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 Un peu de calme fait parfois du bien. {Libre}

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Anaconda Lewis
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MessageSujet: Un peu de calme fait parfois du bien. {Libre}   Lun 11 Jan - 20:06
C'était une belle journée. Le soleil brillait, et les rares nuages blancs qui paressaient dans le ciel ne l'obscurcissaient pas. Dans le couloir bondé du premier étage qui menait à la bibliothèque, la bonne humeur régnait. Enfin, pas pour tous...
Effectivement, il y avait là une jeune fille qui avait l'air passablement énervée. Elle tenait serré contre elle des livres, et tentait de se frayer un chemin à travers la foule. Visiblement, elle tentait de rejoindre la bibliothèque, mais se faisait pousser de tous les côtés par des élèves inconscients. Et la jeune fille en question détestait être poussée. Sa robe noire portant l'insigne de Serpentard lui tenait chaud, ses cheveux noir corbeau étaient collés contre son visage en sueur, et ses yeux bleus, d'habitude malicieux, reflétaient un profond agacement.
Anaconda Lewis, dite Anca par les habitués, venait de faire l'aller-retour "salle commune - bibliothèque" trois fois. Et en courant, s'il vous plaît. Pourquoi trois fois? Parce-que la demoiselle avait des livres à rendre, et que, fait inhabituel, - elle n'était pas du genre étourdie - elle ne trouvait pas lesdits bouquins. Alors, après avoir mis la main sur deux des pavés, elle était de suite allée les rendre. Ensuite, elle était redescendue, avait cherché pendant dix bonnes minutes dans le dortoir les cinq restants. Enfin, les ayant miraculeusement retrouvé dans un endroit obscur, elle était retournée les apporter à Madame Pince. Et là, stupéfaction: il en manquait deux. Anaconda, persuadée d'en avoir emprunté sept et pas neuf, commençait à avoir des sueurs froides. Par Merlin, où pouvaient être les deux volumes restants? Avec un cri de rage et de désespoir, elle était retournée au pas de course dans sa salle commune. Elle l'avait fouillé de fond en comble, s'était disputée avec quelques élèves, puis avait passé son dortoir au crible, pour finalement se rendre compte que les objets convoités se cachaient... dans son sac de cours.
Avec un soulagement incomparable, Anaconda avait entrevu dans cette dernière ascension son salut. Le plan était simple: elle poserait les deux livres maudits sur le bureau de la bibliothécaire et elle s'affalerait sur un des confortables fauteuils dans ce lieu de repos sacré.
Sauf que rien ne se passe jamais comme prévu. En effet, le couloir qui menait jusqu'à la bibliothèque, auparavant presque désert s'était inexplicablement rempli de monde le temps qu'Anca aille à la recherche des deux livres cachés. Et là, la jeune Serpentard se trouvait englué dans le flot d'élèves.
Quand enfin, elle réussit à se dégager et à atteindre le bout du couloir, Anaconda poussa un soupir, à la fois soulagée, excédée, et fatiguée. Elle marcha un peu et s'appuya contre un mur pour reprendre ses esprits, et surtout son souffle. Le sang battait à ses tempes, ses joues étaient écarlates. Sur sa peau blanche, ça donnait un contraste étrange.
Finalement, Anaconda décida que rien ne pressait. La brune s'adossa au mur et se laissa lentement glisser au sol. Au loin, le brouhaha du couloir se dissipait. Un peu désemparée, Anca déplia ses jambes fuselées. Ca faisait un bien fou de se détendre sur le carrelage, songea-t-elle. Lasse, elle laissa tomber les livres sur le sol. Puis, elle ferma les yeux. Elle se sentait calme, calme, calme. La chaleur étouffante s'était évanouie, et le sol plutôt froid achevait de parfaire le confort de la jeune fille. Hé oui, en ce moment précis, le sol était aussi confortable qu'un gros fauteuil moelleux pour Anaconda Lewis. L'air froid et colérique qu'elle abordait depuis le matin semblait se transformer: Anaconda sentait son front se relâcher, les muscles de sa mâchoire se détendre. Peu à peu, un air vulnérable se peignit sur le visage de la belle Sepentard. Sa façon à elle de revenir à la normale. Elle ne se sentait pas pleine de bravoure comme d'habitude, ni glaciale à souhait. Juste bien.
Anaconda Lewis constata avec surprise que ce moment était parfait. Parfait, parfait, parfait. Un rayon de soleil venait frapper les vitaux et, lorsqu'ils passaient au travers, divergeait dans toutes les directions, illuminant ainsi la portion du premier étage dans laquelle Anaconda se trouvait. Mais rien ne reste lisse très longtemps, aussi se sentit-elle troublée lorsqu'elle entendit des pas résonner au loin sur le carrelage. Sa pensée première fut de se relever, de reprendre une constance. Elle avait une réputation, quand même. Mais ce fut justement cette réputation qui l'empêcha de bouger. Pour une fois, laissons aller les choses. La Vert & Argent replia juste ses jambes sous elle afin que la personne venant dans sa direction ne se prenne pas les pieds dedans. Ouvrant les yeux comme un chaton qui voit le jour pour la première fois, Anaconda attendit patiemment de découvrir celui ou celle qui avait brisé cet instant de calme idyllique.




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Griffith Harftly
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MessageSujet: Re: Un peu de calme fait parfois du bien. {Libre}   Mar 12 Jan - 0:07
Quelle belle journée! Il faisait -à peu près- beau, et c'est justement ce jour que Griffith avait choisit pour...Etudier à la bibliothèque. C'était comme ça tout le temps. Il était la poisse incarnée. Dès qu'il comptait rester à l'interieur, il faisait beau, et quand il comptait sortir c'était la tempête. Mais bon, quand on est la poisse incarnée, ça s'assume!
Il avait donc -après mûre réflexion- décidé de suivre son planning du jour et de se rendre à la bibliothèque malgré son envie de se rouler dans la neige et de se défouler un peu.

Lorsqu'il sortit de sa salle commune, le garçon faillit être renversé par un flot d'élèves qui criaient dans tous les sens. Il cru à une invasion de mangemorts jusqu'au moment où il identifia les cris comme étant des rires. Ah, bon. Le Poufsouffle en conclut donc que tout Poudlard avait décidé de sortir le même jour, au même moment et par le même chemin. Non mais c'était pas comme si le Château était bourré de passages plus rapides les uns que les autres pour pouvoir gruger toute la foule au lieu de se compresser les uns aux autres. C'est d'ailleurs l'option qu'il choisit. Seulement, le flot d'élèves était si dense qu'il se fit emporter une fois à droite, une fois à gauche, et mit ainsi une bonne dizaines de minutes à traverser un couloir qu'il passerait en une seule même pas en temps normal.

Arrivé dans l'issue de pierre, Griffith prit une grande inspiration, comme s'il venait de perdre son souffle durant trop longtemps. Il n'était pas claustrophobe, mais il y avait des limites...!
Puis il arriva -enfin- dans le long couloir qui menait à la bibliothèque. Soupirant tellement il était soulagé d'être arrivé ici en un seul morceau, Griffith ne remarqua pas tout de suite la jeune fille assise par terre. Ce n'est que lorsqu'il fit tomber le seul livre qu'il tenait dans ses bras au sol qu'il vit sa présence. La jeune fille semblait dormir tellement elle paraissait sereine, ainsi, assise sur ce sol d'une froideur sans commun.
Elle avait replié ses jambes sur son buste pour éviter l'accident qui serait sûrement arrivé à Griffith si elle les avait étendues sur le sol de pierres froides. Il ne voyait donc pas son blason. Non pas qu'il y portait une importance folle, mais Griffith aimait savoir à qui il adressait la parole. Tant pis pour cette fois, il allait faire une exception.

Griffith se rapprocha doucement vers la jeune fille, prenant toute les précautions nécessaires pour faire un minimum de bruit et ainsi éviter la crise cardiaque. Puis il se baissa sur elle. Le garçon ouvrit la bouche, mais aucun son n'en sortit. Elle venait d'ouvrir les yeux, ce qui cassait donc la phrase préparée, soit "Tout va bien?" dans le cas où la jeune fille aurait fait un malaise ou...une sieste. Prit de court, il ricana et passa une main dans ses cheveux châtains clairs avant de reposer le chapeau sur son chef.


"Y'a moyen pour que tu te demandes pourquoi je suis baissé comme ça. Je ne savais pas si tout allait bien, donc je voulais m'en assurer. Et c'est le cas, n'est-ce pas?"

Il lui fit un sourire en coin, et proposa sa main pour l'aider à se relever.






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Anaconda Lewis
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MessageSujet: Re: Un peu de calme fait parfois du bien. {Libre}   Sam 16 Jan - 15:10
Anaconda eut un léger sursaut quand elle entendit un livre tomber. Les pas s'étaient arrêtés juste devant elle, mais plus par jeu que par réelle intention, la jeune fille aux cheveux ébène avait fermé les yeux, essayant de deviner qui était le nouvel arrivant. Le, car ce n'était pas une fille, cela s'entendait au son de ses pas, le rythme qu'ils produisaient... aucune fille n'aurait pu marcher ainsi, même Millicent Bulstrode. Elle l'imaginait plutôt jeune, cinquième ou sixième année, peut-être. Son ouïe capta le bruit d'un froissement de vêtements, et elle devina qu'il se penchait vers elle. Sur une impulsion, elle ouvrit les yeux, et constata avec ravissement qu'elle avait eut juste: il était accroupi près d'elle. Il avait la bouche ouverte, et elle devina qu'elle l'avait surpris. Un sourire malicieux éclaira le visage de porcelaine d'Anaconda. Elle adorait surprendre les gens. Ses yeux trop bleus se mirent à le détailler physiquement, non pas qu'elle accordât une très grande importance au physique des gens - elle n'était pas superficielle à ce point - mais elle voulait savoir si il correspondait à la façon dont elle l'avait imaginé. Il n'était pas blond, ses cheveux avaient une teinte châtain, et ses yeux, loin d'être verts-gris, possédaient des reflets ambrés. Anaconda le trouva plutôt attirant, bien qu'il soit à l'opposé du garçon qu'elle s'était inventé. Elle continua à le fixer d'un air goguenard tandis qu'il passait une main dans ses cheveux.

"Y'a moyen pour que tu te demandes pourquoi je suis baissé comme ça. Je ne savais pas si tout allait bien, donc je voulais m'en assurer. Et c'est le cas, n'est-ce pas?"

Il eut un sourire en coin, et lui tendit la main. Elle considéra la main du nouveau venu, puis pris ses livres qui étaient à côté d'elle et les mis dans son sac. Sans un mot, mais avec un joli sourire, Anaconda saisit la main du garçon et il l'aida à se remettre debout. Il était plus grand elle, et devait avoisiner le mètre quatre-vingt alors qu'elle faisait à peine un mètre soixante-dix. Cependant, cela ne l'empêcha pas de le trouver sympathique. Anaconda baissa machinalement les yeux sur son blason.
Poufsouffle. Depuis quand les Poufsouffles parlaient-ils aux Serpentards? Et les aidaient à se relever? Elle ne se souvenait pas avoir... ah, si. Ses genoux repliés contre sa poitrine avaient dissimulé sa maison aux yeux du jeune homme. Bah, au moins, elle était debout, maintenant.

- Hé bien, je pense que oui, dit-elle d'une voix relativement enjouée. Elle sourit de plus belle. C'est sympa à toi de t'assurer comment vont les gens. Surtout ceux qui font des siestes sur le sol. Quoique je ne dormais pas.




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Griffith Harftly
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MessageSujet: Re: Un peu de calme fait parfois du bien. {Libre}   Mar 19 Jan - 22:05
Lorsque la jeune fille attrapa sa main, Griffith laissa éclater son sourire. Il aimait aider les gens, qu'ils soient de Gryffondor, Serdaigle ou même Serpentard. Lui s'en fichait, de cette "guerre" entre les différentes maisons. Aussi, lorsque le blason des vert et argent ne fut plus caché par les vêtements de la jeune fille, le Poufsouffle n'émit aucun signe de recul, aucun cri, aucune insulte. Son sourire resta le même, il ne faillit à aucun moment disparaitre. Cela ne lui fit strictement rien.

Anaconda Lewis a écrit:
C'est sympa à toi de t'assurer comment vont les gens. Surtout ceux qui font des siestes sur le sol. Quoique je ne dormais pas.

Cette remarque le fit ricaner. Il avait planté son regard dans celui de la fille qui lui faisait face, un sourire aux lèvres. Il fallait croire qu'il avait la cote avec les Serpentard, entre elle et Celian...! Plutôt une bonne chose, car Griffith n'était pas le genre de personne qui aimait se faire détester.

-Ouais, écraser ceux qui sont déjà au sol ne fait pas partie de mes loisirs favoris... On sait jamais, cette fois tu ne dormais certes pas, mais on n'est jamais à l'abris d'un accident. Ah! Au fait, moi c'est Griffith. Griffith Harftly. Au départ c'est imprononçable, mais on s'y fait...! Enchanté.

