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 Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]

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Sorrow C. Caldwell
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MessageSujet: Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]   Ven 22 Jan - 23:51
    Les jours passaient et s’éternisaient. Tous monotone, tous long et horrible. L’hiver était là, plus présent que jamais. La neige tombait encore et encore. D’habitude, il aimait l’hiver et la neige. Il sortait tout le temps, faisait des batailles de boules de neige. Il se défoulait comme jamais. Il adorait cette saison, froide mais tellement conviviale. Surtout quand il passait Noël avec sa tante et son oncle et les rares fois avec ses parents. Ca c’était encore plus rare. Mais il en profitait toujours. Il aimait faire des bonhommes de neige. Ca lui rappelait son enfance. Sauf qu’en ce moment il n’avait aps goût à ça. Pas du tout même. Ses pensées noires revenaient à flots dans son esprit. Tout se mélangeait : Lulvia, Danaë, ses parents et Danaé. Il n’avait pas revu Danaé, il n’avait pas reparlé à Danaë, il n’avait plus de nouvelles de ses parents et Lulvia… Et bien Lulvia il la voyait tout le temps à chaque couloir, pratiquement chaque cours. Plus il la voyait, plus il dégénérait. Il c’était pourtant promis d’arrêter d’aller à droite et à gauche. Et voilà deux soirs qu’il n’avait toujours pas arrêtés. Il c’était promis d’arrêter de boire. Le voilà une bouteille à la main en train d’essayer d’oublier. Oublier ses problèmes. Oublier tout. Mais il n’oubliait pas pour autant. C’était pire cette fois-ci. Tout se mélangeait. Il revoyait la scène avec Danaë dans la Grande Salle. Il revoyait cette nuit où il avait surpris Lulvia dans le lit de ce garçon. Il n’avait pas cherché à savoir qui c’était. Pour lui tout était perdu. Et finalement il avait raison. Il revoyait ce Noël tout seul alros qu’il avait 8 ans. Vraiment horrible…

    *Flash back*

    Dehors la neige tombait à gris flocons. Le soleil c’était levé depuis bien une heure et la maison était silencieuse. Très silencieuse, trop silencieuse. Elliyöt s’inquiétait. Le petit garçon âgé de 8 ans était allongé dans son lit. Ses petits yeux bleus ouverts attendait qu’il y est du bruit dans la maison. Le petit garçon était réveillé depuis une demi-heure. Il était tout silencieux. Le papa Noël était passé ! Enfin ! Papa et Maman devaient dormir encore ! Tant pis, j’allais attendre. Et il attendit. Dix minutes, Une demi-heure, une heure, deux heures. Bizarre. Généralement, ses parents se réveillaient toujours très tôt. Qu’ils travaillent ou pas d’ailleurs. Le petit garçon fronça les sourcils. Il retira alors sa couverture, sortit de son lit. Ses petits pieds d’enfants gelèrent sous le carrelage froid. Il ouvrit la porte doucement. Elle grinça légèrement. Il regarda alors dans le couloir et courut alors vers la chambre de ses parents. Il ouvrit la porte et fit : « BOUH » ! Il sourit mais son sourire se perdit alors. Il n’y avait personne. Le petit garçon décida alors de chercher ses parents. Il passa en revue salle de bain, chambre d’amie, buanderie, bibliothèque, salle de musique. Il descendit. Il arriva dans la cuisine. Personne. Il arriva dans la salle à manger. Personne. Enfin il arriva dans le salon. Personne. Le petit garçon avait les larmes aux yeux. Il y avait le sapin et les cadeaux. Mais pas ses parents. Soudain, il vit alors une lettre sur la table où il y avait écrit d’une écriture fine son prénom. Le petit reconnu l’écriture de sa mère. Il ouvrit la lettre et réussit à lire :

    « Mon petit chéri,

    J’espère que tu as passé une bonne nuit. Nous sommes vraiment désolés mon chéri, mais nous avons dû partir en voyage ce matin très tôt et nous avons dû te laisser. Grand-mère ne devrait pas tarder à arriver. Je te souhaite un joyeux Noël. Tes cadeaux sont déjà sous le sapin.
    Tendres baisers,

    Ta maman qui t’aime. »

    Et le petit garçon se mit alors à pleurer. Pas de papa. Pas de Maman. Plus de Noël.

    FIN DU FLASH BACK.

    Et le petit garçon qui avait tant grandit se mit lui aussi à pleurer. Tous ses mauvais souvenirs lui revenaient en pleine tête. Il but alors encore une gorgée. Il ne voulait plus s’arrêter. Il devait oublier. Il était seul, isolé de tous. Perdu. Il était dans la Salle sur Demande. Celle-ci n’était pas décorée superbement. Il y avait juste une cheminée, un canapé rouge. Enfait, c’était la réplique exacte de la salle commune des Gryffondor. Il n’avait pas cherché plus loin. Il ne voulait pas chercher plus loin. Le jeune homme avait réussit à chiper des bouteilles aux cuisines mais aussi à Pré-Au-Lard. Il avait toujours réussit avec les sortilèges d’Invisibilité. Ca avait toujours été du gâteau. Voilà une demi-heure qu’il était là à essayer d’oublier. Mais il revoyait le visage De Lulvia. Son nom résonna dans sa tête. Il posa alors ses mains sur ses oreilles pour ne plus l’entendre. Rien à faire. Il pensait être seul, sauf qu’il avait mal fermé la prote derrière lui. Quelqu’un s’approcha alors de lui. Mais, lui, il était trop malheureux pour faire attention à quoique ce soit…


Dernière édition par Elliyöt S. Caldwell le Dim 23 Mai - 0:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]   Sam 23 Jan - 0:47
J'avais cru vivre dans un rêve, ces quelques derniers jours. J'avais cru le vivre alors que j'étais réveillée. Pourtant, c'était impossible. Tout semblait si bizarre, si... Les mots venaient à me manquer pour qualifier mon ressenti quant à ce que j'avais vécu. D'abord, dans la volière. J'avais été face à celui que je considérais comme mon jouet. Et il m'avait fait une déclaration. Une déclaration comme on ne m'en avait jamais faite. J'avais été presque bouleversée par ces mots, mais je m'étais retenue de dire ce qui me passait dans la tête. On se connaissait, mais je ne savais pas la moindre chose de sa vie. Je savais juste qu'il était bi, qu'il avait été trahi par son ex et qu'il était mon jouet. Et ensuite, j'étais sur les nerfs à cause des devoirs qui s'abattaient sur moi. Exaspérée, abattue. Mais la perspective d'un nouveau week-end était là pour me calmer. J'aimais le vendredi.
J'allais profiter de ce week-end pour prendre du repos. Pour une fois, je ne ferais pas mes devoirs. J'allais plutôt déambuler dans les couloirs de Poudlard afin de m'imprégner de chaque endroit avant de le quitter. J'allais ensuite le fêter dignement autour d'un petit verre ou deux. Bon j'avoue que je n'ai pas l'habitude de boire, mais un petit whisky pur-feu lors de la prochaine sortie à Pré-au-Lard ne me ferait pas de mal. Je le fêterais dignement avec mes amis peut-être en enfreignant quelques règlements de Poudlard. Je me fichais si je perdais mon poste de préfète. J'aurais enfin vu Poudlard revivre une autre jeunesse car je n'avais jamais bu à m'en péter la panse dans l'école.
4ème étage. C'était l'endroit où je me trouvais. Je marchais le long du couloir pensant à tout autre chose, comme d'habitude. Je venais de faire les trois étages précédents plus le rez-de-chaussé. J'en avais un coup dans les pattes. J'étais contente de tout redécouvrir par moi-même. Tout me semblait nouveau et pourtant, rien ne l'était. Tout me semblait neuf sous un regard qui était déjà mélancolique avant de partir. C'était le regard éternel d'une rêveuse sur le monde l'entourant. J'imaginais déjà mes futurs enfants courant ici et là, je m'imaginais déjà remettant les pieds ici, comme ça, juste pour le plaisir de revoir ce qui avait été ma seconde famille. Je rêvais. Littéralement. Un autre rêve éveillé.
Mais, un bruit avait attiré mon attention. Une personne venait d'entrer dans la Salle sur Demande, non loin de là. Durant des minutes, je n'avais pas bougé. J'étais encore dans mon rêve. Puis, soudain, j'avais décidé d'aller voir. Mes pas m'avaient tout naturellement menés vers le milieu du couloir. Je n'avais pas pu voir la personne venant de pénétrer dans cette pièce mystérieuse. J'avais envie de savoir qui désirait se cacher des autres. Alors, je m'approchais et vis la porte entrouverte. Sûrement une erreur. Curieuse comme je l'étais, je m'en approchais et poussais doucement le panneau de bois. Et je laissais mes yeux vagabonder dans la pièce. Ils se posèrent sur une personne qui se tenait dedans, un peu perdu, je ne le savais pas. Je la reconnus de dos.
« Elliyöt ? »
J'entrais dans la salle en refermant à présent la porte. Je restais sur le seuil, attendant que quelque chose se passe. Pourtant, au bout de plusieurs dizaines de secondes, je me dirigeais vers lui. Il me tournait le dos. Alors, je posais une main sur son épaule. Une main maternelle. Une main rassurante. Et, je posais ma question.
« Elliyöt, que se passe-t-il ? Je veux savoir ce qui te mets dans cet état. »
Je me tus, attendant maintenant patiemment sa réponse. Qu'il prenne tout le temps qu'il veut pour me la donner. Je n'étais pas pressée, de toute façon. J'avais tout mon temps. Et puis, je savais qu'Elliyöt finirait par se confier même si ça tardait à venir. Il le ferait, j'en étais certaine.
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MessageSujet: Re: Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]   Sam 23 Jan - 1:39
    Des pas. Et une voix qui l’appelait. Il connaissait cette voix. Il connaissait ce nom. Mais à qui appartenait cette voix. Et ce nom ne lui revenait pas. Pourtant c’était son prénom. Il chercha alors. Encore et encore mais déjà les souvenirs revinrent alors et cette fois ce fut celui avec Lulvia .

    *Flash Back*

    Il était heureux. Il n’avait jamais été aussi heureux de toute sa vie. Il avait des amis, avaient de bons résultats en cours. Et il était amoureux. Douce jeunesse innocente. S’il savait. S’il savait ce qui trainait derrière son dos. Il n’aurait pas pensé ça. Jamais. Il avait trop confiance en Elle. Oui en Elle, sa chère et tendre Lulvia. Il la trouvait belle, intelligente, parfaite. Il était amoureux. Tout simplement. Il se sentait pousser des ailes. A chaque fois qu’il la voyait il sentait son cœur battre à mille à l’heure et une irrésistible envie de l’embrasser. C’était ça le premier amour. Celui qu’on croit éternel, invisible. Un amour puissant et surtout magique. Elliyöt était ce soir-là entrain d’essayer de retrouver sa Juliette. Elle lui avait donné rendez-vous dans le couloir du 4ème étage. Elliyöt marchait alors dans les couloir un sourire béat sur ses lèvres. Il essayait de savoir où était Lulvia. Il n’avait qu’une seule hâte c’était de l’embrasser et de la serrer contre lui. Il aurait voulut se mettre à crier le nom de sa petite amie. Il voulait que tout le monde sache qu’il l’aimait. Il tourna dans un couloir et c’est alors qu’il vit une chevelure qui ne lui était pas indifférent. Il avait reconnu celle de Lulvia. Il s’approcha alors intrigué mais amusé. La chevelure disparut. Il suivit alors et vit sa petite amie se mettre à courir en rigolant. Une porte se ferma alors et il la vie disparaitre. Il fronça un sourcil. Puis deux. Qu’est ce qu’elle faisait ? Il décida d’aller voir alors ce qui se passait dans la pièce suivante. Il entrouvrit alors la porte doucement et vit quelque chose qu’il n’aurait pas dû voir. Sa petite Lulvia dans les bras d’un autre, entrain de l’embrasser. Il resta alors bouchebée. Il ne pouvait pas y croire. C’était une blague. Il continua à regarder. Mais sans le faire exprès la porte s’ouvrit entièrement et Elliyöt fit un vacarme pas possible. Les deux amants se séparèrent et Lulvia le regarda surprise. Il n’osait même pas la regarder en face. Il sentit alors quelque chose se briser en lui. Il chercha alors ce que cela pouvait être : son cœur. Elle se mise alors à parler. A l’appeler… Elliyöt… Elliyöt… Il n’écouta pas plus, il tourna les talons et partit en courant laissant derrière lui une partie de lui-même.

    *Fin du Flash Back*

    Il eut alors du mal à respirer. C’était de pire en pire. Il sentit alors une main sur son épaule. Il voulut se dégager mais il comprit alors qui c’était : Danaé. Elle était là. Elle était là. Il la regarda. Elle lui avait demandé quelque chose. Il la regarda encore sans comprendre comme-ci elle parlait une langue étrangère. Il mit bien deux minutes avant de comprendre. Et quand il eut comprit, il se remit à prendre une gorgée de sa bouteille de Wisky-Pur-Feu. Le liquide coula dans sa gorge lui brûlant son œsophage. Il grimaça quelques instants. Puis il se remit à pleurer laisser couler plusieurs larmes. Il n’aimait pas ça. Il n’aimait pas qu’elle le voit. Il avait pensé être seul. Son regard se posa alors sur la porte. Elle était entrouverte. Il se leva alors. Il tanguait dangereusement. Il était déjà bien entamé le Elliyöt ! Il essaya de tenir debout jusqu’à la porte. Quand il fut arrivé, il la referma. Maintenant, ils étaient seuls. Le jeune homme réussit à aller jusqu’au canapé et se rassit. Il reprit la bouteille et but une nouvelle fois. Il regarda Danaé. Elle attendait une réponse. Son petit ange attendait une réponse. Il hésita un moment. Il ne voulait pas l’embarrassé avec ses problèmes. Et pourtant, des brides de la conversation qu’ils avaient eut lui revinrent. Un nouvel espoir. Une nouvelle lumière. Un nouvel ange. Il se mit alors à sourire bêtement. La lumière de l’ange l’éblouïssait peu à peu. Et il se sentit alors tout de suite bien. Super bien même. Mais elle n’arrivait pas à lui faire oublier ses problèmes. Il allait faire un effort alors. Il passa la bouteille à Danaé, prit une grande respiration et lui déclara alors :

    ELLIYÖT – « [color=Crimson]Si tu savais D. Si tu savais. Je suis perdu… Perdu. J’ai peur. J’ai froid. J’ai plus de cœur. On me la prit. Tu te rends compte petit ange… on m’a arraché le cœur. Et par deux fois… Y’a eut A Noël de mes 8 ans et Y’a Lu... y’a eut Lulu. Ma petite Lulu’… Elle était toute belle. Tu … Veux que j..je te racontes ? C’est vachement drôle tu sais… Tu vas mourir de rire !(/color] »

    Il la regarda alors. Son visage exprimait la tristesse, la peur. Il ressemblait à un petit enfant. Le même petit enfant perdu. Et puis finalement c’est ce qu’il était. Il était redevenu le petit garçon de 8 ans. Il regarda alors la bouteille et il la récupéra des mains de Danaé. Il but alors une nouvelle fois. Il y avait encore deux bouteilles parterre. Il n’attendit pas la réponse de la jeune fille et enchaine alors tout de suite. Son air était plus sérieux, plus rêveur. Il se plongeait dans ses souvenirs et en faisait par à l’ange aux longs cheveux blonds :

    ELLIYÖT – « Je suis née dans une famille de sorcier. Ma mère est une sang impur mon père lui sang-mêlé. Mes parents m’ont toujours aimé. Je les ai toujours aimé. Ils m’ont tout donné, mais n’ont jamais fait plus attention à moi que ça. Quand j’étais petit… Je n’y faisais pas attention. Jusqu’à ce matin de Noël. Papa et Maman m’avaient promit qu’ils seraient là pour Noël. J’étais tout content. Tout exister. Le lendemain matin, je me réveille. Pas de bruits. Je vais voir dans toutes les pièces de chez moi. Et puis j’arrivais dans le salon et il y avait cette lettre sur cette table. Maman m’avait écrit. Il n’était pas là ! IL N’ETAIT PAS LA ! Ils étaient partit ! Tu te rends compte !C’est horrible ! J’avais pas de parents ! J’ai pas de parents ! Et… Et le père Noël il, il existe pas ! C’EST HORRIBLE ! Et puis, et puis Ya eut Lulvia. Elle, elle elle a prit mon cœur et elle l’a déchiré. En milles morceaux ! C’est pour ça que j’ai plus de cœur ! C’est pour ça ! Elle me l’a même aps recollé ! Même pas§ Et puis t’as Danaë. T’as Danaë qui m’a dit qu’elle était amoureuse de moi ! Mais moi je en l’aime pas ! Et … Et je lui ai faite mal aussi… je suis méchant hein ? JE SUIS MECHANT ! »

    Il se remit à pleurer et se prit la tête entre les mains. Il voulut récupérer la bouteille mais se rendit compte que c’était Danaé qui l’avait prise.
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MessageSujet: Re: Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]   Dim 24 Jan - 4:03
Il avait mis un temps fou à me répondre. Je me demandais ce qui se passait dans sa tête. Je n'aimais pas le voir torturé. Ça me rappelait les premiers jours où je l'avais connu. Il semblait aussi paumé, aussi lointain. Aussi mort. Je ne voulais pas le voir comme ça. C'était Elliyöt, je ne pouvais pas le laisser se morfondre dans ses pensées noires. Je ne pouvais pas le laisser se dégrader à vu d'oeil. C'était tout simplement impossible. Car c'était Elliyöt, et c'était la personne que j'estimais beaucoup. C'était la personne qui m'avait fait une déclaration. C'était lui qui m'avait dit qu'on surmonterait tous les obstacles ensemble, pendant un petit bout de chemin. Je ne pouvais pas le laisser tomber si bas. Ça me faisait mal de le voir ainsi.
Il se retourna. Il semblait vraiment perdu. Fou. Je ne savais pas comment définir la lueur que je voyais dans ses yeux. Il m'observa longuement avant d'aller chercher une bouteille. Et il bu. Je compris alors qu'il noyait son chagrin. Noyer son chagrin dans l'alcool. Ça me faisait penser à trop d'horreurs vues dans ma jeunesse moldue. Et il bu. Il désirait peut-être mourir, brûlé par l'alcool. Je ne voulais pas qu'il en utilise. Je ne voulais pas qu'il se bousille la santé. Et je vis alors ses larmes. Elles dégoulinaient le long de ses joues. Il pleurait. Il noyait son chagrin dans l'alcool et pleurait pour l'évacuer plus rapidement. Je déglutis, ne savant pas comment réagir.
Il me passa la bouteille. Je l'avais à présent entre les mains. Je ne savais pas quoi faire. J'étais aussi déroutée que lui. C'était la première fois que je le voyais éclater en sanglots comme ça. Je déglutis une seconde fois et regardais la bouteille. Whisky Pur-Feu. Il n'avait pas tapé dans le bas de gamme. Il se soulait à l'alcool fort. Misérable. Pathétique. Je le regardais dans le plus profond de ses yeux. Puis il décida de bouger. Dangereux. Il se dirigea d'une démarche incertaine, titubante vers la porte qu'il referma. Et il revint vers le canapé. Il se rassit. Et, après m'avoir longuement regardé, il se mit à me sourire bêtement.
La lueur que je voyais dans ses yeux me fit peur. Je ne savais pas comment la qualifier. Folie ? Torture ? Je ne savais pas. Puis son « petit ange » qui m'était adressé confirma ma première hypothèse. L'alcool lui avait fait perdre la boule. Certes, j'étais passée par pleins de surnoms venant de lui, mais jamais il ne m'avait donné celui-là. Ce n'était pas pour me déplaire, bien au contraire ! Et ensuite, c'est là que je me mis à douter sérieusement de ses capacités mentales. Il voulais rire sur un sujet grave, il disait que j'allais mourir de rire, alors que tout pouvait prouver le contraire.
Il m'arracha la bouteille des mains. Je n'osais rien faire. J'étais trop abasourdie par ses paroles, par son état d'être. Et le Gryffondor refit couler le whisky dans son gosier. J'aurais voulu lui coller une baffe en travers de la joue, j'aurais voulu lui arracher la bouteille des mains et la vider dehors, mais je ne fis rien. Je le laissais s'apitoyer sur son sort. Je n'avais pas envie qu'il m'en colle une si je lui supprimais sa raison d'être. Et il vida son sac.
Abandon parental. Rupture. Aveuglement face à un amour. Voilà ce qui rimait sa vie depuis quelques temps. Des souvenirs qui refaisaient tous surface. Des bouées qui, au lieu de vous tenir la tête hors de l'eau, vous coulent au fond. Des souvenirs qui, au lieu de vous faire sourire, au lieu de vous procurer du réconfort, le faisaient pleurer. Je ravalais la salive qui venait et gardais le silence. Que pouvais-je dire ? Lui dire de tout oublier ? Plus facile à dire qu'à faire. Il se remit à pleurer et posa sa tête dans ses mains.
Je m'approchais de lui,toujours silencieuse. Je lui repris la bouteille des mains, sans être méchante. Et je la gardais avec moi. Pas question qu'il la reprenne. Je la posais ensuite sur la table. Lorsque ses pleurs furent difficiles à supporter, je le pris entre mes bras et le berçais doucement, comme une mère et son enfant. Je posais ma tête contre son épaule. A l'oreille, je lui murmurais :
« Elliyöt, tu n'as pas le droit de baisser les bras comme ça. Tu n'as pas le droit de te rendre malheureux. Tu n'as pas le droit de te faire du mal. En agissant ainsi, tu blesses ceux qui sont autour de toi. Ceux qui t'aiment. Pense-y. Je n'ai pas envie de te voir mourir à petit feu. Je n'ai pas envie d'aller te voir à Sainte-Mangouste parce que t'auras bousillé ta vie. S'il-te-plaît, ressaisis-toi. Ne te laisse pas aller comme ça. Sors la tête de l'eau. Fais-le pour toi. S'il-te-plaît. Redresse-toi et tourne la page. Jette le stylo qui laisse sur cette page une encre indélébile. S'il-te-plaît. Fais-le pour moi. »
Je le lâchais afin de le laisser réfléchir sur mes paroles. Je repris la bouteille et bus une gorgée de l'alcool. Si lui se détruisait ainsi, je le ferais. Le Whisky me brûla la gorge. J'esquissais l'espace de quelques instants une grimace mais je me repris vite. Ce n'était pas si mauvais. J'en rebus une autre gorgée et une vague de tristesse mélancolique me revint soudain.

