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 #_ L’argent est un bon serviteur,mais un mauvais maître

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MessageSujet: #_ L’argent est un bon serviteur,mais un mauvais maître   Mer 28 Oct - 19:15
Entre ici étranger si tel est ton désir
Mais à l'appât du gain, renonce à obéir,
Car celui qui veut prendre et ne veut pas gagner,
De sa cupidité, le prix devra payer.
Si tu veux t'emparer, en ce lieu souterrain,
D'un trésor convoité qui jamais ne fut tien,
Voleur, tu trouveras, en guise de richesse,
Le juste châtiment de ta folle hardiesse.


Cissy n'avait jamais vraiment apprécié les maximes redondantes.Alors quand elles rimaient... Pourtant,combien de braves sorciers,jeunes ou vieux,expérimentés ou encore débutants s'étaient sentis impressionnés par l'imposante banque Gringotts,si sérieuse,si stricte,avec son portail de bronze luisant tel de l’ambre cristalisée ! Mais la blonde sorcière se s'attarda nullement,le nez en l'air,à la contemplation des hautes colonnes ornant l'entrée de l'auguste bâtiment,ni même à un poli salut destiné aux petits êtres siégeant derrière de massifs bureaux bien trop grand pour eux.Si elle était là,ce n'était pas pour faire du tourisme,à l’instar des premières années plantées là comme des piquets devant la bâtisse,la bouche bée,presque en extase comme l’avait été le jeune Harry cinq ans auparavant.Mais pas non plus pour tâcher de cambrioler cette institution réputée inviolable,je vous rassure de suite,esprits à l’imagination prolifique ! Comme le disait Hagrid,il aurait fallu être sérieusement dérangé pour simplement projeter de soustraire aux soins des Gobelins la moindre petite pièce d'or.Cela dit,ç'aurait été une réussite intéressante pour les Forces des Ténèbres,d'obtenir les sommes considérables renfermées dans les coffres centenaires... Si ç'avait été grâce à des que l'on tuait l'Elu,mettait la main sur Poudlard et anéantissait le Ministère de la Magie une bonne fois pour toute.Si l'argent s'avérait être le nerf de la guerre,les Sorts Impardonnables en étaient l'essence même !
Non,l'affaire qui avait amenée madame Malefoy jusqu'au Chemin de Traverse se voyait de nature bien plus privée.Personnelle,pour tout vous dire.Lucius passant le plus clair de son temps en mission pour le compte de Vous-Savez-Qui ou bien à parfaire sa couverture auprès du ministre,la charge de manoir familial -comprenez par là les frais occasionnés à l'entretien d'une maison de cet âge,ainsi que du domaine l'entourant- lui incombait donc,y compris la comptabilité en découlant.De ce fait,de réguliers,mais tout de même pas immensément fréquents passages à l'illustre dépôt s'imposaient.Après les quelques formalités protocolaires effectuées afin de s'assurer qu'elle était bien la femme qu'elle prétendait être -pff,comment aurait-on pu l'imiter,franchement...-,et que les minutes de voyage souterrain nécessaires furent accomplies,la mangemorte fut laissée devant le coffre des Malefoy.Et vous voulez que je vous dise ? Cette fortune-là n'avait strictement rien à envier à celle des défunts Potter.Et je pense que vous comprendrez pourquoi;voilà pour quelle raison nous nous contenterons de dire que Cissy sortit de dessous les plis de son manteau une petite bourse qu'elle compléta soigneusementavant de laisser le gobelin qui l'avait accompagnée remplir la casette lui ayant été remise à l'arrivée de la jeune femme,les gallions et autres mornilles cliquetant à l’image d’un ruisseau de montagne contre le fer du réceptacle.En sortant,la sang pur remit le coffret de métal fermé à double tour et protégé par un sort à un de ses domestiques,l'un des rares à ne pas être un elfe de maison,chargé de rapporter le pactole jusqu'à la demeure Malefoy sans perdre un instant.Narcissa possédait toute confiance en cet homme,mais elle aurait très bien pu s'en charger elle-même,par souci de méticulosité,non ? Certainement pas,car se balader dans le coin chargée d'une somme aussi conséquente,et surtout si encombrante serait bien trop risquée.La jolie blonde savait se défendre,mais à quoi bon prendre le risque de perdre le tout pour un simple excès de confiance en soi ? D’autres courses l’attendaient,qui devaient être rapidement expédiées,car la mère de Drago n’avait pas que ça à faire,en bonne femme au foyer professionnelle –je mets au défi quiconque de me dire que s’occuper d’une maisonnée ne relevait pas d’un emploi à part entière.