Il avait remarqué qu'elle avait hésité à lui adresser la parole lorsqu'elle avait vu son blason. Enfin... Tout le monde ne portait pas la même attention aux bagarres insignifiantes entre les maisons. Bref, le garçon décida de passer outre ce détail, et de faire comme si la jeune fille était une connaissance. Comme il faisait tous les jours avec -à peu près- tout le monde, enfait!

Au dehors, le soleil brillait toujours autant, déchargeant sa chaleur dans les couloirs. Griffith jeta un coup d'oeil au dehors, regrettant un peu son planning pour le coup très mal géré. Il soupira, profitant d'un rayon de soleil venu se déposer sur sa peau hâlée. Puis ouvrant les yeux, il regarda la jeune fille. Le rayon traversait ses iris, les rendant couleur or. Ses cheveux prenaient de vrai reflets blonds sous son chapeau de cuir. Lui, ne s'en rendant pas compte, fit un clin d'oeil à la jeune fille.


-Que dirais-tu de nous asseoir à une table de la bibliothèque?! Car à ce que je vois, nous étions tous deux prêts à y aller. A moins que tu n'en ressorte...?






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MessageSujet: Re: Un peu de calme fait parfois du bien. {Libre}   Dim 24 Jan - 12:59
Anaconda sourit en voyant son interlocuteur sourire. Le genre de réaction en chaîne qui ne s'arrête jamais... ce n'était pas désagréable de faire travailler les muscles des joues, songea la jeune fille distraitement. Et puis, ça fait toujours plaisir, quand c'est un sourire franc.
Le jeune Poufsouffle ricana en entendant la remarque d'Anaconda, puis il planta son regard dans le sien. C'était très... déstabilisant. Un moment, un éclair d'appréhension passa dans les yeux bleu profonds de la jeune fille, mêlé de curiosité et de quelque chose qui s'apparentait à de la timidité. Un regard d'enfant perdue. Un regard qu'elle n'avait jamais, jamais, jamais eu en présence de quelqu'un. Ce n'était pas forcément une bonne chose.


-Ouais, écraser ceux qui sont déjà au sol ne fait pas partie de mes loisirs favoris... On sait jamais, cette fois tu ne dormais certes pas, mais on n'est jamais à l'abris d'un accident. Ah! Au fait, moi c'est Griffith. Griffith Harftly. Au départ c'est imprononçable, mais on s'y fait...! Enchanté.

La fille aux cheveux noirs laissa échapper un petit rire joyeux:

- Enchantée, Griffith. C'est vrai que les gens normalement constitués ne se reposent pas à même le sol. Mais je ne suis pas sûre d'être normalement constituée. Enfin, bref. Je m'appelle Anaconda Lewis. Au départ, c'est un peu long, mais on s'y fait, lança-t-elle avec un clin d'oeil.

Elle n'en croyait pas ses oreilles. Ce qu'elle venait de lui dire était tellement... tellement non-Serpentard! Où était passé son caractère fourbe - elle ne l'avait jamais vraiment été -, méprisant - ça, ce n'était qu'une façade, non? - et garce - non, vraiment, Anaconda n'était pas une garce -? Elle ne l'avait peut-être jamais eu, ce caractère, après tout. Finalement, elle avait peut-être un bon fond...
Un rayon de soleil passa soudain à travers les vitraux, divergea, et envoya ses diverses branches lumineuses en plein sur le jeune homme (Griffith, il s'appelle Griffith.). Et pour la seconde fois en trois minutes à peine, Anca fut étourdie par le charme du ga... de Griffith. Ses yeux étaient pareils à du miel liquide et ses cheveux prenaient une teinte caramel. Il lui fit un clin d'oeil, et elle se sentit un peu déboussolée.
Cela ne lui arrivait jamais. Elle n'était pas du genre à se monter la tête pour un garçon, ni à être trop regardante sur le physique des autres. D'habitude, elle la jouait plutôt froide, laissant les garçons attirés par son physique de poupée de porcelaine lui courir après. Elle s'en fichait! Ca lui passait complètement au dessus de la tête. C'était trop stupide de s'emballer comme ça simplement parce-qu'elle trouvait que Griffith Harf...tly était plutôt mignon.


-Que dirais-tu de nous asseoir à une table de la bibliothèque?! Car à ce que je vois, nous étions tous deux prêts à y aller. A moins que tu n'en ressorte...?

La proposition la surprit. Songeuse, elle se demanda si tous les Poufsouffle méritaient leur réputation: généreux, loyaux, sympathiques et... avenants? Elle regarda Griffith. Sourit. Oui, sûrement.

- Avec plaisir! J'ai deux livres à rendre. Et je préférerais les donner rapidement... avant que Madame Pince ne m'étripe, tu vois?

Son sourire ne quittait pas ses lèvres. Finalement c'était vraiment une très bonne journée.




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Griffith Harftly
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MessageSujet: Re: Un peu de calme fait parfois du bien. {Libre}   Dim 24 Jan - 16:09
Griffith aimait la présence d'Anaconda. Tiens d'ailleurs, "Anaconda"...Pas commun comme nom! A porter le nom d'un serpent, beaucoup de personnes devaient penser que cette jeune fille était détestable, d'autant plus qu'elle se trouvait dans une maison pour laquelle rare étaient les gens qui pensaient du bien de ces élèves. Lui s'en fichait totalement. Elle avait l'air tout sauf d'une mauvaise compagnie vu le sourire sincère qu'elle arborait. Dans sa voix ne résonnait aucune agressivité, aucun mépris. Rien que de la bonne humeur. Cela surprit Griffith aux premiers abords, puis il décidait finalement de profiter dec ette journée qui s'annonçait très belle.

Anaconda Lewis a écrit:
-Avec plaisir! J'ai deux livres à rendre. Et je préférerais les donner rapidement... avant que Madame Pince ne m'étripe, tu vois?

Il rigola.

-En effet, surtout qu'elle n'a pas volé son nom de famille, celle là! Allez, viens, allons l'affronter ensemble.

Griffith attrapa la main de la jeune fille et ils entrèrent dans la bibliothèque tout les deux. Dès l'instant où ils passèrent la grande porte, le silence devint roi. Tous les élèves qui étaient présents lisaient leur livre ou écrivaient frénétiquement sur un parchemin extrêmement discrètement, si discrètement que l'on entendait pas une voix défier le silence. Le garçon regarda circulairement la salle à la recherche de la bibliothécaire, et d'une table libre, tant qu'à faire. Lorsqu'il remarqua la silhouette fine et cambrée de la femme, Griffith fit un signe de tête dans sa direction pour indiquer à Anaconda l'endroit où elle se trouvait.
C'était presque inconsciemment que le garçon gardait dans sa main celle de la Serpentard, tout en avançant vers la bibliothécaire. A quelques mètres d'elle, sa main lâcha celle de la jeune fille, quittant cette chaleur humaine. Il lui fit un grand sourire.


-Je pense pas que t'ai besoin de moi pour rendre tes livres -je suis même sûr que t'avais pas besoin de moi pour trouver Mme Pince, mais passons-. Je reste pas loin au cas où elle envisage le fait de t'arracher la tête. On se retrouve après cette dure épreuve.

Notez bien la ponctuation finale de la phrase du garçon, car vous remarquerez qu'il ne s'agit pas d'un point d'interrogation. Il ne comptait pas laisser Anaconda s'envoler alors qu'ils avaient l'air de bien s'entendre.
Il lui fit un clin d'oeil (décidément, tous deux devaient avoir un soucis de paupière aujourd'hui!), toujours le même sourire aux lèvres, puis il marcha dans une allée, entre deux étagères de livres où il fit mine de regarder les bouquins tous alignés. Faisait mine, car Griffith se trouvait juste derrière l'étagère devant laquelle se trouvait la biliothécaire. Non pas qu'elle allait soudainement se transformer en loup-garou assoiffé de sang, mais il préférait faire attention avec cette femme. Elle lui avait déjà collé plusieurs heures de colles pour un livre qu'il avait rendu dix minutes trop tard. Lui ne savait pas si Anaconda était en retard pour rendre ses livres, mais si c'était le cas, il serait une sorte...d'excuse!






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Anaconda Lewis
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MessageSujet: Re: Un peu de calme fait parfois du bien. {Libre}   Dim 24 Jan - 21:19
Anaconda fut flattée d'entendre le rire de Griffith. Généralement, les Poufsouffle ne riaient pas, en sa présence. Bon, elle n'en connaissait pas des masses, hein. Mais tout de même, elle était heureuse de faire rire les autres. Elle retrouvait ainsi sa chaleur humaine et tout son côté malicieux, abandonnant son masque dédaigneux.

-En effet, surtout qu'elle n'a pas volé son nom de famille, celle là! Allez, viens, allons l'affronter ensemble.

La main de Griffith attrapa le sienne, et Anaconda se sentit parcourue d'un frisson. Mais loin d'être désagréable, c'était une sensation délicieuse. Elle aurait pu compter sur les doigts d'une main le nombre de fois où elle s'était retrouvée main dans la main avec un garçon. Ainsi que le nombre de fois où un garçon lui avait volontairement pris la main. Elle se laissa entraîner par lui dans la bibliothèque, en masquant son trouble derrière un joli sourire... et une légère rougeur qui vint colorer se joues.
* Je ne suis pas émotive. Je ne suis pas émotive. Je ne m'emballe pas. Self contrôle. Que la force soit avec moi. *
Lorsqu'ils passèrent le seuil, le silence leur tomba dessus tellement rapidement qu'Anaconda eut l'impression d'étouffer. Dans le couloir aussi, il n'y avait aucun bruit, mais l'atmosphère était différente, sereine et douce. Là, elle était pesante et on pouvait presque sentir l'odeur des livres, de la poussière et du travail. Anca était perdue dans ses pensées. Elle tentait vainement de définir ce qu'elle ressentait en présence de Griffith. Car bien qu'elle ne veuille pas se l'avouer - c'est tout de même une Serpentard, hein - elle ressentait quelque chose. Et ça l'agaçait. C'est d'ailleurs pour ça qu'elle ne percuta pas immédiatement lorsque le jeune garçon lui indiqua où se trouvait la bibliothécaire. Ils avancèrent ensemble dans sa direction, puis Griffith lâcha la main d'Anaconda. Elle eut un pincement de déception. Se reprit, sourit.


-Je pense pas que t'ai besoin de moi pour rendre tes livres -je suis même sûr que t'avais pas besoin de moi pour trouver Mme Pince, mais passons-. Je reste pas loin au cas où elle envisage le fait de t'arracher la tête. On se retrouve après cette dure épreuve.

Elle haussa un sourcil et sourit de plus belle. * En effet, je suis une grande fille, tu sais? J'ai pas besoin de chaperon. Mais merci quand même. Ca m'a fait plaisir que tu me tiennes la main, tu sais? *

- D'accord. J'aurais bien voulu avoir un bouclier humain, mais je m'en passerais. Je retrouve après mon enterrement.

Nouveau clin d'oeil. Quel tic étrange, non?
Elle se dirigea vers le bureau de Madame Pince, posa ses livres. La bibliothécaire la toisa d'un air de dédain, grommela qu'elle aurait pu ramener les sept livres d'un coup. Puis, elle la congédia d'un signe de la main, en ajoutant dans sa barbe: "Jeune dévergondée... tenir la main d'un garçon... Serpentard... toutes des..."
Anaconda se tendit. Elle avait horreur qu'on critique ses faits et gestes. Ca ne regardait personne. Sauf elle. Elle faillit répondre, mais s'abstint en pensant qu'une retenue n'était pas la meilleure des choses à récolter. Surtout qu'elle comptait retourner auprès de Griffith, et vivante, si possible. Elle fit donc un effort surhumain afin de se calmer, et répondit avec un sourire hypocrite: "A votre service."
Puis elle tourna les talons, et entreprit de retrouver Griffith. Qu'elle découvrit juste derrière l'étagère, avec une vue dégagée sur le bureau. Elle retint un rire, mais ne put s'empêcher de se montrer ironique:

- Hey, tu avais peur qu'elle m'attaque?




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Griffith Harftly
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MessageSujet: Re: Un peu de calme fait parfois du bien. {Libre}   Dim 24 Jan - 21:52
Tout se passa bien. Mme Pince garda forme humaine et il n'y eut ni sang ni décapitation. Juste un échange peu convivial entre les deux femmes, d'après l'expression que tirait Anaconda en s'éloignant du bureau. Puis elle apparut derrière lui, et lui fit remarquer l'attitude protectrice qu'il avait envers elle avec une pointe d'ironie, juste ce qu'il fallait pour le faire rire.
En même temps, suivre quelqu'un jusqu'à observer sa confrontation avec une simple bibliothécaire, c'était quelque chose. Mais Griffith aimait la présence de la Serpentard. Il aimait la sensation d'apaisement et de bien-être qu'elle lui proférait grâce à son sourire et sa beauté naturelle...Et son tempérament assez calme. Tous deux avaient l'air de se correspondre. C'était d'ailleurs étrange que Griffith soit si "troublé" par une personne du sexe féminin, lui qui avait plutôt un penchant pour la gente masculine... Mais il n'était pas fixé, et il en était conscient.

Il posa les livres qu'il regardait, ou faisait semblant de regarder, à leur place initiale, puis se retourna vers Anaconda.