# flashback #

J'étais dans le couloir du rez-de-chaussé. J'allais tranquillement vers la salle à manger quand j'entendis des éclats de voix. Au début, je n'avais pas compris ce qui se passait. Je m'étais alors approché de la porte et je l'avais entrouverte. Mon père et ma mère se hurlaient mutuellement dessus. Je ne les avais jamais vu dans un tel état. J'avais toujours cru qu'ils s'aimaient à la folie, mais non.
« TU CROIS QUE JE SUIS LA POUR CA ? JE NE M'APPELLE PAS COCO*NE A CE QUE JE SACHE !
- CE N'EST PAS DE MA FAUTE SI C'EST A CAUSE DE TOI QU'ON EN EST ARRIVE LA ! TU CROIS QUE JE L'AURAIS FAIT DE MON PLEIN GRE ? BIEN SUR ! QUE SUIS-JE BETE ! IL N'Y A QUE MOI POUR FAIRE CA !
- ARRETE ROBERT, TU ME DEGOUTES ! TU N'AVAIS PAS BESOIN DE M'IMPOSER CA ! TU ES LIBRE DE FAIRE CE QUE TU VEUX, NON ?
- AVEC UNE GODICHE COMME TOI, CA SERAIT DUR ! TU ES TOUJOURS...
- AH OUAIS ? C'EST PEUT-ETRE DE MA FAUTE SI TU AS ETE LA VOIR ? C'EST DE MA FAUTE HEIN ? »
Je ne comprenais pas ce qui se racontait. J'étais trop jeune pour savoir. J'étais bien jeune et si innocente ! J'entrais dans la pièce quand mon père leva la main sur ma mère. Et, je demandais d'une petite voix :
« Papa, pourquoi tu veux taper Maman ? Elle n'a rien fait... Elle m'a même donné deux chocolats au goûter ! »
Mon père se retourna alors et me dévisagea. Il me demanda plusieurs fois de partir. Ma mère ne disait rien. Elle pleurait. Je ne savais même pas pourquoi. Je n'aimais pas la voir souffrir. C'était ma mère. Je me retournais afin de partir. En jetant un coup d'oeil derrière moi, je vis la main de mon père s'abattre sur ma mère qui poussa un cri. Je ne pus retenir ce qui voulait se ruer hors de mes lèvres,
« MAAAAAAAAAAMAAAAAAAAAAAAAAAANNNNNNNNN !!!!!!!!!!! »
Pour moi, mon père était un assassin. Il venait de frapper celle que je considérais comme une déesse. Il venait de bafouer sa beauté, son visage. Il venait de lui faire du mal. Jamais je n'accepterais ça. Il n'était plus mon père.

# fin du flashback #

Je n'avais jamais su à quel point cet épisode m'avait marqué. J'en avais si souvent pensé auparavant. Mais, en cet instant, il m'apparut encore plus clair que les autres fois. Je me sentis blessée, trahie. Les larmes me montaient aux yeux même si ce souvenir douloureux ne m'avait jamais fait pleuré. Je bus une nouvelle fois à la bouteille.
« Quelle chienne de vie ! Elle nous fait pleins de promesses et elle n'est pas capable de les tenir. C'est déprimant. »
Je fixais le sol en face de moi. J'avais encore et toujours la bouteille entre les mains. Je soupirais. J'en avais marre. Autrefois, j'avais pensé à me tuer à cause d'un trop-plein de douleurs. Mais, je ne l'avais pas fait. J'avais été lâche. Lâche de me faire une promesse que je n'avais pas tenue. Et je songeais violemment à cet échappatoire. Mettre fin à mes jours afin d'éviter de vivre de nouveau sous le joug d'un Maître Tyran. Je n'étais pas faite pour cette vie. J'en étais convaincue. Personne ne devait vivre la souffrance. Même mes pires ennemis ne le méritaient pas. Je ne pouvais rien faire pour améliorer cette situation. Un petit pas pour l'homme, un pas de géant pour l'humanité. Ça ne s'appliquait pas dans ce cas. Je pleurais à mon tour.
Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]   Jeu 28 Jan - 22:53
    Fou. Il devait certainement l’être. Et peut-être qu’il l’avait toujours été mais ne s’en était jamais rendu compte. Cette fois-ci, il finit par s’en rendre compte. Et cette fatalité lui arriva de plein fouet. Il eut alors peur. Peur de faire quelque chose de regrettable autant envers Danaé qu’en vers lui. Il n’était plus tout à fait conscient de ses actes. L’alcool sans doute. Non, c’était sûr. C’était à cause de cette foutue alcool. Quand est ce qu’il avait commencé ? Trop tôt. C’était il y a un an pour oublier Lulvia. Il n’en était pas dépendant. C’était simplement une volonté de sa part : il voulait oublier. Tout et n’importe quoi. Il n’avait jamais réussit à oublier ses souvenirs, ni à en sourire. Il était toujours resté sur le passé et avait décidément envie de rester la tête dans l’eau. Mais jusqu’à quand ? Jusqu’à qu’il décide d’en finir une bonne fois pour toute ? Il avait plusieurs fois pensé à cette option. Un accident était si vite arrivé. Il avait plusieurs fois essayé mais à chaque fois qu’il était sur le point de le faire, quelque chose l’en empêchait. Il n’était jamais allé jusqu’au bout. Il avait toujours reculé. Avait-il peur de mourir ? Sans doute. Comme tous les gens après tout. C’était connu, on a tous peur de mourir, y compris Elliyöt. Alors, quand il avait compris que finalement il n’irait pas jusqu’au bout de son acte, il su alors que ce n’était pas son heure. Il l’aurait su sinon. Il était très intuitif le jeune Gryffondor. Il avait toujours eu un peu de chance à cause de son intuition. Il tenait ça de sa mère. Son regard était dans le vague. Il ne savait plus où il en était. Il ne savait plus où il était. Il n’était pas lui. Il était lui. Il était là et pas là. Il était présent et absent. Ses pensées s’entrechoquaient dans sa tête. Il essayait pourtant de faire un effort surhumain pour se contrôler. Ses gestes étaient de plus en plus confus. Tout ça, la faute à l’alcool. Il ne savait pas combien il avait dans le sang. En fait, il avait tellement l’habitude de boire jusqu’à être ivre et avoir la gueule de bois maintenant que son corps résistait à l’alcool. Enfin, jusqu’à un certain point. Là actuellement, ça n’était pas trop le cas. D’une part parce qu’il ne voulait pas. Et surtout parce qu’il ne voulait pas. Et pourtant il aurait dû. Pour Danaë qui n’avait rien à voir dans cette histoire. Il s’en voulut à un moment qu’elle le voie torturé à ce point. Car c’est ce qu’il était après tout. Torturé. Sanglant. Mort. Fou.

    Et l’ange se mit à parler. Sa lumière l’aveugla une nouvelle fois. Mais elle ne le guérit pas de sa folie cette fois-ci. Elle se contenta de l’éblouir et de le réchauffer un peu. Mais rien de plus. Il eut envie de pleurer. Elle parla alors et ses paroles l’atteignirent en plein cœur :

    DANAE – « Elliyöt, tu n'as pas le droit de baisser les bras comme ça. Tu n'as pas le droit de te rendre malheureux. Tu n'as pas le droit de te faire du mal. En agissant ainsi, tu blesses ceux qui sont autour de toi. Ceux qui t'aiment. Pense-y. Je n'ai pas envie de te voir mourir à petit feu. Je n'ai pas envie d'aller te voir à Sainte-Mangouste parce que t'auras bousillé ta vie. S'il-te-plaît, ressaisis-toi. Ne te laisse pas aller comme ça. Sors la tête de l'eau. Fais-le pour toi. S'il-te-plaît. Redresse-toi et tourne la page. Jette le stylo qui laisse sur cette page une encre indélébile. S'il-te-plaît. Fais-le pour moi. »

    Il ne répondit pas tout de suite. Il était comme sonné et essayait de comprendre le sens de ses paroles. Il s’arrêta alors de pleurer. Ses larmes séchèrent. C’est vrai, il n’avait pas le droit de baisser les bras. Il ne devait pas. Pourtant, cela faisait bien longtemps que c’était ainsi. Il réalisa alors : Ca n’avait servit à rien. Il s’enfonçait trop. Il mourrait à petit feu. Il se détruisait. Il essayait de réfléchir. Il n’y arrivait pourtant pas. L’alcool encore une fois. Il se redressa alors légèrement et regard son ange. Elle était dans ses pensées. Il l’observait alors. Qu’elle était belle avec ses longtemps cheveux blonds. Un magnifique ange qu’il avait là ! Il sourit alors bêtement. Il posa sa tête sur sa main. Elle sortit alors de ses pensées et elle porta la bouteille à se bouche. A sa grande surprise elle but. Il la regarda alors les yeux écarquiller. Non ! Elle ne devait pas se souiller ! Non ! L’ange ne devait pas se souiller !

    DANAE – « Quelle chienne de vie ! Elle nous fait pleins de promesses et elle n'est pas capable de les tenir. C'est déprimant. »

    Alors d’un juste brusque, un peu trop brusque d’ailleurs, il récupéra la bouteille et se retrouva très proche de la jeune fille. Il lui jeta un regard noir. Elle n’avait pas le droit de faire ça ! Mais pas du tout el droit ! Elle était inconsciente ! Elle allait se tuer ! Il ne le permettrait pas ! Il lui dit alors, d’une voix qui se voulut dure et il fronça els sourcils contrarié :

    ELLIYÖT- « T’as pas le droit. T’as pas le droit de te souiller. Pas toi. Pas mon petit ange ! Je refuse que tu te souilles. Tu es trop pure… Trop belle. Non ! Je te l’interdis ! Moi je suis qu’un être humain. Toi, t’es un ange. Et les anges ils ont pas le droit de boire et de se souiller. Je veux bien ne plus baisser les bras si toi tu ne te souilles pas ! Je veux que tu m’aides. Je ne veux pas que tu te souilles…. »
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MessageSujet: Re: Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]   Sam 30 Jan - 16:11
Mes paroles avaient eu le don de faire réfléchir le Gryffondor. Je le laissais faire. Ne pas le déranger. Il fallait qu'il voit tout seul le mal qu'il nous imposait. Il le fallait. Et c'est à ce moment là que je sombrais dans mes souvenirs. J'avais bu au goulot. Une fois. Deux fois. Trois fois. J'avais ignoré que, pendant mes réflexions, Elliyöt m'avait regardé. Et soudain, je vis la bouteille disparaître de mes mains et le visage du Rouge et Or, très proche du mien, me jeter un regard noir. J'ouvris la bouche pour parler mais je la refermais. Je ne savais pas que dire. Je le fixais, incrédule, tandis qu'il parlait. Je décodais ses mots. Il ne voulait pas que je me détruise, moi aussi. Je n'avais pas le droit. J'étais son ange, selon lui, trop belle et trop pure. Oui c'était sûr, l'alcool lui montait à la tête. Et il me promit d'arrêter de baisser les bras si j'arrêtais de me souiller. Je le regardais en déglutissant. C'était un compromis juste, équitable.
Je baissais le regard, honteuse. Puis, je me levais, tant bien que mal. Le monde semblait se mettre à danser autour de moi. Je restais quelques minutes sans bouger, à faire que la terre cesse de tourner sous moi. Puis, je me dirigeais vers le mur d'en face. Et je m'assis par terre tout contre lui. Je ramenais mes genoux contre moi et les entourais de mes bras. Je posais ma tête dedans. Je devais réfléchir. Il s'était détruit pendant longtemps, il avait trouvé refuge dans les bouteilles, et je voulais voir l'effet que cela faisait. J'avais pris que trois goulées et j'avais commencé à entrevoir ce qu'il pouvait voir. Mais l'effet fut de courte durée. La souffrance allait revenir. Comme une maladie incurable, elle s'installait en nous et ne nous quittait plus. J'allais resouffrir. Je relevais la tête et regardais de nouveau Elliyöt. Puis, je posais mes yeux sur ce qui l'entourait. Quelques bouteilles. Comme par hasard. Je me levais encore une fois et tout se remit à danser autour de moi. Je me dirigeais vers lui. Et j'enlevais la bouteille qu'il tenait dans la main ainsi que celles posées par terre. Je les pris toutes. Puis je me dirigeais vers la fenêtre que j'ouvris je ne sais pas comment. Et je passais mes bras chargés de bouteilles au dehors.
« Je peux toutes les jeter, alors ? Tu n'y vois aucun inconvénient ? Parce que je ne veux pas que tu te soûles, tu ne veux pas que je me soûle, on est quitte alors. »
Mon cœur cognait fort dans ma poitrine. Comme lorsque j'attendais quelque chose avec impatience, ou comme lorsque je pressentais quelque chose. Puis je rentrais mes bras à l'intérieur et je lâchais toutes les bouteilles sur le sol avant d'aller me recroqueviller dans un coin de la pièce. Quelque chose ne tournait plus rond. Mais, je ne sus pas dire quoi.
« Excuse-moi Elliyöt ! Excuse-moi ! »
Je me balançais d'avant en arrière, comme si je regrettais ce que je venais de faire. Pourtant, en cherchant bien au fond de moi-même, je ne regrettais pas ce geste. Je sais que ça ferait du mal à E. parce que ça devait être ses bouteilles, mais maintenant, je ne pouvais pas réparer cela. J'enfouis ma tête dans mes bras. C'est peut-être à ce moment là que je ressentis un zeste de regrets. Je soupirais et m'enfonçais plus dans les tourments de mes douleurs et de mes souvenirs. Je frissonnais, parce qu'il faisait un peu froid dans la pièce. J'avais laissé la fenêtre ouverte. Je frissonnais parce que j'avais peur en revoyant des souvenirs ressurgir. Je retenais mes sanglots. Je regrettais d'avoir cassé les bouteilles. Comment allais-je pouvoir éponger mon chagrin ? Une simple éponge ne serait pas suffisante pour tout contenir. Je relevais la tête et le fixais avant de lui raconter alors mes peines, comme il l'avait fait auparavant avec moi.
« Quand j'avais neuf ans, j'ai vu mon père taper ma mère. Ils se disputaient. Je ne les avais jamais vu se faire du mal. Ils s'insultaient. Je ne savais pas que tout allait mal entre eux. J'ai assisté à leur haine, à leur bataille, impuissante. La seule chose que j'ai pu faire, c'était hurler et pleurer en les voyant. Et ils ont divorcé quelques semaines après. J'avais mal, trop mal. Mais ils étaient insensibles à ma douleur. Puis, lorsque ma mère m'a accompagné à King Cross pour ma première année, elle m'a appris que je ne rentrerais pas pendant les vacances, que elle et mon père en avaient décidé ainsi. C'était une trahison pour moi. J'avais onze ans, et je me disais qu'ils ne m'aimaient plus pour m'abandonner. Et j'ai découvert des gens, à Poudlard, qui sont devenus mes amis. J'en ai découvert d'autres qui m'ont martyrisé. Pendant une période, je rentrais dans mon dortoir, en larmes. J'avais voulu quitter ce monde mais j'étais convaincue que j'avais un truc à accomplir ici. J'en pleurais tout le temps. Et j'ai changé. On m'a fait devenir quelqu'un d'autre. J'ai grandi. J'ai appris à découvrir le véritable amour en tombant amoureuse de gens qui ne m'aimaient pas. Je suis tombée réellement amoureuse il y a peu, d'un homme qui s'appelle Cies Praowyr. Lors du Bal de Noël, alors que je revenais d'avoir été chercher les boissons, je l'ai trouvé dans les bras d'une péta**e de Serpentard. Ça a été trop dur à supporter. La goutte d'eau qui faisait déborder le vase. J'étais au fond du gouffre. Et tu es réapparu. Je te parlais déjà auparavant, je te connaissais, je jouais avec toi, et j'ai trouvé en toi la personne qui m'aiderait à sortir de ce gouffre. Pourtant, j'ai découvert que tu te bourrais pour noyer tes chagrins. Et comme ça tu ne peux pas m'aider. Et je ne peux pas t'aider quand tu es dans cet état là. Ça me fait autant de mal que les disputes de mes parents de te voir comme ça. Je veux que tout cela cesse maintenant. »
Je me levais. Je devais être forte afin de pouvoir surmonter les obstacles qui barraient ma route. Je le devais pour ma famille, pour mes amis, pour mon entourage. J'étais adulte chez les sorciers, je devais montrer que je savais agir comme tel. J'étais préfète et je devais afficher un air confiant, de bien-être tous les jours. Mais j'étais aussi une humaine et j'avais un cœur comme tout le monde. J'avais le droit de craquer quand bon me semblait. J'avais choisi les moments où j'étais avec Elliyöt car il partageait une souffrance similaire à la mienne. Et j'allais vers le canapé.
Je me laissais tomber dedans. J'étais trop abattue pour jouer dans le raffinement. J'avais décidé d'être, en ce moment, autre chose que l'adolescente sage, réfléchie, sérieuse. J'avais décidé de devenir celle que j'aurais pu être. Une fille qui buvait, qui fumait. Je voulais être tout ça en ce moment. Mais je savais aussi qu'on m'en empêcherait. Quand j'étais décidé, rien ne pouvait me bloquer dans l'accomplissement de mes désirs. Je voulais devenir quelqu'un d'autre. Être au moins heureuse une fois dans ma vie. Connaître les effets de l'alcool. Être bourrée.
Je me sentais vide, dépourvue d'âme. Elle s'était envolée avec ce que j'avais raconté à Elliyöt. J'étais un coquillage laissé à l'abandon sur une plage et dont la contenance avait été mangé par un oiseau. J'étais vide. Je me sentais vide. On avait pris mon âme. Je comptais bien la retrouver. Une âme... Qu'était-ce en fin de compte ? A quoi servait-elle ? Je ne savais pas. Encore des questions sans réponse. Je devais chercher la solution plus tard. Je n'avais pas la tête à me creuser la cervelle pour résoudre deux questions. Je regardais Elliyöt, aussi tristement que possible.
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Sorrow C. Caldwell
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MessageSujet: Re: Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]   Dim 14 Fév - 1:29
    Fou. Il devait certainement l’être. Et peut-être qu’il l’avait toujours été mais ne s’en était jamais rendu compte. Cette fois-ci, il finit par s’en rendre compte. Et cette fatalité lui arriva de plein fouet. Il eut alors peur. Peur de faire quelque chose de regrettable autant envers Danaé qu’en vers lui. Il n’était plus tout à fait conscient de ses actes. L’alcool sans doute. Non, c’était sûr. C’était à cause de cette foutue alcool. Quand est ce qu’il avait commencé ? Trop tôt. C’était il y a un an pour oublier Lulvia. Il n’en était pas dépendant. C’était simplement une volonté de sa part : il voulait oublier. Tout et n’importe quoi. Il n’avait jamais réussit à oublier ses souvenirs, ni à en sourire. Il était toujours resté sur le passé et avait décidément envie de rester la tête dans l’eau. Mais jusqu’à quand ? Jusqu’à qu’il décide d’en finir une bonne fois pour toute ? Il avait plusieurs fois pensé à cette option. Un accident était si vite arrivé. Il avait plusieurs fois essayé mais à chaque fois qu’il était sur le point de le faire, quelque chose l’en empêchait. Il n’était jamais allé jusqu’au bout. Il avait toujours reculé. Avait-il peur de mourir ? Sans doute. Comme tous les gens après tout. C’était connu, on a tous peur de mourir, y compris Elliyöt. Alors, quand il avait compris que finalement il n’irait pas jusqu’au bout de son acte, il su alors que ce n’était pas son heure. Il l’aurait su sinon. Il était très intuitif le jeune Gryffondor. Il avait toujours eu un peu de chance à cause de son intuition. Il tenait ça de sa mère. Son regard était dans le vague. Il ne savait plus où il en était. Il ne savait plus où il était. Il n’était pas lui. Il était lui. Il était là et pas là. Il était présent et absent. Ses pensées s’entrechoquaient dans sa tête. Il essayait pourtant de faire un effort surhumain pour se contrôler. Ses gestes étaient de plus en plus confus. Tout ça, la faute à l’alcool. Il ne savait pas combien il avait dans le sang. En fait, il avait tellement l’habitude de boire jusqu’à être ivre et avoir la gueule de bois maintenant que son corps résistait à l’alcool. Enfin, jusqu’à un certain point. Là actuellement, ça n’était pas trop le cas. D’une part parce qu’il ne voulait pas. Et surtout parce qu’il ne voulait pas. Et pourtant il aurait dû. Pour Danaë qui n’avait rien à voir dans cette histoire. Il s’en voulut à un moment qu’elle le voie torturé à ce point. Car c’est ce qu’il était après tout. Torturé. Sanglant. Mort. Fou.