Ce fut donc après avoir rabattu son capuchon sur ses doux cheveux à la couleur de blé mûr –parfaits pour des chignons,mais bien voyants lorsque l’on souhaitait rester discrète- que mrs Malefoy passa devant la boutique Ollivander ou encore celle de madame Guipure sans un regard.Sa destination ? L’Allée des Embrumes,autrement plus intéressante que la devanture criarde de Florian Fortarôme,glacier de son état,mais manquant cruellement de distinction.Entre les ombres noyées de brûme,la sorcière se sentait plus elle-même.Car en dessous de ses grands airs d’aristocrate élitiste et froide se cachait un vrai goût pour le Mal.Peut-être pas assez pour la pousser avec tout son consentement dans la cause mangemorte,mais du moins suffisamment pour être en affaires avec un quidam détenteur d’une boutique sombre et poussiéreuse dont nous tairons le nom,au cas où des agents de l’ordre trop curieux auraient l’idée d’organiser une descente en ce lieu sépulcral.Dix minutes plus tard,Cissy retrouvait l’air glacé des ruelles,après la fragrance de renfermé de l’échoppe,mais sans ce qu’elle était venue y chercher.Sa commande se voyait encore indisponible,et le délai repoussé d’une dizaine de jours.À part ça,merci d’être venue.Ayant à peine écouté le boniment du marchand,la magicienne voyait déjà la journée comme à moitié perdue,lorsque soudainement,son instinct lui murmura qu’elle n’était plus seule.Dans une rue marchande,certes peu banale,mais tout de même piétonne,rien de bien étonnant.Sauf dans le cas où peu banal où l’inconnu vous suivait.Là,ça devenait tout de même un soupçon plus inquiétant.Appliquant les consignes qu’elle avait apprises auprès des autres serviteurs de Voldemort,la sœur de Bellatrix n’accéléra pas le pas,tâchant de raisonner au lieu de paniquer –par bonheur,le Ciel l’avait dotée d’un sang froid particulièrement utile dans une situation de ce genre.Qui cela pouvait-il bien être ? Un collègue,dépêché par le Lord pour lui transmettre un message au nez et à la barbe de tous ? Un admirateur secret brulant de déclarer sa flamme –nan,sérieusement,Cissy ne songea pas du tout à cette hypothèse,mais avouez que ç’aurait été bien marrant si ç’avait été le cas- ? Ou pire,un auror s’étant mis dans la tête de resserrer une surveillance hypothétique constituée autour des Malefoy ? Rien qu’à cette idée,la belle sentit son estomac se nouer.Du calme,bon sang.Personne ne toucherait à son époux,et encore moins à son enfant.Tout ceci n’était que pures spéculations.Alors autant en avoir le cœur net,conclut-elle,bien décidée à obtenir le mot de la fin,tout en bifurquant dans une rue encore moins habituée à connaître une présence humaine que les autres.Et à juste cause : il s’agissait d’une impasse,au nom peu accueillant ;Impasse du Passant Pendu.Qu’importait,l’ensorceleuse ne désirait pas semer son poursuivant –ma foi encore peu entreprenant-,mais bien se retrouver nez-à-nez avec lui,et ce afin de mieux le prendre à contre-pied.
Sans même se rendre compte,ou du moins sans esquisser un geste pour remédier à cela,que son capuchon était retombé sur ses fines épaules,Narcissa plaqua son épaule contre le mur suintant l’humidité,ses doigts se refermant sous les plis de son habit noir sur sa baguette.Simplement en cas d’ultime nécessité.Mais on ne se montrait jamais trop prudent,par les temps qui courraient.
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MessageSujet: Re: #_ L’argent est un bon serviteur,mais un mauvais maître   Jeu 5 Nov - 14:33