-Haha. Je suis heureux de ne pas avoir à te déterrer!

Il attrapa une nouvelle fois sa main. Leur chaleur corporelle se mêlèrent une nouvelle fois. C'était un moyen de communiquer le plus discret qu'il soit, mais aussi un des plus efficaces. Griffith l'emmena à la table qu'il avait choisie, à l'écart de tous. Alors qu'il s'apprêtait à inviter Anaconda à s'asseoir, il se rendit soudainement compte l'oppression qui le stressait et le rendait mal à l'aise. Il fixa la table, la tête en l'air, cherchant que faire. Sans aucune idée en tête, il dit cependant.

-Tu sais quoi? On va sortir de là, ça m'étouffe.

Il serrait la main de la jeune fille. En temps normal, Griffith adorait la bibliothèque et la poussière qui y régnait. Mais, accompagné de la Serpentard, il détestait cet endroit. Il n'aimait pas l'idée de chuchoter en sa présence alors qu'il voudrait pouvoir rire à gorge déployée, sans être cloitré dans une salle où une vieille femme n'aimait pas qu'il porte son chapeau. Normalement, il enlevait la chose de cuir et s'asseyait à un endroit où le moins de monde possible était susceptible de le voir la tête nue. Et il n'avait pas envie de se montrer à nu devant Anaconda. Sans son châpeau, il se sentait faible et incapable d'agir. C'était toute son intimité. Et il n'était en rien prêt à la lui montrer bien qu'elle n'ait aucune agressivité envers lui. Depuis qu'il était à Poudlard, une personne avait eu le "privilège" de le voir sans son chapeau sur le crâne: Celian. Et avant que quelqu'un n'arrive à sa hauteur, il faudrait du temps.

Ils sortirent de la bibliothèque, et s'arrêtèrent dans un couloir. Main dans la main, c'était presque normal pour Griffith de tenir Anaconda comme ça. Intuitif. Pas habituel, mais avec elle il ne s'en rendait même plus compte. Même s'ils ne s'étaient parlés pour la première fois il y avait une dizaine de minutes de cela... Lorsqu'il se rendit compte que sa main couvait celle de la jeune fille, il la lâcha en s'excusant.


-Oh mince désolé... Je m'en suis pas rendu compte!

Il réalisa ensuite qu'en effet, il n'avait même pas remarqué le moment où sa main avait quéri celle d'Anaconda tellement cela s'était fait naturellement. Puis il regarda le mur, et sourit -une nouvelle fois- à Anaconda.

-Décidément... On a l'air fait pour stagner dans un couloir!

Il rigola.






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Anaconda Lewis
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MessageSujet: Re: Un peu de calme fait parfois du bien. {Libre}   Dim 24 Jan - 22:28
Griffith eut l'air momentanément surpris, puis rit. Il reposa les livres qu'il consultait distraitement.

-Haha. Je suis heureux de ne pas avoir à te déterrer!
- Et moi donc ne pas être six pieds sous terre...

Elle se retint de lui re-re-faire un clin d'oeil, puis sourit lorsqu'il prit sa main une nouvelle fois. Sourit lorsque le frisson qu'elle avait ressenti tout à l'heure revint. Sourit lorsqu'elle sentit sa main chaude dans la sienne. Il la conduit à une table, située en marge des autres. Anaconda sentait le regard de la vielle peau dans son dos, mais elle s'en fichait. Pour un peu, elle lui aurait tiré la langue.
Debout devant la table, Anaconda se rendit compte que le jeune homme allait ajouter quelque chose. Puis, il parut se bloquer. Il fixait la table d'un air absent, et avait l'air perdu.


-Tu sais quoi? On va sortir de là, ça m'étouffe.

Sans lâcher sa main, il l'entraîna hors de la bibliothèque. Anaconda soupira intérieurement. Elle devinait ce qu'il pensait; hors de question de rester cloîtrer dans un lieu où le moindre bruit était passable de peine de mort, alors qu'ils voulaient bavarder tranquillement. Cet endroit n'était pas un lieu commun, c'était un sanctuaire sacré où seuls les érudits avaient leur place. Ainsi que la folle qui se présentait comme la gardienne de cette immense pièce. Ca, ça fichait les jetons.
Une fois dehors, ils errèrent un peu dans l'étage, ne sachant que faire, ne sachant que dire. Puis, quelque chose dans l'atmosphère changea. Anaconda se sentait bien, sereine, reposée. Elle savait instinctivement que ses cernes avaient disparu, ces gros trucs moches et violets qu'elle se traînait la plus part du temps, clamant et déclamant qu'elle était perpétuellement sur les nerfs. Un mouvement imperceptible, un soudain recul de la part de Griffith modifia tout cela. Il lâcha soudainement sa main.


-Oh mince désolé... Je m'en suis pas rendu compte!

Anaconda resta muette de stupeur. Elle ne comprenait pas pourquoi il s'excusait. C'était complètement idiot de sa part. Elle ne comprenait vraiment pas pourquoi il réagissait ainsi. Elle décida avec sagesse de ne pas poser ce genre de question, qui aurait fait déplacé et grossier. Si il voulait lâcher sa main, c'était son affaire. Elle n'allait pas le forcer. Anca se demanda juste si des écailles ne lui avaient pas poussé sur la paume. On se sait jamais, avec un prénom comme le sien, on pouvait s'attendre à voir deux gros crochets lui sortir de la bouche.
... enfin, le plus tard ça arriverait, mieux ce serait, non?

- Non, c'est pas grave... j'aimais bien ta main... tu as les mains chaudes.

* Naaaaan, j'y crois pas! Bonjour la stupidité, là! C'est pas possible d'être aussi tarte! J'aurais vraiment de la chance s'il ne me considère pas comme une demeurée, après ce que je viens de lui soritr... *

Pourtant, Griffith sourit à la jeune fille, mais elle ne put déterminer de quoi était fait ce sourire.


-Décidément... On a l'air fait pour stagner dans un couloir!

Elle répondit d'une voix douce, où perçait une pointe de soulagement. Rien en elle ne l'avait révulsé. S'il avait lâché sa main, ce n'était pas par peur, par gêne, par dégoût, par honte. Et elle lui en était reconnaissante.

- C'est vrai, reconnut-elle avec un sourire en coin. Je me demande ce qu'ils ont de spécial. Je ne suis pas fan des couloirs, d'habitude. Et je fais mes siestes dans mon lit...




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Griffith Harftly
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MessageSujet: Re: Un peu de calme fait parfois du bien. {Libre}   Mer 27 Jan - 19:48
Griffith s'étonna du commentaire d'Anaconda lorsqu'il lui lacha la main. C'était bien la dernière chose à laquelle il s'attendait. Ce n'était pas désagréable, finalement, de se sentir un minimum attirant. Il avait toujours le même sourire, ce sourire malicieux et tendre. Ses yeux brillaient malgré l'ambiance sombre qui régnait dans ce couloir sans fenêtre. Il posa une main contre la pierre d'un mur et la retira aussitôt tellement le contact était glacial. Le garçon frissona, puis fixa Anaconda.
Plus elle parlait, moins elle dégageait l'image des vert et argent. Normalement réputés pour être froids, méprisants et insultants envers les autres maisons, elle était tout à fait le contraire de ces idées toutes faites. De toutes façons, Griffith n'avait pas besoin des préjugés pour se former ses propres opinions. Il était un grand garçon, d'après ce qu'on disait de lui.

Depuis qu'il s'était adressée à elle, Anaconda avait comme changé de visage. Elle avait en quelque sorte rajeunie. En effet, la jeune femme paraissait fatiguée, le visage creusé par les cernes qui soulignaient ses yeux, et semblait avoir quatre ans de plus qu'elle n'en avait. Désormais, la Serpentard était fraîche, ses cernes avaient très largement diminuées et ses yeux brillaient plus qu'il n'y avait plusieurs dizaines de minutes. Son visage de poupée était...ensorcelant, et Griffith dur consacrer toute sa concentration pour se dégager de cette aura enfantine et sereine que dégageaient la fille, et ses yeux. Ses yeux bleu océan, qui te font couler si tu t'y perds. Eh bien Griffith avait du mal à nager. Il toussota, comme si ce geste allait lui donner un quelconque courage, comme si quelqu'un allait lui détourner la tête de la grâcieuse Anaconda Lewis.

Il soupira, puis regarda ses pieds. Vieux réflexe dont il n'arrivait jamais à se débarrasser. C'était comme ça tout le temps dès qu'il était gêné ou énervé. Tripotant son chapeau comme pour s'assurer qu'il ne risquait pas de tomber incessament sous peu. Non, il était ancré sur son crâne, le cuir ayant prit la forme de sa tête avec une telle précision que les deux s'assemblaient comme des légos.

Aucun des deux élèves ne parlaient. Le Poufsouffle jeta un coup d'oeil sur les mains d'Anaconda, puis dans un geste délicat, lui demandant l'autorisation de serrer une nouvelle fois ses deux mains (ou au moins une), il attrapa les les prit doucement entre les siennes. Cela s'était fait avec tellement d'attention, les yeux dans les yeux, que l'on pouvait avoir l'impression qu'il s'agissait d'un signal quelconque. Ce n'était pas le cas. Le signal, c'était la sensation de picotement qu'il ressentit au bout des doigts, puis s'étalant sur sa paume pour finir dans le creux de ses deux épaules.


-Puisqu'on est là...

Le garçon s'assied. Contact glacial avec le sol et le mur de pierres. Il lâcha les mains de la jeune fille, autre déconnexion, puis ôta sa cape pour la poser sur le sol, à l'endroit où il fit ensuite signe à Anaconda de se poser.

-C'est vraiment congelé, alors même si je peux m'occuper de tes mains, cela m'étonnerait que la chaleur que les miennes peuvent dégager puisse s'étendre jusqu'à ton corps entier... Donc assieds toi, pour qu'on parle un peu...?






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Anaconda Lewis
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MessageSujet: Re: Un peu de calme fait parfois du bien. {Libre}   Dim 21 Fév - 21:14
Anaconda ne savait pas quoi penser. C'était perturbant... elle n'osait plus croiser le regard doré de Griffith. Elle avait peur. Peur d'elle-même, de ce qu'elle pouvait penser, ressentir, dire. Même si elle le savait aussi mal à l'aise qu'elle - il toussait, avait le regard fuyant et soupirait, les signes nerveux qui ne trompent pas - elle attendait qu'il rompe le silence. Elle attendait simplement qu'il la débarrasse de sa peur, qu'il lui parle. Elle l'observa toucher son chapeau. En cuir, visiblement. Griffith avait l'air particulièrement attaché à ce chapeau, car ses gestes étaient mesurés et précis lorsqu'il l'effleura. Valeur familiale, sentimentale? De peur d'être indiscrète, la jeune fille n'osa pas poser la question qui lui brûlait la langue. Une autre fois, peut-être...
Puis, finalement, alors que le silence s'épaississait, devenant troublant, il lui prit les mains. C'était un geste doux, attentionné, et le coeur de la fille aux yeux bleus loupa un battement. Un électrochoc parcourut ses doigts, se répandant dans tout son corps. Le genre de sentiment qu'elle ne ressentait pas. Jamais, c'était trop effrayant pour elle.
Elle voulut dire quelque chose de blessant, sa façon à elle de reformer la carapace de glace que ce garçon avait brillamment percée. Elle voulait prononcer quelque chose d'ironique, de méchant, de froid, de sarcastique. Quelque chose de typiquement Serpentard. Sauf qu'elle n'y arrivait pas. C'était comme si sa langue se refusait à dire de telles horreurs...
Elle croisa son regard. Or contre océan. Anaconda sentit soudain une sensation apaisante venir se nicher au creux de son ventre, dénouant l'appréhension qui s'y trouvait. Elle aimait bien ce garçon. Elle n'aurait su dire exactement pourquoi, mais elle aimait vraiment bien ce garçon. Elle se sentait en confiance, avec lui. En sécurité...

-Puisqu'on est là...

Anaconda vit Griffith s'asseoir, lâchant par la même occasion ses mains, et rompant la sensation de bien-être et de sérénité qu'elle éprouvait jusqu'à présent. Elle fut brutalement ramenée à la réalité, et la fraîcheur ambiante qui régnait dans le château s'infiltra en elle. Elle jeta un coup d'oeil étonné à Griffith, qui prenait soin d'ôter sa cape pour la poser sur le sol. Avec un regard bienveillant, il fit signe à la jeune fille de s'y asseoir à son tour. * Et galant, avec ça. * La jeune femme s'exécuta, avec des gestes graciles, et prit place à côté de son... ami. C'était de cette manière qu'elle considérait Griffith. Son ami... Mais l'était-il vraiment? Anca savait que cette rencontre n'était pas amicale, c'était trop hasardeux, trop... complexe pour qu'une simple amitié banale se soit installée entre eux. En même temps, elle essayait de démêler ce qu'elle, elle ressentait, mais elle n'était pas sûre de comprendre à quoi ça la menait. Elle n'était pas amoureuse, elle ne se sentait pas attirée, elle savait qu'ils n'était pas "que" amis, et il ne lui était pas indifférent. Que de complications. Anaconda oublia ces pensées tumultueuses et regarda le jeune homme.