    Il la regard. Distrait, mais il la contemplait. Il al trouva alors belle. Elle se leva alors. Il croyait qu’elle allait partir. Il eut peur un instant. Mais elle s’assit par terre contre lui. Il sourit alors. Un sourit rassuré, doux et tendre. Il ne voulait pas qu’elle parte. Il était trop bien avec elle. Sa main vint alors caresser ses cheveux doucement. Ils étaient doux. Doux et beaux. Blonds comme les blés. Elle posa alors sa tête sur ses genoux. Il ne dit rien. Il voulait voir son regard. Elle réfléchissait et il voulut se faire tout petit et ne pas la déranger. Il y eut ce silence. Son regard se posa alors dans le feu qui crépitait dans la cheminée. La danse était belle. Si belle. Mais la lumière chaude du feu semblait si faible face à la clarté de l’ange. D’ailleurs celle-ci se levait. Il en remarqua pas qu’elle titubait dangereusement. Elle prit alors les bouteilles et les passa par la fenêtre. Il la regarda alors intrigué ne sachant ce qu’elle voulait faire. Puis elle parla. Elle lui demanda si elle pouvait les jeter. Elle lui dit aussi d’autres choses. Mais il ne réalisa pas. Il fronçait les sourcils. Il ne comprenait pas. C’est alors qu’elle lâcha les bouteilles. Il les vit disparaitre et il resta bouche-bé. Elles avaient disparut ! Les bouteilles étaient parties. Il regarda alors successivement Danaé et ses mains. Et c’est alors qu’elle rentra les mains et elle s’excusa. Il comprit alors. Il n’avait plus de bouteille. Cela ne lui fit pas très mal. Sauf qu’il allait simplement avoir la gueule de bois le lendemain matin. L’ange enfouie la tête dans ses mains et se mis à pleurer. Il fut stupéfait. C’est alors qu’elle parla. Elle parla encore et encore lui racontant ce qui c’était passé. Ses parents, Son père qui avait frappé sa mère. Le divorce de ses parents. Et son ex petit ami qui l’avait trompé avec une Serpentard. Et puis, elle parla de lui. Elle lui dit qu’elle avait mal de le voir comme ça. Qu’elle ne pouvait pas l’aider comme ça et qu’elle voulait que tout s’arrête maintenant. Il aurait voulut lui hurler que sa présence l’aidait. Mais aucun son ne sortit de sa bouche. Plusieurs émotions se succédèrent alors. D’abord se fut la tristesse de la voir comme ça. Si faible. Puis, la colère de savoir qu’un homme, qu’un père, qu’un mari frappait sa femme sous les yeux de sa fille. Puis la haine contre l’homme qui l’avait trompé. S’il le retrouvait, il allait lui faire comprendre ce qu’il avait fait subir à Danaé. Et enfin se fut le dégout. Contre lui-même. Encore une fois. L’ange se dirigea vers le canapé et puis s’y laissa tomber. Elle semblait vide. Une coquille. Puis elle le regarda alors tristement. Et il leva sa main et la posa sur sa joue. Il la caressa alors doucement. Il ne savait plus ce qu’il faisait. Mais il se mit alors à parler : « Ton père n’aurait jamais dû faire ça, mais tu ne peux pas le haïr. Il t’aime malgré tout. . Je crois qu’il a autant souffert que toi après. On fait tous des erreurs… » Il passa alors ses doigts sous ses yeux pour essuyer ses larmes. Son regard était plongé dans celui de Danaé. « Je hais ton ex. C’est un imbécile. Si je le vois… Je lui en mets une. Il a raté quelque chose en te trompant… C’est un gros nuL Tu ne mérites pas de souffrir pour lui. Il n’en vaut pas la peine. » Il parcourut alors son visage de ses doigts. Il fut alors heureux de pouvoir l’avoir à lui tout seul et de pouvoir la toucher comme ça. « Je me dégoute tu sais. Je suis un imbécile moi aussi. Un gros imbécile. Mais je te promets que je vais changer. Pour toi. Pour moi. Pour nous… » Ses mains descendirent alors sur son cou. « Ta peau est si douce. » Il se mit alors à sourire tendrement. Il était attendrit et en transe devant le visage de l’ange. Son cœur battait à un rythmes de fou. Il disait ce qu’il pensait plus. Il laissait son corps agir. Il en réfléchissait plus. C’est alors qu’une bouteille d’alcool apparut. Une de ses mains alla alors la prendre. Son regard était toujours plongé dans celui de Danaé. Il prit alors la bouteille et la porta à ses lèvres. Danaé le regarda surprise. Puis, il la porta aux lèvres de la Poufsouffle. Elle but alors. Il se pencha vers elle et lui souffla doucement à l’oreille : « Juste pour ce soir. Oublions. Même-si ce n’est pas bien. Même-si on en devrait pas. Laissons justes nos corps agir. Juste une fois… S’il te plait »


Animal I have become

i can't escape this hell so many times i've tried but i'm still caged inside somebody get me through this nightmare i can't control myself so what if you can see the darkest side of me? no one would ever change this animal i have become help me believe it's not the real me somebody help me tame this animal © belzébuth
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MessageSujet: Re: Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]   Lun 15 Fév - 15:02
Quand j'avais parlé de ce que j'avais vécu, j'avais regardé le visage de l'autre élève. J'avais vu plusieurs expressions modifier son visage. Tout d'abord, je vis la tristesse puis quelque chose qui pouvait ressembler de la colère mais je ne sus pas envers qui ou quoi. Il ne valait mieux pas que je le sache. Ça pourrait me faire du mal ça aussi. Et quelque chose qui pouvait passer pour de l'antipathie pour finir en une vague forme de dégoût. J'avais observé ce visage qui avait tant parlé durant ces dernières minutes. J'avais raison de dire que parfois, les yeux, le sourire, le visage parlaient plus que de simples paroles. On capte beaucoup plus de choses essentielles quand les gens se taisent et essayent de vous faire comprendre ce qu'ils veulent dire par des gestes, des regards, des sourires. Je l'avais toujours su, mais je ne savais pas toujours déchiffrer. Je crois que c'est mieux ainsi.
Je m'étais assise sur le canapé. Assise n'était pas le mot exact. Je m'étais laissée tombée dessus. Tout le poids de ma vie m'avait soudain pesé sur les épaules et, au final, la charge était devenue trop lourde. Elle m'avait fait ployer sous son propre poids. Je sais pourtant que je devrais éternellement endurer sa lourdeur. Comme dans la mythologie. J'étais Atlas pourtant la terre à la différence que je ne portais pas la terre mais quelque chose de plus personnel, de plus intime qui s'appelait vie et qui pesait aussi lourd que ce monde. Et je fixais de nouveau Elliyöt avec un regard mélancolique, lointain, triste. Je le vis se lever et je le suivis des yeux. Il se dirigea vers moi. Il n'y avait pas beaucoup de distance entre lui et moi, et pourtant, je le vis la parcourir durant un temps infini. Et il posa sa main sur ma joue qu'il se mit à caresser. Je laissais aller ma tête tout contre cette main qui m'aidait à garder sur moi le lourd fardeau qui m'avait été attribué à la naissance. Il m'encourageait à garder le courage, à tenir bon. Et il parla.
Non, je ne pouvais pas haïr mon père. Il avait raison. C'était mon père après tout. Mais, je ressentais toujours envers lui une certaine amertume liée à cet événement passé. Lorsque j'y repensais, mon cœur se fermait totalement à lui. Je pleurais encore en tentant de l'ouvrir de nouveau à cet homme qui m'avait aussi donné la vie, mais c'était si dur. Comme une vieille porte rouillée, bien incrustée dans la pierre. Il faut dégager tout ce qu'il y a autour pour permettre de nouveau l'ouverture à quelqu'un ou quelque chose. Mais, je ne pouvais pas, je ne voulais pas, oublier tout ce qui s'était passé entre deux, même si j'avais gardé pour moi les plus mauvais souvenirs que j'avais de lui. Les mauvais souvenirs terrassent souvent les meilleurs. Je ne voulais pas voir mon univers s'effondrer, celui que j'avais si consciencieusement bâti. J'avais passé trop de temps dessus pour le voir s'effondrer comme un vulgaire château de cartes. Le Gryffondor passa ses doigts sous mes yeux et effaça la douleur qui s'écoulait lentement sur mes joues.
Il voulait lui en coller une. Il le traita d'imbécile et de gros nul. Il avait raison, mais cependant, on ne pouvait pas taire les instincts qui animaient parfois les hommes. C'était comme faire taire la faim quand elle fait rugir votre ventre. Il voulait se venger du mal qui m'avait causé. Je le laissais dire, je le laissais s'exprimer. Lorsqu'il eût fin, je parlais enfin.
« Non, s'il te plaît, ne fais pas ça. Je ne veux pas être en froid avec ceux qui m'ont aidé à devenir celle que je suis. Je ne veux pas créer des bagarres à cause de ça. Je sais qu'il pourra se revenger de toi, et je n'ai pas envie que tu souffres. Et toi, accepterais-tu que j'aille en coller une à Lulvia ? Toi non plus tu n'as pas mérité de souffrir. Personne ne mérite de souffrir, en réalité. S'il te plaît, ne tente rien. »
Il avait planté son regard dans le mien. Je le détournais, gênée. Qu'allait-il pouvoir lire au plus profond de moi-même ? J'avais peur de ce qu'il pourrait découvrir et interpréter. A un moment donné, il faudrait bien que... Non, tout ça, je le garderais pour moi, enfouis bien profond dans ma conscience, fermé à double tour dans un coffre fort. Mais, vu à la vitesse à laquelle il effaçait les obstacles qui se dressaient entre lui et ce que je voulais lui cacher, rien ne pourra rester secret très longtemps. J'avais peur de ce qu'il pouvait découvrir. Il laissa ses mains vagabonder sur mon visage. Je ne le regardais plus. Étrangement, le sol m'attirait. Il semblait si beau ! Lui qui souffrait tous les jours du passage des milliers de personnes de Poudlard, lui qui ne disait jamais rien ( et entre nous, heureusement ! ), je l'enviais. C'était idiot d'envier quelque chose qui n'avait pas de vie propre.
« Je me dégoute tu sais. Je suis un imbécile moi aussi. Un gros imbécile. Mais je te promets que je vais changer. Pour toi. Pour moi. Pour nous... »
Je ne savais plus quoi penser. Ses mains descendirent sur mon coup. Je ne savais plus quoi faire. J'étais sa prisonnière, désormais, et il le savais probablement. Je frissonnais là où ses mains passaient, laissant au passage une brûlure. Il m'avait marqué. Il voulait changer pour moi. Je le trouvais parfait comme il était. Il me plaisait comme ça. Pourquoi devrait-il changer ? Encore, qu'il change pour lui, je le comprends. Il ne s'aime pas. Il se dégoûte. Je le comprends aussi. Qu'il change pour lui s'il le veut, mais je l'aime comme il est. De toute façon, les gens sont à prendre comme ils viennent. Il n'y a pas d'offre « satisfait ou remboursé ». Ça n'existait que chez les moldus pour les produits alimentaires.
Je n'avais plus la force de fuir son regard. Elle m'avait quitté depuis un moment et je me croyais encore capable de le faire. Mais non. J'étais abandonnée de tout ce que j'avais autrefois tant aimé. Abandonnée de tous, inconnue, invisible. Et quand Elliyöt est arrivé avec ses problèmes et que je l'ai connu, j'ai su que j'avais trouvé une personne comme moi qui m'aiderait à me sortir de ce gouffre sans fond, de ce gouffre qui me masque aux yeux du monde. Je plongeais mon regard dans le sien et de nouveau tout un tas de sensations me submergèrent. Elles aussi me firent peur.
Je ne le vis pas se baisser pour prendre la bouteille. Mon regard était devenu fixe. Comme les regards des statues. Fixes et pourtant, on a parfois l'impression qu'il vous suit. Et il resubmergea avec une bouteille dans la main. Ah tiens, je l'avais oubliée, elle ? De toute façon, ce n'était pas grave, il fallait bien qu'on épanche notre soif et nos douleurs. Il le fallait pour notre bien commun. Et il but une gorgée. Je semblais surprise qu'il fasse un tel geste. Je ressortais de tellement loin que tout me surprenait. Puis, il porta la bouteille à mes lèvres. Je levais une main pour la prendre et en bus deux longues gorgées. Je voulais brûler. Je voulais me noyer dans l'alcool. Je voulais enfin exister. J'étais dans le brouillard, effet de l'alcool lorsqu'on n'a pas l'habitude, lorsqu'Elliyöt vint me glisser doucement à l'oreille :
« Juste pour ce soir. Oublions. Même-si ce n'est pas bien. Même-si on ne devrait pas. Laissons juste nos corps agir. Juste une fois... S'il-te-plaît. »
Je le regardais une nouvelle fois, encore surprise. Il me demandait quelque chose. Je ne captais rien. J'étais trop... Abattue ? Lointaine ? Bourrée même si je n'avais presque rien bu ? Je ne savais pas comment définir ça. Le temps que ses paroles traversent les brumes de mon cerveau, et j'aurais enfin compris ce qu'il avait dit. Ce qui arriva deux minutes plus tard. Il voulait qu'on se laisser aller, qu'on oublie tout ce qui nous était arrivé. Qu'on soit livré à notre propre sort et à celui de la bouteille. Il voulait qu'on laisse faire nos corps. Que devais-je réellement comprendre ? Je me blottis soudainement contre lui et je murmurais d'une petite voix :
« J'ai peur, Elliyöt. J'ai peur. Peur... »
Je fermais les yeux, et ma respiration se fit plus saccadée. Oh que oui j'avais peur. Peur de tellement de choses que je ne pouvais pas toutes les citer. Je sais qu'il effacerait tout. C'était lui. Lui, Elliyöt. Celui que je qualifierais de Pansement, celui qui savait panser mes plaies, celui qui savait me réconforter. Celui que j'appelais un homme, un vrai, car, ceux qui vous blessent ne sont pas dignes d'être traités ainsi. Ils n'avaient pas assez de cœur pour savoir que l'action qu'ils ont pu faire vous a meurtrie au plus profond de vous-même.
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MessageSujet: Re: Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]   Dim 28 Fév - 17:48
    Danaé ne voulait pas qu’il fasse quelque chose. Mais ça le démangeait. On ne touchait pas à son ange. Oh non. On ne faisait pas de mal à son petit ange. C’était interdit. Ou alors il aurait affaire à lui. Et ce garçon allait comprendre sa douleur. Elliyöt sentit sa mâchoire se crisper. Il savait très bien ce que ça faisait de se sentir trahit, trompé. Et ce garçon ne savait pas ce que ça faisait. Il ne savait pas le mal qu’il avait pu faire. Il avait détruit une fille superbe, magnifique. Il allait payer. Mais le ton qu’employa Danaé l’en dissuada bien vite. Il comprit alors, ça ne servait à rien sinon qu’à faire plus mal encore. Elle lui demanda s’il voulait qu’elle aille gifler Lulvia. Oh non qu’il ne voulait pas ça. Il l’avait aimé sa Lulvia et il ne voulait malgré tout pas qu’il lui arrive du mal. Oh non ! La pauvre, il aurait été peiné. Il ne répondit pas à Danaé. Son silence voulait en dire long à cet instant. Parfois parler ne servait à rien. Le silence parlait de lui-même et c’est ce que le jeune homme aimait. Il sentit alors la gêne de Danaé. Il ne comprit pas trop pourquoi elle était si gênée. Lui dans sa bulle d’ivrogne fini, il se sentait bien, là, avec elle. Et il eut une soudaine envie de lui hurler quelque chose. Quelque chose qui lui venait du fond du cœur. D’ailleurs celui-ci battait vite. Plus vite que d’habitude. Il se souvint alors de cette sensation, mais dans son délire, n’arrivait pas à mettre un nom dessus. Alors il décida de se taire et d’attendre un peu. Peut-être qu’elle n’éprouvait pas ce sentiment à son égard ? Et comment réagirait-il ? Mal sans doute. Très mal même. Surtout que dans cet état il était souvent sur la défensive. Alors il eut peur un instant, qu’il se faisait des illusions. Mais quand il comprit qu’elle ne pouvait plus détacher ses yeux des siens et qu’elle était à lui, toutes ses craintes s’envolèrent. Il sentit alors qu’elle frissonnait. Il eut un petit sourire. Ce n’était pas des illusions. Elle se blottie contre lui alors quand il avait dit sa dernière phrase, quand il avait demandé une dernière requête. Ses bras l’encerclèrent alors. Il posa sa tête sur son épaule et la berça doucement. Son odeur emplit alors ses narines. C’était l’odeur de la vanille. Il aimait bien cette odeur. Surtout que grâce à l’alcool cette odeur lui emplissait la tête et il avait l’impression de se nourrir et de vivre grâce à elle. « J'ai peur, Elliyöt. J'ai peur. Peur... »Il la berça un peu plus. Il ne voulait pas qu’elle est peur. Il ne voulait pas. Elle ne devait pas avoir peur. Il était là pour la protéger. Il al protègerait de tout. « N’est pas peur Danaé… Je serais là. Je suis là. Je te protégerais contre toutes les personnes qui te veulent du mal. Je te le promets. Je te le jure. Je t’aime trop pour te laisser tomber » Promesse qui venait du fond du cœur. Et aussi sa dernière phrase lui fit tout bizarre en lui. D’un coup, il se sentait plus léger. Plus grand et plus fort. Il se mit à sourire et il reprit la bouteille qu’il but. Il la passa à Danaé et eut soudainement une idée. Il sourit alors et se leva, quittant l’odeur de Danaé. Le jeune homme sortit du canapé et se planta au milieu de la salle. Il ferma les yeux et soudain, la lumière se fit tamisée, et soudain de la musique se fit entendre. C’était un slow. Et il sourit de plus belle. Il rouvrit les yeux et regarda Danaé qui avait bien entamé la bouteille. Il s’approcha d’elle, lui retira la bouteille des mains et lui prit la main pour la relever. Il but encore une gorgée dans la bouteille, le liquide chaud coula dans sa gorge. « Danaé, veux-tu bien, m’accorder cette danse ? » Son regard se fit brillant, une petite étincelle apparut alors. Une étincelle de malice.