    Mrs Lestrange était une très forte personnalité parmis la communauté des Mages Noirs de Grande-Bretagne. Crainte, respectée, mais aussi jalousée et méprisée par d'autres, elle ne laissait personne indifférente. Soit on admirait sa fidelité, sa puissance, sa confiance en soi, ses qualités de duelliste, et même parfois sa folie meurtrière, soit on la méprisait pour avoir été remerciée par le Lord pour avoir été en prison (chose, pour des simples d'esprits, absurde) et pour se croire supérieure aux autres. Pourtant, elle l'était ! Elle était au service du Lord avant de quitter Poudlard, trois décennies plus tôt, elle avait accompli un nombre incalculable de meurtres et d'attentats pour lui, avait kidnappé, menacé et fait chanter pour lui. De plus, elle laissait aux autres l'impression d'un electron libre tournant autour du Lord par pur choix. Du moins, elle pouvait susciter cela de la part de ceux voulant "l'acheter". Elle est trop fidèle au Lord pour s'apercevoir que certains pensaient pouvoir l'acheter. Comme si elle pouvait quitter le Lord, c'était tout simplement physiquement impossible. Elle ferait tout pour lui, elle accomplirait ses exécutions les plus difficiles, elle réprimerait les mutineries parmis les rangs du Lord avec la même frénésie que dans les rangs des adversaires.

    Comme ce jour-là. Un des "indicateurs" du Lord n'avait pas répondu à leur appel. Il devait les tenir au courant des faits et gestes de plusieurs sorciers. Il n'avait pas répondu à l'appel du Lord et de ses serviteurs, les Mangemorts, et devait en payer le prix. Bellatrix était si dénuée de scrupules et si efficace qu'elle était la personne désignée pour torturer quelqu'un qui lui était allié peu de temps auparavant. Il était certain qu'aucun sentiment ne viendrait interrompre la punition dûe. Bellatrix avait d'autres indicateurs, et on venait de lui indiquer que le fuyard était revenu dans son habitation dans l'Allée des Embrûmes pour une durée très courte. Bellatrix saisit sa baguette et se prépara en quelques secondes. Elle aplatit ses cheveux sur sa tête pour permettre à son capuchon de recouvrir toute sa tête et la cacher entièrement, enfila des chaussures permettant une course poursuite et transplana.

    Elle arriva dans la petite cour avec deux poubelles et un mur de briques. Après avoir tapé du bout de sa baguette les quelques briques formant le code, elle entra à grand pas dans la rue. Elle se dirigea rapidement vers l'Allée des Embrûmes. Entrant dans un bâtiment, elle ne fit pas attention au commerçant et accéda rapidement aux escaliers cachés par des sortilèges assez faiblards de Magie Noire. Elle avait pris la peine de lancer un sortilège de silence sur l'escalier, évitant ainsi les grincements et les martellements qui pouvaient avertir le fuyard. La baguette droit devant elle, elle dégonda la porte qui ne fit aucun bruit en tombant, puis, réussit à lancer un Incarcerem contre le fuyard avant qu'il ne saute par la fenêtre pour tranplaner.

    D'un second sortilège en sa direction, elle lui cassa la rotule droite. Il ne pourrait bouger sans se faire mal. Néanmoins, sa main avait saisit sa baguette, et il tenta un sortilège d'expulsion vers Bellatrix. Celle-ci faillit se faire suspendre, mais réussit à contrer alors que sa capuche avait découvert sa tête et que la cape en entière partit s'effondrer contre un porte-manteau. Le visage du fuyard se fit blanc, terrorisé par la vision qu'il avait de la sorcière. La Folle-dingue l'avait retrouvé. Il périrait surement, mais contrairement avec beaucoup de Mangemorts, il devrait soufrir surement longtemps avant de pousser son dernier soupir. D'un geste, il tenta un dernier sort, mais Bellatrix était plus rapide que ce raté, fouinard, et détruit la baguette de son adversaire.

    Il ne pouvait plus fuire, elle se détendit donc. Elle répéta quelques sorts pour s'assurer qu'il ne pourrait plus s'évader et que personne ne pourrait venir le rejoindre. La fenêtre fut condamnée (seule la Marque des Ténèbres pouvait désormais la passer) ainsi que la porte, et le sortilège anti-transplanage mis sur le bâtiment fut renforcé par sa propre magie. Elle accompagna ses sorts de charmes de silence, permetant une totale insonorisation de la pièce. La torture était malheureusement bruyante ...

...