-C'est vraiment congelé, alors même si je peux m'occuper de tes mains, cela m'étonnerait que la chaleur que les miennes peuvent dégager puisse s'étendre jusqu'à ton corps entier... Donc assieds toi, pour qu'on parle un peu...?

La jeune fille aux cheveux noirs laissa échapper un petit rire. Elle reprit les mains du jeune garçon dans les siennes, et fit mine d'être contrariée.

- Mince alors... et moi qui croyait avoir trouvé un radiateur... elle soupira théâtralement et rit à nouveau. C'est d'accord, parlons.

Avec sérieux, cette fois, elle se demanda ce qu'elle pourrait bien lui dire. Qu'elle avait deux soeurs, dont l'une avait pour ambition de devenir Mangemort? Qu'elle était de Sang-Mêlé, que sa mère moldue était réduite à l'état de fantôme? Que son père menace régulièrement de la tuer si elle n'adopte pas une "bonne et décente conduite", à savoir arrêter de fréquenter les non-Serpentard et les nés-moldus? Qu'elle avait toujours grandi dans une cage? Qu'elle était la honte de la famille? En fait, qu'elle n'avait pas de famille?
Non, elle n'avait pas le droit de le mêler à ses histoires troubles. Ce qui était caché devait le rester. Ces hontes et ces peurs aussi. Anaconda sentit pourtant son coeur battre très fort. Elle n'aimait pas y penser.
En tentant de dissimuler ces songes déplaisants à Grifftih, elle lui fit un joli sourire et demanda d'une voix qu'elle espérait, sinon normale, mesurée:

- Mais j'ai bien peur de ne pas savoir quoi te dire.




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Griffith Harftly
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MessageSujet: Re: Un peu de calme fait parfois du bien. {Libre}   Ven 26 Fév - 21:54
Griffith sentait qu'Anaconda était dans une position de retenue presque démesurée. Cela donnait au garçon le sentiment d'être écoeurant, ou de retenir la jeune fille alors qu'elle avait peut-être prévu autre chose de son après-midi plutôt que de rester assise dans un couloir avec un misérable Poufsouffle, devant les regards interrogateurs que les élèves leurs jetaient... Tant pis. Après tout elle était grande non? Elle savait refuser quelque chose quand elle n'en avait pas envie.
Lorsqu'Anaconda attrapa ses mains, Griffith se tendit. Comme un spasme incontrôlé. N'y faisant pas attention et mettant ce geste sur le compte de la fatigue (mais enfin, quelle fatigue?), il sourit pleinement à la Serpentard. Bien. C'était le mot: Il était bien.

- Mais j'ai bien peur de ne pas savoir quoi te dire.

Vraiment? Comment pouvait-elle avoir la tête vide en ce moment alors qu'ils ne se connaissaient que depuis une vingtaine de minutes et que par conséquent, ils ne savaient rien l'un de l'autre? Griffith trouvait ça hallucinant, les personnes qui ne savaient pas quoi dire, ou qui n'osaient pas dire. Lui avait une grande bouche par laquelle seuls des mots sincères et francs sortaient. Il n'avait jamais menti, et n'en avait jamais eu besoin. Lui disait tout ce qu'il pensait, sans retenue et surtout sans crainte de se faire jeter ou de passer pour un insolent. Ce que pensaient les autres de lui lui passait totalement par dessus la tête.
Mais la situation était différente. Il sentait bien qu'Anaconda n'aimait pas parler. Il sentait qu'avec elle -comme avec presque tous les Serpentards avec qui il avait parlé ormis Celian-, discuter serait chose superficielle, dans l'unique but de ne rien réveler à l'autre. Ne rien lui dire de peur de sa réaction, de honte ou de tristesse. Et insister, forcer ce cadenas verrouillé avec tant de soin, ne faisait pas parti de la conception qu'avait Griffith de l'amitié. Alors il ne dit rien. Il se contenta de fixer le bleu des yeux de la jeune femme avec une profondeur extrême, comme s'il voulait lire en elle, découvrir cet inconscient de l'être que l'on ne rencontre que dans des moments de perte, d'inatention. Comme pour graver en elle un message. Un message qui dirait "Je sais", car oui, il savait. Il savait que comme chaque être humain qui vivait sur cette terre, Anaconda avait ses hontes, ses chagrins, ses colères et ses secrets. Il savait, il voyait qu'elle ne lui dirait rien pour une raison qu'il comprenait parfaitement, car lui n'était pas près de lui narrer sa propre histoire. Il savait également que ce qu'ils vivaient en ce moment n'était pas anodin. Enfin, il savait qu'il la découvrirait petit à petit, en prenant le temps nécessaire.

Puis l'or se détacha de l'immensité bleue. Comme un contact brisé par le seul mouvement des pupilles, une intimitée mise à nu à cause d'un geste pourtant si banal. Soupirant, le garçon appuya sa tête contre le mur gelé, ses mains tenant toujours celles d'Anaconda, ses yeux perdus dans le vague. Sa bouche s'ouvrit, il allait enfin prononcer les mots qu'il ressassait depuis quelques minutes, lorsqu'une silhouette se planta devant eux. Puis une voix masculine sortit de cette ombre à contre- jour dont on ne pouvait pas déceler les traits du visage.

-Vous foutez quoi, les amoureux? Vous attendez qu'on dépose une pièce devant vous pour vous acheter une petite sucette le jour de votre anniversaire c'est ça? hahahaha

Puis la silhouette devint les silhouettes. Qui s'approchaient en ricanant. Griffith soupira bruyamment, dévoilant ainsi l'ennui que lui inspiraient ces quatres Serpentards minables. Ce bruit ne leur plut pas, car ils se taisèrent quelques secondes avant de s'approcher de lui en l'insultant de "Sang-de-bourbe" (Alors qu'il n'en était absolument pas un) et de "fiente de dragon", ainsi que nombre d'expressions aussi inefficaces que laides. Griffith, lui, restait de marbre devant cette démonstration de nullité masculine. Il ne leur répondait pas, et ne daignait pas les regarder. Le seul mouvement qu'il fit fut de serrer les mains d'Anaconda dans les siennes, espérant lui faire comprendre qu'il s'amusait juste avec eux et qu'il voulait qu'elle les lui laisse.
Enervés par cette apathie, la bande de garçons s'approcha un peu plus des deux "amis" -?- et allèrent jusqu'à se pencher vers eux, en proférant toujours autant d'insultes. Peut-être n'avaient-ils pas remarqué l'étincellant blason vert et argent que portait Anaconda? Ce détail importait peu Griffith, car le spectacle devenait lassant. Aussi, il lâcha les mains de la jeune femme , bien qu'il aurait tout fait pour ne pas avoir à le faire, puis il se leva.
Debout, il faisait deux bonnes têtes que les élèves qui les enquiquinaient.

-Bon, les gars, c'est pas que vous êtes lourds mais en fait... si. Vu votre pittoresque taille vous devez être en seconde année maximum, alors il est encore temps de vous reprendre en main et de filer dans le droit chemin. Je connais deux personnes de votre maison et je vous assure qu'elles valent beaucoup, beaucoup mieux que vous quatre réunis. Alors vous êtes gentils mais... dégagez.

Puis le garçon leur tourna le dos, ne se souciant pas du fait qu'ils étaient ou non partis. Un croche pied qui le fit basculer et atterir aussi maladroitement qu'il pouvait le faire sur le sol lui indiqua que non, ils n'étaient pas partis. En deux secondes, il était debout et marchait vers celui qui avait fait ça à une allure de course. Arrivé à sa hauteur, Griffith attrapa le garçon par le col, et leva le poing. Le garçon cria puis le supplia de le lâcher, les larmes aux yeux.
Le Poufsouffle éclata de rire, puis laissa le garçon retomber sur ses pieds et détaler.
Puis, se tournant vers Anaconda:

-Je suis choqué, c'est super super rare que je doive faire genre que je vais le taper à un garçon qui m'embête pour qu'il me lâche! Coriace, le gosse.

Griffith s'assit à sa place initiale et attrapa aussitôt les mains d'Anaconda. Elles lui manquaient, c'était comme un besoin, comme si une boule se formait dans son ventre quand il n'était pas en contact avec elle, quand il ne voyait pas ses yeux bleux.
Sa main droite saignait un peu, cause de la maladresse de sa chute...

-Désolé, j'aime pas me montrer comme ça...






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Anaconda Lewis
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MessageSujet: Re: Un peu de calme fait parfois du bien. {Libre}   Sam 27 Fév - 14:44
Anaconda ne savait pas à quoi elle s'attendait, mais en tout cas, la réaction de Griffith la surprit. Le jeune garçon ne dit rien lorsqu'elle lui annonça son incapacité à se livrer. Car ce n'était rien d'autre que ça. Dans son coeur, Anaconda avait une tonne de mots qui ne demandaient qu'à s'exprimer, à se lâcher, mais ils ne parvenaient pas à briser l'épaisse carapace de glace et de pierre qu'elle s'était forgée depuis sa plus tendre enfance pour se protéger.
Au lieu de la blâmer, de lui raconter sa vie ou de montrer un geste d'ennui, il se contenta de la regarder droit dans les yeux. C'était un instant fragile, le moindre geste de la part de l'un des deux pouvait rompre ce lien si mince qu'ils venaient de tisser, si mince mais déjà si fort, non pas grâce aux mots, ces mots superficiels et sans valeur qui ne servent à rien; mais grâce à leurs regards, à leurs gestes intimes qui, en apparence ne signifiaient rien, mais pour chacun d'eux, c'était un discours plus long qu'ils n'en feraient jamais.
Anaconda ne cilla pas lorsque leurs regards se rencontrèrent. Elle avait l'impression que l'or liquide des iris de Griffith lisaient en elle comme dans un livre ouvert. En cet instant, sans le savoir, il venait de mettre toutes ses dernières défenses à nu. Il n'avait qu'à regarder un peu mieux, et il saurait, il verrait ce qu'elle avait omis de lui dire. Et elle, elle se sentait perdue comme jamais. Il était la première personne à avoir un contact de cette sorte avec elle, jamais elle ne se laissait aller, elle était toujours très prudente. Sauf avec lui, et pour une raison particulière, elle n'avait pas envie de le repousser. Mais la jeune fille ne cédait pourtant pas aux mots qui se pressaient à ses lèvres, elle les retenait, car les laisser passer aurait été une erreur. Pour le moment, Griffith n'avait pas besoin de savoir ce monstre qu'elle était, cette menace qu'elle avait représenté pour lui dès qu'elle lui avait parlé. Elle le voulait hors de ses problèmes et de ses tourments.
Et puis, le jeune homme rompit le contact, ses yeux ambre quittant les profondeurs marines des iris d'Anaconda. Une autre connexion se brisa, une porte se referma. La Serpentard put goûter à la triste réalité de la vie qui se déroulait en-dehors de leur bulle si confortable et si rassurante. Pourtant, Griffith n'avait pas enlevé ses mains, et elle lui en fut reconnaissante. L'air contrarié, le garçon au chapeau posa la tête sur le mur de pierres, et, pensif, parut sur le point de dire quelque chose.
C'est alors qu'ils furent dérangés par un sombre crétin dont la voix grasse se mua en un rire tout aussi écoeurant:

-Vous foutez quoi, les amoureux? Vous attendez qu'on dépose une pièce devant vous pour vous acheter une petite sucette le jour de votre anniversaire c'est ça? hahahaha

Et puis, en écho à ce rire pathétique, trois autres voix retentirent, riant sans pouvoir s'arrêter. Anaconda arqua un sourcil, dévoilant une lueur d'énervement dans ses yeux. Elle connaissait ces quatre garçons, quoique le terme "imbécile" fusse vraiment celui qui convint. Ils étaient en troisième année à Serpentard, et représentaient le pire emblème de leur année.
Elle se mordit la lèvre, se retenant de les gifler. Quand à Griffith, il soupira d'une façon peu discrète. Et Anaconda sut qu'il venait de faire une bêtise. Ces orangs-outans avaient peut-être autant de capacités intellectuelles qu'un petit pois, mais la petite zone de leur cerveau qu'était la violence se trouvait étrangement développée. Ainsi, les quatre Serpentard virent rouge et commencèrent à insulter Griffith de tous les noms. Anaconda était horrifiée de voir le manque de respect des Troisième Années envers le jeune garçon qui ne leur avait rien, mais absolument rien fait, sauf leur faire implicitement remarquer qu'ils n'étaient pas les bienvenus. Et comme Griffith restait toujours impassible, ils redoublèrent d'ingéniosité dans leurs moqueries: Anca entendit quelques "Scroutt à pétard poilu"; "bouse de troll"; "sale harpie" fuser, dont certaines lui étaient adressées. Elle se raidit, prête à se lever pour leur faire la fête, lorsque Griffith exerça une brève pression sur ses mains. "Reste tranquille, je m'en occupe".
Cependant, la jeune fille aux cheveux bouclés ne se sentait pas rassurée pour autant. Ces idiots étaient des petites brutes, et le jeune homme blond ne s'en tirerait pas avec diplomatie...
Mais il se leva, et avec une voix emprunte de lassitude, déclara:

-Bon, les gars, c'est pas que vous êtes lourds mais en fait... si. Vu votre pittoresque taille vous devez être en seconde année maximum, alors il est encore temps de vous reprendre en main et de filer dans le droit chemin. Je connais deux personnes de votre maison et je vous assure qu'elles valent beaucoup, beaucoup mieux que vous quatre réunis. Alors vous êtes gentils mais... dégagez.

