout en la regardant. Il ne se douta pas une seule seconde qu’elle allait lui mettre de la mousse violette sur lui. Il eut un frisson quand elle mit son doigt à la bouche. Une envie soudaine de l’embrasser lui prit alors. Il détourna le regard pour ne pas céder à la tentation. C’est alors qu’il sentit un doigt avec une drôle de texture se poser sur sa joue. Il regarda la Poufsouffle surpris et posa sa main sur sa joue pour toucher la mousse et la regarder. Il resta un moment comme ça à regarder la mousse et Danaé. Danaé et la mousse. La mousse et Danaé. Une lueur passa dans son regard. Elle voulait jouer la petite ? Elle allait jouer ! Il se pencha alors vers elle et l’embrassa doucement. Elle ne s’y attendait pas et c’était temps mieux. Car il prit alors un verre remplis de jus de citrouille et juste en séparant ses lèvres de sa bien aimée, il renversa le liquide sur sa tête. Il se mit à rire. Puis il la regarda. Et lui déclara alors :

ELLIYÖT♠♠ Il est bon le jus de citrouille ?

Il se mit alors à rire en contemplant le visage surpris de la Poufsouffle. Il savait très bien comment ça allait finit : bataille de bouffe obligé. D’ailleurs cette idée ne lui déplaisait pas. Surtout si c’était pour ensuite qu’il la nettoie….


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MessageSujet: Re: Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]   Ven 9 Juil - 19:08
    J'observais la trace violette sur sa joue, avec un certain air de victoire. Un immense sourire s'affichait sur mon visage. Je voulais m'amuser. Pas continuer les acrobaties qu'on avait tenté, mais m'amuser réellement. Comme si je voulais jouer aux échecs, au Scrabble ou au poker. Et encore, ça ne n'était pas assez divertissant. Il fallait que je fasse comme autrefois. Comme lorsque j'allais en colonie de vacances pendant l'été. En camping avec la colonie. Quand on avait fait une bataille d'eau. En plein été, on ne pouvait faire que des batailles d'eau, quand la chaleur était insupportable. En fait, c'était ça qui m'avait traversé l'esprit. Une bataille. J'allais lui déclarer la guerre tout en sachant bien que je la perdrais d'avance. Sauf s'il me laissait gagner. Et ça, il ne le ferait pas. C'en était sûr. Il voudrait me faire perdre la face, que je me sente vaincue, pour qu'il me réconforte. C'était si prévisible ! En même temps, je ne souhaitais pas avancer d'hypothèses car les hommes ne voulaient pas nous faire souffrir. C'est pourquoi, quand je vis qu'il ne répliquait pas, je me sentis bien. Encore mieux quand il posa sa main sur sa joue et qu'il la regarda d'un air hagard. Puis, ses yeux firent plusieurs fois l'aller-retour entre la mousse violette et moi. Je vis son regard s'illuminer quelques instants. Ah, il venait de comprendre ! Triomphante, je me sentais triomphante, jusqu'à ce qu'il m'embrassa. Là, mes barrières, mes défenses, tout ce que j'avais construit au cas où il riposterait, tout ça, ça tombait au fil des secondes durant lesquelles nos lèvres restèrent soudées. Lorsqu'il décida de mettre fin au baiser, j'avais les mains posées sur son torse, les yeux fermés. Bien évidemment, je ne vis pas le geste qu'il fit pour prendre le verre de jus de citrouille, ni celui qu'il fit pour le vider sur ma tête. Mes paupières s'ouvrirent instantanément tandis que le liquide coulait le long de mes cheveux pour goutter sur mes épaules. Je regardais, ahurie, le Gryffonfor rire. Il me posa ensuite une question. J'étais déjà en train de préparer ma riposte. Non, mais ça n'allait pas se passer comme ça. S'il croyait m'avoir, il se mettait le doigt dans l'œil. Je jetais un furtif regard à la table. Il y avait un immense saladier qui était rempli à ras bord de salade de fruits. Puis, je regardais Elliyöt, comme si je ne comprenais rien et que j'étais encore en train de digérer le fait que je venais de me ramasser du jus de citrouille sur la tête. Je me levais subitement, puis, je lui tournais le dos tout en marmonnant des paroles incompréhensibles. Je sortis ma baguette de ma poche de devant et je la pointais très discrètement sur le saladier. Et j'envoyais valser tout son contenu sur le visage du Rouge et Or. Je le fis de nouveau face, et je lui répondis enfin :

« Aussi bon que la salade de fruits, je suppose ? A toi de me le dire.. »
    Je partis dans sa direction et je m'assis sur ses genoux humides du jus de la salade de fruits, et constellés de morceaux de fruits. Je passais mes bras autour de son cou et posais mon front contre le sien. Du bout de ma langue, je retraçais le contour de ses lèvres avant de lui avouer :