    Le fuyard avait donné ses raisons à Bellatrix, mais elle ne l'avait pas épargné. Il avait souhaité fuir, pour s'éloigner de la guerre. Il avait aussi mentis en essayant de convaincre Bellatrix qu'il avait été suivis par des personnes du Ministères et d'autres, de l'Ordre du Phénix. Elle ne l'avait pas cru. Certes, elle n'était pas une Legilimens aussi confirmée que le Seigneur des Ténèbres, mais elle avait quelques bases. Et puis, elle ne voulait pas le croire qui plus est. Il avait fuis les responsabilités qu'on lui avait donné, que Lord Voldemort lui avait imposé, il méritait la mort. Le Maître de Bellatrix comprendrait parfaitement qu'elle avait détruit cette vermine. Il lui recommanderait peut être, avec un sourire sadique et un peu d'humour, que la prochaine fois, elle partage avec Nagini, mais bon, celui-ci avait déjà beaucoup de repas. Bellatrix ré-enfila sa cape et son sapuchon après l'avoir nettoyé de la poussière qui accompagnait cette pièce. Elle sortit et aperçut de loin une silhouette ayant une démarche identique à celle de sa soeur. Habillée si chic, cela ne pouvait être qu'elle. Elle la vit accélerait et disparaître dans une ruelle que Bellatrix savait impasse. Une autre silhouette la suivit. Qui était-il pour oser suivre la cadette des soeurs Black ? Bellatrix en quelques enjambées dépassa quelques personnes et arriva derrière l'homme qui poursuivait son chemin dans l'impasse. Bella sortit sa baguette et le planta entre les omoplates de l'homme. Elle venait de se défouler, aussi, elle ne tua pas l'homme tout de suite. C'aurait pu être un allié. Néanmoins, elle n'hésiterait pas, si il n'obéissait pas, à le torturer un peu. Ca ne pourrait pas lui faire tant de mal...


"Qui es-tu et que fais-tu ici ?! Laisse tomber ta baguette, ou je te tue d'un sortilège ! N'ose pas jouer avec le feu, ce que tu perdrais, tu le regretteras durant toute ta misérable vie ! Donne ton nom et tes origines, ou péris !"
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MessageSujet: Re: #_ L’argent est un bon serviteur,mais un mauvais maître   Sam 21 Nov - 4:05
Mille longues années semblaient s’être écoulée depuis sa dernière escapade, et chaque jour l’envie de revoir la ville se faisait plus forte en lui. Pourtant il savait bien que depuis son dernier ‘dérapage’, l’avis de recherche à son nom avait été placardé sur tous les murs du monde magique, et peut-être même sur ceux du monde moldu. En bref, il ne savait pas quoi faire d’autre que patienter dans la forêt, attendant d’être rappelé par la hiérarchie. Cela ne faisait qu’un mois qu’il était coincé au sein de ce milieu naturel ; et déjà l’ennui commençait à se faire sentir. Ca n’était pas qu’il n’était plus habitué à l’exil et à la solitude, mais après avoir connu une telle vie active à commettre méfaits et atrocités dans le but d’aider sa confrérie, l’existence forestière et son isolement forcé le déprimait. Pourtant, Drakon avait la stricte obligation de rester dans ce cadre jusqu’à ce que Voldemort lui trouve une nouvelle activité, et malgré la totale obéissance qu’il devait à son Maître, l’impatience commençait à le démanger.

Le jour arriva enfin ou les arbres virent leur gardien s’enfuir. Tandis que les feuilles dansaient sous les ailes majestueuses du hibou qui pénétra dans la clairière ou était tapis le jeune Mangemort, un rayon de Lune perça l’épais feuillage et vint éclairer cette petite parcelle de terre, la rendant encore plus ravissante qu’elle ne l’était déjà. Et ce n’était pas une mince affaire, car après avoir arpenté de long en large les moindres recoins de cette forêt, Drakon pensait enfin avoir trouvé le havre de paix et d’ennui qu’il méritait tant. Aucun animal même n’avait osé braver les dangers de ce milieu si hostile ; pourtant, lui avait réussit à l’atteindre, et maintenant il se l’était approprié comme une résidence secondaire ; car après tout, la forêt n’était t’elle pas sa seconde demeure ? Mais pour revenir au volatile qui se posa avec grand bruit juste devant lui, ce dernier avait une lettre coincé entre ses deux griffes, et c’était sûrement bien là le but de son arrivée.