Le jeune Poufsouffle mesurait au moins vingt centimètres de plus que ses agresseurs, et dans son assurance tranquille perçait une douce menace. Lorsqu'il parla des deux élèves qu'il connaissait, Anaconda sentit son coeur se gonfler. "Elles valent beaucoup, beaucoup mieux que vous". Un sourire s'étala sur les lèvres de la jolie brune, qui se releva gracieusement.
Mais alors que Griffith se tournait vers elle, indifférent à la réaction des quatre autres élèves, Anaconda vit le visage d'un des Serpentard prendre une drôle de couleur rouge. Et, tout se passa comme au ralenti. Elle vit le pied arriver et s'enrouler contre la cheville du jeune homme pour le faire tomber. Dans un sursaut d'indignation, la jeune Vert & Argent voulut lui crier d'arrêter, mais le temps qu'elle réagisse pleinement, Griffith était déjà au sol, la bande s'esclaffant. Faisant preuve d'une rapidité dont elle ignorait l'existence sur Terre, Griffith se releva et empoigna la petite brute par le col de son uniforme. Et leva le poing. Les amis du garçons se mirent à hurler, et filèrent sans demander leur reste. Celui qui était toujours maintenu par le Poufsouffle se mit à pleurer, et avec une moue de dégoût, Griffith consentit à le lâcher dans un éclat de rire.
Enfin, il se tourna vers la jeune fille, qui était restée en retrait. Ses joues étaient empourprées et ses yeux, alertes, mirés d'inquiétude.

-Je suis choqué, c'est super super rare que je doive faire genre que je vais le taper à un garçon qui m'embête pour qu'il me lâche! Coriace, le gosse.

Ils s'assirent ensemble, et, sans qu'Anaconda eut prononcé la moindre parole, il lui prit les mains. Elle remarqua soudain qu'une entaille avait prit place sur la main droite du jeune homme, et elle la serra un peu plus fort.

-Désolé, j'aime pas me montrer comme ça...

Anaconda secoua la tête.

- Tu... Tu es blessé! Ces crétins ont réussi à te blesser, j'y crois pas! Et toi, tu es resté complètement calme, c'est délirant! Je suis vraiment désolée de leur comportement... on n'est pas tous comme ça, à Serpentard.

Après une minuscule hésitation, Anaconda dégagea lentement ses mains de celles de Griffith, mais non pour marquer une quelconque gêne. En effet, elle les passa autour du cou du jeune garçon, et, dans un brusque élan d'affection, elle se serra contre lui. Cette étreinte complètement inhabituelle de la part d'Anaconda fut très brève, mais aussi très forte.
Sans le regarder dans les yeux, elle murmura doucement:

- J'espère que tu le sais.




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Griffith Harftly
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MessageSujet: Re: Un peu de calme fait parfois du bien. {Libre}   Sam 27 Fév - 16:18
Une seule étreinte. La rapidité de son exécution ne permit pas à Griffith de savourer les étincelles qui faisaient flamber son corps tout entier, et lorsqu'Anaconda sépara leur union, il en eut le souffle coupé. Aucun mot ne lui venait, aucune idée quelconque. Il était vidé, comme si ce contact lui avait ôté tout ce qui demeurait en lui. Abasourdi par cet état si rare, le Poufsouffle eut besoin d'une poignée de secondes pour se remettre de ses émotions. Aussitôt après être sortit de cette léthargie passagère, il attrapa le menton de son amie -car oui, il la considérait désormais comme telle-, et releva délicatement son visage, jusqu'à ce qu'ils soient de nouveau en contact, que l'or de Griffith glissait dans l'abysse d'Anaconda. Le coeur du garçon battait à toute allure, si vite que si son cerveau n'était pas obnubilé par Anaconda, il aurait été étonné par le calme dont il faisait preuve.
Puis, ses yeux se fermèrent, et il approcha son visage de celui de la jeune fille, et ses lèvres se posèrent sur le front de la jeune femme. Choc électrique qui bloqua la respiration du garçon. Il embrassa délicatement la peau, comme il aurait embrassé une porcelaine ou un cristal.
Ses mains s'étaient presque naturellement posées sur le cou de la jeune fille. Il rompit le contact après quelques secondes, malheureux d'être la raison de ce deuxième lien brisé, mais il s'empressa de plonger dans l'océan.

-Je sais.

Le garçon se rendit subitement compte de leur approchement, ses idées lui revinrent avec empressement, se poussant en lui. Mais que faisait-il? Pourquoi son coeur n'arrêtait pas ses battements trop agressifs pour être bégnins? Pourquoi sentait-il se courant électrique traverser tout son corps lorsque sa peau effleurait celle d'Anaconda? Et surtout pourquoi sentait-il que cette rencontre était intime, presque fusionelle? Il soupira interieurement devant ce mur de questionnements, les mêmes questions qui lui revenaient chaque jour en tête. "Qui suis-je?". Etait-il homosexuel, bi sexuel ou hétérosexuel? C'était la question majeure de sa vie sentimentale. Il était tout. Il aimait à la fois le contact robuste et viril que les hommes lui offraient, mais il adorait également les échanges intimes et passionels qui pouvaient se développer avec la gente féminine. C'était à ne plus s'y retrouver, à en perdre son identité.
Puis, le brouillard qui envahissait son esprit se dissipa, et tout devint clair. C'était aussi simple que ça: il aimait les deux. Il les aimait aussi fort que pouvait aimer celui qui avait choisit l'un des deux sexes. Griffith lui, aimait tout.

Un sourire prit position sur son visage, et ses dents étincellaient de bonheur. Ses yeux s'éclaircirent sous la légèreté de son esprit, débarassé du poids des interrogations. Poussant la gêne hors de ses pensées, le Poufsouffle prit Anaconda dans ses bras. Nouveau contact, nouvelle étincelle. Puis, il lui glissa un "Merci. Je sais enfin qui je suis" à l'oreille, murmure incontrôlé et sans signification pour la Serpentard qui risquerait de considérer le garçon de perdu. Nouvel écart, nouveau lien écartelé, nouveau souffle coupé.
Griffith s'écarta de la jeune fille, tout en attrapant ses mains qu'il ne désirait pas quitter, plus quitter.

-Anaconda... Qu'est-ce qu'on est entrain de faire...?

Griffith caressait la peau de son amie de ses pouces. Son coeur ne désirait visiblement pas nuancer la vitesse de sa course, et son souffle ne retrouvait pas sa sérénité habituelle, si bien que sa respiration était heurtée. Il ne comprenait pas pourquoi ses mains menaçaient de trembler dès qu'il lâchait celles de la jeune femme, il ne comprenait pas pourquoi il se sentait aussi apaisé et aussi heureux en sa compagnie. Il ne comprenait pas ce jeu de regard, cette intimitée dévoilée sans aucun mot, aucun geste. Juste deux regards qui se mêlent et se sondent. Si Griffith et Anaconda s'euent été connus plusieurs années auparavant, le garçon aurait alors pû mettre ces sensations sur le compte de l'amour, et il lui aurait été facile de l'annoncer à celle qu'il aimerait alors. Mais leur rencontre était trop récente, trop neuve pour qu'il lui parraisse possible de ressentir un tel sentiment à son égard. Et pourtant, il avait une envie indéfinissable de puissance de la protéger et de lui offrir sa confiance -qu'il n'accordait jusqu'alors à personne dans Poudlard-; il avait cette envie, ce besoin de ne jamais la quitter et de l'avoir toujours à ses côtés...

-Pourquoi suis-je aussi...

Il baissa instinctivement la tête, cherchant le mot qui serait assez fort pour retranscrire ce qu'il était. Retranscrire ce bonheur indescriptible... Puis, relevant la tête et les yeux, il plongea dans Océan, sachant que c'était le seul moyen.






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Anaconda Lewis
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MessageSujet: Re: Un peu de calme fait parfois du bien. {Libre}   Lun 8 Mar - 20:34
Le temps d'un battement de coeur, tout se figea. Et puis, toutes ses pensées convergèrent vers lui. Il était là, il était avec elle. Elle le sentait, bien réel, assis juste à ses côtés. Ils se séparèrent, et à peine leur étreinte brisée qu'il l'embrassa chastement sur le front. Le contact de ses lèvres chaudes sur son front de glace lui procura une sensation nouvelle, délicieuse. Leurs yeux ne cessaient de se chercher, plus rien n'existait sauf le silence et leurs respirations saccadées. Partout, autour, les mots invisibles qu'ils ne prononçaient pas les enserraient, les berçaient.

-Je sais.

* Tu sais, Griffith, tu sais que je ne suis pas comme eux. Que sais-tu d'autre? Est-ce que tu sais que je... *

Anaconda posa alors ses yeux sur le visage mat du jeune homme. Pour la première fois, elle le vit vraiment, put lire dans son regards des doutes et des questions qu'il n'exprimait pas. Quand à elle, elle était bloquée sur ce "je". Je... Je quoi, au juste? Je t'aime, oui, d'accord, mais je t'aime comment? Comme un ami, comme un amour, ou était-ce encore autre chose?
Elle le vit soudainement sourire, son regard ambre et or, si chaleureux, si précieux pour elle redevint lucide, et il la prit soudainement dans ses bras.

- Merci. Je sais enfin qui je suis.

Elle n'avait aucune idée de cette reconnaissance soudaine, mais elle le serra fort dans ses petits bras de poupée, sans rien dire. Tu sais qui tu es, mais moi, je ne le suis pas encore. De quel-côté était-elle? Allait-elle s'engager pour le Bien, ou pour le Mal? Tout doucement, il se détacha d'elle, mais renoua le contact en lui prenant les mains. Elle l'aimait tant... elle ne savait pas de quelle manière, mais elle l'aimait vraiment. Comme un frère, comme un amant, comme un ami, peu importe. Il était là pour elle, et si Anaconda n'était pas aussi terre-à-terre, elle aurait volontiers pensé qu'ils se seraient déjà rencontrés avant. Dans une vie passée, là où les décisions de chacun auraient été simples et sans conséquences.

-Anaconda... Qu'est-ce qu'on est entrain de faire...?
- Ecoute...

Elle murmurait, d'une voix douce dont elle essayait de contrôler les tremblements. Elle voulait lui dire. C'était de son devoir de le faire, après tout, elle savait qu'elle en était capable. Anaconda était une battante, qui avait toujours ce qu'elle voulait avoir. Mais elle ne voulait pas avoir Griffith. Il n'était pas un objet, pas un jouet, elle n'avait aucun droit sur lui. Car désormais, il était cette présence qui la rassurait lorsque la terreur lui broyait le coeur. Il était cette invisible chaleur qui lui donnait confiance dans les moments les plus pénibles... Anaconda avait fait du jeune homme une partie d'elle-même, inconsciemment. Et si elle s'en séparait, la jeune fille brune n'était pas sûre de savoir s'en remettre. Tandis qu'elle sentait son pouce caresser ses mains, à elle, ses mains qu'elle n'avait jamais donné à quiconque. Griffith lui avait apporté la lumière dans son obscurité.

-Pourquoi suis-je aussi...
- Je... Griffith, je...

Elle suffoquait. Lui baissa la tête, et après ce qui parut à la jeune fille un très long instant, il la regarda droit dans les yeux. Anaconda se sentit alors défaillir. Il l'avait entendu, elle n'avait pas d'autre choix que de continuer. Elle avait tellement peur de sa réaction que les mots peinaient à franchir ses lèvres roses. Ses yeux purs s'accrochaient désespérément aux siens ambre, et d'une voix qu'elle ne reconnut pas, elle s'entendit lui livrer sa pensée.

- Je crois que... Mais elle s'arrêta, reprit son souffle. Et, comme lors d'un combat, quand les deux attaquants sont à égalité et que le dernier sort lancé déterminera qui doit vivre et qui doit mourir, comme lorsque chacun d'eux ressent cette improbable détermination, ce regain d'énergie, ce devoir qu'ils ont de finir ce qu'ils ont commencé car le retour en arrière n'existe pas, elle prononça le reste de sa phrase.

- Je crois que je t'aime.

Les joues pourtant blanches d'Anaconda devinrent cramoisies, et elle baissa les yeux, laissant ses longs cils noirs masquer son embarras. Oui, elle l'aimait, mais pas de la façon à laquelle elle avait pensé. Si un artiste voit, soudainement, au détour d'un couloir, un tableau qui lui parle, qui le comprend, qui exprime ce que lui-même ressent, alors cet homme dira qu'il est amoureux de cette oeuvre. Elle arrive à exprimer, par sa peinture et ses coups de pinceau, tout ce que l'artiste a toujours voulu dire. Le même phénomène se produisait avec Griffith et Anaconda. Elle était tombée amoureuse de ce garçon si attentionné, si compréhensif comme personne ne l'avait jamais été avec elle. Même ses propres soeurs ne s'étaient jamais appliquées à la comprendre de cette manière. Alors oui, elle l'aimait, et la jeune Serpentard espérait de tout son coeur qu'il ne se méprenne pas sur ses sentiments...




