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 Contraintes ( + Lacey )

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MessageSujet: Contraintes ( + Lacey )   Lun 11 Jan - 1:20

    Il devenait très urgent de s’y mettre. Ce matin là, il régnait à Poudlard une atmosphère maussade, en raison du temps. Une pluie fine et froide s’était abattue sur le château, et le ciel gris n’aidait guère à motiver les cohortes d’élèves. Un samedi, pourtant, il y aurait eu tellement de choses à faire, surtout en Septembre ! L’année ne faisait que commencer, mais Drago ressentait déjà l’angoisse due aux examens. Dans son cas, il n’était guère question d’examen quelconque, mais d’épreuve… Et il devait commencer à rechercher ce dont il avait besoin pour mettre ses plans à exécution. Assis sur son lit, vêtu de son habituelle robe noire, Drago tenait son avant-bras. Doucement, comme si l’endroit était particulièrement fragile, il passa l’index le long de ma main, arriva au poignet, et parvint enfin à l’endroit sensible, à la marque noire. Lorsque son doigt toucha le symbole, il réprima une grimace. Bien qu’on lui ait assuré que le tatouage était un gage de fierté et une raison de se considérer comme supérieur, il ne l’appréciait pas beaucoup. L’idée d’être marqué au fer rouge ne lui plaisait déjà pas quand il était petit, lorsque son père lui montrait son propre avant-bras en lui détaillant son utilité. Alors ; lorsqu’il fut obligé de tendre lui aussi son bras et de sentir la brûlure au contact de Sa baguette blanche semblable à des os, il du se retenir pour ne pas vomir. Depuis lors, chaque contact avec cette partie le dégoûtait. Il avait même du mal à enfiler ses vêtements à cause de ça.

    D’un geste brusque, il rabaissa sa manche, remit en place la mèche blonde qui venait de tomber sur son front, prit son insigne de préfet sur sa table de nuit qu’il épingla sur sa robe, et sortit de son dortoir. Tout le monde semblait déjà s’être levé, ce qui était peu fréquent un Samedi matin, à 11 heures. Même Crabbe et Goyle avaient fait l’effort de se réveiller, probablement pour aller se goinfrer dans la Grande Salle… Il monta l’escalier de pierre menant à la salle commune des Serpentard, et traversa la petite pièce au plafond bas, ne jetant qu’un rapide regard autour de lui pour voir si quelqu’un de sa connaissance s’y trouvait. Juste quelques élèves de deuxième année qui riaient grassement, mais s’interrompirent en voyant passer Drago. Sans même les regarder, il sourit. Son insigne faisait toujours un bel effet auprès des plus jeunes. Il passa le pan de mur de pierre, et traversa les cachots d’un pas rapide et décidé.

    Il remonta jusqu’à la Grande Salle où le tumulte ambiant l’agressa à peine eut-il franchit les lourdes portes. N’ayant pas particulièrement envie de manger ni de parler à quiconque, il traversa l’immense alcôve pubescente en adressant quelques signes de la main à Zabini, Crabbe et Goyle, assis à la table des Serpentard, et visiblement en pleine discussion. Réprimant une envie de rire à la vue de Goyle et de sa bouche pleine de chocolat, il continua sa route, ignorant les quelques autres élèves qui poussaient la chaise en face d’eux pour inviter Drago à s’asseoir. Ce n’était pas le moment de perdre du temps. Ce week-end, justement, il avait besoin de tout son temps libre pour faire quelques recherches, et il ne fallait pas le gâcher. Les professeurs, aussi impassibles fussent-ils en matière de travail, avaient eu la main légère cette semaine. Et de toute manière, le travail scolaire n’entrait plus vraiment dans les priorités de Drago. Il avait plus important à faire.