Il la parcouru sans grand entrain, mais reconnaissant l’écriture saccadée et hésitante du maître, il se réjouit d’avoir enfin une mission à accomplir. En fait, ce n’était pas vraiment quelque chose d’important qui lui était demandé ici, mais le fait de retrouver la ville et son intensité lui ôtait tout chagrin. Voldemort lui ordonnait de suivre et protéger la femme d’un de ses disciples : Narcissa Malefoy ; alors, sûrement le danger existait-il, puisqu’on lui demander de l’en garder. Drakon connaissait le mari depuis des lustres, et ces années à le côtoyer lui avait appris à se méfier de cette famille comme de la peste : ils semblaient n’attirer qu’ennuis et scandales. De plus, l’attitude de Lucius ne lui inspirait que du mépris, ce dernier était hautain et distant ; sa froideur ne cachant selon Drakon qu’une intelligence peu évoluée. Il ne connaissait la femme que de nom, mais savait pertinemment qu’elle devait le suivre dans cette voie, et le balai qu’il lui supposait avoir enfoncé au plus profond du derrière ne lui disait rien de bon sur cette prétendue ‘mission’.

Cependant, peu importait le but, le principal était qu’il allait enfin quitter cette forêt. Il la salua d’un coup d’œil presque nostalgique, et s’évanouit dans un nuage bleuté, laissant le milieu naturel reprendre tout ses droits et retrouver son calme habituel. Drakon atterrit dans une ruelle sombre adjacente au chemin de traverse qu’il reconnu tout de suite, grâce au enseignes pendouillant lamentablement aux murs délavés et noircis par la crasse. Ces murs avaient dû voir grandir le monde magique, et chaque fois qu’il effleurait de ses mains les pierres glacées et rugueuses, il savait pertinemment que ça n’étaient pas moins que des centaines de milliers de vies et de souvenirs qui s’étalaient sous ses doigts. Malheureusement, le temps lui manquait, et il réussit bien malgré lui à ce tirer de ce vagabondage pour repenser à sa mission : Narcissa devait sortir du magasin dans quelques minutes.

Quittant silencieusement la petite ruelle, il rejoignit l’artère principale et se retrouva devant chez Ollivanders. Excepté quelques échoppes assez glauques où il aurait bien fait une halte en temps normal, tout était fermé à cette heure-ci, bien sûr. Cependant, selon la courte lettre qu’il avait reçue, la femme de Lucius sortirait de l’Allée des Embrumes dans moins d’une vingtaine de minutes, alors il devait bien y avoir quelques boutiques d’ouvertes pour que la femme de l’illustre mangemort s’y déplace au milieu de la nuit. Fendant la nuit sans plus de bruits que le bruissement de sa cape azur sur les murs de pierres, il se retrouva bientôt juste devant l’immense grille qui menait à l’Allée. Peut-être la jeune femme était-elle au courant du danger qui la menaçait, et donc de son garde du corps improvisé, alors sa ponctualité aurait laissé à désirer ! Mais il ne fallait pas se leurrer : elle ne savait sûrement rien, car les familles de mangemorts restaient presque toujours dans l’ignorance.

Bientôt il commença à entendre du bruit provenant de l’Allée qui lui faisait face, des talons frappaient avec force le sol, comme si la jeune femme se pressait de sortir du lieu sombre et peu accueillant. Alors il se cacha rapidement derrière un objet imposant et prononça un sort de silence pour masquer le bruit de sa respiration ainsi que de ses pas. La jeune femme poussa la grille, et sa marque sèche et rapide la fit traverser l’avenue pour bifurquer vers une autre, avec bien sûr le mangemort sur ses pas. Elle était bien comme dans ses souvenirs : blonde, fine, altière et presque séduisante, si ce n’était ces traits tirés et l’air renfrogné qui lui déformait le visage. Il ne lui fallut que quelques minutes pour remarquer que Drakon la suivait ; elle était douée, certes, mais elle ne pouvait deviner sa position exacte puisqu’aucun bruit ne se dégageait de son pas rapide. Alors il continua de la suivre, jusqu’à atteindre un cul-de-sac aussi sombre qu’il ne distinguait presque plus les formes de la jeune femme.