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Griffith Harftly
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MessageSujet: Re: Un peu de calme fait parfois du bien. {Libre}   Lun 8 Mar - 22:33
Les paroles d'Anaconda tombèrent sur lui. Six mots aussi inattendus qu'inespérés qui résonnèrent infiniment en lui. Sa tête n'était désormais remplie que par ces mots. Son coeur battait au rythme de ces paroles, et sa bouche restait entre-ouverte par la stupeur. Aucun mot ne dégnait en sortir. Cet état s'arrêta net lorsque la jeune fille baissa la tête. Aussitôt, Griffith prit une grande bouffée d'air en espérant que le contact avec l'oxygène permette à son cerveau de reprendre le commandement de son corps et de ses pensées. C'est ce qu'il se passa, car une lueur de détermination s'alluma dans ses yeux. D'un geste plus délicat que jamais, il releva le visage d'Anaconda, et plongea une fois de plus son regard dans le sien. La jeune fille semblait désemparée, nue. Comme si elle venait de faire quelque chose qu'elle ne réalisait pas, qu'elle n'avait jamais fait.
Alors en plongeant un regard aussi désolé que reconaissant dans Océan, Griffith ajouta.

-Anaconda... Je ne peux pas dire que tu ne penses pas ce que tu dis, car ta réaction me prouve le contraire. Je... je ne sais que faire. Je ne sais pas si je dois t'embrasser, et te prendre dans mes bras, je ne sais pas si je dois me comporter comme un frère avec toi, comme ton eau jumelle. Mais, je...

Il soupira. Les mots lui venaient par miliers tellement il avait à lui parler. L'horizon de leur relation s'était étendu vers l'infini, et Griffith savait qu'il devait peser ses mots. Peser les mots dont lui même ignorait le sens. Il ne savait pas ce qu'elle était. Une soeur? Possible . Un amour? Peut-être que oui, peut-être que non. Une simple amie? Impossible. Les sentiments qu'il ressentait pour elle surpassaient tout ce qu'il avait imaginé. Dès que son regard touchait une partie du corps de la jeune femme, son coeur le consummait de l'interieur, brûlant les chairs de son corps entier tellement la flamme était immensément puissante. Il savait juste une chose, il était certain que ces mots étaient faits pour eux, que s'il prononçait ces trois mots, ces trois syllabes, ces sept lettres, tout serait clair. Or ce qui demandait à être dit ne sortait pas. Ces mots restaient coincés dans la gorge du garçon qui perdit une fois de plus le sens de la parole. Ses mains se mirent à trembler, et cette situation lui rappela le jour où son chapeau avait quitté sa tête, ce jour où la honte et la peur l'avaient submergés.

-Je...

Il sentit l'émotion croître. Il sentit son poul accélérer sa cadence pourtant d'une allure effrénée. Il put regarder une dernière fois la jeune femme avant de baisser la tête, baisser une nouvelle fois son regard. Leurs jeux ne le lassaient pas. Il aimait chercher en elle la pofondeur de l'océan, en tirer toute la force et le bien-être que cela pouvait lui transmettre. Il aimait les barrières qu'elle interposaient entre leurs deux regards et qu'il prenait un malin plaisir à dépasser. Il aimait son teint pâle, ses pomettes roses. Il aimait ses cheveux noirs et bouclés, ses lèvres rouges. Il aimait ses mains fébriles mais puissantes, ses gestes attentionnés. Il aimait son caractère mysterieux et attachant. Tout. Il aimait tout en elle. Cela faisait une heure qu'ils se connaissaient, et cela paraissait comme dix ans à Griffith. Le garçon avait l'impression de se découvrir au féminin.
Les tremblements continuaient à sévir sur ses mains. Puis cela se stoppa d'un coup. Les mains de Griffith serrèrent celle de la Serpentard, puis les mots coulèrent au même moment que les larmes.

-Je t'aime! Plus que je n'ai jamais aimé personne!

Il releva enfin les yeux emplis d'eau salée vers elle, et plongea une nouvelle fois en elle. Au plus profond de son être. Lui même ne comprenait pas ce moment, lui même ne savait pas comment interpréter ces mots. C'était une évidence qu'il avait avouée, et ce poids le soulagea infiniment. Les larmes, elles, perlaient encore sur le visage du garçon, offrant à son regard plus de reflets dorés qu'il n'en possédaient déjà.

-Je t'aime...

Les tremblements reprirent.






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Anaconda Lewis
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MessageSujet: Re: Un peu de calme fait parfois du bien. {Libre}   Mar 9 Mar - 20:58
Oh. Merde.
Elle l'avait vu respirer, reprendre son souffle, essayer de se calmer. Elle sentit ses doigts sous son menton, lui relever la tête et la forcer à le regarder. Non, Anaconda ne voulait pas se mettre à nu devant lui, mais n'était-il pas déjà trop tard? La jeune fille crut déceler dans les yeux ambre de Griffith une lueur désolée, peut-être déçu par ses mots peu anodins.

-Anaconda... Je ne peux pas dire que tu ne penses pas ce que tu dis, car ta réaction me prouve le contraire.

Paf. La coeur de la Serpentard loupa un battement. Paf, elle manqua de s'étouffer. Paf, elle manqua de défaillir. Elle pensait ce qu'elle disait, absolument, mais elle n'était pas sure qu'il ait vraiment bien compris.

-Je... je ne sais que faire. Je ne sais pas si je dois t'embrasser, et te prendre dans mes bras, je ne sais pas si je dois me comporter comme un frère avec toi, comme ton eau jumelle. Mais, je...

Anaconda se tut, baissant les paupières. Elle refoulait avec peine les larmes qui lui montaient aux yeux. Elle ne voulait pas le perdre! Il n'avait pas le droit de la laisser, pas le droit de lui dire que ses sentiments n'étaient pas réciproques. Anaconda se sentait faible et impuissante devant Griffith qui tenait à présent toute la nature de leur relation entre ses mains. Il soupira, et au fond d'elle, la jeune fille sentit un gouffre se creuser. Et puis, l'angoisse la prit.
C'est une sensation très désagréable. D'abord, on a l'impression que notre estomac devient brutalement vide, et dans notre ventre de forme un très grand creux. Ensuite, il y a des choses étranges et complexes qui se nouent à l'intérieur de ce creux, et ces choses forment un noeud très serré, très serré, qui nous empêche de respirer. Le sang nous monte à la tête, notre regard devenu lucide s'écarquille, prêt à voir ou à entendre le pire. Cette sensation s'appelle la peur, et c'est exactement ce que ressentait Anca en ce moment. Oui, elle avait peur, très peur, même. Loin de la rassurer, la présence de Griffith à ses côtés la maintenait en alerte, comme si il avait pu s'évaporer d'un seul coup, comme si il avait pu la repousser, se lever et partir comme si ces instants entre eux n'avaient jamais existé.
Et puis, elle sentit les mains chaudes du jeunes hommes bouger convulsivement, ce qui l'intrigua. Elle releva ses yeux, deux diamants bleus brillants de larmes, et vit avec stupeur qu'il souffrait tout autant qu'elle.

-Je...

Le coeur au bord des lèvres, la jeune fille ne dit rien. Elle avait la nausée, il lui faisait tellement peur... Elle serra plus fort ses mains, s'y accrochant désespérément. Un dernier regard. Un adieu ou une nouvelle promesse? Lorsqu'il baissa la tête, les larmes d'Anaconda ne purent se retenir et trouvèrent leur chemin sur ses joues rosées. Pareilles à de petites perles nacrées, elle se frayaient un passage sur cette peau rendue incandescente par les émotions si fortes qui l'avaient traversée. Ces joyaux miniatures tombèrent sur les vêtements d'Anaconda, mais elle ne s'en formalisait pas. Ce qui comptait, c'était que Griffith avait arrêté de trembler. Son amour, son ami, son frère.
Comme elle, les larmes jaillirent de ses prunelles dorées, et il libéra les mots qui frappèrent Anaconda. "Plus que je n'ai jamais aimé personne." Plus que qu'il n'avait jamais... aimé... personne?

-Je t'aime...

Se mêlant à sa déclaration, les tremblements du Poufsouffle reprirent. Désemparée au plus profond d'elle même, Anaconda savait pourtant qu'elle devait agir. Faire, dire quelque chose qui les sauverait tous les deux. Mais cela lui était impossible. D'abord, elle n'en avait pas la force, pas maintenant... Et puis, elle ne savait pas comment s'y prendre. Elle n'avait jamais lu de romans d'amour, ni même fréquenté très longtemps des couples. Tous ces mots qu'ils se chuchotaient à l'oreille, elle ne pouvait pas les reproduire sans se tromper, sans bafouiller. Mais cela, c'était avant, non? Avant qu'elle ne le rencontre...
Finalement, elle prit les joues du garçon dans ses mains, sans vraiment le regarder, rien que pour apaiser ces tremblements qui l'effrayaient. Lentement, elle se rapprocha de lui, et dans un souffle, posa la tête sur l'une de ses épaules. Ensuite, elle le serra dans ses bras. Ce geste ne ressemblait en rien à sa première étreinte, non. Beaucoup plus délicat, attentionné et surtout, beaucoup plus significatif.

- Griffith...

Enlacée contre lui, elle releva la tête. Ils n'étaient plus qu'à une vingtaine de centimètres l'un de l'autre, plus proches qu'il ne l'avaient été jusqu'à présent. Les larmes d'Anaconda continuaient de rouler sur ses joues, plus discrètes cette fois.

- Promets-moi... que tu ne me quitteras pas.




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Griffith Harftly
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MessageSujet: Re: Un peu de calme fait parfois du bien. {Libre}   Mer 10 Mar - 20:21
Griffith n'arrivait pas à contenir les tremblements de ses mains. Les larmes salées coulaient sur ses pomettes, puis jusqu'à la frontière entre son visage et son cou pour disparaitre dans le tissus de sa robe. L'une d'elle dévia du chemin et se faufila entre les lèvres du garçon, et un goût salé se prononça dans sa bouche. D'un geste furtif, il essuya la lignée humide que les gouttes avaient formés sur son visage, un peu honteux de pleurer comme un enfant devant elle. Puis Anaconda s'approcha de lui. Après avoir délicatement touché le visage de Griffith, elle posa sa tête sur l'épaule du garçon puis l'enlaça. Lui passa ses bras autour d'elle, aussi doucement que possible. Il enfoui son visage dans les cheveux de la fille, humant son odeur comme pour s'en impregner. Puis il passa son nez dans le cou d'Anaconda, frolant la peau. Elle se dégagea de lui, et stoppa son visage à une vingtaine de centimètres de lui.
Griffith sentait son coeur rompre ses côtes à chaque geste qui le rapprochait d'Anaconda.

-Promets-moi... que tu ne me quitteras pas.

La demande parût absurde pour Griffith. Néanmoins, il sentit qu'Anaconda avait réellement besoin qu'il fasse cette promesse... Et qu'il la tienne. Il sentait que la Serpentard était fébrile, il sentait que tout dépendait de la réponse qu'il ferait. Il savait que dès lorsqu'il aurait prononcé ces mots, ce serait un lien indéchirable qui se crérait entre eux deux. Une sorte de contrat magique que seule la mort ne pourrait briser. Cela ne l'effrayait pas, car son existence était telle qu'il n'avait rien à cacher, rien à protéger plus que tout. Il n'était ni un monstre ni un ange, seulement un élève banal. Lui, non. Mais Anaconda semblait dissimuler quelque secret(s) qui le dépassaient. Il ne les avait pas touchés du doigt qu'il savait qu'il devrait être fort pour elle. Il sentait une infinie tristesse en elle lorsque son regard croisait le sien. Aussi, il décidait de ne pas fuir, et de rester à ses côtés le plus possible.
Griffith ne pleurait plus. La détermination avait remplacé l'instabilité dans son regard. Son coeur avait reprit ses battements. Entre eux deux, il se devait d'être celui qui porterait l'autre vers le haut. Il se devait d'être l'homme. Chose qu'il n'avait pas l'habitude de faire étant habitué aux relations masculines dans lesquelles aucun des deux ne doit être plus viril que l'autre. Mais il ferait abstraction de ce détail. Il attrapa les mains de son amie, de son amante, puis plongea dans l'océan de sentiments qu'était son regard. Il y insinua sa détermination et son honnêteté, sans ciller du regard.

-Je te promets sur tout ce que j'ai, sur mon chapeau, sur ma vie de ne jamais te quitter. Je serais à tes côtés quoi qu'il arrive Anaconda. Jamais je ne fuirais devant quoi que ce soit. Je serais là pour toi à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, à n'importe quel moment de l'année et à n'importe quel endroit. Je te promet de prendre soin de toi. Je te le jure.