    Il grimpa les nombreux escaliers pour arriver finalement au premier étage du château. Il n’y avait vraiment pas grand-chose dans cet étage, mis à part quelques classes vides et d’autres pièces qu’il ne connaissait pas, mais celle qui l’intéressait se trouvait vers le milieu du long couloir. Il pénétra dans la Bibliothèque, croisant au passage Jynn Masson à qui il adressa un bref signe de tête avant de continuer son chemin vers les colossales étagères remplies de livres. Actualités… Animaux… Arithmancie… Biographies… Botanique… Divination… Ses pas résonnaient dans la grande pièce silencieuse tandis qu’il se dirigeait vers le rayon intéressé, et lorsqu’il arriva enfin vers la rayon Sorts Généraux, il s’empressa de regarder chaque titre avec avidité, s’attardant sur quelques livres qu’il prit enfin à l’aide du sortilège d’attraction.

    - Accio Anthologie des enchantements au XVIIIe siècle.

    Seul ce titre semblait intéressant. Juste derrière lui, le rayon Sortilèges lui offrit plus de satisfaction. Le choix était certes moins large, mais d’un coup de baguette magique, il fit venir à lui La Quintessence : une quête, Réussir ses sortilèges, et par un heureux hasard, tomba sur Les Grandes Découvertes magiques, qu’on avait du placer ici par erreur car il était à l’origine indexé dans le rayon Histoire. Il pourrait peut-être en tirer quelque chose d’utile. Un peu déstabilisé par le poids des lourds volumes, Drago brandit sa baguette sur la pile de livres qu’il avait posé sur le rebord des étagères.

    - Locomotor Barda.

    Les livres s’élevèrent à un mètre du sol, il put alors marcher en dirigeant les livres jusqu’à une table libre, ou il s’assit lourdement, conscient qu’il allait probablement perdre la totalité de sa journée dans cette pièce. Tiens au fait, Granger n’y était pas. Étonnant, elle qui passait tout son temps libre à bouquiner, la plupart des Serpentard qui côtoyaient la Bibliothèque racontaient qu’elle y était toujours fourrée. Finalement, Granger avait peut-être une vie sociale en dehors de sa stupide manière de se comporter à l’école… Toujours la main levée, à répondre à tout… Savait-elle que tout ceci ne servirait bientôt plus à rien ? Mademoiselle Je-Sais-Tout, petite idiote à l’esprit si théorique. Et Sang de Bourbe, en plus. Mais ça, tout le monde le savait. Il se souvenait de sa première année, il se moquait d’elle car elle passait le plus clair de son temps à lire L’Histoi…

    - Ah ouais c’est vrai, ça ! s’exclama Drago.

    D’un bond, il se leva de sa chaise, et se précipita vers le rayon Histoire, où il trouva assez facilement L’Histoire de Poudlard. Il était essentiel, celui-là. Et dire qu’il en était souvenu en pensant à Granger, quelle horreur ! Et le pire, c’est qu’il faudrait probablement commencer par celui-là. Pour savoir quelles étaient les règles du château, et surtout, si possible, comment les enfreindre… Inconfortablement assis sur sa chaise en bois, il se mit à tourner les pages du lourd volume, sentant son cœur battre lorsque les mots « déplacement » ou « mobilité » apparaissaient. Tout le reste était inutile… L’histoire des Quatre, on la connaissait tous. Il souffla en lisant les paragraphes le plus ennuyeux possibles, et arriva enfin à un encadré qui lui fit grincer des dents :

    Citation :
    Depuis sa création, Poudlard est considéré comme un havre de paix où la sécurité des sorciers qui y demeurent est primordiale. C’est pourquoi, et ce depuis une date inconnue, un Sortilège empêche tout sorcier de transplaner dans l’enceinte de l’édifice.