Puis elle se retourna, et il se retrouva bien malgré lui juste face à elle, ses traits invisibles par cette faible luminosité, mais sa silhouette malgré tout assez voyante. Pourtant, là n’était pas l’unique problème ; car en plus de s’être fait repéré par la femme dont il devait assurer la garde, il commença à entendre une seconde personne se précipiter derrière lui assez rapidement. Dans le doute où un assaillant le prendrait par surprise, il saisit sa baguette et la retourna de sorte que le bout soit dirigé dans son dos ; puis il glissa ce dernier dans un des nombreux trous qui parsemaient sa cape. Quelques secondes plus tard, il sentit une forte pression entre ses omoplates et une voix de femme parvint à ses oreilles ; il avait donc bien fait de prendre ses précautions. Les mots se succédèrent sans qu’il n’en saisisse bien le sens ; après tout il s’en fichait : ami ou ennemi, le prendre par surprise n’était pas sans risques, et la jeune femme allait en subir les conséquences.

Il informula un Expeliarmus, et sentit le corps derrière lui être éjecté à plusieurs mètres. Mais il fallait bien mettre sa rapidité à rude épreuve, car sous-estimer ses adversaires était une grande preuve de négligence et donc de faiblesse ; le fait que la femme ne l’ai pas désarmé avant de le mettre en joue étant donc bien révélateur. C’est pourquoi, usant de toute sa vivacité, il fit volte-face et un sort rougeoyant fusa vers la silhouette qu’il repéra rapidement au milieu de la ruelle. Le Sectumsempra était un sort assez amusant : il ne tuait pas mais blessait suffisamment pour mettre hors d’état de nuire, ce qui était assez pratique dans ce genre de cas. Il ne s’occupa cependant pas du résultat, car sa mission se trouvait derrière lui et allait sûrement passer à l’attaque d’une seconde à l’autre ; alors, sans se retourner, il continua de fixer l’action et dirigea le petit bout de bois noir et lisse vers dans son dos en murmurant : « Accio Baguette. »
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MessageSujet: Re: #_ L’argent est un bon serviteur,mais un mauvais maître   Ven 27 Nov - 20:40
Quelle ironie du sort,tout de même ! Blackbird avait été nommé afin d'assurer longue vie à l'épouse Malefoy,et il se retrouvait à la combattre,elle et Bellatrix Lestrange,sans doute une des rares personnes à ne point vouloir du mal à l'illustre famille de sang pur.D'un car elle faisait partie des mangemorts -nous pouvons donc écarter le désir ardent de mettre la maisonnée derrière les barreaux de la lugubre prison d'Azkaban-,et de deux car Bellatrix se voyait propulsée à un rang tout même plus conséquent que Lucius auprès de leur Vénéré Maître -écartée de même,la théorie du complot naissant parfois au sein des mangemorts trop désireux de gravir à la vitesse de l'éclair les échelons hiérarchiques... Au delà de cela,je pense que vous comprendrez facilement ce qui se passa,ou plutôt ce qui faillit se passer.Reprenons quelques secondes en arrière,je vous prie.
En entendant le timbre si bien connu de son aînée,le coeur de la magicienne bondit de joie dans sa poitrine,enfin si une chose comme celle-ci était encore possible chez cette femme à l'âme recouverte d'une fine couche de givre.Depuis toujours,la brunette avait été un modèle pour elle,une étoile montante à suivre,dont la traîne de poussière brillante retomberait sur ses fines épaules,et lui permettrait de briller à son tour,certes dans une moindre mesure,mais assez pour se tailler une place en ce monde,ainsi que dans,a fortiori,celui des Ténèbres.Et une nouvelle fois,l'entrée en scène de la meurtrière promettait d'être,sinon explosive,bénéfique à sa cadette.Yeeees,en d'autres termes ! Comme si l'on venait d'injecter directement en plein coeur de la blondinette une dose de courage,d'audace et sans doute d'égo.