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MessageSujet: Re: Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]   Dim 28 Fév - 19:52
Blottie contre lui. Je n'avais pas d'autres mots pour le dire. J'étais au plus mal, si on pouvait le dire. J'avais besoin de réconfort, d'aide. Je ne voulais pas me laisser glisser dans des gouffres sans fin. Je connaissais mes limites et je savais que, si j'y restais, j'allais m'en sortir que difficilement. C'est pour ça que j'avais besoin de parler, de me sentir entourée de gens en qui j'avais confiance. Il m'entoura de ses bras. Il formait comme un rempart de ses bras autour de moi. Comme s'il voulait me protéger de toute souffrance extérieure, comme s'il ne voulait pas que je vois les horreurs qui m'y attendaient. Il me protégeait comme personne ne l'avait fait. Je me laissais aller, certaine d'être en sécurité. Il posa sa tête sur la mienne et me berça.
J'avais l'impression de redevenir une petite fille. J'avais oublié mon âge, le lieu et à qui appartenaient les bras qui m'entourait. J'étais dans une autre époque, celle qui me semblait si lointaine ! Et je me replongeais dans mon enfance.

# flashback #

« MAAAAAAAAAMAAAAAAAAAAAAAAAAAAANNNNNNNNNNNNNNNNNNN ! »
Je me levais en hurlant et en jetant tout autour de moi mes couvertures. J'avais chaud. J'avais froid. Je ne savais plus où donner de la tête. J'étais complètement déboussolée. Réveillée en pleine nuit. Pour quelle raison déjà ? A cause de l'orage qui sévissait dehors depuis maintenant deux heures ? Ou à cause d'un cauchemar particulièrement prenant pour une gamine de cinq ans ? Je ne savais plus. J'avais peur. Je me précipitais vers la porte qui s'ouvrit à la volée. Ma mère se tenait devant moi, imposante. Je pleurais, sans pouvoir m'arrêter. Je ne pouvais pas parler, je n'y arrivais pas. Je me jetais dans ses jambes, sans m'expliquer, sous son regard interloqué.
« Danaé, que se passe-t-il ? »
Je réussis à articuler quelques mots. Je ne savais plus parler. Je m'accrochais désespérément à ses jambes, je ne voulais pas qu'elle me laisse. Elle tenta quand même de me repousser, mais la petite fille que j'étais est coriace. Je ne voulais pas. Je m'accrochais à tout pour garder les pieds sur terre, pour être rassurée. Je faisais tout pour oublier. Elle me repoussait encore. Je restais agrippée à son pantalon.
« Danaé, que se passe-t-il enfin ? »
« Maman ! Papa... Papa... Papa... »
Elle n'avait qu'à entendre ma voix pour savoir que j'avais fait un cauchemar. Elle retenta une nouvelle fois de me repousser, avec succès. J'étais trop abattue pour résister. Je me laissais faire lorsqu'elle me prit dans ses bras. Elle s'assit sur le rebord de mon lit et me posa sur ses genoux. D'instinct, je posais ma tête sur sa poitrine et pleurais encore. Ma mère posa sa main sur ma tête et me pressa tout contre elle. Elle se mit à me bercer.
« Ne pleure plus ma chérie, tout est fini. Ce n'est qu'un cauchemar. Papa est dans le salon, il regarde la télévision. Ne t'en fais pas, tout va bien. Cesse de t'inquiéter pour lui, et oublie ce vilain cauchemar. Allez, rendors-toi ma puce. »
Elle me reposa sous les couvertures avant de partir. Lorsqu'elle referma la porte, je m'endormais en reniflant encore un peu et en oubliant le cauchemar que j'avais fait.

# fin du flashback #

J'avais entendu d'une oreille lointaine les paroles qu'Elliyöt avait prononcées. Des paroles de réconfort. Il voulait me protéger. Il m'aimait trop pour ça. J'avais l'impression de me retrouver contre ma mère. J'étais prête à redevenir l'enfant que j'étais autrefois. Sauf que je ne pouvais pas rajeunir. C'était impossible. Et je n'étais pas prête à redevenir petite. J'avais grandi, appris à vivre dans le monde qui m'entourait, appris à connaître les gens. Non, je ne voulais pas redevenir la gamine de cinq ans. Même si on m'offrait cette chance de la redevenir, je la refuserais. Je me plaisais trop bien dans la jeune fille de dix-sept ans que j'étais.
J'avais le regard et les pensées vagues, lointaines, confuses. Je vis soudain une bouteille devant moi. Je l'attrapais sans savoir que faire avec. J'étais mélancolique. Je ne remarquais ni le sourire qu'Elliyöt esquissait ni qu'il s'était levé du canapé, me laissant seule. Je ne faisais attention à rien. Je gardais mes yeux fixés sur mon passé. La lumière qui entrait par les fenêtres semblait mettre en avant cette période de ma vie, cet instant que j'avais considéré horrible. Puis, elle diminua progressivement. Allons bon. Que se passait-il ? Le passage d'un gros nuage ? Je levais les yeux et vis qu'il était debout au centre de la pièce, les yeux clos. Une musique se fit soudain entendre. Tantôt je fronçais des sourcils, tantôt j'ouvris des yeux étonnés. Mais que faisait-il ? Je n'osais pas le déranger. C'est pourquoi je commençais à boire à la bouteille, sans me rendre compte que le débit baissait de plus en plus vite. Il rouvrit cependant les yeux, et me sourit tout en me regardant. Le Gryffondor s'approcha de moi, me retira la bouteille – j'émis d'ailleurs un petit grognement, et me prit la main pour me faire lever. Il porta le goulot de la bouteille à la bouche et but. Puis, lorsqu'il eut fini, il me demanda l'impossible : danser. Je le fixais une nouvelle fois dans les yeux et vit qu'ils brillaient. Je baissais la tête, gênée.
« Si je te dis que je ne sais pas danser, tu me crois ? Non je rigole mais je te garantis que je ne suis pas douée non plus. »
Je gardais sa main dans la mienne, ou devrais-je dire que je laissais ma main dans la sienne. Je lui adressais un sourire heureux. Qui aurait eu l'idée de m'inviter à danser dans une pièce vide de vie humaine, et qui aurait tout fait pour se mettre dans l'ambiance ?
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MessageSujet: Re: Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]   Ven 12 Mar - 21:19
    La protéger contre tout. Il le voulait, et il le ferait. Il c’était fixé un objectif et il y arriverait. Car, il y parvenait toujours. C’était un fonceur le jeune Elliyöt. Ca ne paraissait pas comme ça, mais quand il voulait quelque chose, il l’avait. Et il mettait tous ses charmes à contribution. Il tenait ça de son père. Depuis tout petit, il lui avait apprit ça. C’est autant une qualité qu’un défaut. Et il protégerait Danaé. Il le promettait, il le jurait. Il donnerait sa vie pour elle, s’il le fallait. Il décrocherait la lune, lui donnerait les étoiles, lui ferait visiter le monde, l’univers. Tout. L’alcool lui brouillait l’esprit, mais il savait très bien qu’il se souviendrait de cette nuit, de cette soirée et de cette promesse. C’était inscrit en lui. Et l’alcool le faisait exagérer, comme j’exagère en cet instant. Mais pourtant, il y avait une part de sincérité dans ce qu’il pensait. Il savait qu’il ne la laisserait pas tomber, il tenait trop à elle. Elle était trop importante pour qu’il la laisse. Elle allait trop l’aider à s’en sortir, pour qu’il s’en aille. Il n’était pas aussi lâche. Il voulait remonter à la surface, et il remonterait. Une lueur de détermination s’alluma alors dans son regard. Il irait jusqu’au bout. Danaé semblait dans ses pensées, il ne l’interrompit pas. A quoi bon ? Elle parlerait quand elle voulait. Il ne la forcerait pas. Il se contenta de jouer avec ses cheveux et il sourit. Ils étaient si doux, si blonds et si beaux. Il se trouva alors chanceux d’avoir le privilège de pouvoir caresser ses cheveux mais surtout de la toucher. Et de pouvoir aussi la caresser à son aise. Encore et encore sans s’arrêter. Mais il c’était lever pour lui offrir cette danse qui lui tenait à cœur. Il al sentit gêner. Il fit une moue déçue et quand elle lui dit qu’elle ne savait pas danser, il fut encore plus déçu, mais entendant la fin de sa phrase, il se mit à sourire et lui releva la tête. Ils allaient danser ! Il eut envi de sauter de partout. Mais il se retint : ils allaient danser. Elle lui sourit, il lui sourit. Il était heureux. Heureux de la voir et de l’aimer car oui, il l’aimait. Ca lui fit tout drôle de penser ça. Il sentit son cœur battre tout drôlement dans sa poitrine, à un rythme irrégulier, rapide. Et il ne voulait plus la quitter, toujours la sentir contre lui. Il eut alors envie de l’embrasser, cette irrésistible envie de l’embrasser. Ses lèvres le brûlaient très fort. La musique commença alors à jouer, un slow. Il sourit une nouvelle fois et plongea son regard dans le sien. Il commença à tourner lentement. Elle ne semblait pas très à l’aise. Alors, son bras descendit à sa taille et il la souleva légèrement. Elle était si légère dans ses bras. Il eut alors envie de la faire voler. De l’embrasser. Elle était si proche de lui. Il sentit son odeur vanillée et il aimait ça. Il la posa alors sur ses pieds. Elle était à la même hauteur que lui et maintenant, il supportait son poids. Il sourit une nouvelle fois et continua de tourner doucement au rythme d’un slow. Il la serrait contre elle et posa sa tête sur son épaule. Il ferma alors les yeux, se laissa aller dans la danse et se souvint alors de la dernière fois qu’il avait dansé avec Lulvia. En fait, il n’avait jamais dansé avec elle. Elle n’aimait pas ça et n’avait jamais aimé ça. Alors il c’était toujours plié à ses désirs. Et il ne regrettait pas de ne pas avoir dansé avec elle. Il avait la privilège de danser avec une fille bien plus belle, bien plus magnifique qu’elle. A côté, Lulvia n’était plus rien. Son image apparut dans son esprit et il al trouva soudainement fade, et quelconque. Il sourit, il ne l’aimait plus. Elle n’était pas sa maladie. Maintenant sa maladie, c’était Danaé. Il rouvrit les yeux. Il avait toujours la bouteille dans sa main et la porta à ses lèvres. Le liquide chaud continua de couler le long de son œsophage. Le jeune homme continua alors de danser avec la belle Poufsouffle. C’est alors qu’il se posa une question : et elle ? Et elle ? Est-ce qu’elle l’aimait ? Il n’en savait pas. Et si elle ne l’aimait pas ? Que ferait-il ? Il commença alors à paniquer intérieurement. Oh non pas encore une déception. Pas encore une. Il but encore une fois. Ses idées se brouillèrent. Il mit alors sa tête dans le coup de Danaé et respira profondément l’odeur. Elle lui monta à la tête et il s’ne imprégna. Il ne voulait plus la lâcher. Il ne la lâcherait pas. La musique c’était arrêté. Il s’arrêta de danser. Et ne la lâchait toujours pas. Il était si bien là. Avec elle, la tenant dans ses bras. Il ne la lâcherait pas. Elle fit un geste. Il resserra son étreinte. » Non ! S’il te plait mon ange. S’il te plait. S’il te plait… » Sa voix était suppliante. S’il te plait, ne fait pas ça. Ne rompt pas la magie du moment. S’il te plait bel ange. Ne gâche pas tout. Tu sais que je t’aime. Tu le sens, j’en suis sûr. Allez ! Ne me rejette pas. S’il te plait. Il se redressa alors légèrement et la regarda dans les yeux. Cette envie de l’embrasser dans les yeux lui prit encore une fois, encore plus forte qu’avant. Il ne devait pas. Si ça se trouve elle ne l’aimait pas. Il sentit alors la bouteille d’alcool lui partir des mains. Elle l’avait prise. Il ne fit rien pour l’en empêcher. Sa main libre, vint alors se poser sur sa joue. Il continua de la regarder dans les yeux la suppliant toujours. Elle caressa sa joue…. Ses lèvres le brûlaient encore plus…. Sa peau était douce…. Mais il en avait tellement envie…. Tellement douce. Il approcha son visage et alors il ne résista pas plus longtemps. Ses lèvres se posèrent sur les siennes et il pu enfin goûter à ses lèvres. Il pu enfin embrasser l’ange. Il ferma les yeux, appréciant le moment présent. Sa main était toujours sur sa joue. Le baiser fut doux et tendre. Il dura quelques minutes. Des minutes magiques pour le jeune homme. Et puis ils durent se séparer. Elliyöt regarda alors Danaé. Sa main était toujours contra sa joue. Il eut alors envie de pleurer tellement il avait aimé. Mais il attendait sa réaction avec anxiété.