    Drago laissa échapper un grognement, et se remit à parcourir les pages d’une main fébrile, trop conscient du fait que tout ceci n’allait pas faciliter les choses…
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Constance Morel
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MessageSujet: Re: Contraintes ( + Lacey )   Dim 31 Jan - 20:40

{ bien trop vulgaire dans le genre pour la circonstance, désolée. Et pardonne-moi mon retard infâme. }

    Il y fallait passer. C'était inévitable. Sa deuxième véritable confrontation avec Drago Malefoy devait avoir lieu. Ce serait passer à la trappe que d'en repousser le moment. Oh, Lacey avait beaucoup réfléchi, sans que cela aboutisse à quelque chose de forcément conséquent ; l'aborder à la fin d'un cours, s'opposer à lui dans les couloirs.. Il y avait cependant eu un léger problème. Un problème de taille, auquel elle ne s'était pas attendue : Malefoy avait paru tout à fait changé. C'était à peine s'il semblait être celui avec lequel elle s'était disputée, il y a peu. Éteint était le mot juste. Mais cela avait-il une réelle signification dans son jargon? Par rapport à Lacey, Drago se trouvait très bien portant. Dans le meilleur de sa forme. Peut-être lui aurait-on reproché sa mine déconfite devant on ne savait quoi, un air nonchalant trop innocent et un regard.. parfaitement vide. Presque trop. L'origine de ce repli soudain lui était totalement inconnu, mais la jeune femme avait su sans comprendre. Il avait suffit d'un seul et unique regard pour qu'elle saisisse entièrement son état. Elle n'avait cependant pas changé d'attitude ; il s'en fallait de peu pour qu'une telle situation lui échappe, elle se devait d'en profiter, au moins une fois dans sa vie. Petits sourires lubriques et clins d'œil suspicieux, le tout de très loin et agrémenté çà et là de regards plus sérieux, d'une rancœur plus marquée ; en deux semaines, elle avait commencé à se sentir tout autre.

    Comme si.. comme si sa volonté avait soudain fait front contre sur tout ce quoi elle s'opposait ; impossible de ne pas abdiquer..

    Alors elle l'avait regardé sans plus rien lui dire. Elle avait espéré comprendre son désagréable et incompréhensible comportement : quand elle serait sûre de ce qu'elle avancerait, ensuite seulement, elle pourrait s'évertuer à produire une éventuelle rencontre. Choisissant large.
    Deux semaines.

    À son plus grand désespoir, les seuls gros plans qu'elle avait pu avoir de lui s'étaient résumés à des œillades froides et dénués d'intérêt dans des cours divers et variés. Pas une syllabe, pas un mot. Contrainte de modifier ses plans, Lacey venait tout juste de sortir de table. Une matinée morne et lente venait de commencer. Clairement, il avait été impossible qu'elle regarde la masse adolescente poudlardienne manger sans réagir : son choix avait pris du temps à s'imposer dans son esprit mais alors que l'effervescence de la première bouchée engloutie commençait à s'estomper, elle attrapait un bol de lait blanc, qu'elle avait avalé tel quel, insipide, presque collant. Il y avait longtemps qu'elle avait perdu son goût pour la nourriture. Alors qu'elle n'avait que onze ans et qu'elle découvrait les joies des repas du collège, Lacey n'avait cessé d'osciller entre le statut d'hyperphagie et d'inappétence. Il lui était alors tout à fait amusant de se sentir vide au niveau de l'estomac ou, au contraire, se sentir repue jusque l'envie insipide de honnir tout ce qui la remplissait, à défaut de pouvoir retirer son diaphragme tout court.

    C'était d'ailleurs à cette époque que ses crises d'épilepsie avaient commencées : elle se sentait partir, partir loin, sombrer vers l'inconscience salvatrice.. Formidable était cet état de semi-conscience, où tout ce qu'elle percevait habituellement paraissait modifié par une once de bonheur absurde! Et puis.. puis.. rien. Le vague avenir qu'elle semblait avoir forgé avait aujourd'hui tout ce qui avait l'air de plus idyllique ; rien de concret, en somme.
    Elle l'avait consciencieusement suivi dès que sa démarche traînante et condescendante avait traversé sa pupille. Ayant attendu qu'il ait passé les portes de la Grande Salle, Lacey s'était levée et avait emboîté son pas, jusqu'à apercevoir sa silhouette éthérée et impalpable, amoureusement et inconsciemment accompagnée d'un pas presque trop voluptueux. Une légère angoisse l'avait traversée en pensant que tout ce à quoi elle avait phantasmé prenait soudain des airs bien trop réalistes, mais rapidement, cette élucubration s'était évaporée comme mille et une autre, et elle avait distraitement poursuivi son chemin, tout en priant qu'il ne sentirait pas sa démarche.