À deux,réduire en miettes cet espion,cet importun,cet inconnu,ce promeneur... Bref,ce qu'il choisirait d'être,et ce sans tarder.Qui pourrait résister à une servante du Lord de sa class',de sa prestance,de sa puissance ! Alors si en plus on rajoutait à cela le potentiel de sa parente,god,le malotru aurait mieux fait de ne jamais venir fourrer son nez dans les affaires de Cissy,de ne pas mettre l'ombre d'un orteil dans les ruelles de ce lieu aussi sombre que mal famé,de ne pas naître,tout simplement.Bref,vous avez saisi l'idée.ça allait barder.Ce n'était pas parce que cet homme -quoi d'autre,avec une carrure pareille,quoi qu'avec une démarche aussi silencieuse que le vent- avait eu un temps la main dans cette histoire qu'un duo féminins ne parviendrait pas à prendre l'avantage.Non mais.Et ceux qui ont pensé ou dit le contraire ne sont qu'un ramassis de machistes miteux.Vous pourrez leur passer le message.
Bref,Narcissa ne cacha pas le sourire triomphateur que lui inspira l'ordre intimé avec froideur par sa soeur.Sourire sans doute venu trop tôt,car l'instant d'après,trop vite pour qu'elle ait eu le temps de cligner des yeux,et Bella de réagir comme il aurait convenu de le faire,l'individu lançait son premier sort,d'une précision remarquable,d'une force dévastatrice.Sans que sa parente ait pu réagir,et éviter à la première servante de Voldemort de finir au tapis plusieurs mètres plus loin.Gosh ! Certes,Narcissa s'était attendue à une réplique,de l'acabit de quelques mots crachés avec le dédain de l'arroseur arrosé,voire une tentative prestement matée de terminer ce pour quoi il avait suivi la sorcière,mais carrément retourner la situation à son avantage,à nouveau ! Finalement,ses beaux rêves de victoire facile s'avéraient aussi inatteignables que d'improbables sommets,aussi impalpables qu'une chape de fumée mensongère.Et bien soit.Que voulez-vous que je vous dise.Si la voie de la simplicité se voyait bouchée par un obstacle imprévu,mieux valait recourir aux bonnes vieilles méthodes,à savoir se débrouiller seule.Il était clair que l'honneur des Black apparaissait comme sérieusement bafoué,cela était proprement inacceptable,nous sommes tous infiniment d'accord là-dessus.Dans l'immédiat,il s'agissait de se protéger,mettre en difficulté l'adversaire,et de ce fait atteindre ce louable objectif.Mettre les petits plats dans les grands,en gros.Plus aisé à dire qu'à faire ? Mais je vous en prie ! Ce n'était pas parce que l'ensorceleuse ne passait pas pour l'admiratrice numéro un du Mage Noir Suprême et avait les ongles manucurés qu'elle ne savait pas se servir d'une baguette.Après tout,en tant que bonne sang pur issue de l'élite d'Angleterre,elle avait fait ses études à Poudlard,au sein des Serpentard,et bien que les cours de Défense Contre les Forces du Mal -prononcez DCFM- lui aient plutôt passé au dessus de la tête -ça se comprend,vu que la demoiselle allait faire partie desdites forces obscures...-,ses Aspics avaient été décrochés et tudieu,ça allait servir.
Mrs Malefoy dégaina donc ce qu'un moldu aurait appelé aussi stupidement que naïvement "bout de bois",mais qui en ce monde bercé de magie se nommait baguette,dans l'intention de s'en servir.Si la jeune femme fut prompte à tirer au clair sa seule arme,un sort adéquat en cette périlleuse situation se fit attendre : en effet,quoi que bien déterminée à faire payer ce type,Cissy ne restait pas moins consciente de la posture peut-être grave dans laquelle se trouvait Bella.Que voulez-vous,on ne peut rien contre les liens du sang ! L'inquiétude,derrière la froideur de son coeur et le désir modéré de vengeance -perdons pas la tête non plus,Cissy ne passait pas pour une bouchère,contrairement à son aînée-,l'intimait tout de même de s'enquérir de l'état de la mangemorte.Chose assez ardue à faire rien qu'avec la vue,étant donné le micro climat pourri de l'Allée.Se penchant donc légèrement sur le côté,mais gardant toujours sa baguette pointée sur Drakon,la belle blonde interpella sa soeur :