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MessageSujet: Re: Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]   Sam 13 Mar - 4:01
Lorsque je lui avais annoncé ma réponse quant à l'invitation à danser qu'il m'avait adressé, je le vis dans un état de gaieté. Il semblait heureux. Je ne l'avais pas vu comme ça. Depuis longtemps. Peut-être que je ne l'avais jamais vu dans cet état. Non, je ne l'avais jamais vu empli d'autant de bonheur. Oui c'était ça. Il semblait épris de bonheur, il voulait le faire savoir. Mais pourquoi donc manifestait-il ça que maintenant ? J'aurais voulu le voir sourire bien avant. J'aurais voulu le voir comme je le voyais maintenant. Peut-être que j'avais loupé tant d'instants avec lui et qui auraient pu être comme ceux que je vivais maintenant. Et puis, je ne vivais pas vingt-quatre heures sur vingt-quatre avec lui. Il n'aurais sûrement pas apprécié et je tenais quand même à avoir un peu de liberté et d'intimité. Je ne savais donc pas comment il était, quand il était loin de moi. Mais, le voir sourire en ce moment était un progrès considérable vers l'acheminement vers la surface. Il souriait. Je lui avais souris et il m'avait répondu. Il souriait. Je baissais le regard.
Puis, il m'attira contre lui pour la danse. Je ne savais pas où mettre mes bras, mes mains. Quelle était donc cette musique ? Une valse ? Un tango ? Un bon vieux rock moldu ? Je ne le déterminais pas. J'étais... Ailleurs. Le parfum des vêtements d'Elliyöt, l'odeur de l'alcool qui me parvenait aux narines, me firent perdre l'espace de quelques minutes le lieu où j'étais, ce que je faisais, ce que j'entendais. Je n'oubliais pas la personne. Je sentais ses bras contre moi, des bras forts., chauds. Des bras qui sauront me réconforter, me protéger, me couvrir quand j'aurais froid. Il me serrait dans ses bras. Jamais je n'avais eu une telle approche avec le sexe opposé. Tout avait été plus retenu avec Cies. Tout m'avait semblé légèrement coincé, timide. Peut-être que ça reflétait la jeune fille que j'étais à l'époque. Mais cette rupture m'avait fait changer. J'avais vécu de drôles d'instants où tout semblait se confondre. J'avais aimé cette vie où plus rien n'était ce qu'on avait imaginé. J'avais vécu dans ce monde de douleurs, de larmes, de cris et de pensées morbides. Peut-être était-ce ça qui m'avait fait changé, qui m'avait un peu décoincée. Mais, j'étais dans les bras d'un homme, presque collée à lui. Jamais, au grand jamais, je n'aurais eu cette approche. Si ce que je vivais là s'était produit quelques semaines auparavant, il s'en serait prise une en travers du visage. Maintenant, je n'avais pas eu l'idée de le gifler. Pourquoi ?
Je relevais les yeux. Il me fixait. Je sentis la cadence effrénée de mon cœur dans ma poitrine. Saccadée. Hachée. Douloureuse. Et pourtant si chère, si tendre. Une douleur qui ne faisait pas mal. Je ne savais pas ce que cela voulait dire. Enfin si. Mais j'avais peur de me l'avouer. J'avais comme une sueur froide qui me coulait le long de l'échine. Mon cœur me faisait mal. J'avais tant de choses qui me martelaient le crâne. Je commençais à perdre la boule, c'était certain. Je ne savais plus où j'en étais. Je me croyais à la fois dans un rêve, mais aussi dans quelque chose qui se situait entre le rêve et le cauchemar. C'était un mauvais scénario de film américain. Je détournais le regard du sien. J'y revenais aussitôt. J'esquissais un sourire d'excuse, contrit. Gêné. Je ne savais plus ce que je devais faire.
Je sentis quelque chose me glisser le long du dos avant de me retrouver à quelques centimètres au dessus du sol. Était-ce ce sentiment qui me soulevait ? Me donnait-il des ailes comme on le dit dans le folklore moldu ? Non. C'était ses bras. Les bras d'Elliyöt. Il m'avait soulevée et posé sur ses pieds. Je me collais plus à lui, involontairement. Mon cœur se mit à battre plus fort. Je sentis sur mon visage son souffle qui me fit l'effet d'une caresse. Ça me chatouillait. C'était agréable. J'avais la même taille que lui, à présent. Il me sourit encore. Combien de fois avait-il sourit ? N'avait-il pas mal aux zygomatiques ? Et on tourna, au rythme de la musique, douce, calme. Comme nous en cet instant. Il posa sa tête sur mon épaule. Comme s'il cherchait à se racheter. Comme s'il cherchait du réconfort. Je lui avais promis de l'aider à refaire surface, à se sortir de sa tanière. Je lui avais promis. Je tenterais de la garder, cette promesse. Et, à mon tour, je fermais les yeux, me laissant aller avec la musique.
Je n'avais jamais vraiment aimé danser. Je n'avais jamais eu l'occasion de m'exercer aussi. Dès que je le pouvais, je m'asseyais et attendais qu'on vienne me chercher pour danser. Et puis, les musiques ne m'intéressaient pas, la plupart du temps. Je n'allais souvent pas avec le rythme. Soit j'étais trop rapide soit j'étais trop lente. Je n'arrivais jamais à trouver le juste milieu. J'avais eu l'occasion de danser avec Cies mais cet instant avait été trop éphémère. Il s'était évaporé avec le temps. Oublié. Décousu de la toile que les Parques me tissaient depuis ma naissance. Pourtant, j'étais sûre que, si j'allais les voir, je verrais les danses de Noël et les souvenirs que je tentais d'oublier, d'enfouir dans le sable, dans la terre. Je voulais les enterrer, à tout jamais. Je gardais les yeux fermés sur le passé, entrouverts sur le présent, et ouverts pour le futur. J'aimerais à présent que le rideau de mon théâtre s'ouvre sur un nouvel acte de ma vie.Je le sentis bouger contre moi. Je ne rouvris pas les yeux, je ne bougeais pas la tête. Je me sentais trop bien contre lui pour m'inquiéter de quoique ce soit. Je lui faisais confiance si quelque chose de désobligeant venait à survenir. Il remit sa tête dans mon cou. Mon pouls s'accéléra encore. Il allait trop vite pour que je puisse le compter selon les méthodes moldues.
Soudain, le silence se fit. On aurait pu entendre des mouches voler, nos cœurs battre à l'unisson. On s'arrêta de tourner. Je restais quelques instants encore dans ses bras, avant de me mettre à bouger. Je me sentais bizarre. Pas une nausée, pas de maux de tête ou de ventre. Quelque chose me brûlait quelque part dans le corps. Un étau se referma sur moi. Elliyöt se remit à parler d'une voix suppliante. Il m'implorait. Des s'il-te-plaît que j'aurais pu ignorer, des s'il-te-plaît qui auraient pu me paraître insignifiants mais c'était lui qui les prononçait. Ça prenait une autre tournure. Il m'aimait. Il l'avait dit. Devais-je mettre ça sur le compte de l'alcool ? De la bouteille qui, quand je rouvris les yeux, était dans sa main ? Je ne savais pas. Parfois, dans des moments d'intenses soûleries, on a des moments de lucidité. Depuis le début de cette étrange soirée, il délirait. Je lui pris la bouteille des mains et bus à mon tour. L'ivresse me montait à la tête. Déjà que je n'avais pas toute ma tête, le breuvage n'arrangeait rien. Je me souviens de cet écrivain moldu, du nom d'Alfred de Musset, qui avait écrit « Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse. ». Avait-il déjà posé les prémices de la jeunesse d'aujourd'hui ?
Sa main. Sa main sur ma joue. Je posais mes mains sur sa poitrine pour mieux le regarder en face. Il me regardait, me lançait des supplications silencieuses. Je sentis sa main dessiner des dessins invisibles sur ma joue. Il la caressait. Je fermais les yeux, respirais un coup avant de les rouvrir. Je voyais à présent son visage qui approchait petit à petit du mien. Mais que faisait-il ? Pourquoi faisait-il ce...? Ces pensées s'étouffèrent dans mon cerveau lorsque ses lèvres vinrent prendre possession des miennes. Je lâchais la bouteille qui s'écrasa par terre. Mes yeux se fermèrent instinctivement. Je perdis alors pied. Où me trouvais-je ? Avec qui étais-je ? Qui étais-je ? Tout me semblait confus. Mon cœur battait encore à un rythme fort, effréné. Il me faisait mal. Pourtant, j'avais comme l'impression que ce baiser était le remède à cette douleur. L'interruption fut brutale. Je respirais par à-coup, comme si je voulais reprendre mon souffle. Je le reprenais. Je ne m'étais pas attendue à ça. Tout peut-être sauf ça. J'ouvris alors les yeux. Mes mains étaient toujours sur sa poitrine, la sienne était toujours sur ma joue. Je le regardais dans les yeux, ne sachant plus quoi dire. J'avais chaud. Et je sus qu'il ne déconnait pas sur le fait qu'il m'aimait. Mais qu'en était-il de moi ? Définition de l'amour selon Baudelaire « c'est un crime où l'on ne peut pas se passer d'un complice. ». Définition de l'amour selon André Gide « On appelle joie cet état de l'être qui n'a besoin de rien pour se sentir heureux. ». Tant d'écrivains qui avaient raison. Je savais alors quel mot allait sur le sentiment que j'éprouvais.
« Moi aussi... » chuchotais-je tout en baissant le regard vers mes mains et en levant des yeux brillants vers lui.
J'étais... Tout aussi gênée qu'avant ce baiser. Parce qu'Elliyöt avait été mon jouet, durant tant de mois. Je m'étais amusée à le fuir, à le suivre, à le laisser pour revenir. J'avais joué avec lui. Je m'étais rendue compte, qu'en cet instant, j'avais dû jouer avec ses sentiments. Je me blâmerais pour ça. Je lui adressais un sourire, à prendre comme bon lui semblait. Je ne voulais pas qu'il croit que cet instant m'avait déplu. Bien au contraire. Alors, timidement, mais sûrement, j'avançais mon visage vers le sien et déposa un baiser, certes moins long que le précédent, mais c'était un baiser quand même ! Je me détachais de lui, défis sa main de ma joue. Je voulais réparer les dégât commis avec la bouteille. Je ne voulais pas utiliser la méthode sorcière avec baguette et compagnie. Je préférais la méthode moldue. J'avais besoin d'un peu de temps pour réfléchir, pour remettre mes idées en place. Je ramassais les plus gros bouts de verre avant de les jeter par la fenêtre que je venais de rouvrir. Puis, je m'attaquais aux petits morceaux, en prenant soin de ne pas me couper. J'avais besoin de temps pour réfléchir.
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Sorrow C. Caldwell
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MessageSujet: Re: Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]   Lun 12 Avr - 11:54
    L’alcool agissait toujours. Il s’imagina qu’elle aillait lui donner une baffe. Une belle et grosse baffe splendide. Mouais. Moyen quand même. Alors il sentit la panique lui monter. Son souffle s’accéléra. Il cligna plusieurs fois des yeux. Allez mon gars calme-toi. Calme-toi ! Nous fait pas une crise. Nous fait pas ça ! C’est pas le moment ! Il vit alors le gâchis : la bouteille d’alcool qui était explosé au sol. Le liquide mouillait le planché. Mais ça ne lui fit rien. Il était trop inquiet. Beaucoup trop. Il avait l’impression de l’avoir bousculée. De l’avoir froissée ; même violée si je puis dire. Et il ne savait vraiment pas, vraiment pas quoi faire. Elle semblait hors d’halène. Pourtant ce fut court. Trop court. Il eut envie de reculer, de la laisser réfléchir. Non de s’enfuir en fait. Il voulait s’enfuir loin, loin très loin. Sauf que ça ne résoudrait pas grand chose hein. Pas grand-chose du tout même. Elle ne se détacha pas de lui. Elle devait être sonnée. Et il y avait de quoi. Il l’était tout autant. C’était elle, elle qui allait le faire sortir de tout ça. De tout ses mensonges. De toute cette douleur. De tout. Et c’était lui qui allait l’aider. Lui et lui seul. Et il serait fort. Très fort. Juste pour elle. Juste pour elle. Ouais mon gars. C’est ça prend de l’assurance. Allez ! Tu vas tous les massacrer. Allez ! C’est bien ! Allez mon Elliyöt. Allez ! C’est ça ! Il faut que tu fonces. Que tu fonces ! « Moi aussi... » Que devait-il comprendre. Moi aussi ? Oui elle aussi ! Elle aussi elle t’aime ! Couillon va !! C’est évident non ? Sinon elle t’aurait fouttu une belle grosse baffe énorme ! Gigantesque ! Et elle serait partit ! Ca n’avait été qu’un chuchotement à peine audible. Mais lui, il l’avait entendu. Elle me sourit ! Elle me sourit ! Mais est-ce que c’est vrai ? Est-ce que c’est vrai ? Regarde ! Regarde au fond de ses yeux ! Allez le petit rêveur, le petit romantique ! Regarde et fouille. Et c’est ce qu’il fit. Il fouilla alors. On dit que les yeux sont le reflet de l’âme. Et il y trouva alors quelque chose. Sourit. Respira. Qui ne tente rien n’a rien. Tu as tenté et tu as eu ce que tu voulais. Elle s’approcha alors de lui et elle l’embrassa à son tour. Il ferma les yeux, se délecta alors de ses lèvres et de son odeur. Son cœur reprenait un rythme régulier et l’inquiétude l’avait quitté. Il se sentait bien là. Le baiser fut court. Très court. Mais il l’apprécia tout de même. Elle se détacha alors de lui et il la laissa faire. Mais il regretta alors. Il voulait la tenir contre lui. L’embrasser une fois deux fois, trois fois. Ne jamais s’arrêter. Jamais. Elle se baissa, ramassa, les morceaux de verres. Il la regarda faire. Elle venait de jeter les plus gros morceaux. Il comprit alors : elle voulait réfléchir. Il resta alors silencieux. Allez, je crois qu’il faut la laisser. Laisse-lui un peu de temps. Allez ! Laisse-lui un peu beaucoup de temps même. Laissons-là seule. Laissons-là réfléchir. Laissons-là. Tais-toi la conscience, je sais ce que je dois faire. Il recula d’un pas, puis d’un autre. Il essayait de ne pas faire de bruit. Il ne voulait pas la déranger dans ses pensées. Il devait la laisser. Il marcha à reculons. Il en voulait pas la quitter du regard, mais serait obligé. Tu la reverras. Tu la reverras. T’inquiète pas pour ça va. Il se tourna alors. Il marcha encore. Non, il titubait. Le chemin jusqu’à la porte lui sembla long. Très long même. Il l’atteignit et s’y accrocha. Il se tourna une dernière fois, la vit fébrile et toujours en pleine réflexion. N’osa quitter la pièce. Il voulait l’observer. L’observer. Encore et encore. Mais non, il faut que tu la laisse. Je ne veux pas. Tu ne veux pas ? Non. Oh et puis fait comme tu veux. Et il resta là, planté sur le pas de la porte à l’observer encore et encore ne se lassant pas de cet ange aux cheveux blonds. « Je vais te laisser réfléchir Danaé. Je vais te laisser tranquille… » Elle sursauta. Il eut un petit sourire discret. Il la regarda dans les yeux…. Et fut hypnotiser. Encore. Allez Elliyöt ! Quitte cette pièce mince ! Allez mon gars ! Allez ! Et ce fut trop. Il se mit alors à courir vers elle. Il courut se jetta à genoux, se faisant vraiment mal et la serra dans ses bras. Doucement, sans l’écraser. Il mit la tête dans son cou et respira longuement son odeur. Elle semblait stupéfaite. Lui, il ne voulait plus la lâcher. Plus du tout. Il releva alors un peu la tête et lui glissa alors à l’orreille : « Je t’aime… Je t’aime… Je t’aime » C’est tout ce qu’il trouva à dire..


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MessageSujet: Re: Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]   Mar 13 Avr - 3:32
    J'essayais tant que bien de me concentrer sur le présent, mais les minutes passées avaient été... Bouleversantes. Je m'attendais à ce qu'un jour, on arrête franchement de fuir, de se chercher pour enfin se trouver. Oui, j'avais rêvé de ce baiser. Pas dans ces circonstances en tout cas. Tout me semblait flou. Mais maintenant, c'était fait. On ne pouvait pas faire marche arrière. Et j'avais promis à Elliyöt que je l'aiderais à s'en sortir. On s'était fait cette promesse. On se l'était juré. Se promener main dans la main. Surmonter les obstacles. Ce n'étaient pas de ces promesses d'enfants où le jeu consistait à dire « cap ou pas cap ». Non. On avait agi en adultes, même si on ne l'était pas encore. On avait agi comme nos cœurs semblaient le vouloir. Même pas comme ils semblaient le vouloir. Comme ils le voulaient. C'étaient eux qui, l'espace de quelques instants, nous avaient guidé l'un vers l'autre. C'étaient eux. Maintenant, ils avaient fait leur travail, ils allaient nous laisser agir comme on le désirait. Cupidon avait ramassé ses flèches et était parti. Il avait tiré sa révérence et nous avait laissés sous les projecteurs. On était désormais les propres protagonistes de notre histoire commune. A nous de l'alimenter.
    Je ramassais les bouts de verre par terre. Un par un. Je ne fis pas attention aux petits morceaux de verre qui trainaient. Je regardais les morceaux sans les voir. J'étais préoccupée. Il y avait de quoi en même temps. Je ne l'entendis pas marcher. Je n'entendis rien. J'étais déconnectée. Dans un autre monde, dans un autre univers. Comme si j'étais devenue sourde, comme si deux oreillers bien rembourrés avaient été plaqués contre mes oreilles. J'entendais rien, je ne voyais plus rien. J'étais vraiment déconnectée. A cause de quoi ? A cause d'un simple baiser. A cause de ce baiser. Les rouages de mon cerveau qui avaient été jusque là abasourdis par ce dernier événement, se mirent soudain en marche. Qu'est-ce qu'Elliyöt pense de ma réaction ? N'est-elle pas trop froide envers lui ? Comment va-t-il réagir ? Comment pourrais-je m'excuser pour cet instant où j'aurais dû rester dans ses bras, mes lèvres contre les siennes, au lieu de réfléchir à cela. Je n'avais pas à réfléchir. Je devais foncer. Foncer tête baissée vers l'amour.

    « Je vais te laisser réfléchir Danaé. Je vais te laisser tranquille... »
    Je sursautais. Pas d'autres mots pour décrire la réaction que je venais d'avoir. Je tournais lentement ma tête vers lui. Puis, je le fixais du regard. J'avais la bouche entrouverte et je haletais. Haletais parce que je suffoquais. Je suffoquais car je ne voulais pas qu'il me laisse seule. Il avait besoin de moi, j'avais besoin de lui. Il ne pouvait pas me laisser tomber maintenant. On avait passé trop de temps à jouer au chat et à la souris pour que tout reste comme ça l'était. Il ne devait pas partir. Il fallait qu'il reste. J'ouvris alors de grands yeux, comme si j'avais peur. Peur de quoi ? Peur que l'amour que j'éprouvais pour lui en cet instant s'éteigne comme je l'avais maintes fois subi par le passé. Mes yeux furent attirés par les siens. Un sourire, tout petit, marquait son visage. Il était beau comme ça. Je plongeais alors dans ses yeux. Et ce sourire me fit penser à un sourire de regrets.
    « Non... Tu... Tu ne peux pas me laisser. Tu ne peux pas... » murmurais-je, juste assez pour qu'il l'entende.
    Tout à coup, je le vis venir vers moi en courant. Il se jeta à mes genoux. Il me serra dans ses bras. Les moreaux de verre que je tenais dans mes mains retournèrent par terre. Et il me serra dans ses bras. Doucement. De nouveau, il mit sa tête dans mon cou. Je sentis son souffle sur ma peau. Je frissonnais. J'étais interloquée. Stupéfaite d'un tel renversement de situation. J'étais sous le choc de ce renversement de situation lorsque des « je t'aime » me furent glissés à l'oreille. Alors, je l'étreignis à mon tour. Je l'étreignis, l'attirais tout contre moi, comme si je ne voulais pas le laisser partir. Je ne voulais pas qu'il s'envole. Non. Il était là, prisonnier de ma cage. Il allait y rester. Je le serrais. Je le serrais autant que je le pus. Comme si je voulais que son corps et le mien ne fassent qu'un. Comme si je voulais être soudée à lui. Ce qui ne me déplairait pas, d'ailleurs. Je ne disais rien quant aux « je t'aime » qu'il venait de me dire. Mais je pense que mes gestes parlaient plus. Je sentis les larmes me monter aux yeux. Des larmes de bonheur. Des larmes d'incompréhension. Je me demandais encore pourquoi moi. Même si nos histoires paraissaient similaires, on était différent. Peut-être qu'il avait besoin de l'amour de quelqu'un qui était différent de lui par les habitudes. Peut-être. Je me décollais de lui et pris son visage entre mes mains. Je fixais de nouveau son regard. Je plongeais de nouveau en lui. J'aurais aimé savoir ce que lui ressentait en cet instant, mais j'avais peur de le découvrir. Peur que ça me choque, que ça me blesse. Mais, ça n'aurait pas été la première fois, de toute façon.
    Je posais mon front contre le sien. Et je fermais les yeux. J'aspirais une ou deux fois de grandes goulées d'air. Je rouvris mes yeux. Je scrutais alors ce que les siens voulaient dire. Malgré les larmes qui montaient, j'esquissais un sourire. Un sourire heureux. Un sourire qui regroupait tout ce que je n'avais pas réussi à lui dire. Il avait le droit au véritable sourire de l'ange, comme il s'amusait à me surnommer. Je caressais sa joue de ma main en lui adressant toujours ce sourire. Je l'aimais. Oui, je l'aimais. Je sentais que cet amour serait plus résistant que celui que j'avais eu avec Cies. Je le sentais. Elliyöt et moi étions deux âmes en peine, deux âmes qui avaient besoin de réconfort. Ce réconfort, on venait de le trouver. Je sais pertinemment que, si on venait à se séparer, la douleur serait forte. Et on souffrirait encore une fois. Les mots que je n'avais pas su lui dire sortirent de ma bouche sans avoir prévenu.

    « Moi aussi. Oui, moi aussi, je t'aime. »
    J'approchais petit à petit ma bouche de la sienne. Je me fis hésitante sur les derniers millimètres. Je sentis son souffle sur mon visage. J'hésitais. J'hésitais à l'embrasser. Mais pourquoi ? Je m'étais dit que je devais foncer tête baissée dans cette histoire et la vivre pleinement ! Il le fallait. Sinon, je risquais de blesser le Rouge et Or. Et, peut-être ne me le pardonnera-t-il jamais. Alors, conformément à mon nouveau code de conduite, je fonçais. Et je l'embrassais.
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MessageSujet: Re: Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]   Mar 13 Avr - 13:23
    Ils étaient serrés l’un contre l’autre ; et Elliyöt eu envie de pleurer, encore et encore. Mais il se retint. Elle l’aimait. Il l’aimait. C’était tout simple. Ils s’aimaient. Et c’était ça le plus beau. Il se sentait pousser des ailes. Il se sentit renaître. Lulvia n’était plus là. Non. Elle était partie, disparue volée. Partie. Et il ne le regrettait pas. Elle n’était qu’un vague souvenir bien lointain. Et s’il faisait l’effort de bien vouloir de se souvenir du visage qu’il avait un jour aimé, il n’aurait pas pu. Ainsi donc, Ell’ tu es amoureux ? Oui. Et bien ! Mieux vaut tard que jamais ! Il sentit alors des larmes tomber sur sa chemise. Elle pleurait. Oh on dieu elle pleurait ! Il s’inquiéta et se demandait ce qu’il avait fait de mal. Elle le serrait. Et il la laissa faire. Il aimait cette étreinte. Il l’aimait tout court. Elle bougea posa son front sur le sien. Il pu alors voir ses yeux. Ces doux yeux. Les yeux de son ange. Il les admira alors. Ils étaient si beaux. Si beaux. Et il fouilla alors en elle. Il voulait savoir, pourquoi elle pleurait, ce qu’il avait fait de mal. Elle ferma les yeux. Et il la contempla. Elle était si belle. Si belle. Il sentit alors son souffle sur le bas de son visage. Il s’en délecta et caressa son dos doucement. Il ne voudrait plus jamais la lâcher. Plus jamais. Il voulait rester près d’elle, jusqu’à ça mort. Il ne voulait pas que la nuit passe, que cet instant soit finit. Non. Il voulait que le temps s’arrête. Qu’ils soient seuls dans l’univers et que rien ne les sépare. Rien, ni personne. Et le premier qui osait allait entendre parler de lui, je peux vous l’assurer. Elle rouvrit les yeux et sourit. Elle avait les larmes aux yeux. Il lui sourit à son tour. Heureux. Non, fou de joie. Et amoureux. Elle caressa sa joue ce qui lui donna un frisson. Jamais avec aucune autre fille avec qui il avait couché, il n’avait réagit comme ça. Jamais. « Moi aussi. Oui, moi aussi, je t'aime. » Il avais envie de hurler de joie. Hurler, crier, l’embrasser, la serrer dans ses bras. Il avait envie de lui dire je t’aime encore et encore sas jamais s’arrêter. Jamais. Elle s’approcha alors petit à petit. Il se laissa faire. Elle hésita un instant. Il ne voulait pas qu’elle se force. Si elle ne voulait pas elle ne… Mais elle l’embrassa quand même. Il posa alors ses maisn sur ses joues et le baiser dura longtemps. Il était ailleurs, dans un autre monde, avec elle. Ils étaient tous seuls. Tous seuls. Personne ne viendrait les déranger. Personne. Car, personne ne savait. Oh que non. Leurs lèvres se séparèrent. Il la regarda, lui sourit, lui caressa la joue. Soudain, il l’encercla et la souleva. Il se leva et elle n’avait plus pied. Il sentait alors son odeur et eu un sourire rêveur. Il s’approcha lors du canapé et s’assit. C’était disons, un peu plus confortable. Il lui caressa le cou, la joue et ses doigts passèrent sur tout son visage. Il ferma les yeux, et redessina son visage à l’aveuglette. Il voulait ne jamais oublier ses traits si doux et délicats. Jamais. Il rouvrit les yeux se pencha vers elle et lui fit un câlin. Sa tête se posa sur son cou et il lui fit un bisou. Il ferma les yeux et la berça doucement. Ils restèrent un petit moment comme ça. Il était paisible. Il ne paniquait plus. Il était avec elle. Ils étaient ensembles. Et c’était le plus important. Le plus important.