    Lorsque l'adolescent pénétra dans la bibliothèque, Lacey se cacha dans la salle qui lui était juxtaposée, histoire d'attendre cinq minutes s'il ne décidait pas à modifier ses plans, ainsi, décidée, elle aurait la possibilité de pénétrer dans le lieu de travail sans que rien n'y paraisse. Elle s'occupa pendant le temps imparti en tentant de calmer la désagréable envie de rejeter le lait qu'elle venait d'ingurgiter au sol. Quand elle se sentit assez raisonnable pour pénétrer dans l'antre d'Hermione Granger, Lacey sortit de la salle cryptique en vacillant légèrement. Vainement, elle tenta de se raccrocher à la porte, qui se referma aussi sèchement que si elle avait souhaité la renvoyer depuis le début. Elle grinça des dents.

    Les portes de la bibliothèque avaient une odeur qui dégouta la jeune femme. Un mélange de renfermé et d'odeur livresque que beaucoup auraient adoré. Une de ces senteurs qui la débectaient, qui hérissaient son nez avant même qu'elles n'en pénètrent les narines. Elle eut une grimace mais se força tout de même à soutenir le regard scélérat et sournois de la bibliothécaire, qui n'avait, il fallait l'avouer, pas l'habitude de la voir ici.
    Elle erra entre plusieurs étagères avant de le trouver assis et occupé à lire, la mine toujours aussi concentré dans quelque chose qu'elle ne comprenait pas, quelque chose d'inatteignable, d'insaisissable, quelque chose qui dépassait de loin les petites chicanes adolescentes et les banales notes qu'un étudiant de Poudlard se laissait attribuer.

    Ce changement était sérieux, en somme. Rien ne prouvait que ce qu'il traversait n'était pas permanent, mais elle était assurée que c'était le cas. Elle passa sa langue sur ses lèvres, les yeux d'un noir charbon plissés sur la table où il avait élu domicile. Pas dit qu'elle saurait, mais elle avait la possibilité de chercher d'elle-même.
    Elle était son libre-arbitre.

    Avant qu'elle n'ose amorcer un mouvement du bras vers l'endroit où il se trouve, avant qu'elle n'interrompe cette lecture qu'il jugeait plus importante que les moqueries envers les Gryffondors, ou un entraînement de Quidditch, avant qu'elle choisisse de se mettre à jour, avant que son existence au jour le jour ne se modifie du tout au tout, Lacey eut une pensée qui la figea, qui stoppa le processus qu'elle avait enclenché en l'ayant vu ce matin-là. Aussi infime allait être la conversation qu'ils allaient échanger, son quotidien en resterait modifié.
    Pourtant, oh!, la haine qu'elle éprouvait contre ce garçon et ce qu'il lui avait fait subir aurait dû la faire reculer. Plus décidée, elle ravala la bile qui lui obstruait la gorge et avança d'un pas. Sa chaussure noire et impersonnelle parut réellement porter tout le poids que pesait son maigre corps.
    Les dés étaient jetés, désormais.

    La distance entre la chaise-vide- en face de Drago Malefoy et elle s'amenuisait trop rapidement. Une nouvelle courbature traversa sa colonne vertébrale et elle eut la violente envie de s'allonger au sol et de plonger dans un sommeil anesthésiant. Tant bien que mal, elle fut devant la chaise en un rien de temps, la déplaça de quelques centimètres et s'assit.
    Elle le regarda.

    Son visage trop angélique, ses yeux d'un bleu-gris électrique et sa chevelure blonde pâle suintaient d'une concentration monstre ; le geste dépassait les moyens qu'il stockait habituellement. Ses yeux noirs le dévisageaient avec une rancœur bien trop marquée, bien trop profonde, qui ne laissait plus de place à la haine.
    Ni à toute froideur surjouée.
    Ses mains, glacées, à plat sur la table, tremblaient.