Il était calme. Etrangement calme. Ses mains tenaient fermement celles de son aimée. Il ne manquait qu'un geste. Qu'un mouvement qui les lierait définitivement, pour parfaire cette promesse orale. Mais il n'osait pas. Griffith n'osait pas franchir la dernière limite malgré ses sentiments. Il avait peur de l'agresser, de ne pas la respecter. Pourtant ses lèvres le brûlaient. Il mourrait d'envie d'embrasser Anaconda jusqu'à n'en plus pouvoir. Il mourrait d'envie de lui montrer son amour avec autant de délicatesse que de force. Alors, décidant de prendre une partie des choses en main, il en passa une sur la nuque d'Anaconda. Il sentait la chaleur que dégageait la jeune-femme, et ses cheveux caressaient la peau du garçon qui frissona de ce contact. Enfin, il approcha lentement son visage du sien, les yeux toujours plongés dans Océan. Il sentait désormais le souffle de la Serpentard voler sur son visage. Il sentait son haleine fraîche et son parfum délicat. Sa main jouait avec une mèche de cheveux tandis que son autre carressait la main d'Anaconda. Puis leurs fronts se heurtèrent doucement, et ils ne furent plus qu'à quelques centimètres l'un de l'autre.

C'était un de ces moments parfaits et si rares que l'on espère que le temps cesse son avance et prenne un peu de retard. Un de ces moments durant lesquels on peut se permettre le plus grand égoïsme pour se délecter de chaque millième de secondes. Poudlard pouvait bien exploser que Griffith ne bougerait pas d'un cil. Il ne s'était jamais senti aussi en confiance avec quelqu'un, même avec Celian. Jamais il n'avait autant redouté le moment où ils devraient se quitter.
Son regard ne se détachait pas de celui d'Anaconda. Cet échange était si intense que le garçon en avait presque oublié son envie de l'embrasser. Il avait pû lire chaque émotion qui avait traversé Anaconda lors de leur rapprochement, chaque dilatement de pupille. Mais ses lèvres le picotaient toujours. L'envie de se lier à elle était plus forte que jamais. Il voulait enfin sentir ses lèvres sur les siennes, dans une étreinte éternelle.

Mais Griffith n'osait toujours pas. Il approcha cependant un peu plus ses lèvres des siennes, dans un geste attentif. Son coeur avait reprit sa lutte infernale.






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Anaconda Lewis
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MessageSujet: Re: Un peu de calme fait parfois du bien. {Libre}   Mer 10 Mar - 22:58
Elle n'avait besoin que d'une promesse, que d'un mot, que d'un « oui ». Pourtant, il lui offrit tellement plus qu'une simple affirmation que la jeune femme sentit son coeur se gonfler de joie et de bonheur. Les larmes de Griffith s'étaient arrêtés, et il plongea son regard ambre dans le sien. Il irait jusqu'au bout...

-Je te promets sur tout ce que j'ai, sur mon chapeau, sur ma vie de ne jamais te quitter. Je serais à tes côtés quoi qu'il arrive Anaconda. Jamais je ne fuirais devant quoi que ce soit. Je serais là pour toi à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, à n'importe quel moment de l'année et à n'importe quel endroit. Je te promet de prendre soin de toi. Je te le jure.

Les lèvres rouges de la jeune fille brune s'étirèrent en un sourire authentique. Son coeur battait si fort qu'elle s'étonnait que tout Poudlard n'ai pas accouru pour déterminer la provenance de ce bruit assourdissant. Anaconda avait du mal à respirer normalement, mais ce n'était pas par peur, plus par peur. Ce n'était que de la joie, un sentiment de plénitude immense et incroyable que chaque cellule de son corps ressentait en ce moment même.

Elle murmura un « Merci » entrecoupé par l'émotion et se noya dans l'ambre liquide. Vingt centimètres les séparaient, vingt centimètres qui semblaient une barrière infranchissable pour la jeune femme. Elle aimait Griffith Harftly de tout son être, mais elle ne voulait pas le trahir. Elle ne voulait pas l'embrasser alors qu'elle était l'enfant d'un monstre... donc un monstre elle-même. Elle ne voulait pas lui faire courir le moindre danger...
Mais aimer, n'était-ce pas aussi prendre des risques? Sa déclaration le lui prouvait. Il l'aimait... leur promesse était éternelle. La jeune brune se jura en cet instant de ne la briser que par la mort, et elle savait que ce serment fait à elle-même était parfaitement réalisable. Elle pourrait mourir cent fois pour lui, sans que jamais ne se perde l'écho de sa voix.

Elle frissonna lorsqu'il passa une main sur sa nuque, mais ne se dégagea pas, bien au contraire. Ce geste eut pour effet de l'apaiser immédiatement, et elle sut que ce n'était plus qu'une question de temps. Mais elle avait peur, peur qu'il ne lui pardonne pas si il avait connaissance de sa situation familiale. Avec deux alliés de Voldemort chez elle, Anaconda ne voulait pas qu'il soit impliqué d'une quelconque manière dans son tourbillon de noirceur.
Puis, elle réalisa qu'ils n'étaient pas forcément destinés à mourir, ni même à souffrir. Elle avait déjà tenu tête à son père par le passé, et se savait capable de sortir crocs et griffes pour l'empêcher de faire du mal à ceux qu'elle aimait. Elle était rusée et n'hésiterait pas à trahir son nom s'il le fallait, pour protéger les personnes qui emplissaient son coeur et sa tête. Elle se montrerait impitoyable et incorruptible, elle se battrait jusqu'au bout pour préserver la sécurité des ses amis.

La proximité troublante de Griffith la ramena à la réalité. Lui et elle étaient désormais seuls dans une bulle que rien ne pouvait percer... même pas le contact électrisant de leurs deux fronts quand ceux-ci se rencontrèrent. Leurs prunelles si différentes mais qui s'assemblaient si bien ne se quittaient pas. Ils respiraient à l'unisson, et Anaconda sentait les doigts du jeune homme s'entortiller autour d'une de ses mèches. Désormais, ils étaient si proches qu'Anaconda sentait le souffle frais de Griffith contre sa joue.
Là, elle avait l'impression d'être invincible. Elle était reine de son monde, et maîtrisait tout. Il lui donnait en elle cette confiance absolue et inébranlable des gens heureux. Car oui, pour la première fois de sa vie, elle ressentait vraiment le bonheur. Elle était heureuse auprès de Griffith, et pour rien au monde, elle ne l'aurait quitté. Le Paradis pouvait bien attendre. Elle avait trouvé mieux...

Leurs lèvres se touchaient presque. Dans le regard doré du jeune homme, Anaconda voyait bien qu'ils étaient paralysés par une même barrière. Sauf qu'elle n'avait plus envie d'attendre, plus envie de faire semblant, ni de se dissimuler. Elle était vaincue, et il ne restait que d'elle la petite fille solitaire redevenue vivante grâce à une force incroyable, l'amour. Sa carapace glaciale et arrogante s'était peu à peu fissurée à son contact, et avait fini par craquer totalement, la révélant comme jamais.

En retenant sa respiration, son coeur déchirant sa poitrine, elle combla la distance qui les séparaient, et ses lèvres rouges se posèrent délicatement sur celles de Griffith.




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Griffith Harftly
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MessageSujet: Re: Un peu de calme fait parfois du bien. {Libre}   Jeu 11 Mar - 22:04
Dès lors que leurs lèvres se joignirent, Griffith se laissa aller. Il s'engouffrât dans l'océan du bonheur, se délectant de chaque sensation. Leurs lèvres se séparèrent pour reprendre le souffle perdu d'un échange passionnel, puis se retrouvèrent avec plus d'entrain, plus d'envie. Sa main droite caressait toujours la nuque d'Anaconda, ayant quitté la mèche qu'elle titillait. Son autre main avait prit position sur la hanche de la jeune femme. Ils s'embrassaient ainsi, puis Griffith mit fin à cet échange de baisers. Il ne voulait pas sauter sur Anaconda d'un coup, et ne pas profiter du temps passé avec elle. Il ne voulait pas faire partie de ce genre de couple qui ne fait que s'embrasser en laissant de côté le dialogue. Mais il regrettait de se séparer des lèvres de le jeune femme tout de même... Aussi l'embrassa t'il une nouvelle fois d'un petit bisou.
Ils avaient encore leurs visage très près l'un de l'autre. Griffith caressait maintenant la joue d'Anaconda, et avait un sourire.

Dehors le temps s'assombrissait peu à peu. Les élèves se faisaient de plus en plus rare dans les couloirs, et l'obscurité prenait place dans Poudlard. Lorsque les lanternes s'allumèrent, Griffith en resta bouche bée. Leur bulle était tellement hermétique que le temps avait filé sans demander leur avis, sans faire un signe quelconque pour qu'ils se rendent compte à quel point cela passait vite. A quel point l'un hypnotisait l'autre. Le garçon s'exclama "J'hallucine!", les yeux fixés sur l'une des lanternes. Le feu dansait au rythme des brises qui parcouraient le froid couloir. Tiens, il faisait froid aussi. Griffith n'avait plus eu de sensations tellement son corps tout entier s'était concentré sur celui de la Serpentard. Il n'avait plus aucune notion du temps, il n'était même pas sûr qu'ils n'étaient pas en milieu de nuit tellement ce changement d'ambiance l'avait troublé. Son regard se posa une nouvelle fois sur Anaconda. Leurs regards se cherchèrent encore, jeu inlassable. Dans ceux de Griffith brillait désormais la flamme du bonheur intense. Ce genre de bonheur durant lequel on se demande si nous vivons un rêve ou si la vérité est vraiment aussi belle. Ces moments si intenses que le corps tout entier se crispe sous la pression qu'exerce ce bien-être.

Il soupira malgré cet instant puissant. Le soir signifiait qu'ils devraient bientôt se quitter pour une durée encore indéterminée. Anaconda avait un an de plus que le garçon, ils ne suivaient donc pas les mêmes cours, et leurs chances de se croiser durant les journées étaient des plus faibles. Sauf les jours de pause durant lesquels Griffith comptait profiter de son amour au maximum. Il aurait pourtant aimé passer ses journées entières avec la jeune femme sans la quitter d'un cil, sans rater un seul de ses respirations. Il voulait passer la nuit avec elle, mais ils se trouvaient près de la Bibliothèque, et les Préfets passaient très souvent par là lors de leurs rondes, d'après un de ses amis Poufsouffle. S'ils se faisaient prendre, ils étaient quittes à une heure de colle et des points retirés à leurs maisons respectives. Lui à Poufsouffle et elle à Serpentard. En y pensant, cette union était étrange voire irréelle. Griffith avait même oublié de quelle maison elle faisait partie tellement le comportement de son aimée ne correspondait pas au stéréotype du Serpentard. Elle était gentille, douce, profonde et sincère. Elle était tout ce qu'un homme pouvait chercher.

Un homme. Elle ne savait pas l'attirance qu'avait Griffith pour ce même sexe. Elle ne connaissait pas l'histoire qu'il avait eue avec Celian. Cette pensée effraya le garçon. Peut-être n'accepterait-elle pas cette partie de lui? Peut-être même serait-elle dégoûtée de ce côté du garçon? Soupirant, il laissa cette idée de côté pour profiter de l'instant présent. Se relevant, il aida Anaconda à faire de même. Puis il attrapa la cape qu'il avait précédemment posée au sol, la secoua et la porta sous son bras. Ils étaient face à face, et le Poufsouffle avait posé ses deux mains sur les hanches de la jeune femme.

-Je te raccompagne?

Le but étant de se séparer le plus tard possible d'elle, évidemment.






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Anaconda Lewis
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MessageSujet: Re: Un peu de calme fait parfois du bien. {Libre}   Sam 13 Mar - 14:28
Le bonheur a un nom, ça, c'est certain. Mais mieux, il a une forme, une consistance réelle, qui prenait possession de l'esprit d'Anaconda. Sentir leurs lèvres se joindre, leurs souffles se mêler... rien ne la retenait plus, désormais. La jeune fille avait passé une main sur le cou de Griffith, l'autre posée sur son épaule. Elle aimait tant le contact de leurs peaux, ensemble, qui provoquaient des étincelles magiques en elle. Et puis, il mit fin à leur baiser. Anaconda regarda le jeune homme avec malice, et sourit. Tout aussi près l'un de l'autre, tout aussi coupés du monde. Finalement, elle se rendit compte que la journée s'était déjà longuement écoulée... les vent faisait vaciller les hautes flammes des torches accrochées au mur, mais la jeune femme brune ne ressentait pas le froid. Ni quelque autre sensation, d'ailleurs, si ce n'était un immense bien-être. Alors, la température ou l'heure de la journée lui était indifférente. Seule comptait la présence de Griffith. Leurs regards qui ne cessaient de se croiser, leurs sourires échangés maintenant sans retenue.
Pourtant, elle devrait le quitter, rentrer dans sa Salle Commune où elle retrouverait ses amis Serpentards... et leurs conversations d'un intérêt limité: les prochains mauvais coups à faire, les dernières rumeurs en dates, les anciens mauvais coups à ressortir du placard et quels élèves embêter pendant la semaine. Anaconda sut que le Poufsouffle pensait comme elle car il lâcha un long soupir.
Ce dernier geste l'amena à penser à eux, en tant que... couple? Car c'est ce qu'ils étaient, non? Un couple... ils s'étaient embrassés, dit "Je t'aime", fait des promesses... enfin, cela ne comptait pas pour des crottes de Scroutt à pétard, hein? Ca y est, voilà qu'elle recommençait avec ses questions. Mais Anaconda n'était pas très "calée" dans la matière. Ses ex-petits amis se montaient au nombre de deux, en tout, et chacune de ces relations n'avaient ni duré très longtemps, ni été très profondes, pas aussi forte que celle-là, en tout cas. Alors elle se promit de lui poser la question. Elle avait peur de se montrer ridicule, mais peu lui importait. Avec un peu de chance, il compatirait et lui dirait que oui, ils étaient ensemble. Alors, elle pourrait aller se coucher l'esprit tranquille.
Enfin, l'esprit tranquille, cela restait à voir. En effet, lui et elle formaient un couple tellement étrange qu'elle espérait qu'aucun d'eux n'auraient à souffrir de remarques ou de moqueries de la part de leurs camarades. Pour tout dire, cela ne la dérangeait pas vraiment, car en tant que Serpentard un peu atypique, elle était habituée à un regard étrange, mais la seule pensée d'être isolée à cause de ses fréquentations la rendait folle de rage. Elle n'avait pas à cacher cette relation et ne le ferait pas.
Griffith se releva alors, et il aida la jeune femme à le rejoindre. Après avoir ramassé la cape au sol, il posa ses mains sur les hanches fines d'Anaconda.