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MessageSujet: Re: Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]   Mar 13 Avr - 22:04
    Cet instant, ce baiser dura une éternité. J'avais l'impression que le temps venait de se stopper, qu'un autre univers venait de s'ouvrir. C'était magique, magnifique. J'avais, ô grand jamais, je n'avais ressenti cette sensation lors de mes précédentes relations. Il fallait un début à tout. Après avoir longtemps creusé ce que j'avais estimé comme étant ma tombe, voilà qu'une corde venait de m'être lancée, une corde qui me permettrait de remonter à la surface. Voilà que ce baiser venait de relancer les sentiments que j'avais enfoui bien loin en moi. Il me redonnait de l'espoir. Il m'en redonnait, et bien plus que j'en espérais. On s'était promis qu'on s'aiderait à s'en sortir. Je tiendrais cette promesse même si pour ça, je devais tomber amoureuse de lui. Je l'ai fait. Je suis tombée amoureuse et je l'ai aidé. Il posa ses mains sur mes joues. Apparemment, il ne voulait pas non plus que ça s'arrête. Il avait besoin de ça, lui aussi.
    Puis, tout cela prit fin. Il le fallait aussi. Je fermais encore les yeux quelques instants. Je voulais encore avoir le goût de ses lèvres sur les miennes. Je voulais graver dans ma mémoire ce que nous venons de faire. Ce qui scellait enfin le pacte qu'on avait décidé de faire tous les deux. Je les rouvris et il me regardait. Comment ne pas être insensible à ses yeux vert d'eau ? Comment ne pas craquer pour ce sourire ? J'avais succombé à ses charmes dès la première fois où je l'ai vu. Puis, j'ai joué avec lui. Notre devise était, à l'époque « suis-moi, je te fuis; fuis-moi, je te suis ». Ça l'était. Jusqu'à maintenant. Jusqu'à ce qu'on comprenne ce qui nous arrivait. Sa main vint caresser ma joue. Comme une plume. Je lui adressais un sourire heureux, un sourire d'amour. Et il me serra de nouveau dans ses bras. Je perdis pied et je compris qu'il m'avait soulevé. Alors, je me cramponnais à son cou. Je posais ma tête sur son épaule et je regardais là où on allait. Le canapé. La destination finale.
    Elliyöt s'assit sur le canapé. J'étais toujours dans ses bras. Naturellement, je me mis sur ses genoux et je me laissais aller tout contre lui. Il me tenait encore dans ses bras. Je sentis sa main dans mon cou, sur mon visage, mes mains. Je fermais les yeux. Je voulais en profiter le plus possible. Inscrire en moi ce que je ressentais. J'étais bien. Un sourire de bien-être se dessina sur mon visage. Je ne voulais pas bouger, je ne voulais plus bouger. Je voulais rester ici, avec lui, assise sur ses genoux, à le regarder, à subir ses caresses. Je ne voulais pas qu'on nous sépare maintenant. Mais, on pouvait rester tout le temps ici, non ? Dormir dans la Salle sur Demande, manger dans la Grande Salle et aller en cours ensemble. C'était faisable, non ? Mais il fallait que j'oublie. J'avais mon devoir de préfète à faire. Et pour ça, je me devais d'être présente dans ma Salle Commune. Mais, je pourrais le revoir le lendemain ! Ou lorsque mon devoir de préfète sera fini ! Oui, j'allais faire comme ça.
    Je ne voyais pas ce qu'il faisait. Je m'endormais dans ses bras. J'avais les yeux encore humides des larmes que je n'avais pas versé. Je le sentis bouger un peu. Que manigançait-il ? Je n'en savais rien. Je sentis le câlin qu'il me fit. Alors, mon sourire s'agrandit et je lui rendis la pareille. Je le serrais amoureusement entre mes bras. Je voulais qu'il le sache. Puis, je sentis que sa tête bougeait pour aller planter un baiser sur mon cou. Je laissais ma tête aller tout contre la sienne. Et, il me berça. J'appréciais ce geste.


    #flash back#
    Je courais dans mon jardin, après le chat que mes parents venaient de m'acheter. J'étais heureuse d'avoir enfin un animal à moi. J'allais pouvoir m'en occuper. J'étais jeune. Je devais avoir cinq ans. Cinq ans de ma vie sans avoir évoluée avec un animal. Mais là, j'avais Klypo, mon chat. Je l'aimais beaucoup. Mon premier animal, ma grosse bébête. Je courais après Klypo qui me fuyait. J'éclatais de rire à chaque fois que je réussissais à toucher l'animal qui repartait à toutes jambes ( en cette circonstance, on dira à toutes pattes ). Ma mère m'observait de la terrasse où elles était. Mon père était dans la maison, à faire chauffer le café. Je courais, insouciante.
    Le chat s'était glissé derrière le cabanon, au fond du jardin. Je ne m'aventurais jamais par là car il y avait des araignées et quelques couleuvres. J'avais peur de ces bestioles. Mais, je suivais mon chat, je m'en fichais donc. Je ne découvris ni araignées ni couleuvres. Il y avait des cailloux. Des tas de cailloux. Un immense tas de cailloux. Le chat grimpait agilement au sommet de ce tas sans faire bouger une seule pierre. Je voulais le suivre. Et je tombais à chaque fois, m'égratignant de plus en plus les genoux. Ça ne saignait pas encore. J'avais réussi à m'élever lorsque cette fois-ci, ce fut le drame. Je tombais et je m'ouvris les deux genoux. Je me mis à pleurer en regardant mon chat qui, lui, me lançait un regard dédaigneux avant de s'en aller. Je me mis debout, tant bien que mal et je courus tant bien que mal vers mes parents. Les larmes inondèrent mon visage.
    Ma mère se leva lorsqu'elle vit le sang sur mes genoux. Et quand elle vit les larmes inonder mes joues. Elle me prit dans ses bras et me fit un câlin qui aurait dû être magique. Pourtant, je pleurais encore. Alors, elle m'emmena dans la cuisine et m'assit sur la table. Elle partit chercher des pansements et du désinfectant dans la salle de bain. Elle revint, nettoyait mes plaies et les pansa. Puis, elle me prit dans ses bras et me berça. Je sanglotais toujours. J'avais la tête posée sur son épaule, le pouce dans la bouche, les larmes qui coulaient encore un peu sur mes joues.
    #fin du flashback#

    Le bercement qu'Elliyöt me faisait me replongea dans cette partie de mon enfance qui m'avait bien marqué. Klypo... A l'heure qu'il était, il était sûrement mort. Mon chat... Mon pauvre chat... Maintenant, j'avais ma chouette, mais ce n'était pas pareil. Elle ne pouvait pas me suivre dans mon dortoir, dormir avec moi. La chouette restait dans la volière. D'un côté, tant mieux. Je suis contente qu'elle ne me colle pas car je n'aurais pas voulu être dérangée dans un pareil instant. J'étais dans ses bras, à ressasser mon passé. Et j'aimais ça.
    « Tu sais Elliyöt, ça me refait penser à mon enfance. J'étais tombée car je poursuivais mon tout jeune chat. J'ai chuté sur un tas de pierres et je m'étais entaillée les genoux. Après m'avoir soigné, ma mère m'a bercé. Et tu as la même façon de faire qu'elle. »
    J'esquissais un sourire espiègle, un sourire de complicité et je ne savais pas s'il le voyait, s'il l'avait vu. Je m'en fichais un peu à vrai dire. Bon, j'espère qu'il ne prendrait pas mal la comparaison implicite que je venais de faire entre lui et ma mère. Même si ma mère n'était plus l'exemple que je me faisais d'une véritable mère.
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MessageSujet: Re: Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]   Sam 17 Avr - 0:19
    Il était bien là, à la tenir dans ses bras et la bercer. Il aimait ça. Il aimait ce contact et la chaleur de Danaé. Il oubliait tout, était ailleurs, ne ressentait plus rien et se laissait inonder par la joie qu’il ressentait et l’amour qu’il éprouvait pour la Poufsouffle. Ca faisait longtemps qu’il n’avait pas éprouvé ce sentiment de bonheur intense et d’amour aussi. Un doux sentiment qu’il l’apaisait. Il en se souvenait plus de ce qu’il avait éprouvé pour Lulvia. C’était tellement loin. Tellement. Et puis l’odeur de Danaé lui brouillait les esprits. « Tu sais Elliyöt, ça me refait penser à mon enfance. J'étais tombée car je poursuivais mon tout jeune chat. J'ai chuté sur un tas de pierres et je m'étais entaillée les genoux. Après m'avoir soigné, ma mère m'a bercé. Et tu as la même façon de faire qu'elle. » Il sourit. Et lui fit un bisou dans les cheveux. Il aimait bien cette comparaison. Une maman c’était toujours douce. Toujours attentionnée… Toujours… Tellement de choses. Une maman quoi. Mais lui, il n’avait pas tellement eut l’occasion de le voir. Sa maman à lui, elle n’avait jamais été souvent-là. Pas très démonstrative aussi. Elle était toujours en train de travailler pour son bonheur à lui. Elle croyait que les biens matériels, que l’argent le comblait. Elle se trompait, c’était toujours trompé sur toute la ligne. Mais il ne lui en voulait pas. A quoi bon d’ailleurs. Elle pensait bien faire. Elle pensait toujours bien faire. Il continua de bercer son ange et lui répondit : « Jolie petite comparaison. Elle est comment ta maman ? Et elle s’appelle comment ? » Il était curieux. Il voulait savoir. Il se demandait si Danaé ressemblait à sa fille. Il savait qu’il n’avait pas finit de découvrir la Poufsouffle. Et il aimait bien ça finalement. Un peu de mystère. Il lui caressa le bras doucement. L’alcool continuait de faire effet. Il avait un peu mal aux yeux, mais c’est parce qu’il ne voyait pas ses beaux yeux à elle. Il sentait son odeur milles fois plus qu’en temps normal. Il s’en délectait. Il ferma les yeux. Et dire qu’il avait faillit passer à côté de ça. Le couillon. Ouais. Couillon va ! Il s’enfonça un peu plus dans le canapé, l’entrainant avec elle. Il caressa ses cheveux. Ils étaient doux, soyeux. Il sourit une nouvelle fois. Je t’aime. Je t’aime. Je t’aime. Il avait envie de le lui dire, de le hurler. Lui hurler. Elle le savait bien sûre. Elle le savait. Mais il ne voulait pas s’arrêter de le lui dire. Pas du tout même. Il se pencha vers elle posa sa tête sur son épaule la sienne. Il contempla le feu, attendant sa réponse. Il prit sa main la caressa. Elle était douce. Elle avait de jolies mains, de jolis ongles. Il sourit encore. Comme un gros bêta. Et c’est ce qu’il était après tout. Un grand dadet de 17 ans.


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MessageSujet: Re: Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]   Sam 17 Avr - 3:39
    D'après sa réaction, mes paroles durent lui faire plaisir. Je ne voyais pas son sourire mais je sentis ses lèvres se poser dans mes cheveux. Et il continua de me bercer, inlassablement, éternellement. Je repensais encore à ma mère, à ce qu'elle pouvait faire, si son travail ne l'ennuyait pas trop. Pourtant, elle était présentatrice du JT sur une chaine anglaise. Ça devait être donc riche en rebondissements. Elle était toujours la première informée des nouvelles nationales et mondiales. Je repensais à elle car j'allais la quitter après Poudlard. J'irais m'installer dans le monde des sorciers, comme mon père l'a fait. Je lui rendrais plus souvent visite, ayant été trop souvent absente; présente qu'avec des lettres sur lesquelles je pleurais souvent. J'irais m'installer chez des gens qui me ressemblaient. Ça déchirerait le cœur de ma mère, de me voir partir et voler de mes propres ailes, mais elle ne veut pas me tenir enfermée en cage comme un oiseau dans la sienne.
    J'étais lovée dans ses bras, à imaginer ma vie future lorsqu'il me fit un compliment à propos de ma comparaison et qu'il me posa des questions. Je me séparais quelques instants de lui afin de regarder son visage. J'affichais un air entre le sérieux et l'air de celle qui a envie de tout prendre à la rigolade. Puis, je lui esquissais un immense sourire. Il s'enfonça un peu plus dans le canapé, m'entraînant avec lui. Je m'accrochais à sa chemise afin de ne pas tomber sur lui comme un sac rempli de bons gros jambons crus. Je me mis à dire d'une voix forte :

    « Tu ne veux tout de même pas qu'on atterrisse sur le sol, non ? »
    Je l'embrassais furtivement avant de lui adresser un nouveau sourire, espiègle cette fois-ci. Je le vis fermer les yeux et je l'observais. Je me tus. Ensuite, sa main vint prendre possession de mes cheveux et Elliyöt les caressa encore. Soudain il posa sa tête sur mon épaule. Je le serrais tout contre ma poitrine, comme une mère qui tente de réconforter son enfant qui a fait un horrible cauchemar. Alors qu'il commençait à partir à l'assaut de ma mains avec ses caresses, j'entrepris de lui répondre.
    « Ma mère est... Différente de moi. Enfin, sur le plan physique surtout. Elle est plus petite que moi. Elle a des yeux vert doré et ses cheveux sont blond tirant sur le roux. Elle est pas très maigre, mais pas très grosse non plus. Ensuite, elle et moi sommes semblables. Nous sommes toutes deux des accros au travail. On aime bien quand c'est fait en temps et en heure. Quitte à ce qu'on fasse ça trois semaines à l'avance. Contrairement à elle, je ne suis pas vraiment du genre à aller faire la fête le week-end. Je préfère rester chez moi à m'occuper que de sortir fréquenter des gens qui ignorent la réalité de la vie. Ensuite, elle aime bien parler, tout comme moi quand je suis en forme. Et elle aime cuisiner. Quand tu viendras chez moi, cet été, pour voir les sports moldus dont je t'avais parlé auparavant, elle se pliera sûrement en quatre afin de te concocter un bon petit plat. Sinon, je te la présenterais, tu jugeras par toi-même. Et elle s'appelle Daphné. »
    Inconsciemment, ma main caressa son dos. Et ses bras. Je regardais le feu et je me mis à penser. Dois-je poser des questions sur sa mère ? Ou ne dois-je pas le faire ? J'étais pris entre deux étaux. Je ne connaissais que peu Elliyöt et j'aurais voulu en savoir plus sur lui. Pourtant, j'avais peur de sa réaction si je venais à lui demander qui sont ses parents. Je ne voulais pas le blesser. Non, pas du tout. Je ne voulais pas rester dans l'ignorance non plus ! Je devais donc me décider rapidement. Je posais ma tête sur la sienne, après m'être arrangée pour le faire. Je posais enfin les questions qui me tiraillaient l'esprit.
    « Et ta mère, elle s'appelle comment ? Et comment est-elle ? Oh, tu n'es pas obligé de répondre à mes questions. Je sais que ça te fait du mal d'évoquer tes parents d'après ce que tu m'as dit quand on s'est vu dans la volière, et tu m'en vois navrée. Mais, j'aimerais bien savoir plus de choses sur la vie de l'homme que j'aime. »
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Sorrow C. Caldwell
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MessageSujet: Re: Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]   Dim 9 Mai - 15:33
    « Tu ne veux tout de même pas qu'on atterrisse sur le sol, non ? » Il se mit à rire. Elle c’était accrochée à sa chemise et se laissa aller sur son torse. Il sourit, la regarda, l’embrassa tendrement. Sa main vint toucher ses cheveux blonds doux puis sa tête vint se poser sur son épaule. Il lui répondit alors : « Je te rattraperais Amour ». Il la rattraperait toujours. Il serait toujours-là pour la rattraper. Car il ne laisserait jamais tomber son ange. Jamais. Il la rattraperait à chaque fois qu’elle tomberait. Il lui ferait un bisou pour la consoler. Il la caresserait pour qu’elle n’ait plus peur. Il la protègerait jusqu’à la mort. Toujours. Sa main trouva alors la sienne et il la caressa doucement. Et elle répondit alors. Il l’écouta attentivement, prenant note intérieurement et essayant de se faire un petit dessin. Il sourit. Sa maman devait être toute mignonne, toute douce et toute gentille. Le portrait d’une maman quoi. Enfin, de la maman qu’il rêvait d’avoir lui. Car sa maman à lui ben… Elle n’était pas tellement là. Pas tellement une maman en fait. Encore une fois, c’était les biens matériels qui primaient croyant que ça lui faisait plaisir. Mais finalement le dernier petit Caldwell, n’était pas très attiré par le luxe. Il était certes très bien habillé, mais sinon, il se contentait toujours des petites choses simples de la vie. Il rêvait aussi de voyager, aller à Paris, à Venise. Dans pleins d’endroits romantiques. Et si possible avec son ange. Mais ça se serait pour plus tard. « Elle a l’air gentille comme toi. Une vraie petite maman. »

    Il sentit sa main caresser son dos et il sourit une nouvelle fois, rêveur. Il ferma les yeux et respira l’odeur de sa Juliette. Il la berça alors doucement. Et elle lui posa cette question. Elle voulait qu’il lui parle de sa mère. Il s’arrêta alors de la bercer, rouvrit les yeux. Il s’y attendait. Il savait qu’elle voulait savoir et il allait lui dire. Car Elliyöt, n’était certainement pas du genre à se dévoiler aux gens. Il aimait bien son côté mystérieux qui en intriguait plus d’un. Mais il allait lui dire. Il avait juste… Juste envie de boire un peu. Deux bouteilles apparurent sur le sol. Il en saisit une, l’ouvrit et but au goulot. Il ne voulait pas que l’alcool parte. « Je ressemble beaucoup à maman, elle est très jolie. Elle est fine et grande. Elle a des cheveux bruns avec de jolies anglaises dans les cheveux. Ses cheveux sont tous doux un peu comme les tiens. Mais elle c’est différent. Ca fait plus maman. Elle a des yeux verts toujours souriants. Et elle est Irlandaise. Elle a des tâches de rousseurs sur le nez. Elle s’appelle Gwendoline O’Connor Caldwell. Elle a toujours aimé les beaux vêtements. Elle fait dans la mode. Elle est connue chez les sorciers. Et elle n’est pas souvent à la maison. Elle est très gentille… Enfin je crois. Tu risques sans doute de ne pas me croire mais… Je ne la connais pas tant que ça finalement. Elle et mon père s’aiment énormément. Lui, c’est un anglais de pure souche. Il s’appelle Sorrow Archibald Caldwell. D’où mon deuxième prénom Sorrow. Il n’est pas très bavard mais a une façon de voir les choses que j’aime beaucoup. Jeune, il voulait être écrivain ou compteur d’histoires. D’ailleurs quand j’étais petit il me racontait pleins d’histoires. Il n’a pas pu devenir ce qu’il voulait être. Il est partit dans les affaires alors. Parce que mon grand-père voulait qu’il aille dans les affaires. Lui non plus n’est pas très présent. Mais quand il est là, on passe d’agréables moments ensembles. » Il avait finit. Il n’avait rien d’autre à dire sur ses parents. Il ne les connaissait pas plus que ça finalement. Et ça lui fit de la peine. Beaucoup de peine. Il se disait qu’il avait perdu beaucoup de temps pendant toutes ses années. Et alors il se remit à pleurer. Il but encore à la bouteille, la vidant presque. Il voulait oublier, tout oublier. Il voulait mieux connaître ses parents. Il voulait… Tellement de choses en fait. Tellement, tellement de choses. Il ne regardait plus Danaé. Ne la caressait plus, ne la berçait plus. Il ne disait rien. Des larmes silencieuses coulaient le long de ses joues. Et l’alcool continuait d’agir. Encore et encore. Mais n’arrivait pas à le faire oublier.