    « Drago Malefoy. »

    Ce fut tout qu'elle était capable de prononcer en cet instant.


Now that you know
I'm trapped sense of elation




    Don't listen to a word I say.– Hey !– The screams all sound the same.– You're gone, gone, gone away,I watched you disappear.All that's left is a ghost of you.– Now we're torn, torn, torn apart, there's nothing we can do,Just let me go, we'll meet again soon.– Now wait, wait, wait for me, please hang around– I'll see you when I fall asleep. ✖


L'ABSENTE.


Dernière édition par Lacey S. Wan Long le Dim 7 Fév - 18:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Contraintes ( + Lacey )   Dim 7 Fév - 18:42
    En pleine recherche d'éléments susceptibles de répondre à ses demandes, Drago ne répondait plus de rien. Ses yeux gris parcouraient les nombreuses pages de l'immense volume à une rapidité déconcertante. Impossible de transplaner à l'intérieur de Poudlard. La solution devait forcément se trouver quelque part ! Barjow lui avait aussi certifié qu'il existait une jumelle à cette fameuse armoire. Mais où se trouvait elle ? Il retourna à l'index du lourd volume pour voir quel chapitre correspondait au plan du château, et finit par arriver à la fin du livre, dans les plans qu'offraient L'Histoire de Poudlard.

    Spoiler:
     

    Cuisines, Dortoirs, Grande Salle... Tant d'endroits connus, tant d'inutiles informations, mais il existait bel et bien un endroit secret. La solution n'était pas si loin. Non. Potter avait réussi un bel exploit, l'an dernier, Drago le reconnaissait. Il ferma les yeux quelques instants, et posa ses paumes contre ses yeux rougis. Comment Diable avait-il pu réunir autant de monde dans sa stupide Armée sans que personne ne les découvre pendant tant de temps ? Ombrage elle-même ne savait pas comment il y était parvenu. Personne ne le savait. Pendant un court instant, Drago s'imagina en train de torturer un des leurs pour qu'il lui révèle le secret, mais cette pensée lui donna presque la nausée. Ce n'était pas encore le moment d'agir ainsi, il savait pertinemment qu'il aurait l'occasion d'exercer ses talents de tueur plus tard.

    Retournant malgré lui son regard vers le plan, il fixa les cadres tracés représentant l'immense édifice. Il se sentit alors perdu dans un immense gouffre, un sentiment de malaise s'emparant de chaque centimètre carré de son corps. Quelques années auparavant, un élève, comme lui, brillant et séduisant, réussit à percer la quasi-totalité des secrets de Poudlard avant de devenir ce à quoi il fut destiné : un Maître dans l'Art de la Magie Noire... Pourquoi ?! Pourquoi ne lui avait-Il pas donné d'indications ? Pourquoi n'y avait-il eu que cette entrevue entre Lui et Drago ? Quelques mots refirent surface dans sa mémoire...

    Citation :
    Tu vas faire quelque chose pour moi, Drago Malefoy. Je vais te confier une tâche qui te couvrira de gloire, si tu te montres suffisamment habile pour l'accomplir. Mais il faut que tu saches que Lord Voldemort n'accepte ni l'échec, ni la facilité.

    Drago se souvint de s'être agenouillé, et désirant être partout plutôt que face à son Maître. Tante Bella lui avait bien entendu révélé son grand pouvoir en tant que Legilimens, et que penser face au Seigneur des Ténèbres était tout aussi dangereux que d'essayer de le trahir... La peur l'avait parcouru, tel un poison se répandant peu à peu dans ses veines. Un froid intense. Semblable à celui des Détraqueurs...

    Il ne leva même pas les yeux en entendant une chaise grincer en face de lui. D'un geste machinal, il posa l'index contre le plan, et le fit glisser le long des couloirs, en espérant qu'un nom de salle attirerait son attention, lorsque qu'une voix féminine s'adressa à lui.