-Bellatrix,est-ce ça v...

Sa phrase,vous le devinez,ne trouva aucune fin,et ce pour la bonne,que dis-je,l'excellente raison que visiblement,l'homme en noir n'en avait pas fini avec sa "proie".Une seconde d'inattention,une bribe de moment où son regard s'était détourné de l'individu... Et hop ! Plus de baguette.Abracadabra,pourrait-on dire si nous avions trouvé un caractère cocasse à se désarmement pour le moins... Humiliant.D'accord,elle n'avait rien vu venir.D'accord,un cri de stupeur faillit lui échapper,seulement retenu aux bords de ses lèvres pâles par son effarement et son incompréhension.Son aperçu de la scène avait totalement changé de figure,passant de la partie remportée sans effort à un véritable problème.Non,Cissy n'avait pas peur.ç'aurait été bête,d'être terrifiée,l'autre ayant simplement usé d'un sort de désarmement,laissant de côté toute formule ayant pu faire du mal à la mère de Drago.Cependant,cela ne parvint pas à la surface de la conscience de l'ensorceleuse,trop occupée à réévaluer la situation,à ressasser le peu de tactiques de combat qu'elle avait bien pu retenir au fil de ses années passées aux côtés de son époux,emmitouflée dans la traditionnelle cape noire de la Garde.Autant vous dire que ça ne pesait pas bien lourd.Quelle tragédie ! Alors qu'elle n'avait écouté les récits de combats contre aurors et autres que d'une oreille distraite,ces dernières expériences,quoi que narrées,auraient pu lui fournir quelques petites idées réutilisables en des cas similaires.Genre ici,là,maintenant,tout de suite,alors que sa meilleure défense -Bella- n'existait pratiquement plus,et que son seul moyen d'attaque se situait présentement en la possession de son agresseur.Mais cependant... Et les sorts informulés ! Peut-être la seule chance de la sorcière ! Jetant ses derniers espoirs dans cette pratique ardue de la magie,souvent incertaine,Cissy cria mentalement un Stupéfix destiné à immobiliser son opposant.Peine perdue.Rien ne se produisit,pour faire court.Ou plutôt si.L'absence d'évènement,peuplant un silence qui n'apparaissait sans doute pas tendu pour Blackbird,mais pesant bien lourd pour Cissy.La même émotion qui submergeait les élèves de sixième année en s'exerçant pour la première fois à cette forme de maléfice,mêlée au sentiment d'une petite fille privée de sa poupée préférée envahit alors l'âme de la belle.Vous savez.Cette sensation d'avoir le coeur comprimé,puis remonté jusque dans la gorge.Les yeux lui en piquaient presque,d'ailleurs,alors qu'elle serrait les poings,son flegme habituel peinant à garder une emprise raisonnable sur sa propriétaire.Non,elle n'allait pas pleurer.Ni même implorer.Se soumettre à cette puissance extérieure venue mettre je ne sais quel bazar dans son existence.Rien à cirer,d'être en position de faiblesse.Car la seule défaite demeurait dans le renoncement à lutter.

-Je ne sais qui vous êtes,monsieur,lâcha Narcissa d'un ton glacial,le fusillant du regard,ses prunelles de glace brillant de colère contenue,ni ce que vous me voulez,mais sachez que je ne vous supplierai en aucun cas de m'épargner.Si votre probité est assez misérable pour vous attaquer à une femme désarmée,et bien faîtes donc,puisque visiblement,rien ne semble pouvoir vous empêcher de réaliser votre sombre dessein.

Bien sûr,que la mangemorte le méprisait.Et bien sûr que par la suite,lorsque cette dernière devrait reconnaître sa méprise,une certaine gêne nimberait son attitude,pour le moment ouvertement provocante.'Puis d'abord,Drakon l'avait cherché,cette prise de bec.Les torts étaient partagés sur ce coup-là.Laissons pourtant encore la mère dans le rôle de la damoiselle bafouée,foulée au pied mais toujours fière,ne se démontant nullement devant le danger,le titillant même,narguant la mort de sa morgue vénéneuse.
La magicienne releva le menton,sachant très bien qu'elle ne parviendrait certainement pas à écraser de sa prestance supérieure le triomphant inconnu,mais bien décidée à périr -si tel était le cas- avec élégance.Que diable,une note finale d'un chic immense,clôturant une vie d'une distinction remarquable.ça valait la peine.


-Et bien,qu'attendez-vous ? Votre honneur ne constitue probablement pas un barrage à la réalisation de vos sombres projets.Prouvez à nouveau votre "courage",si ce mot ne vous est point inconnu,et osez au moins m'apprendre votre identité.

Ce dont la soeur de Bella doutait,mais bon,n'allourdissons pas ce dialogue à sens unique plus que de raison.Sans compter que fanfarronner,c'était bien beau,mais ça ne durait et durerait ici qu'un temps.Derrière ce masque de bravoure digne d'une martyre face au peloton d'exécution -dit comme ça,on pourrait croire que Narcissa en faisait trop,mais tâchez de vous figurer sa posture,avant de juger !-,se cachaient sans doute autant de curiosité que d'appréhension.Au moins savoir enfin ce qu'il lui voulait... Ou quel sort le sorcier allait employer pour la faire regretter ses paroles...
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#_ L’argent est un bon serviteur,mais un mauvais maître

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