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MessageSujet: Re: Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]   Mer 12 Mai - 19:17
    Jamais il ne cessa ses caresses. Il ne semblait pas s’en lasser. Comme si… Comme s’il avait été en manque affectif. Durant un long moment. Un trop long moment. Comme si, durant sa précédente relation, il n’y avait rien eu. Le calme le plus total. Rien. Aucune caresse, aucun baiser, aucun regard. Rien. Comme s’il n’avait pas eu l’occasion de montrer l’étendue de ses sentiments à travers de simples gestes. Alors, il se « vengeait », il avait décidé de tout déverser sur moi. Et il répondit à ma première question.
    Amour… Il m’avait surnommé comme ça. Comme Cupidon. Le Dieu de l’Amour. Cupidon ou Eros, c’était au choix. C’était une seule et même personne. Il avait la même fonction lorsqu’il portait un nom ou un autre. Equipé de ses flèches, Cupidon partait par delà le monde pour pouvoir les décocher sur ses cibles. Parfois, il tendait des pièges afin de déjouer les sentiments des humains. Mais là, il avait choisi de me prêter son arc et ses flèches afin que je touche ma cible. Je n’ai jamais été bonne au tir à l’arc mais la flèche, d’elle-même, avait su atteindre la cible qu’était le cœur du Gryffondor.
    Il m’enviait, c’était sûr. Il m’enviait parce que j’avais eu une mère, parce qu’elle et moi avons partagé pleins de choses. Parce qu’elle et moi faisons beaucoup de choses ensemble. Parfois, on faisait les magasins pour qu’elle puisse s’acheter une nouvelle robe pour un meeting que la chaîne pour laquelle elle travaille organise. Parfois, elle m’emmenait au restaurant. Je partageais avec elle de longs moments de complicité. Mais, c’était avant qu’elle trouve ce déjet qui me sert de beau-père. Depuis qu’il était entré dans ma vie, tout avait basculé. Maintenant, elle l’emmenait faire les magasins afin qu’il participe avec elle aux meetings de la chaîne de maman. Elle l’emmenait désormais plus souvent au resto que moi ; ou plutôt il l’emmenait au resto. Et moi, parmi tout ça, je n’existais pas. Je n’existais plus. Rayée de la vie de ma mère. Il arrivait qu’elle se souvienne soudainement de moi, mais ce n’était que quand ce déchet n’était pas avec nous. Alors, on retrouvait notre complicité d’antan. J’étais enfin une fille avec une mère.
    Lorsque je posais une question à propos de sa mère, il s’arrêta soudain de me bercer. Comme s’il était gêné. Oui, ça devait être ça. Je savais qu’il avait un problème avec ses parents, mais je ne savais pas jusqu’où ça allait. Soudain, je me maudis d’avoir posé cette question. J’étais vraiment une cruche. Stupide. Une blonde sans cervelle. J’allais finir par croire ce que tous ces moldus disaient à propos de moi, à propos de ceux qui, comme moi, étaient blonds. Désormais, on souffrait beaucoup moins que les roux, mais il y avait toujours ce préjugé comme quoi les blondes n’avaient aucune cervelle. Et autant dire que les blagues fusaient, quand les moldus en croisaient et qui étaient vraiment stupides. J’en avais souffert un peu, quand je m’aventurais dans le monde moldu, autrefois. Maintenant, tout allait mieux. Plus rien. Mais sur le coup j’étais vraiment stupide.
    Elliyöt se pencha et ramassa une bouteille par terre. D’où venait-elle ? Je n’en savais rien. Et je ne voulais pas le savoir. Il but, encore une fois. De petites gorgées, mais ça m’embêtait de le voir boire. Il m’avait promis ! Il m’avait promis de vouloir s’en sortir, avec moi. Il me l’avait fait, cette promesse. Mais il ne la tenait déjà plus. J’ai failli me lever et lui en coller une en travers du visage, mais je ne le fis pas. Je ne voulais pas blesser celui qui avait réussi à me soigner de tous ces maux. Et il continua de parler de ses parents. Lorsqu’il eut fini, je laissais planer le silence. Je ne savais pas quoi dire. Je me penchais à mon tour pour prendre la bouteille. Ensuite, je me levais et, après avoir sorti ma baguette, je fis disparaitre les morceaux de verre qui étaient encore par terre. Et je bus à mon tour au goulot de la bouteille. Je revins vers le Gryffondor et vis que des larmes coulaient le long de ses joues. Je posais la bouteille par terre, m’assis de nouveau sur les genoux d’Elliyöt et le regardais profondément dans les yeux. Je posais mes mains sur ses joues et essuyais ses larmes. Je ne disais toujours rien. Je posais mon front contre le sien et je lui murmurais :
    « Allez, Elliyöt. Ne te laisse pas abattre. Tu m’avais promis, tu te souviens ? Je vais t’aider à oublier tout ça. S’il le faut, tu viendras vivre à la maison et tu auras enfin une mère. Mais je doute que mon beau-père te plaise. Mais, par pitié, ne sombre pas encore. S’il-te-plaît… »
    Je repris ma bouteille et bus. Encore et encore. Je sentis le liquid couler dedans ma gorge. Soudain, je m’exclamais :
    ”Ouah ! Mais c’est trop fort ce truc ! Trop fort mais trop bon ! »
    Sans attendre, je vidais la bouteille d’un trait et je sentis le chaud me monter aux joues. Je commençais à sourire pour n’importe quoi. Je me sentais à la limite euphorique. Ouais, j’étais bieeeeeen ! Je planais. J’étais sur mon nuage. Je me levais et sentis le sol tanguer sous mes pieds. Je me ressaisis bien vite et je fis tout le tour de la pièce à la recherche d’une autre bouteille. J’en dénichais une, je ne sais pas où dans la pièce d’ailleurs. Et je la revidais aussi sec que la première. Oui, bah quoi ? J’aimais cet alcool, et alors ? Je n’avais pas le droit de boire ? De toute façon, je pouvais tout aussi bien dire que je fêtais le fait que je sortais à présent avec Elliyöt, hein ! Et puis, qui pourrait savoir ce que je fais ici, hormis le Gryffondor ? Je me relevais, me cassant la figure au moins trois ou quatre fois. Et, prise par une impulsion soudaine, je me dirigeais, un éclat amoureux dans les yeux vers… La fenêtre !! Je m’effondrais littéralement contre elle quand j’arrivais près d’elle. Heureusement, je l’avais fermée. J’ouvris grand mes bras et tentais du mieux que je le pus de l’entourer de mes bras. Partout sur ses vitres, je parsemais des bisous, un peu bruyant certes. Et je collais mon visage contre elle, un immense sourire illuminant mon visage. Je ronronnais de plaisir.
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Sorrow C. Caldwell
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MessageSujet: Re: Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]   Mer 12 Mai - 20:12
    Il se sentait tellement mal. Tellement mal de ne pas connaître ses parents. Petit, il pensait que c’était comme ça que les parents s’occupaient des enfants. Il avait toujours cru qu’ils devaient être là pour l’argent, les cadeaux quelques bisous et stop. Mais ce fameux jour de Noël, il avait compris que ce n’était pas normal. Et il avait raison finalement. Quand il repensa à son enfance, il eut mal. Il avait envie de redevenir ce petit garçon innocent, gentil, et surtout courageux. Il avait envie de se mettre à courir après les écureuils, jouer à la balle et casser une vitre et… Tellement de choses en fait. Tellement. Oui, on peut dire qu’il avait été en manque d’affection. Ses parents n’avaient jamais été trop là pour des câlins ou autres. Depuis, Lulvia, ce qui remontait à un an, il n’avait pas eut droit à des gestes affectueux. Je ne vous parle pas de ses relations charnelles qu’il avait entretenues avec des filles. Non. Là, je vous parle de sentiments et de gestes que l’on pense. Alors il se rattrapait sur elle. Il en avait envie, et il ne pouvait pas s’en empêcher. Il ne s’en empêcherait pas d’ailleurs. Pas du tout même.

    Il c’était mis à pleurer. Son cœur cognait contre sa poitrine. Sa tête lui faisait mal et il avait une boule au ventre. Il pleurait. Ca ne servait pas à grand-chose. Il avait déjà bien pleuré avant. Mais, il n’avait pas finit de pleurer. Il n’avait pas finit de déverser ses larmes de désespoirs et de tristesses. Il regardait le vide. Il ne savait plus où il était. Il ne se souvenait plus qu’il y avait Danaé. L’alcool encore. Encore et toujours faisait son effet. Il se sentit alors un peu calmer. Des mains vinrent se poser sur ses joues. Il fut surpris et son regard bleu se posa dans celui chocolaté de l’ange en face de lui. Il sentit son odeur. Elle lui brouilla le cerveau. Elle l’enchantait. Elle l’ensorcelait. Il était hypnotisé par ses yeux. Ses cheveux blonds effleurèrent sa peau et le fit sourire. Sa vois le captivait : « Allez, Elliyöt. Ne te laisse pas abattre. Tu m’avais promis, tu te souviens ? Je vais t’aider à oublier tout ça. S’il le faut, tu viendras vivre à la maison et tu auras enfin une mère. Mais je doute que mon beau-père te plaise. Mais, par pitié, ne sombre pas encore. S’il-te-plaît… » Oui ! Ca lui revenait ! Comme par magie ! Oui, il se souvient de lui avoir promit. Mais il n’avait pas le cœur à tenir sa promesse. Il aurait bien voulu. Mais voilà que l’ange s’en allait. Voilà que le charme n’opérait plus. Finit l’ensorcèlement. Finit. Il redevint maussade. Son cerveau se brouilla de nouveau. Et il ne su plus où il était, avec qui il était.

    Il restait un bon moment comme ça. Un bon moment à observer le vide, à ne penser à rien. On aurait presque dit une statue. Une statue immobile, le visage inexpressif. Il ne savait pas ce que faisait Danaé plus loin. Mais c’est alors, que la statue silencieuse et inexpressive, se mise à bouger. Et Elliyöt retrouva ses fonctions. Il regarda autour de lui. Et là, il vit l’ange se mettre à embrasser la fenêtre, à la câliner comme elle le pouvait. C’est alors qu’une rage soudaine se mise à éclater dans son ventre. Une rage énorme. Un monstre dans son ventre. Il fronça les sourcils, serra les points. Non. Pas une nouvelle fois. Ca n’allait pas se passer comme ça. Oh non ! Il ne voulait pas qu’elle lui échappe. Pas du tout même. Il voulait que cet ange lui reste. Il ne voulait pas qu’elle aille voir ailleurs. Il ne voulait pas qu’elle parte ! Il allait la garder pour lui. Pour lui tout seul. Il ne laisserait pas une fenêtre la lui prendre. Il se leva alors d’un seul coup. Il se dirigea vers l’Ange d’une extrême rapidité. Il saisit son poignet, la tira la faisant reculer le plus possible de la fenêtre. Elle se débattait parce qu’elle ne voulait pas quitter la fenêtre. Il la poussa contre le mur plus loin et lui barra le passage. Son regard jetait des éclairs. Il avait le souffle court. Oui, vous l’auriez compris. Jaloux. On dit que l’alcool montrait ce que nous étions réellement. Lui, il était jaloux. Et il le savait, démesurément amoureux.

    Il la regarda droit dans les yeux et lui dit alors : « Pourquoi tu vas voir la fenêtre hein ? Pourquoi ? Pourquoi tu m’abandonnes ? Pourquoi tu pars ? Je veux pas moi ! Je veux que tu restes près de moi. Je veux… Je veux que…. Je… Oh et shit ! » Et il l’embrassa alors. S’il devait la garder, il ferait tout. Tout. Il posa ses mains sur ses joues. Ses lèvres avaient le goût de l’alcool. Elle avait bu. Ses lèvres quittèrent les siennes. Il la regarda droit dans les yeux. Comme par magie, il n’était plus en colère. Plus du tout. Il s’approcha d’elle, posa ses mains sur sa taille, mit sa bouche à hauteur de son cou. Il ferma les yeux. Son souffle s’écrasa contre la peau douce de l’ange. Il lui fit un bisou, puis un autre et encore un autre. Puis, sa bouche atteignit son oreille et il lui souffla alors doucement, tendrement, sensuellement : « Je t’aime Amour. Je t’aime de tout mon corps, de tout mon cœur et de tout mon âme. Je t’aime démesurément. Je ne supporterais pas qu’on te regarde comme un morceau de viande. Je ne veux pas qu’un autre homme te touche, t’embrasse, te caresse. Je suis jaloux, Danaé. Je suis jaloux, possessif, tout ce que tu veux, mais je t’aime. » Il la regarda droit dans les yeux. Et lui posa alors ses lèvres sur son front, ses joues et finalement l’embrassa tendrement.


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MessageSujet: Re: Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]   Dim 16 Mai - 0:02
    Je sentis qu'il me tirait. Il voulait m'éloigner. Il me faisait mal. Je me débattais. En hurlant. Je criais que je ne voulais pas la quitter. Je donnais des coups de poing sur sa main qui écrasait mon poignet. Pourquoi ne me lâchait-il pas ? Je n'allais tout de même pas m'enfuir de la pièce ! J'avais trouvé du réconfort auprès de la fenêtre, donc, pas besoin de partir. Il m'éloigna encore de la fenêtre. Nonnnnn ! Je ne voulais pas la quitter !!! Elle m'appartenait !! Je ne voulais pas ! Je ne voulais pas !!! Pourquoi était-il si méchant avec moi ? Pourquoi voulait-il me rendre malheureuse ? Pourquoi me torturait-il ainsi ? Pourquoi ? Il me plaqua contre un mur et me barra toute issue de fuite. J'étais faite comme un rat. Et merd*... Il planta son regard dans le mien et soudain, il me fit peur. Ses yeux étaient devenus comme fous. Il semblait en proie à une grande colère. Il me fit peur et soudain, j'avais eu envie de m'enfuir, même si la fenêtre m'appelait. Je cessais de respirer, je cessais de bouger. Je ne voulais pas qu'il me tape. Je savais ce qu'était un homme sous l'emprise de l'alcool. Il pouvait être brutal, il pouvait commettre un meurtre. Mais je n'avais pas envie de mourir. J'étais encore trop jeune, j'avais encore trop de choses à vivre pour tirer ma révérence de ce monde.
    « Pourquoi tu vas voir la fenêtre hein ? Pourquoi tu m'abandonnes ? Pourquoi tu pars ? Je veux pas moi ! Je veux que tu restes près de moi. Je veux que... Je... Oh et shit ! »
    Il m'embrassa. Ses mains sur mes joues me firent l'effet d'un feu qui venait tout détruire. Je brûlais, tant par l'alcool qui m'enivrait que par l'amour que je ressentais pour le Gryffondor. Je me mis à respirer de grandes goulées d'air. Il m'embrassais et je retrouvais un instant de lucidité. Ses lèvres quittèrent les miennes. Je rouvris mes yeux et les levais vers les siens. Il semblait serein, différent de ce qu'il avait été quelques instants auparavant. Ses mains descendirent vers ma taille. Par instinct, je me collais contre lui et passais mes bras autour de son cou. Il posa sa tête au niveau de mon cou et me fit plusieurs petits bisous qui me firent frissonner, comme si j'avais froid. Son souffle vint heurter. Quelque chose de bizarre me chatouillait le bas du ventre. Je ne saurais pas définir cette sensation. Cela faisait-il parti du sentiment de l'amour ? Peut-être... Je ne sentis plus son souffle sur ma peau, dans mon cou. Il remonta vers mon oreille. Et il me murmura quelque chose.
    « Je t'aime Amour. Je t'aime de tout mon corps, de tout mon cœur et de tout mon âme. Je t'aime démesurément. Je ne supporterais pas qu'on te regarde comme un morceau de viande. Je ne veux pas qu'un autre homme te touche, t'embrasse, te caresse. Je suis jaloux, Danaé. Je suis jaloux, possessif, tout ce que tu veux, mais je t'aime. »
    Je vis clairement ses iris, ses pupilles. Il me fixait lui aussi du regard. Pourtant, dans ma tête, sonnait encore une phrase qu'il venait de dire. Je ne supporterais pas qu'on te regarde comme un morceau de viande... Charmante comparaison. Heureusement que je n'étais pas violente, que je n'avais pas envie de parler sinon il se serait pris une baffe accompagnée de tout un chapelet de jurons. Je sentis ses lèvres sur mon front puis sur mes joues. Elles atterrirent finalement sur les miennes. Je laissais ce baiser se prolonger le plus possible. Je voulais me couper de tout ce qui m'entourait, mais j'entendais la fenêtre m'appeler. Les effets de l'alcool revint. Tout redevenait flou. Sauf Elliyöt, la fenêtre et ce que je faisais. Il ne voulait pas que je parte. Mais j'allais bien réussir à retrouver ma fenêtre. Soudain, une lumière s'alluma dans mon esprit. J'allais mettre en marche le plan qui consistait à lui faire croire ce qu'il voulait croire.
    De son baiser tendre, j'en fis un baiser fougueux. Bah quoi ? Autant aller jusqu'au bout, hein ! Je me collais encore plus contre lui, comme si je voulais que mon corps se fonde en lui. Lorsque je décollais mes lèvres des siennes, je lui esquissais un immense sourire qui paraissait sincère malgré les vestiges de l'alcool. Je posais une main sur son torse, au niveau de son cœur. Puis, l'autre main vint la rejoindre lorsqu'elle alla en direction des boutons de sa chemise. Je le ré embrassais amoureusement, fougueusement, tout en défaisant les boutons. En quelques secondes, il n'y en avait plus à enlever. Je posais alors mes mains sur son torse nu. Et je continuais de l'embrasser en reprenant de temps à autre mon souffle. Mes mains remontèrent vers ses épaules et passèrent sous sa chemise. Je la fis glisser de ses épaules et elle tomba par terre. Je séparais de nouveau mes lèvres des siennes, l'embrassais une fois, une seconde fois, une troisième fois avant de me séparer de lui. Je devais tenter maintenant de m'échapper. Je pris ses mains posées sur ma taille, les posais à côté de lui, puis repartis vers MA fenêtre. J'en avais tellement un coup dans le nez que, sur le chemin menant vers ma fenêtre, je me cassais la figure plusieurs fois et m'étalais une ou deux fois par terre. J'éclatais de rire à chaque fois. Comme si j'étais une fille fraîchement échappée de l'asile. Je partais dans un rire idiot, qui ne m'appartenait pas. Mais je rigolais. Je rigolais de ma propre douleur. Pathétique. J'arrivais enfin à ma fenêtre. Je me mis à genoux devant elle comme si je la vénérais. Ouais, je vénérais une fenêtre et alors ? Ce n'est pas si dramatique ! Je me mis à la resserrer dans mes bras, comme je le pouvais.
    Je m'aidais de son très court rebord pour me remettre sur pied et je reposais ma joue sur sa vitre. Je me mis de nouveau à ronronner de plaisir. Je semais de nouveau sur ses vitres une ribambelle de petits baisers. Et, je lui murmurais quelques mots, avant de reprendre mes câlins. Je me sentais bien, là, tout contre elle. Autant que si j'avais été serrée par les bras d'Elliyöt. Sauf que dans ses bras, je me sentais mieux. Vous me direz : « elle se sent mieux dans ses bras et elle va voir une fenêtre ? Wtfh ? ». Et je répondrais tout simplement que la fenêtre ne semblait pas contre le fait que j'aime une autre personne. Bon, oui, la fenêtre ne vit pas, mais c'est du pareil au même, hein ? Et je continuais d'embrasser la fenêtre, à petite dose. Bizarrement, elle était réticente. Pourquoi ne me rendait-elle pas l'affection que je lui donnais hein ? Pourquoi elle me semblait si distante ? Je l'aimais moi, ma fenêtre. Mais tout à coup, je me rendis compte qu'elle ne m'aimait pas tant que ça. Je fis un pas en arrière, en posant mes mains sur le rebord. Et je fixais l'horizon comme si je la regardais au plus profond de ses yeux.