    « Drago Malefoy. »

    Il releva brusquement la tête, et une nouvelle fois, son cœur ne fit qu'un bon. Lacey. La personne qu'il avait le moins envie de voir en cet instant de trouble. Il regarda ses yeux noirs et accusateurs, et sa bouche se pinça à l'extrême.

    - Qu'est-ce que tu fous là ?

    Le ton était brusque, voire grossier, mais peu importe. Il ferma violemment le volume, dégageant ainsi un petit nuage de poussière. Elle n'avait pas à se demander ce qu'il recherchait. Elle n'avait rien à lui dire. Et ce qu'il s'était passé entre eux appartenait au passé, désormais. Plus de retour possible.
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MessageSujet: Re: Contraintes ( + Lacey )   Lun 8 Fév - 0:05




    Le tremblement agaçant et inapproprié qui secouait ses mains devait être arrêté. Ses ongles rongés jusqu'au sang se tendirent. Elle passa un regard noir sur mains et commença tranquillement à les faire tapoter sur la table à l'odeur vieillie et désagréable-en tout cas pour Lacey- avec une certaine musicalité, tant les microsecondes qui séparaient son mouvement sur le doigt et la table étaient régulières. Elle se délecta de la perfection de son mouvement en relevant ses yeux vers le blond pour la seconde fois. Ramenant une mèche derrière son épaule, elle soutint son regard contrarié et fielleux jusqu'à ce qu'il daigne à lui asséner ses habituelles adjurations de sa voix trop noble et trop digne. Son sourcil se haussa et elle se murmura presque pour elle-même qu'au moins une chose n'avait pas changé.

    Elle réprima un toussotement de gène respiratoire lorsqu'une myriade de poussière contraria son visage. Passant une main leste et rapide sur sa bouche, qu'elle retira presque immédiatement, le coin de sa bouche se tira en ce qu'elle voulait comme étant une certaine ironie. Elle eut l'impression que son visage s'était couvert d'un masque inconvénient et désagréable ; illusion ou réalité, il restait qu'elle avait une horrible envie de gratter sa joue gauche.


      « Je t'ai suivi. »


    Le sourire sembla presque s'élargir, et Lacey eut l'assurance de l'ignorant, elle se crut capable de résister à toute réaction, qu'elle soit violente, moqueuse ou totalement indifférente. Peu importait qu'elle venait de l'interrompre dans une recherche primordiale, peu importait qu'il n'était pas dans une humeur propice à ce qu'ils puissent discuter de quoique ce soit, peu importait qu'il était ce qu'il était, finalement, puisque rien ne comptait plus que sa satisfaction personnelle.

      « Autant que je sois franche, non? »


    Elle ignorait d'où lui revenait cette force qui lui permettait de s'exprimer de manière si mielleuse. Peut-être que la situation avait un côté terriblement appétissant? Impossible de savoir. Son regard vrilla sur le livre qu'il venait de fermer mais ses bras, posés possessivement dessus, empêchait tout décèlement. Ses mains s'arrêtèrent, et la pièce sembla se remplir d'un silence tendu, tandis que la bibliothécaire jetait sur eux un regard amène.
    Sa main droite lâcha la table, effleura ses cheveux, les ramena mollement en arrière et les plaça derrière son oreille, tout en continuant à regarder l'adolescent en face d'elle de son sourire impudent et mutin. La situation avait quelque chose de terriblement amusant, comme un rire retenu et lâché sans que l'on y prenne garde. Ou était-ce peut-être la terrible et excitante attraction qu'elle n'avait pas ressenti depuis longtemps, cette attraction qui l'avait menée ici. Et Drago en était le principal responsable.
    Responsable, responsable, responsable, c'était le mot qui brûlait sa rétine depuis voilà deux semaines, jusqu'à ce que son pseudo-cerveau sature. La réalité n'était pas importante. Peut-être avait-elle aussi une grosse part de responsabilité à se laisser aller sans rien faire, mais cette constante apathie mise à bout de l'acerbe comportement de Drago était délicieuse. Il était vrai qu'elle avait quelque chose de particulièrement mou mais il y avait longtemps qu'elle abandonnait toute forme de rébellion, qu'elle soit passive ou active.