« En fait, je n'ai pas faim. Je veux rester dans tes bras, si tu ne ripostes pas à ma salade de fruits. Rester dans tes bras et m'envoler loin d'ici, dans un monde où on ne sera que tous les deux. T'en penses quoi ? »
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MessageSujet: Re: Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]   Jeu 15 Juil - 15:46
Elle était ahurie et il riait de bon cœur. Qu’il aimait bien taquiner les gens et leur faire deux ou trois blagues. C’était toujours drôle de voir leur réaction. Et puis Elliyöt retombait en enfance avec ça. Ah l’enfance, douce enfance. Il était bien innocent à l’époque ! Un peu trop si vous voulez bien mon avis. Il ria toujours. Il en avait mal au ventre tellement il riait. C’est alors qu’il sentit un liquide accompagné de nourriture en morceau lui tomber dessus. Il s’arrêta de rire et regarda ce qu’elle lui avait mit dessus. Hum, une salade de fruit. Ah mais ça avait coulé sur sa chemise ! D’ailleurs, elle devenait bien transparente et collante avec le liquide sucré. Il regarda Danaé et se mit à rire. Elle sortit une phrase qui le fit encore plus rire. Faut croire après tout. Il s’arrêta de rire et la sentit s’asseoir sur ses genoux. Elle passa ses bras autour de son cou et lui autour de sa taille et elle posa son front contre son front. Son souffle s’accéléra. Il ferma les yeux et sentit la langue de sa belle parcourir sa bouche et goutter le liquide sucré. Il se laissa faire et caressa son dos doucement. Il était bien là, près d’elle. Il ne voulait pas la lâche, à ça non ! Il voulait qu’elle reste dans ses bras pour toujours et qu’elle n’arrête pas de le caresser.

DANAE♠♠ En fait, je n'ai pas faim. Je veux rester dans tes bras, si tu ne ripostes pas à ma salade de fruits. Rester dans tes bras et m'envoler loin d'ici, dans un monde où on ne sera que tous les deux. T'en penses quoi ?
ELLIYÖT♠♠ C’est un programme pas mal.

Il sourit doucement. Ca lui convenait parfaitement. Il s’enfonça alors dans le canapé, l’entrainant avec elle et caressa doucement ses cheveux. Il ferma de nouveau les yeux et l’embrassa doucement, tendrement, mettant tout son amour pour elle. Ses lèvres avaient le goût sucré de la crème violette qu’elle avait mangé plus tôt. C’était bon. Elles étaient sucrées. Comme sa peau. A croire que son ange était fait en sucre. Il sourit une nouvelle fois. Jamais il ne la quitterait, il en était sur, sur et certain. Jamais, parce qu’il aurait trop mal, beaucoup trop mal. Et elle aussi, et il ne voulait certainement pas lui faire du mal. Il rouvrit les yeux et leur lèvres ses séparèrent. Il joua alors avec sa main. Il caressa ses doigts, encore et encore, sans s’en lasser. Elle avait de beaux doigts, fins, doux. Un peu comme les siens, mais ceux de Danaé étaient encore plus beaux. Ils restèrent longtemps comme ça, à se caresser, à s’aimer. Et ils ne s’en lassèrent jamais. Car il l’aimait, elle l’aimait et ils s’aimaient. C’était simple comme bonjour. C’est tout. Alors, ils s’endormirent tous les deux. Quand il se réveilla après un joli rêve, elle était dans ses bras et dormait toujours. Il sourit doucement. Elle était belle quand elle dormait. C’est alors que son regard se posa sur l’heure. Il était si tard ? Ils devaient aller en cours tous les deux. Et encore avant, ils devaient se changer et prendre une douche. Il regarda de nouveau Danaé et lui caressa la joue. Elle bougea doucement. Il lui fit un bisou sur le nez et elle ouvrit les yeux, doucement. Il lui sourit alors.

ELLIYÖT♠♠ Il se fait tard mon ange. Il faudrait peut-être aller se changer et ensuite allez en cours, tu ne crois pas ?

Elle acquiesça. Elle était encore un peu dans les vapes. Il lui sourit et elle se releva. Le déjeuné avait disparut. Il lui prit la main alors et se leva du canapé. Il l’embrassa une dernière fois et lui souffla un « à tout à l’heure mon ange ». Il lui sourit une dernière fois tendrement et recula pour aller à la porte. Il ne voulait pas la quitter des yeux. Il sentit la porte dans son dos, trouva la poignée, ouvrit la porte et la refermer non sans lui lancer un « je t’aime » amoureux. Il tourna les talons et partit à travers les couloirs jusqu’à sa salle commune avec le cœur battant doucement.


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Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]

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