    « Pourquoi tu es distante, jolie fenêtre ? Pourquoi toi, tu ne m'embrasses pas comme je le fais ? Tu sais que je t'aime et je t'ai entendu m'appeler tout à l'heure. Pourquoi tu te refuses à moi ? Non, ne pleure pas ! Ne pleure pas ! Allez, je n'ai pas voulu te blesser. Attends, je vais te chercher une bouteille. Je vais t'aider à oublier ça. Je t'en fais la promesse. »
    Je quittais ma fenêtre et cherchais dans la pièce une autre bouteille. Il n'y avait que les cadavres de celles qui avaient déjà été bues. J'en pris une, la retournais et lorsque je vis juste une goutte tomber par terre, je me mis à grogner. Je la balançais devant moi. Elle éclata en mille morceaux. Je me levais et parcourus encore quelques mètres. Une autre bouteille. Rien dedans, d'autres éclats de verre. J'étais prête à hurler de rage car ma fenêtre n'aurait pas sa bouteille et ça m'ennuyait. Je lui avais promis. Peut-être que si... Je pensais soudainement fortement à une bouteille et elle apparut dans ma main. J'esquissais un immense sourire et repartis vers ma fenêtre.
    « Tiens, j'en ai trouvé unnnnnnnneuh ! Celle-là, c'est du bon alcool ! Du... ( j'essayais de lire l'étiquette ) Du minéllime... Misénime... Millémise... Millésime... Mille... Neuf... cent trente sept ! Allez, j'fais sauter le bouchon ! Mais ne sois pas impatiente de boire ! Tu peux attendre tout de même ! Mais non je n'ai pas voulu te blesser. Roh, t'es une rabat-joie toi, dans tes mauvais moments. Allez, bois au goulot. »
    Je posais le goulot de la bouteille contre la vitre et la soulevais, la bouteille. Le liquide se répandit sur toute la vitre et dégoulina. Ça goutait sur le sol. Je sentis en moi une bouffée de colère monter. J'allais vers Elliyöt, lui donna la bouteille et repartis vers la fenêtre. Je me plantais face à elle, les mains sur les hanches. Puis, soudain, je n'y résistais pas, je cognais mon poing contre une vitre. Je me fis plus mal qu'autre chose. Ne me retenant plus, je me mis aussi à lui hurler dessus.
    « MAIS TU TE RENDS COMPTE ? T'AS GACHE DU SUPER BON VIN! CA COUTE LA PEAU DU C*L CES MINESIMES LA. POURQUOI L'AS-TU RECRACHE, HEIN ? POURQUOI ? REPONDS, IDIOTE ! »
    Si j'avais pu la secouer, je l'aurais fait, mais je n'en avais pas le courage, là. Une vague de faiblesse m'atteignit tout à coup. Je tombais à genoux par terre et serrais de nouveau comme je le pus la fenêtre entre mes bras. Je me mis aussi à pleurer. Pleurer de douleur. Ma main me faisait mal. Pleurer aussi parce que je venais de m'exploser les genoux. Ça aussi ça faisait mal. Et je pleurais aussi parce que j'avais fait mal à ma fenêtre. Je lui avais causé du tort. Je devais me faire pardonner, et vite. Franchement, qu'est-ce qui m'avait prit de lui hurler dessus ? N'avais-je aucune cervelle ? Ouais c'était ça. J'étais c*nne. La pire des c*nnes qui existe. Oser hurler sur une fenêtre... Elles étaient fragiles, il fallait les entretenir et non pas les engueuler comme je venais de le faire. Les larmes dévalèrent mes joues sans que je puisse les retenir. Je n'y arrivais pas, je n'avais plus la force. J'avais tout épuisé lorsque j'avais usé de ma voix. Je la serrais encore plus fort, et d'une voix entrecoupée de sanglots, je réussis à lui proférer quelques maigres excuses.
    « Je suis désolée, Fenêtre, je n'aurais pas dû te disputer comme ça. Pardonne-moi ! Pardonne-moi ! Je t'en supplie, pardonne-moi ! Je suis désolée de t'avoir fait du mal. Pardonne-moi. Je n'ai pas voulu, tu sais. Tu sais que je t'aime comme je n'ai jamais aimé une autre fenêtre. Je serais prête à tout pour toi. S'il-te-plait, ne pleure pas ! Tu ne mérites pas de verser des larmes. Je t'ai fait du mal, je le sais. Pardonne-moi, s'il-te-plait. Je t'aime, je t'aime, je t'aime. Sèche tes larmes, je t'aime. »
    Je me mis d'abord à embrasser le rebord de la fenêtre. Puis, je me levais, enlevais ma robe d'uniforme et essuyais le vin qui coulait le long de la fenêtre. Quand j'étais tombée à genoux, il y avait eu du vin par terre. Le vin avait traversé ma robe et tâchait à présent les collants qui n'étaient plus d'un blanc immaculé. Tant pis, ça partira à laver. Comme la robe d'ailleurs. J'essuyais les quelques gouttes qui étaient restées sur les vitres avant de balancer aussi ma robe à l'autre bout de la pièce. Je regardais la fenêtre, un petit sourire contrit sur les lèvres. Puis je m'approchais timidement d'elle et la pris dans mes bras. Je voulais maintenant me fondre en elle.
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Sorrow C. Caldwell
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MessageSujet: Re: Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]   Lun 17 Mai - 21:58
Il lui avait fait peur. Il n’était plus tellement conscient. Plus tellement lui. En fait, il était aveuglé par son amour pour elle. Un joli amour, mais qui le rendait tellement jaloux. Jaloux. Il ne se souvenait pas avoir été comme ça avec Lulvia. Non, il s’en fichait un peu à l’époque. Il avait confiance. Il avait toujours eu confiance en elle. Toujours. Et il c’était brûlé les ailes. Il c’était fait avoir du début jusqu’à la fin. Elle l’avait trompé, plusieurs fois. Mais ça, Elliyöt ne le saura jamais. Jamais. C’était tellement loin, tellement caché, tellement enfouit. Elle avait fait en sorte qu’il ne le sache pas. Elle était intelligente la Lulvia hein. Ouais, très intelligente. Un peu trop même. Elliyöt avait été aveuglé par son amour. Comme maintenant. Comme sous cette emprise, sous l’emprise de l’alcool qui lui amplifiait ce sentiment d’amour infini, puissant. Oh, il avait confiance en Danaé. Mais sa mauvaise expérience, l’avait rendu jaloux. Un peu plus que d’habitude en fait. Surtout là grâce à l’alcool. Excusez-le d’avoir été blessé hein. Il l’embrassa. Une fois, deux fois, trois fois. Impossible de s’arrêter. Son cœur battait un peu trop vite. Il avait envie de la couvrir de baiser. Encore et encore. Encore et toujours. Leurs lèvres se détachèrent. Ils se regardèrent. Elle se colla à lui. Il sentit son odeur un peu plus encore. Elle l’embrassa. Ses mains étaient sur sa taille, fine, légère, élancée. Il l’embrassa une nouvelle fois. Mais cette fois, se fut-elle qui prit le pas. Le baiser devint plus fougueux, plus langoureux. Une sensation de bonheur le submergea. Elle se colla un peu plus à lui. Il avait chaud. Son souffle se fit plus haché. Son bas ventre le brûlait. Il ne connaissait que trop bien cette sensation. Comment ne pas connaître ? Il l’avait sentit tellement de fois. Mais avant, ça n’avait jamais été avec des sentiments. Jamais. Elle lui sourit. Un joli sourire, comme elle. Un sourire sincère. Il sourit aussi. Mais plus bêtement. Et il tomba dans son piège. Il sentit une main sur son cœur. Celui-ci s’emballa. Et puis les boutons de sa chemise partirent au fur et à mesure. Danaé l’embrassa. Il se laissa faire, transi. Elle passa ses mains sur son torse. Il frissonna. Et il avait pourtant si chaud. Ses mains sur sa taille, se mirent à la caresser tendrement. Elle, elle remonta les siennes, jusqu’à ses épaules. La chemise tomba alors au sol. Il avait chaud, tellement chaud. Il avait envie de se débarrasser de tout le reste. De toute. Et elle s’enfuit. Comme ça. Comme par magie. Il ne comprit pas au début. Resta transi. Resta ailleurs. Il devait se calmer. Tout était déglingué chez lui. Dés que ses mains avaient touchés sa peau, il avait perdu la raison. Toute sa raison. Danaé faisait son cinéma. Il ne l’entendait pas. Ne l’entendait plus. Il sentit alors une bouteille dans sa main. Il sursauta. Il la regarda. Ah ouais, quand même. Pas mal le vin. Il avait envie d’y goûter. Il avait envie de sentir la chaleur du bon vin dans sa gorge. Alors, il ne s’en empêcha pas. Il but. Il but. Il finit même la bouteille. Le nectar était délicieux. Et il le rendait un peu plus saoul encore. Il ferma les yeux, sourit. Il se rendit alors finalement compte que son ange était partit. Alors, il se réveilla. Il avait encore besoin de ses mains sur sa peau. Il avait besoin de l’embrasser, la caresser, la serrer dans ses bras. Pourquoi s’en allait-elle ? Il la chercha alors. Et là, il la vit encore à la fenêtre. Et… Elle avait retiré sa robe de sorcière. Elle était en collants, soutiens gorges. Son cœur s’arrêta de battre d’un seul coup. L’ange, le magnifique ange dévoilait ses formes, son corps. Il regarda longtemps cette silhouette, fine, belle, magnifique. Il était encore plus amoureux d’elle en cet instant. Il avait envie de la serrer dans ses bras. De l’éloigner de cette fenêtre qui le privait d’elle et du plaisir de ses yeux et de ses sensations. Il s’approcha alors d’elle. Doucement. En évitant le plus possible de marcher droit. Il passa ses bras autour de sa taille, la souleva. Il l’emmena alors sur le canapé, la coucha tendrement. Elle semblait surprise. Lui, il était calme, paisible, quoique un peu hormonaleux. Il se mit à califourchon sur elle sans vraiment l’écraser de son poids. Il lui prit les poignets, les bloqua. Impossible qu’elle s’échappe. Il approcha son visage d’elle. Son odeur était de plus en plus présente. Ses lèvres très prés. Il avait envie de les embrasser. De les goûter.


ELLIYÖT ♠♠ Tu ne peux pas t’enfuir. Tu ne peux pas aller la rejoindre. Tu n’iras pas la rejoindre. Reste avec moi. S’il te plaît.

Il était aimable. Il savait qu’il ne devait certainement pas l’être. Elle irait retrouver sa fenêtre. Et il exploserait de jalousie. Il la regarda.


ELLIYÖT ♠♠ Finalement, non. Il n’y a pas de S’il te plait. Non. Je vais t’obliger à rester, te dissuader d’aller vers cette fenêtre. Parce que je te veux pour moi. Pour moi tout seul.

Il ne parla pas plus. Pas plus. Il se pencha un peu plus près. Il l’embrassa. D’abord c’était doux, passionné. Puis plus sauvage. Ses mains étaient sur ses joues. Elles descendirent dans son cou, sur ses épaules, caressèrent ses bras, son ventre, ses hanches. Ses lèvres quittèrent les siennes. Et descendirent sous son menton, dans son cou, sur la gorge. Il la mordit, l’embrassa, la lécha. Il ne voulait pas qu’elle parte. Elle ne partirait pas.


ELLIYÖT ♠♠ Je t’aime.

Il le lui avait murmuré à l’oreille, comme un secret. Un secret bien gardé avec elle. Il lui mordilla l’oreille, continua de la caresser, encore et encore. Finalement, il l’embrassa une nouvelle fois sur les lèvres. Il la regarda, amoureusement et lui dit alors avec un sourire charmeur :


ELLIYÖT ♠♠ J’espère que je t’ai convaincue de rester.


Animal I have become

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MessageSujet: Re: Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]   Mer 19 Mai - 23:07
    Je sentis deux bras prendre possession de ma taille et me soulever. J'ouvris des yeux étonnés et me retint de hurler. J'avoue qu'en cet instant, je n'avais pas envie d'être séparée de ma fenêtre, car j'avais encore tant à lui dire, tant à lui montrer ! Le fait soudain que je me sois mise en sous-vêtements et en collants devant elle ne me gêna nullement. J'en avais même oublié Elliyöt, qui m'emmenait à présent vers le canapé. J'étais surprise oui, car je ne m'attendais pas du tout à ça. J'aurais pensé qu'il aurait de nouveau piqué une crise de jalousie comme tout à l'heure, mais rien. Je ne comprenais pas du tout sa réaction. Non, je ne comprenais pas. Comme si la situation s'était renversée. Comme si c'est lui qui allait devenir raisonnable et moi qui allait passer mon temps à me bourrer la gueule et à fumer des joints. Peut-être que je devrais lui enseigner à parler comme une fille, à se comporter comme une fille, à tout faire comme une fille. Et lui, il m'apprendra à me comporter comme un gars. Je serais un gars et je devrais m'y faire.
    Il me coucha sur le canapé. J'étais encore plus surprise que lorsqu'il m'avait pris dans ses bras. J'observais son visage serein tandis qu'il se mettait à califourchon sur moi. Alors là, j'étais vraiment étonnée. Mais il était si calme ! Il me prit les poignets avec une telle douceur et il me les bloqua. Il voulait m'empêcher toute tentative de fuite. Un immense sourire se dessina sur mon visage. Je me mordis la lèvre pour ne pas éclater de rire. Les vapeurs de l'alcool que j'avais ingéré revinrent . Un goût de sang envahit ma bouche. La tentation de rire était trop forte. Je ne puis plus me retenir. J'éclatais. De rire. Quand il approcha son visage pour me parler, je rigolais encore. Ses paroles entrèrent par une oreille et ressortirent par l'autre. Quelques mots restèrent gravés dans ma mémoire. S'il-te-plait... Il me rappelait la promesse que je lui avais faite. Je me devais de la tenir, je le devais ! Son regard perça le mien. Je continuais de rigoler, mais je sentis comme une vague nausée m'envahir. Je ne me sentais pas bien car je manquais à ma parole. Je diminuais, au fur et à mesure, de rire. Puis, un calme plat régna sur la pièce et les paroles du Gryffondor vinrent le troubler.

    « … Parce que je te veux pour moi. Pour moi tout seul. »
    Il m'embrassa. Je ne sais pas pourquoi, mais dès que ses lèvres touchèrent les miennes, je ressentis quelque chose de bizarre dans le bas de mon ventre. Comme si je commençais à brûler, comme si ça me chatouillait, comme si ça me compressait. J'avais mal et en même temps cette douleur était supportable. Le baiser du Rouge et Or se fit plus passionné, plus insistant. Mes joues, mon cou, mes épaules, mes bras, mon ventre, mes hanches, tout me brûla. Partout où il passait ses mains, tout s'enflammait. Mon menton, mon cou, ma gorge. Ça aussi, ça me brûlait. J'avais envie de lui dire d'arrêter, mais j'étais incapable. Parce que ça lui ferait mal que je le rejette. Parce que ça me ferait mal de le rejeter. Parce que je voulais passer chaque heure, chaque minute, chaque seconde auprès de lui. Je sentis ma peau me tirailler lorsqu'il me mordit, s'humidifier lorsqu'il m'embrassa ou qu'il me lécha. Je passais mes bras autour de son cou. Le garder tout contre moi. L'avoir le plus près de moi possible. Voilà ce que je voulais. Et je sentis son souffle sur mon oreille. A peine perceptible tant j'étais plus préoccupée aux pseudo-brûlures qui m'envahissaient. Puis, un « je t'aime » qui me fit sourire. Je me mordis la lèvre, de plaisir. Il continua ses caresses, ses mordillements, ses embrassades. Elliyöt me regarda amoureusement. Un regard que je n'avais jamais connu auparavant. Un regard qui prenait mon cœur d'assaut pour en faire un brasier vivant. Et il me dit, un sourire charmeur plaqué sur son visage :
    « J'espère que je t'ai convaincue de rester. »
    Je détachais mes bras autour de son cou et posais mes mains sur son visage. Durant de longues minutes, je le regardais, sans rien dire, un petit sourire énigmatique se dessinant sur ma face. Mes yeux parlaient pour moi. Il saurait déchiffrer ça. Je l'embrassais, avant de répondre :
    « Oui, tu m'as convaincu. »
    Une dernière fois, j'unis mes lèvres aux siennes et, prise d'une impulsion soudaine, je le repoussais, afin qu'on inverse nos places. Je me retrouvais alors sur lui, à cheval sur ses cuisses. J'affichais à présent un sourire sûr de moi, et d'une voix certaine, je lui déclarais :
    « Maintenant, tu te tais, je m'occupe de tout. »
    Je m'allongeais sur son torse et l'embrassais, encore une fois.
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Sorrow C. Caldwell
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MessageSujet: Re: Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]   Dim 23 Mai - 0:38
Ses bras encerclèrent son cou. Et il se retrouva plus près d’elle que jamais. Un sourire en coin. Amoureux. Fou amoureux. Il la regarda. Elle le regarda. Ils se regardèrent. Il y trouva l’amour, l’envie, la douceur. Il était amoureux. Définitivement amoureux. Délibérement. Il voyait dans ses doux yeux chocolats ce dont il avait besoin, le réconfort, la douceur, l’espoir, la vie, l’amour. Et c’était sans doute ce dont il avait le plus besoin. L’amour. Il en avait tellement souffert avant. Il savait que ça allait être le remède à ses maux. Il savait que ça allait être elle son remède. Et il ne la laisserait pas partir. Oh que non. Il s’y accrocherait. Quitte à en mourir. Comme Roméo avec Juliette. Car au fond, il était Roméo. Mais bien sûr. Ils n’étaient pas nés de deux familles qui se vouaient une haine incroyable. Non. Leur famille ne se connaissait même pas. Comment pourraient-ils se haïr ? Non. En fait, il aimait Danaé comme Roméo avec Juliette. Et Danaé était sa Juliette à lui. Il pourrait faire tous les sacrifices qu’il voudrait. Il l’aimait du plus profond de lui. Il l’aimait de tout son âme, de tout son corps, de tout son être. Un amour, vibrant, consomeur, abondant, magnifique, chaleureux. Un amour comme on en connait peu. Mais vous, vous ne pouvez pas connaître. Vous n’êtes pas à leur place. « Oui tu m’as convaincue » Et la terre s’arrêta de tourner. Et son cœur s’arrêta de battre une fraction de seconde. Il n’avait pas rêvé. Elle restait. Il en fut soulagé. Il sourit alors, rêveur et amoureux. Elle restait. C’est tout ce qui comptait. Tout. Elle l’embrassa. Il ferma les yeux, se délecta de ce moment. Il se laissa alors faire. Et il se retrouva sur le dos. Danaé sur lui. Ses mains étaient posées sur sa taille. Un sourire. Il fondit.

DANAE ♠♠ Maintenant, tu te tais, je m'occupe de tout.

Il la regarda. Lui sourit. Il allait être sage. Il le promettait. Il la laisserait faire ce qu’elle voulait. Et elle l’embrassa. Et il l’embrassa. Et ils s’embrassèrent. Bientôt, les étreintes se firent plus chaudes, plus sensuelles et moins pures. Bientôt, les quelques vêtements qu’ils avaient partirent. Bientôt, leur corps s’unirent et ils ne firent plus qu’un. Un moment magique. Et les sensations étaient amplifiées avec l’alcool. Et aucun des deux ne voulait s’arrêter. Et ce fut un instant magique, unique. Et il leur sembla que le temps s’arrêta. Et ils finirent par s’endormir. Le cœur battant. Main dans la main. L’un dans l’autre. Heureux et amoureux.

Un rayon de soleil traversa la fenêtre et vint se poser sur sa peau à lui. Ils dormaient. Et ils étaient les bras l’un dans l’autre. Un sourire apparut alors sur son visage. Une belle nuit. Il avait passé une belle nuit. Pour al première fois depuis un an et demi, il se sentait terriblement bien. Il était dans ses bras. Et il savait en cet instant que l’alcool n’avait été rien dans tout ça. Toujours les yeux fermés, il lui embrassa l’épaule. Sa peau était douce. Il sourit un peu plus. Il ne voulait pas la quitter. Et pourtant, ils devaient bien aller en cours non ? Non. Pas obligé. Non. Il n’avait pas envie. Son nez parcourut son épaule et arriva dans son coup. Il respira profondément son odeur. Ses cheveux lui chatouillaient le visage. Sa main caressa son dos. Il la sentit bouger. Il la laissa faire et rouvrit les yeux. Elle le regardait. Il lui sourit. Les effets de l’alcool étaient passés. Et Elliyöt n’avait pas de langue de bois. Ca c’était grâce à ses soirées où il buvait et passaient le reste de la nuit avec des filles. Il avait prit le pli. Mais bon. Contrairement à tous les autres matins où il avait fuit avant que la fille (ou le garçon) ne se réveille, là il est resté. Parce que Danaé c’était pas les autres filles et les autres garçons. Non. Danaé c’était autre chose. Quelque chose de plus grand. Il l’aimait elle. Les autres, il ne l’avait pas aimer. Et il ne les aimerait jamais autant qu’elle. Jamais.

ELLIYÖT♠♠ Bonjour mon ange.

Il lui fit un sourire amoureux. Il lui caressa le visage et l’embrassa doucement.


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Et quand l'ange revient...[Danaé de Chysellos]

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