      « Tu aimes détruire les autres, Drago Malefoy. »


    L'amertume dépassait le sarcasme, et elle ne se rendait pas compte qu'elle finissait par penser tout haut. Elle n'aurait jamais levé la voix auparavant pour signifier à son interlocuteur qu'il fallait qu'elle soit franche. Il était le responsable de ce changement. Elle avait une désagréable impression de chamboulement depuis quelques temps, assurée que cela n'était pas dû au hasard. D'ailleurs, c'était ce qu'elle se répétait depuis tout à l'heure. Rien n'avait de sens. Dans sa poche, elle attrapa sa baguette et la serra aussi fort qu'elle le put, jusqu'à ce qu'elle sente la violente sensation du bois irritant sa paume. Elle la desserra puis un franc sourire, des plus amers cette fois, traversa son visage.

    Elle ne disait pas « Drago », ni « Malefoy ». Le premier était trop.. familier, ce qu'elle s'interdisait strictement d'être avec lui, et le second, lui, était réservé aux inconnus et aux ennemis de leurs maisons adverses. Drago Malefoy! L'association de ces deux patronymes avait quelque chose de suave et d'enivrant. De particulièrement singulier.


      « Cela finira par se retourner contre toi. »


    Elle posa brusquement son coude sur la table et, ouvrant la main dans le vide ainsi prête à le combler d'un objet, elle cala son menton dessus et se rapprocha de la reliure du livre maintenant fermé, alors que vingt centimètres à peine la séparait du visage de l'adolescent. Son sourire était tel qu'apparaissaient ses dents, anonymes, inconnues et imprévisibles.

      « En tout cas, c'est ce que je souhaite de tout mon cœur. »


    Ils ne devaient se connaître! Ils ne devaient se confronter! Ils ne devaient s'adresser la parole! Lacey abandonna et baissa le regard, incapable de le soutenir plus longtemps. Il exigeait une trop grande confiance et un trop grand calme intérieur et elle était trop agitée pour se permettre de continuer ce petit jeu trop dangereux. Et si.. et si Drago s'était déjà fait prendre? Et si.. Et si rien du tout. Elle n'allait pas se mêler de ce qui ne la regardait pas. Le provoquer était déjà assez conséquent pour le moment.

    L'atmosphère travailleuse de la bibliothèque était contradictoire avec la tension paroxystique qui secouait les deux adolescents. Lacey oubliait l'hésitation qui l'avait perturbée avant d'être assise là où elle était actuellement, elle oubliait que parler aussi intelligiblement pouvait leur être nocif, elle oubliait ce qu'elle venait juste de manger.
    Elle s'oubliait elle-même.

    C'était un combat. Un combat contre lui, contre elle, contre ce que le monde lui avait retiré- trop tôt hélas- c'était une haine violente contre les jeunes de son âge, c'était une rancœur et une amertume qu'il lui tardait de laisser exploser. Peu importe qui souffrirait. Plus rien n'avait de logique ni d'éthique, tout se perdait et se mélangeait. Lacey commit- pour la seconde fois où elle était avec lui- l'erreur de s'autoriser à poser sa baguette sur la table, comme rassurée à l'idée de posséder un contact visuel avec l'objet magique.

    Quand elle avait prononcé sa dernière phrase de sa petite voix, elle avait cligné de l'œil un instant, comme par ce geste insignifiant elle lui montrait sa supériorité et sa domination, alors quelle, loque, se aimait presque se laisser faire. Oh, il les avait là, devant lui, les trophées de la victoire, et s'il le voulait, il pouvait les saisir, ainsi, sans contraintes ni remords.
    Lacey se rassura en se disant qu'il avait sans doute plus de scrupules.




    Don't listen to a word I say.– Hey !– The screams all sound the same.– You're gone, gone, gone away,I watched you disappear.All that's left is a ghost of you.– Now we're torn, torn, torn apart, there's nothing we can do,Just let me go, we'll meet again soon.– Now wait, wait, wait for me, please hang around– I'll see you when I fall asleep. ✖


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