-Je te raccompagne?
- Evidemment, dit-elle avec un sourire.

Il se mirent alors en route, la jeune fille le guidant un peu, il ne savait peut-être pas avec exactitude où se trouvait sa Salle Commune. Ils croisèrent quelques élèves qui ne leur accordèrent pas plus qu'un vague regard étonné, mais Anaconda s'en fichait. Elle ne parla presque pas pendant le trajet, se contentant de marcher aux côtés de Griffith, main dans la main, en se tenant contre lui. Ils avançaient lentement, comme pour retarder l'inévitable moment de leur séparation...
La Salle Commune des élèves de Serpentard se trouvait au même étage que la bibliothèque, mais il fallait s'enfoncer dans un véritable labyrinthe pour la trouvée. L'entrée se faisait par une porte de pierre dissimulée dans un mur, s'ouvrant à l'aide d'un mot de passe. Depuis longtemps, Griffith et Anaconda auraient dû se trouver dans leurs foyers respectifs, mais le temps qu'ils avaient passé ensemble les avaient complètement coupés de la réalité. Cependant, ils n'étaient pas encore arrivés qu'Anaconda se tourna vers le Poufsouffle. Là encore, elle avait une question à lui poser. Il allait la trouver stupide, mais elle voulait savoir à tout prix...
Elle se mordit machinalement la lèvre et, sentant ses pommettes s'empourprer, demanda rapidement:

- Alors, on... on est ensemble, maintenant? Enfin, je veux dire, officiellement?

C'était la chose la plus débile qu'elle n'ait jamais demandé à un homme. Griffith et elle étaient un couple, c'était évident, mais elle voulait être sûre que le jeune homme serait prêt à s'engager avec elle. Elle l'aimait tant...




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Griffith Harftly
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MessageSujet: Re: Un peu de calme fait parfois du bien. {Libre}   Dim 14 Mar - 12:59
Griffith et Anaconda avançaient aussi lentement que possible, main dans la main. Griffith regardait Anaconda très attentivement. Il espérait garder d'elle le plus d'image possible, de se remémorer encore et encore leur rencontre durant cette nuit qui risquait d'être courte à cause de l'euphorie dont il serait possédé après avoir quitté son aimée. Ils croisèrent plusieurs personnes en chemin. Toutes leurs jetèrent un regard étonné et murmurèrent des paroles trop basses pour être entendues par Griffith. Cela tombait bien, il n'avait même pas envie de savoir ce qu'elles disaient, ces personnes. Il savait parfaitement que durant les prochains jours, Anaconda et lui seraient la cible de railleries minables de Serpentards et de Poufsouffles. Mais le garçon était persuadé qu'il ne suffirait pas de quelques paroles voulues blessantes pour le séparer d'Anaconda. D'ailleurs, rien ne le séparerait d'elle.

Ils arrivèrent dans un endroit froid, autant par l'ambiance que par la température qui avait soudainement chuté. Griffith prit soin de ne rien laisser paraître devant la Serpentard de sa répugnance à se trouver en cet endroit. Il lui faudrait une certaine habitude avant de ne plus rien ressentir. Ce n'était pas le fait d'être prêt d'un repaire de Serpentards qui le gênait, cela il s'en fichait totalement. C'était juste qu'entre la salle commune des Poufsouffles accueillante et chaleureuse, celle-ci n'avait rien à voir ne serait-ce que par son entrée. En parlant de cette entrée, Griffith n'avait aucune idée de l'endroit où elle se trouvait. Il ne voyait aucun tableau, aucune fissure dans un mur. Peu l'importait. Anaconda se mit face à lui, et lui posa une question qui le fit rire d'un éclat cristallin. Il ne se moquait pas, jamais il n'oserait le faire d'elle, il était juste mort de rire car la question lui semblait d'une stupidité surprenante face à l'amour qui l'animait. Aussi attrapa t'il le visage de son amour des deux mains, délicatement. Il caressait lentement sa peau de velours avec ses deux pouces comme il aimait faire.

-Mon coeur, que ce soit officiel ou non m'importe peu. Tant que je suis avec toi, je ne demande rien d'autre. Je ne désire pas que l'on se cache, car je n'éprouve aucune honte à tes côtés, et je sais que tu ressens la même chose quand à ton attitude dans les couloirs qui reflétait l'indifférence lorsque tu te rendais compte que l'on chuchotait sur nous. Je t'aime, Anaconda. Et je compte bien tenir ma promesse quoi qu'il arrive!

Il l'embrassa pour sceller ses paroles et rassurer la jeune femme qu'il sentait un peu inquiète. Puis une personne passa dans son dos. Il ne prît pas la peine de regarder le blason de l'élève, mais cela lui rappela de l'endroit où ils se trouvaient. Griffith plongea son regard dans celui de l'Amour, puis après avoir vogué quelques seconde dans cette immensité bleue, il sourit.

-Bon, je dois y aller. Je ne veux pas que tes camarades apprennent notre relation, notre amour comme cela. Je ne veux pas que tu aies de remarques ce soir afin de garder ce rêve éveillé. Même si personne n'est capable de le briser. Alors passe une bonne nuit Amour, et j'espère te retrouver demain. Je t'aime et ne le répèterait jamais assez, mais je t'Aime!

Griffith posa une nouvelle fois ses lèvres sur celles d'Anaconda dans un baiser passionné. Il avait l'impression de la quitter pour un an, de ne plus la revoir avant une éternité. Son coeur et ses entrailles pleuraient pour lui. Voulant rompre le contact rapidement, il la regarda une nouvelle fois en lui souriant, puis se retourna et commença son chemin vers sa salle commune. L'euphorie qu'il espérait ressentir plutôt que le manque n'arrivait pas à prendre place sur ce dernier. Le Poufsouffle fit volte face et couru vers Anaconda. Il l'attrapa par la taille et l'embrassa encore et encore, dans une étreinte désespérée.

-C'est trop dur de te quitter... Je t'aime, ne l'oublie pas.

Après un dernier échange de regards, Griffith se sentit fort, se sentit bien. Il était l'homme le plus heureux du monde, le plus puissant, et pouvait déplacer des montagnes avec une main si quelqu'un le lui demandait. Il fit demi-tour une nouvelle fois, et emprunta le même chemin que lors de sa première tentative de départ. Juste avant de tourner dans un couloir qui le séparerait définitivement de son Amour, il la regarda une dernière fois quelques secondes, lui souriant. Enfin, le garçon prit de la force dans l'Amour qui l'animait, et continua sa route. Heureux quoique triste, il Aimait.






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Anaconda Lewis
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MessageSujet: Re: Un peu de calme fait parfois du bien. {Libre}   Dim 14 Mar - 22:27
Un poids quitta ses épaules fines lorsqu'il se mit à rire. Elle savait bien qu'il ne se moquait pas, cela se voyait à son attitude décontractée et à la façon dont il la regardait. Il attrapa son visage de porcelaine, et ses pouces se mirent à parcourir sa peau, délicatement.

-Mon coeur, que ce soit officiel ou non m'importe peu. Tant que je suis avec toi, je ne demande rien d'autre. Je ne désire pas que l'on se cache, car je n'éprouve aucune honte à tes côtés, et je sais que tu ressens la même chose quand à ton attitude dans les couloirs qui reflétait l'indifférence lorsque tu te rendais compte que l'on chuchotait sur nous. Je t'aime, Anaconda. Et je compte bien tenir ma promesse quoi qu'il arrive!

Les yeux d'Anaconda se remplirent alors d'un sentiment qu'elle ne se souvenait pas avoir déjà éprouve: la gratitude. Elle lui était tellement reconnaissante, qu'il ne veuille pas se cacher, ou qu'il ait honte d'elle... il l'embrassa alors et les derniers et ultimes doutes de la jeune femme disparurent. Ils s'aimaient vraiment. Vraiment... et rien ni personne ne pourrait les empêcher de s'aimer. Anaconda pensa soudain à une tragédie moldue, un des rares livres non-sorciers qu'elle ait jamais lu et apprécié: Roméo et Juliette. L'histoire d'un couple dont l'amour était plus fort que la mort, les préjugés et la haine. Griffith était son Roméo, elle serait sa Juliette, par delà les Ténèbres et les critiques qu'ils devraient affronter, les mondes qui les séparaient et tout ce qui se dresserait en travers de leur amour.
Puis, il mit fin au baiser et leurs prunelles se rencontrèrent.

-Bon, je dois y aller. Je ne veux pas que tes camarades apprennent notre relation, notre amour comme cela. Je ne veux pas que tu aies de remarques ce soir afin de garder ce rêve éveillé. Même si personne n'est capable de le briser. Alors passe une bonne nuit Amour, et j'espère te retrouver demain. Je t'aime et ne le répèterait jamais assez, mais je t'Aime!

La jeune fille plissa les yeux et regarda son amant.

- Griffith... mes camarades peuvent penser ce qu'ils veulent, je suis une femme forte. Tu es mon rêve et tant que je nous sais saufs, ce rêve restera éveillé aussi longtemps qu'il doit l'être, peu importe ce qui se mettra en travers de notre route. Je n'ai pas à ressentir la moindre honte ou la moindre culpabilité à être avec toi. Je... je t'aime aussi, je t'aime tellement, je...

Il lui coupa la parole en l'embrassant une nouvelle fois, plus passionnément. Elle qui avait pourtant tant de mal à exprimer ses émotions, à accepter ses émotions, se laissa aller, et lui rendit son baiser avec fougue. Après cette dernière étreinte, il se séparèrent, et après un magnifique sourire, il commença à repartir vers sa Salle Commune. Anaconda lutta pour ne pas s'effondrer. Les derniers instants qu'elle venaient de vivre, ces dernières gouttes de bonheur paradisiaque laissèrent peu à peu place au goût amer de la séparation. Alors qu'elle s'apprêtait à lui crier de revenir, il la devança et revint vers elle.
Il l'enlaça par la taille, et cette fois, ce fut mille baisers qu'il lui offrit, mille instants d'euphorie aphrodisiaque qu'elle lui rendit avec toute la force de l'amour dont elle était capable. La jeune fille ne pouvait pas s'arrêter de sourire, de serrer le beau jeune homme dans ses bras. Il lui murmura des mots qui la firent rire:

- Comment veux-tu que j'oublie que tu m'aimes , demanda-t-elle entre deux étreintes. Ce serait comme oublier de respirer, de vivre sans toi...

"Confiance" fusa alors dans l'esprit enflammé de la jeune Serpentard. La confiance, leur relation était basée la-dessus: ils ne devaient jamais douter des sentiments qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre. Elle l'embrassa une dernière fois, plus tendrement, laissant place à une douceur infinie, comme un dernier adieu. Et puis, il repartit une nouvelle fois. De nouveaux sourires d'au revoir, de nouveau échanges de regards. Leurs yeux se rencontrèrent une dernière fois et puis, Griffith disparut derrière un tournant.
Sans savoir quelle force l'animait, Anaconda se mit à l'imiter: elle courut après lui, le retint par la manche. Cependant, elle ne l'embrassa pas: elle sortit un bout de parchemin, et au dos, écrit de son écriture serrée et penchée les horaires de son emploi du temps.

- Si jamais tu me cherches...

La jolie brune posa ses lèvres rouges sur celles douces de son petit ami (elle allait devoir s'habituer à utiliser ce terme...) et, après un clin d'oeil complice et rempli d'amour, elle fit volte-face et repartit en direction de sa Salle Commune. Le coeur battant, elle arriva devant le mur, décompta jusqu'à dix dans sa tête puis prononça le mot de passe d'une voix fébrile. Anaconda Lewis s'engouffra dans le passage ouvert et marcha d'un pas léger vers sa Salle Commune, l'esprit joyeux et insouciant.
Elle avait des ailes. Et un coeur, plus vivant que jamais.

Sujet Terminé. <3




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